<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] volkor : <![CDATA[Du pop-corn plein les dents]]></title>		<link>http://volkor.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[Du pop-corn plein les dents]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 10:42:59 +0200</pubDate>		<image>			<title>volkor.blog.toutlecine.com</title>			<link>http://volkor.blog.toutlecine.com</link>			<url>http://static.blogstorage.hi-pi.com/blog.toutlecine.com/v/vo/volkor/images/mn/1214417164_regular.jpg</url>		</image>		<item>			<title><![CDATA[Les banlieues aussi ont droit à leur nanar]]></title>			<description><![CDATA[<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Avoir une carte cinéma illimité,
c'est bien. Grace à ce bout de plastique, on peut (presque) tout
voir, y compris les grosses bousasses intercosmiques comme Banlieue
13 : Ultimatum. Bon et puis en cette période de guerre civile entre
geeks qui se déchirent quant à la "qualité objective" de Watchmen,
rien de tel qu'une bonne vieille daube pour mettre tout le monde
d'accord.</p>
<p style="text-align: justify;">Se taper ce genre de "film" sur
écran géant est une véritable expérience extra sensorielle qui
donne l'impression de débarquer dans un univers parallèle
où on se situe sans cesse entre le rire moqueur et la
consternation la plus totale. Et c'est exactement ce que je
cherchais en allant voir la fabuleuse suite de Banlieue 13. Pour
ceux qui ne connaissent pas l'histoire, la voici: France, 2013:
devant l'incapacité des pouvoirs publics à gérer le problème
grandissant des cités, il a été décidé de les isoler au moyen d'un
mur d'enceinte afin de les séparer du reste du territoire. Mais
dans l'ombre, un complot militaro-immobilier se tisse visant à
réduire les banlieues en cendre pour mieux les
reconstruire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les connaisseurs l'auront remarqué,
on se trouve bien en présence d'un ersatz de New York 1997.
Seulement voilà, il faudra donner des cours de vision
post-apocalyptique à Besson (scénariste du film), tant son univers
n'est pas crédible pour un sou. A la lecture du pitch,
on s'attend bien évidemment à découvrir une France à la
botte d'un régime totalitaire ou fasciste mais non: hormis les
banlieues, rien n'a changé. Les institutions sont les mêmes et le
Président a l'air d'un centriste très à cheval sur les droits de
l'homme. Cherchez l'erreur. Par ailleurs il est même fait référence
à la situation actuelle de la France dans le film. Malheureusement,
ces clins d'oeil sont d'une finesse si pachydermique qu'on se
demande si les auteurs ne prennent pas leur public pour des
banlieusards complètement décérebrés, incapables de déceler la
moindre métaphore un tant soi peu subtile.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> <em>Luc Besson: Le John
Carpenter du pauvre</em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Quant à la réalisation, encore une
fois, on n'a pas pu s'empêcher de lorgner sur Jason Bourne. Ca
commence avec une course poursuite à pied avec caméra sur l'épaule
qui filera la gerbe aux spectateurs les plus endurcis qui
n'avaient pas eu le moindre relent gastrique devant Blair Witch
Project, Cloverfield ou Rec. Et puis quand Jason Bourne se battait
avec un stylo bic, un magazine biba ou un rouleau de papier
toilette, le héros de Banlieue 13 utilise quant à lui un tableau de
Van Gogh de 200 millions d'euros et ce bien sur, sans l'endommager.
Si si, un tableau de Van Gogh. C'est autrement plus classe. Le
genre de scène qui fait sombrer le film dans le portnawak le
plus abyssal.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je ne parle même pas de
l'interprétation des acteurs, à peine dignes de rejoindre le
casting de Plus belle la vie pour des rôles
de figurants.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le problème dans Banlieue 13
Ultimatum, c'est son idéologie foireuse qui lui fait perdre son
rang de nanar sympatique pour celui de grosse bouse nauséabonde. Le
film est une succession de clichés hallucinants (et même limite
insultants) sur la banlieue: Les noirs ont tous des machettes et
des boubous, les arabes sont tous des islamistes sortis tout droit
des montagnes d'afghanistan, les asiatiques ont des tronches de
yakuza et et les blancs sont des néo-nazis. Tout le monde y écoute
skyrock et les voitures sont bien évidemment tunées. Et comme
dans tout bon film de Besson, les flics sont des pleutres tout
juste bons à se faire savater la tronche par des yamakasis en
marcel.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le pire est certainement
atteint vers la fin, lorsque toutes les ethnies font équipe (oui
oui, même les nazis et les barbus) pour sauver leur banlieue, qui
est finalement décrite comme un modèle de vie sociale : "<em>une
famille qui nous protège, nous unit, nous rassemble"</em>. Le héros
du film a même la solution miracle pour redonner vie aux cités qui
devraient être "<em>un vrai quartier, une vraie banlieue, avec des
espaces verts et du travail"</em>. Pas con. Personne n'y avait
pensé.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Luc Besson: le secrétaire
d'état à la banlieue du pauvre</em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Une bouse fumante donc, qui
confirme la ringardisation sans cesse croissante de la franchise
Besson ainsi que son abandon de toute ambition
artistique au profit de films faciles avec rentrées d'argent
assurées visant un public bien précis et peu regardant.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, pour tous les grands malades
étant sur le point de voir ce chef d'oeuvre, un conseil: armez vous
d'une bonne dose de 5eme degré. Avec un peu de chance, vous
limiterez ainsi la déstructuration de vos cellules
cérébrales.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Luc Besson: Le Droopy du
pauvre.</em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></description>			<link>http://volkor.blog.toutlecine.com/8613/Les-banlieues-aussi-ont-droit-leur-nanar/</link>			<comments>http://volkor.blog.toutlecine.com/Les-banlieues-aussi-ont-droit-a-leur-nanar-10032009-104023-lp-8613.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://volkor.blog.toutlecine.com/8613/Les-banlieues-aussi-ont-droit-leur-nanar/</guid>			<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 10:40:23 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Quand le chef motive ses troupes...]]></title>			<description><![CDATA[<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cinéma contemporain, les
films comprenant de grandes scènes de bataille commencent à
foisonner. Et généralement, avant que le massacre ne commence, le
chef (généralement le héros de l'histoire) y va de son petit speech
censé motiver ses troupes. Exercice périlleux et passage plus
ou moins obligé de tout film épique, la harangue du chef peut
entrainer plusieurs sentiments chez le spectateur: Du frisson
parcourant l'échine au rire moqueur tout en passant par
l'exaspération teintée d'ennui.</p>
<p style="text-align: justify;">Généralement, le chef effectue
son discours à cheval tout en effectuant des aller-retours latéraux
devant le 1er rang de son armée. Son allocution se termine souvent
par le passage au galop de sa monture, le poing levé (ou le cas
échéant l'épee levée), entrainant des cris de rage de ses hommes.
Mais ce genre de schéma n'est pas la panacée et des variantes
existent. Pour le petit tout d'horizon, ça se passe en dessous:</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style=
"text-decoration: underline;">I/ Le speech à la
rohannaise</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> <span style=
"text-decoration: underline;">Le chef</span>: Theoden, roi du
Rohan</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"text-decoration: underline;">Le contexte</span>: pendant que les
armées gondoriennes sont en train de se faire désosser bien
comme il faut par les soldats du Mordor pour la défense de
Minas Tirith, la cavalerie du Rohan, menée par le roi Theoden,
 arrive une fois de plus au bon moment pour sauver
l'affaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"text-decoration: underline;">Le discours</span>
<em>: "Debout! Debout, cavaliers de Theoden! Les lances seront
secouées! Les boucliers voleront en éclat! Une journée de l'épée!
Une journée rouge, avant que le soleil ne se lève! Au galop! Au
galop! Courrez! Courrez à la ruine et à la fin du monde!</em></p>
<p><em>A mort!"</em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans l'art délicat du discours
belliciste, Theoden est un maître. Son speech est relativement
court et il ne cache pas à ses cavaliers que ça va être bien
sanglant. Mais l'intonation du discours (qui rend beaucoup mieux en
vo) et la gestuelle de l'orateur (l'épée du roi qui
s'entrechoque contre les lances de ses soldats) donneraient l'oeil
du tigre à n'importe quel pleutre de la Terre du Milieu sur un
champ de bataille.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p><strong>II/ <span style=
"text-decoration: underline;"><em>Le speech à la
macédonienne</em></span></strong></p>
<p> </p>
<p> <span style="text-decoration: underline;">Le chef</span> :
Alexandre, roi de Macédoine.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le contexte</span> :
L'armée macédonienne se prépare à affronter son homologue perse,
dirigée par Darius, lors de la bataille de Gaugamèles.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"text-decoration: underline;">Le discours:</span> <em>"Vous tous
êtes l'honneur de votre patrie et de vos ancêtres. Et nous voici
rendus dans cette contrée si lointaine d'Asie. Et de l'autre côté
de la plaine, Darius, ayant assemblé une vaste armée, se décide
enfin à nous affronter. Demandez-vous qui est ce grand roi qui paya
des assassins de son or pour qu'ils tuent mon père, notre roi, de
la manière la plus lâche et la plus méprisable... Qui est ce grand
roi Darius qui réduit ses hommes en esclavage? Qui est ce roi? Une
outre gonflée de vent! Ces hommes ne défendent pas leurs foyers!
Ils combattent parce que le roi ne leur laisse pas le choix. Et au
combat, ils s'évanouiront comme le vent. [...] Mais nous
ne sommes pas des esclaves. Nous sommes ici aujourd'hui pour
combattre en libres macédoniens!</em></p>
<p>Cris de la foule</p>
<p><em>parmi nous....certains et peut-être moi même, ne verront pas
le soleil se coucher sur ces montagnes ce soir. Mais je ne vous
dirais qu'une chose. Une chose que savent tous les guerriers depuis
l'aube des temps. Dominez votre peur et je vous promets que vous
serez plus forts que la mort! [...] vous pourrez dire "ce jour là,
j'étais à Gaugamèles, pour l'honneur, pour la liberté et la
gloooiiire de la Grèce!" Que Zeus soit avec nous!"</em></p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Discours un brin pompeux que celui
d'Alexandre. Et même un peu longuet. Pendant la scène, des images
d'un aigle survolant le futur champ de bataille apparaissent
ça et là histoire de rompre la monotonie du speech et de
mettre le doigt sur le destin exceptionnel qui attend le héros. On
notera aussi que contrairement à ses camarades harangueurs,
Alexandre passe plus de la moitié de son discours à pourrir le chef
d'en face. Pas classe Alex!</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p><em><strong><span style=
"text-decoration: underline;">III/ Le speech à
l'américaine</span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"text-decoration: underline;">Le chef:</span> Le président des
Etats Unis d'Amérique, Thomas J. Whitmore, ancien pilote de
chasse.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"text-decoration: underline;">Le contexte:</span> Les restes de
l'armée américaine s'apprêtent à lancer une contre attaque massive
contre les aliens belliqueux qui ont partiellement ravagé la terre.
Hasard du calendrier, l'offensive a lieu le 4 juillet, jour de la
fête nationale américaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"text-decoration: underline;">Le discours:</span> <em>Bonjour. Dans
moins d'une heure, nos avions vont en rallier d'autres venus du
monde entier. Vous allez livrer le plus grand combat aérien de
l'histoire de l'humanité. L'humanité...Un mot qui devrait prendre
un sens nouveau pour nous aujourd'hui. Ne passons plus notre temps
à ne penser qu'à nos petites querelles sans importance. Nous allons
être unis dans notre intérêt commun. Peut-être le sort a-t-il voulu
qu'aujourd'hui soit le 4 juillet. Vous allez une fois de plus
devoir défendre notre liberté. Non pas de la tyranie, de
l'opression, de la persecussion...mais de l'anéantissement. Nous
combattons pour notre droit de vivre. D'exister. Et si nous
remportons la victoire...La 4 juillet ne sera plus connu comme la
fête nationale américaine mais comme le jour où le monde a déclaré
d'une seule voix  : nous n'entrerons pas dans la nuit sans
combattre! nous ne voulons pas disparaître sans nous battre! Nous
allons vivre! nous allons survivre! Aujourd'hui, nous célèbrons le
jour de notre indépendance!</em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Voici l'intrus de la bande. Comme
vous le savez, le président Whitmore vit au XXe siècle, donc son
speech ne sera pas déclamé du haut d'un cheval mais debout à
l'arrière d'un pick up à l'aide d'un porte voix. Et son discours a
l'air diablement efficace étant donné qu'il est parvenu à
faire combattre tous les hommes du monde entier sous la même
bannière (y compris les américains et les irakiens). Et comme tout
bon chef de guerre qui se respecte, il partira lui aussi au combat
avec son gros navion. On notera au passage l'intérêt du président
américain pour les graves problèmes internationaux, qualifiés de
"petites querelles sans imporance".</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> <strong><em>IV/  <span style="text-decoration: underline;">Le speech à
la gondorienne</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">  </p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"text-decoration: underline;">Le chef</span> : Aragorn, fils
d'Arathorn, descendant d'Isildur et prétendant légitime au trône du
Gondor.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"> <span style=
"text-decoration: underline;">Le contexte</span> : Après la
bataille des champs du Pelennor, Aragorn réunit les restes des
armées gondoriennes et rohannaises pour affronter les troupes de
Sauron devant la porte noire. Le but de la manoeuvre n'est en
fait que de distraire le grand oeil afin de permettre à Frodon
de pouvoir se balader tranquillou dans le mordor et ainsi lui
permettre de détruire l'anneau au coeur de la montagne du
destin.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"text-decoration: underline;">Le discours:</span> <em>Tenez vos
positions! Tenez vos positions! Fils du Gondor et du Rohan! Mes
frères! Je lis dans vos yeux la même peur qui pourrait saisir mon
coeur. Un jour peut venir où le courage des hommes faillira,
où nous abandonnerons nos amis et briserons tout lien. Mais ce jour
n'est pas arrivé. Ce sera l'heure des loups et des boucliers
fracassés, lorsque l'âge des hommes s'effondrera. Mais ce jour
n'est pas arrivé. Aujourd'hui nous combattrons... pour tout ce qui
vous est cher sur cette bonne terre. Je vous ordonne de tenir,
hommes de l'Ouest!</em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">A l'inverse du discours du roi
Théoden qui est plutôt du genre "on va tous crever mais on s'en
fout", Aragorn adopte un ton plus rassurant. Il réussit le tour de
force de persuader son armée qu'elle a une chance de s'en tirer
alors que bon, sur le papier, c'était vraiment pas gagné. Un
discours très important donc, qui marque vraiment le changement de
statut d'Aragorn de simple leader à celui de roi charismatique,
même s'il ne sera courroné que plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> <strong><em>V/
 <span style="text-decoration: underline;">Le speech à la
gauloise</span></em></strong></p>
<p> <span style="text-decoration: underline;">Le chef</span>:
Vercingetorix, commandant en chef des armées gauloises.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"text-decoration: underline;">Le contexte</span>: Quelques minutes
avant la bataille d'Alésia, Vercingetorix harangue ses troupes. Les
gaulois sont assiégés dans leur fort par l'armée romaine. Ils vont
alors tenter de briser cet encerclement en effectuant une sortie
désesperée avec le succès que l'on connait. Signalons également
qu'il s'agit ici du seul exemple de discours pré-défaite dans ce
dossier. Quel loser ce Vercingetorix!</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le discours:</span>
<em> "Vous voulez vous battre? Vous voulez mourir? Vous voulez
vivre pour toujours? Alors suivez moi et ensemble, nous deviendrons
immortels!"</em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Vercingétorix, les longs discours
enflamés, c'est pas son truc. Son speech, en plus d'être archi
court, ne traite même pas de la survie du peuple Gaulois ou
d'une éventuelle victoire. La défaite semble être la seule issue
pour nos ancêtres. Seules comptent la gloire et l'immortalité qui
seront acquises au prix d'une mort héroïque. Le reste, on s'en
fout. Une sorte de discours de viking, en quelque sorte, mais
récité par Christophe Lambert. Ce qui explique surement la raclée
reçue à Alesia.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> <em><span style=
"text-decoration: underline;"><strong>VI/ Le speech
à la romaine</strong></span></em></p>
<p> </p>
<p> <span style="text-decoration: underline;">Le
chef</span>:  Maximus Decimus Meridius, commandant en
chef des armées du nord, général des légions Phénix.</p>
<p></p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;"> <span style=
"text-decoration: underline;">Le contexte</span>: Maximus s'apprête
à lancer une offensive contre l'ennemi germanique qui vient
apparemment de signifier son refus de participer à d'éventuelles
négociation de paix.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le discours:</span>
Maximus: <em>Mes frères!</em></p>
<p style="text-align: justify;">Soldats: <em>Maximus!</em></p>
<p style="text-align: justify;">Maximus: <em>Dans 3 semaines, je
moissonnerai mes terres. Imaginez où vous voudriez être, et vous y
serez. Tenez la ligne. Restez avec moi. Si vous vous retrouvez tout
seul, chevauchant dans de verts pâturages avec le soleil sur le
visage, n'en soyez pas comblés. Car vous êtes aux champs élysées,
et vous êtes déjà morts!</em></p>
<p style="text-align: justify;">Soldats : <em>Ah Ah Ah!</em></p>
<p style="text-align: justify;">Maximus : <em>Mes frères, ce que
l'on fait dans sa vie résonne dans l'éternité.</em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">En bon chef de guerre, Maximus est
semble-t-il très aimé par ses troupes. C'est ce qui frappe
dans ce discours faisant transparaitre une énorme complicité entre
le chef et sa cavalerie. Le général se permet même de déconner sur
la mort qui leur pend au nez. Simple, concis, une petite vanne pour
détendre l'atmosphère, une belle phrase en conclusion,
un speech certes minimaliste mais devant une
troupe expérimentée guerroyant non stop depuis deux ans,
était-il nécéssaire d'en faire plus? </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> <strong><em><span style=
"text-decoration: underline;">VII/ Le speech à
l'écossaise</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">  <span style=
"text-decoration: underline;">Le chef</span>: William Wallace,
leader de l'insurrection ecossaise contre l'occupant anglais. (A ne
pas confondre avec William Gallas, capitaine d'Arsenal, qui
est quant à lui réputé pour foirer tous ses discours d'avant
match)</p>
<p> </p>
<p></p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"text-decoration: underline;">Le contexte</span>: A la tête de son
armée de soldats-paysans, Wallace se prépare à donner l'assaut
contre l'armée anglaise qui, apparemment, était plus venue pour
négocier et marchander une trêve.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style=
"text-decoration: underline;">Le discours:</span> William Wallace
:" <em>Je suis william Wallace. Et que vois-je? Toute une armée de
mes compatriotes réunis en défiance de la tyranie. C'est en hommes
libres que vous êtes venus vous battre. En hommes libres que vous
êtes! Mais comment garder votre liberté? Il faut se
battre!"</em></p>
<p style="text-align: justify;">Soldats:" <em>Non! On aurait aucune
chance contre ces troupes! On préfère fuir. On préfère
vivre!"</em></p>
<p style="text-align: justify;">William Wallace: "<em>Oui. Battez
vous et mourrez peut être. Fuyez et vous vivrez. Quelques temps du
moins. Mais un jour sur vos lits de mort, bien des années auront
passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toute
vos tristes vies épargnées à Stirling pour une chance, juste une
petite chance de pouvoir revenir ici et de tuer nos ennemis, car
ils peuvent nous ôter le vie, mais ils ne nous oteront jamais notre
libertééééé!"</em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Fait rarissime dans les harangues
d'avant bataille, le chef charismatique se prend ici un bide dans
la première partie de son discours où il utilise un peu trop
souvent le terme "liberté". Conscient que ça ne produit pas
beaucoup d'effet à ses troupes, Wallace change de stratégie et met
davantage le doigt sur le moment historique que s'appretent à
vivre ces gueux en kilt.  Et paf, ça marche!</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">J'imagine que je suis passé devant
un tas d'autres exemples, dans des films plus anciens notamment. Si
vous en voyez d'autres, faites moi signe!</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis bonne année 2009 tant qu'on
y est! </p>
]]></description>			<link>http://volkor.blog.toutlecine.com/6706/Quand-le-chef-motive-ses-troupes/</link>			<comments>http://volkor.blog.toutlecine.com/Quand-le-chef-motive-ses-troupes----10012009-174043-lp-6706.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://volkor.blog.toutlecine.com/6706/Quand-le-chef-motive-ses-troupes/</guid>			<pubDate>Sat, 10 Jan 2009 17:40:43 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[James Bond XXII]]></title>			<description><![CDATA[<p> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ca y est, le dernier James Bond est
sorti. Et en tant qu'amateur de la série (un peu comme tout le
monde en fait) je ne pouvais pas manquer ce rendez-vous. Et
globalement, la déception était le sentiment dominant en sortie de
salle.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Déçu car ce <em>Quantum of
Solace</em> est finalement un James Bond assez bizarre. Tout le
monde avait salué la rupture de <em>Casino Royale</em> dans
l'histoire des James Bond qui faisait de l'espion anglais une
brute épaisse dotée cependant d'une certaine fragilité. Un
lifting nécessaire après le catastrophique <em>Meurs un autre
jour</em> pour remettre Bond dans la course face aux agents
secrets actuels, Jason Bourne en tête. Les scènes d'action
connaissaient elles aussi un certain remaniement : violence
décuplée, combats raprochés à la Bourne, caméra sur l'épaule,
réalisme accru, etc. Tout le monde était aussi d'accord sur le bon
choix de casting concernant Daniel Craig, au charisme
phénoménal qui en fait aussi le Bond le plus arrogant de
l'histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais on a la curieuse impression
que ce qui faisait le succès de la recette de <em>Casino
Royale</em> a été multiplié puissance 1000 pour <em>Quantum of
Solace</em>, en faisant faire à Bond un pas de géant vers sa perte
d'identité. La poursuite sur les toits, par exemple, est une copie
quasi-conforme de celle de <em>la vengeance dans la peau</em>,
notamment avec les sauts de balcons. Et les gadgets? Ben rien du
tout si ce n'est des téléphones portables et une sorte de table de
bureau avec ecran géant horizontal tactile, vachement pratique pour
faire un briefing photos/documents, mais pas crédible pour un
sou.</p>
<p style="text-align: justify;">Si on enlève en plus Monneypenny,
Q, les vodka-martini, qu'on place la séquence du gun barrel
(*) à la fin et qu'on montre l'agent secret se faire refuser
sa CB au guichet d'un aéroport, on est finalement très loin des
codes de la saga. Il est pour l'instant trop tôt pour évaluer la
transformation radicale du mythe Bondien au XXIe siècle, celle-ci
étant jugée plus que salutaire après les dérives de l'ère Brosnan.
Mais il est fort probable qu'à ce rythme là, on se retrouve à
nouveau avec un Bond plus traditionnel d'ici 5 à 10 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, le récit est à mon sens
partiellement noyé dans une débauche de scènes d'action ne
permettant guère au spectateur de reprendre son souffle. Une petite
déception donc.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis en rentrant chez moi le
soir, je suis tombé sur ça à la télé:</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Et après avoir vu Sophie
Marceau en méchante, Denise Richards jouer au Docteur en
physique nucléaire, Pierce Brosnan faire des double twist
gratte-dos en ski tout en étant pourchassé par des motoneiges
volantes, Robert Carlyle en totale roue libre dans son rôle de
psychopathe....Ben je me suis dit que finalement c'était pas si mal
que ça le changement.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">(*) La séquence dite du gun barrel
est censée intervenir au tout début de chaque James Bond. Elle
montre ainsi Bond marchant de profil de la droite vers la
gauche, vu de l'intérieur d'un canon de révolver suivant
son déplacement. L'agent secret effectue alors un quart de
tour rapide vers la gauche et tire une balle en direction
du canon et la scène se termine par un flot de sang
dégoulinant le long de l'écran avec parfois des mouvements de
caméra indiquant que le méchant titube. Le gun barrel de
<em>Casino Royale</em> fut le premier à faire partie
intégrante du récit et à ne pas intervenir au début. Ce fut la
seconde fois pour <em>Quantum of Solace</em>, où la séquence
intervient au générique de fin. Petites illustrations:</p>
<p> </p>
<p></p>
<p>Période Sean Connery 1 (1962/1964). La scène est alors tournée
avec Bob Simmons, cascadeur.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p>Période Sean Connery 2 (1965/1971): Avec le passage en format
cinémascope, la séquence a du être retournée. Ce coup-ci, Sean
Connery s'y est collé.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p>Période George Lazenby (1969) pour <em>Au service secret de sa
majesté</em>. La seule et unique fois que Bond met un genou à terre
pour tirer.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p>Période Roger moore (1973/1985): Abandon du chapeau et port de
l'arme à 2 mains.</p>
<p> </p>
<p></p>
<p> Période Timothy Dalton (1987/1989)</p>
<p> </p>
<p></p>
<p> Période Pierce Brosnan (1995/2002)</p>
<p> </p>
<p></p>
<p style="text-align: justify;">Période Daniel Craig
(2006/????) dans <em>Casino Royale</em>. La séquence change
radicalement par rapport aux précédents opus: elle est ici
contextualisée et localisée dans un décor de salle de bain. En lieu
et place de la sempiternelle marche de droite à gauche et du quart
de tour, Daniel Craig effectue ici un simple demi tour et c'est
tout.</p>
]]></description>			<link>http://volkor.blog.toutlecine.com/6609/James-Bond-XXII/</link>			<comments>http://volkor.blog.toutlecine.com/James-Bond-XXII-07112008-111542-lp-6609.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://volkor.blog.toutlecine.com/6609/James-Bond-XXII/</guid>			<pubDate>Fri, 07 Nov 2008 11:15:42 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Mon froggy chez les ricains II : casse-têtes de traduction]]></title>			<description><![CDATA[<p> Chose promise, chose due. J'avais évoqué lors du précédent article les problèmes de traduction rencontrés lors de certaines fictions (films ou séries) où des personnages français ou parlant le français interviennent. Voici donc ce fameux dossier qui, vous en conviendrez, est d'une importance capitale dans l'histoire du cinéma.</p>
<p>Bien evidemment, ces problèmes apparaissent seulement en vf! Voici un petit florilège de scènes qui ont vraissemblablement du être de gros casse-têtes pour nos amis les traducteurs.</p>
<p>(Attention, une série TV s'est glissée parmi les 4 exemples en dessous. Sauras-tu la reconnaitre?)</p>
<p> </p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> <em><strong>Il faut sauver le soldat Ryan (Spielberg, 1998)</strong></em></span></p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;"></span></em></strong></p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;"></span></em></strong></p>
<p> </p>
<p></p>
<p style="text-align: justify;"> Les principales difficultés rencontrées ici apparaissent avec le personnage du Caporal Upham, cartographe et interprète francophone et germanophone en VO et uniquement traducteur d'allemand en VF. Evidemment, vous comprendrez bien qu'un traducteur Français parlé par les français/ Français parlé par les américains est quasiment impossible à retranscrire en VF, d'où certaines situations cocasses:</p>
<p style="text-align: justify;">Ca commence par la rencontre entre le capitaine Miller (Tom Hanks) et le caporal, sous la tente. L'officier lui demande en VO comment est son accent en allemand et en français. En vf, le côté francophone de Upham est complètement zappé. Bon, pour cette scène, ça va encore. Les choses se compliquent un peu par la suite.</p>
<p style="text-align: justify;">On se trouve alors dans le village Normand, sous la pluie. L'escouade tombe alors sur une famile française dans leur maison en ruine. Le capitaine Miller demande alors à Upham: "<em>dis leur de se montrer!"</em> en VO et "<em>Vérifie s'ils sont pas allemands!"</em> en VF. On se trouve juste après dans une scène surréaliste où tout le monde parle en français (les soldats et la famille), ce qui n'empêche pas les Américains de demander sans cesse à Upham :  <em>"hein? qu'est ce qu'ils disent?"</em></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, pour finir, le dernier petit souci a lieu juste avant la bataille finale dans le village de Ramelle, lorsque les soldats écoutent un disque d'Edith Piaf. En VO, le caporal Upham (qui commence à se faire accepter par ses frères d'armes) traduit en temps réel la chanson qui résonne dans les ruines. Et en VF.... ben en VF il se contente de répeter le texte de la chanson à ses potes, qui semblent émerveillés.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="text-decoration: underline;"> <strong>Lost </strong></span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="text-decoration: underline;"></span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="text-decoration: underline;"></span></em></strong></p>
<p></p>
<p style="text-align: justify;"> Ce coup-ci les problèmes arrivent dans la série <em>Lost,</em> avec le personnage de Danièle Rousseau, naufragée sur l'île soi-disant déserte depuis plus de 16 ans. Et donc elle est française. Enfin, elle est française en VO parce que figurez vous qu'en VF, elle devient allemande. Ce qui oblige les traducteurs à tout changer. Son message de détresse en français devient donc allemand, histoire de mettre le doigt sur la difficulté des disparus à comprendre la teneur de celui-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Shannon, alias la bimbo, qui a passé un été en Allemagne (France en VO) est alors bombardée traductrice du SOS et assitante de Sayid pour déchiffrer la carte de Rousseau. D'ailleurs, cette carte contient les paroles de <em>La mer</em> de Charles Trénet. Parce que c'est bien connu, en France, on écoute tous Charles Trénet. Et puis en Allemagne aussi apparemment.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong> Arrête moi si tu peux (Spielberg, 2002)</strong></span></em></p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;"></span></em></strong></p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;"></span></em></strong></p>
<p></p>
<p style="text-align: justify;"> Frank Abagnale, le personnage principal de <em>Arrête moi si tu peux</em> (interprété par DiCaprio) est à moitié français par sa mère. C'est ce qui lui vaudra de mettre en place sa première imposture lorsqu'il se fait passer pour le prof de Français auprès de sa classe lors de la rentrée. Il prendra ainsi plaisir à humilier une brute de l'école en lui faisant lire une page du livre de cours en français dans le texte.</p>
<p style="text-align: justify;"> En VF, afin de ne pas faire l'impasse sur cette séquence d'humiliation, DiCaprio se métamorphose subitement en faux prof....d'espagnol. Et là, ça devient vraiment compliqué étant donné que la salle de cours est bardée de drapeaux français et autres posters bleu-blanc-rouge. D'où une légère incompréhension sur le coup.</p>
<p style="text-align: justify;">Les problèmes continueront par la suite lorsque Carl Hanratty du FBI (Tom Hanks) viendra récupérer Frank à la prison de Marseille. On a alors droit à un quasi-remake de la scène du village sous la pluie dans <em>Saving private Ryan</em>: Sous des trombes d'eau, Tom Hanks essaie de communiquer avec des Français mais n'y parvient pas, bien que parlant la même langue en VF. Surement une private joke de Spielberg aux traducteurs français!</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> <em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Rencontres du 3e type (Spielberg, 1977)</strong></span></em></p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;"></span></em></strong></p>
<p> </p>
<p></p>
<p style="text-align: justify;"> Tiens, encore un Spielberg. C'est dans <em>Rencontres du 3e type</em> que l'on trouve un des plus gros casse-têtes à résoudre en matière de retranscription VO-VF. Et ce casse-tête se résume au mec barbu à cravate que vous pouvez voir sur la photo, derriére Truffaut à droite.</p>
<p style="text-align: justify;">Le personnage de Truffaut étant français et ne maîtrisant pas la langue de Shakespeare, un traducteur anglais-français lui est adjoint : David Laughlin (le barbu). Et il servira donc d'interprète à l'ufologue. Mais vu qu'un tel interprète ne sert plus à rien en VF, il devient alors son assistant personnel. La version française donne donc plus d'importance à ce personnage, qui n'est finallement qu'un vulgaire grouillot en VO (il est tout juste bon à décoder une longitude et une latitude). Le sommet aura lieu lors de l'interrogatoire de Roy Neary (Richard Dreyfuss). En VO, Truffaut interroge, et Laughlin traduit. En VF, en tant qu'assistant, Laughlin ne traduit plus mais pose aussi ses questions, qui sont différentes de celles de Truffaut. Le pauvre Neary se retrouve donc bombardé de questions auxquelles il ne répond qu'une fois sur deux (normal, vu qu'en VO les questions sont les mêmes). Mais malgré une différence par rapport à la VO, cette scène est plutôt bien fichue, l'intensité de l'interrogatoire soulignant bien la perte de repères de Neary. </p>
<p style="text-align: justify;">Bref, en conclusion, le seul compromis entre le respect de la scène d'origine et la cohérence de celle-ci: la vost.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous voyez d'autres exemples, n'hésitez pas!</p>
<p style="text-align: justify;">A plus!</p>]]></description>			<link>http://volkor.blog.toutlecine.com/4581/Mon-froggy-chez-les-ricains-II-casse-t-tes-de-traduction/</link>			<comments>http://volkor.blog.toutlecine.com/Mon-froggy-chez-les-ricains-II---casse-tetes-de-traduction-18092008-113005-lp-4581.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://volkor.blog.toutlecine.com/4581/Mon-froggy-chez-les-ricains-II-casse-t-tes-de-traduction/</guid>			<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 11:30:05 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Mon froggy chez les ricains]]></title>			<description><![CDATA[<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Les déclarations d'Alain Bernard
avant la finale olympique du relais 4X100 m nage libre
("<em>les Américains? on va les exploser!"</em>) et l'issue de
cette course (remportée au finish par les nageurs US après un
retour incroyable de Jason Lezak sur Alain Bernard) ont lancé une
petite vaguelette de french bashing outre atlantique, surtout sur
le net. Toute la panoplie anti-française a alors été ressortie sur
certains forums: Nous sentons mauvais, nous sommes arrogants,
passéistes, adeptes du drapeau blanc, non anglophones, feignants,
racistes, antisémites, communistes, vichystes, pro-terroristes et
surtout très très très ingrats envers ceux qui ont sauvé notre peau
en 1944. Bref, kicker du french ass reste un petit plaisir
sympatoche pour certains américains.</p>
<p style="text-align: justify;">C'est là que j'ai décidé de faire
ce petit dossier sans prétention et non exhaustif traitant de
personnages français intervenant dans certains films
américains. Juste histoire de voir comment nous sommes perçus chez
l'Oncle Sam (Attention cependant, certains des films évoqués en
dessous sont certes américains mais n'ont pas été mis en scène
directement par l'un d'entre eux).</p>
<p style="text-align: justify;">Alors faisons place aux
froggies!</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> <em><span style=
"text-decoration: underline;">Le froggy des
mers</span></em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p> </p>
<p>Vu dans <em>Master and Commander (Peter Weir, 2003).</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le froggy des mers est ici
représenté par l'équipage de <em>l'Achéron</em>, navire corsaire
battant pavillon français pendant les guerres napoléoniennes. Dans
la mythologie grecque, l'Achéron est une rivière affluente du Styx,
le fleuve servant de frontière entre le monde et l'Enfer. Voilà qui
lève déjà toute ambiguité sur le rôle du bâteau Français qui aux
yeux de l'équipage anglais, a un caractère diabolique ("<em>Il est
apparu comme un fantôme !"</em>, "<em>c'est le vaisseau du diable
!"</em>, "<em>le capitaine est fichu de le suivre jusqu'en enfer
s'il le faut !"</em>). Mais ces allusions servent davantage à
décrire le poids de la superstition parmi
les moussaillons de l'époque qu'à diaboliser l'ennemi
Français. Le froggy des mers passera donc tout le film à jouer
au chat et à la souris avec le <em>HMS Surprise,</em> navire
Britannique de la Royal Navy.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Français est vu de façon
ambigue dans le film, et d'ailleurs on le voit très peu. On se fait
donc une opinion sur lui uniquement par ses manoeuvres, les
commentaires des Anglais et le combat final. D'un côté, il semble
sournois (l'attaque matinale dans le brouillard au début du film),
profitant sans honte de la supériorité technique de son navire par
rapport à l'anglais. D'ailleurs, les Français n'ont aucune gloire à
tirer de cet avantage étant donné que <em>l'Achéron</em> a été bâti
par les Américains<em>.</em> Mais d'un autre côté, le capitaine des
froggies est décri comme un adversaire valeureux et plutôt doué. Il
ressemble même fortement au Capitaine anglais Jack Aubrey ("<em>Il
fait la guerre comme vous Jack!")</em> qui éprouve du respect pour
lui. Aubrey est même plutôt déçu lorsqu'il apprend, à tort, que le
capitaine frenchy est mort pendant le combat final. Il
n'éprouve donc pas spécialement de haine envers son rival et semble
plus animé par le désir de vaincre. Ca ne l'empêchera cependant pas
de titiller les sentiments antifrançais de ses troupes en
les haranguant au cours d'un exercice de tir au canon:
<em>"Vous voulez voir une guillotine à Piccadilly? Non! Vous voulez
voir la tête de Napoléon sur vos schillings? Non! Vous voulez voir
vos enfants chanter la Marseillaise? Non!</em></p>
<p style="text-align: justify;">Au final, les français ne sont pas
tant décriés que ça dans ce film qui n'est pas spécialement
francophobe (et quand ils le sont, cela concerne uniquement le
régime tyranique du "<em>petit corse"</em>). Mais bon, dans le tome
de la série écrite par O'Brian,  "<em>de l'autre côté du
monde",</em>  (qui a en partie servi de base à l'adaptation),
l'action se situe pendant la guerre anglo-américaine de 1812, où
Jack Aubrey affronte donc des Américains. Il est évident que
le public US aurait eu beaucoup de mal à accepter de voir
leurs compatriotes se faire exploser par des britanniques dans
un film produit avec des dollars et sorti en salles peu de temps
après le lancement des hostilités en Irak. C'était donc plus simple
pour tout le monde d'y mettre des Froggies qui ne seront au final
que peu égratignés. Quand on regarde comment les Anglais ont été
décrits dans <em>The Patriot</em> ou dans <em>Braveheart</em>, (à
savoir des barbares sanguinaires violeurs et tueurs d'enfants) on
peut donc s'estimer heureux que <em>Master and Commander</em> ait
été mis en scène par Peter Weir et non pas Mel Gibson ou
Emmerich!</p>
<p style="text-align: justify;">Ah oui et petite particularité, en
VO, le capitaine français parle anglais avec un accent vraiment à
chier!</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p> </p>
<p> <em><span style=
"text-decoration: underline;">Le froggy
ufologue</span></em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;"> Vu dans <em>Rencontres du 3e
type (Steven Spielberg, 1977)</em></p>
<p style="text-align: justify;">Comme son nom l'indique, le froggy
ufologue s'intéresse de très près au phénomène ovni. Il s'appelle
Claude Lacombe et le rôle est interprété par François
Truffaut. Selon toute vraissemblance, le personnage de Lacombe
serait inspiré du vrai ufologue français Jacques Vallée. Mais ce
fut aussi l'occasion pour Spielberg de diriger l'un de ses
réalisateurs préférés. Donc, ne comptez pas trop sur ce francophile
avéré pour se foutre de la gueule des Français dans ce film.
D'ailleurs, le Français en général est très présent dans la
filmo de Spielberg (<em>Il faut sauver le soldat Ryan,
Rencontres du 3e type, Les Aventuriers de l'arche perdue, Arrête
moi si tu peux</em>)</p>
<p style="text-align: justify;">Lacombe est décrit comme une
sommité mondiale en matière d'ufologie, une vraie pointure qui
dirigera l'organisation et le programme de la rencontre officielle
avec ceux d'en haut. Il élaborera même le code visuel qui permettra
de communiquer avec eux. Il insistera aussi pour que Roy Neary,
vulgaire quidam mais néanmoins choisi par les ET, soit désigné
ambassadeur terrien auprès d'eux, contrairement aux volontés des
instances scientifiques considérant qu'il n'est pas forcément digne
du grand voyage.</p>
<p style="text-align: justify;"> Bref, c'est la classe. Un peu
l'antithèse de Belloq dans <em>Les Aventuriers de l'Arche
perdue</em> en somme. Par contre, c'est une grosse brelle en
anglais et il se ballade partout avec son interprète (qui en VF
devient son assistant, vu qu'il n'y a plus rien à traduire. Ben
ouais, tout le monde parle français en VF! D'ailleurs, je ferais
prochainement un petit dossier sur les galères de retranscription
de la VO à la VF de certaines situations où des francophones
interviennent).</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> <em><span style=
"text-decoration: underline;">Le Froggy "super
villain"</span></em></p>
<p> </p>
<p></p>
<p> </p>
<p>Vu dans <em>Les Indestructibles (Brad Bird, 2004)</em></p>
<p style="text-align: justify;">En VF, il s'appelle Foll'amour. En
VO, il se nomme Bomb Voyage (notez le jeu de mots). Bon, c'est pas
expliqué clairement, mais un énorme faisceau d'indices laisse
présumer qu'il est Français: Son look, inspiré du mime Marceau, la
petite musique d'accordéon lorsqu'il apparait et surtout le fait
qu'il parle exclusivement français en VO (heureusement sous titré
pour les anglophones). On peut d'ailleurs se demander pourquoi il
ne parle pas anglais avec un accent français. Sûrement pour mettre
le doigt sur l'incapacité du frenchie à s'exprimer dans une
autre langue que la sienne à laquelle il est irrémédiablement
attaché. D'ailleurs il nomme Mr Indestructible "monsieur
Incroyable", conformément au titre original de l'oeuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les indéstructibles, Bomb
Voyage est un méchant et il ne semble pas doté de super pouvoirs.
On ne le voit que deux petites minutes au début du film dans
lesquelles il cambriole une banque à l'aide d'explosifs, son arme
de prédilection. Il ne fait évidemment pas le poids contre M.
Indestructible mais en bon Froggy, il s'en tirera de façon bien
sournoise (en balançant une bombe dans la cape de Buddy, le fanboy
de M. Indesructible, qui sera du coup obligé de la lâcher pour
sauver le garçon).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p> </p>
<p> <em><span style=
"text-decoration: underline;">Le Froggy
numérique</span></em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> Vu dans <em>Matrix reloaded et Matrix revolutions (Andy et
Larry Wachowski, 2003)</em></p>
<p style="text-align: justify;">Oui alors je sais, le Mérovingien
n'est pas un froggy étant donné qu'il s'agit d'un programme. Il
n'empêche, il en a certains aspects: dandy classieux avec
accent, goût pour le bon vin, raffinement, etc. Par dessus tout, ce
qu'il préfère dans la culture française, ce sont les jurons.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n'est pas Français mais est tout
de même appelé comme tel par le père de famille indien dans le
métro dans <em>Matrix Revolutions.</em> Et il est très puissant le
bougre. Il s'agit apparemment du 1er programme transfuge s'étant
affranchi de ses maîtres et ayant sous son contrôle le
seul point de passage entre le monde des machines et celui de
ladite Matrice. Un gars incontournable quoi.</p>
<p style="text-align: justify;">Son surnom ne semble pas laissé au
hasard. La dynastie des Mérovingiens traine la sale réputation
d'avoir été une lignée de grosses feignasses décadentes vers la fin
de leur ère (les rois fainéants). Il semble en être de même pour
lui: à part trainer dans des super restos, des super boîtes de
nuit, des super chateaux entourré de bombasses et profiter de son
monopole, ya pas grand chose. Et ne comptez pas non plus sur lui
pour faire du kung fu, ses sbires sont là pour ça.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: left;"> <em><span style=
"text-decoration: underline;">Le Froggy de la
DGSE</span></em></p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p></p>
<p> Vu dans <em>Godzilla (Roland Emmerich, 1998)</em></p>
<p style="text-align: justify;">Philippe Roaché (prononcez Rocher)
est un agent secret de la DGSE. Et en gros, il est là pour réparer
le bordel causé par son pays. En l'occurence, il s'agit d'essayer
de stopper un lézard géant ayant muté à la suite d'essais
nucléaires français dans le Pacifique. D'ailleurs, le générique ne
fait pas dans la dentelle et nous montre de superbes champignons
nucléaires et des stock-shots d'iguanes, le tout sur fond de
<em>Marseillaise</em>. Quel honneur! (Alexandre Aja nous vengera
dans <em>La Colline a des yeux</em> avec un générique preque
similaire : explosions atomiques, tubes rétros US et stock-shots de
mutants dans leurs bocaux de formol. Non mais!)</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le film, Roaché est on ne peut
plus clair sur son rôle de passeur de serpillère de la France. Il
semble d'ailleurs plus préoccupé par l'extermination de ce monstre
génant pour son pays que par le sauvetage de millions de newyorkais
en péril.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau du petit déj', c'est une
caricature de froggy: il ne supporte pas le café américain et
semble tout étonné qu'on lui rapporte un donut quand il
demande un croissant (gag). Et petite particularité, les
collaborateurs du froggy de la DGSE s'appellent
tous Jean-quelquechose (Un de mes seuls souvenirs de la vision
de ce film en salle fut l'hilarité générale de
l'assistance lorsque Jean Réno demande: "<em>mais bon sang, où
sont passés Jean Claude et Jean-Luc!?)</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais bon, le froggy de la DGSE est
avant tout un froggy qui assure. Il comprend tout avant tout le
monde, fait des imitations pourries de John Wayne, saisit
l'importance du personnage joué par Matthew Broderick, et réussit
là où l'armée américaine échoue (armée qui semble d'ailleurs
composée exclusivement de débiles).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Bon, au final, on n'a pas trop à se
plaindre non?</p>
<p style="text-align: justify;">A la prochaine!</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></description>			<link>http://volkor.blog.toutlecine.com/4565/Mon-froggy-chez-les-ricains/</link>			<comments>http://volkor.blog.toutlecine.com/Mon-froggy-chez-les-ricains-08092008-083040-lp-4565.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://volkor.blog.toutlecine.com/4565/Mon-froggy-chez-les-ricains/</guid>			<pubDate>Mon, 08 Sep 2008 08:30:40 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>