<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] sanju : <![CDATA[L'antre du Gyonshi sauteur.]]></title>		<link>http://sanju.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[L'antre du Gyonshi sauteur.]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Thu, 04 Sep 2008 11:36:00 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[Martyr sur mon doigt !]]></title>			<description><![CDATA[<p>Attention spoilers !</p>
<p>
<p>Il y'a quelques semaines, sur le forum de la revue Mad Movies, Rafik Djoumi disait:</p>
<p><em>"Maintenant, il faut reconnaître qu'il y a une thématique derrière tout ça. Il y a un sujet... enfin plutôt je crois un "wiki-sujet" né de quelques clics de souris."</em></p>
<p> Je me suis fait exactement la même réflexion lorsqu' intervient la fameuse citation "Kubricko-Dreyerienne" et le carton final (j'ai aussi pouffé de rire en me disant <em>"Punaise une demi heure de patator le roi de la patate pour ça </em>?!!!". En plus de ça, le propos est quand même un peu naïf et neu-neu (ça fait un peu délire d'ado gogoth, non ?).</p>
<p>Bref, la réflexion pseudo métaphysique ne va plus loin que le bout de son nez (je dirais même que ça fait "gadget"). Par conséquent, elle se révèle aussi creuse que prétentieuse et conclut le film sur une impression très négative... Dommage car la première moitié du métrage est plutôt réussie. Hormis la séquence de dialogue introduisant la "famille ricoré", les vingt premières minutes de <strong>Martyrs</strong> font preuve d'une véritable efficacité. La mise en scène, sèche et inspirée (d'ailleurs la photo aux teintes blanches/métalliques évoque pas mal l'excellent <strong>Ténèbres</strong> de Dario Argento, impression renforcée par quelques thèmes musicaux énervés rappelant l'&oelig;uvre des <strong>Goblins</strong>), souligne très bien la brutalité de ce qui se déroule sous nos yeux tout en se permettant quelques envolées graphiques qui ne font jamais tâche avec le reste (je pense en particulier aux très "Bloody Birdiennes" plumes du matelas qui voltigent dans la chambre ainsi qu'a ces centaines d'oiseaux s'envolant simultanément lorsque retentit un coup de feu). Au rayon des qualités, on signalera aussi l'interprétation habitée de Jampanaoï et, surtout, Allaoui (le reste du casting est nettement moins convaincant...Mais bon ça passe, on ne les voit pas trop et le film n'est pas des plus bavards), ainsi qu'un montage jouant assez habilement avec les différentes perceptions et temporalités (à ce titre, le flash back se concluant par Lucie adressant un <em>"pardonne moi"</em> à la créature est peut être la meilleure séquence du film... Du moins une des seules ayant réussi à un temps soit peu m'émouvoir). Après, les séquences d'attaque de "la créature" (qui sort tout droit d'un film de Balaguero) fonctionnent pas trop mal même si, a mon avis, elles n'égalent pas les gros morceaux de tension et de panique livrés par le cinéaste espagnol.</p>
<p>...Pour l'instant je ne parle que de la première moitié du film car dire qu'ensuite ça se gâte relève du doux euphémisme.</p>
<p>A partir du moment où Lucie se tranche la gorge, le film jusqu'ici brutal mais jamais trop complaisant vire au "torture porn" interminable (et visuellement nettement moins inspiré) ne véhiculant que deux sentiments: Le dégoût (lors de la scène dite des clous dans le crâne) et surtout l'ennui (durant tout le reste). Passée une séquence hyper didactique durant laquelle la "méchante" nous fait un petit cours sur les martyrs, Laugier se lance, pendant une demi heure (peut être un peu moins mais bon sang, que ça semble long !), dans un remake hardcore de la scène des baffes de <strong>Mon nom est personne</strong> (nan, je ne suis pas de mauvaise foi !). Bref, pendant que la jolie (qui ne va pas le rester longtemps) Anna se prenait des tartes en pleine poire, mon esprit divaguait, oubliant presque que j'étais au cinoche entrain de mater un morceau de pelloche... Et quand je tentais à nouveau de me concentrer sur le film, devinez quoi ? La petite Allaoui était encore entrain de se bouffer des patates ! Finalement, au bout de 354 torgnolles (y'en a surement plus, mais j'ai arrêté de compter là), Laugier réveille son public par une ellipse plutôt habile suivie d'un plan nous montrant l'héroïne écorchée vive...Et là, la seule chose qui m'est passée par la tête est: <em>"Fichtre, il avait quand même un talent fou ce Lestang...Paix à son âme"</em>. Pour conclure son <strong>Guinea pig</strong> meets Bud Spencer, Laugier tente de justifier sa longue séquence de torture (qui n'est absolument pas gratuite, maaais non !) par une petite pichenette métaphysique type Kubrick revu et corrigé par Kévina, 13 ans fan de <strong>Tokio Hotel</strong> et Mylène Farmer (pas taper !) ...Et sabote définitivement un métrage qui, pourtant partait sur de bonnes bases...Snif !</p>
<p>...C'est donc ça le film qui révolutionne le cinéma d'horreur francophone ? Mmouais, <strong>Haute tension</strong> et (surtout) <strong>Clavaire</strong> ont encore de beaux jours devant eux... D'ailleurs l'aspect "love story poignante" que certains critiques (que je respecte) ont trouvé à <strong>Martyrs</strong> me semble bien plus probant dans le film de Du Welz (et même dans celui d'Aja tant qu'on y est...).</p>
<p>(Soit il faut que je me rachète des yeux, soit j'ai la sensibilité d'un bûcheron pété à la vodka mais, mis a part quelques amorces jamais réellement exploitées, je n'ai rien vu de tout ça dans <strong>Martyrs</strong>).</p>
<p>En fait le véritable problème du film de Laugier est que le statut de "victime" est nettement mieux traité, narrativement et visuellement parlant, que celui de "Martyr", ce qui, avouons le, pose un tantinet problème lorsque le métrage s'intitule...<strong>Martyrs</strong> !</p>
</p>]]></description>			<link>http://sanju.blog.toutlecine.com/4749/Martyr-sur-mon-doigt/</link>			<comments>http://sanju.blog.toutlecine.com/Martyr-sur-mon-doigt---04092008-084856-lp-4749.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sanju.blog.toutlecine.com/4749/Martyr-sur-mon-doigt/</guid>			<pubDate>Thu, 04 Sep 2008 08:48:56 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Ode à Patriiiiick Tam: Final Victory]]></title>			<description><![CDATA[<p><em>Ayant grandis ensemble dans un orphelinat Bo (Tsui Hark) et
Hung (Eric Tsang) se considèrent comme étant
frères. Cependant Hung, timide et effacé, ne parvient
pas à s'émanciper de Bo devenu gangster.
Obligé de faire de la prison, Bo demande à son
"frère" de s'occuper de ses deux petites amies. La situation
se complique quand Hung tombe amoureux d'une d'entre elle (Loletta
Lee) et que les deux femmes se rencontrent...
</em>Mentor du mondialement célèbre Wong
Kar-Wai et membre de la nouvelle vague hong-kongaise (auprès
de Tsui Hark, Ann Hui, Kirk Wong, etc...), Patrick Tam est un grand
cinéaste, helàs, oublié voir ignoré. Il
faut avouer que mis à part une poignée de
métrages dont <strong>The sword</strong> (superbe remise en
question du wu xia-pian "héroique"), <strong>My heart is
that eternal rose</strong> (un des meilleurs "heroïc
bloodshed" jamais trournés) et désormais
<strong><span class="searchlite">Final</span> victory</strong>,
nombre de ses films sont quasiment introuvables: On citera,
à titre d'exemple, <strong>Love massacre</strong>, son
giallo "argentoïen", qui a completement disparu de la
circulation (certains chanceux le possèdent en
VHS...Helàs, je n'en fait pas partie !). Mais parions que le
succès critique de son récent <strong>After this our
exile</strong> (le bonhomme, devenu entre temps professeur de
cinéma à Kuala Lumpur, n'avait pas
réalisé de film depuis plus de 17 ans) permettra de
nous faire découvrir le reste de sa filmo...Ce qui semble
bien parti étant donné la sortie il y'a quelques
mois, en DVD zone 3, de <strong>My heart is that eternal
rose</strong> ainsi que du film qui nous
intérésse, c'est à dire <strong><span class=
"searchlite">Final</span> victory</strong>.
Comédie dramatique très légèrement
mâtinée de polar, <strong><span class=
"searchlite">Final</span> victory</strong> se démarque par
son esthétique arty faite de cadrages originaux et
d'éclairages bigarrés. Bien qu'il puisse paraitre un
poil daté (on est en plein dans les 80's...Personellement
ça ne me dérange pas du tout), ce visuel
extrêmement travaillé montre à quel point le
style de Wong Kar-Wai doit énormément à celui
de Patrick Tam: Vignettes icôniques et figées,
fetichisme de l'objet (cigarette, chapeau vert porté par
Tsui Hark, intérieurs "pop" magnifiés, etc...), on
retrouve une grande partie de ce qui fera le charme de
l'esthétique "Wongienne". Au rayon des similitudes on
signalera l'utilisation d'une chanson pop (ici un morceau de canto
pop inconnu en occident) comme gimmick récurrent soulignant
la poignante love story entre Hung (Eric Tsang) et Mimi (Loletta
Lee). Leitmotiv que l'on retrouvera dans <strong>As tears go
by</strong> (avec la version cantonnaise de <em>Take my breathe
away</em>) ou <strong>ChungKing express</strong> (<em>California
dreamin'</em>). L'influence de Patrick Tam sur Wong Kar-Wai se
ressent aussi dans ces moments de poésie en apesanteur,
comme situés hors du temps. En témoigne cette
séquence magnifique où le timide Hung, assis dans une
décapotable filant à toute allure (enfin, une bagnole
dont le toit vient d'être arraché), sauve la vie de la
bien nommée Mimi (encerclée par des malfrats) en la
saisissant par la taille afin de la faire monter dans la voiture.
Difficile de ne pas être ému en voyant cet homme ayant
perdu toute confiance en lui (Hung a toujours évolué
dans l'ombre de Bo, son "frère" tout puissant) s'improviser
"héros" le temps d'une poignée de secondes pour
protéger la femme qu'il aime...Dit comme ça, cette
séquence peut paraître on ne peut plus banale mais la
caméra de Patrick Tam en fait un véritable moment de
grâce cinématographique n'ayant rien à envier
à la scène du baiser volé dans <strong>My
heart is that eternal rose</strong>.
Le scénario, signé Wong Kar-Wai (il s'agit du dernier
volet d'une série de scripts baptisés <em>Trilogie de
la mafia</em> dont le premier fut utilisé pour <strong>As
tears go by</strong> ), propose une intrigue plus "construite" et
linéaire que sur <strong>ChungKing express</strong> ou
<strong>Fallen angels</strong> même si, par moments, on
retrouve cette narration impressionniste constituée d'une
accumulation de petits moments décalés,
poétiques ou mélancoliques reliés de
façon plus ou moins ténue. <strong><span class=
"searchlite">Final</span> victory</strong> oscille sans cesse entre
scènes dramatiques bourrées d'émotion (voir
les deux conclusions poignantes et dénuées de pathos)
et passages burlesques ou vaudevillesques typiquement hong-kongais
(on citera, entre autres, la série de braquages de banque
avortés). Une des nombreuses qualités de ce
<strong><span class="searchlite">Final</span> victory</strong> est
sans conteste sa gallerie de personnages véritablement
attachants soutenus par une interprétation de haut niveau.
La palme revient, bien sûr à Eric Tsang drôle et
touchant dans son rôle de clown triste n'osant avouer son
amour à Mimi, la maîtresse de son" frère", par
peur des représailles de ce dernier. On signalera aussi une
très bonne prestation du génie Tsui Hark dans un
rôle de petit caid (costard blanc, chemise
déboutonnée chaîne en or, la totale !)
monté sur piles. Bien que très expressif, son jeu
diffère des pitreries (plutôt drôles au
demeurant) auxquelles il nous avait habitué dans
<strong>Roboforce</strong> ou <strong>Police
assassins</strong>...décidemment ce type sait tout faire
!
En résumé, une comédie dramatique au visuel
expressionniste très soigné,
bénéficiant d'excellents personnages
(interpétés avec talent) et s'achevant par un
<span class="searchlite">final</span> sobre et touchant qui nous
laisse une grosse boule dans la gorge. Bien que
réalisé par Patrick Tam , <strong><span class=
"searchlite">Final</span> victory</strong> est vivement
conseillé aux amateurs de Wong Kar-Wai...Surtout ceux qui,
lassés de ses derniers métrages froids et redondants,
retrouveront, sans aucun doute, la fraîcheur et
l'énergie qui caractérisent ses plus beaux films.</p>
]]></description>			<link>http://sanju.blog.toutlecine.com/4296/Ode-a-Patriiiiick-Tam-Final-Victory/</link>			<comments>http://sanju.blog.toutlecine.com/Ode-a-Patriiiiick-Tam--Final-Victory-28072008-205020-lp-4296.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sanju.blog.toutlecine.com/4296/Ode-a-Patriiiiick-Tam-Final-Victory/</guid>			<pubDate>Mon, 28 Jul 2008 20:50:20 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Ode à Patriiiiick Tam: After this our exile]]></title>			<description><![CDATA[<p><em>Un père de famille (Aaron
Kwok), irresponsable et accro au jeu, elève seul son fils
après que sa femme (Charlie Young) les ait laissé
tomber pour se marier avec son amant. Rongé par les dettes,
le père pousse son fils à voler pour
survivre...</em></p>
<p align="justify">Attention: Présence
de Spoilers.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Après pas loin de
deux décénnies d'absence en tant que
réalisateur (son dernier -et meilleur- film, le magnifique
<strong>My heart is that eternal rose</strong>, remonte à
1989), Patrick Tam revient en forme avec ce drame déchirant
et fait, une nouvelle fois, preuve d'une très grande rigueur
formelle. Bien que moins stylisé que sur ses films
antérieurs (il faut avouer que la patte typiquement 80's de
ses précédents métrages passerait moins bien
dans un film actuel), le résultat se révèle
hyper maîtrisé, que ce soit sur le plan du
découpage ou de la composition picturale. Chaque plan donne
l'impression d'avoir été mûrement
réfléchi et rien, strictement rien, ne semble
être le fruit du hasard. On mentionnera, à ce titre,
les quelques accélérations brèves et soudaines
du montage (d'autant plus surprenantes que le film se pare d'un
rythme relativement contemplatif) qui, loin de se limiter à
de simples tics visant à faire monter en flèche la
tension du spectateur, prennent tout leur sens lors d'un court
flash back à la violence (physique et psychologique)
surprenante. En plus d'une mise en scène rigoureuse et
maîtrisée, soutenue par une photographie chaude nous
faisant littéralement ressentir la chaleur qui pèse
sur les personnages, <strong>After this our exile</strong>
bénéficie d'un travail très poussé sur
l'ambiance sonore, décuplant ainsi l'impression de moiteur
à la fois douce et oppressante véhiculée par
les images (le choix de situer l'action en Malaysie, où
Patrick Tam a passé de nombreuses années de sa vie,
n'y est pas pour rien).</p>
<p align="justify">Avec sa langueur
envoûtante parcourue de soudaines explosions de rage
jusqu'ici contenue, <strong>After this our exile</strong>
évoque fortement <strong>Nos années sauvages</strong>
de Wong Kar-Wai...Ce qui n'est finalement pas si étonnant
que ça puisque Patrick Tam, en plus d'être le mentor
du célèbre cinéaste à lunettes noires,
n'est autre que le monteur du film précédemment
cité.</p>
<p align="justify">Loin de se contenter
d'être un grand formaliste, le réalisateur de
<strong>The sword</strong> prouve une fois de plus son talent en ce
qui concerne la direction d'acteurs (souvenez vous de <strong>My
heart is that eternal rose</strong> et son Tony Leung Chiu-Wai
poignant dans un de ses premiers grands rôles). Aaron Kwok,
acteur trop souvent inégal, se révèle tout
simplement immense dans la peau d'un père de famille
paumé et irresponsable (la scène où il menace
de se couper la main risque de rester dans les mémoires)...
Inutile de tergiverser 107 ans, le bellâtre de
<strong>Stormriders</strong> a, sans hésitation possible,
trouvé son plus beau rôle. Mais les autres acteurs ne
sont pas en reste. King-to Ng, le gamin se montre franchement
convaincant (d'autant plus qu'il n'avait jamais pris de cours de
comédie avant le film) tandis que Charlie Young, dans une
composition poignante et pétrie de fragilité, prouve
une fois de plus qu'elle est une des actrices les plus talentueuses
de sa génération (de plus, on ne l'a jamais vu aussi
belle).</p>
<p align="justify">Ici, l'émotion
découle naturellement du puissant jeu des acteurs et de la
subtile mise en scène de Patrick Tam qui ne souligne jamais
lourdement le drame se déroulant sous nos yeux. Le
réalisateur pose aucun jugement sur ses personnages et
évite toute compassion assenée à grands coups
de burin (Patrick Tam n'est pas Lars Von Trier...'Fin bref), ce qui
aurait pu faire sombrer le métrage dans le
misérabilisme de bas étage.</p>
<p align="justify">Mais <strong>After this
our exile</strong> ne serait pas aussi réussi sans cette
conclusion bouleversante et d'une rare tristesse, où l'on
comprend que la seule victime de ce naufrage sentimental sera
l'enfant et non les parents, qui tous deux, parviendront de leur
côté à reconstruire une vie familiale
harmonieuse. A la fin, le fils (après une dizaine
d'années passées en maison de correction), se rend
compte qu'il est né 10 ans trop tôt et que d'autres
enfants vivent, auprès de ses parents, l'existence heureuse
qui aurait pu être la sienne. Il reste seul,
brisé... Rien que de mentionner les dernières
minutes du film, j'en ai les yeux humides. Ce final en forme de
véritable crève coeur serait capable de faire chialer
le plus beauf des fans de la tétralogie
<strong>Taxi</strong>... Quoique je m'avance peut être un peu
trop là...</p>
<p align="justify">Après 17 ans
d'inactivité en tant que cinéaste, on pouvait
craindre de Patrick Tam qu'il ait perdu la main où qu'il
soit resté enfermé dans les années 80...Que
nenni, le bonhomme revient peut être un chouilla plus sage et
apaisé que par le passé (même si le rythme
posé laisse parfois place à de brefs coups de
"speed"), mais au final le résultat n'en est pas moins
puissant.</p>
<p>Je terminerais cette petite bafouille par
une petite remarque concernant les premières minutes du
métrage. Dès le début, le réalisateur
de <strong>Final victory</strong> pose la tonalité
mélancolique dans laquelle baignera le film via
l'utilisation de la chanson "You are my sunshine"... Impossible
pour l'amateur de cinoche HK de ne pas penser à une
des autres grandes réussites hong-kongaises de
l'année 2006, c'est à dire <strong>Dog bite
dog</strong> (en même temps il y'en a pas eu des masses...)
dont la conclusion très sombre se parait de la même
mélodie.</p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://sanju.blog.toutlecine.com/4295/Ode-a-Patriiiiick-Tam-After-this-our-exile/</link>			<comments>http://sanju.blog.toutlecine.com/Ode-a-Patriiiiick-Tam--After-this-our-exile-28072008-203431-lp-4295.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sanju.blog.toutlecine.com/4295/Ode-a-Patriiiiick-Tam-After-this-our-exile/</guid>			<pubDate>Mon, 28 Jul 2008 20:34:31 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Tiens voilà du bourrin !!!]]></title>			<description><![CDATA[<p><strong>Enter the eagles</strong> de Corey Yuen:</p>
<p>Décrit par le critique David Martinez (dans feu
HKmag) comme étant le pire film hong-kongais des
années 80/90 ("<em>Probablement le plus mauvais film produit
depuis 20 ans [...]mise à mort d'une industrie toute
entière</em>"), <strong>Enter the eagles</strong> (AKA
<strong>And now you're dead</strong>) ne mérite pourtant pas
une telle véhémence. Le film du
chorégraphe/réalisateur Corey Yuen est juste une
petite série B sans autre prétention que de
délivrer son lot de scènes d'action too-much et bien
destroy comme il faut. Tournée à l'arrache (et
ça se voit !) dans les rues de Prague (sans doute pour
surfer sur le succès de <strong>Mission:Impossible</strong>)
et narrant une banale histoire de voleurs se disputant un objet
précieux, <strong>Enter the eagles</strong>, avouons le, ne
vole pas très haut. Bête à en chier du foin, le
scénario se limite à son pitch de départ et
côté interprétation, si l'on met de
côté le couple formé par Jordan Chan et Anita
Yuen (qui nous resérve une assez jolie scène peu
avant le climax), ça ne vaut guère mieux...Je pense
en particulier à cette ribambelle d'acteurs occidentaux
qui surjouent comme des cochons et s'avèrent incapables
d'aligner 2 mots correctement. Mis à part ça, les
effets spéciaux en image de synthèse sont cheap
à en crever (le dirigeable <em>Acer</em> -notez la
discrétion du placement de marques- en CGI semble avoir
été concu sur un vieil amstrad datant de l'âge
de pierre), le (sur)découpage "cache misère" de
certaines séquences spectaculaires (le crash de
l'hélico) n'a rien à envier à un Michael Bay
en pleine forme et Shannon Lee (oui, la fille de Bruce !), bien que
douée pour les scènes d'action (y'a pas à
dire, elle assure le spectacle), fait un peu peine à voir
lorsqu'elle tente de singer les mimiques de son légendaire
papa (avec une musique pompée sur le <em>Enter the
dragon</em> de Lalo Schiffrin à l'appui). Et pourtant,
malgré tout, j'ai pris un véritable plaisir coupable
à matter ce gros nanar sous amphètes. Bref, si on
vous dit que <strong>Enter the eagles</strong> est aussi con que
dynamique...Vous aurez vite compris qu'on ne s'ennuie pas une
seconde face à ce sommet de bourrinage "over the top"
enchaînant, à un rythme infernal (sérieux,
l'action occupe au moins 80% du métrage !), fusillades,
explosions en tout genres, cascades surréalistes et combats
relativements violents. Corey Yuen et sa bande veulent nous en
foutre plein la vue (et tout faire pêter) avec le tiers du
budget petits fours de la dernière prod' Jerry Bruckheimer
et rien, absolument rien, ne les arrêtera. Bien sûr, le
film respire le système D et n'est pas des mieux foutus
(voir les nombreux défauts énoncés ci dessus)
mais une telle générosité dans la
surrenchère "bis" aveugle ne peut qu'attirer une certaine
sympathie. Il faut voir Michael "fucking" Wong (en mode Sylvestre
de l'ex-colonie) sauter à l'élastique
d'un hélicoptère tout en canardant les ennemis
au sol. Le reste est du même acabit c'est à dire
crétin, invraissemblable, hyper bourrin, fun et sans limite.
On retiendra en particulier l'hilarant (et bien jouissif mine de
rien) climax se déroulant dans un ballon dirigeable en
vol...Et que dire si ce n'est que la dernière
séquence (sensée être tragique) avec Mike Wong
et son gros cigare vaut son pesant de cacahuètes !
Et puis quel plaisir, pour tout fan d'actionners HK
estampillés 80's, de revoir Benny -the jet- Urquidez (le
kickeur fou de <strong>Soif de justice</strong> et <strong>Dragons
forever</strong>) dans le rôle du bad-guy de service.
...Par contre j'ai pas dit qu'il jouait bien, hein !

Un vrai plaisir coupable 0% neurones 100% testostérone,
guère mieux branlé mais tellement plus fun que les
trucs que nous pond Corey Yuen depuis quelques années
(<strong>Le transporteur</strong>, <strong>So
close</strong>, <strong>Dead or alive</strong>...Berk !).</p>
<p>« <em>I'll be back from the dead and i'll kick
your ass !</em> »</p>
<p> </p>
<p></p>
]]></description>			<link>http://sanju.blog.toutlecine.com/4289/Tiens-voila-du-bourrin/</link>			<comments>http://sanju.blog.toutlecine.com/Tiens-voila-du-bourrin-----28072008-142747-lp-4289.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sanju.blog.toutlecine.com/4289/Tiens-voila-du-bourrin/</guid>			<pubDate>Mon, 28 Jul 2008 14:27:47 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Old School Bollywood Powa !]]></title>			<description><![CDATA[



<p><strong>Coolie</strong> de Manmohan Desai et Prayag Raj</p>
<p><strong>Coolie</strong> (de champignons ou de framboises, c'est
comme vous voulez) fait partie, auprès de
<strong>Don</strong> et <strong>Sholay</strong>, des plus gros
succès tournés durant les 70/80's mettant en
scène la superstar Amitabh Bacchan. Toutefois, son statut de
classique (dans son pays d'origine du moins) allié à
un titre évoquant une classe prolétarienne assez
pauvre, pourrait laisser penser qu'il s'agit d'une oeuvre
néo-réaliste et misérabiliste traitant de la
condition des ouvriers indiens...Autant dire que vous risquez
d'être très, très, trèèès
loin du compte !
A vrai dire, je ne sais trop par quel bout aborder ce film tant il
brasse les genres, les thèmes, les personnages, les
intrigues et les retournements de situation les plus
invraissemblabes à n'en plus finir. <strong>Coolie</strong>
c'est au minimum 5 films en un seul: Un revenge movie bourré
de bastons à la Bud Spencer et de scènes d'actions
aussi improbables que jouissives (le combat final, et ses
transparences pour le moins artisanales, se déroulant sur
une voiture lancée à toute vitesse vaut son pesant de
cacahuètes), une fable initiatique et religieuse (avec un
faucon, nommé Allah O Akbar, dans le rôle de la
chouette d'Athena), un mélo familial
bénéficiant d'un rebondissement (la plupart du temps
gros comme une maison) par minute, une comédie burlesque
dont l'humour, d'une kolossale finesse, ferait pâlir le plus
enragé des comiques cantonais (d'ailleurs on relèvera
une séquence évoquant fortement le -magnifique-
<strong>Pedicab driver</strong> de Sammo Hung), un "brûlot"
politique dont la naïveté communiste ferait même
ricaner Olivier Besancenot en personne, et enfin une rom-com
musicale dans la plus pure tradition hindi... Rajoutez à
cela certaines grosses scènes catastrophes telles une
inondation (causée par la simple ouverture d'un robinet de
barrage !) engloutissant une ville entière, et vous
comprendrez la nature hautement inrésumable du film.
Nul doute, <strong>Coolie</strong> est un pur divertissement
à l'indienne, coloré, rythmé, naïf,
bondissant, populaire. D'ailleurs, le héros (nommé
Iqbal, ce qui signifie George Abitbol en indien), campé par
le charismatique Amitabh Bacchan, représente l'Inde à
lui tout seul: Multiconfessionnel (il est musulman tandis que sa
femme est chrétienne et son demi-frère hindouiste),
marxiste (de nombreux états indiens tels que le kerala sont
dirigés depuis des années par les communistes) et
respectueux des valeurs familiales (comme dans toute pelloche
bollywood qui se respecte, la mère est sacrée)...Un
vrai paradoxe vivant le bonhomme !
Vous aurez donc compris que <strong>Coolie</strong>, chef d'oeuvre
de la pensée musulmano-marxiste, n'est autre que le film
culte de ce bon vieux George W Bush. D'ailleurs l'on sait de source
sûre que Donald Rumsfeld apprécie
particulièrement les armes du héros, une faucille et
un marteau (yeah, comme le bad motherfucker de <strong>Red is
dead</strong> !) ainsi que le fameux volatile, mentionné
plus haut, portant le nom d'Allah autour du cou...Un oiseau
vaillant (et empaillé sur la plupart des plans)
n'hésitant pas à affronter un
hélicoptère lors d'une séquence
mémorable. Mais l'intervention de Dieu ne se résume
pas au seul dindon indien, puisque la mère du héros
retrouvera la mémoire grâce à l'intervention
d'Allah himself (sous la forme d'un éclair bizarroïde
gratté sur pellicule), tandis que Iqbal se protègera
des balles ennemies grâce à un drapeau marqué
des sourates du coran, et cela avant de balancer la vile ordure
capitaliste briseuse de familles du haut d'un minaret en hurlant
"Allah O Akbar" ! Le héros, blessé à mort
(car, finalement, l'étendard pare-balles aurait pu se
montrer plus efficace...) sera sauvé par les prières
des chrétiens, des hindouistes, des musulmans et des sikhs.
Ouf ! Entre temps, Iqbal se sera marié et
présenté à des élections (tout de rouge
vêtu, of course !), aura retrouvé sa famille,
botté le cul de nombreux capitalistes corrompus et
marché sur la lune (euh non, j'extrapole un peu là
!).
Tornade sur pellicule, le film de Manmohan Desai et Prayag Raj est
un spectacle total, généreux, souvent absurde et
complètement bis sur les bords (les apparitions de la
bestiole et les bastons où l'on saccage
l'intégralité du décor en s'envoyant des coups
à 20 centimètres de la tronche valent tout l'or du
monde !). Un concentré de cinoche populaire à
l'état brut rendu irrésistible par ses nombreuses
maladresses, un bijou de naïveté où le
romantisme le plus inoffensif (voir les séquences musicales
d'une inventivité qui fait plaisir à voir) peut
côtoyer des accès de violence riche en ketchup que ne
renierait pas Chang Cheh (l'amputation à la hache en
début de film évoque fortement le cinéma de
l'ogre hong-kongais). Enfin, on retiendra une réalisation
parfois classe (mais c'est quand même souvent le gros bordel,
ne nous voilons pas la face), certaines séquences
véritablement émouvantes (Iqbal laissant le vieillard
partir à sa place pour la Mecque), une vision de la foi
souvent emplie d'humanisme (mis à part quand le héros
balance le bad-guy... Faut pas déconner non plus !) et un
réalisateur qui fait tout pour impliquer
émotionnellement le spectateur (au détour d'un
combat, l'écran se gèle pour laisser apparaître
un texte nous expliquant que, durant ce plan, Bacchan fut
grièvement blessé ...On appelle aussi ça de
l'exploitation).
En tout cas, une chose est sûre, on ne s'ennuie pas une
seconde face à ce gros fourre-tout aussi improbable
qu'attachant qui inspire une évidente sympathie et qu'on
regarde avec un sourire grand comme ça pendant près
de 3 heures. Bref, pour peu qu'on aime le bis
généreux (c'est vraiment l'adjectif qui convient le
mieux au film), sautillant et tout sauf fâde,
<strong>Coolie</strong> incarne une certaine idée du
bonheur.</p>




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