<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://finhome-gnawa.musique.com</title>		<id>http://musique.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://finhome-gnawa.musique.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[gnawa]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://finhome-gnawa.musique.com</uri>		</author>		<updated>2007-09-24T19:11:09+02:00</updated>		<entry>			<title>maalmin du gnawa</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span><em><strong>maalem hamid el
kasri::</strong></em></span></p>
<div>
<div>
<span>
</span></div>
</div>
<p><span><strong><em><span>Ne en 1961 a Ksar El Kebir,
au nord du Maroc, il commence son apprentissage a
l'age de 7 ans, et sa carriere sous l'egide des
maitres Alouane et Abdelouahed Stitou. Hamid El Kasri est
dote d'une capacite artistique qui lui permet de
fusionner les musiques gnaoua du Nord avec celles du Sud :
gharb</span><span>aoui de la region
de Rabat, marsaoui d'Essaouira et soussi ou berbere du Sud.
Sa voix profonde en a fait l'un des maalems les plus
apprecies. Sa passion pour cette musique, il l'a
apprise par l'intermediaire du mari de sa grand-mere
(un esclave du Soudan), une passion que Hamid El Kasri a</span>
<span>communiquee a sa fille
de 13 ans, qui connait deja tout le
repertoire gnaoua. Ce maalem a effectue
plusieurs tournees en Europe (France,
Suisse).</span></em></strong></span></p>
<p><span><strong><em><span><span><em><strong>maalem
hmida boussou lah
yre7mou::</strong></em></span></span></em></strong></span></p>
<div>
<div>
<span><strong><em>
</em></strong></span></div>
</div>
<div><span>Ne
a Marrakech, Hmida Boussou a vu, encore enfant,
debarquer les troupes alliees et decouvert,
avec etonnement, l'existence des noirs americains et
du jazz. Il etait bien loin d'imaginer qu'il jouerait,
quarante ans plus tard, avec le pianiste Randy
Weston...</span>

<span>Son pere, qui n'appartenait pas
a la confrerie des Gnawa, etait membre de la
tribu des Boussou, originaire du Lac Tchad et amenee en
Mauritanie par les Touaregs. C'est l'oncle maternel d'Hmida Boussou
qui l'introduit dans le milieu des Gnawa, des l'age de
cinq ans. A sept ans, a l'occasion d'un pelerinage,
la Marabout du lieu lui apparut en reve, lui confiant le
Guembri (luth  tambour a trois cordes), l'instrument
qui marquera sa vie.</span>

<span>Il fut introduit aupres des
grands maitres de Marrakech avant d'etre appele,
au debut des annees soixante, par le Maalem
Sam, heritier de l'initiateur de la nouvelle vague
casablancaise  qui se caracterise par la
variete des ornementations, liee au rythme de
la vie et de travail d'une ville ou vivent les esprits de
trois millions de personnes...</span>

<span>Reconnu par tous comme l'un des grands
maitres de sa generation, Hmida Boussou
exerait son activite de musicotherapeute
entre Casablanca, Marrakech et El Jadida.</span>
<span>
mais mtn on a perdu ce grand maalem mais bon kona liha gnawa
maydoumou daym lah</span></div>
<div><span><em><strong>maalem mahmoud guinea
:</strong></em></span></div>
<div>
<div>
<span>
</span></div>
</div>
<div></div>
<div><span><span>Ne en 1951
a Essaouira, Mahmoud Guinea commence a jouer a
l'age de 12 ans. Son histoire est intimement liee
a celle des esclaves. Son grand-pere paternel,
d'origine malienne, fut vendu au Sahara. L'heritage se
poursuit par son pere Boubker Guinea, et desormais
tous les membres de la famille</span> <span>Guinea sont Gnaoua. Il est incontestablement une
des figures emblematiques de la musique gnaouie. Heureux
temps ou la , apanage de quelques
heureux elus, s'exprimait dans</span> <span>toute sa purete cristalline. Non que
Mahmoud soit hostile au metissage des musiques et sachant
pertinemment que la musique gnaouie ne pourrait survivre et
s'affirmer qu'en</span> <span>elargissant ses frontieres, il ne se
fait pas prier pour entremeler son art a celui de
musiciens d'envergure : Carlos Santana,</span> <span>en 1992, Adam Rudolph, Will Calhun, Issaka Sow et
tant d'autres, lors des differentes prestations du Festival
d'Essaouira. Il a participe a de nombreux festivals
en Espagne, France, Italie, Japon, Canada, Autriche,
Norvege, Belgique, Pays-Bas...</span> <span>Mahmoud interprete son art dans le style
marsoui (Essaouira). Il est de plus fabricant de guembri et de
tambours.</span></span></div>
<div><span><span><span><em><strong>maalem mustapha
bakbou::)</strong></em></span></span></span></div>
<div></div>
<div>
<div>
<span></span></div>
</div>
<div><span><span><span><span>Ne en 1954
a Marrakech, le pere de Mustapha Bakbou, le
maalem El Ayachi Bakbou, lui a enseigne cet art
des l'age de 14 ans. Sa mere, quant a
elle,</span> <span>est moqadma (voyante).
Ses freres sont eux aussi devenus des maalems
reconnus. Mustapha a grandi dans une zaouia gnaoua, mais ne s'est
pourtant pas interesse a cette musique dans
son enfance. Son pere l'a alors incite</span>
<span>a quitter l'ecole pour
s'orienter vers la musique gnaouie, tout comme son frere
Ahmed. Mustapha Bakbou</span> <span>a fait
partie du celebre groupe Jil Jilala, et a ainsi
participe au mouvement musical folk des annees 70. Il
s'est produit sur de nombreuses scenes en Amerique,
en Chine et en Europe.</span></span></span></span></div>
<div></div>
<div><span><span><span><span><em><strong>maalem
Abdeslam Alikane:d</strong></em></span></span></span></span></div>
<div></div>
<div>
<div>
<div>
<span>
</span></div>
</div>
</div>
<div></div>
<div>
<div><span><strong><em><span>Abdeslam
Alikane est l'un des fondateurs du Festival d'Essaouira, il en
assure la direction artistique et programme les maalems des
differentes regions du Maroc. Ne en 1958
a Essaouira, Abdeslam Alikane est d'origine berbere
(de la region d'Agadir). Il commence a jouer des
crotales a 9 ans. Les descendants d'esclaves travaillant
dans la maison familiale lui enseignent la musique
gnaouie.</span></em></strong></span></div>
<div></div>
</div>
<div><span><span><span><span><strong><em><span><span>maalem
Abdelkebir
Merchane:</span></span></em></strong></span></span></span></span></div>
<div></div>
<div>
<div>
<span><strong><em></em></strong></span></div>
<div><span>Abdelkebir Merchane est ne en 1951
a Marrakech, et a commence a etudier
l'art gnaoui a 9 ans. D'origine arabe, il est le seul Gnaoua
de sa famille. C'est a la suite de nombreuses fausses
couches, onze au total, que sa mere l'a confie
a une nourrice noire</span><span>. Il
participe ainsi des son plus jeune age a des
lilas. Ses maitres, El Ayachi Bakbou et Mohamed Sam l'ont
initie au tagnaouite dans la plus pure tradition. Son style
: le marsaoui (Essaouira) et le marrakchi. Il participe a de
nombreux</span> <span>festivals
internationaux qui lui ont permis de se produire en Europe, dans
les pays arabes et au Japon. Il dirige aujourd'hui le groupe Oulad
Sidi H'Mou.</span></div>
</div>
<div>
<div><span>
<span>Il se specialise dans le style
marsaoui et devient une figure incontournable
d'Essaouira, tres apprecie lors des rituels de
transe, ou lilas. Abdeslam Alikane se fait remarquer par une
singuliere maitrise de la pratique
therapeutique. Il est aujourd'hui l'un des grands</span>
<span>messagers de l'art Gnaoua a
travers le monde, aux cotes de son groupe Tyour
Gnaoua. Il a participe a plusieurs festivals
internationaux et a joue notamment avec Peter Gabriel et Ray
Lema, avec lequel il enregistre en 2000 un album intitule
Safi...</span>
<span>Considere actuellement
comme un des plus celebres maalems Gnaoua au
Maroc, Abdeslam Alikane est un fidele d'Essaouira. Le fruit
de ses experiences l'emmene a se distinguer
par un style, qui sait allier musique gnaouie et world music, et
une reelle maitrise de la
scene.</span></span></div>
</div>
<p></p>
<p></p>
<div>
<h2><span><em><strong>maalem
Abdenbi</strong></em></span></h2>
</div>
<div>
<div>
</div>
<div><span>Le
maalem Abdenbi est ne a Marrakech et vit
actuellement a Casablanca. C'est sous les bons conseils du
maalem Boussou qu'Abdenbi travaillera son talent. Devenu
maitre a son tour, il est aujourd'hui entoure
de son groupe, Sidi Mimoun et travaille regulierement
en Italie ou il a enregistre un album.</span>
<span>Son style fait reference
a ses origines, une musique qui rappelle autant les
traditions tagnaouites de Casablanca que celles de
Marrakech</span><span>. Parti en Europe
diffuser la fievre des Gnaoua et habitue du Festival
d'Essaouira,le maalem Abdenbi a su travailler des apparitions
sceniques imposantes.</span></div>
</div>
<div>
<h2><span><em><strong>Maalem Abdeslam
Belghiti</strong></em></span></h2>
</div>
<div>
<div>
</div>
<div><span>Ne
a Essaouira, cet ancien maalem age de
plus de 60 ans est considere comme l'un des
initiateurs des lilas et des moussems</span> <span>dans la pure tradition souirie.
Eleve de Boubker Guinea, le pere de Mahmoud,
le maalem Belghiti est un adepte de la pure tradition
gnaouie, comme peut l'etre l'autre Souiri, Allal
Soudani.</span></div>
<div>hakmoun
<div>
<div>

</div>
</div>
</div>
</div>
				</div>			</content>			<id>http://finhome-gnawa.musique.com/117214/maalmin-du-gnawa/</id>			<link href="http://finhome-gnawa.musique.com/117214/maalmin-du-gnawa/" />			<author>				<name>finhome-gnawa</name>				<uri>http://finhome-gnawa.musique.com</uri>			</author>			<updated>2007-09-24T19:10:53+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Les musiciens et leurs instruments</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span><strong><em>Les pratiques
rituelles, initiatiques et therapeutiques des Gnawa sont animees et
conduites par deux types d'intervenants : les maitres musiciens
(maalem) et leurs troupes, d'autre part les voyantes therapeutes.
Ils sont les princ</em></strong></span><strong><em><span>ipaux membres de la confrerie et agiront soit de
concert, soit separement selon l'activite envisagee.
Les musiciens gnawa se divisent en deux categories. Les
ma</span>i<span>tres musiciens et la troupe
qui est sous leur direction. Le maitre musicien est appele maalem
(plur : maalmin), il est le garant du culte et de la tradition
musicale. Au Maroc, ce terme designe toute personne ayant une
maitrise ou un savoir-faire dans une activite donnee, qu'elle soit
technique ou intellectuelle. On trouvera des</span></em></strong>
<strong><em><span>maalmin, par exemple, dans
l'artisanat. Pour obtenir ce statut, l'apprenti devra etre reconnu
officiellement par les membres de sa corporation et par les maalmin
qui l'ont precede
Les pratiques rituelles, initiatiques et therapeutiques des Gnawa
sont animees et conduites par</span> <span>deux types d'intervenants : les maitres musiciens
(maalem) et leurs troupes, d'autre part les voyantes therapeutes.
Ils sont les principaux membres de la confrerie et agiront soit de
concert, soit separement selon l'activite envisagee.</span>
<span>Les musiciens gnawa se divisent en
deux categories. Les maitres musiciens et la troupe qui est sous
leur direction. Le maitre musicien est appele maalem (plur :
maalmin), il est le garant du culte et de la tradition musicale. Au
Maroc, ce terme designe toute personne ayant une maitrise ou
un</span> <span>savoir-faire dans une
activite donnee, qu'elle soit technique ou intellectuelle. On
trouvera des maalmin, par exemple, dans l'artisanat. Pour obtenir
ce statut, l'apprenti devra etre reconnu officiellement par les
membres de sa corporation et par les maalmin qui l'ont
precede</span></em></strong></p>
<p><span><em><strong>guembri ou bien el
hejhouj</strong></em></span></p>
<p><span><span>L'instrument de musique principal chez les Gnawa
qui animent la lila de derdeba, le rite de possession, se nomme le
guembri. Cet instrument est joue par le maitre musicien (le
maalem). Le maalem est egalement le chanteur principal de la
troupe. Les autres musiciens de la troupe jouent</span>
<span>les qarqabu, sorte de castagnettes en
metal, et executent les danses. Ils sont generalement les disciples
du maalem et aspirent a devenir maitre a leur tour. Ils realisent
egalement le contre-chant en repetant en coeur les devises chantees
par le maitre. Toutefois, il arrive que le maitre jouant le guembri
soit trop fatigue pour chanter et confie cette tache a un de ses
disciples.</span>
<span>Le guembri est un luth tambour a trois
cordes et a registre bas. Il est constitue d'une caisse de
resonance et d'un manche en bois. Le bois utilise peut etre du
noyer ou de l'acajou, mais les anciens maitres
preferent le bois de peuplier qui donne une meilleure
resonance. La caisse du guembri mesure soixante centimetres de
long, vingt centimetres de large et quinze de profondeur. Elle est
traversee par un manche d'environ un metre. Les guembri qui servent
a l'apprentissage sont appeles "aouicha" et sont plus
petits.</span>
<span>La caisse de resonance du gembri est
recouverte par une peau de dromadaire sechee et tannee. La partie
utilisee est le cou du dromadaire. C'est cette peau qui, frappee
par la main droite du musicien en meme temps que les cordes,
donnera au guembri un son de percussion. Le guembri possede trois
cordes. Deux cordes remontent jusqu'en haut du manche, celle du
milieu s'arrete a la moitie du manche, elle est
jouee a vide par le maaem</span><span>. Les cordes sont faites a partir des intestins
d'un bouc bien gras pour qu'elles ne cassent pas au moment de la
preparation. La confection de chaque corde du guembri demande un
nombre precis d'intestins.</span> <span>Lees
intestins servant a fabriquer les cordes viennent toujours
d'un animal sacrifie rituellement selon ls usages des Gnawa. Un
sistre metallique, la "sersera", vient s'encastrer a l'extremite du
manche du guembri, il est mis en resonance par les mouvements de
l'instrument et les vibrations des cordes.</span></span></p>
<span><em><strong>Quarqabus</strong></em></span>
<p></p>
<div><span>Les
qarqabus, aussi appeles crotales ou qraquech
sont utilisespar la troupe qui est au service du maalem.
Ce sont deux cupules en fer, identiques,</span> <span>de treize centimetres de diametre, reliees par une
tige metallique de neuf centimetres sur trois de
large.</span>
<span>Le musicien tient dans chaque main
deux de ces claquettes et les entrechoquent, les parties concaves
symetriques se faisant face.</span>
<span>Un lacet en cuir de vache fixe les
cupules interieures par une extremite perforee. Un autre
lacet, passe par deux trous le long de la tige metallique, permet
de glisser le pouce dans le qarqabu superieur et les quatre doigts
dans l'autre</span></div>
				</div>			</content>			<id>http://finhome-gnawa.musique.com/117193/Les-musiciens-et-leurs-instruments/</id>			<link href="http://finhome-gnawa.musique.com/117193/Les-musiciens-et-leurs-instruments/" />			<author>				<name>finhome-gnawa</name>				<uri>http://finhome-gnawa.musique.com</uri>			</author>			<updated>2007-09-24T18:47:20+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>histoire du gnawa</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<span>Les Gnawas sont originaires d'Afrique
occidentale (Guinee, Mali, Soudan). Ils ont
ete amenes au Maroc en tant qu'esclaves. Leur
saint patron est Sidi Bilal, c'est le premier esclave qui fut
libere par le prophete Mahomet pour devenir le
premier muezzin (celui qui fait l'appel a la priere)
de l'Islam. Ils se sont ensuite metisses a la
population locale et se sont formes en confrerie pour
creer un culte original melangeant des apports
africains et arabo-berberes.</span>
<p>On dit des Gnawa qu'ils sont
"africains par la seve et maghrebins par la greffe".
Les Gnawa pratiquent un rite de possession appele derdeba et
qui se deroule la nuit (lila) d'ou son appellation de
lila de derdeba. Ce rite rassemble les chefs de culte et les
adeptes qui vont s'adonner a la pratique des danses de
possession et a la transe.</p>
<p></p>



 <strong>Le rite de
possession (lila de derdeba)</strong>



<p>Lors du rite de possession, les
musiciens, apres avoir effectue leur
repertoire de divertissement (koyyou), vont jouer le
repertoire sacre (mlouk) ou les adeptes et les
danseurs vont etre sujet a des
phenomenes de transe. Le maitre musicien va
enchainer, de minuit a sept heures du matin, une
serie de devises chantees, accompagnees par
son guembri et par les joueurs de qraqeb. Chaque devise
chantee fera reference a un djinn ou
a un mlouk (genie, esprit) bien
determine.</p>
<p>Les entites
invoquees peuvent etre des entites purement
surnaturelles ou des saints ayant reellement existe.
Il y a sept cohortes de mlouk et chacune d'entre elles
possede a sa tete un ou plusieurs esprits
dominants. Les mlouk ont chacun une devise chantee, un
encens particulier (que l'on brule quand l'esprit prend
possession d'un adepte), une couleur.</p>
<p>On distingue les mlouk de la mer
(moussaouiyin) auxquels on attribue le bleu clair ; les
celestiels (samaouiyin) ont pour couleur le bleu
fonce ; les mlouk de la foret, (rijal al ghaba)
originaires d'Afrique ont pour couleur le noir tout comme les mlouk
appartenant a la cohorte de Sidi Mimoun ; enfin les mlouk
rouges (al houmar), lies au sang et qui hantent les
abattoirs. Le blanc et le vert sont reserves aux
saints invoques, notamment Moulay Abdelkader Jilali et les
chorfa. La couleur jaune est attribuee a l'esprit
feminin Lala Mira.</p>
<p>Le Coran precise aussi
que les djinns sont crees a partir de feu clair sans
fumee, et se differencient des anges qui sont
crees de lumiere. Les djinns sont encore
decrits comme des etres plus subtils que les
etres humains. Ils possedent leurs principales
fonctions psychologiques et physiologiques ; ils mangent, boivent,
se marient, engendrent et meurent. Ils ont meme une
constitution sociale calquee sur celle des hommes. Autant
que les hommes, ils sont doues d'intelligence et
responsables de leurs actes. L'activite des djinns se
deroule la nuit et se termine avant l'aube, lorsque le
muezzin appelle a la priere.</p>
<p>Les
danseurs-possedes entretiennent tous une relation
plus ou moins proche avec un esprit cite
precedemment. Pendant le rite de possession (lila de
derdeba), lorsque le maalem commence a jouer le
theme et la devise d'un genie, le
possede qui se rattache a cet esprit entrera
en transe et s'identifiera a lui. Cette danse de possession
sera souvent effectuee avec des objets rituels qui
revelent les attributs du genie possesseur :
danse avec des poignards pour Sidi Hammou, le maitre des
abattoirs, avec un bol d'eau sur la tete pour Sidi Moussa
(Moise).</p>
<p>Quand le danseur entre en
transe, la voyante le couvre d'un voile
de la couleur attribuee a l'esprit qui le
possede, elle brulera egalement un encens
adapte a cet esprit.</p>
<p>Les adeptes du culte sont
generalement des malades en quete de
guerison et le culte de possession fonctionne comme une
cure. Toutefois, la possession n'est pas qu'exorcisation, la
puissance curative n'est pas la seule dimension du culte. Le rituel
des Gnawa consiste en une sorte "d'initiation dont le point de
depart aura ete la maladie" car nombre de
possedes restent dans la confrerie et
poursuivent l'initiation une fois l'equilibre
retrouve. Il y a une hierarchie dans la possession :
du possede frappe au possede qui
maitrise l'esprit qui l'a au depart tourmente
(celui-ci deviendra parfois maalem ou chef de culte). Le
culte de possession fonctionne pour les Gnawa comme une voie
(tarique) conduisant a decouvrir la lumiere
interieure.</p>
<p>Les pressions exterieures
exercees sur les Gnawa sont aujourd'hui tres fortes.
Elles viennent d'une part des fondamentalistes musulmans qui vont
tenter de diaboliser leurs pratiques. D'autre part, de certains
modernistes pour lesquels l'idee d'une communication directe
avec la surnature s'avere incompatible avec une certaine
idee de progres et de civilisation. Ceux-ci tenteront
de folkloriser leurs pratiques en mettant en valeur simplement la
musique et les danses mais en occultant totalement la
finalite des rituels.</p>
<p>De plus en plus de maelem
se dirigent vers des activites strictement musicales, plus
lucratives que les activites traditionnelles, et fortement
demandees au Maroc comme a l'etranger.
Toutefois, lors du mois de chabaane (avant le ramadan) une
foule toujours aussi dense se presse pour assister aux lila des
Gnawa dans de nombreuses villes du Maroc.</p>
<p></p>



 <strong>Les musiciens et
leurs instruments</strong>



<p>Les pratiques rituelles,
initiatiques et therapeutiques des Gnawa sont animees
et conduites par deux types d'intervenants : les maitres
musiciens (maalem) et leurs troupes, d'autre part les
voyantes therapeutes. Ils sont les principaux membres de la
confrerie et agiront soit de concert, soit
separement selon l'activite
envisagee.</p>
<p>Les musiciens gnawa se divisent
en deux categories. Les maitres musiciens et la troupe
qui est sous leur direction. Le maitre musicien est
appele maalem (plur. : maalmin), il est le
garant du culte et de la tradition musicale. Au Maroc, ce terme
designe toute personne ayant une maitrise ou un
savoir-faire dans une activite donnee, qu'elle soit
technique ou intellectuelle. On trouvera des maalmin, par
exemple, dans l'artisanat. Pour obtenir ce statut, l'apprenti devra
etre reconnu officiellement par les membres de sa corporation
et par les maalmin qui l'ont
precede.</p>
<p> Guembri
<span>L'instrument de musique principal chez les
Gnawa qui animent la lila de derdeba, le rite de possession, se
nomme le guembri. Cet instrument est joue par le
maitre musicien (le maalem). Le maalem est
egalement le chanteur principal de la troupe. Les autres
musiciens de la troupe jouent les qarqabu, sorte de castagnettes en
metal, et executent les danses. Ils sont
generalement les disciples du maalem et
aspirent a devenir maitre a leur tour. Ils
realisent egalement le contre-chant en
repetant en coeur les devises chantees par le
maitre. Toutefois, il arrive que le maitre jouant le
guembri soit trop fatigue pour chanter et confie cette
tache a un de ses disciples.</span></p>
<p>Le guembri est un luth tambour
a trois cordes et a registre bas. Il est
constitue d'une caisse de resonance et d'un manche en
bois. Le bois utilise peut etre du noyer ou de
l'acajou, mais les anciens maitres preferent le
bois de peuplier qui donne une meilleure resonance. La
caisse du guembri mesure soixante centimetres de long, vingt
centimetres de large et quinze de profondeur. Elle est
traversee par un manche d'environ un metre. Les
guembri qui servent a l'apprentissage sont appeles
"aouicha" et sont plus petits.</p>
<p>La caisse de resonance du
gembri est recouverte par une peau de dromadaire
sechee et tannee. La partie utilisee
est le cou du dromadaire. C'est cette peau qui, frappee par
la main droite du musicien en meme temps que les cordes,
donnera au guembri un son de percussion. Le guembri possede
trois cordes. Deux cordes remontent jusqu'en haut du manche, celle
du milieu s'arrete a la moitie du manche, elle
est jouee a vide par le maalem. Les cordes sont
faites a partir des intestins d'un bouc bien gras pour
qu'elles ne cassent pas au moment de la preparation. La
confection de chaque corde du guembri demande un nombre
precis d'intestins. Les intestins servant a fabriquer
les cordes viennent toujours d'un animal sacrifie
rituellement selon les usages des Gnawa. Un sistre
metallique, la "sersera", vient s'encastrer a
l'extremite du manche du guembri, il est mis en
resonance par les mouvements de l'instrument et les
vibrations des cordes.</p>
<p><span> Quarqabus</span>
Les qarqabus, aussi appeles crotales ou qraquech, sont
utilises
par la troupe qui est au service du maalem. Ce sont deux
cupules en fer, identiques, de treize centimetres de
diametre, reliees par une tige metallique de
neuf centimetres sur trois de large. Le musicien tient dans
chaque main deux de ces claquettes et les entrechoquent, les
parties concaves symetriques se faisant face. Un lacet en
cuir de vache fixe les cupules interieures par une
extremite perforee. Un autre lacet,
passe par deux trous le long de la tige metallique,
permet de glisser le pouce dans le qarqabu superieur et les
quatre doigts dans l'autre.</p>
<p><span> Tbel</span>
Lors de l'introduction de la partie sacree du rite de
possession, les Gnawa utilisent deux tambours appelles
"tbel". Le tbel est maintenu sur le cote gauche du musicien,
maintenu par une bandouliere et frappe par deux
baguettes dont l'une est courbee et l'autre droite. Le tbel
est utilise par paire et accompagne de quatre paires
de qarqabus.</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://finhome-gnawa.musique.com/117186/histoire-du-gnawa/</id>			<link href="http://finhome-gnawa.musique.com/117186/histoire-du-gnawa/" />			<author>				<name>finhome-gnawa</name>				<uri>http://finhome-gnawa.musique.com</uri>			</author>			<updated>2007-09-24T18:32:03+02:00</updated>		</entry></feed>