<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] vimaire : <![CDATA[Au Ratatouille Ciné]]></title>		<link>http://vimaire.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[Au Ratatouille Ciné]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Sun, 21 Dec 2008 18:45:12 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[Bilan de fin d'année]]></title>			<description><![CDATA[<p>Bientôt c'est la fin de l'année, les cadeaux et les grosses
indigestions à base de bûches glacées fourrées au foie gras
d'huître et à la dinde aux marrons le tout arrosé de Champagne bon
marché</p>
<p>Le moment idéal donc pour établir le bilan d'une année,
finalement, assez riche.</p>
<p>TOP 20 :</p>
<p>1. <strong>Wall E</strong> de Andrew Stanton: Humaniste et
poétique. Le chef d'oeuvre de l'année.
2. <strong>No country for old men</strong> des Frères Coen : Le
meilleur film des Coen avec <strong>Fargo</strong> ( suivi de près
par <strong>The big Lebowski</strong>, <strong>Miller's
crossing</strong> et <strong>Arizona junior</strong> ). De toute
façon, l'excellent roman de Mc Carthy était fait pour eux. Et ce
monologue final nom de Dieu.
3. <strong>Speed racer</strong> des frères Wachowski : Expérience
visuelle terrassante convoquant jeu vidéo, art expérimental et
hommage cinéma. Et puis quel climax !
4. <strong>Tropic thunder</strong> de Ben Stiller : Hilarant film
de guerre doublé d'une émouvante parabole sur les acteurs. Et puis
les acteurs sont tous géniaux ( Le Simple Jack de Stiller, Tom
Cruise en avater des Weinstein bros, Robert Downey Jr et Jack Black
...  ). Et puis les B.A roxxent ( <strong>Satan's
alley</strong> ! ).
5. <strong>Hellboy 2</strong> de Guillermo Del Toro : Foisonnant et
débordant d'imagination, <strong>Hellboy 2</strong> est
l'&oelig;uvre d'un enchanteur amoureux des belles
histoires mais aussi celle d'un pessimiste mêlant la fin de
l'Homme à celle des contes. Amours impossibles, mort des
dieux animistes, agonie des légendes sous le poids de la modernité,
paternité, intolérance et apocalypse... Le film est
étourdissant de par les thèmes abordés. Del Toro nous gratifie, en
outre, d'une magnifique intro avec des marionnettes et impose
ainsi un vibrant hommage à tous ces conteurs qui nous
émerveillèrent depuis l'aube des temps.
6. <strong>Two lovers</strong> de James Gray : Sublime film
romantique dont la subtilité et la simplicité ne peuvent
qu'arracher la coeur. Et cette fin ambigüe sur fond d'opéra !
7. <strong>L'échange</strong> de Clint Eastwood: Dense,
passionnant, parfois proche de l'épouvante pure et rappellant
Ellroy dans sa volonté de raconter l'Histoire de L.A par le biais
du fait divers. Un grand film d'un grand réalisateur.
8. <strong>There will be blood</strong> de Paul T. Anderson: Un
western aride et passionnant sur le crépuscule de l'ouest sauvage
et la naissance d'une nation capitaliste. Une tragi-comédie
auscultant les premiers pas d'une puissance dominé par la relation
amour/haine entre grand capital et religion. Bluffant et porté par
la géniale interprétation de Daniel Day Lewis.
9. <strong>Chasseurs de dragons</strong> de Guillaume Ivernel et
Arthur Qwak Une oeuvre drôle ( les moutons !!! ), imaginative et
poétique n'ayant pas peur de la contemplation et convoquant
Moebius, Miyazaki et Tsui Hark. Le film français de l'année.
10. <strong>Tropa de elite</strong> de José Padilha : Un film coup
de poing, polémique et ambigüe sur la criminalité brésilienne et
l'extrêmisme de la réponse policière qui y est faite. Une oeuvre
réflexive poussant le spectateur à se faire sa propre opinion.
C'est suffisamment rare pour être souligné.
11. <strong>Un été avec Coo</strong> de Keiichi Hara: Un joli et
humble petit film rappellant souvent Takahata. Et ce n'est pas un
mince compliment.
12.<strong>Into the wild</strong> de Sean Penn: Une ode à la nature
américaine, une oeuvre à la Kerouack doublé d'un constat à ,la fois
désabusé et tendre sur une certaine Amérique rebelle et
libertaire.
13. <strong>John Rambo</strong> de Sylvester Stallone: Une
&oelig;uvre désabusée et barbare portant sur un dieu de la guerre
perdu dans un monde violent et sans idéologie. Stallone livre un
long métrage brut ( voir brutal ) au pessimisme étourdissant mais
dont le final doux amer livre la vision sage d'un homme
revenu de loin.
14. <strong>The mist</strong> de Frank Darabont: Un film énervé
proposant une satire féroce taclant la paranoïa, le fanatisme et la
théocratie. Mais aussi une apocalypse lovecraftienne pessimiste et
cruelle dont les images, parfois superbement poétiques, trottent
longtemps dans la tête. Et puis cette superbe créature chtullienne
émergeant de la brume au son du Host of seraphim des Dead can
dance.
15. <strong>L'orphelinat</strong> de Juan A. Bayona : Une
&oelig;uvre bouleversante et cruelle sur l'enfance.
L'Espagne confirme son statut de terre promise du
fantastique.
16.<strong>Blindness</strong> de Fernando Meirelles : Une
&oelig;uvre extrêment bien filmée doublée d'une parabole bien
sentie sur mise en place d'un pouvoir dictatorial. De plus,
les acteurs y sont géniaux !
17. <strong>3h10 pour Yuma</strong> de James Mangold: Très beau
western servi par deux acteurs d'exception. Il n'y a
pas de doute j'adore Mangold !
18. <strong>In Bruges</strong> de Martin Mc Donagh: La surprise de
l'année. Une tragi comédie décalée et émouvante. De plus,
Gleeson y est génial comme à son habitude et quand à Fiennes il
prouve qu'il n'est jamais plus à l'aise que dans
les rôles de Bad Guy !
19. <strong>Rien que pour cheveux</strong> de Dennis Dugan: Une
comédie grasse et culotté sur un sujet brûlant. J'ai rarement
autant ri au cinéma.
20 . <strong>Entre les murs</strong> de Laurent Cantet : Un film
intelligent et passionnant sur un métier souvent réduit à des
clichés. Cantet parvient à éviter la mièvrerie et l'angélisme
pour toucher ce beau métier au plus près de sa réalité. Et livre au
passage un vrai film de cinéma ( et non pas le faux documentaire
que certains ont voulu pointer ).</p>
<p>Bonus.
1. <strong>Les cendres du temps Redux</strong> de Wong Kar Waï
: Quel plaisir de redécouvrir en salles le chef d'&oelig;uvre
de Wong Kar Waï. Un wxp moderne dont l'approche radicale
préfigurait le monumental <strong>The blade</strong> de Tsui
Hark.
2. <strong>Red cliff partie I</strong> de John Woo : John Woo
revient en Chine et la claque est monumentale. Red Cliff est un
film épique et ludique à la réalisation virtuose. Un chef
d'&oelig;uvre au souffle mythologique. En somme du Woo à la
sauce Homère ( le grec pas celui de Springfield !!! ). Il faudra
maintenant patienter pour une sortie en France.
3. <strong>CJ7</strong> de Stephen Chow : Stephen Chow décide
de réaliser son <strong>E.T</strong> et c'est mignon tout
plein. Il ne perd pas pour autant sa fibre sociale et son humour
sadique. Donc c'est mignon mais on y martyrise des créatures
kawaï et ça c'est pas pour me déplaire ! ( je déteste tout ce
qui est kawaï ! ). En résumé, <strong>CJ7</strong> est aussi un
film très drôle ! Honteusement, ce long métrage n'est sorti
qu'en dvd en France.
4. <strong>The warlords</strong> de Peter Chan : Peter Chan
est un des grands réalisateurs encore en activité à Hong Kong. Il
le prouve avec ce superbe film qui, en plus de revenir sur une
période passionnante de l'histoire chinoise ( la révolte des
taïpings ), propose un de ses plus beaux rôles à Jet Li. Un film
sombre et barbare dont on attend encore la sortie en France.
5. <strong>13 Beloved</strong> de Chukiat Savkeerakul : Un
film thaï malin et haletant au scénario intriguant et terriblement
cruel. Le réalisateur fait preuve d'une véritable maestria
dans la gestion de la tension et la montée graduelle vers
l'horreur.
6.  <strong>The unseable</strong> de Wisit Sasanatieng :
Une très belle et dépressive histoire de fantômes réalisé par un
des meilleurs et des plus éclectiques réalidsateurs thaï. Le film
n'est toujours pas sorti en France.</p>
<p>Ils auraient pu figurer dans le top si je les avais vu avant
:</p>
<p>1. <strong>Le bon, la brute et le cinglé</strong> de Kim Jee Won
: Un western coréen et léonien dynamique et frappadingue évoquant
le génial <strong>Shangaï express</strong> de Sammo Hung et se
clôturant par un climax juste hallucinant. De plus, le film est
bourré d'idées inventives ( la prothèse en métal sifflant dans le
vent ) et Song Kang Ho dans le rôle du " péon paillard " à la Eli
Wallach ou Rod Steiger est juste génial.</p>
<p>2.<strong>  Walk hard</strong> de Jake Kasdan : Une
hilarante, politiqyement incorrecte et parfois émouvante
parodie du <strong>Walk the line</strong> de Mangold. De plus
Kasdan, derrière la pantalonnade, parvient tout simplement à créer
une saga sur l'histoire du rock ( et il faut voir Jack Black dans
le rôle de Paul Mc Cartney ! ). Enfin John C. Reilly est génial
dans le rôle principal. Le film est, hélas, sorti directement en
DVD chez nous.</p>
<p>Les 5/6 : <strong>La guerre selon Charlie Wilson</strong> de
Mike Nichols, <strong>Rec</strong> de Jaume Balaguero et Paco Plaza
,<strong>Dark Knight</strong> de Christopher Nolan,
<strong>Gomorra</strong> de Matteo Garrone,
<strong>Appaloosa</strong> de Ed Harris, <strong>Vinyan</strong> de
Fabrice du Welz, <strong>Saawariya</strong> ( dont on attend encore
la sortie en France ) de Sanjay Leela Bhansali, <strong>Johnny Mad
Dog</strong> de Jean Stephane Sauvaire, <strong>Be kind
rewind</strong> de Michel Gondry, <strong>A vif</strong> de Neil
Jordan, <strong>Burn after reading</strong> des frères Coen,
<strong>A bord du Darjeeling limited</strong> de Wes Anderson,
<strong>Invisible target</strong> de Benny Chan ( sortit
directement en DVD ), <strong>Assembly</strong> de Xiaogang Feng (
sorti directement en DVD ) .</p>
<p>Les 4/6 : <strong>Death sentence</strong> de James Wan,
<strong>30 days of night</strong> de David Slade ,
<strong>Triangle</strong> de Ringo Lam, Tsui Hark et Johnny To (
pour les deux premiers segments ), <strong>Brave story</strong> de
Kôichi Chigira, <strong>MR 73</strong> de Olivier Marchal,
<strong>Crimes à Oxford</strong> de Alex de la Iglesia,
<strong>Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal</strong> de
Steven Spielberg, <strong>Rogue</strong> de Greg Mc Lean,
<strong>Un conte de Noël</strong> de Arnaud Desplechin, <strong>Les
insoumis</strong> de Claude Michel Rome, <strong>Kung Fu
Panda</strong> de Mark Osborne et John Stevenson,
<strong>Mensonges</strong> <strong>d'Etat</strong> de Ridley
Scott, <strong>W</strong> de Oliver Stone, <strong>Harold et Kumar
s'échappent de Guantanamo</strong> de Jon Hurwitz et Hayden
Schlossberg, <strong>Day watch</strong> de Timur Bekmambetov,
<strong>La bande à Baader</strong> de Uli Edel, <strong>Pineapple
express</strong> de David Gordon Green, <strong>Step
brothers</strong> de Adam Mc Kay, <strong>JCVD</strong> de Mabrouk
El Mechri, <strong>Semi-pro</strong> de Kent Alterman.</p>
<p> 
      Les 3/6 : <strong>Sweeney
Todd</strong> de Tim Burton, <strong>Cortex</strong> de Nicolas
Boukhrief, , <strong>Black sheep</strong> de Jonathan King, ,
<strong>Mongol</strong> de Sergeï Bodrov, , <strong>Eden
Lake</strong> de James Watkins, <strong>Mesrine : L'instinct
de mort</strong> de Jean François Richet, <strong>Mesrine :
L'ennemi public</strong> de Jean François Richet, ,
<strong>Forbidden kingdom</strong> de Rob Minkoff.</p>
<p>     Les 2/6 : <strong>Battle for
Haditha</strong> de Nick Broomfield, <strong>Bienvenue chez les
Ch'tis</strong> de Dany Boon, <strong>Cleaner</strong> de
Renny Harlin, <strong>Jar city</strong> de Baltasar Kormàkur,
<strong>Iron man</strong> de Jon Favreau, <strong>Madagascar
2</strong> de Eric Darnell et Tom Mc Grath et surtout...</p>
<p><strong>Doomsday</strong> de Neil Marshall : Magnifique et
hilarant nanar post nuke rappellant le temps béni des Z ritals :
<strong>2072, les mercenaires du futur</strong> de Fulci,
<strong>Les nouveaux barbares</strong> de Castellari ... Nostalgie
quand tu nous tiens. Et le bad guy punk est, de loin, le méchant le
plus drôle de cette année !</p>
<p>FLOP 25 :</p>
<p>1. <strong>Astérix aux jeux olympiques</strong> de Thomas
Langmann: L'échec lamentable d'un film à l'égo
surdimensionné plus occupé à épater la galerie avec son défilé de
stars qu'à raconter une histoire. Un film qui fait
régulièrement honte.
2. <strong>La terza madre</strong> de Dario Argento:
Aujourd'hui Jean Rollin travaille en Italie. Et Argento est
artistiquement mort. Mais le film est drôle. Autant qu'un Z
cannibale réalisé par Mattei dans une décharge napolitaine.
3. <strong>Cloverfield</strong> de Matt Reeves: Un concept
intéressant noyé sous les incohérences, la pose et les personnages
crispants.
4. <strong>Redacted</strong> de Brian De Palma : Brian De
Palma nous livre un de ses pires films. Un pensum indigeste
faussement polémiste, très prétentieux et terriblement manichéen.
Quand on pense que c'est une réadaptation de son magnifique
<strong>Outrages</strong>.
5. <strong>Bataille à Seattle</strong> de Stuart Townsend:
Stéréotypé à outrance. De bonnes intentions ne font pas un bon
film.
6. <strong>Jumper</strong> de Doug Liman: Un film ayant pris
20 ans en deux semaines. Une &oelig;uvre rare en somme.
7. <strong>Taken</strong> de Pierre Morel: Un sous Seagal con
et raciste mais ô combien drôle !
8.<strong> Les liens du sang</strong> de Jacques Maillot: Un
récit banal de polar + une bonne histoire intimiste bien de chez
nous très stéréotypée = Rien du tout !
9. <strong>10000 BC</strong> de Roland Emmerich: Le vrai nanar
savoureux. Il y a des rastas de cro magnon, des mammouths vénères (
enfin pas beaucoup quand même ) et des dodos carnivores. Que
demande le peuple ? Un bon film je sais !
10. <strong>Angles d'attaque</strong> de Pete Travis :
Une sous série télé cousue de fil blanc.
11. <strong>Phénomènes</strong> de M. Night Shyamalan: Je
n'attends plus rien de Shyamalan. Et ça c'est vraiment
triste !
12. <strong>Quantum of solace</strong> de Marc Forster : Un
James Bond réalisé par Zatoïchi et écrit par Dumb et Dumber.
13.<strong> Hancock</strong> de Peter Berg : L'archétype
même du bon pitch pas exploité. Le climax est une honte.
14. <strong>Wanted</strong> de Timur Bekmambetov: Puant mais
assez extrême dans son aspect nanar bordélique. Un plaisir coupable
!
15. <strong>Détention secrète</strong> de Gavin Hood :
Consensuel et insignifiant, le film échoue à exploiter une
construction scénaristique assez audacieuse.
16. <strong>Lions et agneaux</strong> de Robert Redford : Un
film pédagogue, mou, bavard et donc très chiant !
17. <strong>Les seigneurs de la mer</strong> de Rob Stewart :
Un sujet intéressant gâché par l'approche narcissique de son
réal tête de n&oelig;ud.
18. <strong>Maradona par Kusturica</strong> d'Emir Kusturica:
Un documentaire réussissant l'exploit de rendre antipathique,
à la fois, son sujet et son réal.
19. <strong>Martyrs</strong> de Pascal Laugier:
L'exemple type de la grenouille qui voulait se prendre pour
un b&oelig;uf. Très prétentieux.
20. <strong>Babylon AD</strong> de Matthieu Kassovitz : Un
grand ratage. Il faut, maintenant, juste espérer que Kassovitz
parviendra à rebondir.
21. <strong>La momie 3</strong> de Rob Cohen: Très beauf et
très con, visuellement  laid et filmé n'importe comment.
Toutefois, le film est parfois drôle. Le combat Yeoh/ Li est une
honte.
22. <strong>All the boys love Mandy Lane</strong> de Jonathan
Levine: Un film prétentieux bien moins malin que ce qu'il
veut bien nous faire croire.
23. <strong>Star wars: The clone wars</strong> de Dave Filoni
: L'oncle gay de Jabba the Hutt... Et là tout est dit
!
24.<strong> Hitman</strong> de Xavier Gens : Le hitman y est
aussi subtil que John Matrix dans ses mauvais jours ( ça la fout
mal pour un tueur soit disant insaisissable et invisible ), le
scénario s'égare dans tous les sens pour ne rien raconter et
,en plus, on s'ennuie le plus souvent.
25. <strong>Missing</strong> de Tsui Hark:  Un sous frère
Pang, doublé d'un remake mièvre du <strong>Sous le
sable</strong> de Ozon, signé par Tsui Hark. Non c'est pas
possible. Rassurez moi c'est un pseudo hein ? !</p>
<p>Bonus :</p>
<p><strong>Urban justice</strong> de Don E. Faunt Le Roy : Un des
derniers direct to dvd de Saumon agile ( enfin il en tourné 7
depuis ! ). Résultat un revigorant nanar où notre panda
chanteur de country préféré balance des punchlines moisis, fais le
kéké sans sourciller et casse des bras avec bonne humeur . Du
Seagal bovin et bourrin où il tape la tchatche avec le burné Danny
Trejo ? J'adore !</p>
]]></description>			<link>http://vimaire.blog.toutlecine.com/7158/Bilan-de-fin-d-annee/</link>			<comments>http://vimaire.blog.toutlecine.com/Bilan-de-fin-det-039-annee-16122008-162014-lp-7158.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://vimaire.blog.toutlecine.com/7158/Bilan-de-fin-d-annee/</guid>			<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 16:20:14 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[La forêt des enfants perdus]]></title>			<description><![CDATA[<p><strong>Attention spoilers
!!!</strong></p>
<p>En 2004, j'avais déjà été très agréablement
surpris par <strong>Calvaire</strong>, drame horrifique belge
surprenant, choquant et émouvant ( Jackie Berroyer y faisait montre
d'un talent incroyable ). Je me jurais alors que je suivrai
attentivement la carrière de Fabrice du Welz, le petit prodige à
l'origine de ce bijou.</p>
<p>Et donc je sors tout juste de la vision de son
deuxième long-métrage : <strong>Vinyan</strong>. Et dire que ce
film confirme tout le bien que je pensais du sire Du Welz est un
euphémisme.</p>
<p>L'histoire : Au cours d'une soirée de charité
organisée à Phuket, dans le sud de la Thaïlande, une mère
endeuillée par la perte de son enfant, durant le tsunami de 2004,
croit le reconnaître sur une bande vidéo tournée en Birmanie. Elle
décide de s'y rendre, avec son mari, pour le retrouver. Pour cela,
elle loue les services d'un inquiétant chef de la pègre.</p>
<p>C'est un film assez difficile il faut le
reconnaître. Le rythme est incroyablement lent et le scénario est
avare en " péripéties ". C'est de plus une oeuvre " désagréable "
dans le sens où le réalisateur ne cherche jamais, de la première à
la dernière minute, à égayer son propos, à montrer ne serait-ce
qu'une étincelle de lumière au sein des ténèbres. Les relations
humaines y sont décrites sous le signe de la douleur, de la folie,
de la frustration, de la traîtrise, de la violence et de presque
tous les autres vices humains. Une vision totalement desespérée et
glaçante de l'être humain.</p>
<p>Mais le mérite de Du Welz est d'aller bien
au-delà de la simple misantrophie. Il délaisse le cynisme
branchouille apte à choquer les spectateurs en quête de sensations
fortes et préfère plonger au coeur de l'âme humaine. Dans ce
qu'elle a de plus noir.</p>
<p><strong>Vinyan</strong> est un joyau sombre, un
poème du cauchemar, la continuité de ces oeuvres qui des peintures
de Goya ou Füssling à certains poèmes de Baudelaire auscultèrent et
révélèrent la beauté, la pureté du mal. Dans le film de Du Welz,
les repères moraux s'effacent sous les coups de burins portés par
l'instauration minutieuse d'une ambiance mortifère et pourtant
fascinante. La déliquescence des personnages et du monde qui les
entourent ( le décor est peu à peu submergé sous la boue, la vase
et les arbres morts ) n'est que la conséquence d'une civilisation
viciée ( la plongée, au début, dans l'enfer des bordels glauques de
Phuket ). Une déliquescence mue par une puissance primitive, celle
qui habite l'homme depuis le début de son histoire. Le couple
chemine ainsi vers les zones les plus sombres de l'humanité, celle
d'un passé pré-néandertalien où l'être humain est l'égal d'un loup.
<strong>Vynian</strong> conte un voyage au-delà de la mort,narre la
poursuite d'un fantôme. Voyage vers la mort qui se confond avec la
quête des origines. Deux quêtes dont le lien sont la boue, la
terre.</p>
<p> Les cadavres reposent ainsi au sein du
sol alors que les hommes des origines vivaient dans les grottes. Le
mystère de la mort ( encore plus fort ici puisque l'on recherche la
trace d'un enfant dont on ne sait si il est encore vivant )
s'accompagne des réminiscences d'une ère sauvage et
cruelle.</p>
<p>Le personnage de Emmanuelle Béart est
l'incarnation même de ces réminiscences. A la fin, elle devient une
" Madone " primitive. Nue et peinturlurée de boue ( toujours ce
lien de la terre... ), superbe et imposante, elle renvoie une image
presque " préhistorique "de la maternité où la femme est la "
déesse mère " adorée pour sa fertilité. Une déesse mère tirant
l'humanité de la boue et de l'argile justement ( on peut penser à
la déesse chinoise Nu Güa ). Une divinité terrible, aussi, à
laquelle on sacrifie des êtres afin de perpétuer le cycle de la vie
( l'éternelle dualité entre Shri la déesse-mère aimante et Kali la
sanglante en sorte ). Ainsi, il est possible de voir la mort atroce
de Rufus Sewell comme une offrande des enfants à leur nouvelle
déesse.</p>
<p>En tant qu'être divin, la jeune femme incarnée
par Béar appartient à son peuple d'adorateurs ( on peut aussi
penser au personnage de Belen Rueba s'occupant des enfants perdus
pour l'éternité dans le très beau <strong>L'orphelinat</strong> ).
Son " moi " ne compte plus car sans eux elle n'existe plus. Tel est
le cas de tous les dieux dont l'existence ne dépend que de la foi (
situation que Terry Pratchett traita avec brio dans le génial
<strong>Les petits dieux</strong> ).</p>
<p>Aussi, la superbe image finale peut être vue
comme une forme d ' " Eucharistie ". La " mère " s'offre à ses
fidèles afin de consolider leur communion avec elle même. Du Welz
montre la facette sombre, voire sanglante et sexuelle, du Sacré.
Evidemment ça peut faire grincer des dents.</p>
<p>De plus, cette maternité montrée à la fin est
clairement dérangeante. Ambigüe, exclusive et même pathologique,
elle a de quoi donner des frissons. On aborde des territoires qui
vont bien au delà du deuil rejeté. Il y a un côté animal dans
l'attitude maternelle de Béart durant le climax. Ainsi la mère,
éperdue de douleur mais aussi pour protéger ses nouveaux " petits
", finit par n'obéir qu'à sa folie ( si ce n'est un instinct
maternel poussé à son paroxysme ) quitte à plonger dans
l'irrationalité.</p>
<p><strong>Vinyan</strong> est donc
un film foncièrement pessimiste quand à la nature même de l'Homme.
L'humanité telle qu'elle était à l'origine, telle qu'elle est
montrée dans toute sa " pureté " est mauvaise. L'innocence des
enfants ( leurs rires, leurs jeux ) est celle du mal. Et c'est
effrayant. Du Welz a bien retenu la leçon de <strong>La tour
d'écrou</strong> de Henry James. On est, par contre, bien loin de
la théorie chère aux rousseauistes selon laquelle l'Homme est " bon
" par nature.Dans
<strong>Vinyan</strong>, ce qui rend d'ailleurs l'oeuvre plus
inquiétante encore, la nature des enfants et du mal qui les habite
reste mystérieuses. Sont-ce des fantômes ? Sont-ce des rescapés
ayant créé une infantile mais meurtrière société tribale ( comme
dans <strong>La majesté des mouches</strong> de William Golding ) ?
Sont-ce des enfants décidés à " purifier " le monde de la
civilisation trompeuse et viciée des adultes ( tel que c'était déjà
le cas dans <strong>Quien puede a matar un nino ?</strong> de
Serrador ). Surement tout cela à la fois. On peut remarquer que
tous les enfants rencontrés dans le film, et donc bien avant de
trouver la tribu au coeur de la jungle, sont inquiétants,
fantômatiques ou cruels. Comme si le monde en son entier sombrait
dans la folie. En tout cas, Du Welz traite des éléments surnaturels
avec finesse en ne s'interrogeant jamais sur leur réalité ou non et
montre, ainsi, sa compréhension de la culture sud-est asiatique où
les esprits sont considérés comme une réalité tangible.</p>
<p> Ce cheminement vers les ténèbres et le
coeur de l'âme humaine ( deux notions étroitement imbriquées... La
noirceur de nos cauchemars ne naît-elle pas de notre inconscient ?
) s'accompagne d'un voyage dans la jungle. Fertile et vivante,
exubérante et bruyante, la jungle est aussi un lieu sombre,
étouffant, oppressant et cruel. Belle et effrayante, la forêt
tropicale est à l'image de cette quête où l'Homme se débarrasse des
oripeaux de la civilisation pour revenir à sa nature la plus
profonde : celle d'une bête instintive luttant pour sa survie. Car
la jungle avale, dévore les réalisations humaines. Les ruines où se
réfugient les enfants dans le film en est un parfait exemple. Ce
n'est qu'un dérisoire vestige soulignant la faiblesse, et la
mortalité, de l'être humaine. Ce n'en souligne que d'avantage
l'inhumanité de la tribu. Car, dans de tels lieux, l'Homme n'est
pas à sa place.</p>
<p><strong>Vinyan</strong> s'inscrit
ainsi dans la glorieuse lignée d'oeuvres traitant d'une thématique
semblable : <strong>Predator</strong> de Mc Tiernan,
<strong>Tropical malady</strong> de Weerasethakul et évidemment
<strong>Apocalypse now</strong> de Coppola ( et bien sur <strong>Au
coeur des ténèbres</strong> de Conrad dont le chef d'oeuvre de
Francis Ford fut adapté ). Je ne compte pas l'excellent
<strong>Apocalypto</strong> de Gibson car le message y est inversé
( ici la jungle est un " eden " s'opposant aux vices et à la
décadence des civilisations urbaines ). Mais pour revenir à
<strong>Apocalypse now</strong>, il est possible de trouver de
nombreuses résonances de cette oeuvre dans <strong>Vinyan</strong>.
La quête de Béart et Sewell évoque Willard traquant Kurtz. Et puis
on y trouve une même montée graduelle dans l'horreur jusqu'à de
semblables ruines abritant un peuple primitif, en dehors du temps,
prêt à adorer une divinité païenne et terrible. Même la fin où
l'être humain cède à ses pulsions les plus sombres peut évoquer la
palme d'or de 1979.</p>
<p>Heureusement, si le film
est thématiquement passionnant, la réalisation n'est pas en reste.
Dès le générique, où se mêlent sang et eau de mer ( échos morbides
du terrible tsunami de 2004 ), on sait que ce sera du travail
d'orfèvre. Et la suite, épaulée par la très belle photographie de
Benoît Debie, ne déçoit pas. Il y a des plans sublimes ( les
enfants s'avançant lentement vers Sewell ) dont certains frôlent
l'expérimentation à la Wong Kar Waï ( les rêves de Béart ). Tout
cela achève de rendre <strong>Vinyan</strong> absolument fascinant.
En tout cas cette oeuvre trottera longtemps dans ma
tête.</p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://vimaire.blog.toutlecine.com/6155/La-foret-des-enfants-perdus/</link>			<comments>http://vimaire.blog.toutlecine.com/La-foret-des-enfants-perdus-11102008-015035-lp-6155.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://vimaire.blog.toutlecine.com/6155/La-foret-des-enfants-perdus/</guid>			<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 01:50:35 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[La confession d'un géant]]></title>			<description><![CDATA[<p>Dans la continuité de mon article sur <strong>Walk the
line</strong>, je vais proposer un clip : <strong>Hurt</strong>
interprété par Johnny Cash. A l'origine <strong>Hurt</strong> fut
joué, en 1994, par le groupe <strong>Nine Inch
Nails</strong> et composé par son leader, le génial Trent
Reznor, pour l'album <strong>The downward spiral</strong>.</p>
<p>Pourtant, Johnny Cash la reprit sublimement, en 2002, dans
<strong>The man comes around</strong>, un de ses derniers albums (
avec <strong>Unearthed</strong> ou l'anthologie gospel <strong>My
Mother's hymn book</strong> ). On pourrait quasiment considérer
<strong>The man comes around</strong> comme le testament
artisitique de cet immense bonhomme. Sombre et crépusculaire, Cash
semble revisiter avec émotion et lucidité, par le biais de cet
opus, sa vie on ne peut plus tourmentée.</p>
<p><strong>Hurt</strong> sonne alors on ne peut plus
étrangement. Composé par un autre, et pour un disque différent, le
titre apparait pourtant comme une confession de l'homme en
noir. La confession d'un vieux sage, au seuil de sa vie, revenant
sur une existence d'autodestruction. <strong>Hurt</strong> est une
chanson désenchantée, " à fleur de peau " qui se devait de figurer
au répertoire de Cash.</p>
<p>En plus du clip, je vous propose les lyrics de la chanson. Lisez
les et l'évidence du choix de cette oeuvre par Cash semble d'autant
plus évident.</p>
<p><strong>Hurt</strong> :</p>
<p>I hurt myself today
To see if I still feel
I focus on the pain
The only thing that's real
The needle tears a hole
The old familiar sting
Try to kill it all away
But I remember everything

What have I become?
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
You could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt

I wear this crown of shit
Upon my liar's chair
Full of broken thoughts
I cannot repair
Beneath the stains of time
The feelings disappear
You are someone else
I am still right here

What have I become?
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end

You could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt
If I could start again
A million miles away
I would keep myself
I would find a way</p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://vimaire.blog.toutlecine.com/5566/La-confession-d-un-geant/</link>			<comments>http://vimaire.blog.toutlecine.com/La-confession-det-039-un-geant-26092008-212318-lp-5566.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://vimaire.blog.toutlecine.com/5566/La-confession-d-un-geant/</guid>			<pubDate>Fri, 26 Sep 2008 21:23:18 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Gone with the rock]]></title>			<description><![CDATA[<p> James Mangold est un solide artisan mais un réalisateur
hélas sous estimé. Pourtant rares sont les réalisant sachant, aussi
bien, manier le cinéma populaire ( dans le sens le plus noble du
terme ) et l'intimisme. C'est aussi un très bon directeur d'acteur
( comment ne pas penser à la superbe prestation de Stallone dans
<strong>Copland</strong> ). D'ailleurs il n'est pas étonnant qu'il
est tourné avec certain des meilleurs acteurs de leur génération (
par exemple Russell Crowe, Christian Bale et Ben Foster dans le
très beau <strong>3H10 pour Yuma</strong> )et ce durant  un
laps de temps, finalement, assez court.</p>
<p>Et donc, je viens de voir son oeuvre la plus célèbre :
<strong>Walk the line.</strong> Biopic consacré au grand Johnny
Cash, le film avait de grandes chances de me plaire ( j'adore ce
chanteur ! ). Et fort heureusement c'est tout à fait le cas.</p>
<p>Le film commence dans l'immensité des champs du Middle west. Une
vision d' "Americana" qui évoque le John Ford des <strong>Raisins
de la colère</strong> ( même bucolisme, même regard porté sans
complaisance sur une Amérique paysanne, blanche et pauvre ). En
somme, une introduction qui laisse augurer du meilleur. On suit
Cash enfant découvrant la musique par le gospel que ne cesse de
chantonner sa mère. On découvre aussi les blessures qui feront de
lui un éternel écorché vif.</p>
<p>Et puis arrive le grand musicien qui deviendra la première
rockstar ( et oui il précéda même le King Elvis ). Naissance que
sublime Mangold durant la très belle scène où Cash enregistre son
plus grand classique : <strong>Folsom prison blues</strong>. Le
film  ainsi nous ballade ( comme si de rien n'était en plus
) au coeur même de la légende du rock : Elvis
Presley chantant <strong>That's all right
mama</strong> pour la première devant un public conquis, June
Carter composant le mythique <strong>Ring of fire</strong> et bien
sûr le live de l'homme en noir à la prison de Folsom. Et ce sans
oublier les apparitions de Jerry Lee Lewis.</p>
<p>Le film constitue ainsi un plaisir pour les cages à miel,
alignant les standarts les plus entraînants. Et puis comment ne pas
louer l'impressionnante prestation de tous les acteurs qui
donnent de la voix et donc d'eux même. Lorsque Joaquin Phoenix se
met à chanter on dirait Cash lui même. C'est impressionnant. De
même, Resse Witherspoon y fait preuve d'un certain talent
vocal.</p>
<p>Mais au dela du chant, tous les acteurs, du premier au second
rôle, semblent littéralement investir leurs personnages ( il est
vrai très bien écrits ). Ainsi, Tyler Hilton est un Elvis plus vrai
que nature, reproduisant à merveille sa célèbre moue boudeuse. Ce
vieux briscard de Robert Patrick ( le T-1000 de <strong>Terminator
2</strong> ) est très bon dans le rôle du père rigide de Cash. Mais
surtout Phoenix confirme qu'il est un des meilleurs acteurs en
activité. Il est Cash dans toute dans sa splendeur ou sa décadence.
Il est, d'une scène à l'autre, charismatique et pathétique,
romantique et colérique, superstar et paumé intégral, génie et
looser. Il est, le plus souvent, tout cela à la fois. Il nous émeut
et nous met en colère ce grand amoureux, un peu fleur bleue,
écorché vif se brûlant à l'alcool et aux amphets.</p>
<p>Et puis il y a Resse Whiterspoon. Formidable Whiterspoon qui
trouve aussi son plus beau rôle, celui de June Carter, l'âme soeur
de l'homme en noir. Quel personnage que la petite Carter. Une jeune
femme menue débordante d'énergie et de vie. Mais aussi un être
complexe cachant ses blessures ( son divorce mal accepté par
l'Amérique puritaine, sa certitude de ne pas savoir chanter
suffisamment bien ), un être de lumière qui sauvera, par la seule
force de sa détermination inflexible, l'homme qu'elle aime de
l'enfer dans lequel il c'est enfoncé.</p>
<p>Sur la base d'un tel personnage, Witherspoon se révèle
époustoufflante de justesse. Elle chante, danse, rit, blague puis
soudainement passe à la fureur, l'anxiété ou la tristesse.
Elle fait preuve, à la fois, d'une retenue et d'une vitalité ( pas
facile à gérer comme paradoxe ) qui force le respect. En tout cas
cela lui permit de récolter un oscar - très - amplement mérité.</p>
<p>Mais le talent des comédiens est aidé par la qualité
d'écriture  du scénario et - surtout - par la subtilité dont
il fait preuve. Jamais le film n'appuie ostensiblement les
informations qu'il nous délivre. Ce qui est dit une fois est
considéré comme acquis pour le spectateur. Pas besoin d'y revenir.
C'est suffisamment rare, aujourd'hui, dans le cinéma hollywoodien (
où l'on surligne tout au stabilo bien fluo ) pour que ce soit
dit.</p>
<p>Preuve de la finesse du scénario : Alors que June Carter semble
sécher sur la suite de son morceau <strong>Ring of fire</strong>,
on voit Cash revenir du Mexique. Scène toute simple qui annonce la
tonalité mariachi de la chanson.</p>
<p>En tout cas <strong>Walk the line</strong> est surtout un des
plus beaux films romantiques de ces dernières années.</p>
<p>En bonus : La scène de l'enregistrement de <strong>Folsom prison
blues</strong> ( une des plus belles chansons du répertoire
américain à mon humble avis ).</p>
]]></description>			<link>http://vimaire.blog.toutlecine.com/5432/Gone-with-the-rock/</link>			<comments>http://vimaire.blog.toutlecine.com/Gone-with-the-rock-23092008-210425-lp-5432.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://vimaire.blog.toutlecine.com/5432/Gone-with-the-rock/</guid>			<pubDate>Tue, 23 Sep 2008 21:04:25 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[La pêche aux perles]]></title>			<description><![CDATA[<p>Il y a des fois, lorsque l'on est passionné de cinéma, où l'on
tombe, au cours d'une séance dans une petite salle miteuse, sur un
film qui se révèle être une perle, un petit bijou que presque
personne n'a remarqué.</p>
<p>Le long métrage d'animation japonais <strong>Un été avec
Coo</strong> fait indéniablement parti du lot. Réalisé par Keiichi
Hara, l'oeuvre conte l'aventure d'un kappa ( créature aquatique du
folklore nippon ) recueilli par une famille tokyoïte.</p>
<p>A vrai dire je n'avais jamais entendu parler de ce film avant
d'en voir une publicité à l'intérieur du DVD du très sympathique
<strong>Brave story</strong>. Cette pub me mis la puce à l'oreille
en raison des commentaires élogieux y figurant et signés
par Mamoru Hosoda ( réalisateur du génial <strong>La traversée
du temps</strong> ) et, surtout, par le vétéran Isao Takahata (
génie à l'origine du <strong>Tombeau des lucioles, Kié la petite
peste, Mes voisins les Yamada, Horus</strong> ou
<strong>Pompoko</strong> ). Un adoubement fort alléchant en somme.
De plus, le film venait tout juste de sortir dans les salles
hexagonales.</p>
<p>Par chance, habitant Paris ( hélas le film n'a que très peu de
copie ), je pus me rendre à l'UGC Orient Express des Halles
afin de visionner la chose. Et bien m'en prit. J'en ressortis avec
l'impression d'avoir exhumer un trésor.</p>
<p>Tout d'abord, au delà de l'hommage du vieux maître, la filiation
avec Takahata senseï est évidente. On y trouve cette même approche
d'un Japon moderne oubliant ses racines, d'une urbanisation se
faisant au détriment de la nature. Puis on a une vision, toute en
douceur et harmonie, de la campagne nipponne qui évoque
irrésistiblement la quiétude d'un <strong>Omohide poro
poro</strong> ( un des chefs d'oeuvre de Takahata ), sa langueur
ensoleillée qui nous saisit comme si l'on flânait nous même dans
ces paysages enchanteurs ( et pourtant si vrais, si réalistes ). On
peut aussi penser au sublime <strong>Mon voisin Totoro</strong> qui
faisait, aussi, un Eden des paysages les plus simples.</p>
<p>D'ailleurs l'ombre de Miyazaki plane elle aussi en permanence.
La poésie tendre des décors urbains, à la frontière des champs et
de la mégalopole, peuvent, notamment, faire penser au
<strong>Mimi o sumaseba</strong> du regretté Yoshifumi Kondo ( et
très étroitement supervisé par Miyazaki himself ). D'ailleurs, tout
comme dans le chef d'oeuvre de Kondo, on ressort de <strong>Un été
avec Coo</strong> le coeur à la fois léger et mélancolique.</p>
<p>Il faut dire que les japonais n'ont pas leur pareil pour
sublimer l'enfance, la beauté du temps qui passe ou la délicate
poésie du quotidien. Et Hara a le souci du détail, à priori banal,
qui renforce l'impact émotionnel de son oeuvre. Il sait aussi faire
preuve d'une subtilité et d'une pudeur toute à son honneur (
voir le traitement, en retenu, qu'il accorde à la jeune fille
amoureuse du héros ).</p>
<p>Alors on verse quelques larmes, on rit jusqu'à la fin d'une rare
sérénité ( qui évoque, d'ailleurs, <strong>Pompoko</strong> la
superbe fresque écolo-épique de Takahata ) . Mais pourtant
notre coeur est serré. C'est juste, et tout simplement, beau. Il
faut dire que le film soigne ses personnages et parvient à nous
proposer une famille attachante ( et très loin d'être parfaite
pourtant ). Et donc on marche, on court même, à fond !</p>
<p>Alors, évidemment, il y a des défauts ( animation un peu
grossière, rendu de l'eau pas toujours terrible, satire assez
pataude des médias ) mais,bon ,s'y arrêter serait chipoter ( en
tout cas à mon humble avis ).</p>
<p>Finalement je n'ai pas envie d'en dire plus. Je préfère vous
laisser le soin de découvrir par vous même ce  petit
trésor.</p>
]]></description>			<link>http://vimaire.blog.toutlecine.com/5415/La-peche-aux-perles/</link>			<comments>http://vimaire.blog.toutlecine.com/La-peche-aux-perles-22092008-221702-lp-5415.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://vimaire.blog.toutlecine.com/5415/La-peche-aux-perles/</guid>			<pubDate>Mon, 22 Sep 2008 22:17:02 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>