<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] sanju : <![CDATA[L'antre du Gyonshi sauteur.]]></title>		<link>http://sanju.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[L'antre du Gyonshi sauteur.]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 09:46:19 +0200</pubDate>		<image>			<title>sanju.blog.toutlecine.com</title>			<link>http://sanju.blog.toutlecine.com</link>			<url>http://static.blogstorage.hi-pi.com/blog.toutlecine.com/s/sa/sanju/images/mn/1217235389_regular.jpg</url>		</image>		<item>			<title><![CDATA[Le monstre sacré du cinéma coréen: The host.]]></title>			<description><![CDATA[<p>Ne voulant pas passer pour un vieil aigri (les trois précédents
articles n'étaient pas des plus enthousiastes !), je vais
cette fois ci laisser un petit avis sur un film que
j'affectionne tout particulièrement. Il s'agit de
<strong>The host</strong>, véritable monument du cinéma fantastique
contemporain.

N'y allons pas par 4 chemins, <strong>The host</strong> s'est
imposé dès sa sortie comme une nouvelle référence du film de
monstre en nous proposant, entre autres, un gloumoute parmi les
plus beaux vus sur un écran. Soutenues par une animation incroyable
(le plan où le monstre se retourne sur lui même afin de chopper la
fillette ! ), de purs moments de tension et une réalisation dont la
virtuosité discrète &ndash;et toujours au service du récit- évoque
à plus d'un titre le cinéma de Steven Spielberg, les
(nombreuses) apparitions de la bête s'imposent comme de pures
scènes d'anthologie et, sans hésitation possible, les morceaux de
cinoche les plus excitants vus en 2006 (pourtant riche en morceaux
de choix tels que <strong>Fearless</strong>, <strong>Miami
Vice</strong>, <strong>Les fils de l'homme</strong>,
<strong>Munich</strong>, <strong>Le labyrinthe de Pan</strong>,
<strong>Black book</strong> ou <strong>Arrivederci amore
ciao</strong>). Que dire de la première apparition de la bestiole
(notez la variété de termes employés pour designer notre grosse
poiscaille !) si ce n'est qu'elle parvient même à surpasser en
termes de mise en scène l'attaque des Gyaos sur Shibuya dans le
<strong>Gamera 3, Revenge of Iris</strong> de Kaneko, c'est dire si
ça débourre ! Aussi, comment ne pas être conquis face à cette
inventivité de chaque instant, ce fourmillement d'idées qui prend
souvent forme via une multitude de petits détails bien sentis
comme, par exemple, la créature -née de la pollution- qui s'enfile,
avec délectation (comme s'il s'agissait d'une friandise), le
contenu du jerricane d'essence dans le gosier lorsque le clochard
l'asperge afin de la faire cramer. Je le répète à nouveau,
<strong>The host</strong>, c'est du bonheur en barre pour tout
amateur de films de streums ! Et ce malgré une poignée de CGI de
facture plutôt moyenne durant le final (je pense en particulier au
gloumoute en feu)...Ne chipotons pas, dans l'ensemble les gars de
The orphanage ont vraiment fait un boulot...monstre !
Mais <strong>The host</strong> ne se contente pas d'être un putain
de film de GROS monstre que l'on rangera sans sourcilier aux côtés
de <strong>Godzilla</strong> (celui de Honda pour les 2 du fond !),
<strong>King Kong</strong> (version 1933 et 2005... Guillermin ?
Connais pas !), <strong>Jaws</strong> ou <strong>Revenge of
Iris</strong>, si, si je vous assure... Le métrage de Bong Joon-Ho
se présente aussi comme un véritable "rollercoaster émotionnel"
(paye ton expression galvaudée !) qui, par ses incessantes ruptures
de ton, (comme dans la vraie vie dira t'on vite fait) implique le
spectateur comme rarement et nous fait aimer cette famille "tuyau
de poêle", ces losers magnifiques aussi attachants que drôles. Dans
<strong>The host</strong>, le comique et le tragique se lient de
façon miraculeuse, imprévisible et sans cesse surprenante. A ce
titre la scène qui suit la disparition de la petite fille fait
mon(s)tre d'une maîtrise impressionnante dans l'enchevêtrement
rires/larmes. Loin d'être une simple bouffonnerie, cette séquence
d'hystérie collective se révèle finalement poignante, l'humour
n'est pas là pour nous faire sortir de ce qui se déroule à l'écran
(et regarder tout ça de haut dans une attitude que l'on qualifiera
de cynique) mais au contraire pour nous impliquer d'avantage. Rire
pour s'empêcher de pleurer en quelque sorte.
Ce portrait de famille va de paire avec la charge politique menée
par Bong puisque le film nous montre un petit groupe de personnages
(qui semblent, à priori, complètement à la masse) faisant preuve de
solidarité, d'altruisme et de dépassement de soi (en ce qui
concerne le père de famille il s'agit d'une véritable quête
initiatique) dans un pays bouffé par l'individualisme forcené et la
soumission aux puissants. Plus que les USA (qui en prennent quand
même pour leur grade), Bong Joon-Ho dénonce surtout l'attitude
servile de la Corée vis à vis de ces derniers.
En résumé je dirais juste que <strong>The host</strong> est une
réussite totale, un "monster movie" tendu et jouissif qui parvient
à nous fait rire, pleurer, trembler et réfléchir sans qu'a aucun
moment les différents aspects ne s'annihilent mutuellement comme ça
aurait pu être le cas...Bref, un idéal de "blockbuster" fun et
intelligent aussi audacieux qu'habile dans son approche
particulière de différents genres.

L'ayant revu un nombre incalculable de fois depuis sa sortie
en salles, je peux l'affirmer haut et fort, <strong>The
host</strong> est LE chef d'&oelig;uvre du « nouveau cinéma
Coréen » et, probablement, un des plus beaux films sortis ces 10
dernières années.

Vivement le prochain film de Bong Joon-Ho (déjà responsable de
<strong>Memories of murder</strong>... Le meilleur « sérial
thriller » depuis <strong>Se7en</strong> ) !</p>
<p> </p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://sanju.blog.toutlecine.com/8891/Le-monstre-sacr-du-cin-ma-cor-en-The-host/</link>			<comments>http://sanju.blog.toutlecine.com/Le-monstre-sacre-du-cinema-coreen--The-host--17032009-085952-lp-8891.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sanju.blog.toutlecine.com/8891/Le-monstre-sacr-du-cin-ma-cor-en-The-host/</guid>			<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 08:59:52 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Sur ce, je vais me rematter Peking Opera Blues...]]></title>			<description><![CDATA[<p>Il faut bien l'admettre, le dernier Tsui Hark est une
nouvelle déception même s'il se révèle plus encourageant que
son échec précédent (<strong>Missing</strong> ou la rencontre entre
un mauvais drama torché à la DV et un sous frères Pang/ sous
Takashi Shimizu).
Le plus gênant est sans nul doute le partis pris cynique, à la base
même du scénario, dont Tsui Hark ne parvient pas à se dépêtrer
(l'histoire s'articule autour d'une jeune chercheuse ayant inventé
des patch de phéromones afin d'attirer les personnes de sexe
opposé). Le film, se voulant féministe (ce qui est guère étonnant
quand on connait la filmo de Tsui Sifu), fait même preuve d'une
étonnante complaisance cynique envers ses personnages féminins...
Difficile de trouver plus maladroit !
En plus d'être basé sur un pitch hautement casse gueule (ou
foireux, c'est au choix) et fort mal exploité (les
incohérences sont légion), le scénario de <strong>All about
women</strong> est surtout un bordel sans nom auquel Tsui ne
parvient jamais à donner un véritable sens. En cela on est loin de
<strong>The blade</strong>, <strong>Time and tide</strong> ou
<strong>Legend of Zu</strong> où l'impression de chaos (maîtrisé)
qui s'en dégageait était justifiée car au centre même de la
thématique de ces films. Ici l'aspect totalement foutraque et
décousu de la narration paraît injustifié, en résulte un récit
bourré de personnages souvent indiscernables (faute à une
caractérisation à la fois insuffisante et incohérente) et,
finalement, assez peu attachants (un comble pour une comédie
romantique !), sans oublier de nombreuses digressions inutiles (la
fille qui se paralyse dès qu'un homme la touche...Oui,
comme dans <strong>Black Mask 2</strong> ! D'ailleurs ça
se révèle tout aussi gratuit que dans son film de catcheurs mutants
même si cela nous vaut, en début de métrage, une séquence de danse
burlesque plutôt bien découpée). Au rayon des -nombreux- défauts
qui parasitent <strong>All about women</strong> on passera vite
fait sur l'humour parfois limite beauf (on est bien loin
d'un <strong>Shanghai blues</strong> !) pour se pencher sur
son rythme très inégal. Le film, présentant ses différents
personnages sous la forme d'un montage parallèle assez vif car
dynamisé par quelques idées de mise en scène plutôt bienvenues (en
particulier les transitions d'un personnage à l'autre), démarre sur
les chapeaux de roue pour ensuite stagner et étirer plus que de
raison les séquences occupant toute la deuxième partie du métrage.
Même si tout n'est pas à jeter, la scène de la vente aux enchères
ainsi que le looooong climax se déroulant durant un concert de
pop/punk semblent s'éterniser et deviennent, par conséquent, plutôt
pénibles. Dommage car le film, contrairement au précédent échec du
maître, possède quelques qualités dont une véritable inventivité
formelle soutenue par une photo colorée aux teintes pastel
agréables à l'&oelig;il, ainsi que des cadres souvent bien composés
(ça change de <strong>Missing</strong>...Sur ce, j'arrête de
m'acharner, promis !).
Bien que cette vaste bouffonnerie ne raconte finalement pas grand
chose, Hark semble s'amuser derrière sa caméra et nous balance tout
un tas d'effets visuels rendant le métrage, fort heureusement, un
minimum ludique (à défaut d'être vraiment drôle). Certaines de ces
"expérimentations" semblent sortir tout droit de <strong>Time and
tide</strong>, mais contrairement au film précédemment cité, il
serait vain de chercher ici un sens dans la plupart de ces
coquetteries graphiques dont l'unique but semble être d'amplifier
le caractère résolument bouffon de ce qui se déroule à l'écran...
On a même droit à un plan en CGI où la caméra rentre dans une
canette de binouze en plein vol, laquelle (la canette, pas la
caméra) finira sa trajectoire en s'éclatant sur le visage d'une des
trois héroïnes du film.
De temps à autre, Tsui Hark parvient même à livrer quelques rares
séquences inspirées: On mentionnera un très court combat de boxe où
intervient, sous la forme d'un dessin animé, le célèbre corbeau de
Tsukasa Hojo, ainsi que l'arrivée -spectaculaire- d'une buisness
woman diablement sexy (Kitty Zhang) dans ses locaux, Laquelle
déclenche, involontairement, un véritable chaos parmi ses employés
de sexe masculin. Pour finir, il y'a aussi cette limousine fonçant
à toute allure sur des dizaines d'hommes (en tenue de mariés) qui
voltigent et s'écrasent sur la voiture lors une séquence renvoyant
aux délires cartoonesques de Stephen Chow (en moins réussi
cependant).

En résumé, le dernier film de Tsui Hark est loin des chefs
d'&oelig;uvre (<strong>Shanghai blues</strong> et <strong>Peking
opera blues</strong>) dont il se voudrait une version "moderne" et
s'avère très mineur dans la filmographie du maître de HK qui,
pourtant, fait preuve d'une expressivité visuelle pas toujours
justifiée et, par moments, maladroite (l'utilisation de CGI's d'un
autre âge) mais finalement assez encourageante compte tenu de son
précédent métrage. Espérons que pour la prochaine fois, Tsui Hark
ait un sujet à la hauteur de ses ambitions (si le Juge Ti avec Andy
Lau se confirme, on en doute pas !).</p>
]]></description>			<link>http://sanju.blog.toutlecine.com/8877/Sur-ce-je-vais-me-rematter-Peking-Opera-Blues/</link>			<comments>http://sanju.blog.toutlecine.com/Sur-ce--je-vais-me-rematter-Peking-Opera-Blues----16032009-125547-lp-8877.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sanju.blog.toutlecine.com/8877/Sur-ce-je-vais-me-rematter-Peking-Opera-Blues/</guid>			<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 12:55:47 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Le dernier film d'un réalisateur visionnaire...]]></title>			<description><![CDATA[<p>Déja vendu comme le <strong>Citizen Kane</strong> du film de
super héros (mouarf), ou comme un vrai film de justiciers masqués
"adulte" (bé wé on voit le zboub de Doc Manhattan et quelques
litres de ketchup en CGI... re-mouarf !), le dernier opus de Zack
Snyder (celui qui transforme les spartiates de Miller en boy scouts
!) est à la fois un très mauvais film et une adaptation
déplorable... La version "canada dry" du chef d'&oelig;uvre d'Alan
Moore en quelque sorte. Snyder, ce "visionnaire", ne garde que le
squelette du récit de Moore et vire tout ce qui apportait de la
vie, de l'humanité et de la profondeur (il faut voir à quel point
il rend quasiment anecdotique un passage aussi fort et important
que le dialogue entre Laurie et le comédien). Alors que le comics
se posait comme une véritable &oelig;uvre univers brassant et
développant une nombre incroyable de thèmes inhérents à l'Histoire,
la philosophie et la culture du XXeme siècle, le film parait tout
étriqué et sans grande ampleur. J'avais vraiment l'impression de
matter une bande annonce (super chiante) de 2h40 ! Cette impression
est renforcée par le fait que les personnages, bénéficiant à
l'origine d'une vraie richesse d'écriture, sont ici réduits à leur
plus simple fonction. Ce traitement bien trop synthétique ôte tout
affect et rend certaines storylines carrément grotesques. En plus
du traitement scénaristique bien foirasse, Snyder enfonce
définitivement son métrage par la médiocrité de sa mise en scène.
Les séquences de baston (Le comédien qui fait du kung-fu, Hibou et
Spectre soyeux qui déciment du blouson noir dans une avalanche
d'effets gores et de bras cassés façon Steven Seagal... Nan mais
n'importe quoi !), souvent gratuites, sont quasi intégralement
torchées au ralenti et ressemblent à de mauvaises pubs pour eau de
toilette. Sans les effets gores (totalement gratuits et limite z
dans l'esprit), les scènes d'action s'apparentent presque à du
Yimou en petite forme... C'est dire si c'est chiant ! D'ailleurs,
les quelques instantanés "boucherie-charcuterie" trahissent, à mon
avis, la totale incapacité qu'a le réalisateur à retranscrire la
violence insidieuse du comics de Moore, cette ambiance glauque de
décrépitude urbaine qui est juste à 100 lieues de l'aspect super
lisse, synthéthique et clean de l'esthétique Snyder. Comme il
n'arrive pas à poser une atmosphère un minimum organique et
dérangeante, il nous balance des kilos de barbaque en CGI à la
gueule. Bravo Zack, toujours dans la finesse ! Bon après, en ce qui
concerne la façon de filmer les scènes plus "calmes" on reste dans
le gros pompier (à base de lents travellings avants au
ralenti...D'ailleurs Snyder ne sait faire que ça, y'a quasiment pas
d'autre idée visuelle dans son film) sous fond de musique pompeuse.
Bref, le bonhomme semble se vouloir se la jouer Kubrick (alors
qu'il n'a même pas le talent d'un Bay) et livre un truc informe,
bouffi de prétention et toujours a côté de la plaque (les choix
musicaux, argh! Non mais quelle idée d'utiliser <strong>La
chevauchée des Valkyries</strong> durant les scènes au vietnam, ça
parait totalement déplacé quand on connaît la signification de ce
morceau dans le comic book de Moore !). Bon, comme je n'ai pas trop
le temps, je vais arrêter de plomber le bouzin (et pourtant j'ai
encore pas mal de trucs à dire !)... Je mentionnerais le casting
globalement à la ramasse (Ozymandias n'est pas crédible une
seconde), la direction artistique cheapo-kitsch, et surtout le fait
que la narration est bourrée de longues digressions et saute sans
cesse du coq à l'âne. Par conséquent, le film ne possède aucun
rythme... L'impression qui en ressort est celle que Snyder, en gros
bourrin qu'il est, ne s'est jamais posé la question de comment
adapter la structure si particulière (et très littéraire) du comics
de façon cinématographique... Résultat c'est archi mou !</p>
<p>Pour terminer: Comment ne pas mentionner LA scène d'amour entre
Frank Dreb... Euh pardon, je voulais dire Le Hibou et Spectre
soyeux, véritable moment de bravoure (et régal pour les
zygomatiques) qui évoque à la fois <strong>Team america</strong> et
<strong>Y'a t'il un flic pour sauver le président
?</strong> (le plan qui conclue cette scène couplé à
l'utilisation totalement déplacée du Hallelujah de Léonard Cohen
rendent ce passage instantanément KVLT !!!)...Le problème c'est que
ce n'est pas sensé être drôle. En résumé, Watchmen c'est du Snyder
pur jus, c'est a dire de la pose visuelle branchouille, un degré de
compréhension de l'&oelig;uvre d'origine digne d'un bigorneau et la
subtilité d'une division Panzer.</p>
<p>Petite question aux quelques lecteurs du blog: D'après vous quel
sera le prochain chef d'oeuvre de la BD américaine à passer à la
moulinette Snyder ? Les paris sont ouverts !</p>
]]></description>			<link>http://sanju.blog.toutlecine.com/8750/Le-dernier-film-d-un-r-alisateur-visionnaire/</link>			<comments>http://sanju.blog.toutlecine.com/Le-dernier-film-det-039-un-realisateur-visionnaire----07032009-113918-lp-8750.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sanju.blog.toutlecine.com/8750/Le-dernier-film-d-un-r-alisateur-visionnaire/</guid>			<pubDate>Sat, 07 Mar 2009 11:39:18 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Martyr sur mon doigt !]]></title>			<description><![CDATA[<p>Attention spoilers !</p>
<p>
<p>Il y'a quelques semaines, sur le forum de la revue Mad Movies, Rafik Djoumi disait:</p>
<p><em>"Maintenant, il faut reconnaître qu'il y a une thématique derrière tout ça. Il y a un sujet... enfin plutôt je crois un "wiki-sujet" né de quelques clics de souris."</em></p>
<p> Je me suis fait exactement la même réflexion lorsqu' intervient la fameuse citation "Kubricko-Dreyerienne" et le carton final (j'ai aussi pouffé de rire en me disant <em>"Punaise une demi heure de patator le roi de la patate pour ça </em>?!!!". En plus de ça, le propos est quand même un peu naïf et neu-neu (ça fait un peu délire d'ado gogoth, non ?).</p>
<p>Bref, la réflexion pseudo métaphysique ne va plus loin que le bout de son nez (je dirais même que ça fait "gadget"). Par conséquent, elle se révèle aussi creuse que prétentieuse et conclut le film sur une impression très négative... Dommage car la première moitié du métrage est plutôt réussie. Hormis la séquence de dialogue introduisant la "famille ricoré", les vingt premières minutes de <strong>Martyrs</strong> font preuve d'une véritable efficacité. La mise en scène, sèche et inspirée (d'ailleurs la photo aux teintes blanches/métalliques évoque pas mal l'excellent <strong>Ténèbres</strong> de Dario Argento, impression renforcée par quelques thèmes musicaux énervés rappelant l'&oelig;uvre des <strong>Goblins</strong>), souligne très bien la brutalité de ce qui se déroule sous nos yeux tout en se permettant quelques envolées graphiques qui ne font jamais tâche avec le reste (je pense en particulier aux très "Bloody Birdiennes" plumes du matelas qui voltigent dans la chambre ainsi qu'a ces centaines d'oiseaux s'envolant simultanément lorsque retentit un coup de feu). Au rayon des qualités, on signalera aussi l'interprétation habitée de Jampanaoï et, surtout, Allaoui (le reste du casting est nettement moins convaincant...Mais bon ça passe, on ne les voit pas trop et le film n'est pas des plus bavards), ainsi qu'un montage jouant assez habilement avec les différentes perceptions et temporalités (à ce titre, le flash back se concluant par Lucie adressant un <em>"pardonne moi"</em> à la créature est peut être la meilleure séquence du film... Du moins une des seules ayant réussi à un temps soit peu m'émouvoir). Après, les séquences d'attaque de "la créature" (qui sort tout droit d'un film de Balaguero) fonctionnent pas trop mal même si, a mon avis, elles n'égalent pas les gros morceaux de tension et de panique livrés par le cinéaste espagnol.</p>
<p>...Pour l'instant je ne parle que de la première moitié du film car dire qu'ensuite ça se gâte relève du doux euphémisme.</p>
<p>A partir du moment où Lucie se tranche la gorge, le film jusqu'ici brutal mais jamais trop complaisant vire au "torture porn" interminable (et visuellement nettement moins inspiré) ne véhiculant que deux sentiments: Le dégoût (lors de la scène dite des clous dans le crâne) et surtout l'ennui (durant tout le reste). Passée une séquence hyper didactique durant laquelle la "méchante" nous fait un petit cours sur les martyrs, Laugier se lance, pendant une demi heure (peut être un peu moins mais bon sang, que ça semble long !), dans un remake hardcore de la scène des baffes de <strong>Mon nom est personne</strong> (nan, je ne suis pas de mauvaise foi !). Bref, pendant que la jolie (qui ne va pas le rester longtemps) Anna se prenait des tartes en pleine poire, mon esprit divaguait, oubliant presque que j'étais au cinoche entrain de mater un morceau de pelloche... Et quand je tentais à nouveau de me concentrer sur le film, devinez quoi ? La petite Allaoui était encore entrain de se bouffer des patates ! Finalement, au bout de 354 torgnolles (y'en a surement plus, mais j'ai arrêté de compter là), Laugier réveille son public par une ellipse plutôt habile suivie d'un plan nous montrant l'héroïne écorchée vive...Et là, la seule chose qui m'est passée par la tête est: <em>"Fichtre, il avait quand même un talent fou ce Lestang...Paix à son âme"</em>. Pour conclure son <strong>Guinea pig</strong> meets Bud Spencer, Laugier tente de justifier sa longue séquence de torture (qui n'est absolument pas gratuite, maaais non !) par une petite pichenette métaphysique type Kubrick revu et corrigé par Kévina, 13 ans fan de <strong>Tokio Hotel</strong> et Mylène Farmer (pas taper !) ...Et sabote définitivement un métrage qui, pourtant partait sur de bonnes bases...Snif !</p>
<p>...C'est donc ça le film qui révolutionne le cinéma d'horreur francophone ? Mmouais, <strong>Haute tension</strong> et (surtout) <strong>Clavaire</strong> ont encore de beaux jours devant eux... D'ailleurs l'aspect "love story poignante" que certains critiques (que je respecte) ont trouvé à <strong>Martyrs</strong> me semble bien plus probant dans le film de Du Welz (et même dans celui d'Aja tant qu'on y est...).</p>
<p>(Soit il faut que je me rachète des yeux, soit j'ai la sensibilité d'un bûcheron pété à la vodka mais, mis a part quelques amorces jamais réellement exploitées, je n'ai rien vu de tout ça dans <strong>Martyrs</strong>).</p>
<p>En fait le véritable problème du film de Laugier est que le statut de "victime" est nettement mieux traité, narrativement et visuellement parlant, que celui de "Martyr", ce qui, avouons le, pose un tantinet problème lorsque le métrage s'intitule...<strong>Martyrs</strong> !</p>
</p>]]></description>			<link>http://sanju.blog.toutlecine.com/4749/Martyr-sur-mon-doigt/</link>			<comments>http://sanju.blog.toutlecine.com/Martyr-sur-mon-doigt---04092008-084856-lp-4749.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sanju.blog.toutlecine.com/4749/Martyr-sur-mon-doigt/</guid>			<pubDate>Thu, 04 Sep 2008 08:48:56 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Ode à Patriiiiick Tam: Final Victory]]></title>			<description><![CDATA[<p><em>Ayant grandis ensemble dans un orphelinat Bo (Tsui Hark) et
Hung (Eric Tsang) se considèrent comme étant
frères. Cependant Hung, timide et effacé, ne parvient
pas à s'émanciper de Bo devenu gangster.
Obligé de faire de la prison, Bo demande à son
"frère" de s'occuper de ses deux petites amies. La situation
se complique quand Hung tombe amoureux d'une d'entre elle (Loletta
Lee) et que les deux femmes se rencontrent...
</em>Mentor du mondialement célèbre Wong
Kar-Wai et membre de la nouvelle vague hong-kongaise (auprès
de Tsui Hark, Ann Hui, Kirk Wong, etc...), Patrick Tam est un grand
cinéaste, helàs, oublié voir ignoré. Il
faut avouer que mis à part une poignée de
métrages dont <strong>The sword</strong> (superbe remise en
question du wu xia-pian "héroique"), <strong>My heart is
that eternal rose</strong> (un des meilleurs "heroïc
bloodshed" jamais trournés) et désormais
<strong><span class="searchlite">Final</span> victory</strong>,
nombre de ses films sont quasiment introuvables: On citera,
à titre d'exemple, <strong>Love massacre</strong>, son
giallo "argentoïen", qui a completement disparu de la
circulation (certains chanceux le possèdent en
VHS...Helàs, je n'en fait pas partie !). Mais parions que le
succès critique de son récent <strong>After this our
exile</strong> (le bonhomme, devenu entre temps professeur de
cinéma à Kuala Lumpur, n'avait pas
réalisé de film depuis plus de 17 ans) permettra de
nous faire découvrir le reste de sa filmo...Ce qui semble
bien parti étant donné la sortie il y'a quelques
mois, en DVD zone 3, de <strong>My heart is that eternal
rose</strong> ainsi que du film qui nous
intérésse, c'est à dire <strong><span class=
"searchlite">Final</span> victory</strong>.
Comédie dramatique très légèrement
mâtinée de polar, <strong><span class=
"searchlite">Final</span> victory</strong> se démarque par
son esthétique arty faite de cadrages originaux et
d'éclairages bigarrés. Bien qu'il puisse paraitre un
poil daté (on est en plein dans les 80's...Personellement
ça ne me dérange pas du tout), ce visuel
extrêmement travaillé montre à quel point le
style de Wong Kar-Wai doit énormément à celui
de Patrick Tam: Vignettes icôniques et figées,
fetichisme de l'objet (cigarette, chapeau vert porté par
Tsui Hark, intérieurs "pop" magnifiés, etc...), on
retrouve une grande partie de ce qui fera le charme de
l'esthétique "Wongienne". Au rayon des similitudes on
signalera l'utilisation d'une chanson pop (ici un morceau de canto
pop inconnu en occident) comme gimmick récurrent soulignant
la poignante love story entre Hung (Eric Tsang) et Mimi (Loletta
Lee). Leitmotiv que l'on retrouvera dans <strong>As tears go
by</strong> (avec la version cantonnaise de <em>Take my breathe
away</em>) ou <strong>ChungKing express</strong> (<em>California
dreamin'</em>). L'influence de Patrick Tam sur Wong Kar-Wai se
ressent aussi dans ces moments de poésie en apesanteur,
comme situés hors du temps. En témoigne cette
séquence magnifique où le timide Hung, assis dans une
décapotable filant à toute allure (enfin, une bagnole
dont le toit vient d'être arraché), sauve la vie de la
bien nommée Mimi (encerclée par des malfrats) en la
saisissant par la taille afin de la faire monter dans la voiture.
Difficile de ne pas être ému en voyant cet homme ayant
perdu toute confiance en lui (Hung a toujours évolué
dans l'ombre de Bo, son "frère" tout puissant) s'improviser
"héros" le temps d'une poignée de secondes pour
protéger la femme qu'il aime...Dit comme ça, cette
séquence peut paraître on ne peut plus banale mais la
caméra de Patrick Tam en fait un véritable moment de
grâce cinématographique n'ayant rien à envier
à la scène du baiser volé dans <strong>My
heart is that eternal rose</strong>.
Le scénario, signé Wong Kar-Wai (il s'agit du dernier
volet d'une série de scripts baptisés <em>Trilogie de
la mafia</em> dont le premier fut utilisé pour <strong>As
tears go by</strong> ), propose une intrigue plus "construite" et
linéaire que sur <strong>ChungKing express</strong> ou
<strong>Fallen angels</strong> même si, par moments, on
retrouve cette narration impressionniste constituée d'une
accumulation de petits moments décalés,
poétiques ou mélancoliques reliés de
façon plus ou moins ténue. <strong><span class=
"searchlite">Final</span> victory</strong> oscille sans cesse entre
scènes dramatiques bourrées d'émotion (voir
les deux conclusions poignantes et dénuées de pathos)
et passages burlesques ou vaudevillesques typiquement hong-kongais
(on citera, entre autres, la série de braquages de banque
avortés). Une des nombreuses qualités de ce
<strong><span class="searchlite">Final</span> victory</strong> est
sans conteste sa gallerie de personnages véritablement
attachants soutenus par une interprétation de haut niveau.
La palme revient, bien sûr à Eric Tsang drôle et
touchant dans son rôle de clown triste n'osant avouer son
amour à Mimi, la maîtresse de son" frère", par
peur des représailles de ce dernier. On signalera aussi une
très bonne prestation du génie Tsui Hark dans un
rôle de petit caid (costard blanc, chemise
déboutonnée chaîne en or, la totale !)
monté sur piles. Bien que très expressif, son jeu
diffère des pitreries (plutôt drôles au
demeurant) auxquelles il nous avait habitué dans
<strong>Roboforce</strong> ou <strong>Police
assassins</strong>...décidemment ce type sait tout faire
!
En résumé, une comédie dramatique au visuel
expressionniste très soigné,
bénéficiant d'excellents personnages
(interpétés avec talent) et s'achevant par un
<span class="searchlite">final</span> sobre et touchant qui nous
laisse une grosse boule dans la gorge. Bien que
réalisé par Patrick Tam , <strong><span class=
"searchlite">Final</span> victory</strong> est vivement
conseillé aux amateurs de Wong Kar-Wai...Surtout ceux qui,
lassés de ses derniers métrages froids et redondants,
retrouveront, sans aucun doute, la fraîcheur et
l'énergie qui caractérisent ses plus beaux films.</p>
]]></description>			<link>http://sanju.blog.toutlecine.com/4296/Ode-Patriiiiick-Tam-Final-Victory/</link>			<comments>http://sanju.blog.toutlecine.com/Ode-a-Patriiiiick-Tam--Final-Victory-28072008-205020-lp-4296.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sanju.blog.toutlecine.com/4296/Ode-Patriiiiick-Tam-Final-Victory/</guid>			<pubDate>Mon, 28 Jul 2008 20:50:20 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>