<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://sanju.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://sanju.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[L'antre du Gyonshi sauteur.]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://sanju.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2008-09-04T11:36:00+02:00</updated>		<entry>			<title>Martyr sur mon doigt !</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Attention spoilers !</p>
<p>
<p>Il y'a quelques semaines, sur le forum de la revue Mad Movies, Rafik Djoumidisait:</p>
<p><em>"Maintenant, il faut reconnaitre qu'il y a une thematique derriere tout a. Il y a un sujet... enfin plutot je crois un "wiki-sujet" ne de quelques clics de souris."</em></p>
<p>a fait un peu delire d'ado gogoth, non ?).</p>
<p>Bref, la reflexion pseudo metaphysique ne va plus loin que le bout de son nez (je dirais meme que a passe, on ne les voit pas trop et le film n'est pas des plus bavards), ainsi qu'un montage jouant assez habilement avec les differentes perceptions et temporalites (a ce titre, le flash back se concluant par Lucie adressant un <em>"pardonne moi"</em> a la creature est peut etre la meilleure sequence du film... Du moins une des seules ayant reussi a un temps soit peu m'emouvoir). Apres, les sequences d'attaque de "la creature" (qui sort tout droit d'un film de Balaguero) fonctionnent pas trop mal meme si, a mon avis, elles n'egalent pas les gros morceaux de tension et de panique livres par le cineaste espagnol.</p>
<p>...Pour l'instant je ne parle que de la premiere moitie du film car dire qu'ensuite a se gate releve du doux euphemisme.</p>
<p>A partir du moment ou Lucie se tranche la gorge, le film jusqu'ici brutal mais jamais trop complaisant vire au "torture porn" interminable (et visuellement nettement moins inspire) ne vehiculant que deux sentiments: Le degout (lors de la scene dite des clous dans le crane) et surtout l'ennui (durant tout le reste). Passee une sequence hyper didactique durant laquelle la "mechante" nous fait un petit cours sur les martyrs, Laugier se lance, pendant une demi heure (peut etre un peu moins mais bon sang, que a semble long !), dans un remake hardcore de la scene des baffes de <strong>Mon nom est personne</strong> (nan, je ne suis pas de mauvaise foi !). Bref, pendant que la jolie (qui ne va pas le rester longtemps) Anna se prenait des tartes en pleine poire, mon esprit divaguait, oubliant presque que j'etais au cinoche entrain de mater un morceau de pelloche... Et quand je tentais a nouveau de me concentrer sur le film, devinez quoi ? La petite Allaoui etait encore entrain de se bouffer des patates ! Finalement, au bout de 354 torgnolles (y'en a surement plus, mais j'ai arrete de compter la), Laugier reveille son public par une ellipse plutot habile suivie d'un plan nous montrant l'heroine ecorchee vive...Et la, la seule chose qui m'est passee par la tete est: <em>"Fichtre, il avait quand meme un talent fou ce Lestang...Paix a son ame"</em>. Pour conclure son <strong>Guinea pig</strong> meets Bud Spencer, Laugier tente de justifier sa longue sequence de torture (qui n'est absolument pas gratuite, maaais non !) par une petite pichenette metaphysique type Kubrick revu et corrige par Kevina, 13 ans fan de <strong>Tokio Hotel</strong> et Mylene Farmer (pas taper !) ...Et sabote definitivement un metrage qui, pourtant partait sur de bonnes bases...Snif !</p>
<p>...C'est donc a le film qui revolutionne le cinema d'horreur francophone ? Mmouais, <strong>Haute tension</strong> et (surtout) <strong>Clavaire</strong> ont encore de beaux jours devant eux... D'ailleurs l'aspect "love story poignante" que certains critiques (que je respecte) ont trouve a <strong>Martyrs</strong> me semble bien plus probant dans le film de Du Welz (et meme dans celui d'Aja tant qu'on y est...).</p>
<p>(Soit il faut que je me rachete des yeux, soit j'ai la sensibilite d'un bucheron pete a la vodka mais, mis a part quelques amorces jamais reellement exploitees, je n'ai rien vu de tout a dans <strong>Martyrs</strong>).</p>
<p>En fait le veritable probleme du film de Laugier est que le statut de "victime" est nettement mieux traite, narrativement et visuellement parlant, que celui de "Martyr", ce qui, avouons le, pose un tantinet probleme lorsque le metrage s'intitule...<strong>Martyrs</strong> !</p>
</p>				</div>			</content>			<id>http://sanju.blog.toutlecine.com/4749/Martyr-sur-mon-doigt/</id>			<link href="http://sanju.blog.toutlecine.com/4749/Martyr-sur-mon-doigt/" />			<author>				<name>sanju</name>				<uri>http://sanju.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-09-04T11:35:45+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Ode à Patriiiiick Tam: Final Victory</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><em>Ayant grandis ensemble dans un orphelinat Bo (Tsui Hark) et
Hung (Eric Tsang) se considerent comme etant
freres. Cependant Hung, timide et efface, ne parvient
pas a s'emanciper de Bo devenu gangster.
Oblige de faire de la prison, Bo demande a son
"frere" de s'occuper de ses deux petites amies. La situation
se complique quand Hung tombe amoureux d'une d'entre elle (Loletta
Lee) et que les deux femmes se rencontrent...
</em>Mentor du mondialement celebre Wong
Kar-Wai et membre de la nouvelle vague hong-kongaise (aupres
de Tsui Hark, Ann Hui, Kirk Wong, etc...), Patrick Tam est un grand
cineaste, helas, oublie voir ignore. Il
faut avouer que mis a part une poignee de
metrages dont <strong>The sword</strong> (superbe remise en
question du wu xia-pian "heroique"), <strong>My heart is
that eternal rose</strong> (un des meilleurs "heroic
bloodshed" jamais trournes) et desormais
<strong><span>Final</span> victory</strong>,
nombre de ses films sont quasiment introuvables: On citera,
a titre d'exemple,<strong>Love massacre</strong>, son
giallo "argentoien", qui a completement disparu de la
circulation (certains chanceux le possedent en
VHS...Helas, je n'en fait pas partie !). Mais parions que le
succes critique de son recent <strong>After this our
exile</strong> (le bonhomme, devenu entre temps professeur de
cinema a Kuala Lumpur, n'avait pas
realise de film depuis plus de 17 ans) permettra de
nous faire decouvrir le reste de sa filmo...Ce qui semble
bien parti etant donne la sortie il y'a quelques
mois, en DVD zone 3, de <strong>My heart is that eternal
rose</strong> ainsi que dufilm qui nous
interesse, c'est a dire <strong><span>Final</span> victory</strong>.
Comedie dramatique tres legerement
matinee de polar, <strong><span>Final</span> victory</strong> se demarque par
son esthetique arty faite de cadrages originaux et
d'eclairages bigarres. Bien qu'il puisse paraitre un
poil date (on est en plein dans les 80's...Personellement
a ne me derange pas du tout), ce visuel
extremement travaille montre a quel point le
style de Wong Kar-Wai doit enormement a celui
de Patrick Tam: Vignettes iconiques et figees,
fetichisme de l'objet (cigarette, chapeau vert porte par
Tsui Hark, interieurs "pop" magnifies, etc...), on
retrouve une grande partie de ce qui fera le charme de
l'esthetique "Wongienne". Au rayon des similitudes on
signalera l'utilisation d'une chanson pop (ici un morceau de canto
pop inconnu en occident) comme gimmick recurrent soulignant
la poignante love story entre Hung (Eric Tsang) et Mimi (Loletta
Lee). Leitmotiv que l'on retrouvera dans <strong>As tears go
by</strong> (avec la version cantonnaise de <em>Take my breathe
away</em>) ou <strong>ChungKing express</strong> (<em>California
dreamin'</em>). L'influence de Patrick Tam sur Wong Kar-Wai se
ressent aussi dans ces moments de poesie en apesanteur,
comme situes hors du temps. En temoigne cette
sequence magnifique ou le timide Hung, assis dans une
decapotable filant a toute allure (enfin, une bagnole
dont le toit vient d'etre arrache), sauve la vie de la
bien nommee Mimi (encerclee par des malfrats) en la
saisissant par la taille afin de la faire monter dans la voiture.
Difficile de ne pas etre emu en voyant cet homme ayant
perdu toute confiance en lui (Hung a toujours evolue
dans l'ombre de Bo, son "frere" tout puissant) s'improviser
"heros" le temps d'une poignee de secondes pour
proteger la femme qu'il aime...Dit comme a, cette
sequence peut paraitre on ne peut plus banale mais la
camera de Patrick Tam en fait un veritable moment de
grace cinematographique n'ayant rien a envier
a la scene du baiser vole dans <strong>My
heart is that eternal rose</strong>.
Le scenario, signe Wong Kar-Wai (il s'agit du dernier
volet d'une serie de scripts baptises <em>Trilogie de
la mafia</em> dont le premier fut utilise pour <strong>As
tears go by</strong> ), propose une intrigue plus "construite" et
lineaire que sur <strong>ChungKing express</strong> ou
<strong>Fallen angels</strong> meme si, par moments, on
retrouve cette narration impressionniste constituee d'une
accumulation de petits moments decales,
poetiques ou melancoliques relies de
faon plus ou moins tenue. <strong><span>Final</span> victory</strong> oscille sans cesse entre
scenes dramatiques bourrees d'emotion (voir
les deux conclusions poignantes et denuees de pathos)
et passages burlesques ou vaudevillesques typiquement hong-kongais
(on citera, entre autres, la serie de braquages de banque
avortes). Une des nombreuses qualites de ce
<strong><span>Final</span> victory</strong> est
sans conteste sa gallerie de personnages veritablement
attachants soutenus par une interpretation de haut niveau.
La palme revient, bien sur a Eric Tsang drole et
touchant dans son role de clown triste n'osant avouer son
amour a Mimi, la maitresse de son" frere", par
peur des represailles de ce dernier. On signalera aussi une
tres bonne prestation du genie Tsui Hark dans un
role de petit caid (costard blanc, chemise
deboutonnee chaine en or, la totale !)
monte sur piles. Bien que tres expressif, son jeu
differe des pitreries (plutot droles au
demeurant) auxquelles il nous avait habitue dans
<strong>Roboforce</strong> ou <strong>Police
assassins</strong>...decidemment ce type sait tout faire
!
En resume, une comedie dramatique au visuel
expressionniste tres soigne,
beneficiant d'excellents personnages
(interpetes avec talent) et s'achevant par un
<span>final</span> sobre et touchant qui nous
laisse une grosse boule dans la gorge. Bien que
realise par Patrick Tam , <strong><span>Final</span> victory</strong> est vivement
conseille aux amateurs de Wong Kar-Wai...Surtout ceux qui,
lasses de ses derniers metrages froids et redondants,
retrouveront, sans aucun doute, la fraicheur et
l'energie qui caracterisent ses plus beaux films.</p>
				</div>			</content>			<id>http://sanju.blog.toutlecine.com/4296/Ode-a-Patriiiiick-Tam-Final-Victory/</id>			<link href="http://sanju.blog.toutlecine.com/4296/Ode-a-Patriiiiick-Tam-Final-Victory/" />			<author>				<name>sanju</name>				<uri>http://sanju.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-28T21:01:52+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Ode à Patriiiiick Tam: After this our exile</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><em>Un pere de famille (Aaron
Kwok), irresponsable et accro au jeu, eleve seul son fils
apres que sa femme (Charlie Young) les ait laisse
tomber pour se marier avec son amant. Ronge par les dettes,
le pere pousse son fils a voler pour
survivre...</em></p>
<p>Attention: Presence
de Spoilers.</p>
<p></p>
<p>Apres pas loin de
deux decennies d'absence en tant que
realisateur (son dernier -et meilleur- film, le magnifique
<strong>My heart is that eternal rose</strong>, remonte a
1989), Patrick Tam revient en forme avec ce drame dechirant
et fait, une nouvelle fois, preuve d'une tres grande rigueur
formelle. Bien que moins stylise que sur ses films
anterieurs (il faut avouer que la patte typiquement 80's de
ses precedents metrages passerait moins bien
dans un film actuel), le resultat se revele
hyper maitrise, que ce soit sur le plan du
decoupage ou de la composition picturale. Chaque plan donne
l'impression d'avoir ete murement
reflechi et rien, strictement rien, ne semble
etre le fruit du hasard. On mentionnera, a ce titre,
les quelques accelerations breves et soudaines
du montage (d'autant plus surprenantes que le film se pare d'un
rythme relativement contemplatif) qui, loin de se limiter a
de simples tics visant a faire monter en fleche la
tension du spectateur, prennent tout leur sens lors d'un court
flash back a la violence (physique et psychologique)
surprenante. En plus d'une mise en scene rigoureuse et
maitrisee, soutenue par une photographie chaude nous
faisant litteralement ressentir la chaleur qui pese
sur les personnages, <strong>After this our exile</strong>
beneficie d'un travail tres pousse sur
l'ambiance sonore, decuplant ainsi l'impression de moiteur
a la fois douce et oppressante vehiculee par
les images (le choix de situer l'action en Malaysie, ou
Patrick Tam a passe de nombreuses annees de sa vie,
n'y est pas pour rien).</p>
<p>Avec sa langueur
envoutante parcourue de soudaines explosions de rage
jusqu'ici contenue, <strong>After this our exile</strong>
evoque fortement <strong>Nos annees sauvages</strong>
de Wong Kar-Wai...Ce qui n'est finalement pas si etonnant
que a puisque Patrick Tam, en plus d'etre le mentor
du celebre cineaste a lunettes noires,
n'est autre que le monteur du film precedemment
cite.</p>
<p>Loin de se contenter
d'etre un grand formaliste, le realisateur de
<strong>The sword</strong> prouve une fois de plus son talent en ce
qui concerne la direction d'acteurs (souvenez vous de <strong>My
heart is that eternal rose</strong> et son Tony Leung Chiu-Wai
poignant dans un de ses premiers grands roles). Aaron Kwok,
acteur trop souvent inegal, se revele tout
simplement immense dans la peau d'un pere de famille
paume et irresponsable (la scene ou il menace
de se couper la main risque de rester dans les memoires)...
Inutile de tergiverser 107 ans, le bellatre de
<strong>Stormriders</strong> a, sans hesitation possible,
trouve son plus beau role. Mais les autres acteurs ne
sont pas en reste. King-to Ng, le gamin se montre franchement
convaincant (d'autant plus qu'il n'avait jamais pris de cours de
comedie avant le film) tandis que Charlie Young, dans une
composition poignante et petrie de fragilite, prouve
une fois de plus qu'elle est une des actrices les plus talentueuses
de sa generation (de plus, on ne l'a jamais vu aussi
belle).</p>
<p>Ici, l'emotion
decoule naturellement du puissant jeu des acteurs et de la
subtile mise en scene de Patrick Tam qui ne souligne jamais
lourdement le drame se deroulant sous nos yeux. Le
realisateur pose aucun jugement sur ses personnages et
evite toute compassion assenee a grands coups
de burin (Patrick Tam n'est pas Lars Von Trier...'Fin bref), ce qui
aurait pu faire sombrer le metrage dans le
miserabilisme de bas etage.</p>
<p>Mais <strong>After this
our exile</strong> ne serait pas aussi reussi sans cette
conclusion bouleversante et d'une rare tristesse, ou l'on
comprend que la seule victime de ce naufrage sentimental sera
l'enfant et non les parents, qui tous deux, parviendront de leur
cote a reconstruire une vie familiale
harmonieuse. A la fin, le fils (apres une dizaine
d'annees passees en maison de correction), se rend
compte qu'il est ne 10 ans trop tot et que d'autres
enfants vivent, aupres de ses parents, l'existence heureuse
qui aurait pu etre la sienne. Il reste seul,
brise... Rien que de mentionner les dernieres
minutes du film, j'en ai les yeux humides. Ce final en forme de
veritable creve coeur serait capable de faire chialer
le plus beauf des fans de la tetralogie
<strong>Taxi</strong>... Quoique je m'avance peut etre un peu
trop la...</p>
<p>Apres 17 ans
d'inactivite en tant que cineaste, on pouvait
craindre de Patrick Tam qu'il ait perdu la main ou qu'il
soit reste enferme dans les annees 80...Que
nenni, le bonhomme revient peut etre un chouilla plus sage et
apaise que par le passe (meme si le rythme
pose laisse parfois place a de brefs coups de
"speed"), mais au final le resultat n'en est pas moins
puissant.</p>
<p>Je terminerais cette petite bafouille par
une petite remarque concernant les premieres minutes du
metrage. Des le debut, le realisateur
de <strong>Final victory</strong> pose la tonalite
melancolique dans laquelle baignera le film via
l'utilisation de la chanson "You are my sunshine"... Impossible
pour l'amateur de cinoche HK de ne pas penser a une
des autres grandes reussites hong-kongaises de
l'annee 2006, c'est a dire <strong>Dog bite
dog</strong> (en meme temps il y'en a pas eu des masses...)
dont la conclusion tres sombre se parait de la meme
melodie.</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://sanju.blog.toutlecine.com/4295/Ode-a-Patriiiiick-Tam-After-this-our-exile/</id>			<link href="http://sanju.blog.toutlecine.com/4295/Ode-a-Patriiiiick-Tam-After-this-our-exile/" />			<author>				<name>sanju</name>				<uri>http://sanju.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-28T20:55:39+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Tiens voilà du bourrin !!!</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>Enter the eagles</strong> de Corey Yuen:</p>
<p>Decrit par le critiqueDavid Martinez (dans feu
HKmag) comme etant le pire film hong-kongais des
annees 80/90 ("<em>Probablement le plus mauvais film produit
depuis 20 ans [...]mise a mort d'une industrie toute
entiere</em>"), <strong>Enter the eagles</strong> (AKA
<strong>And now you're dead</strong>) ne merite pourtant pas
une telle vehemence. Le film du
choregraphe/realisateur Corey Yuen est juste une
petite serie B sans autre pretention que de
delivrer son lot de scenes d'action too-much et bien
destroy comme il faut. Tournee a l'arrache (et
a se voit !) dans les rues de Prague (sans doute pour
surfer sur le succes de <strong>Mission:Impossible</strong>)
et narrant une banale histoire de voleurs se disputant un objet
precieux, <strong>Enter the eagles</strong>, avouons le, ne
vole pas tres haut. Bete a en chier du foin, le
scenario se limite a son pitch de depart et
cote interpretation, si l'on met de
cote le couple forme par Jordan Chan et Anita
Yuen (qui nous reserve une assez jolie scene peu
avant le climax), a ne vaut guere mieux...Je pense
en particulier a cette ribambelle d'acteursoccidentaux
qui surjouent comme des cochons et s'averent incapables
d'aligner 2 mots correctement. Mis a part a, les
effets speciaux en image de synthese sont cheap
a en crever (le dirigeable <em>Acer</em> -notez la
discretion du placement de marques- en CGI semble avoir
ete concu sur un vieil amstrad datant de l'age
de pierre), le (sur)decoupage "cache misere" de
certaines sequences spectaculaires (le crash de
l'helico) n'a rien a envier a un Michael Bay
en pleine forme et Shannon Lee (oui, la fille de Bruce !), bien que
douee pour les scenes d'action (y'a pas a
dire, elle assure le spectacle), fait un peu peine a voir
lorsqu'elle tente de singer les mimiques de son legendaire
papa (avec une musique pompee sur le <em>Enter the
dragon</em> de Lalo Schiffrin a l'appui). Et pourtant,
malgre tout, j'ai pris un veritable plaisir coupable
a matter ce gros nanar sous amphetes. Bref, si on
vous dit que <strong>Enter the eagles</strong> est aussi con que
dynamique...Vous aurez vite compris qu'on ne s'ennuie pas une
seconde face a ce sommet de bourrinage "over the top"
enchainant, a un rythme infernal (serieux,
l'action occupe au moins 80% du metrage !), fusillades,
explosions en tout genres, cascades surrealistes et combats
relativements violents. Corey Yuen et sa bande veulent nous en
foutre plein la vue (et tout faire peter) avec le tiers du
budget petits fours de la derniere prod' Jerry Bruckheimer
et rien, absolument rien, ne les arretera. Bien sur, le
film respire le systeme D et n'est pas des mieux foutus
(voir les nombreux defauts enonces ci dessus)
mais une telle generosite dans la
surrenchere "bis" aveugle ne peut qu'attirer une certaine
sympathie. Il faut voir Michael "fucking" Wong (en mode Sylvestre
de l'ex-colonie) sauter a l'elastique
d'un helicoptere tout en canardant les ennemis
au sol. Le reste est du meme acabit c'est a dire
cretin, invraissemblable, hyper bourrin, fun et sans limite.
On retiendra en particulier l'hilarant (et bien jouissif mine de
rien) climax se deroulant dans un ballon dirigeable en
vol...Et que dire si ce n'est que la derniere
sequence (sensee etre tragique) avec Mike Wong
et son gros cigare vaut son pesant de cacahuetes !
Et puis quel plaisir, pour tout fan d'actionners HK
estampilles 80's, de revoir Benny -the jet- Urquidez (le
kickeur fou de <strong>Soif de justice</strong> et <strong>Dragons
forever</strong>) dans le role du bad-guy de service.
...Par contre j'ai pas dit qu'il jouait bien, hein !

Un vrai plaisir coupable 0% neurones 100% testosterone,
guere mieux branle mais tellement plus fun que les
trucs que nous pond Corey Yuen depuis quelques annees
(<strong>Le transporteur</strong>, <strong>So
close</strong>,<strong>Dead or alive</strong>...Berk !).</p>
<p> <em>I'll be back from the dead and i'll kick
your ass !</em> </p>
<p></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://sanju.blog.toutlecine.com/4289/Tiens-voila-du-bourrin/</id>			<link href="http://sanju.blog.toutlecine.com/4289/Tiens-voila-du-bourrin/" />			<author>				<name>sanju</name>				<uri>http://sanju.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-28T14:28:02+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Old School Bollywood Powa !</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				



<p><strong>Coolie</strong> de Manmohan Desai et Prayag Raj</p>
<p><strong>Coolie</strong> (de champignons ou de framboises, c'est
comme vous voulez) fait partie, aupres de
<strong>Don</strong> et <strong>Sholay</strong>, des plus gros
succes tournes durant les 70/80's mettant en
scene la superstar Amitabh Bacchan. Toutefois, son statut de
classique (dans son pays d'origine du moins) allie a
un titre evoquant une classe proletarienne assez
pauvre, pourrait laisser penser qu'il s'agit d'une oeuvre
neo-realiste et miserabiliste traitant de la
condition des ouvriers indiens...Autant dire que vous risquez
d'etre tres, tres, treees
loin du compte !
A vrai dire, je ne sais trop par quel bout aborder ce film tant il
brasse les genres, les themes, les personnages, les
intrigues et les retournements de situation les plus
invraissemblabes a n'en plus finir. <strong>Coolie</strong>
c'est au minimum 5 films en un seul: Un revenge movie bourre
de bastons a la Bud Spencer et de scenes d'actions
aussi improbables que jouissives (le combat final, et ses
transparences pour le moins artisanales, se deroulant sur
une voiture lancee a toute vitesse vaut son pesant de
cacahuetes), une fable initiatique et religieuse (avec un
faucon, nomme Allah O Akbar, dans le role de la
chouette d'Athena), un melo familial
beneficiant d'un rebondissement (la plupart du temps
gros comme une maison) par minute, une comedie burlesque
dont l'humour, d'une kolossale finesse, ferait palir le plus
enrage des comiques cantonais (d'ailleurs on relevera
une sequence evoquant fortement le -magnifique-
<strong>Pedicab driver</strong> de Sammo Hung), un "brulot"
politique dont la naivete communiste ferait meme
ricaner Olivier Besancenot en personne, et enfin une rom-com
musicale dans la plus pure tradition hindi... Rajoutez a
cela certaines grosses scenes catastrophes telles une
inondation (causee par la simple ouverture d'un robinet de
barrage !) engloutissant une ville entiere, et vous
comprendrez la nature hautement inresumable du film.
Nul doute, <strong>Coolie</strong> est un pur divertissement
a l'indienne, colore, rythme, naif,
bondissant, populaire. D'ailleurs, le heros (nomme
Iqbal, ce qui signifie George Abitbol en indien), campe par
le charismatique Amitabh Bacchan, represente l'Inde a
lui tout seul: Multiconfessionnel (il est musulman tandis que sa
femme est chretienne et son demi-frere hindouiste),
marxiste (de nombreux etats indiens tels que le kerala sont
diriges depuis des annees par les communistes) et
respectueux des valeurs familiales (comme dans toute pelloche
bollywood qui se respecte, la mere est sacree)...Un
vrai paradoxe vivant le bonhomme !
Vous aurez donc compris que <strong>Coolie</strong>, chef d'oeuvre
de la pensee musulmano-marxiste, n'est autre que le film
culte de ce bon vieux George W Bush. D'ailleurs l'on sait de source
sure que Donald Rumsfeld apprecie
particulierement les armes du heros, une faucille et
un marteau (yeah, comme le bad motherfucker de <strong>Red is
dead</strong> !) ainsi que le fameux volatile, mentionne
plus haut, portant le nom d'Allah autour du cou...Un oiseau
vaillant (et empaille sur la plupart des plans)
n'hesitant pas a affronter un
helicoptere lors d'une sequence
memorable. Mais l'intervention de Dieu ne se resume
pas au seul dindon indien, puisque la mere du heros
retrouvera la memoire grace a l'intervention
d'Allah himself (sous la forme d'un eclair bizarroide
gratte sur pellicule), tandis que Iqbal se protegera
des balles ennemies grace a un drapeau marque
des sourates du coran, et cela avant de balancer la vile ordure
capitaliste briseuse de familles du haut d'un minaret en hurlant
"Allah O Akbar" ! Le heros, blesse a mort
(car, finalement, l'etendard pare-balles aurait pu se
montrer plus efficace...) sera sauve par les prieres
des chretiens, des hindouistes, des musulmans et des sikhs.
Ouf ! Entre temps, Iqbal se sera marie et
presente a des elections (tout de rouge
vetu, of course !), aura retrouve sa famille,
botte le cul de nombreux capitalistes corrompuset
marche sur la lune (euh non, j'extrapole un peu la
!).
Tornade sur pellicule, le film de Manmohan Desai et Prayag Raj est
un spectacle total, genereux, souvent absurde et
completement bis sur les bords (les apparitions de la
bestiole et les bastons ou l'on saccage
l'integralite du decor en s'envoyant des coups
a 20 centimetres de la tronche valent tout l'or du
monde !). Un concentre de cinoche populaire a
l'etat brut rendu irresistible par ses nombreuses
maladresses, un bijou de naivete ou le
romantisme le plus inoffensif (voir les sequences musicales
d'une inventivite qui fait plaisir a voir) peut
cotoyer des acces de violence riche en ketchup que ne
renierait pas Chang Cheh (l'amputation a la hache en
debut de film evoque fortement le cinema de
l'ogre hong-kongais). Enfin, on retiendra une realisation
parfois classe (mais c'est quand meme souvent le gros bordel,
ne nous voilons pas la face), certaines sequences
veritablement emouvantes (Iqbal laissant le vieillard
partir a sa place pour la Mecque), une vision de la foi
souvent emplie d'humanisme (mis a part quand le heros
balance le bad-guy... Faut pas deconner non plus !) et un
realisateur qui fait tout pour impliquer
emotionnellement le spectateur (au detour d'un
combat, l'ecran se gele pour laisser apparaitre
un texte nous expliquant que, durant ce plan, Bacchan fut
grievement blesse ...On appelle aussi a de
l'exploitation).
En tout cas, une chose est sure, on ne s'ennuie pas une
seconde face a ce gros fourre-tout aussi improbable
qu'attachant qui inspire une evidente sympathie et qu'on
regarde avec un sourire grand comme a pendant pres
de 3 heures. Bref, pour peu qu'on aime le bis
genereux (c'est vraiment l'adjectif qui convient le
mieux au film), sautillant et tout sauf fade,
<strong>Coolie</strong> incarne une certaine idee du
bonheur.</p>




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				</div>			</content>			<id>http://sanju.blog.toutlecine.com/4288/Old-School-Bollywood-Powa/</id>			<link href="http://sanju.blog.toutlecine.com/4288/Old-School-Bollywood-Powa/" />			<author>				<name>sanju</name>				<uri>http://sanju.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-28T20:08:40+02:00</updated>		</entry></feed>