<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://sanju.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://sanju.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[L'antre du Gyonshi sauteur.]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://sanju.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2009-03-17T09:46:19+01:00</updated>		<entry>			<title>Le monstre sacré du cinéma coréen: The host.</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Ne voulant pas passer pour un vieil aigri (les trois précédents
articles n'étaient pas des plus enthousiastes !), je vais
cette fois ci laisser un petit avis sur un film que
j'affectionne tout particulièrement. Il s'agit de
<strong>The host</strong>, véritable monument du cinéma fantastique
contemporain.

N'y allons pas par 4 chemins, <strong>The host</strong> s'est
imposé dès sa sortie comme une nouvelle référence du film de
monstre en nous proposant, entre autres, un gloumoute parmi les
plus beaux vus sur un écran. Soutenues par une animation incroyable
(le plan où le monstre se retourne sur lui même afin de chopper la
fillette ! ), de purs moments de tension et une réalisation dont la
virtuosité discrète et toujours au service du récit- évoque
à plus d'un titre le cinéma de Steven Spielberg, les
(nombreuses) apparitions de la bête s'imposent comme de pures
scènes d'anthologie et, sans hésitation possible, les morceaux de
cinoche les plus excitants vus en 2006 (pourtant riche en morceaux
de choix tels que <strong>Fearless</strong>, <strong>Miami
Vice</strong>, <strong>Les fils de l'homme</strong>,
<strong>Munich</strong>, <strong>Le labyrinthe de Pan</strong>,
<strong>Black book</strong> ou <strong>Arrivederci amore
ciao</strong>). Que dire de la première apparition de la bestiole
(notez la variété de termes employés pour designer notre grosse
poiscaille !) si ce n'est qu'elle parvient même à surpasser en
termes de mise en scène l'attaque des Gyaos sur Shibuya dans le
<strong>Gamera 3, Revenge of Iris</strong> de Kaneko, c'est dire si
ça débourre ! Aussi, comment ne pas être conquis face à cette
inventivité de chaque instant, ce fourmillement d'idées qui prend
souvent forme via une multitude de petits détails bien sentis
comme, par exemple, la créature -née de la pollution- qui s'enfile,
avec délectation (comme s'il s'agissait d'une friandise), le
contenu du jerricane d'essence dans le gosier lorsque le clochard
l'asperge afin de la faire cramer. Je le répète à nouveau,
<strong>The host</strong>, c'est du bonheur en barre pour tout
amateur de films de streums ! Et ce malgré une poignée de CGI de
facture plutôt moyenne durant le final (je pense en particulier au
gloumoute en feu)...Ne chipotons pas, dans l'ensemble les gars de
The orphanage ont vraiment fait un boulot...monstre !
Mais <strong>The host</strong> ne se contente pas d'être un putain
de film de GROS monstre que l'on rangera sans sourcilier aux côtés
de <strong>Godzilla</strong> (celui de Honda pour les 2 du fond !),
<strong>King Kong</strong> (version 1933 et 2005... Guillermin ?
Connais pas !), <strong>Jaws</strong> ou <strong>Revenge of
Iris</strong>, si, si je vous assure... Le métrage de Bong Joon-Ho
se présente aussi comme un véritable "rollercoaster émotionnel"
(paye ton expression galvaudée !) qui, par ses incessantes ruptures
de ton, (comme dans la vraie vie dira t'on vite fait) implique le
spectateur comme rarement et nous fait aimer cette famille "tuyau
de poêle", ces losers magnifiques aussi attachants que drôles. Dans
<strong>The host</strong>, le comique et le tragique se lient de
façon miraculeuse, imprévisible et sans cesse surprenante. A ce
titre la scène qui suit la disparition de la petite fille fait
mon(s)tre d'une maîtrise impressionnante dans l'enchevêtrement
rires/larmes. Loin d'être une simple bouffonnerie, cette séquence
d'hystérie collective se révèle finalement poignante, l'humour
n'est pas là pour nous faire sortir de ce qui se déroule à l'écran
(et regarder tout ça de haut dans une attitude que l'on qualifiera
de cynique) mais au contraire pour nous impliquer d'avantage. Rire
pour s'empêcher de pleurer en quelque sorte.
Ce portrait de famille va de paire avec la charge politique menée
par Bong puisque le film nous montre un petit groupe de personnages
(qui semblent, à priori, complètement à la masse) faisant preuve de
solidarité, d'altruisme et de dépassement de soi (en ce qui
concerne le père de famille il s'agit d'une véritable quête
initiatique) dans un pays bouffé par l'individualisme forcené et la
soumission aux puissants. Plus que les USA (qui en prennent quand
même pour leur grade), Bong Joon-Ho dénonce surtout l'attitude
servile de la Corée vis à vis de ces derniers.
En résumé je dirais juste que <strong>The host</strong> est une
réussite totale, un "monster movie" tendu et jouissif qui parvient
à nous fait rire, pleurer, trembler et réfléchir sans qu'a aucun
moment les différents aspects ne s'annihilent mutuellement comme ça
aurait pu être le cas...Bref, un idéal de "blockbuster" fun et
intelligent aussi audacieux qu'habile dans son approche
particulière de différents genres.

L'ayant revu un nombre incalculable de fois depuis sa sortie
en salles, je peux l'affirmer haut et fort, <strong>The
host</strong> est LE chef d'oeuvre du « nouveau cinéma
Coréen » et, probablement, un des plus beaux films sortis ces 10
dernières années.

Vivement le prochain film de Bong Joon-Ho (déjà responsable de
<strong>Memories of murder</strong>... Le meilleur « sérial
thriller » depuis <strong>Se7en</strong> ) !</p>
<p></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://sanju.blog.toutlecine.com/8891/Le-monstre-sacr-du-cin-ma-cor-en-The-host/</id>			<link href="http://sanju.blog.toutlecine.com/8891/Le-monstre-sacr-du-cin-ma-cor-en-The-host/" />			<author>				<name>sanju</name>				<uri>http://sanju.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-03-17T09:45:02+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Sur ce, je vais me rematter Peking Opera Blues...</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Il faut bien l'admettre, le dernier Tsui Hark est une
nouvelle déception même s'il se révèle plus encourageant que
son échec précédent (<strong>Missing</strong> ou la rencontre entre
un mauvais drama torché à la DV et un sous frères Pang/ sous
Takashi Shimizu).
Le plus gênant est sans nul doute le partis pris cynique, à la base
même du scénario, dont Tsui Hark ne parvient pas à se dépêtrer
(l'histoire s'articule autour d'une jeune chercheuse ayant inventé
des patch de phéromones afin d'attirer les personnes de sexe
opposé). Le film, se voulant féministe (ce qui est guère étonnant
quand on connait la filmo de Tsui Sifu), fait même preuve d'une
étonnante complaisance cynique envers ses personnages féminins...
Difficile de trouver plus maladroit !
En plus d'être basé sur un pitch hautement casse gueule (ou
foireux, c'est au choix) et fort mal exploité (les
incohérences sont légion), le scénario de <strong>All about
women</strong> est surtout un bordel sans nom auquel Tsui ne
parvient jamais à donner un véritable sens. En cela on est loin de
<strong>The blade</strong>, <strong>Time and tide</strong> ou
<strong>Legend of Zu</strong> où l'impression de chaos (maîtrisé)
qui s'en dégageait était justifiée car au centre même de la
thématique de ces films. Ici l'aspect totalement foutraque et
décousu de la narration paraît injustifié, en résulte un récit
bourré de personnages souvent indiscernables (faute à une
caractérisation à la fois insuffisante et incohérente) et,
finalement, assez peu attachants (un comble pour une comédie
romantique !), sans oublier de nombreuses digressions inutiles (la
fille qui se paralyse dès qu'un homme la touche...Oui,
comme dans <strong>Black Mask 2</strong>! D'ailleurs ça
se révèle tout aussi gratuit que dans son film de catcheurs mutants
même si cela nous vaut, en début de métrage, une séquence de danse
burlesque plutôt bien découpée). Au rayon des -nombreux- défauts
qui parasitent <strong>All about women</strong> on passera vite
fait sur l'humour parfois limite beauf (on est bien loin
d'un <strong>Shanghai blues</strong> !) pour se pencher sur
son rythme très inégal. Le film, présentant ses différents
personnages sous la forme d'un montage parallèle assez vif car
dynamisé par quelques idées de mise en scène plutôt bienvenues (en
particulier les transitions d'un personnage à l'autre), démarre sur
les chapeaux de roue pour ensuite stagner et étirer plus que de
raison les séquences occupant toute la deuxième partie du métrage.
Même si tout n'est pas à jeter, la scène de la vente aux enchères
ainsi que le looooong climax se déroulant durant un concert de
pop/punk semblent s'éterniser et deviennent, par conséquent, plutôt
pénibles. Dommage car le film, contrairement au précédent échec du
maître, possède quelques qualités dont une véritable inventivité
formelle soutenue par une photo colorée aux teintes pastel
agréables à l'oeil, ainsi que des cadres souvent bien composés
(ça change de <strong>Missing</strong>...Sur ce, j'arrête de
m'acharner, promis !).
Bien que cette vaste bouffonnerie ne raconte finalement pas grand
chose, Hark semble s'amuser derrière sa caméra et nous balance tout
un tas d'effets visuels rendant le métrage, fort heureusement, un
minimum ludique (à défaut d'être vraiment drôle). Certaines de ces
"expérimentations" semblent sortir tout droit de <strong>Time and
tide</strong>, mais contrairement au film précédemment cité, il
serait vain de chercher ici un sens dans la plupart de ces
coquetteries graphiques dont l'unique but semble être d'amplifier
le caractère résolument bouffon de ce qui se déroule à l'écran...
On a même droit à un plan en CGI où la caméra rentre dans une
canette de binouze en plein vol, laquelle (la canette, pas la
caméra) finira sa trajectoire en s'éclatant sur le visage d'une des
trois héroïnes du film.
De temps à autre, Tsui Hark parvient même à livrer quelques rares
séquences inspirées: On mentionnera un très court combat de boxe où
intervient, sous la forme d'un dessin animé, le célèbre corbeau de
Tsukasa Hojo, ainsi que l'arrivée -spectaculaire- d'une buisness
woman diablement sexy (Kitty Zhang) dans ses locaux, Laquelle
déclenche, involontairement, un véritable chaos parmi ses employés
de sexe masculin. Pour finir, il y'a aussi cette limousine fonçant
à toute allure sur des dizaines d'hommes (en tenue de mariés) qui
voltigent et s'écrasent sur la voiture lors une séquence renvoyant
aux délires cartoonesques de Stephen Chow (en moins réussi
cependant).

En résumé, le dernier film de Tsui Hark est loin des chefs
d'oeuvre (<strong>Shanghai blues</strong> et <strong>Peking
opera blues</strong>) dont il se voudrait une version "moderne" et
s'avère très mineur dans la filmographie du maître de HK qui,
pourtant, fait preuve d'une expressivité visuelle pas toujours
justifiée et, par moments, maladroite (l'utilisation de CGI's d'un
autre âge) mais finalement assez encourageante compte tenu de son
précédent métrage. Espérons que pour la prochaine fois, Tsui Hark
ait un sujet à la hauteur de ses ambitions (si le Juge Ti avec Andy
Lau se confirme, on en doute pas !).</p>
				</div>			</content>			<id>http://sanju.blog.toutlecine.com/8877/Sur-ce-je-vais-me-rematter-Peking-Opera-Blues/</id>			<link href="http://sanju.blog.toutlecine.com/8877/Sur-ce-je-vais-me-rematter-Peking-Opera-Blues/" />			<author>				<name>sanju</name>				<uri>http://sanju.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-03-17T09:46:06+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Le dernier film d'un réalisateur visionnaire...</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Déja vendu comme le <strong>Citizen Kane</strong> du film de
super héros (mouarf), ou comme un vrai film de justiciers masqués
"adulte" (bé wé on voit le zboub de Doc Manhattan et quelques
litres de ketchup en CGI... re-mouarf !), le dernier opus de Zack
Snyder (celui qui transforme les spartiates de Miller en boy scouts
!) est à la fois un très mauvais film et une adaptation
déplorable... La version "canada dry" du chef d'oeuvre d'Alan
Moore en quelque sorte. Snyder, ce "visionnaire", ne garde que le
squelette du récit de Moore et vire tout ce qui apportait de la
vie, de l'humanité et de la profondeur (il faut voir à quel point
il rend quasiment anecdotique un passage aussi fort et important
que le dialogue entre Laurie et le comédien). Alors que le comics
se posait comme une véritable oeuvre univers brassant et
développant une nombre incroyable de thèmes inhérents à l'Histoire,
la philosophie et la culture du XXeme siècle, le film parait tout
étriqué et sans grande ampleur. J'avais vraiment l'impression de
matter une bande annonce (super chiante) de 2h40 ! Cette impression
est renforcée par le fait que les personnages, bénéficiant à
l'origine d'une vraie richesse d'écriture, sont ici réduits à leur
plus simple fonction. Ce traitement bien trop synthétique ôte tout
affect et rend certaines storylines carrément grotesques. En plus
du traitement scénaristique bien foirasse, Snyder enfonce
définitivement son métrage par la médiocrité de sa mise en scène.
Les séquences de baston (Le comédien qui fait du kung-fu, Hibou et
Spectre soyeux qui déciment du blouson noir dans une avalanche
d'effets gores et de bras cassés façon Steven Seagal... Nan mais
n'importe quoi !), souvent gratuites, sont quasi intégralement
torchées au ralenti et ressemblent à de mauvaises pubs pour eau de
toilette. Sans les effets gores (totalement gratuits et limite z
dans l'esprit), les scènes d'action s'apparentent presque à du
Yimou en petite forme... C'est dire si c'est chiant ! D'ailleurs,
les quelques instantanés "boucherie-charcuterie" trahissent, à mon
avis, la totale incapacité qu'a le réalisateur à retranscrire la
violence insidieuse du comics de Moore, cette ambiance glauque de
décrépitude urbaine qui est juste à 100 lieues de l'aspect super
lisse, synthéthique et clean de l'esthétique Snyder. Comme il
n'arrive pas à poser une atmosphère un minimum organique et
dérangeante, il nous balance des kilos de barbaque en CGI à la
gueule. Bravo Zack, toujours dans la finesse ! Bon après, en ce qui
concerne la façon de filmer les scènes plus "calmes" on reste dans
le gros pompier (à base de lents travellings avants au
ralenti...D'ailleurs Snyder ne sait faire que ça, y'a quasiment pas
d'autre idée visuelle dans son film) sous fond de musique pompeuse.
Bref, le bonhomme semble se vouloir se la jouer Kubrick (alors
qu'il n'a même pas le talent d'un Bay) et livre un truc informe,
bouffi de prétention et toujours a côté de la plaque (les choix
musicaux, argh! Non mais quelle idée d'utiliser <strong>La
chevauchée des Valkyries</strong> durant les scènes au vietnam, ça
parait totalement déplacé quand on connaît la signification de ce
morceau dans le comic book de Moore !). Bon, comme je n'ai pas trop
le temps, je vais arrêter de plomber le bouzin (et pourtant j'ai
encore pas mal de trucs à dire !)... Je mentionnerais le casting
globalement à la ramasse (Ozymandias n'est pas crédible une
seconde), la direction artistique cheapo-kitsch, et surtout le fait
que la narration est bourrée de longues digressions et saute sans
cesse du coq à l'âne. Par conséquent, le film ne possède aucun
rythme... L'impression qui en ressort est celle que Snyder, en gros
bourrin qu'il est, ne s'est jamais posé la question de comment
adapter la structure si particulière (et très littéraire) du comics
de façon cinématographique... Résultat c'est archi mou !</p>
<p>Pour terminer: Comment ne pas mentionner LA scène d'amour entre
Frank Dreb... Euh pardon, je voulais dire Le Hibou et Spectre
soyeux, véritable moment de bravoure (et régal pour les
zygomatiques) qui évoque à la fois <strong>Team america</strong> et
<strong>Y'a t'il un flic pour sauver le président
?</strong>(le plan qui conclue cette scène couplé à
l'utilisation totalement déplacée du Hallelujah de Léonard Cohen
rendent ce passage instantanément KVLT !!!)...Le problème c'est que
ce n'est pas sensé être drôle. En résumé, Watchmen c'est du Snyder
pur jus, c'est a dire de la pose visuelle branchouille, un degré de
compréhension de l'oeuvre d'origine digne d'un bigorneau et la
subtilité d'une division Panzer.</p>
<p>Petite question aux quelques lecteurs du blog: D'après vous quel
sera le prochain chef d'oeuvre de la BD américaine à passer à la
moulinette Snyder ? Les paris sontouverts !</p>
				</div>			</content>			<id>http://sanju.blog.toutlecine.com/8750/Le-dernier-film-d-un-r-alisateur-visionnaire/</id>			<link href="http://sanju.blog.toutlecine.com/8750/Le-dernier-film-d-un-r-alisateur-visionnaire/" />			<author>				<name>sanju</name>				<uri>http://sanju.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-03-07T14:28:14+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Martyr sur mon doigt !</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Attention spoilers !</p>
<p>
<p>Il y'a quelques semaines, sur le forum de la revue Mad Movies, Rafik Djoumidisait:</p>
<p><em>"Maintenant, il faut reconnaitre qu'il y a une thematique derriere tout a. Il y a un sujet... enfin plutot je crois un "wiki-sujet" ne de quelques clics de souris."</em></p>
<p>a fait un peu delire d'ado gogoth, non ?).</p>
<p>Bref, la reflexion pseudo metaphysique ne va plus loin que le bout de son nez (je dirais meme que a passe, on ne les voit pas trop et le film n'est pas des plus bavards), ainsi qu'un montage jouant assez habilement avec les differentes perceptions et temporalites (a ce titre, le flash back se concluant par Lucie adressant un <em>"pardonne moi"</em> a la creature est peut etre la meilleure sequence du film... Du moins une des seules ayant reussi a un temps soit peu m'emouvoir). Apres, les sequences d'attaque de "la creature" (qui sort tout droit d'un film de Balaguero) fonctionnent pas trop mal meme si, a mon avis, elles n'egalent pas les gros morceaux de tension et de panique livres par le cineaste espagnol.</p>
<p>...Pour l'instant je ne parle que de la premiere moitie du film car dire qu'ensuite a se gate releve du doux euphemisme.</p>
<p>A partir du moment ou Lucie se tranche la gorge, le film jusqu'ici brutal mais jamais trop complaisant vire au "torture porn" interminable (et visuellement nettement moins inspire) ne vehiculant que deux sentiments: Le degout (lors de la scene dite des clous dans le crane) et surtout l'ennui (durant tout le reste). Passee une sequence hyper didactique durant laquelle la "mechante" nous fait un petit cours sur les martyrs, Laugier se lance, pendant une demi heure (peut etre un peu moins mais bon sang, que a semble long !), dans un remake hardcore de la scene des baffes de <strong>Mon nom est personne</strong> (nan, je ne suis pas de mauvaise foi !). Bref, pendant que la jolie (qui ne va pas le rester longtemps) Anna se prenait des tartes en pleine poire, mon esprit divaguait, oubliant presque que j'etais au cinoche entrain de mater un morceau de pelloche... Et quand je tentais a nouveau de me concentrer sur le film, devinez quoi ? La petite Allaoui etait encore entrain de se bouffer des patates ! Finalement, au bout de 354 torgnolles (y'en a surement plus, mais j'ai arrete de compter la), Laugier reveille son public par une ellipse plutot habile suivie d'un plan nous montrant l'heroine ecorchee vive...Et la, la seule chose qui m'est passee par la tete est: <em>"Fichtre, il avait quand meme un talent fou ce Lestang...Paix a son ame"</em>. Pour conclure son <strong>Guinea pig</strong> meets Bud Spencer, Laugier tente de justifier sa longue sequence de torture (qui n'est absolument pas gratuite, maaais non !) par une petite pichenette metaphysique type Kubrick revu et corrige par Kevina, 13 ans fan de <strong>Tokio Hotel</strong> et Mylene Farmer (pas taper !) ...Et sabote definitivement un metrage qui, pourtant partait sur de bonnes bases...Snif !</p>
<p>...C'est donc a le film qui revolutionne le cinema d'horreur francophone ? Mmouais, <strong>Haute tension</strong> et (surtout) <strong>Clavaire</strong> ont encore de beaux jours devant eux... D'ailleurs l'aspect "love story poignante" que certains critiques (que je respecte) ont trouve a <strong>Martyrs</strong> me semble bien plus probant dans le film de Du Welz (et meme dans celui d'Aja tant qu'on y est...).</p>
<p>(Soit il faut que je me rachete des yeux, soit j'ai la sensibilite d'un bucheron pete a la vodka mais, mis a part quelques amorces jamais reellement exploitees, je n'ai rien vu de tout a dans <strong>Martyrs</strong>).</p>
<p>En fait le veritable probleme du film de Laugier est que le statut de "victime" est nettement mieux traite, narrativement et visuellement parlant, que celui de "Martyr", ce qui, avouons le, pose un tantinet probleme lorsque le metrage s'intitule...<strong>Martyrs</strong> !</p>
</p>				</div>			</content>			<id>http://sanju.blog.toutlecine.com/4749/Martyr-sur-mon-doigt/</id>			<link href="http://sanju.blog.toutlecine.com/4749/Martyr-sur-mon-doigt/" />			<author>				<name>sanju</name>				<uri>http://sanju.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-09-04T11:35:45+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Ode à Patriiiiick Tam: Final Victory</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><em>Ayant grandis ensemble dans un orphelinat Bo (Tsui Hark) et
Hung (Eric Tsang) se considerent comme etant
freres. Cependant Hung, timide et efface, ne parvient
pas a s'emanciper de Bo devenu gangster.
Oblige de faire de la prison, Bo demande a son
"frere" de s'occuper de ses deux petites amies. La situation
se complique quand Hung tombe amoureux d'une d'entre elle (Loletta
Lee) et que les deux femmes se rencontrent...
</em>Mentor du mondialement celebre Wong
Kar-Wai et membre de la nouvelle vague hong-kongaise (aupres
de Tsui Hark, Ann Hui, Kirk Wong, etc...), Patrick Tam est un grand
cineaste, helas, oublie voir ignore. Il
faut avouer que mis a part une poignee de
metrages dont <strong>The sword</strong> (superbe remise en
question du wu xia-pian "heroique"), <strong>My heart is
that eternal rose</strong> (un des meilleurs "heroic
bloodshed" jamais trournes) et desormais
<strong><span>Final</span> victory</strong>,
nombre de ses films sont quasiment introuvables: On citera,
a titre d'exemple,<strong>Love massacre</strong>, son
giallo "argentoien", qui a completement disparu de la
circulation (certains chanceux le possedent en
VHS...Helas, je n'en fait pas partie !). Mais parions que le
succes critique de son recent <strong>After this our
exile</strong> (le bonhomme, devenu entre temps professeur de
cinema a Kuala Lumpur, n'avait pas
realise de film depuis plus de 17 ans) permettra de
nous faire decouvrir le reste de sa filmo...Ce qui semble
bien parti etant donne la sortie il y'a quelques
mois, en DVD zone 3, de <strong>My heart is that eternal
rose</strong> ainsi que dufilm qui nous
interesse, c'est a dire <strong><span>Final</span> victory</strong>.
Comedie dramatique tres legerement
matinee de polar, <strong><span>Final</span> victory</strong> se demarque par
son esthetique arty faite de cadrages originaux et
d'eclairages bigarres. Bien qu'il puisse paraitre un
poil date (on est en plein dans les 80's...Personellement
a ne me derange pas du tout), ce visuel
extremement travaille montre a quel point le
style de Wong Kar-Wai doit enormement a celui
de Patrick Tam: Vignettes iconiques et figees,
fetichisme de l'objet (cigarette, chapeau vert porte par
Tsui Hark, interieurs "pop" magnifies, etc...), on
retrouve une grande partie de ce qui fera le charme de
l'esthetique "Wongienne". Au rayon des similitudes on
signalera l'utilisation d'une chanson pop (ici un morceau de canto
pop inconnu en occident) comme gimmick recurrent soulignant
la poignante love story entre Hung (Eric Tsang) et Mimi (Loletta
Lee). Leitmotiv que l'on retrouvera dans <strong>As tears go
by</strong> (avec la version cantonnaise de <em>Take my breathe
away</em>) ou <strong>ChungKing express</strong> (<em>California
dreamin'</em>). L'influence de Patrick Tam sur Wong Kar-Wai se
ressent aussi dans ces moments de poesie en apesanteur,
comme situes hors du temps. En temoigne cette
sequence magnifique ou le timide Hung, assis dans une
decapotable filant a toute allure (enfin, une bagnole
dont le toit vient d'etre arrache), sauve la vie de la
bien nommee Mimi (encerclee par des malfrats) en la
saisissant par la taille afin de la faire monter dans la voiture.
Difficile de ne pas etre emu en voyant cet homme ayant
perdu toute confiance en lui (Hung a toujours evolue
dans l'ombre de Bo, son "frere" tout puissant) s'improviser
"heros" le temps d'une poignee de secondes pour
proteger la femme qu'il aime...Dit comme a, cette
sequence peut paraitre on ne peut plus banale mais la
camera de Patrick Tam en fait un veritable moment de
grace cinematographique n'ayant rien a envier
a la scene du baiser vole dans <strong>My
heart is that eternal rose</strong>.
Le scenario, signe Wong Kar-Wai (il s'agit du dernier
volet d'une serie de scripts baptises <em>Trilogie de
la mafia</em> dont le premier fut utilise pour <strong>As
tears go by</strong> ), propose une intrigue plus "construite" et
lineaire que sur <strong>ChungKing express</strong> ou
<strong>Fallen angels</strong> meme si, par moments, on
retrouve cette narration impressionniste constituee d'une
accumulation de petits moments decales,
poetiques ou melancoliques relies de
faon plus ou moins tenue. <strong><span>Final</span> victory</strong> oscille sans cesse entre
scenes dramatiques bourrees d'emotion (voir
les deux conclusions poignantes et denuees de pathos)
et passages burlesques ou vaudevillesques typiquement hong-kongais
(on citera, entre autres, la serie de braquages de banque
avortes). Une des nombreuses qualites de ce
<strong><span>Final</span> victory</strong> est
sans conteste sa gallerie de personnages veritablement
attachants soutenus par une interpretation de haut niveau.
La palme revient, bien sur a Eric Tsang drole et
touchant dans son role de clown triste n'osant avouer son
amour a Mimi, la maitresse de son" frere", par
peur des represailles de ce dernier. On signalera aussi une
tres bonne prestation du genie Tsui Hark dans un
role de petit caid (costard blanc, chemise
deboutonnee chaine en or, la totale !)
monte sur piles. Bien que tres expressif, son jeu
differe des pitreries (plutot droles au
demeurant) auxquelles il nous avait habitue dans
<strong>Roboforce</strong> ou <strong>Police
assassins</strong>...decidemment ce type sait tout faire
!
En resume, une comedie dramatique au visuel
expressionniste tres soigne,
beneficiant d'excellents personnages
(interpetes avec talent) et s'achevant par un
<span>final</span> sobre et touchant qui nous
laisse une grosse boule dans la gorge. Bien que
realise par Patrick Tam , <strong><span>Final</span> victory</strong> est vivement
conseille aux amateurs de Wong Kar-Wai...Surtout ceux qui,
lasses de ses derniers metrages froids et redondants,
retrouveront, sans aucun doute, la fraicheur et
l'energie qui caracterisent ses plus beaux films.</p>
				</div>			</content>			<id>http://sanju.blog.toutlecine.com/4296/Ode-Patriiiiick-Tam-Final-Victory/</id>			<link href="http://sanju.blog.toutlecine.com/4296/Ode-Patriiiiick-Tam-Final-Victory/" />			<author>				<name>sanju</name>				<uri>http://sanju.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-28T21:01:52+02:00</updated>		</entry></feed>