<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://geo.sport24.com</title>		<id>http://sport24.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://geo.sport24.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Fenêtre sur court]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://geo.sport24.com</uri>		</author>		<updated>2009-01-05T15:20:53+01:00</updated>		<entry>			<title>In live from Reunion Island</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>Ile de La
Réunion, début décembre. L'été se fait peu à peu sentir... la
saison des pluies aussi. C'est à cette période que depuis
quelques années déjà, le Tennis Club des Mascareignes du Tampon et
le Bourbon Olympique Tennis Club organisent leur tournoi et
proposent aux spectateurs un plateau de
qualité.</strong></p>
<p></p>
<p>Une poignée de têtes
d'affiche fait ainsi le lointain voyage chaque année pour
figurer dans la phase open des deux tournois. Fabrice Santoro,
Tommy Robredo, Philip Kohlschreiber, Arnaud Clément et Marc
Gicquel, parmi les plus récents, ont honoré les compétitions de
leur présence. Les deux derniers cités s'étaient du reste
affrontés, à Saint-Denis, en finale du tournoi du BOTC en 2007
(victoire du Breton en deux sets).</p>
<p></p>
<p><strong>Arnaud</strong></p>
<p></p>
<p>Samedi 6 décembre
2008. Journée magnifique au Tampon, dans le sud de l'île et
conditions de jeu optimales alors que le temps s'est montré
capricieux toute la semaine durant. La vraie catastrophe, évitée de
justesse, est cependant la quasi-élimination d'Arnaud
Clément, tête de série numéro 1 et passé à un point de se faire
sortir dès les quarts-de-finale par Xavier Audouy, seulement classé
-30. Comme le souligne à juste titre Le Quotidien, l'une des
deux gazettes locales, les organisateurs « ont eu chaud » car en
dépit de la prétendue « histoire d'amour » entre Arnaud
Clément et La Réunion, quelques indiscrétions font état d'une
prime de 20000 euros pour s'assurer la venue de leur vedette.
Une fois l'alerte passée, l'Aixois ne fait qu'une
bouchée de Thomas Oger (n°34) et sera donc au rendez-vous de la
finale.</p>
<p></p>
<p>La Clé fait son
arrivée au TCMT pendant la finale dames en toute décontraction,
tee-shirt noir, lunettes de starlette, tongs (<em>savates deux
doigts</em>, dit-on ici), tout sourire, accompagné de l'autre
finaliste et n°31 français, Augustin Gensse, flanqué lui
d'une adorable blonde aux yeux bleus (on ne lui en voudra
pas, Gus est beau gosse). La rencontre a lieu sur le court
Jean-Claude Hoareau (patronyme réunionnais s'il en est) dont
les gradins, d'environ 200 places, se remplissent pour
assister au bouquet final. Il y flotte un parfum étrange, subtil
mélange d'amateurisme et de professionnalisme. Le court
paraît bien petit à ce niveau tandis que l'organisation est
très cadrée : terre battue impeccable, juges de ligne, ramasseurs,
arbitre de chaise avec l'accent du Midi. On remarque du reste
la faible présence de <em>rényonés</em> pur souche dans
l'assistance, à nuancer cependant car au Tampon, les créoles
tirent sur le blanc. Après que la speakerine de fortune eut annoncé
le palmarès des deux joueurs et notamment l'accession
d'Arnaud Clément à la finale de l'US Open 2001 (sic),
le spectacle peut commencer.</p>
<p></p>
<p>Dix ans que je
n'avais pas eu deux joueurs pro sous les yeux et je
redécouvre avec stupéfaction la vitesse de jeu. Gensse possède une
première balle qui franchit le mur du clonc, un vrai perce-tympan,
de même qu'un coup droit perforant et un revers percutant. En
face, La Clé est tel qu'on l'imagine. Bandana sur la
tête, il met en place son jeu de contre, retourne excellemment,
sert plutôt bien (long et placé), expire à outrance et pousse des «
Eeeh ! » à chaque frappe. Mobile, tactique et lucide, Clément
remporte logiquement le premier set (6/3). Le temps d'une
pause, le Mabrouk local arrose le court, recueille les
applaudissements nourris et réveille les ardeurs d'un public
de connaisseurs, si concentré sur le jeu et content d'en être
qu'il conserve un silence religieux durant la
partie.</p>
<p></p>
<p>Le tournant du match
a lieu à 1/1 au deuxième set lorsqu'un invraisemblable amorti
rétro donne une balle de break à Gensse. Gus ne laisse pas filer
l'occasion et s'envole 6/1, La Clé étant apparemment
toujours en rodage sur le plan physique. Ce dernier montre pour le
reste un visage sympathique, tantôt plaisantin, tantôt fair-play. A
1/2 au troisième set, il lâche ainsi : « C'est ça qu'il
me faut comme coup droit ! » sur une énième accélération de Gensse.
Néanmoins au fil du troisième set, où la situation se tend, le
tempérament de pro reprend le dessus et l'arbitre en fait les
frais. 6/5 au tie-break pour Clément, l'homme en beige
annonce jeu, set et match quand les deux joueurs se regardent. Le
revers d'Arnaud est jugé faute... par Gus et les deux
adversaires se replacent sans attendre une quelconque décision.
Quelques instants plus tard à 8/8, agacé par une énième overrule
(un service bon annoncé faux), l'Aixois s'emporte : «
Arrête de descendre toutes les deux secondes ! » et... perd les
deux derniers points du match.</p>
<p></p>
<p>Gensse est le héros
du court, Clément celui du jour malgré tout. S'ensuit un
double où les deux finalistes, armés de curieuses raquettes en
simili aluminium, affrontent les « Touffe Brothers », deux joueurs
du club affublés de perruques grotesques, pour le pire et pour le
rire. Plus tard, Gus et Arnaud honorent de leur présence la remise
des prix, qui va des poussins et autres 4ème série jusqu' au
tableau final. Sa décontraction retrouvée, La Clé ne boude pas son
plaisir, s'adonne à l'art du tchek (très prisé des
locaux) avec bonheur au moment de féliciter les vainqueurs. Le
point final de la journée est symbolique. Le discours convenu
d'Augustin Gensse traduit l'incertitude de
l'avenir chez un joueur de vingt-cinq ans, classé 320ème
mondial et qui demeurera probablement loin des projecteurs. En
revanche, derrière les mots opportuns et sincères d'Arnaud
Clément, on sent l'homme heureux, le joueur allé au bout de
son potentiel et qui, à 31 ans, attend juste de se faire plaisir et
pourquoi pas, de réaliser quelques coups avant de tirer sa
révérence. Qu'il puisse encore nous surprendre.</p>
<p></p>
<p><strong>Marc</strong></p>
<p></p>
<p>Samedi 13 décembre
2008. La canicule tamponnaise fait place à la bruine dionysienne.
Temps maussade, nuages menaçants mais un décor si pittoresque :
cirque de Mafate en toile de fond, on distingue les premières
fleurs rouges des flamboyants au loin. C'est le ciel que
scrutent les organisateurs du tournoi, qui ont dû annuler trois
jours de matches en raison du mauvais temps. Il ne nous tombera
finalement pas sur la tête car, leurs prières ayant été exaucées,
Eole a eu raison de Zeus. Non sans malice, on en conclura même que
les conditions de jeu sont idéales... pour les spectateurs, à
l'ombre et au frais tandis que les deux finalistes devront en
découdre sur une terre battue lourde.</p>
<p></p>
<p>Un brin plus relevé
qu'au TCMT, le plateau proposé par le BOTC est lui aussi de
qualité. Les deux clubs, « touchés par la crise » selon leurs
dires, ont axé leurs efforts sur le tableau hommes, ce qui ne me
gêne guère car, que les dames me pardonnent, en tennis les garçons
ont ma préférence. Ainsi quelques joueurs de 1ère Série font
admirer leur technique dont un certain Nicolas Renavand (n°47),
grand échalas inconnu au bataillon, écrasé en quarts-de-finale par
Eric Prodon (n°21), mais qui frappe le revers à une main le plus
violent que je n'aie jamais vu sur un court ; ou encore
Olivier Patience et Nicolas Devilder qui ont pointé leur museau à
Roland Garros ces deux dernières années. Le premier (n°17) crée la
surprise en venant à bout du second (n°15), en deux sets, en
demi-finale et aura le privilège d'affronter sa majesté Marc
Gicquel au dernier tour.</p>
<p></p>
<p>Marc Gicquel, tête
de série numéro un, n° 7 français et tenant du titre se présente
sur le court en grand favori. Il clame haut et fort pendant toute
la semaine qu'il n'est « pas venu en touriste » mais «
pour gagner le tournoi ». Sérieux, concentré, il démarre la finale
pied au plancher. Olivier Patience, 144ème joueur mondial est un
ton en-dessous. Plus solide, plus régulier, plus compact comme
dirait Lionel Chamoulaud, le 54ème prend les commandes du match et
ne les lâchera pas. Clin d'oeil involontaire à la finale
du TCMT, Gicquel fait le break à 2/2 sur une irréelle amortie effet
extérieur. Tout au long du premier set, conclu 6/4, le Breton
manoeuvre tactiquement son adversaire en lui jouant souvent le
revers, récolte les fautes ou s'ouvre le terrain pour
attaquer de l'autre côté. Il dispose pour ce faire
d'une frappe très sèche, notamment en coup droit, à
l'armé court et à la formidable traversée de la balle, qui
outre sa très grande vitesse, semble s'enfoncer dans la terre
battue lorsqu'elle est frappée à plat. Là où un Augustin
Gensse multipliait les exploits sur la ligne, Gicquel garde la
balle cinquante bons centimètres dans le court.</p>
<p></p>
<p>Le début du deuxième
set est équilibré mais c'est à nouveau la tête de série
numéro un qui fait le break à 4/3. Patience lâche ses coups, tente
des attaques mais ne parvient pas à conclure les points, se
heurtant à une défense intraitable de son vis-à-vis. De façon
générale, s'il effectue un match tout à fait correct, le n°
17 français montre moins de promptitude dans l'exécution de
ses coups et se laisse aller à la faute côté revers. Le Boulonnais
s'incline 6/3 dans la seconde manche, juste à temps si
l'on peut dire, car les premières gouttes se font jour.
Nicolas Coutelot (n°29), contraint à l'abandon dès le premier
tour, guest-star et GO improvisé fait son entrée sur le court pour
une remise des prix un rien bâclée.</p>
<p></p>
<p>La suite sera fort
heureusement plus réussie et réjouissante. Quatre des joueurs de
1ère série font le spectacle lors d'un double exhibition
aussi comique que technique, dont un Nicolas Devilder en état de
grâce, tandis que Coutelot fait le show au micro. Après quoi, les
mêmes protagonistes assurent un clinic, dans la joie et dans la
bonne humeur, pour le plus grand plaisir des enfants. Ceux-ci
s'empressent aussi de détrousser le vainqueur du tournoi peu
après sa sortie du court. Raquettes, poignets, tee-shirts, tout y
passe. Pour le reste, sachez que la fiche ATP de Marc Gicquel est
mensongère car il est loin de mesurer 1m87 et ne sourit pas. En
revanche, tout en lui respire le vrai. Généreux avec les enfants
sans en rajouter, presque aussi intimidé que l'auteur de
l'article quand il glisse à ce dernier : « Vous pouvez
prendre toutes les photos que vous voulez ». Enfin et surtout, venu
à La Réunion pour préparer la saison prochaine et pratiquer du bon
tennis, Marc a rempli ô combien son contrat. Bien plus que dans le
cas d'Arnaud Clément, âge comme lui de 31 ans, on sent chez
le robuste breton, aux faux airs de Bruno Gaccio, des... désirs
d'avenir, lui qui n'est arrivé sur le circuit
qu'à 25 ans. Souhaitons-lui le meilleur.</p>
<p></p>
<p>P.S. : Big up à
Victor Asensio (photo avec Marc Gicquel), sociétaire de
l'Hermitage Académie Tennis et grand espoir réunionnais,
lequel a brillamment remporté la Head Prestige d'Olivier
Patience lors du clinic organisé pour les enfants, plaçant, à
l'instar de Rafael Nadal, deux accélérations foudroyantes qui
ont laissé sur place Nicolas Devilder himself !</p>
				</div>			</content>			<id>http://geo.sport24.com/517845/In-live-from-Reunion-Island/</id>			<link href="http://geo.sport24.com/517845/In-live-from-Reunion-Island/" />			<author>				<name>geo</name>				<uri>http://geo.sport24.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-05T15:20:37+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Mon ami Frédéric</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>C'est
l'histoire de deux obscurs, deux sans-grade. Fred alias
Frédéric Fontang, ex-joueur de tennis professionnel et Geo,
scribouillard sporadique. Leurs destins se sont croisés.
Récit.</strong></p>
<p></p>
<p>Frédéric Fontang est
né à Casablanca le 16 mars 1970 mais c'est un Palois de coeur
et d'origine. Il a grandi sous la houlette de Jean-Louis
Rancezot, patron du Tennis Club de la Vallée, à Gelos près de la
Ville Authentique, rival historique du Tennis Club Béarnais, lequel
aura vu éclore Nicolas Escudé.</p>
<p></p>
<p>Le jeune Frédéric
débarque sur le circuit au début des années 90. Spécialiste de la
terre battue parmi tant d'autres, il connaît après un an
d'apprentissage son apogée en 1991. L'été, période
propice, le voit récolter les fruits de son travail puisqu'il
enchaîne coup sur coup deux finales, la première au grand prix de
San Marin, la seconde au challenger de Cervia. Mis en confiance,
Fontang remporte peu après le challenger de Merano contre le
bientôt redoutable Carlos Costa avant d'accomplir son plus
beau fait d'armes, la conquête de son seul tournoi ATP à
Palerme alors qu'il ne figure même pas parmi les cent
meilleurs joueurs du monde.</p>
<p></p>
<p>Cela demeurera son
seul titre de gloire, les années d'après le voyant revenir à
la discrétion qui a toujours été la sienne. Le Tennis Club de la
Vallée axera ainsi sa communication sur cet "exploit" afin
d'attirer les jeunes pousses hexagonales dans ses stages
estivaux. Tous les lecteurs de Tennis Magazine ont en mémoire le
sourire lumineux de Fontang sur la publicité à son effigie. Natif
de Pau et ne vivant qu'à une quarantaine de kilomètres de la
cité d'Henri IV, mon regard d'adolescent se pose sur la
bouille de Fred début 1994.</p>
<p>Quelques mois plus
tard me voilà au sanctuaire pour deux semaines de secte de la
petite balle jaune. Tennis matin midi et soir. Pauses... ping-pong,
squash et tout de même un peu de foot ou de piscine. Plutôt réservé
à l'époque, je me fonds dans le groupe avec bonheur.
C'est le paradis. Nous sommes une joyeuse bande de minots de
7 à 17 ans en pension complète, aucun de nous ne peut envisager un
avenir tennistique, les meilleurs étant milieu de troisième série
et nous goûtons ainsi chaque instant de ce professionnalisme
virtuel. Instants purs et rares.</p>
<p></p>
<p>Un soir alors que
nous faisons ripaille, un jeune homme à la silhouette longiligne
entre dans le club-house, relooké en cantine pour l'occasion.
"Hé mais c'est Fred les gars !" Nous l'interpellons, il
nous sourit, s'approche, bavarde un moment avec nous.
C'est la première fois de ma vie que je vois un joueur
professionnel, l'instant est solennel. Bon élève, je lâche
devant mes potes hilares : "Frédéric Fontang, vainqueur du tournoi
de Palerme en 1991 contre Emilio Sanchez, numéro 16 mondial !".
Paternaliste et bienveillant, il me rétorque dans un sourire :
"c'est bien tu connais ta leçon". Après quoi nous le
matraquons de questions, on ne croise pas tous les jours un type
qui côtoie nos joueurs préférés. "Dis Fred t'as déjà joué
contre Edberg ? Perdu une fois. Et Becker ? Jamais. Et Bruguera ?
Perdu trois fois. Et Agassi ? Jamais. Et Muster ? Perdu deux fois.
Et Sampras ? Jamais.</p>
<p></p>
<p>Idiots comme des
ados, nous raillons les piètres performances de Fontang au moment
du débriefing intime, peu après l'avoir contemplé comme une
star. L'intéressé nous clouera le bec quelques jours plus
tard, lors d'une séance d'entraînement.
L'entraîneur est au panier, Fred en fond de court qui laisse
partir son bras. Les coups claquent, le bruit est sec. Le 238ème
joueur mondial met la balle au même endroit cinquante fois
d'affilée, en coup droit comme en revers et à une vitesse
invraisemblable. Ce mec que l'on traitait de tocard à mots
couverts l'avant-veille, qui passerait pour un crocodile
poussif à l'écran, c'est Dieu en train de jouer au
tennis. Bonne leçon d'humilité et prise de conscience de la
réalité du haut niveau.</p>
<p></p>
<p>Je reverrai Frédéric
Fontang à deux reprises. La première en 1999, aux Petits As de
Tarbes, autoproclamés "championnats du monde minimes", peu avant un
quart-de-finale entre deux clampins prometteurs, Richard Gasquet et
Rafael Nadal. Fred est attablé avec quelques amis du monde du
tennis, dont Jean-Philippe Fleurian, qui me fera l'honneur de
tailler une bavette. Il a l'air en forme, j'en suis
heureux. La deuxième cette année à Roland Garros. Il est désormais
accompagné d'un jeune chevelu débraillé. Devant mon écran, je
me replonge dans l'époque bénite du stage de tennis, nous
revois, une demi-douzaine en file indienne derrière la ligne de
fond, travaillant notre coup droit lifté. A côté de nous, un
morpion a un court et un coach pour lui tout seul. Césaire, notre
moniteur d'origine antillaise, nous dit : "Vous véwez
celui-là il sewa twès fow, là ! Il s'appelle Jéwémy Chawdy".
Il n'a pas menti. Je redécouvre le prodige béarnais contre
Nalbandian, les coups partent comme des fusées mais à la télé cette
fois. Chardy explose de joie et partage sa victoire avec son
entraîneur. Fred triomphe, il tient sa victoire contre un grand
joueur. La boucle est bouclée.</p>
				</div>			</content>			<id>http://geo.sport24.com/488716/Mon-ami-Frederic/</id>			<link href="http://geo.sport24.com/488716/Mon-ami-Frederic/" />			<author>				<name>geo</name>				<uri>http://geo.sport24.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-04T17:05:46+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Roland Garros 1999</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<div>
<strong>6 juin 1999. Cinquante-cinq ans après le
débarquement, un Américain s'impose à Paris. André Agassi,
octuple vainqueur de tournois du Grand Chelem, remporte Roland
Garros et réalise un carré d'as unique dans l'ère post
Rod Laver. Retour sur cet exploit en quatre parties et huit
paragraphes.</strong></div>
<div>
<div>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Une odyssée au long
court</strong></p>
<p></p>
<p>Roland Garros 1999 dans la carrière
d'André Agassi, c'est un pic, c'est un cap,
c'en est une parabole. Il a tout connu porte d'Auteuil,
à commencer par une fracassante arrivée sur le devant de la scène,
onze ans plus tôt. Crinière au vent, vêtu d'un short en jean,
il parvient en demi-finales, poussant aux cinq sets Mats Wilander,
futur vainqueur. Le public est sous le charme, Tennis Magazine,
bien inspiré, titre son numéro1988
"Génération Agassi". Suivent les cruelles désillusions de 1990 et
de 1991, l'Américainmagistralement
pour lamais craquant sous le poids de la pression
face à Andrès Gomez et Jim Courier, alors qu'il est favori.
Son compatriote, devenu entre-temps le big boss du circuit, ne fait
qu'une bouchée de lui en demi-finales un an plus tard.
C'est le début d'une longue traversée du désert pour le
Kid de Las Vegas sur la terre battue parisienne. Méformes,
blessures, absences l'empêchent de se montrer sous son vrai
jour pendant sept longues années.</p>
<p></p>
<p>On ne sait trop
qu'attendre du divin chauve à l'ouverture de
l'édition 1999 du French Open. Après avoirrelancé une
seconde fois sa carrière l'année précédente, où il passe de
la 122ème à la 6ème place mondiale, Agassi marque à nouveau le pas
(tête de série numéro 13 néanmoins). Lucide, Michel Dhrey le
qualifie non plus de "favori" mais de "surprise possible". Le pois
des ans, les échecs répétés font douter jusqu'à ses fans les
plus fidèles. On craint même le pire lorsqu'André se blesse à
la Coupe du Monde des Nationsde Düsseldorf contre Nicolas
Escudé et abandonne le match après seulement un set. Une toute
petite semaine avant le début des Internationaux de France,
l'Américain fait un aller-retour express aux Etats-Unis pour
se faire soigner et reconnaîtra plus tard "avoir envisagé le
forfait".</p>
<p></p>
<p>Commence alors la folle chevauchée
du pur-sang de Las Vegas, faite de coups d'éclat, de
contretemps, de retours (c'est bienlà son meilleur
coup...) Au premier tour le dangereux Franco Squillari, robuste
argentin, vainqueur du tournoi de Munich est maîtrisé en quatre
sets accrochés. Au tour suivant, Arnaud Clément pousse le
trentenaire au bord du précipice, qui lui inflige en guise de
châtiment une roue de bicyclette dans lacinquième manche.
Trois sets secs au troisième tour contre Chris Woodruff avec en
prime le coup du tournoi, soit un invraisemblable passing de coup
droit entre les jambes. Les choses (très) sérieuses commencent en
huitièmes de finalecontre Carlos Moya, tenant du titre et
numéro 4 mondial. Deuxième épreuve pour Agassi, mené un set et
break et deuxième cinglante mise au point (au poing:
6/1 au quatrième set, l'Espagnol ratant sur la balle de match
le fameux passing dos au filet. Le quart de finale, trop facile
face à un Marcelo Filippini diminué de surcroît, suscite... les
huées du public, bientôt calmé par quelques baisersde
lastar aux quatre coins du court.</p>
<p></p>
<p>La route semble encore bien
longue, Marcelo Rios et Gustavo Kuerten sont autant
d'adversaires potentiels pour les deux tours restants.
Dominik Hrbaty sort le premier nommé et fait mieux que se défendre.
Si la pluie était contre Agassi en finale en 1991, la nuit
l'a cette fois sauvé, repoussant la fin du match au samedi
matin qu'André, bien plus fringant, ne manquera pas
d'achever. La grande finale enfin, contre Medvedev qui a lui
sorti le Brésilien volant. Deux premiers sets de cauchemar où
Andreï écrase de sa puissance au service et en fond de court son
homonyme pétrifié par l'enjeu. Il était pourtant écrit que
l'Américain reviendrait, dans ce stade, dans ce tournoi, dans
cette finale. Il finit par terrasser le combattant ukrainien dans
un happy end digne d'une fiction hollywoodienne.
L'heure est aux larmes et aux prières. André l'a
fait.</p>
<p></p>
<p><strong>Quand le Kid devint
God</strong></p>
<p></p>
<p>"Je pense que chacun à la fin de sa
journée doit avoir un sentiment de satisfactionau
regarddes efforts qu'il a faits, de ce qu'il a
réalisé. (...) A ce stade de ma vie, si je fais quelque chose, je
veux bien le faire". Tels furent les mots d'André
Agassilors d'une interview d'après-match,
réalisée par l'inévitable et ineffable Nelson Montfort. Des
propos qui tiennent de la leçon de vie. On est si loin de
l'adolescent rebelle et superficiel, utilisé par la marque
Canonfameux slogan "Image is everything", tant
regretté par l'intéressé depuis. Le championdispense
désormais la bonne parole tel un prêtre ou plutôt, crâne rasé, un
moine bouddhiste. 29 ans l'âge de raison chez Agassi, fruit
des expériences heureuses et adverses mais aussid'un
travail intérieur, le joueur s'étant livré à une
psychothérapie. André allie égoïsme de bon aloi et altruisme, il
s'investit pleinement dans sa carrière (et avec quel
succès!) sans oublier son prochain. The Andre Agassi
Charitable Foundation et the Andre Agassi College Preparatory
Academy sont les deuxconcrétisations majeures de cette envie
de donner. Il y a du Yannick Noah dans cette sagesse et dans cette
"générosité Agassi". L'homme est bien dans sa peau et cela se
voit.</p>
<p></p>
<p><strong>Et Pete
Sampras</strong></p>
<p></p>
<p>"Je peux me coucher ce soir en me
disant que je n'échangerais mon palmarès avec personne
d'autre". Comment ne pas penser àPete Sampras,
l'éternel rival, à l'écoute de cette phrase? En
ce 6juin 1999, André Agassi tient sa revanche sur celui à qui
on l'a si souvent comparé, opposé. En effet au soir de leurs
carrières respectives, les chiffres parlent en faveur de
Sampras: 14 titres du Grand Chelem contre 8, 286 semaines en
tant que numéro un mondial contre 101,six années terminées en
pole position contre une seule et cerise sur le gâteau, quatre
victoires en autant de rencontres à l'US Open, dont trois
finales. Roland Garrosrestera néanmoins l'éternel talon
d'Achille du demi-dieu grec, qui a lui aussi sa chance en
1996 sans pouvoir la saisir. Dépité, désinvolte, Sampras se fait
diaphane Porte d'Auteuil et ce jusqu'à la fin. Grand
champion, Pete ne tient pourtant pas rigueur à André d'avoir
coché,trois ans plus tard, cette case à tout jamais vierge de
son palmarès et l'appelle même pour le féliciter. "Je ne
l'aurais pas fait pour n'importe qui" confie-t-il,
l'estime entre les deux joueurs est immense. Ainsi en est-il
de leur destin. A Sampras les livres d'histoire, à Agassi la
palme de la complétude.</p>
<p></p>
<p><strong>Désirs
d'avenir</strong></p>
<p></p>
<p>Dans l'édition parue au
lendemainà Roland Garros,
l'Equipe établitun portrait comparatif entre
Sampras "le boulimique" et Agassi "le gourmet". Opposant la
voracité du premier aux dégustations du second, le quotidien
conclut par une intéressante interrogation: "Et si André
demain n'avait plus faim?" La question mérite
d'être posée, la réponse est sans détour et le retour
définitif. 1999 est de loin la meilleure saison de
l'Américain (bouclée à la première place
mondiale),grands rendez-vous
suivants son succès parisien: finales à Wimbledon et au
Masters, victoire à l'US Open. Le gourmet devient gourmand à
l'Open d'Australie, insatiable et invinciblede
2000 à2004. Longévité est le qualificatif qui colle à tout
jamais au polo du joueur, ses dernières années faisant sa
légende.</p>
<p></p>
<p>L'US Open 2005 est son dernier tour de force. A 35 ans,
porté par un public en transe,Agassi se hisse en finale,
seulement dominé par le maître Federer himself. Une fin "idéale"
s'offre alors à lui, mi-Sampras (vainqueurà 32
anspour son ultime concerto), mi-Connors (demi-finaliste à
l'âge canonique de 39 ans). Il commet un péché
d'orgueil en repoussant d'un an l'inéluctable.
Ainsi lors de l'US Open 2006, le "Old" de Las Vegas trouve la
force de sortir Marcos Baghdatis, tête de série numéro 8, en guise
de baroud d'honneur mais doit déposer la raquette au
troisième tour, le dos meurtri. L'heure des adieux est venue.
Emu aux larmes, comme toujours, le flamboyantchampion
s'adresse à son public en ces termes: "Dans mes moments
les plus difficiles, quand j'étais au plus bas, vous
m'avez donné la force d'y croire. Grâce à vous
j'ai trouvé l'inspiration. Je me souviendrai de vous
pendant le reste de mon existence. Le tableau d'affichage
indique que j'ai perdu aujourd'hui, mais il
n'indique pas ce que j'ai trouvé." André Agassi, un
grand joueur, un grand homme, tout court.</p>
</div>
</div>
				</div>			</content>			<id>http://geo.sport24.com/457420/Roland-Garros-1999/</id>			<link href="http://geo.sport24.com/457420/Roland-Garros-1999/" />			<author>				<name>geo</name>				<uri>http://geo.sport24.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-04T17:01:07+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Les RG de Roland Garros 2</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>Dimanche 10 juin 2007. Gustavo Kuerten,
tire a quatre epingles, remet a Rafael
Nadal la coupe des Mousquetaires, de meme que le sceptre
virtuel de triple vainqueur de Roland Garros, avant de le qualifier
de "meilleur joueur de l' histoire sur terre battue".
L' heure est au bilan de la seconde partie du
tournoi.</strong></p>

<p>
<strong>Rafa VS Roger, le chef d' oeuvre
imparfait</strong>

L'affiche de la finale de l'edition 2007 des
Internationaux de France devait quoi qu'il advint faire
entrer un joueur dans la legende. Roger Federer pouvait
succeder a Andre Agassi et a Rod Laver,
detenteurs des quatre tournois du Grand Chelem mais
c'est desormais Rafael Nadal qui compte trois titres
Porte d' Auteuil, a l'instar de Guga et
meme de Borg, qui les avait enchaines de 1978
a 1980. L'affrontement entre l'Espagnol,
meilleur numero deux mondial de l'histoire
peut-etre et le Suisse, assurement un des plus grands
de tous les temps etait pour le moins attendu. On pensait
tenir le match de gala ou l'un et l'autre
donneraient ensemble le meilleur d'eux-memes.

Tous les indices etaient au vert sur la brique rouge. Avant
la finale, Rafa a remporte tous ses matches sans
egarer le moindre set, avale des adversaires aussi
coriaces que Hewitt (qui bien que ne l'ayant jamais
domine sur terre battue, menait quatre victoires a
deux face a l'Espagnol et l'avait en outre
inquiete au tournoi de Hambourg) et Moya, faisant fi
de l'aspect emotionnel et rappelant implacablement
-entre autres- leur difference d'age a
son aine majorquin. Quant a Roger, tout juste
a-t-il laisse echapper la deuxieme manche dans
son quart de finale face a Robredo avant de passer la
troisieme puis la quatrieme avec une insolente
aisance.

Difficile, au moment d'aborder la finale des Internationaux
de France, d'oublier celle du Masters Series
hambourgeois, trois petites semaines auparavant ; match a
propos duquel tout a ete dit, ecrit,
glose. Il ne fallait en definitive ni en minimiser ni
en exagerer l'importance. Les conditions de jeu
etaient sensiblement differentes en Allemagne : air
glacial, rebond moins haut, mais c'est un vrai direct au foie
qu'avait porte le numero un mondial a
son dauphin, lequel avait regagne Manacor en monocycle...
Pique au vif, Nadal a fait montre lors de ce Roland Garros
de la qualite supreme du champion, l'orgueil. Un
orgueil demesure, transcendant, le condamnant
a reagir aussitot et a transformer
l'echec en simple accident de parcours.

Fort de progres recents, Rafael a ainsi
eleve un niveau de jeu deja tres
haut, servant mieux, frappant plus fort son revers,
desormais lourd et redoutable, faisant quelques incursions
au filet au besoin. Federer a pour sa part ete trahi
par sa si precieuse premiere balle, de meme
qu'il a commis quantite de fautes directes, souvent
provoquees, aux dires de Roger lui-meme. Le Nijinski
des courts a bien essaye de reproduire les schemas
gagnants, soit l'utilisation des revers croise et coup
droit decroise forts et longs, mais il a le plus
souvent ete mis au supplice par le lift giclant et
les effets du gaucher.

Il flottait ainsi a l'issue de la finale comme un
desagreable air de deja vu, a
tel point que le score fut (quasiment) identique, au jeu
pres, a celui de la demi-finale de Roland Garros
2005, soit le premier affrontement sur terre battue des deux
monstres. Le duel a une fois encore ete tactique,
inegal et en definitive inacheve, surtout aux
yeux du grand public qui reste invariablement sur sa faim.

Notons que ce sentiment mitige est probablement
partage par... les deux joueurs. En effet, Nadal et Federer,
respectueux sur le court, voire bons camarades en dehors doivent
dans un sens se maudire. Sans le Suisse, Rafa ferait un tres
convenable numero un mondial (5225 points ATP cette semaine
contre 5110 pour Hewitt apres son titre a Wimbledon
en 2002, 4535 pour Roddick fin 2003). Sans l'Espagnol, Roger
serait - qui sait- sur la route d'un second Grand Chelem
consecutif le consacrant definitivement comme le
meilleur joueur de l'histoire...

<strong>Djokovic, l'instant fraicheur</strong>

Faute de trophee, Roger Federer a rafle pour la
troisieme annee consecutive le Prix Orange
recompensant le joueur le plus disponible, aimable,
apprecie des journalistes. Sur ce seul tournoi de
Roland Garros, il aurait pu sans conteste etre
attribue a Novak Djokovic. Pitre plaisant(in) dans
les vestiaires, il a multiplie les faceties pour le
plus grand bonheur de ses petits camarades de jeu et des
telespectateurs. Bon eleve une fois
entre en court, coiffe d'une brosse adolescente
de premier de la classe, le jeune homme de vingt ans marie a
merveille puissance de frappe et intelligence de jeu.

Sa prestation la plus aboutie restera sans nul doute son quart de
finale contre Igor Andreev, le coupeur de bois. Taillant sa route
au son du clonc, le Russe faisait figure
d'epouvantail, voire de divine surprise dans le bas du
tableau. A la fois un peu rustre tactiquement, fruste techniquement
et juste physiquement, il a ete ramene
a la raison par Nole, qui a su et pu le faire devier
de son plan de jeu, de son plan de... frappes. En demi-finale,
c'est le Serbe qui s'est a son tour
retrouve face a une enigme insoluble et par
consequent delite sous
l'ecrasante pression exercee par Nadal.

Le spectacle fut neanmoins au rendez-vous au cours de deux
premiers sets tres rythmes. Djokovic a fait honneur
a son statut de nouveau numero quatre mondial et
s'annonce comme un pretendant aux plus grandes
conquetes, notamment sur le ciment americain ou
apres un printemps magnifique il aura son mot a dire
au plus fort de l'ete. On remarquera enfin
qu'avec un fair-play que l'on ne lui connaissait pas,
Novak a su trouver les mots qu'il faut pour ses adversaires,
dans la victoire comme dans la defaite. Tres bon
niveau, excellente attitude, continuez comme a Monsieur
Djokovic...

<strong>Valeureux et malheureux, les faire-valoir</strong>

Reconnaissons que la dramaturgie de la deuxieme semaine a
ete excessivement convenue, au contraire de ce que
l'on pouvait esperer. Ainsi six des huitiemes
de finale, trois des quarts de finale ainsi que les deux
demi-finales ont ete conclus en trois sets. Sans
opposition, point de passion. L'exemple le plus frappant de
ce scenario cousu de fil blanc est peut-etre le
parcours de Roger Federer qui a fait face, sur la route de la
finale, a trois de ses victimes
preferees, responsables a leurs
depens du manque de suspens. Youzhny en huitiemes de
finale, Robredo en quarts, Davydenko en demi, telle fut la rampe de
lancement ideale pour le numero un mondial quand on
sait que, malgre la difficulte croissante a
chaque tour, il totalise aujourd'hui vingt-sept victoires
contre... zero defaite face au trio.

Tommy et Nikolay, meritants et meme impressionnants au
point ne pas conceder un set avant d'affronter Roger,
ne parviennent pas a se defaire de l'emprise
mentale (et tennistique of course) du maitre. Le Catalan a vu
l'Helvete s'envoler selon son bon vouloir dans
la deuxieme partie de son match, le Russe n'y a lui
jamais vraiment cru, en depit d'une foule
d'occasions. Apres un depart canon, Davydenko
est brutalement sorti de son etat de levitation et a
cesse de pratiquer un tennis de reve, Federer se
contentant d'etre present sur les bons coups.
Une revanche du tournoi de Rome face a Volandri en quarts de
finale n' aurait pas manque d'
interet, tout comme une demi-finale face a
Nalbandian, ancienne bete noire toujours aux aguets ou
davantage encore Caas. Le choc se profilait au fil des
tours ; nourri des deux defaites de Roger face a
Guillermo il y a quelques mois, il eut, sans prejuger
du resultat, tellement de piquant.

<strong>Et maintenant ?</strong></p>
<p>
A Wimbledon, dans (trop) peu de temps, on peut craindre que
Federer, aiguillonne a son tour, ne soit
intransigeant envers ses collegues joueurs tel Pete Sampras
naguere. Le grand rendez-vous sur gazon comportera
neanmoins son lot de curiosites mais faisons un saut
temporel et spatial jusqu' en Amerique. Nous attendent
a New York, dans la chaleur aoutienne, un
numero un mondial somme toute serein, un dauphin aux dents
longues, un Djokovic deboulant tel un
meteorite, un Hewitt sur la voie du retour, des
Americains revanchards, un Baghdatis en embuscade et
esperons-le bien d'autres encore. The show must go
back... Enfin, on ne saurait clore ce chapitre "terre battue" sans
un petit cocorico. Dans le tableau masculin, les quatre places de
finalistes du tournoi des legendes ont ete
trustees par quatre Franais ! Les heureux
elus sont Guy Forget, Arnaud Boetsch, Cedric Pioline
et Henri Leconte. Mieux vaut tard que jamais...</p>
				</div>			</content>			<id>http://geo.sport24.com/418727/Les-RG-de-Roland-Garros-2/</id>			<link href="http://geo.sport24.com/418727/Les-RG-de-Roland-Garros-2/" />			<author>				<name>geo</name>				<uri>http://geo.sport24.com</uri>			</author>			<updated>2007-06-16T16:57:23+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Les RG de Roland Garros</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p><strong>Samedi 2 juin 2007. Le troisieme
tour s' acheve de meme que la premiere
phase du tournoi. Revenons sur les faits marquants du debut
des Internationaux de France</strong>.</p>
<p></p>
<strong> Playing in the rain
</strong>"En avril ne te decouvre pas d'un fil"
dit la maxime. "En mai mets ton cire !" aurait pu etre
le leitmotiv des premiers jours de ce Roland Garros crue 2007.
Adieu le Paris de carte postale, printanier presque estival,
vehiculant des cliches so french et servant d'
ordinaire de cadre aux Internationaux de France. Bonjour la pluie,
inexacte en temps et en lieu puisque davantage attendue dans un
mois du cote de Wimbledon... Joueurs et spectateurs
ont ainsi du essuyer un veritable deluge lors
des deux premieres journees du tournoi. Il devait
debuter un dimanche pour la premiere fois de son
histoire, permettre une programmation plus etalee et
donc plus aisee. Il n'en fut rien, le coup
d'envoi n'a reellement ete
donne que... le mardi et l'urgence a ete
de mise dans la planification des matches, coquin de sort.


<strong>ais : Crepuscule des
vieux et jeunes en peril</strong>

On esperait que dame pluie fut un heureux
presage pour les... Froggle. Nombreux comme souvent sur la
ligne de depart (onze), les Tricolores se sont helas
tous essouffles au bout de trois tours au mieux,
enregistrant la leur pire resultat groupe
depuis dix ans. Honneur au veteran, Fabrice Santoro
et ses presque trente-cinq printemps. Ayant totalement fait
l'impasse sur la saison sur terre battue, il est venu Porte
d'Auteuil faire un petit tour (contre Chela) pour le plaisir.
On l'attend autrement plus ambitieux et redoutable en double
avec son compere Zimonjic. Ancien finaliste de l'
epreuve avec LLodra, il visera plus haut...

Les ex-minots provenaux, Sebastien Grosjean et
Arnaud Clement (ce dernier etant il est vrai peu
a l'aise sur terre battue), ages tous
deux de vingt-neuf ans, classes respectivement a la
62eme et a la 45eme place mondiale confirment
lentement mais surement leur declin. Opposes
d'entree a de solides tetes de
serie, Grosjean face a Baghdatis et Clement
face a Ljubicic se sont inclines en trois sets et ne
paraissent plus a meme de porter les espoirs de tout
un peuple en emoi.

La releve se fait malheureusement toujours attendre. Le
numero un, Richard Gasquet, regulier depuis le
debut de l'annee et plutot bon lors des
tournois preparatifs (finaliste a Estoril, quart de
finaliste a Monte Carlo) a deu, terriblement
deu. A bientot vingt-et-un ans et cinq ans
apres ses grands debuts sur le circuit,
l'excuse de l'inexperience, de la jeunesse ne
tient plus pour le natif de Serignan qui dit avoir "pris la
pression" lors de son deuxieme tour contre Kristof Vliegen.
Richard est assurement mur tennistiquement tandis que
son mental doit desormais faire l'objet d'un
travail de tous les instants.

Paul-Henri Mathieu, jeune lui dans l'esprit, les ambitions,
devait epauler dignement Gasquet dans la quete
d'un grand resultat. Credite lui aussi
d'une bonne saison sur clay (vainqueur a Casablanca,
demi-finaliste a Estoril), il abordait Roland Garros
arme d'une confiance louable. Pourtant sa superbe
technique et sa volonte d' "atteindre au moins la
deuxieme semaine" ont vole en eclats face au
monolithique Igor Andreev. Sorte de Berasategui russo-valencian de
l' an 2000, usant de sa raquette comme d'un gourdin, il
tape le plus souvent et le plus fort possible en coup droit avec
une redoutable efficacite et surtout sans se poser la
moindre question.

Les Bleus, avec ou sans les honneurs, ont ainsi tous failli dans un
triste ensemble. Le tennis franais est bel et bien malade
(de la tete ?) mais rendons neanmoins hommage aux deux
animateurs de la premiere semaine, Gael Monfils et
Olivier Patience. Mine par un veritable parcours du
combattant (Rochus au premier tour, Chela au deuxieme et
enfin Nalbandian au troisieme), Sliderman,
l'anti-Gasquet, irregulier mais sans peur n'a
que peu de reproches a se faire. Desormais
coache par Tarik Benhabiles, il a fait l' effet d un
"Roddick terrien", avec une premiere balle de service et un
coup droit perforants, ainsi qu'un gout prononce
pour la bagarre et le spectacle.

Le vrai test a eu lieu contre un Nalbandian tres... Agassian
(du nom originel de son pere) premiere
generation : cheveux longs et petit bedon mais aussi
et surtout, cadence infernale du fond de court des deux
cotes et retours foudroyants dans les moments
importants. Le revers de David est supersonique quand celui de
Gael n'est trop souvent qu'un coup de remise.
L'ensemble de son jeu etant en nets progres, la
volee notamment, il pourrait prendre definitivement
son envol en comblant cette derniere lacune.

Olivier Patience enfin, qui en a fait preuve lors de son match
contre Novak Djokovic, de meme que de force, de rage, de
talent. 129eme joueur mondial, il a joue le match de
sa vie au troisieme tour de ce Roland Garros, lachant
tous ses coups, prenant tous les risques. Bref ce fut
l'etat de grace pendant presque cinq sets.
Sachons gre a Olivier de nous avoir procure le
premier grand frisson de la quinzaine. Quant a Novak
Djokovic, on notera que chez le d' ores et deja
grand joueur serbe, le mental est au service de la technique car,
malgre un public partisan a l'extreme, il
n'a jamais faibli. Mieux, il a su faire preuve de
sportivite et d'elegance en fin de
partie, se mettant le public parisien dans la poche pour la suite
du tournoi, au cas ou...


<strong> Les Americains : Forget
Paris</strong>

Qu'il est loin le temps ou Jim Courier et Andre
Agassi, opposes en finale de Roland Garros en 1991 et en
demi-finale en 1992 (victoires du premier nomme)
etaient probablement les deux meilleurs joueurs du monde sur
terre battue. Cette annee le tennis americain a en
revanche vecu un French Open cauchemardesque en etant
incapable de qualifier un des siens pour le deuxieme tour !
La deception quoique reelle de la part de cette
immense nation de tennis etait finalement attendue car le
phenomene n'est pas nouveau. Il fut longtemps
masque par la longevite du Kid de Las Vegas,
emouvant vainqueur en 1999 et encore quart de finaliste de
2001 a 2003. Andy Roddick et James Blake, chefs de file du
tennis US d' aujourd'hui, n'ont eux aucun bon
resultat a faire valoir sur la terre battue
parisienne. Leur jeu a plat, plus en adequation avec
les surfaces dures, ne suffit pas a expliquer une telle
debacle.

Se pose davantage une question de culture, de mentalite, en
somme de preparation. Roddick a joue a cinq
reprises la finale du tournoi de Houston recoltant trois
victoires sur la rapide terre battue verte. Toutefois, afin de ne
pas passer... au rouge a Paris, il faudrait aux tennismen
etasuniens s'imposer une longue periode
d'acclimatation sur le Vieux Continent. Leur absence
groupee au Tournoi de Monte Carlo notamment n'est pas
passee inaperue. Tout cela est regrettable car le
public de Roland Garros serait a n' en pas douter tout
dispose a celebrer des champions aussi
charismatiques que Blake et Roddick, pour peu qu' ils
prolongent leur sejour jusqu' a la
deuxieme semaine. A bon entendeur...


<strong> Stars et deboires</strong>

La premiere semaine de cette edition 2007 de Roland
Garros aura ete dans son ensemble d'une logique
implacable pour ce qui est des favoris. Federer et Nadal sont
apparus souverains, Davydenko et Robredo toujours aussi
metronomes, Nalbandian et Caas les garants de la
puissance argentine, Djokovic, Baghdatis et Youzhny valeurs
montantes, Hewitt en regain de forme annonce. Parmi les
rares faillites on notera l'echec de Berdych,
numero dix mondial mais encore un peu friable, sorti
des le premier tour. Safin et Gonzalez
s'etaient quant a eux affrontes il y a
un an dans ce qui avait constitue l'affiche du premier
tour des Internationaux de France, Fernando chutant des le
tour suivant. Separes dans le tableau cette
annee mais unis dans la defaite, le Russe a cette
fois fait mieux que le Chilien en gagnant son premier match.

Gonzalez devient peu a peu le roi du yo-yo, tantot
brillant finaliste a l' Open d' Australie ou
a Rome tantot totalement absent comme lors de son
match contre Stepanek. Imprevisible Fernando... On
attribuera a Marat le titre de "fanfaron de la semaine", qui
s'est presente Porte d' Auteuil dans
l'inconnu apres une piteuse campagne sur terre battue
(trois matches gagnes). Rassurant lors de son premier tour
expedie face a Vicente, il a
declare en conference de presse : "je serai
dangereux" avant de... sombrer le tour d'apres, ne
marquant meme pas un set. Un Safin au mieux de sa forme
pouvait pretendre a un quart de finale face a
Federer qui aurait valu son pesant d'or. Dommage...
Rejouissons-nous malgre tout car l'absence de
surprises lors de la premiere partie du tournoi nous promet
nombre de belles affiches lors de la deuxieme semaine.
Messieurs, jouez !				</div>			</content>			<id>http://geo.sport24.com/416271/Les-RG-de-Roland-Garros/</id>			<link href="http://geo.sport24.com/416271/Les-RG-de-Roland-Garros/" />			<author>				<name>geo</name>				<uri>http://geo.sport24.com</uri>			</author>			<updated>2007-06-13T06:47:55+02:00</updated>		</entry></feed>