<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[rmc.fr] mauvaisegraine : <![CDATA[Mauvaise Graine]]></title>		<link>http://mauvaisegraine.rmc.fr</link>		<description><![CDATA[Mauvaise Graine]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 00:15:56 +0200</pubDate>		<image>			<title>mauvaisegraine.rmc.fr</title>			<link>http://mauvaisegraine.rmc.fr</link>			<url>http://staticblog.hi-pi.com//images/avatar.gif</url>		</image>		<item>			<title><![CDATA[Pour en Finir avec le Mythe De Gaulle]]></title>			<description><![CDATA[<p style="padding-left: 30px;">Dimanche 28 juin, mon ami Denis
Sureau m'invitait à son Libre Journal de Radio Courtoisie
pour parler du mythe  De Gaulle. Sa première question : que
m'a conduit à mettre en cause ce mythe ?
Pour conserver la forme, lui répondis-je. Surprise de sa part et
moi d'évoquer un souvenir datant de juin1996. Le colonel
Argoud m'avait invité à sa table à laquelle il  recevait
plusieurs de ses ex-subalternes de la campagne 1944-45.
Arrive un de ses anciens lieutenants qui le complimente sur sa
forme. Argoud, alors âgé de 82 ans, bon pied bon &oelig;il, lui
répond : La haine de De Gaulle conserve !

Plus sérieusement ajoutai-je, le mythe De Gaulle a ancré en la
plupart des Français, un modèle de grand homme fondé sur ce qui est
en fait une chimère et j'indiquai une conséquence négative
éminente de cette dénaturation de l'histoire : dès fin mai
1958, des indices qui n'allaient cesser d'être
confirmés par la suite,  remettaient en cause la bonne foi du
général ramené au pouvoir pour sauver l'Algérie
française.
Le mythe De Gaulle priva les détenteurs du pouvoir à Alger, dont
Massu, de percevoir la réalité, celle d'un cynique nihiliste
épris de sa seule gloire qui allait tout détruire de ce qu'on
croyait en train de ressusciter.

J'aurais pu ajouter que je naquis le 29 juin 1958 : mère
m'apprend alors que le 13 mai, que j'avais tant bien
que mal suivi depuis le échos que je percevais dans ma quiétude
prénatale, avait abouti au retour de De Gaulle. Aussitôt
j'attrape une jaunisse dont je souffre encore des
conséquences. Ce sont celles d'ordre moral qui expliquent,
faut-il le croire, ma motivation à combattre le mensonge du mythe
De Gaulle.

Denis Sureau m'interrogea ensuite sur les différents thèmes
qui composent le mythe De Gaulle. Voici de façon résumée ce que
j'ai développé, répondant également aux questions ou
réactions exprimées en direct par de nombreux auditeurs :

De Gaulle ne fut pas un héros, ni en 14-18, ni en 40 ni ensuite. Il
ne fut pas un visionnaire mais seulement un opportuniste sans
vergogne. Il ne fut pas un bon gouverneur, prenant de mauvaises
décisions aux conséquences tenaces. Il ne fut pas un bon Chrétien,
version moderne du Prince de Machiavel, ne faisant ni ne disant
rien qui fût l'expression de sa foi hypothétique,
s'entourant d'hommes serviles et sans honneur ainsi que
d'aventuriers.
J'évoquai à l'appui de mon jugement les éléments
suivants  (il était convenu de ne pas revenir sur
l'Algérie, déjà évoquée en décembre dernier).

-    Le faux héros de 1916 ;
-    Le faux visionnaire du rôle des chars (les
vrais furent Estienne puis Pétain) ;
-    l'illégitimité de sa rébellion en 1940
;
-    l'injustice de ses attaques contre Pétain
et sa décision de demander l'armistice ;
-    l'assassinat de Darlan (témoignage de
Mario Faivre qui fut l'alter ego de Fernand Bonnier) ;
-    l'éviction de Giraud ;
-    l'épuration épouvantable de 44-45 dont DG
est responsable à tout le moins par incapacité de s'y être
opposé en tant que chef du gouvernement ;
-    irrespect constant de la loi, particulièrement
au plan constitutionnel : les référendums de 61, 62 et de 69, la
façon de gouverner anticonstitutionnelle érigée en
l'éhontée  anti-constitution  de la conférence de
presse de 1964 ;
-    sa complicité avec les communistes en 44-45, sa
fascination envers Staline, sa trahison à l'égard des
Polonais ;
-    sa gestion catastrophique de la situation en
Indochine, sa rupture avec Leclerc à ce sujet ;
-    sa répression aveugle et irresponsable de la
révolte de Sétif en mai 45 ;
-    son mépris des Français, ses mots terribles sur
la Résistance et l'Armée française de libération qui
n'auraient servi à rien ;
-    sa politique nucléaire insensée qui n'a
servi que les seuls intérêts de Dassault, bailleur de fonds de
toujours du parti gaulliste ;
-    sa politique internationale incohérente,
notamment à l'égard des USA ;
-    ses projets de « grandeur » nationale  qui
ont tous abouti à de coûteux échecs ( le France, l'Aérotrain,
le Concorde) ;
-    sa politique calamiteuse d'urbanisation
massifiante et antisociabiliste : les cités géantes et inhumaines
;
-    sa politique d'immigration en masse de
travailleurs maghrebins ;
-    sa politique d'infrastructure des
transports qui a renforcé la place centrale et hypertrophiée de
Paris ;
-    le système de corruption catastrophique de la
France-Afrique qui a succédé à une décolonisation négative à tous
les plans.

J'aurais voulu évoquer tant d'autres thèmes...
j'ai toutefois tenu à répondre à l'attaque d'un
auditeur accusant Vichy d'être complice de la Gestapo en
indiquant, car qui le sait, que De Gaulle a fait libéré en nov. 62
les deux plus hauts responsables des forces de police allemande
durant l'occupation : le général Oberg et son adjoint le
colonel Knochen. Ils sont morts dans leur lit tandis que le 11 mars
63, Bastien-Thiry était fusillé...</p>
]]></description>			<link>http://mauvaisegraine.rmc.fr/446024/Pour-en-Finir-avec-le-Mythe-De-Gaulle/</link>			<comments>http://mauvaisegraine.rmc.fr/Pour-en-Finir-avec-le-Mythe-De-Gaulle-08072009-000303-lp-446024.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://mauvaisegraine.rmc.fr/446024/Pour-en-Finir-avec-le-Mythe-De-Gaulle/</guid>			<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 00:03:03 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[barbarie islamiste : aujourd'hui comme hier]]></title>			<description><![CDATA[<p>Voici une
vidéo que j'ai recueillie sur un email de Jo Castano, un honorable
compatriote.</p>
<p>Vous y
verrez des musulmans égorgés, parfois encore vivants, puis
décapités. Les auteurs, cagoulés, sont des islamistes. La haine et
la férocité absolue, le tout au nom du Coran. Puissent les
musulmans modérés réagir car les Européens n'ont plus aucune
énergie hormis celle qui les fait cracher sur leurs pères. La honte
et la lâcheté sont les seuls sentiments qui les guident. Ils
s'imaginent, faut-il croire, que les islamistes auront pour eux
merci. Mais non. Ils les tueront aussi et peut-être en premier,
avec encore plus de détermination.</p>
<p>Pardonnez
les, Seigneur, ils ne savent pas ce qu'ils font.</p>
<p><a title=
"férocité islamiste" href=
"http://www.flurl.com/item/vom_u_286536">http://www.flurl.com/item/vom_u_286536</a>
</p>
]]></description>			<link>http://mauvaisegraine.rmc.fr/428562/barbarie-islamiste-aujourd-hui-comme-hier/</link>			<comments>http://mauvaisegraine.rmc.fr/barbarie-islamiste---aujourdet-039-hui-comme-hier-07052009-220815-lp-428562.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://mauvaisegraine.rmc.fr/428562/barbarie-islamiste-aujourd-hui-comme-hier/</guid>			<pubDate>Thu, 07 May 2009 22:08:15 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Vous avez dit pied-noir ?]]></title>			<description><![CDATA[<p>Questions sur
un ostracisme, feu mal éteint, remords rongeant.
L'Algérie française disparue, abandonnée avec ses trésors et
ses promesses, demeuraient ses enfants. A leur malheur
d'orphelins, devait s'ajouter celui d'être
rejetés par la mère patrie.
« Que laisser à ma patrie qui m'a rejeté d'elle-même ?
» s'interrogeait Brasillach en sa cellule de
Fresnes...

<strong>Il faut tourner la page</strong>
Combien sommes-nous à avoir entendu cette rengaine qui se voulait
sagesse ? Le million, le million et demi - selon Georges Bidault -
de cette «mauvaise graine» (Louis Joxe), de cette «armée de
fascistes» débarquée d'Algérie, il aurait fallu les rejeter à
la mer ou les prendre, à en écouter Deferre.

Né à Constantine le 29 juin 1958, entre « l'Espérance et la
Trahison », je viens d'avoir cinquante ans et cette page
résiste ; le livre de notre mémoire s'ouvre invariablement
sur elle.

De la sixième génération de Français implantés en terre algérienne,
j'ai découvert que j'étais un pied-noir peu après notre
exil, notre retour forcé en hexagone. Ma mère m'a raconté
qu'un jour, au retour de l'école, j'ai pleuré
dans ses bras : « Ils m'ont dit  tu es un pied-noir,
mais ils sont roses mes pieds !» Roses et bien roses, oui. Et dans
mes veines, ne coule que sang d'Europe ; sang des Pyrénées,
d'Alsace, de Lombardie, de Sicile, de Normandie, de Lyon, de
Paris.
Cette précision me ramène à une autre anecdote fort
parlante.         La s&oelig;ur
de mon père s'était mariée à un Normand, vaillant officier
pilote de chasse qui participa au Putsch en vertu du même
patriotisme qui le fit collaborer à la Résistance durant la
Guerre.          Il se
trouve que les parents de cet oncle n'avaient pas pu se
rendre à Constantine pour la cérémonie. C'est donc un peu
plus tard qu'ils firent connaissance avec l'épouse de
leur fils, une jeune femme au beau faciès d'Européenne à la
peau parfaitement blanche ; et la belle maman de dire à son fils,
cette phrase annonciatrice, seize ans avant notre repli en
métropole : « Marcel, mais ce n'est pas une Arabe que tu as
épousée ! »  Non, ce n'était pas une Arabe, pas plus que
son frère aîné,
Pierre, tué cinq ans plus tôt, la veille de son vingtième
anniversaire à bord du Sherman dont il était tireur, lors de
l'offensive d'Alençon, première victoire de la 2e
DB.

<strong>Fiers, honnêtes et libres</strong>
Venus de France, d'Italie, d'Espagne, de Malte, de
Suisse et d'autres contrées d'Europe, nous avions formé
un nouveau peuple de pionniers, à la manière de ceux qui avaient
fondé les Etats Unis d'Amérique ; un peuple d'hommes
honnêtes, fiers et libres qui, d'une terre inculte, repaire
de pirates esclavagistes, firent un joyau qui aurait pu, qui aurait
dû, devenir la Californie africaine.
Ces hommes n'ont pas attendu pour donner leur sang à la mère
patrie.
Dès 1870, nous étions présents en nombre. Puis il y eut la Grande
Guerre ; les pertes en nos rangs furent parmi les plus fortes en
proportion du nombre d'hommes engagés. Enfin il y eut la
guerre de 39-45. Dès 1943, nos hommes partirent combattre en
Tunisie puis en Libye. De Gaulle au pouvoir après avoir fait
assassiné Darlan et s'être débarrassé de Giraud, la
conscription fut massive : tous les hommes en état de combattre dès
l'âge de dix-sept ans et trois mois ; du jamais vu
depuis... la campagne de France de 1814, avec les
«Marie-Louise». Précisons, pour les adulateurs des « Indigènes »,
que cette mobilisation ne concerna que les citoyens français, les
Algériens n'ayant pas ce statut qui ont combattu ayant tous
été des volontaires.

L'armée d'Italie puis celle de Provence était composée
majoritairement de ceux qui n'étaient pas encore appelés
les             
« pieds-noirs ».
Marseille fut libérée en un temps record par la 3e Division
d'Infanterie Algérienne puis, lorsque l'armée
d'Afrique atteignit Grenoble, elle avait trois mois
d'avance sur le planning défini par l'Etat-major allié
!
Sur le front de Normandie, notre contribution s'exprima au
sein de la 2e DB où nous formions le contingent majoritaire.
Durant les mois de combat pour la libération, de 1943 à mai 1945,
nous fûmes les seuls citoyens Français mobilisés ; les autres
étaient des volontaires, en faible nombre. De Gaulle, sans motif
exprimé, s'était refusé à étendre la conscription aux
habitants de métropole. Curieuse attitude. Possiblement
craignait-il qu'une armée trop nombreuse pût lui faire de
l'ombre par ses chefs interposés ; c'est du moins ce
qui s'est dit.

Dix-sept ans passent et voici une autre armée d'Afrique en
partance pour l'hexagone : les valeureux combattants de 43-45
reviennent avec femmes, enfants et parents. Résultat de la
désastreuse politique de De Gaulle, c'est  un déplacement
forcé de population qui se déroule alors, crime imprescriptible
contre l'humanité.

Sur les quais d'Alger et d'Oran, les gendarmes
n'épargnent pas jusqu'à leurs propres collègues natifs
d'Algérie. Ils se livrent à des tracasseries délibérées qui
allongent encore l'interminable attente des centaines de
milliers de pauvres gens qui fuient leur sol.  Face à ces «
guignols » en arme, nous n'en étions plus à la semaine des
barricades ; il fallait se plier tandis que bouillait notre sang
révolté ; tout comme lorsque les grues d'embarquement
laissaient de temps à autre un cadre de déménagement se décrocher
pour s'abîmer dans les eaux du port ou s'écraser sur le
quai, sous les airs goguenards des militaires du contingent.

A  l'arrivée en métropole, pas d'accueil organisé, pas de
moyens pour secourir les malades, les enfants, les vieillards, pour
habriter une immense majorité de gens très pauvres, partis avec
trois fois rien. A la place, ce furent les moqueries, les sarcasmes
voire les insultes proférées par des passants ou par un rond de
cuir derrière son guichet. Mais ces fois-ci, nombre de nos pères ou
frères aînés réagirent et quelques <em>patos</em> ricaneurs surent
ce qu'il en cuit de s'en prendre à ces "mauvaises
graines" de pieds-noirs.
Les heures de gloire et des sacrifices d'un hier vieux de seulement
18 ans avaient été vite oubliées.</p>
<p>Pour contrer la
rébellion survenue en novembre 54, un contingent de quelques 300
000 hommes fut mobilisé, logiquement formé en grande majorité de
métropolitains. Sous l'influence d'une
<em>intelligentsia</em> en bonne partie teintée de marxisme,
l'opinion ne mit pas plus d'une quinzaine de mois pour
être retournée. Qu'allait-on faire en cette contrée lointaine
? Défendre qui pour s'opposer à qui ? En dépit de la férocité
du terrorisme FLN, qui s'attaquait en premier lieu aux
musulmans, nos métropolitains se désolidarisèrent pour la plupart
du combat mené en terre algérienne.

Les libérateurs de 44-45 étaient devenus de méprisables racistes,
riches colons faisant « suer le burnous » aux pauvres Arabes,
lesquels avaient un droit légitime à l'indépendance. Peu
importait si la plupart des musulmans désiraient demeurer français,
comme l'a exprimé l'impressionnante fraternisation du
16 mai 58, enregistrée par les reporters du monde entier. Peu
importait que le FLN fût l'émanation d'un islamisme
agressif, soutenu par le dictateur Nasser. Peu importait que parmi
les chefs de la rébellion on retrouvait des éléments de la féroce
brigade nord-africaine, unité mise en place par le chef de la
Gestapo française, le sinistre Lafond, pour contrer et torturer les
soldats de la Résistance. Peu importait qu'Hitler fut le premier
européen à soutenir le mouvement arabo-islamiste, avec pour soutien
majeur le Grand Mufti de Jérusalem, un antisémite délirant.
Rien n'importait plus que le « largage » de l'Algérie ;
d'un "coeur léger "  dixit De Gaulle, sans "mégoter » toujours
dixit  De Gaulle à ses sbires, lors des négociations
d'Evian.
C'est dans ce contexte de rejet par la France d'une
partie d'elle-même que fut lancé le sobriquet avec lequel on
continue de nous dénommer, ce « pied-noir » que je ne suis pas seul
à considérer comme un signe de dérision voire de franche
adversité.

<strong>La vraie origine de l'appellation « pied-noir
»</strong>
Les explications classiques ne tiennent pas la route. A commencer
par cette légende selon laquelle les Arabes auraient ainsi dénommé
les soldats français à cause des souliers noirs qui dépassaient de
leurs guêtres blanches. A l'époque, aucun indigène ne parlait notre
langue et personne n'a jamais entendu parler d'une
locution arabe utilisée par les indigènes signifiant « pied-noir
»... On a également évoqué les élégants colons portant des souliers
vernis, ce qui aurait marqué nos mêmes braves indigènes. Combien de
colons ont eu les moyens et l'occasion de chausser de tels
souliers ? Dans les champs de culture ? Parmi les sols caillouteux
en quête d'eau
?             </p>
<p>L'étude
de Germaine Tillon, sociologue marquée à gauche, effectuée en 55
ll'a bien montré : il n'y avait en Algérie qu'une
toute petite proportion d'agriculteurs, un pourcentage
nettement plus faible qu'en métropole, formé pour
l'essentiel de petits propriétaires. Exit donc la théorie des
souliers vernis. On a enfin parlé de marins natifs d'Algérie
&oelig;uvrant dans les machineries des navires de notre flotte.
Unique indice de cette thèse, un carnet de bord datant du début du
XXe siècle évoquant ces pieds-noirs qui salissaient le pont en
remontant des machines, leurs pieds nus souillés de charbon. Si ce
commentaire a bien été écrit, il n'a guère fait florès. La
preuve vient des témoignages oraux et écrits. Durant la guerre de
14-18 (et peut-être avant), les métropolitains qui voulaient se
moquer de nos pères, les traitaient d'arbicots, réservant le
terme de «bicot» aux indigènes (ce fraternel sobriquet n'est
effectivement pas imputable à la communauté française
d'Algérie). En revanche, les Arabes utilisaient la vieille
appellation de roumis, déformation de «Romains»,  antiques
occupants et civilisateurs de cette terre. Nulle trace écrite, nul
souvenir ne vient étayer ces thèses construites après coup. Avant
la deuxième moitié des années cinquante, le terme « pied-noir »
n'était pas utilisé pour nous désigner, c'est un fait.
Pratiquement jusqu'en 1962, nous nous disions Constantinois,
Oranais, Algérois ou encore d'Algérie.

Cette appellation de « pied-noir » s'est répandue une fois
que nous étions repliés en hexagone. C'était une moquerie,
une sorte d'insulte. Pourtant nous l'avons acceptée :
aspect du syndrome de la « page tournée » ?
Nous avions perdu notre sol, n'était-ce pas suffisant ? Il
fallait jusqu'à nous faire perdre nos repères géographiques.
Les belles villes que nous avions construites ou rénovées ne
pouvaient plus nous dénommer, nous distinguer les uns des autres.
Nous étions devenus une masse informe dont un terme inventé par nos
détracteurs allait devenir la locution grotesque désormais ancrée
dans le langage et les dictionnaires.

Cette invention, je déplore d'en avoir perdu la référence
précise, pour autant je suis sûr que c'est bien d'elle
que vient le terme.</p>
<p>Cela remonte à
1955. Dans un article du tout nouvel Express, un journaliste
s'était lancé dans une violente diatribe contre notre
communauté. Pour résumer sa pensée faite de clichés insultants,
l'auteur finit par nous comparer aux indiens de la tribu des
Pieds-Noirs tels qu'Hergé les décrit dans son album "Tintin
en Amérique" : des personnages oisifs et peu sympathiques qui
profitent de la manne pétrolière coulant du sous-sol de leurs
terres.
Les choses auraient pu en rester là si les étudiants d'Alger
n'avaient pas pris l'offense au bond, reprenant le
sobriquet comme un défi.</p>
<p>A partir de là,
le terme se répandit, d'abord parmi nos détracteurs
(par exemple dans un article haineux de Mauriac paru
dans l'Express de Noël 1960) puis par les
métropolitains et enfin par nous, paradoxalement.

<strong>Pied-noir : derrière les mots, un ostracisme jamais
éteint</strong>
Venant de membres et amis de notre communauté, parler de
pieds-noirs n'a rien de choquant. D'un côté, cela est
plus humain, plus incarné que les administratifs « repliés » 
ou « rapatriés ».
Personnellement, c'est ainsi que je conçois la chose et je le
tiens de mon grand-père paternel ; je l'entends encore
reprendre avec une détermination intimidante tel interlocuteur
métropolitain s'étant égaré à parler devant lui de
pieds-noirs pour nous désigner. Né avec le siècle, il était dans sa
soixantaine à l'époque que j'évoque, mais malheur à
celui qui aurait osé contrer ce redoutable batailleur de tant de
combats !
Excessive susceptibilité ? Expression d'une mentalité
vantarde et bagarreuse ? A qui me dirait cela, je répondrais : un
Juif accepterait-il qu'on l'appelle « youpin » ou un
noir « bamboula » ?
Excessif rapprochement ? Possible, mais il demeure que cette
banalisation d'user d'un sobriquet pour nous dénommer
reflète un ostracisme qui ne s'est pas plus tourné que la
fameuse page. Pour s'en convaincre, il suffit de consulter un
manuel d'histoire ou de suivre une émission de télévision ou
de radio qui nous est plus ou moins consacrée. Le sobriquet
insultant est entré dans le dictionnaire avec ce qu'il
sous-tend dans les encyclopédies.

Ainsi formons-nous la seule communauté quasi officiellement mise au
pilori, la seule qu'on puisse impunément offenser par
l'insulte et le mensonge.

<strong>Quelle est la cause de cet ostracisme, en quelque sorte
privilégié ?</strong>
Laissons de côté les brimades de jadis, les arbicots lancés à nos
anciens par les bidasses de métropole. Nous étions là dans le cadre
universel et intemporel du rejet de l'étranger, de
l'autre, quand bien même est-il un concitoyen. A ce jeu-là,
les Nordistes sont des ch'tis, les Auvergnats des bougnats,
et pour nous autres, les métropolitains dans leur ensemble sont des
patos ou des francaouis.
Si les choses n'avaient pas dépassé ce stade enfantin, il
n'y aurait pas lieu d'écrire ces lignes. Mais il est
question d'un sentiment d'aversion, profond et tenace,
que rien n'explique de façon évidente.

<strong>Soulignons-en déjà les contradictions.</strong>
« Enfin, ce ne sont pas des Français ! », n'a pas manqué
d'affirmer De Gaulle, sous diverses formes, en diverses
circonstances.
Qu'étions-nous alors ? Des Arabes ?  Beaucoup
l'ont cru et beaucoup l'ont laissé croire.
Les Arabes du FLN se seraient ainsi ligués contre leurs semblables
! L'absurdité, le grotesque de cette assimilation révèle
surtout un sentiment raciste qui nous fut par ailleurs reproché. En
nous désignant comme des Arabes, on nous ôtait notre identité
française ou européenne, la remplaçant par la plus répugnante qui
soit, celle des    « bougnoules »
nord-africains.
Autre théorie raciale hexagonale : nous étions des Rodriguez, des
Lopez, des Segura...c'est aussi ce qu'a dit le si
cultivé De Gaulle.
Nombreux parmi nous, il est vrai, étaient originaires
d'Espagne. Mais en confondant une partie pour le tout, on
oubliait les Alsaciens, les Auvergnats, les Normands, les Bretons,
les Parisiens ou même les Suisses.
Et quand bien même eussions-nous tous été des Lopez, où était le
mal ?
Pour qui n'a pas de préjugé xénophobe, nulle part. Mais pour
ceux qui, votant oui à l'abandon d'une partie du
territoire en vouèrent la population au génocide, c'était un
mal intolérable. Nous allions gêner nos hexagonaux, ainsi définis
par eux et par la propagande gaulliste comme différents du modèle
du Français parfait.

Nous voici donc en plein racisme mais un racisme sans risque
judiciaire ; un racisme sournois qui a la vie longue.
Ainsi pouvons-nous encore entendre dire de telle personne
qu'elle a le type pied-noir, ce fameux « type pied-noir
»...
En la durée d'un siècle, une population issue de trente-six
régions d'Europe aurait eu le temps de former un mélange
homogène; Ce qui ne s'est produit ni en France ni ailleurs au
terme d'un millénaire se serait ainsi miraculeusement passé
en Algérie ! Voici donc une absurdité de plus à ceci près que ce «
type pied-noir » existe.
Quel est-il pour être si facilement reconnaissable par nos
anti-racistes d'hexagonaux ? Le pied-noir type, c'est
Enrico Macias, c'est-à-dire le Juif séfarade.
Regroupés en quelques métropoles, Paris pour la majorité
d'entre eux, les Juifs d'Algérie, du Maroc et de
Tunisie forment une communauté assez homogène tant par la culture
que par le type ethnique. Comme il serait évidemment très mal vu et
risqué au plan légal de dire de quelqu'un qu'il a le
type juif, les as du système D que sont nos hexagonaux ont trouvé
la formule. Par un amalgame pernicieux, assimilant les «
pieds-noirs » aux Juifs séfarades, ils font coup double, donnant
libre expression à leur antisémitisme rampant tout autant
qu'à leur détestation des Chrétiens d'Algérie.
Par langage codé en quelque sorte, ils parlent des Juifs de façon
négative puisque le pied-noir ne peut être que négatif et ce
faisant, ils nous dénigrent insidieusement puisque pour
l'antisémite, la qualité de Juif est infamante.

Ainsi, qu'on nous dise être Arabes, Espagnols ou Juifs,
c'est la même contradiction qui se niche : exploiteurs
racistes, faisant « suer le burnous » aux pauvres indigènes, nous
avons également le défaut d'être issus de races ou de peuples
répugnants... Sale race de racistes ! Voici tout ce que mérite
d'entendre cette mauvaise graine que nous sommes.

Voici pour la contradiction.</p>
<p>Que nous
enseigne-t-elle sur cette aversion dont nous fîmes et faisons
encore l'objet ? Elle nous dévoile ou nous rappelle ce
racisme hexagonal, mesquin et rance tel celui d'un Céline,
dont on notera qu'il est vénéré par la gauche bien-pensante.
Oui, le docteur Jean-Claude Pérez a raison de répéter au fil de ses
écrits, qu'une raison majeure de l'abandon de
l'Algérie et de l'Empire fut la peur inspirée par cette
foule d'indigènes qui allait nécessairement occuper de plus
en plus d'importance. Du coup l'intégration défendue
notamment par un Soustelle, fut-elle repoussée par De Gaulle,
n'hésitant pas à comparer l'esprit érudit de son plus
brillant lieutenant à une
«cervelle de colibri». Aujourd'hui mot-clé du politiquement
correct, l'intégration fut également conspuée par nos
penseurs «réalistes», de droite comme Aron ou de gauche comme JJSS
et ses amis porteurs de valises. Mais cela suffit-il à
expliquer la détestation dont nous faisons l'objet ?

<strong>Une cause plus profonde, peu avouable</strong>
Il s'est dit maintes fois, qu'en névrotique mégalomane
et paranoïaque, De Gaulle ne supportait pas devoir quoi que ce soit
à quiconque. La gratitude s'inversait en lui en une haine
farouche, en un rejet extrême de ceux dont il était l'obligé.
Dans son livre récent, Dominique Venner l'a habilement
montré. Ainsi De Gaulle se serait-il acharné à dénoncer Pétain
comme un traître alors qu'il lui devait sa carrière. Ainsi
a-t-il très vite éloigné Leclerc de la métropole, l'envoyant
en Indochine et , cela s'est dit, il aurait commandité le
sabotage de son avion. Ainsi, durant sa traversée du désert,
s'est-il peu à peu éloigné de Soustelle, surtout quand
celui-ci s'est vu proposer d'être nommé Président du
Conseil. Ainsi, dès après qu'il reprit le pouvoir en 58,
écarta-t-il le même Soustelle, qui fut pourtant le personnage clé
de la reconquête ; ainsi fit-il de même avec Salan, avec Jouhaud,
puis enfin avec Massu.
Il ne resta qu'au « jeune » dictateur,  les renégats,
les sans-tripes, les sans-honneur et cela donna cette décennie qui
conduisit à mai 68 et au déclin continuel dans lequel la France
s'est dissoute.

Ce De Gaulle, force est d'admettre qu'il fut plébiscité
par les hexagonaux. Ces supposés vrais Français l'ont
approuvé et l'ont confirmé à sa place de souverain : en
octobre 58, en novembre 62, en avril 65 puis en fin mai 68. Peuple
de « veaux », selon le hiérarque haineux aux deux étoiles, mais
peuple formant une nation ou du moins ce qu'il en
restait.
C'est ici à mon sens que se situe le c&oelig;ur de
l'explication au problème posé.
Je crois qu'il s'est produit une sorte de symbiose
entre la psychologie du « Guide » et l'inconscient collectif
de son troupeau. Sa haine semble avoir contaminé la mentalité de la
plupart de ses compatriotes ; haine née de sa honte face à ce
peuple qui a combattu héroïquement pour libérer le territoire en
44-45 ; haine née de sa dette de lui devoir son accession au
pouvoir en 1943 à Alger, puis une deuxième fois en 1958 ; haine
enfin, née de sa jalousie des vertus propre à notre communauté :
énergie, ingéniosité, bravoure, vertus contrastant avec la mollesse
d'une France hexagonale, reine du seul système D, «France de
la belote et de Tino Rossi », selon l'expression de 
Drieu La Rochelle quand il commenta le triomphe fait à Daladier,
revenant  piteux de Munich en 1938.

Cette dichotomie entre la France chevaleresque à laquelle le jeune
De Gaulle a dû croire avant de céder à sa folie narcissique et
celle, morne et servile, dont il a dû se contenter pour jouir de
son fantasme de tyran, cette dichotomie entre un peuple pied-noir
ancré dans l'esprit français de jadis et la France de la
télévision et du réfrigérateur de l'après-guerre, un texte la
dépeint en des notes tragiques, écrit peu après l'exécution
de Bastien-Thiry par l'un des avocats :

« Je me demande si, éc&oelig;uré par un monde tragiquement
burlesque où les uns partent en vacances le jour même où les autres
partent en exil, et se croisent sur les mêmes routes ; où
l'on danse la bossa-nova sur les marbres brisés des
sépultures profanées ; où il n'est pas de paix ni de plaisir
qu'au prix d'un féroce égoïsme et d'une
systématique indifférence ; où ceux qui veulent dormir doivent
boucher hermétiquement leurs oreilles pour ne pas être dérangés par
le râle des agonisants que leur égoïsme abandonne ; où ceux qui
continuent de vivre ne le peuvent qu'en s'efforçant
d'oublier qu'ils sont des assassins par commission ou,
ce qui est plus grave encore par omission ; où la vie des hommes,
leur liberté, leur dignité, la santé morale et physique de leurs
enfants, l'honneur de leurs épouses sont l'objet de
spéculations et de combinaisons  plus sordides que celles de
la bourse des valeurs : oui je me demande si Bastien-Thiry
n'avait pas depuis longtemps choisi la façon dont il est mort
et voulu donner à sa mort la portée d'un sacrifice et le sens
d'un message. »</p>
<p>Me Richard
Dupuy
 
Comme le dit si bien le dr Pérez, l'Algérie française est
comparable à un astre disparu dont la lumière continue de se
propager. Cette lumière témoigne, enseigne, accuse.

« Ils ont des oreilles et ne veulent pas entendre » est-il écrit
dans le Livre Vrai. La réponse réside peut-être là, entre mauvaise
conscience et aveuglement. Les pieds-noirs seraient cette lumière
qu'hexagonaux et occidentaux veulent repousser car elle les
accuse sans cesse.

La destruction de l'Algérie française fut la rupture
d'une pierre angulaire, celle qui tenait l'Occident
dans son rôle civilisateur. Depuis lors, une barbarie
post-coloniale est venue renforcer les méfaits de la barbarie
post-chrétienne. Les pieds-noirs, pour si peu de temps encore, sont
les témoins de cette catastrophe. Par leur présence, par leur
existence, ils accusent  ; c'est intolérable, il aurait
fallu les pendre à en écouter Deferre.

A juste titre, le Dr Pérez évoque le projet de génocide fomenté par
le pouvoir gaulliste. Nous laisser en Algérie après son abandon,
quel beau coup cela eût été ! Nous aurions fourni notre
savoir-faire aux nouveaux maîtres du territoire avant que
d'être égorgés ; ou égorgés d'entrée de jeu.
Le plan démoniaque de De Gaulle eût alors été parfaitement accompli
: plus d'Algérie française et plus de Français
d'Algérie !
Grâce aux efforts et aux sacrifices consentis par les combattants
de l'OAS, ce plan a été déjoué, en partie seulement
hélas.

Nos hexagonaux à l'âme de cet épicier sans scrupule joué par
Louis de Funès dans "La Traversée de Paris" se sont débarrassés de
cette Algérie « qui nous coûte plus qu'elle nous rapporte »,
mais pas des pieds-noirs.
Et Dieu sait si ceux-ci ont rapporté à la mère patrie si ingrate :
la croissance des années soixante leur est due pour
l'essentiel ; tant de fortunes se sont construites, notamment
dans l'immobilier, sur le dos de leur infortune...

Ainsi va la vie.
Mais le jour viendra où les trompettes des anges sonneront, jour de
colère où compte exact de toutes choses sera fait. Seront-ce alors
les « pieds-noirs » qui devront le plus rougir de confusion ?


                
           
                    
*  *  *
</p>
]]></description>			<link>http://mauvaisegraine.rmc.fr/386229/Vous-avez-dit-pied-noir/</link>			<comments>http://mauvaisegraine.rmc.fr/Vous-avez-dit-pied-noir---03122008-000247-lp-386229.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://mauvaisegraine.rmc.fr/386229/Vous-avez-dit-pied-noir/</guid>			<pubDate>Wed, 03 Dec 2008 00:02:47 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Ce qu'ils ont dit sur nous]]></title>			<description><![CDATA[<p><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Deferre</span></strong></p>
<p>Interview réalisé par Camille GILLES Le Figaro du 26 juillet
1962</p>
<p>- Voyez-vous une solution aux problèmes des rapatriés à
Marseille ?
<strong>- Oui, qu'ils quittent Marseille en vitesse ; qu'ils
essaient de se réadapter ailleurs et tout ira pour le
mieux.</strong></p>
<p>Sur les bancs de l'Assemblée Nationale, il crie <strong>«
il faut les pendre, les fusiller, les rejeter à la mer...
»,</strong> en ajoutant qu'ils ne les recevrait jamais dans
sa cité.</p>
<p><strong>La Croix</strong> du 24 février 1962, recommandait, au
sujet des jeunes rapatriés qu'il fallait :</p>
<p>« ...<strong>éviter de laisser notre jeunesse se contaminer
au contact de garçons</strong> qui ont pris l'habitude de la
violence poussée jusqu'au crime ».</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Robert
BOULIN</span></strong>, conseil des Ministres du 30 mai 1962.
"Ce sont des vacanciers. Il n'y a pas d'exode, contrairement à ce
que dit la presse"
17 juin 1962, au Conseil des Ministres, Robert BOULIN récidive :
"Ce sont bien des vacanciers, jusqu'à ce que la preuve du contraire
soit apportée"
Conseil des Ministres du 25 juillet 1962, Robert BOULIN affirme:
<strong>"La plupart des repliés à Marseille ne veulent pas
travailler!"</strong></p>
<p>l'Humanité du 6 janvier 1962 : "Ils ont une drôle d'allure, ces
passagers en provenance d'Algérie!"</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">François
BILLOUX</span></strong>, député communiste, conseillait au
Gouvernement de loger les rapatriés "dans les châteaux de
l'OAS"
Il ajoute : " Ne laissons pas les repliés d'Algérie devenir une
réserve du fascisme"
(l'Humanité du 5 juin 1962)</p>
<p>
<strong><span style=
"text-decoration: underline;">JOXE</span></strong>, conseil des
Ministres du 18 juillet 1962 : "<strong>Les Pieds-Noirs vont
innoculer le fascisme en France</strong>. Dans beaucoup de cas, il
n'est pas souhaitable qu'ils retournent en Algérie ni qu'ils
s'installent en France. Il vaudrait mieux qu'ils aillent en
Argentine ou au Brésil"
(PEYREFITTE o.c. page 193)</p>
<p> <strong>« Dans beaucoup de cas, il n'est pas
souhaitable qu'ils s'installent en France où ils
seraient une mauvaise graine »</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;">commentaire personnel
du webmaster : quel dommage que cette "innoculation" ne se soit pas
produite. Le fascisme fut au moins cent mille fois préférable au
Gaullisme si on en juge par le rapport du nombre de victimes des
deux régimes.</p>
<p> <strong><span style="text-decoration: underline;">De
Gaulle</span></strong> , conseil du 18 juillet 1962, en parlant des
Pieds-Noirs,  :« Il faut les obliger à se disperser sur
l'ensemble du territoire ».</p>
<p>le 22 octobre 1962, à l'Elysée, répond à PEYREFITTE qui lui
disait:
"J"expose au Général le spectacle de ces rapatriés hagards, de ces
enfants dont les yeux reflètent encore l'épouvante des violences
auquelles ils ont assisté, de ces vieilles personnes qui ont perdu
leurs repères, de ces Harkis agglomérés sous des tentes, qui
restent hébétés..."
<strong>"N'ESSAYEZ PAS DE M'APITOYER!"</strong> (PEYREFITTE,
"c'était DE GAULLE"page 257)</p>
<p><strong>"Les Harkis, ce magma dont il faut se débarrasser sans
attendre."</strong> conseil des Ministres du 4 mai 1962</p>
<p>
<strong>" Qu'est-ce que c'est que tous ces Fernandez, ces Lopez et
autres Segura qui se voudraient français?"</strong></p>
]]></description>			<link>http://mauvaisegraine.rmc.fr/280591/Ce-qu-ils-ont-dit-sur-nous/</link>			<comments>http://mauvaisegraine.rmc.fr/Ce-quet-039-ils-ont-dit-sur-nous-18012008-221137-lp-280591.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://mauvaisegraine.rmc.fr/280591/Ce-qu-ils-ont-dit-sur-nous/</guid>			<pubDate>Fri, 18 Jan 2008 22:11:37 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Message à RMC Info / film Ennemi Intime]]></title>			<description><![CDATA[<p>Cher Monsieur Bourdin,</p>
<p>Ayant écouté ou lu divers commentaires de  la
presse sur le film "Ennemi Intime",  j'aimerais pouvoir
"pousser un coup de gueule" à votre émission.
Etant natif d'Algérie (6e génération de
Français de souche), j'ai échappé de peu
à un attentat FLN et tout simplement à pas voir le
jour, en 1958, au vu de tous les attentats qui auraient pu tuer mes
parents avant ma naissance.</p>
<p>Ces événements m'ont traumatisé à
vie, et leurs conséquences auraient plutôt tendance
à s'aggraver avec le temps.
Ma foi chrétienne  m'a aidé et continue de le
faire en calmant mon ire quand cette incessante propagande  -
car elle en est une des plus caricaturales - ne cesse de se
répéter avec, comble de tout, le prétexte que
la guerre d'Algérie est encore un tabou.</p>
<p>Tabou, certes, mais pas dans le sens où l'entend.
Depuis 1962, y a-t-il eu un seul film défendant la cause de
l'Algérie française et parlant tout simplement de
façon positive de l'action des Français et de
l'armée française en Algérie ?
J'ai  personnellement tenté, dix ans durant, de faire
produire un film dans cette perspective, consacré à
l'action de Bastien-Thiry, en vain et en vain. Pourtant, bien que
non du métier, j'ai néanmoins acquis assez de
savoir-faire pour vendre un scénario à Universal
Pictures pour la série <em>Columbo</em>. Allez demander
à Patrick Rotman d'en faire autant  !

Pourquoi cette obstination depuis 50 ans, à
dénigrer  à coups de
contre-vérités  la présence
française en Algérie ?</p>
<p>L'Algérie, mot inventé en France par des
Français, comptait quelques 2 millions d'habitants en 1830 ;
plus de 10 millions en 1962 dont 8,5 millions
d'ingigènes.</p>
<p>Pourquoi exaspérer avec autant de mépris les
Français d'Algérie, Chrétiens, Juifs ou
Harkis, alors qu'ils ont déjà tant souffert ?</p>
<p>Si nous avions été les fascistes que
dénonçaient des gens comme Deferre ou Joxe,
aurions-nous arrêté si vite le combat ? Pensons
à l'Irlande, à l'Espagne ou à la Corse :
l'action terrroriste y continue par seule raison de vengeance ou de
combat pour l'honneur. A nous autres, nos parents n'ont eu de cesse
de nous dire que "la page était tournée". Mais eux
ont pu combatttre, pas ceux de ma génération. Vous
n'imaginez pas à quel point cela est affligeant.</p>
<p>Alors quand vous voyez parader ces gens qui commettent des films
comme "Indigènes" ou "Ennemi Initme", vous vous demandez
comment vous pouvez rester chez vous, sans rien faire d'autre
qu'accepter.</p>
<p>Quel piètre courage est celui du gauchiste Rotman. Il lui
est facile de cracher sur les gens qui ont libéré cet
hexagone - mon oncle aîné est mort dans la 2e DB -
mais que  ferait-il  debout en face d'un des hommes
fiers, libres et honnêtes que nous sommes ?</p>
<p>Les Français de métropole, ceux que nous appelons
les Patos, on nous dénigre bien avec ce "Pied-noir" que je
récuse,  n'imaginent pas le tonnerre qui gronde au
dessus d'eux. Ils baissent la tête en croisant des Arabes,
nous non, ils changent de troittoir, nous non ; et ils s'imaginent
qu'en crachant sur leur  patrimoine historique, sur leurs
aînés à qui ils doivent tout,  ils
obtiendront quelque pitié de la part des futurs
maîtres de l'hexagone, qui seront musulmans.</p>
<p>Combien ils se trompent, comme d'autres avant eux, il y a 50 ou
45 ans.</p>
<p>Je vous livre le l'adresse de mon blog, édité via
RMC info, et vous invite à y découvrir maintes choses
que vous ignorez probablement.</p>
<p>http://mauvaisegraine.rmc.fr/</p>
<p>Sincérement à vous,
Olivier Cazeaux</p>
<p>
</p>

]]></description>			<link>http://mauvaisegraine.rmc.fr/235528/Message-RMC-Info-film-Ennemi-Intime/</link>			<comments>http://mauvaisegraine.rmc.fr/Message-a-RMC-Info---film-Ennemi-Intime-02102007-221540-lp-235528.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://mauvaisegraine.rmc.fr/235528/Message-RMC-Info-film-Ennemi-Intime/</guid>			<pubDate>Tue, 02 Oct 2007 22:15:40 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>