<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://chezmax.magicrpm.com</title>		<id>http://magicrpm.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://chezmax.magicrpm.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[DU SON, DES MOTS, DES COULEURS]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://chezmax.magicrpm.com</uri>		</author>		<updated>2009-11-07T13:14:04+01:00</updated>		<entry>			<title>JUSTE DU BON SENS.</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p><strong>"<em>A Woman's Got Ways</em>",
par le guitariste Johnnie Bassett, extrait de son dernier album
<em>The Gentleman Back</em> (2009).</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Martin Luther King</strong></p>
<p><strong>Discours de Bal Harbour, Florida, décembre
1961.</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p></p>
<p><strong>Je
mets de côté le vernis baptiste, les dessous du petit Jesus, la
colère de Dieu, la compassion chrétienneou le charivari des
bons sentiments. Ce ne sontpas mes sandwichs
quotidiens.</strong></p>
<p><strong>Mais
un type quiglisse des aiguilles comme celle-ci dans un
discours, qui écrit des ouvrages complets du même tonneau, je lui
tends la main.</strong></p>
<p><strong>Et s'il a fait un
Rêve,</strong> <strong>raison de plus pour le
suivre sur les routes du monde
entier.</strong></p>
<p><strong>Ce
soir, je profite seulement du bon sens. Puis aussi de la voix, de
la Gibson 335 de Johnnie, et des gémissements du saxophone de Keith
Kaminski. Je m'en vais feuilleter <em>La Seule Révolution</em> de
ce sacré pasteur King.</strong></p>
<p><strong>Je suis presque certain de ne pas m'en
porter plus mal demain matin.</strong></p>
				</div>			</content>			<id>http://chezmax.magicrpm.com/371859/JUSTE-DU-BON-SENS/</id>			<link href="http://chezmax.magicrpm.com/371859/JUSTE-DU-BON-SENS/" />			<author>				<name>chezmax</name>				<uri>http://chezmax.magicrpm.com</uri>			</author>			<updated>2009-11-07T13:13:47+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Trop froid, trop maussade... Je prends une chanson western sous le bras, direction le ranch.</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p><strong>Ce soir, il pleut,
ilau bout de mes plaines à batailles.
Rien de tel pour dézinguer les tours d'aiguilles.Mais on ne
peut pas rester ainsi, à regarder tomber les gouttes sur les lueurs
orangées de la ville.retourne
au</em>! C'est un lieu comme
cent mille autres là-bas. On l'atteint par la piste, à l'écart de
la <em>Scenic Highway 12</em>, il faut tournicoter entre les
arbres, descendre le vallon, remonter jusqu'à un grostas de
pierres sèches, puis bifurquer à gauchesur un chemin étroit
qui poudroie tout gris-bleu sous les pneus. Au bout, y'a de la
musique rustique, des couleurs nouvelles, quelques humains, des
mustangs en liberté. Il manque juste Robert pour s'y croire. Enfin
non, même sans lui,pas besoin de s'y croire : on
y</strong></p>
<p><strong>En tapotant ces dix lignes, je me rends
compte qu'il n'y a pas grand chose à dire surle <em>Boulder
Mountain Ranch</em>. Je regarde distraitement les images. En fait,
il faut y aller. J'ai cherché une petite mélodie, le morceau le
plus simple possible. C'est ça, il faut de la simplicité. Là-haut,
entre le soleil et la sueur, les jours coulent d'eux-mêmes, y
compris les plus difficiles. "<em>Come On In</em>" invite à
franchir le seuil.Buck Owens et Brad Paisley s'en
donnent à coeur joie. Aucune raison de ne pas en faire autant.
Viens, viens, oui, toi aussi, je vous emmène.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> Quelques bouts
de bois, un cercle de rouille, du vert et du vent :on
est</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> Ne pas s'y fier :
la bête semble morte, mais son âme rôde entre les
barbelés...</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> Rien
n'est concevable sans la scie. Deux rondins coupés, puis dix et
cent, le <em>ranch</em>prend corps sous les dents
d'acier.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> Tous
s'asseyaient en cercle autour des braises. La vallée aussi était de
la fête. Le temps se mettait à l'arrêt, commele chasseur qui
retient son souffle.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> La
salière et les boules de fer.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> Fidèle ami.
Mort et vie dans le viseur.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> La grande salle
a été remaniéeafin d'accueillir les voyageurs de passage. Le
rocker profite d'une pause, l'esprit à plat ventre,en
caressant la Fender acoustique.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> Les pieds de la
chaise du cowboy, ombres finessur le parquet
buriné.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Entre les boules d'épineux, les chevaux
s'ébrouent. La cascade siffloteles pins
Douglas. Il fait frais quand tombe la nuit. Pour la peine, la Lune
reste couchée. Les poutrent claquent dans le noir, comme des tirs
de mortiers. On n'est même pas certain d'être réellement aux marges
de la Frontière. Le film de notre jeunesse recouvrecette
tenture étoilée, à l'aplomb du désert, qui miroite au lointain.
Aujourd'hui, vu de ma triste plaine bardée de tétanos, le
<em>Boulder Ranch</em> fait figurede rêve éveillé. La
question tourne en boucle, confuse et rigolote au fond... Etait-ce
bien vrai, tout ça ?...</strong></p>
				</div>			</content>			<id>http://chezmax.magicrpm.com/373293/Trop-froid-trop-maussade-Je-prends-une-chanson-western-sous-le-bras-direction-le-ranch/</id>			<link href="http://chezmax.magicrpm.com/373293/Trop-froid-trop-maussade-Je-prends-une-chanson-western-sous-le-bras-direction-le-ranch/" />			<author>				<name>chezmax</name>				<uri>http://chezmax.magicrpm.com</uri>			</author>			<updated>2009-11-03T21:01:06+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Au bout de nos routes, la petite fenêtre de Mary-Lou.</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p><strong> "<em>Petite
Fenêtre</em>", une composition de Mary-Lou extraite de leur dernier
album <em>Courrier Transatlantique</em> (juin
2009).</strong></p>
<p><strong>J'ai reçu <em>Courrier Transatlantique</em>
mercredi midi, par le canal habituel. Je l'attendais depuis
longtemps. Ce n'est un secret pour personne :j'aime beaucoup
le travail de Mary etJean-Luc, rejoints récemment
parStéphane, ces <em>hoboes</em> du Grand Ouest qui allient
de façon unique nos racines françaises aux mythes fondateurs de
l'Amérique. Depuis 13 ans, ils sillonnent l'hexagone, ses bordures
et même le Nouveau Monde, à la rencontre des gens, des sensations
et des traditionsqui alimentent le chaudron de leur
art.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Ce sixième album leur permet de franchir un
palier vers la reconnaissance. Ils nous servent ici 11 morceaux de
choix sur un plateau princier, mixés aux oignons sauvages de la
Floride par le maître du son Pete Winter. On se laisse porter par
leursvagues folk et bluegrass, pimentées de cajun par ci, de
blues par là, avec des voix souples bien mises enrelief sous
lesbourlingue "<em>entre Dallas
et Detroit</em>", sur les berges du Mississippi, dans le train des
gueux à la recherche du bonheur, et pourtant onnavigue aussi
dans le Finistère. Avec eux, c'est partout chez nous. L'alliage
qu'ils ont mis au point est un trésor de fraîcheur, de simplicité,
de profondeur d'esprit, de bienveillance. La tête dans les
escarbilles de la loco, j'y reviens sans honte ni frein. Trop bon
!</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> Le long de la Highway, loin de chez moi : la <em>petite
fenêtre de lumière</em> à Tusayan, Arizona (collec.
perso).</strong></p>
<p></p>
<p><strong>Mary a la voix douce comme un pompon. Elle est
rassurée par le minuscule carré de soleil qui se cache au bout de
sa route. Tous ceux qui voyagent un peu ont cette obsession de la
lumière sur la berne. On avance, on avance, les arbres défilent
dans le rétro. On s'attable au bar avec un inconnu, éclairage. On
repart à l'assaut du neuf, du vide, de la foule grouillante, et un
détail nous saute aux yeux. Un oiseau s'envole dans la brume,
éclairage. Un tronc de cèdre claque dans la nuit d'été, éclairage.
Unfait signe de la main en souriant,
nouvelle lueur surle parcours. Mary a raison : "<em>Ce soir
où je n'attendais rien, elle était là sur mon
chemin</em>".</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> Le
long de la Marne, cet après-midi : la <em>petite fenêtre de
lumière</em>(collec.
perso).</strong></p>
<p></p>
<p><strong>La petite fenêtre s'ouvre au gré de nos
humeurs. Je ne suis pas plus mal armé que Mary et Jean-Luc pour
découvrirmon chemin vers le fanal. Je les remercie
aujourd'hui de nous rappeler l'évidence : le long de toutes les
routes, bretonnes, corses, louisianaises ou africaines, même les
plus cabossées, même les plus dangereuses, même les moins
fréquentées, des lumignons attendent au coin de la nuit. Ils
veillent sur nos jours, en silence, prêt à bondir sur le sentier.
Ils sont notre chance à jamais renouvelée. A nous, voyageurs
fourbus, de glisser nos pas dans la blancheur de cesespoirs
naissants.</strong></p>
				</div>			</content>			<id>http://chezmax.magicrpm.com/373176/Au-bout-de-nos-routes-la-petite-fen-tre-de-Mary-Lou/</id>			<link href="http://chezmax.magicrpm.com/373176/Au-bout-de-nos-routes-la-petite-fen-tre-de-Mary-Lou/" />			<author>				<name>chezmax</name>				<uri>http://chezmax.magicrpm.com</uri>			</author>			<updated>2009-11-05T11:20:16+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Et si c'était ça, l'Amour ?   -   Jimmy's blues (part 2).</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p><strong>"<em>If This Is
Love</em>", de Jimmy Thackery  The Drivers, toujours sur
l'album <em>Switching Gears</em> (1998). Deux guitares sont de
sortie sur un rythme gigaclassique et un thème rebattu. Tant pis,
ou tant mieux. Je me réjouis de leur enthousiasme de débutants. Le
naturel a souvent du bon, vous savez... Pour le reste, on fait
comme d'habitude : je laisse aller mes souvenirs sur quelques
images perso et les accords des deux terribles.</strong></p>
<p><strong>Il
fallait que ça arrive. Quand on n'a rien voulu faire à l'école, on
le regrette un jour. Pour Jimmy, c'était hier soir. Il devinait
bien qu'aucune gloire n'était taillée à sa mesure. Sa toute petite
mesure de mécano d'ici, dans le blanc des cartes routières. Mais de
là à perdre un boulot pour avoir raté une division... Son erreur de
calcul a fait plonger la Desoto du docteurGunsteel dans le
ravin, le bonhomme est salement désarticulé. Sans travail à l'heure
d'être grand-père, avec la conscience en fièvre, tu parles d'une
tuile... en bleu marine maintenant.
"<em>Arbeitlöser Blues</em>". Tiens, cela ferait un joli titre de
chanson pour le fils Berchenbling, ce franco-allemand à la gouaille
facile qui ravaude les nuits du <em>juke joint</em> d'Escalante,
accroché à son bandonéon en demi-lune. Si seulement... Si seulement
il avait écouté un peu mieux Monsieur Walker.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>
L'école de Fruita, adossé au roc western USA (collec.
perso).</strong></p>
<p></p>
<p><strong>Monsieur Walker leur faisait peur. Pourtant, chacun
l'aimait bien. Sa patience semblait sans limite. Dans sa large
blouse grise, il gesticulait en arpentant la minuscule salle de
classe. Il n'élevait jamais la voix, mais sa dizaine d'élèves
sentait clairement le chargement des canons quand l'envie de
rigoladetrop franche. Jimmy était assis au
premier rang, contre la fenêtre. Dehors, il voyait la falaise rosée
et les branches enchevêtrées des cerisiers.</strong></p>
<p><strong>Pourquoi refuser ainsi d'apprendre ? Jimmy n'avait jamais
eu de réponse. Les leçons étaient pour lui une torture quotidienne.
La multiplication lui donnait des haut-le-coeur. Fallait-il mettre
un "<em>o</em>" et deux "<em>r</em>" à "<em>paume de tere</em>" ?
La date de la bataille de Yorktown ne ferait jamais manger de pain
frais à personne. Monsieur Walker insistait. Il gardait Jimmy le
soir, après l'école, pour reprendre une opération, un poème. Peine
égarée.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> Jimmy's
placeFruita school, western USA (collec.
perso).</strong></p>
<p></p>
<p><strong>En revanche, il aimait les embardées du vieux maître.
Lorsque celui-ci quittait ses gammes pour improviserautour de
la vie, toute la classe retenait son souffle. "<em>Voyez-vous les
enfants, le calcul et l'orthographe ne sont que les chaussures. Ce
qui compte pour un homme, c'est la façon de
marcher</em>".Monsieur Walker trouvait toujours la belle
image. A chaque incident, il transformait l'estrade en planches de
théâtre, et le monde des gens surgissait en pleine lumière, sous
leurs yeux ébahis, à la faveur d'un retour sur l'histoire, la
grammaire, la géométrie,ou le comportement des animaux. Là,
d'un coup, Jimmy se sentait élève, acteur, presque maître à son
tour. Au-dessus de tout revenaient la Curiosité, le Respect et
l'Amour. C'était la force de Monsieur Walker.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> Le
pupitre de Jimmy (collec.
perso)</strong></p>
<p></p>
<p><strong>Un bagarre avait éclaté à propos du petit couteau de
Charlie. Volé ou pas, Jimmy n'y était pour rien. Et l'autre qui ne
voulait pas céder... Jimmy non plus. A l'époque, comme les gamins,
il pensait que c'était lui le plus fort. Il menait sa bande en
trublion de l'Ouest. Une occasion n'attendait pas l'autre pour
frimer de bêtise. Monsieur Walker les avait séparés fermement. Ils
les fittous rentrer dans la petite pièce et s'asseoir en
cercle autour du poêle à bois.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong> Au coin
du bureau de Monsieur Walker Fruita
school</strong></p>
<p></p>
<p><strong>Leçon d'histoire romaine. Chaque élève recut un rôle, qui
centurion, qui édile, qui sénateur. Jimmy se retrouva général. Plus
personne ne bronchait dans la classe. Monsieur Walker était
l'Empereur. Au fur et à mesure de la démonstration, les larmes
montaient aux yeux. Chaque avancée dans les méandresdu
despotismeclaquait comme un coup de glaive sur l'ego des
garçons. Les regardss'éclaircissaient enfin. César Walker les
terrassa.</strong></p>
<p><strong><em>"Des chefs de guerre, y'en a de toutes sortes. Des
bons, des mauvais, on en trouve des pleines cagettes. Mais une fois
de temps en temps, il en sort un, exceptionnel, un héros, une
légende. Des chefs comme ça, y'en a presque jamais. Mais tu sais ce
qu'ils ont tous en commun ?"</em></strong></p>
<p><strong>Jimmy fixait ses pieds.</strong></p>
<p><strong><em>"Général, regarde-moi. Tu sais ce que c'est, leur
pouvoir secret ?".</em></strong></p>
<p><strong>Jimmy fit non de la tête.</strong></p>
<p><strong><em>"Ils ne se battent que pour la dignité des
faibles".</em></strong></p>
				</div>			</content>			<id>http://chezmax.magicrpm.com/373055/Et-si-c-tait-a-l-Amour-Jimmy-s-blues-part-2/</id>			<link href="http://chezmax.magicrpm.com/373055/Et-si-c-tait-a-l-Amour-Jimmy-s-blues-part-2/" />			<author>				<name>chezmax</name>				<uri>http://chezmax.magicrpm.com</uri>			</author>			<updated>2009-10-29T12:54:40+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Les trois fléaux    -    Jimmy's rock'n'roll (part 1).</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p><strong>Jimmy Thackery
 The Drivers ne sont pas des rigolos. J'ai extrait ce
"<em>Monkey</em>" tonitruant de l'album <em>Switching Gears</em>,
sorti en 1998. C'est une sorte de rock'n'roll complètement basique.
Deux photos feront l'affaire, sur le souvenir d'un vieux conte
populaire corse. Bien sûr, tout est remanié au fil de mes détours.
Demain, Jimmyfera parler le blues, pour
changer.</strong></p>
<p><strong>La Maladie,
la Douleur et la Mort faisaient un triste attelage. Elles étaient
bonnes copines et s'amusaient des mêmes blagues. Depuis que la
Boule tournait, elles s'obstinaient à tourmenter les hommes, sans
relâche ni remords. Elles s'invitaient chez l'une ou l'autre pour
rire de leurs sales coups, autour d'un repas de
fête.</strong></p>
<p><strong>Ce midi-là,
plus un rond. Les méchancetés de la veille ne leur avaient pas
permis d'arracher le moindre dollar aux voyageurs de passage. Il
fallait trouver du liquide sans tarder.</strong></p>
<p><strong>"<em>J'aperçois un gros sur une Harley
noire</em>", hurla soudain la Maladie. "<em>Essaie de rapporter au
moins une pièce à revendre</em>", lui souffla la
Douleur.</strong></p>
<p><strong>La Maladie
descendit vers le biker et l'accosta : "<em>File-moi ta bécane</em>
!".</strong></p>
<p><strong>- <em>As-tu
10 000 dollars pour te la payer</em> ?", demanda
Jimmy.</strong></p>
<p><strong>- <em>Non.
Mais je suis la Maladie. Si tu ne me donnes pas cette meule,
j'entre là-dedans</em>. Elle posa son index sur le ventre ballonné.
"<em>Tu t'épuiseras à courir dix mille fois aux
cabinets</em>".</strong></p>
<p><strong>Le motard
refusa et la diarrhée s'abattit sur lui. Boyaux à la renverse et
fesses serrées, il mit la Harley en marche. il s'allongea sur le
goudron. Le son des cylindres était diabolique. La Maladie ne
résista pas, quitta le ventre de l'homme ets'enfuit rejoindre
ses amies.</strong></p>
<p></p>
<p>
<strong> La
station-serviceà Hanksville, Western
USA (collec. perso).</strong></p>
<p></p>
<p><strong>La Douleur
tenta sa chance. Elle se présenta devant Jimmy avant d'exiger la
belle Harley. Comme il lui tenait tête, elle jeta des hordes de
crampes dans ses poignets,ses jambes, ses pieds, afin
qu'il ne puisse plus enfourcher son monstre. Le malheureux rampa
jusqu'au soleil découvert, brûlant comme le feu des Enfers. La
Douleur s'arc-bouta sur le brasier, mais la chaleur intense lui fit
lâcher prise. Elle quitta le corps de Jimmy.</strong></p>
<p><strong>"<em>A mon tour</em>, râla la Mort. D<em>evant
moi, il ne tiendra pas</em>".</strong></p>
<p><strong>- <em>Je veux ta moto. Vite</em>
!</strong></p>
<p><strong>- <em>Encore... Mais tu as de la tune au moins
?...</em></strong></p>
<p><strong>- <em>Non, je n'ai pas l'habitude de manier les
piécettes. Avec moi, ce sont les autres qui paient, et je demande
le prix fort.</em></strong></p>
<p><strong>- <em>Mais qui es-tu pour parler ainsi
?</em></strong></p>
<p><strong>- <em>Je suis la Mort.</em></strong></p>
<p><strong>- <em>Ahhh... Dans ce cas, je veux bien te
céder une sacoche de ma moto. Mais en échange, j'aimerais que tu
m'offres un petit cadeau : viens me chercher le plus tard
possible.</em></strong></p>
<p></p>
<p>
<strong> Jimmy et ses frères à
Hanksville, juste avant le drame (collec.
perso).</strong></p>
<p></p>
<p><strong>La Mort prit
Jimmy par le bras et le conduisit dans la vallée de la <em>Dirt
Hell River</em>, au-delà du désert. Des milliards de bougies
étaient allumées près de l'eau. Elle lui montra la
sienne.</strong></p>
<p><strong>- <em>Lorsqu'elle s'éteindra, ce sera ta
fin</em>.</strong></p>
<p><strong>- <em>Peux-tu me rajouter quelques centimètres
de mèche ?</em></strong></p>
<p><strong>L'oeil brillant, la Mort le dévisagea en
grimaçant : "<em>Je ne peux ni l'allonger, ni la raccourcir. Je
suis implacable.</em>"</strong></p>
<p><strong>Alors Jimmy se détendit. Il marcha
tranquillement jusqu'à la pompe à gazoline, sans rien dire, la Mort
trottinant à ses trousses. Il se servit 20 dollars de
<em>regular</em>puis monta sur sa bécane. D'un coup de kick,
le moteur vrombit. Il décolla plein pot, trop content de retrouver
le vent dans ses cheveux défaits.</strong></p>
				</div>			</content>			<id>http://chezmax.magicrpm.com/373014/Les-trois-fl-aux-Jimmy-s-rock-n-roll-part-1/</id>			<link href="http://chezmax.magicrpm.com/373014/Les-trois-fl-aux-Jimmy-s-rock-n-roll-part-1/" />			<author>				<name>chezmax</name>				<uri>http://chezmax.magicrpm.com</uri>			</author>			<updated>2009-11-03T20:49:22+01:00</updated>		</entry></feed>