<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://zimut.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://zimut.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[-Where The Streets Have No Name-]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://zimut.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2008-04-06T13:42:03+02:00</updated>		<entry>			<title>-The U.S vs John Lennon-</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">								</div>			</content>			<id>http://zimut.blog.toutlecine.com/2393/The-U-S-vs-John-Lennon/</id>			<link href="http://zimut.blog.toutlecine.com/2393/The-U-S-vs-John-Lennon/" />			<author>				<name>zimut</name>				<uri>http://zimut.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-04-06T13:41:46+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>-The U.S vs John Lennon-</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://zimut.blog.toutlecine.com/2391/The-U-S-vs-John-Lennon/</id>			<link href="http://zimut.blog.toutlecine.com/2391/The-U-S-vs-John-Lennon/" />			<author>				<name>zimut</name>				<uri>http://zimut.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-04-06T13:38:50+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>-Mystic River-</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong><em>Mystic
River</em></strong> est un film realise par
Clint Eastwood, sorti en 2003.</p>
<h2><span><em><span>Synopsis</span></em></span></h2>


<div><em><strong>Ce qui suit devoile des moments
cles de l'intrigue</strong></em>.</div>


<p><em><strong>Jimmy, Sean et
Dave sont trois amis d'enfance, mais un jour Dave est enleve
par deux pedophiles sous les yeux de ses deux amis
impuissants. Les ravisseurs abusent de Dave pendant quatre jours
jusqu'a que ce dernier reussisse a leur
echapper. Une vingtaine d'annees plus tard, alors que
les trois amis ont suivi des voies differentes, leurs
chemins vont a nouveau se croiser lors d'un autre
evenement tragique: le meurtre de Katie, la
fille de Jimmy.</strong></em></p>
<p></p>
<h2><span><span><em>Fiche
technique</em></span></span></h2>
<ul>
<li><em><strong>Titre: Mystic
River</strong></em></li>
<li><em><strong>Realisation: Clint Eastwood</strong></em></li>
<li><em><strong>Scenario: Brian Helgeland, d'apres le roman de
Dennis
Lehane</strong></em></li>
<li><em><strong>Production: Clint Eastwood, Judie
Hoyt, Robert Lorenz et
Bruce
Berman</strong></em></li>
<li><em><strong>Societe de
production: Warner Bros.
Pictures</strong></em></li>
<li><em><strong>Budget: 30
millions de dollars</strong></em></li>
<li><em><strong>Musique:
Clint Eastwood et Kyle Eastwood (chansons Cozmo et Black Emerald
Blues)</strong></em></li>
<li><em><strong>Photographie: Tom Stern</strong></em></li>
<li><em><strong>Montage: Joel Cox</strong></em></li>
<li><em><strong>Decors: Henry
Bumstead</strong></em></li>
<li><em><strong>Costumes:
Deborah Hopper</strong></em></li>
<li><em><strong>Pays
d'origine: Etats-Unis</strong></em></li>
<li><em><strong>Format: Couleurs - 2,35:1 - DTS /
Dolby Digital / SDDS - 35
mm</strong></em></li>
<li><em><strong>Genre:
Drame, thriller</strong></em></li>
<li><em><strong>Duree: 137
minutes</strong></em></li>
<li><em><strong>Dates de
sortie: 23 mai 2003 (festival de Cannes), 15 octobre 2003
(Belgique, Etats-Unis, France,
Suisse)</strong></em></li>
<li><em><strong>Film interdit
aux moins de 12 ans lors de sa sortie en France, et aux moins de 14
ans en Suisse (canton de Geneve) et au
Canada</strong></em></li>
</ul>
<p></p>
<h2><em><span><span>Distribution</span></span></em></h2>
<ul>
<li><em><strong>Sean Penn (VF: Emmanuel Karsen): Jimmy
Markum</strong></em></li>
<li><em><strong>Tim Robbins (VF:
Bruno Choel): Dave
Boyle</strong></em></li>
<li><em><strong>Kevin Bacon (VF:
Philippe Vincent): Sean
Devine</strong></em></li>
<li><em><strong>Laurence Fishburne (VF:
Paul Borne) : Sergent Whitey
Powers</strong></em></li>
<li><em><strong>Marcia Gay Harden (VF:
Maite Monceau) : Celeste
Boyle</strong></em></li>
<li><em><strong>Laura Linney (VF:
Ivana Coppola): Annabeth
Markum</strong></em></li>
<li><em><strong>Eli Wallach: Mr.
Loonie</strong></em></li>
<li><em><strong>Kevin Chapman (VF:
Philippe Peythieu): Val
Savage</strong></em></li>
<li><em><strong>Tom Guiry: Brendan
Harris</strong></em></li>
<li><em><strong>Emmy Rossum (VF:
Agathe Schumacher) : Katie
Markum</strong></em></li>
<li><em><strong>Spencer Treat Clark: Silent
Ray Harris</strong></em></li>
<li><em><strong>Andrew Mackin: John
O'Shea</strong></em></li>
<li><em><strong>Adam Nelson: Nick
Savage</strong></em></li>
<li><em><strong>Robert Wahlberg: Kevin
Savage</strong></em></li>
<li><em><strong>Jenny O'Hara: Esther
Harris</strong></em></li>
<li><em><strong>John Doman:
Driver</strong></em></li>
<li><em><strong>Jonathan Togo:
Pete</strong></em></li>
</ul>
<p></p>
<h2><span><em><span>Autour du
film</span></em></span></h2>
<ul>
<li><em><strong>Sean Penn a
reu l'Oscar du meilleur acteur
pour son interpetation de Jimmy
Markum.</strong></em></li>
<li><em><strong>Tim Robbins
a reu l'Oscar du meilleur acteur dans
un second role pour son interpretation de Dave
Boyle.</strong></em></li>
<li><em><strong>Le film a obtenu
le Cesar du Meilleur Film
etranger.</strong></em></li>
<li><em><strong>Eastwood
fait tourner deux de ses actrices fetiches:
Laura Linney, six ans apres
Les Pleins pouvoirs et Marcia Gay Harden, trois ans apres
Space Cowboys. Celles-ci se
retrouveront l'annee suivante dans P.S.</strong></em></li>
</ul>
<h2><span><em><span>Tournage</span></em></span></h2>
<p><em><strong>Le tournage a eu
lieu entre le 26 septembre
2002 au 17
novembre 2002.</strong></em></p>
<p>
(Source
: wikipedia)</p>
<p></p>
<p>
<strong><em><span>ON
ENTERRE NOS PECHES,</span></em></strong></p>
<p><strong><em><span>ON
NE LES EFFACE PAS</span></em></strong>

</p>







<p><strong><em>Nouvelle
merveille signee Clint Eastwood
et adaptee du roman eponyme de Dennis Lehane, Mystic
River est une tragedie profondement
americaine, s'interrogeant sur les marques que laisse
un acte de violence sur sa victime et son environnement. Au premier
plan, un meurtre; celui de Katie, la fille de Jimmy Markum 
interprete par Sean
Penn. Composant tout en finesse, Penn incarne parfaitement
ce personnage torture par une douleur intense, dont il est
contraint d'accepter les consequences. Alors
qu'il essaye de l'apprivoiser, il se laisse consumer
par un desir obsessionnel de vengeance qui ne sera assouvi
qu'une fois qu'il aura trouve et tue le
coupable. Pour mener l'enquete: Sean Devine (Kevin
Bacon qui signe une prestation sobre, interiorisee,
remarquable et deconcertante), le seul des trois camarades
a avoir quitte leur quartier d'enfance.
Reconverti en inspecteur de police criminelle, sa vie se
resume a aller d'un corps ensanglante
a un autre, tel un vampire monotone. En toile de fond, un
viol; celui de Dave Boyle. Secret, renferme, toujours sur la
defensive, le trauma qu'il a subi dans son enfance
l'a transforme en zombie errant. Jouant de son
physique, Tim Robbins apporte une certaine humanite a
ce personnage totalement aneanti. Ces trois protagonistes
sont inevitablement lies par ces drames. Ils
subissent chacun de leur cote une lente torture, sorte
de maladie incurable revelee lors de
l'enlevement de Dave, et qui s'est
etalee sur vingt-cinq longues annees. Le
passe qui les hante rattrape soudain le present dans
lequel ils se debattent pour se creer un avenir
incertain. Comme dans Impitoyable, la fatalite
devastatrice guide les heros sur une voie sans
retour. Se transformant en personnages "eastwoodiens" par
excellence, ils doivent apprendre a composer avec les
aleas de la vie, l'age et leur
entourage.</em></strong></p>







<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em><strong>Derriere
ces trois fantomes humains, trois femmes s'activent
dans l'ombre pour essayer de prendre part a leur
existence, voire dans certains cas la diriger. Lauren Devine (Tory
Davis) a quitte son mari et le harcele jour et nuit
par telephone. Rarement presente physiquement
- ni meme oralement puisqu'elle reste inlassablement
muette derriere le combine - elle represente
une agression morale pour Sean, le consumant peu a peu, le
laissant en proie a tous les doutes et idees noires
qui le rongent. Annabeth Markum et Celeste Boyle ont dans un
premier temps une fonction de liant entre leurs deux maris.
Cousines germaines issues d'une grande famille mafieuse,
elles etablissent un double lien entre les deux hommes qui
ajoute une tension supplementaire a leur relation.
Annabeth Markum (surprenante Laura Linney) est un personnage
a fort caractere. Fiere, toujours sur ses
gardes, elle a une influence primordiale sur son mari, allant
jusqu'a prendre controle de la situation face
a l'epuisement et l'egarement de
Jimmy. Telle une Lady McBeth (a noter l'analogie des
noms) elle l'eleve au statut de roi dans un
monologue final etourdissant. A l'oppose,
Celeste Boyle, interpretee tout en nuance par la
talentueuse Marcia Gay Harden, se voit submergee par les
evenements. Face a un mari absent et
enigmatique, avec lequel toute communication est impossible,
elle est obligee de faire marcher son imagination, causant
sans le vouloir la perte de celui qu'elle tente de
proteger. Alors qu'elle n'a pas vecu, ni
meme eu connaissance, de l'episode traumatique
qui a vole la jeunesse de Dave, Jimmy et Sean, elle en est
l'une des victimes au meme titre
qu'eux.</strong></em>

<strong><span><em>THERE ARE STORIES A RIVER CAN
TELL</em></span></strong></p>







<p></p>
<p><em><strong>Gardienne de tous
ces secrets, a la fois menaante et accueillante, la
Mystic River du titre coule en arriere plan de
l'oeuvre. Symbole de Boston, elle cache en elle toute la
violence de cette ville, qui apparait peu a peu comme
un element determinant de l'intrigue. Le
quartier d'enfance des trois hommes, dans lequel habitent
toujours Dave Boyle et Jimmy Markum, est marque des
le debut du film par un esprit communautaire tres
fort. C'est un lieu qui a sa propre conscience, sa propre
identite, ses propres lois, le tout conditionnant
l'existence de ses habitants. Il devient un protagoniste
a part entiere, un microcosme oppressant qui joue un
role significatif dans les rapports entre les trois anciens
camarades. Dans cette optique, le personnage de Whitey Powers
(Laurence Fishburne) se pose comme un observateur de cette
communaute et des evenements qui la
bouleversent. Policier noir americain debarque
en territoire irlandais domine par la mafia, il
represente l'etranger venu de nulle part pour
denouer une situation conflictuelle que l'on retrouve
dans la plupart des films du realisateur. C'est
grace a sa complicite subtile avec son
partenaire Sean Devine qu'il parvient a acceder
a ce monde ferme. Tout en restant objectif, il essaye
de comprendre et de decouvrir les secrets que cache cette
Mystic River.

</strong></em></p>



<em><strong></strong></em>



<p><em><strong>Pour
completer cette ambiance bostonienne vehiculee
aussi bien par les rapports entre les personnages que par leur
accent, Clint Eastwood a cree une certaine
atmosphere de decadence, soulignant l'aspect
dramatique et mystique de la situation. L'automne
precoce de la Nouvelle-Angleterre avec ses chutes de
feuilles, son froid glacial et ses pluies incessantes apportent
a l'action ce climat particulier de
decrepitude. Les robes legeres de
premiere communion laissent place aux lourds manteaux
sombres d'hiver. Le climat suit l'intrigue,
impregne ses personnages. Les jours raccourcissent, ne
laissant bientot place qu'au crepuscule et
a ses fantomes. Ce dernier point est accompagne
par un travail tres precis de Tom Stern (le chef
operateur) sur les eclairages. Alors que Sean Devine
et Whitey Powers avancent dans leur enquete mettant a
jour tous les secrets du quartier, la lumiere
s'assombrie. La nuit tombe sur un nouvel acte de violence,
remettant en route le cercle inexorable du destin. Cette importance
de la luminosite est un point recurrent dans la
carriere de Clint Eastwood. Tous ses films sont
charges d'un jeu incessant avec les eclairages
comme elements constitutifs d'une ambiance
particuliere.


<span>LE CLASSICISME DE LA
NOUVEAUTE</span>

</strong></em></p>
<p><em><strong>Cette
intrigue puissante a la texture complexe est
merveilleusement accompagnee par une realisation
classique et epuree. Signant une mise en scene
limpide, permettant de suivre le moindre rebondissement, Clint
Eastwood pousse son art jusqu'a ses limites, sans
jamais tomber dans le trop-plein de sentiments ou le surplus
d'effets. En temoigne le denouement de la
sublime scene d'affrontement entre Dave Boyle et Jimmy
Markum. Un eclat de lumiere blanche pour
resumer en un electrochoc tous les tenants et
aboutissants du drame que viennent de vivre ces personnages. Il
propose un travail d'une grande virtuosite sur la
valeur des cadres et l'enchainement des plans. Alors
qu'il filme une histoire intime, il garde une certaine
distance par rapport a ses sujets, jouant sur
l'alternance entre proximite et eloignement. A
de nombreuses reprises, il filme certaines scenes en prises
de vues aeriennes comme pour signifier un oeil
exterieur omniscient, un etre supreme qui
dirigerait le destin de tous ces individus. Une marque de
realisation caracteristique du cineaste.
S'etant contente de rester derriere la
camera, le maitre fait egalement preuve
d'une direction d'acteurs irreprochable. Chaque
replique sonne juste, chaque mouvement est a sa
place. Le tout est accompagne d'une sublime musique en
totale adequation avec le sujet, ecrite et
interpretee par Clint Eastwood lui-meme et son
fils Kyle. Une unite qui fait de Mystic River un reel
chef d'oeuvre, et surement l'un des
meilleurs films du realisateur.</strong></em>

<span>Julie
Anterrieu</span></p>
<p></p>
<div></div>
<p></p>







				</div>			</content>			<id>http://zimut.blog.toutlecine.com/2388/Mystic-River/</id>			<link href="http://zimut.blog.toutlecine.com/2388/Mystic-River/" />			<author>				<name>zimut</name>				<uri>http://zimut.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-04-05T14:01:07+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>-Tom Sawyer-</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<h1><em><span>Les origines
de Tom Sawyer</span></em></h1>
<h1><em>Les aventures du dessin anime Tom Sawyer se
deroulent sur une periode assez courte.L' histoire
commence quelques mois avant les vacances d'ete et se
termine a la rentree suivante,environ 6 mois plus
tard. Mark Twain s'est surement inspire de ses amis
d'enfance pour creer les personnages de son
roman.</em></h1>
<h1><span><em>Mark
Twain</em></span></h1>
<h1></h1>
<h1><em>Samuel
Langhorne Clemens dit Mark Twain,typographe, pilote de steam-boat
sur le Mississipi, chercheur d'or, journaliste et romancier,
est ne le 30 novembre 1835, a Florida
(Missouri,USA).Il est promu Docteur Honoris Causa de
l'Universite d'Oxford en 1907.Il meurt le 21 avril 1910
a Redding [Connectictut-USA]. Bien qu'il ait
ecrit des textes plus graves, Mark Twain est souvent retenu
comme l'auteur de Tom Sawyer et comme humoriste. "Je crois
que Notre Pere Celeste a invente l'homme
parce qu'il a ete deu du singe"
Mark Twain.</em></h1>
<div><strong><em>Mark Twain a eu une scolarite assez
courte, orphelin de pere a l'age de 12 ans, il
devient apprenti typographe a Hannibal
(Missouri).C'est la aussi qu'il fait son
apprentissage de l'ecriture en redigeant ses
premiers articles pour le journal local dirige par son
frere. De 1857 a 1861, il est pilote de steamboat,
reve de beaucoup de garons de cette epoque.
"Quand j'etais petit garon, dans notre village sur
la rive ouest de la Riviere Mississippi, mes camarades et
moi avions une ambition permanente, celle d'etre un
steamboatman." ('Old Times on the Mississippi').C'est de
cette periode de sa vie qu'il tire son nom
d'auteur. "Mark twain (ancien pour two) !" (Deux a la
marque !) etant le cri des sondeurs des steamers qui, par
hauts fonds, jaugeaient qu'il y avait bien les deux brasses
de profondeur necessaires a la navigation du bateau.
C'est la guerre de Secession, cause de
l'arret du trafic sur le Mississipi, qui met fin
a sa carriere de pilote. Pendant quelques
annees, il est chercheur d'or en Californie et au
Nevada. Experience qu'il relatera dans
'Roughing It' (Vivre a la dure). C'est en 1863, pour
la premiere fois, qu'il signe un texte humoristique du
nom de Mark Twain. En 1864 il devient reporter a San
Fransisco. Il commence a voyager comme correspondant du
Sacramento Union: les iles Hawai, l'Europe (France
et Italie principalement). C'est en 1869 qu'il
connait son premier succes d'auteur avec 'The
Innocents Abroad' (Naifs a l'etranger)
ou il attaque avec humour les prejuges et
comportements des Americains comme des Europeens . En
1870, il epouse Olivia Langdon. Entre 1876 et 1884,il publie
plusieurs textes remarques dont le celebre
'Tom Sawyer' qui fut cependant regarde comme une oeuvre
pour adolescents alors que lui la destinait a un public
adulte. Ce n'est que 'Huckleberry Finn' (1884), ou
l'on decele des reminiscences de Tom
Sawyer, qui sera considere comme fiction pour
adultes. Texte qui lui valut d'etre mis sur le
meme plan que Stevenson et Dickens. Ce recit met en
presence un jeune garon fugueur et un esclave Noir
fugitif. Premices d'une prise de position qu'il
affirmera plus tard dans 'The Man That Corrupted Hadleyburg'
(1900): "Je n'ai pas de prejuges de race_la
seule chose qui m'importe est de savoir qu'un homme est
un etre humain_ c'est suffisant pour moi, de ce fait,
il ne peut pas etre pire qu'un autre." La fin de sa vie
sera moins heureuse, en 1990 il est quasiment ruine par de
mauvais investissements et la chute de sa propre maison
d'edition.Pour essayer de se sauver de cette
banqueroute, il entreprend un cycle de conferences et de
cours en Nouvelle-Zelande, Australie, Inde et Afrique du
Sud. Durant ce periple, il apprend la mort de l'une de
ses filles. Le deces de sa femme quelques
annees plus tard finira d'obscurcir sa vie. Son
ecriture s'en ressent et ses dernieres
oeuvres sont plus critiques (denonciation de la
malhonnetete, du pouvoir de l'argent, de
l'imperialisme americain). Il passe la
derniere annee de sa vie a dicter son
autobiographie a sa secretaire A.B. Paine. Elle sera
publiee a titre posthume dans plusieurs versions
differentes. Quelques decennies plus tard Ernest
Hemingway dira de lui : "Toute la litterature moderne
americaine est nee d'un livre de Mark Twain :
Huckleberry Finn."</em></strong></div>
<div></div>
<div>
<div>
<div>
<h1><em><span>Personnages</span></em></h1>
<p></p>
</div>
</div>
</div>
<p><em><strong><span>Tom
Sawyer</span></strong></em></p>
<p></p>
<div><em><strong>Ce
jeune garon est un cancre charismatique. Toujours nul
a l'ecole, c'est pourtant lui qui est au
centre d'un groupe d'amis, et le plus populaire de
l'ecole. Souvent inconscient, toujours en train de
s'amuser dans les bois notamment avec son meilleur ami
Hucklebery Finn, il est une allegorie de la jeunesse
tres differente de celle plutot BCBG que donne
Louisa May Alcott dans "Little Women" (Les 4 filles du Dr March).
Il a pour habitude de se faire aider pour les devoirs
d'ecole par ses camarades de classe. Ceci en echange
de menus services qu'il execute en dehors de
l'ecole. Il n'en fait qu'a sa
tete en permanence, quels que soient les ordres et directives
qu'il reoit. C'est lui le narrateur de
l'histoire et on sent l'influence de son regard dans la
maniere dont les evenements sont
racontes...</strong></em></div>
<div>
<div>
<p></p>
<p><strong><em><span>Huckleberry
Finn</span></em></strong></p>
<p></p>
</div>
<div>
<div>
<div>
<p><em><strong>Le vagabond, comme tout le monde
l'appelle, est en realite un petit
garon qui a appris a se debrouiller seul dans
la vie suite aux deficiences de ses parents: la mort de sa
mere et l'etat alcoolique de son pere
qui a fini aneanti apres la mort de sa femme.
C'est l'un des deux personnages qui symbolisent le
mieux l'enfance et c'est pour cette raison que ses
propres aventures sont specialement narrees par Mark
Twain dans un livre separe portant son nom.
Habille toujours dans les memes habits en loque,
notamment un charmant petit chapeau troue en haut, il vit
dans une petite cabane en haut d'un arbre et vit de
maniere tres naturelle en attrapant tout ce qu'il
peut dans la nature. Cependant, il ne supporte pas que sa
liberte soit menacee et s'enfuit des
qu'elle l'est. C'est de tres loin le meilleur ami de
Tom qui fut le premier a jouer avec lui et grace
a qui Tom obtient la consideration des autres
enfants. Bien que ce soit essentiellement Tom qui narre
l'histoire, Huck pourrait tout aussi bien en etre le
heros.</strong></em></p>
</div>
<div>
<div>
<p></p>
<div>
<div>
<div>
<h1><em><span>Rebecca Thatcher
(Becky)</span></em></h1>
<h1></h1>
</div>
</div>
<div>
<div>
<p><em><strong>Cette jeune fille arrive a
St Petersburg au debut de la serie quand son
pere Edouard emmenage pour faire office de juge dans
la communaute. Tres soignee et coiffee
avec deux petites nattes rousses, elle represente elle aussi
une certaine insouciance de l'enfance telle qu'on peut
la vivre dans une famille aisee, sans jamais avoir le
moindre souci materiel. Elle est tres rapidement
seduite par Tom comme il l'est par elle, et
malgre son caractere tres feminin, elle
n'hesitera pas a se jeter tete
baissee derriere lui dans plusieurs de ses
aventures.</strong></em></p>
</div>
</div>
<div>
<div>
<p></p>
<p><em><strong><span>Tante
Polly</span></strong></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em><strong>Une dame
d'une cinquantaine d'annees au grand coeur
qui a decide de prendre a sa charge les deux
enfants de sa soeur decedee. Elle sera
donc une mere pour Tom et Syd. Elle est tres stricte
dans son attitude et dans l'education qu'elle
donne aux enfants. Malgre les enormes
difficultes que pose Tom, celui-ci dissimule un coeur
en or et elle exprime un grand amour pour ces enfants qu'elle
considere comme les siens.</strong></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em><strong><span>Sid
Sawyer</span></strong></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em><strong>Le jeune frere de Tom a une
personnalite qui lui est totalement opposee. Son
caractere studieux est materialise par sa
paire de lunettes qu'il porte en permanence (sans lesquelles
il est totalement myope), ses cheveux courts, ses habits propres et
sobres et le fait qu'il passe son temps a lire. Bien
qu'il soit un peu cafteur et pleurnichard comme beaucoup
d'enfants de son age, il fait preuve d'une grande
bonne volonte et rappelle souvent a son frere
ce qu'il doit faire quand celui-ci oublie. Il est
egalement fascine par son aine et toutes
les histoires inventees que celui-ci raconte notamment sur
son tresor, un ramassis d'objets insolites a
chacun desquels est associee une histoire
delirante.</strong></em></p>
<p>
</p>
<p> <em><strong><span>Mary</span></strong></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em><strong>La fille
de Tante Polly, elle est peut-etre le personnage le plus
parfait de toute la serie. Elle est d'une gentillesse
a toute epreuve, toujours souriante et
comprehensive, toujours en train d'aider sa Tante.
Elle apparait seulement au troisieme episode de
retour d'un voyage d'un mois a St Louis. La
vocation d'infirmiere qu'elle se decouvre
pendant la serie est bien la preuve de son
devouement.</strong></em></p>
<p></p>
<p><em><strong><span>Jim</span></strong></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em><strong>L'esclave noir de la famille, une grande
attention est portee a la maniere dont il est
traite pour des raisons de correction vis a vis des
enfants dans la serie televisee. Il
apparait donc en permanence comme un grand frere
serviable, toujours a disposition et souriant, proposant son
aide a la famille. Il faut savoir lire entre les lignes de
l'attitude stricte de tante Polly envers lui pour avoir un
semblant d'idee de son statut d'esclave. Sinon,
il s'occupe de toutes les taches du foyer qui
necessitent l'intervention d'un homme. A noter
que Tom semble le traiter comme un homme et il
n'hesitera pas a braver des interdits pour lui
rendre service quand celui-ci en aura vraiment
besoin.</strong></em></p>
<p></p>
<p><em><strong><span>Arthur
O'Connor</span></strong></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em><strong>C'est un
pilote de ballon dirigeable qui fait des recherches pour la
defense Americaine. Il est invite chez Tante
Polly par Mary qui tombe petit a petit amoureuse de lui, et
reciproquement.</strong></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p> <em><strong><span>Ben
Rogers</span></strong></em></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong><em>Dans
toute classe d'ecole romancee, il y a le jeune
garon un peu enveloppe, bien pataud et
generalement assez gate par ses parents.
Dans l'univers de Tom Sawyer, il s'agit de Ben Rogers,
le bon ami de Tom du fait qu'il s'est de lui meme
place dans son sillage protecteur. Bien sur, il manque
de courage pour faire ce qui est interdit, et c'est souvent
Tom qui lui en procure pour arriver a ses fins. Il est un
peu vantard et aimerait plus que tout susciter la meme
admiration que Tom aupres des autres eleves de
la classe.</em></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p><span><em><strong>Jeff
Thatcher</strong></em></span></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em><strong>Un
cousin de Becky qui joue le role du grand cafteur de
l'ecole, toujours a denoncer Tom
des que celui-ci fait une betise et qui de plus,
n'hesite pas a avoir recours a des
moyens deloyaux pour discrediter
Tom.</strong></em></p>
<p></p>
<p><em><strong><span>Joe
Harper</span></strong></em></p>
<p><em><strong>Joe
Harper est un des meilleurs amis de Tom. Sa coupe de cheveux va
changer au cours de la serie.</strong></em></p>
<p></p>
<p><span><em><strong>Emily</strong></em></span></p>
<p><em><strong>La jeune
fille aupres de laquelle Tom Sawyer fait le joli coeur
avant l'arrivee de Becky, elle le considere
comme un tres bon ami et partage regulierement
son dejeuner avec lui. Il la considere comme sa
fiancee pendant un temps, mais le personnage est tres
efface dans la version
animee.</strong></em></p>
<p></p>
<p><em><strong><span>Lisette</span></strong></em></p>
<p><em><strong>Une
tres jeune fille qui a ete vendue par son
pere a une troupe de comediens. Ceux-ci
exploite sa jeunesse mais ils la traitent tout a fait
correctement. Lorsque la troupe vient faire une
representation dans la ville, elle se lie
d'amitie avec tous les enfants et notamment Huck qui
eprouve une certaine admiration. Syd egalement, tombe
amoureux d'elle.</strong></em></p>
<p></p>
<p><span><em><strong>Mr
Dobbins</strong></em></span></p>
<p><em><strong>L'Instituteur de la classe de Tom dans la
petite ville de St Petersburg, il a un air studieux et
severe, bien que lui non plus ne soit pas
presente de maniere fondamentalement mesquine
malgre les coups de baton repetes
qu'il assene a Tom a chaque fois que celui-ci
fait une betise... ce qui n'a pas l'air de
l'affecter beaucoup outre le fait qu'il ne les
apprecie evidemment pas. Il espere obtenir son
diplome de medecine en le preparant seul et
c'est pourquoi il laisse souvent quartier libre aux enfants
pour travailler pendant qu'il prepare son examen. Il
porte une perruque et quand Tom l'apprend, il utilise ce fait
pour se venger du chatiment trop cruel qu'il a
inflige a toute la classe.</strong></em></p>
<p></p>
<p><span><em><strong>Joe
l'indien</strong></em></span></p>
<p><em><strong>Un
geant impressionnant qui passe pour le voyou du village, il
fait une peur bleue aux enfants. Il est d'ailleurs mis en
scene de maniere impressionnante a chaque fois
qu'il apparait. En plus de cela, Joe est toujours
a l'affut de richesses et n'hesite
pas a se lancer dans plusieurs mauvais coup. Il
emblematise la figure du mauvais de l'histoire et il
apparait dans de tres nombreux episodes de la
serie.</strong></em></p>
<p></p>
<p><span><em><strong>Le
docteur</strong></em></span></p>
<p><em><strong>Il est
le medecin de famille.Veritable ivrogne,il perdra
presque tous ses clients apres l'arrivee d'un jeune
medecin,le docteur Robinson.</strong></em></p>
<p></p>
<p><em><strong><span>Muff
Potter</span></strong></em></p>
<p><em><strong>Un vieil
ivrogne de la ville qui n'a pas vraiment un fond
mechant mais n'hesite pas a
trainer avec quiconque lui offrira un peu d'argent
ou a boire, et notamment Joe l'Indien. Il
incarne l'image du brave gars, depasse par la
societe dans laquelle il
vit.</strong></em></p>
<p></p>
<p><em><strong><span>Cezar</span></strong></em></p>
<p><em><strong>Le chien
de Becky a une fonction assez previsible
d'element comique, au sens ou il
n'arrete pas de poursuivre Tom en aboyant chaque fois
qu'il le voit, ce qui introduit un obstacle
supplementaire aux rencontres de Tom et de la jeune fille
qu'il aime tant.</strong></em></p>
<p></p>
<p>

(Source : planetetomsawyer.free.fr)</p>
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				</div>			</content>			<id>http://zimut.blog.toutlecine.com/2341/Tom-Sawyer/</id>			<link href="http://zimut.blog.toutlecine.com/2341/Tom-Sawyer/" />			<author>				<name>zimut</name>				<uri>http://zimut.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-04-04T11:42:08+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>-Old Boy-</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong><em>Old Boy est unfilm
realise par</em></strong> <em><strong>Park
Chan-wook</strong></em><em><strong>, sorti en 2003.</strong></em></p>
<h2><em><em><span><span>Synopsis</span></span></em></em></h2>
<h3><em>Ris, tout le monde rira avec toi. Pleure, tu
seras le seul a pleurer</em></h3>
<h3><em>Alors qu'il
s'appretait a feter l'anniversaire de sa fille,
Oh Dae-su est arrete par la police pour ivresse sur la
voie publique. Arrive plus tard, son ami d'enfance Joo-hwan
persuade les policiers de le laisser repartir. Mais sur le chemin
du retour Oh Dae-su est enleve. Il est ensuite
sequestre, sans savoir par qui ou pourquoi, avec pour
seul lien avec l'exterieur une television.
Relache 15 ans plus tard, toujours sans explication,
Oh Dae-su est contacte par le commanditaire de son
enlevement. Celui-ci lui propose alors de decouvrir
les raisons de son incarceration, lui laissant pour seul
indice ce proverbele caillou et le rocher
coulent dans l'eau de la meme fa
Abandonne a lui-meme, il a 5 jours pour
decouvrir la verite.</em></h3>
<h2><em><span><span>Commentaires</span></span></em></h2>
<h3><em>Il faut le
savoir, c'est un film dur, qui n'hesite pas devant certaines
scenes relevant du sadisme et ou la perversion se
montre presente autant au niveau du scenario que sur
un plan visuel. En depit de ce climat tres lourd, la
violence est omnipresente, certes mais jamais gratuite,
racoleuse ou hyper esthetisante.</em></h3>
<h3><em>Habilement,
Park Chan-wook coupe juste avant les visions les plus
traumatisantes ("Les gens tremblent car ils imaginent. N'imaginez
pas et vous serez plein de courage" dit un "vilain" a Dae-su
alors que celui-ci se retrouve dans une situation
critique).</em></h3>
<h3><em>Mais ramener
Old Boy a ces quelques scenes serait tres
limitatif. Le film repose en effet avant tout sur un
scenario reellement interessant, touchant
a quelques tabous et qu'une mise en scene largement
inventive et spectaculaire sans etre demonstrative
illustre fort bien, multipliant les differents angles de
prises de vue, alternant gros plans et profondeur de champ quand ce
n'est pas en les associant ou par quelques judicieuses
incrustes.</em></h3>
<h3><em>L'extreme
sentiment d'absurde qui hante l'entame du film, symbolise
entre autres par cette vision trompe l'oeil d'une
fenetre donnant sur un paysage campagnard orne d'un
moulin permettra par la suite, meme en mode mineur, de
maintenir un suspense veritable debouchant sur
quelques rebondissements assez surprenants. Le film est
entierement vu du point de vue de Dae-su, le spectateur
progresse avec lui, ce qui signifie aussi qu'il reste dans le
brouillard a la recherche d'explications pendant la plus
grande partie du film. Comme lui, il s'interroge par exemple sur la
veritable personnalite de la jeune Mido, sortie de
nulle part et decidee a devenir son
alliee.</em></h3>
<h3><em>Old Boy
est le deuxieme volet d'une trilogie consacree au
theme de la vengeance. Mais ici la vengeance se double d'une
enquete, le "Pourquoi?" restant indissolublement
lie a la demarche vengeresse de Dae-su. Double
quete donc. Le volet "recherche de comprehension"
semble toujours pret a tantot freiner,
tantot accelerer celui de la pure
vengeance.</em></h3>
<h3><em>A ces
deux themes s'ajoutent ceux de la solitude et de la
monstruosite engendree par le desir de
vengeance et la violence que celle-ci genere
forcement, enfermant celui qui en est l'esclave dans un
etau dont il ne peut s'extraire ("Chercher a me
venger est devenu une partie de moi-meme" confie Dae-su
a Mido). Sans oublier d'autres points importants tels que
l'egoisme, la rumeur et ses consequences, les
pulsions sexuelles. Le scenario s'avere donc riche et
subtil, preservant sans probleme les
revelations finales.</em></h3>
<h3><em>Si les trois
principaux personnages paraissent manquer un peu de profondeur
psychologique, la decouverte de leurs actions passees
et l'exposition de leurs comportements presents permettent
au spectateur de construire lui-meme le portrait mental des
protagonistes. Les nombreuses zones d'ombre qui demeurent ont plus
pour effet de renforcer l'impact du film par les questions qu'elles
soulevent, que le contraire. Park n'a pas choisi de tenir la
main du spectateur tout au long de son film et on lui en sera
redevable.</em></h3>
<h3><em>La mise en
scene pour spectaculaire qu'elle soit parfois, n'existe pas
juste pour elle-meme mais reste au service de l'histoire. Si
toutes les scenes dans la chambre/cellule sont tres
reussies, la qualite de la realisation ne
faiblit pas par la suite et le film contient au moins un
plan-sequence que certains n'ont deja pas
hesite a presenter comme
d'anthologie: un combat certes hautement improbable a
1 contre 20 dans un etroit et long couloir verdatre,
filme en travelling lateral tres efficace et
ou, une fois encore, l'humour existe, notamment dans sa
conclusion. Cet humour, il arrive souvent la ou on ne
l'attend pas et le spectateur se souviendra de cette question
posee deux fois par Dae-su a lui-meme, dans
deux contextes tres differents: "Est-ce qu'un
entrainement imaginaire de 15 ans est efficace?" Les
reponses ne sont pas forcement les memes
a chaque fois et le rire du public debouche de
scenes que l'on aurait vues ailleurs
esthetisees a fond et durant trois fois plus
longtemps.</em></h3>
<h3><em>Le film
beneficie de tres belles partitions musicales
de</em> <em>Jo Yeong-wook</em><em>, souvent d'inspiration
classique mais qui savent alterner avec des rythmes plus modernes,
toujours en parfaite harmonie avec les lents et
elegants mouvements de camera, notamment de
grue (beaucoup de plans filmes en plongee) ou, au
contraire, accompagnant une action dont le rythme s'emballe. La
musique ne fait pas que suivre le propos, elle vient parfois se
placer en parfait contre-point, soulignant par exemple
l'absurdite d'une situation.</em></h3>
<h2><em><span><span>Distribution</span></span></em></h2>
<h2>
<em>Choi Min-sik</em><em>: Oh
Dae-soo</em></h2>
<h2>
<em>
<em>Yoo
Ji-tae</em><em>: Lee Woo-jin</em></h2>
<p>
<em></strong></em>
<em><strong>Kang
Hye-jeong</strong></em><em><strong>: Mi-do</strong></em></p>
<p>
<em><strong>
<em><strong>Kim Byeong-ok</strong></em><em><strong>: Mr
Han</strong></em></p>
<p>
<em><strong>
<em><strong>Ji Dae-han</strong></em><em><strong>: No
Joo-hwan</strong></em></p>
<p>
<em><strong>
<em><strong>Oh Dal-su</strong></em><em><strong>: Park
Cheol-woong</strong></em></p>
<p>
<em><strong>
<em><strong>Lee
Seung-shin</strong></em><em><strong>: Yoo Hyung-ja</strong></em></p>
<p>
<em><strong>
<em><strong>Yun Jin-seo</strong></em><em><strong>: Lee
Soo-ah</strong></em></p>
<p>
<em><strong>
<em><strong>Oh Kwang-rok</strong></em><em><strong>: l'homme qui se
suicide</strong></em></p>
<p></p>
<h2><em><span><span>Autour du
film</span></span></em></h2>
<h2><em>Oldboy
est au depart un</em> <em>manga</em><em>de</em> <em>Minegishi
Nobuaki</em><em>et</em> <em>Tsuchiya Garon</em><em>en huit volumes, sorti en
1997. Le producteur Kim Dong-joo en a rachete les droits
d'adaptation pour moins de 11 000 euros.</em></h2>
<ul>
<li><em><strong>Oldboy est le deuxieme opus
d'un</strong></em> <em><strong>triptyque</strong></em><em><strong>sur le theme de
la</strong></em> <em><strong>vengeance</strong></em><em><strong>, initie en
2002 avec</strong></em> <em><strong>Sympathy
for Mr. Vengeance</strong></em><em><strong>et
cloture en 2005 avec</strong></em> <em><strong>Lady
Vengeance</strong></em><em><strong>.</strong></em></li>
<li><em><strong>Quatre</strong></em> <em><strong>poulpes</strong></em><em><strong>vivants ont
ete manges par Choi Min-sik pour la
scene du bar a</strong></em> <em><strong>sushi</strong></em><em><strong>, une scene qui
a provoque une certaine polemique a
l'etranger. Manger du poulpe vivant est banal en
Coree, mais il est quand meme habituellement d'abord
decoupe en tranches. Quand le film a remporte
le Grand Prix a Cannes, le cineaste a tenu a
remercier les poulpes en plus de
l'equipe.</strong></em></li>
<li><em><strong>La
derniere scene, qui se deroule dans un lieu
enneige, a ete tournee
en</strong></em> <em><strong>Nouvelle-Zelande</strong></em><em><strong>.</strong></em></li>
<li><em><strong>L'homme
au chien qui se suicide au tout debut du film est
interprete par Oh Kwang-rok, qui jouait
deja un personnage d'</strong></em><em><strong>anarchiste</strong></em><em><strong>tout a la fin
de</strong></em> <em><strong>Sympathy for Mr.
Vengeance</strong></em><em><strong>. Il fait aussi partie
d'une des familles des victimes dans</strong></em> <em><strong>Lady
Vengeance</strong></em><em><strong>.</strong></em></li>
<li><em><strong>Un</strong></em> <em><strong>remake</strong></em><em><strong>americain
devait etre realise par</strong></em>
<em><strong>Justin Lin</strong></em><em><strong>en 2006, mais le
projet a en fin de compte ete
annule.</strong></em></li>
<li><em><strong>Un
remake</strong></em> <em><strong>indien</strong></em><em><strong>appele</strong></em> <em><strong>Zinda</strong></em><em><strong>sortit
en 2005, realise par</strong></em> <em><strong>Sanjay
Gupta</strong></em><em><strong>, mais il ne s'agit pas d'un remake officiel et ni
Park Chan-wook ou Tsuchiya Garon ne sont
credites.</strong></em></li>
<li><em><strong>Avant
la</strong></em> <em><strong>fusillade de l'Universite
Virginia Tech</strong></em><em><strong>,</strong></em>
<em><strong>Cho Seung-Hui</strong></em><em><strong>a envoye
a la</strong></em> <em><strong>NBC</strong></em><em><strong>une photo de lui
tenant en ses mains un marteau, comme Oh-Daesu sur l'affiche du
film; un rapprochement fait par la
presse.</strong></em></li>
</ul>
<p></p>
<h2><em><span><span>Distinctions</span></span></em></h2>
<h2><em></em></h2>
<ul>
<li><em><strong>Prix du meilleur film
etranger lors des</strong> <strong>British
Independent Film Awards</strong><strong>en
2004.</strong></em></li>
<li><strong><em>Selection officielle et</em></strong> <strong><em>Grand
prix</em></strong><strong><em>lors du</em></strong>
<strong><em>festival de Cannes
2004</em></strong><strong><em>.</em></strong></li>
<li><strong><em>Audience Award lors du</em></strong> <strong><em>Festival du film de
Stockholm</em></strong><strong><em>en 2004.</em></strong></li>
<li><strong><em>Prix du
meilleur film, lors du</em></strong> <strong><em>Festival international du film de
Catalogne</em></strong><strong><em>en 2004.</em></strong></li>
<li><strong><em>Prix du
meilleur acteur (Choi Min-sik), meilleur realisateur,
meilleur montage (Kim Sang-beom), meilleur eclairage et
meilleure musique, lors des</em></strong> <strong><em>Grand
Bell Awards</em></strong><strong><em>en 2004.</em></strong></li>
<li><strong><em>Prix du
meilleur film asiatique lors des</em></strong> <strong><em>Hong
Kong Film Awards</em></strong><strong><em>en 2005.</em></strong></li>
</ul>
<p>
<em>
(Source : Wikipedia)</em></p>
<h3><em><span>L'ange
exterminateur</span></em></h3>
<h2><em><span>PORTRAIT DE PARK
CHAN-WOOK</span></em></h2>
<p>
<em><strong>Revele au grand public par
Old Boy', Grand Prix du Jury l'annee
ou Tarantino presidait Cannes, Park Chan-wook est un
realisateur polymorphe dont le style deroute.
Toujours la ou on l'attend le moins,
apres s'etre fait un nom dans le cinema
noir, il s'essaie maintenant a la comedie
decalee avec Je suis un cyborg'.
L'occasion de revenir sur l'un des cineastes
majeurs de la nouvelle vague
sud-coreenne.</strong></em></p>
<p><em><strong><span>La rage des
desesperes</span></strong></em></p>
<p><em><strong>
</strong></em>
<em><strong>Affectionnant les personnalites multiples et
habite d'un gout certain pour le
bizarre,</strong></em><em><strong>Park
Chan-wook</strong></em><em><strong>dote tous ses films de
configurations extremes ou il montre la
reversibilite des etres et du monde. Il filme
les inadaptes, qu'ils soient fous, detenus,
handicapes ou chomeurs.
Seul</strong></em><em><strong>Joint Security
Area'</strong></em><em><strong>semble deroger
a la regle. Realise sur commande en
2001, c'est ce film qui lui a permis d'avoir les fonds
necessaires pour sa trilogie de la vengeance, projet
qu'il mijotait depuis un moment sans trouver de financement.
Mais a y regarder de plus pres, JSA'
souleve la meme question de la perception : pourquoi
devrais-je hair cet homme ? Parce qu'on me dit de le
faire, parce qu'il est mon bourreau ? Mais qui est alors la
victime ? Ici, le biais est politique, puisqu'il s'agit
d'un Nord-Coreen qui se lie d'amitie avec
l'ennemi, qu'il voit chaque soir en secret dans la zone
de securite qui divise le pays en
deux.</strong></em></p>




<p></p>




<p></p>
<p><em><strong>Cette
question trouve un echo, social cette fois,
dans</strong></em> <em><strong>Sympathy for Mister
Vengeance'</strong></em><em><strong>, ou le
magnifique</strong></em> <em><strong>Song
Kang-ho</strong></em><em><strong>, qui campe un pere dechire
par le meurtre de sa fille, demande a l'assassin la
permission de le tuer. Le jeune homme, sourd et pauvre, a
kidnappe la fille de ce riche homme d'affaires pour
payer la greffe de reins de sa soeur, mourante. Bien sur,
tout le monde sera perdant. Dans ce contexte d'une noirceur
extreme, chaque intention, meme si elle n'est pas
louable, est du moins intelligible. Il pose donc la question
universelle de la justification de la violence, socialement
inacceptable, individuellement plus comprehensible. Et
c'est la que Park Chan-wook derange le plus.
Non, il ne fait pas une apologie de la violence, ni ne tente de la
justifier. Il met juste les hommes en face d'une
realite surrealiste, qui prend corps jusque
dans le formalisme de ses plans. Car dans des situations
extremes, la loi du talion semble ineluctable.


<span>Poetique de la
sauvagerie</span></strong></em></p>
<p></p>
<p></p>







<p><em><strong>Si le
realisateur coreen met en scene une
crudite et des mutilations souvent difficiles, la violence
n'est jamais gratuite. Elle est temperee par un
humour noir ne du melange des genres auquel se livre
Park Chan-wook, dont les films sont toujours hybrides.
Sympathy for Mister Vengeance' debute comme un
drame social et glisse doucement vers le film
noir.</strong></em> <em><strong>Old
Boy'</strong></em><em><strong>assume son
cote trash et cree une surenchere dans
l'horreur psychologique quand on croyait avoir
depasse le seuil de tolerance. Quand Oh
Dae-soo croit se liberer par la vengeance, il
s'aliene d'autant plus car il finit par
ressembler a ce bourreau
deteste.</strong></em> <em><strong>Lady
Vengeance'</strong></em><em><strong>, qui clot le
triptyque avec un protagoniste feminin, nous montre une
redemption impossible, car personne ne sort indemne de la
cruaute. Park Chan-wook affectionne les paroxysmes lyriques
et l'exageration. Mais meme dans les
scenes les plus dures, des incursions comiques surgissent un
peu partout, comme des fleurs dans un champ de mines. Bien
sur, ces droleries ne le sont jamais tout a
fait, et l'on rit jaune. Complexes au niveau
scenaristique aussi bien qu'esthetique, ses
films ne sont jamais manicheens ; les genres
s'interpenetrent, la forme mimant le fond,
montrant que rien n'est unilateral. Si cela est
particulierement visible dans sa trilogie de la vengeance,
c'est que le parti pris scenaristique est plus
explicite et radical. Car, bien que divers dans leur
tonalite, chaque film du cineaste reinvente le
film de genre, souvent porte par une sorte de fantaisie
atroce qui suggere le second degre, et lui permet de
tout montrer. Cet humour omnipresent permet de montrer le
desespoir et la folie humaine sous ses angles les plus
bouffons et les plus pathetiques. A l'image de ce
personnage grotesque dans Sympathy for Mister
Vengeance', employe vire qui se fait un
pseudo-seppuku (1) devant son patron. Ce que nous dit Park,
c'est que le desespoir est risible, et que de toute
fa la pilule passe mieux.


<span>Fantaisies
sanglantes</span></strong></em></p>




<p><em><strong></strong></em></p>




<p></p>
<p></p>
<p><em><strong>Sa
maniere originale de melanger des genres qui
s'excluent a priori - comme les insertions
d'elements comiques dans des scenes
d'une violence extreme - lui permet de creer une
distanciation esthetique froide qui denonce
l'artifice et temporise la brutalite. Son
esthetique se charge de poesie pour aureoler
de beaute la monstruosite meme,
devoilant l'ambivalence des etres. A
l'image de la belle Geum-ja, ange ensanglante de
Lady Vengeance' qui veut rester pure comme la neige
mais finira entachee. A mesure que les ames
s'assombrissent, la couleur disparait de la pellicule,
pour ne laisser qu'un amer rictus teinte de noir et de
blanc. Car l'homme croit se liberer de sa souffrance
en martyrisant le coupable, mais ne fait que precipiter sa
chute. En magnifiant ces destructions par des plans sublimes, Park
Chan-wook nous fait eprouver de l'empathie envers les
bourreaux aussi bien qu'envers les victimes. Son credo
pourrait etre ce poeme de Baudelaire : Je suis
la plaie et le couteau, Je suis le soufflet et la joue, (...) et la
victime, et le bourreau ! (2) Ces personnages sont
d'ailleurs interchangeables, chacun traumatisant
l'autre en son heure dans des plans stylises ou
les images expriment le ressenti des personnages. Il reprend
d'ailleurs les memes acteurs d'un film a
l'autre, ce qui accroit cette impression de vases
communicants. C'est sans doute pour cela que ses images sont
souvent muettes, tant elles se suffisent a
elles-memes. Car les silences sont d'autant plus
eloquents que la contemplation mime les
determinations sourdes.


<span>Entracte</span></strong></em></p>
<p></p>
<p></p>







<p><em><strong>C'est pourquoi l'etonnant - le
detonant -</strong></em> <em><strong>Je suis un
cyborg'</strong></em><em><strong>semble arriver comme un
cheveu sur la soupe dans une oeuvre assez noire. Le
realisateur sort ainsi de ses propres sentiers, en traitant
ses thematiques recurrentes par un biais nouveau : la
comedie. Histoire d'amour fou traitee sur le
mode de la fable poetico-delirante, Je suis un
cyborg' est aussi decale que ses autres films,
et l'on retrouve des etres obsessionnels aux
acces de violence incontrolable. Mais la dimension
onirique, si legere, detourne la
gravite du cadre de l'hopital psychiatrique,
pris a revers. Comme l'esthetique parkienne
n'est jamais monolithique, il dote sa comedie de
scenes fulgurantes qui rappellent le combat final au bazooka
et boule de feu du premier Dead or Alive'
de</strong></em> <em><strong>Takashi
Miike</strong></em><em><strong>. Ainsi, Je suis un
cyborg', offre une folie douce au realisateur, une
parenthese de legerete avant son
prochain film noir Evil Live'. Car
l'unite de la filmographie de Park Chan-wook est dans
cette demonstration magistrale de la fragilite
humaine, qu'il expose par un dechainement de
violence (Lady Vengeance', Old Boy') ou
par une folie fantaisiste (Je suis un cyborg').
Revelant que dans des situations insoutenables,
chaque homme est un assassin en puissance, et que les plus fous ne
sont jamais ceux que l'on croit.

Par l'originalite
de son esthetique qui mele violence, poesie
onirique et humanite, Park Chan-wook choque autant
qu'il fascine. Le glauque, l'immoral et le beau qui
impregnent son oeuvre en font un cineaste virtuose et
l'un des chefs de file du cinema coreen actuel,
avec son confrere</strong></em>
<em><strong>Bong
Joon-ho</strong></em><em><strong>(</strong></em><em><strong>Memories of
Murder'</strong></em><em><strong>,</strong></em>
<em><strong>The
Host'</strong></em><em><strong>) ou
encore</strong></em> <em><strong>Kim
Jee-woon</strong></em><em><strong>(</strong></em><em><strong>2
soeurs'</strong></em><em><strong>,</strong></em>
<em><strong>A Bittersweet
Life'</strong></em><em><strong>). Gageons que le renouveau du
cinema de genre viendra du Pays du matin calme.
</strong></em><em><span>(1)
Suicide rituel japonais, connu en Occident sous le terme impropre
de Hara Kiri.
(2) Baudelaire, L'Heautontimoroumenos,
Les Fleurs du
Mal'.</span></em></p>
<p><em></em></p>
<p><em><span>Sophie de La Serre pour Evene.fr -
Decembre 2007</span></em></p>
				</div>			</content>			<id>http://zimut.blog.toutlecine.com/2338/Old-Boy/</id>			<link href="http://zimut.blog.toutlecine.com/2338/Old-Boy/" />			<author>				<name>zimut</name>				<uri>http://zimut.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-04-05T13:44:48+02:00</updated>		</entry></feed>