<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://rafik.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://rafik.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Compagnon Geek]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://rafik.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2009-01-08T20:33:35+01:00</updated>		<entry>			<title>David Sarrio - Take One</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p>Dans notre série du "<em>Bon ben il se passe quoi, là, avec
cette histoire de cinéma de genre français ?</em>", voici une
longue interview en deux parties du réalisateur David Sarrio,
recueillie au mois de juin 2007 par <strong>Tequila</strong>, à
l'époque où Sarrio avait fait paraître son teaser pour
<em><strong>Punisher 2</strong></em>.
Je pense que beaucoup d'entre vous connaissent déjà David Sarrio,
ont déjà entendu parler de son <strong><em>Daredevil</em></strong>
et ont déjà lu quelque part une de ses interviews. Et c'est
peut-être là que le bât blesse. Car voici un réalisateur versé dans
l'action, assez connu depuis 7 ans dans le cercle des amateurs de
ce genre, qui a à son actif trois courts-métrages, un promo-reel de
long métrage, quelques pubs, des
making-of. Ses oeuvres ont déjà été vues par plusieurs centaines de
milliers de personnes; plusieurs sites et magazines français lui
ont consacré des articles, le plus souvent élogieux; il a obtenu
des prix aux Etats Unis; son nom est parfois apparu lors de
réunions chez Marvel ou Lionsgate; il a co-écrit plusieurs scripts,
développé des projets et... et... il n'a toujours pas fait de long
métrage en France ! Comme il le dit lui-même, "<em>je pensais
bêtement que mon travail parlerait pour moi</em>". A force de
s'entendre dire qu'il aurait du naître aux Etats-Unis, que là-bas
on serait déjà venu le chercher, Sarrio finit par devenir un peu
l'emblême de ce qui cloche dans le système de production français
(je lui ai d'ailleurs conseillé de revoir le
<strong><em>Ridicule</em></strong> de Patrice Leconte, qui est une
belle démonstration de ce qui est à l'oeuvre, aujourd'hui, dans ce
système). Mais je pense qu'il se passerait bien d'être un
tel emblême, et qu'il préfèrerait que certains décideurs lui
accordent la confiance que les spectateurs lui ont déjà
accordé.</p>
<p>


<em>Avant de parler de ton travail,
j'aimerai revenir sur ton parcours, tes études et ce qui
t'as poussé à devenir réalisateur.</em>

Enfant, au départ, je voulais être cosmonaute parce que
l'espace m'intriguait. Et j'ai commencé par adorer les
films de SF. Un jour au collège, un pote à qui je n'arrêtais
pas de parler de cinéma m'a dit «<em>mais pourquoi tu
ne réaliserais pas de films». Et là dans ma tête
j'ai eu un déclic. Je n'avais jamais eu cette velléité
avant cela. Le cinéma était pour moi un milieu tellement éloigné.
L'idée m'a néanmoins trotté dans la tête. Par la suite
j'ai eu des études chaotiques; glandeur à l'école, je
ne suivais pas les cours régulièrementet. Et lorsqu'on
m'a dit qu'il fallait bac+2 pour rentrer à
l'IDHEC (aujourd'hui la FEMIS), ça me semblait
impossible! Alors j'ai fais plein de petits boulots,
repassé le Bac en candidat libre et je suis allé jusqu'en
début de Licence d'histoire. A un moment donné, je me voyais
professeur, en pensant que mes trois mois de vacances annuels me
permettraient de faire des courts métrages (rires). Je ne suis
jamais parvenu à obtenir des stages sur des plateaux ou ce genre de
chose. En y repensant, je n'étais pas très doué pour me
vendre, plutôt timide, pas assez insistant. J'attendais une
bonne rencontre que je n'ai pas eue. J'ai eu une fois
l'occasion de croiser le réalisateur Jean-Charles Tacchella
(<strong><em>Cousin, cousine</em></strong>, <strong><em>Escalier
C</em></strong>). OK, les films qu'il faisait n'étaient
pas mon genre mais au moins il faisait du cinéma. Je lui ai donc
raconté mon envie d'en faire. Il m'a éjecté sans sourciller,
sans aucune empathie, alors que je vivais dans un coin paumé de
banlieue et que tout son milieu me semblait vraiment
inaccessible. Je pense aujourd'hui que cette rencontre m'a
freiné inconsciemment. Bref, après plusieurs boulots à la con, un
bon pote à moi, qui était au cours Florent, m'a fait
rencontrer Gilles Lelouch et Tristan Arouet. Ils commençaient à
faire des clips et ils avaient un peu la côte. On a parlé ciné et
ils m'ont dit de me lancer, d'y aller à la démerde, de me
faire prêter du matériel et de trouver des comédiens, même s'il faut y
aller de ma poche. J'ai alors décidé d'arrêter mes études et de me
lancer. Je savais que ça
allait être galère mais je ne me voyais rien faire d'autre.
J'ai mis de l'argent de côté et mon père m'en a
aussi prêté. C'est comme ça que j'ai fait
<strong><em>Daredevil</em></strong> pour un peu moins de 5000
euros. C'était pour moi un défi technique et artistique en même
temps qu'un tribut au spectateur que je suis.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>Quels sont les films qui t'ont
marqué?</em>

Je cite souvent les 3 B: <strong><em>Brazil</em></strong>,
<em><strong>Blade Runner</strong></em> et <strong><em>Blue
Velvet</em></strong>. Il y a aussi le plaisir de revoir pour le
15ème fois <strong><em>Les Dents de la mer</em></strong>, les
<em><strong>Superman</strong></em> bien évidemment, découvrir
<strong><em>Rencontres du troisième type</em></strong>, redécouvrir
<strong><em>Les Aventuriers de l'Arche
perdu</em><em>e</em></strong>. Spielberg, Michael Mann, Friedkin,
Carpenter, Walter Hill, Joe Dante, Tobe Hooper et même les films de
Ridley Scott au risque d'être déçu... Auparavant,
j'attendais aussi chaque Wes Craven avec impatience,
<strong><em>Freddy</em></strong> m'avait mis une tarte!
Pareil pour les films de Peter Weir. A côté de ça j'ai aussi grandi
avec Chuck Norris, Van Damme et compagnie. J'étais fan de
baston. Pour te dire, j'adorais le combat final de
<strong><em>Portés Disparus 2</em></strong>! (rire). En fait
je regardais de tout, je bouffais du film. Chaque mois de janvier, j'étais fébrile à cause du
festival d'Avoriaz et je voyais dans les mags des photos de
films qui me faisaient fantasmer, des trucs qui allaient sortir
soit 6 mois après voire jamais. Par contre tout ce qui était cinéma
bis, rital et série Z, je m'arrêtais aux affiches que je
voyais en vidéo-club mais ça n'allait pas plus loin; ce
n'était pas trop mon truc. Même si les affiches étaient très
belles! J'étais aussi un grand fan d'Héroïc
Fantasy, <em><strong>Conan</strong></em> et
<em><strong>Legend</strong></em> ont été des claques! Plus
tard, j'ai découvert dans les ciné-club les films de Tourneur,
Fritz Lang, Kurosawa, les westerns.</p>
<p><em>Qu'est-ce qui
t'intéresses dans la mythologie des
super-héros?</em>

Au départ c'est vraiment une chose viscérale. Je dévorais les
comics. J'allais voir toute
adaptation en salle, dont évidemment le premier
<em><strong>Superman</strong></em> de Donner. Quand
<em><strong>Superman 3</strong></em> est sorti, j'ai récupéré
absolument tout les magazines qui en parlaient! C'était une
autre façon de cultiver cette passion. J'avais déjà de vrais
affinités avec les mecs en spandex mais là, après lecture,
j'avais aussi l'impression d'être potes avec ceux
qui parvenaient à intellectualiser les films de ce genre. Ca
m'a permis de trouver une forme de légitimité, de ne plus
simplement dire que c'était génial parce que des personnages
s'envoyaient valser à travers les murs. En fait, ça
explicitait ce que j'aimais. Mais mon rapport aux
super-héros reste viscéral. J'admire leur dépassement physique et
éthique, mais aussi leur fragilité et leurs excès, à l'occasion
leur côté sombre, comme chez Wolverine, Fragile ou Batman.
</p>
<p><em>Suite aux deux courts métrages de
super-héros, <strong>Daredevil</strong> et <strong>Projet
Gamma</strong>, tu t'attaques au démo-reel de
<strong>Feedback</strong>, un projet de long métrage de polar
hard-boiled...</em>

Je pense avoir une palette assez large, aussi bien en terme
d'envie que - je ne veux pas paraître présomptueux - en terme
de perception d'univers. J'ai été nourri aux polars des
70's, des films de Penn, Pakula, Friedkin, Schlesinger; c'est
un genre qui me parle et je pense pouvoir y être à l'aise.
C'est Tiphany Production qui m'a contacté, une boîte qui
faisait quelques films d'exploitation dans les années 80, comme
<strong><em>L'Exécutrice</em></strong>. Après la distribution
vidéo de films bis, ils ont eu envie de se lancer dans la
production. Ils ont mené leur petite enquête et ont vu que je
savais me débrouiller avec un budget de trois fois rien. Mon idée
était de payer cette fois mon tribut aux Van Damme et Norris, mais
aussi à <em><strong>New York 2 heures du matin</strong></em>
d'Abel Ferrara. Tous ces films d'exploitation, avec scène de
baston obligatoire, gunfight, mais aussi des personnages forts, le
flic dur à cuire, l'univers un peu glauque, etc. Tiphany
Production m'a demandé si je voulais développer ce projet;
j'ai donc commencé à travailler avec un pote scénariste. En
cours d'écriture, ils nous ont dit que ça serait bien de
filmer quelques images pour aller à Cannes afin d'y vendre le
projet, comme ça se fait souvent. Tu penses, j'ai tout de
suite saisi l'opportunité (rire). On a donc mis en place le
tournage. J'ai inventé des scènes qui reprenaient
l'essentiel des enjeux narratifs et des relations entre les
personnages du traitement original. Faire une fausse bande annonce
ne me parlait pas, je voulais vraiment avoir des scènes complètes,
d'où l'idée d'opter pour une démo-reel.
J'ai réussi à négocier une caméra HD et à avoir une équipe
réduite mais qualifiée, avec un chef opérateur, assistant opérateur
et d'autres professionnels.</p>
<p>
On a tourné en quelques jours, monté rapidement, et les
retours ont été bons. Mais paradoxalement, ça ne nous a pas aidé à
finaliser le projet: des gens voulaient acheter le film en
pensant qu'il était déjà fini ! Je n'étais pas présent à
Cannes, mais je crois qu'il leur a été proposé de d'abord mettre
leurs billes dans le projet, et que le film serait prêt dans un an,
le temps de réécrire le scénario et de le tourner. Ceux qui étaient
intéressés par ce qu'ils ont vu n'avaient pas assez
confiance,
peu connue. Il y a peut-être aussi
le fait que ça soit français, qu'on n'ait pas été assez
roublard pour vendre le projet, je ne sais pas... Des boîtes
américaines du même genre, comme Nu Image, ont un fond minimal qui
leur permet de tourner, même rapidement. Nous, non. On avait besoin
d'une co-production qu'on a attendu pendant des mois,
sans résultat concret. Tiphany Prod sont des gens très cool; le
projet m'appartient et j'ai vraiment envie
d'en faire un film. J'aimerais en faire un polar fort
avec des scènes d'action dures et frontales. Avec mon
scénariste, on le réécrit de A à Z parce qu'actuellement les
polars marchent et sont demandés en France. Il y a pleins de choses
dont je ne suis pas content dans cette demo-reel : je sais que
j'utiliserai moins la steadycam la prochaine fois parce que
c'est trop contraignant et qu'il y a des cadres que
j'ai mal géré par exemple. Par contre j'étais content
des comédiens: Fabrice Deville était novice mais il
s'est beaucoup investi, notamment dans sa scène de combat. Au
début je n'y croyais pas et, du coup, je lui ai fait un vrai
étranglement pour qu'il sache ce qu'on ressent quand on
se fait étrangler. Il faut que ça soit en même temps chorégraphique
et en même temps "réel", que tu aie l'impression que les mecs
se mettent des coups et souffrent. Je pense que les comédiens qui
font ce genre de films doivent mouiller leur chemise. J'ai eu
les comédiens qui me fallait. Tu n'apprends pas à Jo Prestia
à mettre une droite. Quand il en met une, tu y crois, point barre.
Fabrice a dû travailler beaucoup pour être à la hauteur. Ils
avaient des bleus. J'ai fait le making-of du
<em><strong>Scorpion</strong></em> et Clovis Cornillac m'a
bluffé sur le tournage. Il y en a peu en France qui aurait fait ce
qu'il a fait, il s'est totalement investi.

<em>Est-ce qu'on manque de comédiens adaptés
à ce genre en France ?</em>

J'avais rencontré le producteur de la série <strong><em>Léa
Parker</em></strong>. Je lui ai dit que je ne ferais pas faire à la
comédienne des choses qu'elle ne sait pas exécuter lors
d'une baston. Quand elle fait un retourné, à l'écran ça ne
passe pas; ça ne sert à rien. Résultat : il ne m'a jamais
rappelé ! Il faut s'adapter au comédien et au style du film;
il ne faut pas bricoler. Quand deux personnages se parlent dans un
film de Cassavetes, tu as l'impression de quelque chose de
réaliste et filmé en douce, alors que c'est hyper travaillé.
D'un point de vue émotionnel, c'est ça qui est
perturbant, le fait que les personnages incarnent vraiment de la
chair. Mon optique pour une scène de combat est la même:
créer de la "fausse vérité". Mais pour pouvoir faire tout ça, il
faut le regard du réalisateur. Il y a beaucoup de gens, dans le
système français, qui n'ont pas de notion de ce qu'est
un corps en mouvement, un corps qui prend des coups et qui en
donne. A ce moment-là, comment savoir placer un comédien dans le
cadre? Souvent, la production s'en fout carrément .
J'ai vu à l'oeuvre des gens qui traitaient complètement
par-dessus la jambe ce qui avait trait aux corps en action, alors
que c'est quand même la substance du cinéma ! Si on y croit pas en
voyant un mec courir ou prendre une arme, c'est fini; ça casse le
mouvement. Sur une scène de baston, n'en parlons même pas ! Ce
n'est pas évident d'avoir une synergie entre le régleur
de cascade et le réalisateur, lorsque ce dernier veut apporter une
certaine émotion en plus d'une belle chorégraphie. Si tu
rajoutes à ça un acteur qui ne veut même pas faire une roulade, par
exemple, ça devient compliqué. C'est donc un ensemble, une
collaboration, qui donne la bonne scène de combat.</p>
<p>
</p>
<p></p>
<p><em>Et comment l'obtient-on, cette
"fausse vérité" ?</em>

Quand Fabrice est étranglé dans <em><strong>Feedback</strong></em>,
il l'est vraiment. Sauf qu'on a travaillé la scène de
manière à ce qu'il ait une petite relâche sur une veine de
son cou pour pouvoir respirer et ne pas être en panique. Du coup il
le joue vraiment; il est rouge mais au moins il le vit, il sait ce
que c'est. Pareil lors du low-kick que Jo Prestia lui donne
vers la fin du combat; il a vraiment touché sa cuisse et du coup la
réaction est immédiate et réelle. Pareil pour le coup de genoux
frontal que Jo se prend etc. Un coup donné, même si c'est à
force minimale, aura toujours plus d'impact qu'un coup
simulé. Tu as peut-être un peu mal mais tu l'acceptes et
quand tu vois le résultat à l'écran, tu es content au final.
Je pense toujours au spécialiste, au mec qui connaît: si tu
le touches lui, tu touches l'ensemble des spectateurs.
Beaucoup sont conditionnés en acceptant le fait de savoir que ce
qu'ils regardent, c'est pour de faux. Moi je veux
qu'ils se disent que ce qu'ils voient à l'air
vrai. Quand Jack Bauer, dans <em><strong>24h chrono,</strong></em>
étrangle un mec avec ses jambes en se tenant sur une barre de fer,
je n'y crois pas. Ca demande un tel effort physique
qu'il suffit que le mec qui se fait étrangler tire un grand
coup pour le faire tomber. Un étranglement, ça ne tue pas la
personne en 20 secondes, ça dure beaucoup plus longtemps. Ca me
gêne parce que, en tant que réalisateur, j'ai envie
d'être le plus proche possible d'une certaine vérité
tout en offrant au spectateur l'émotion qu'il faut pour
qu'il soit dedans et qu'il y croit, même de manière
inconsciente. Il y a aussi dans <em><strong>Feedback</strong></em>
le respect des techniques utilisées, qui passent notamment
par le montage. Mon monteur avait un peu trop coupé à certains
endroits et je lui disais de revenir en arrière pour faire des
plans plus longs, que le spectateur ait le temps de voir comment
les personnages sont amenés à faire ce qu'ils font. Des gens
ont inventé ces techniques, je me dois donc de les montrer dans
leur ensemble. L'énergie d'une scène comme ça vient
avant tout de ce qui se passe dans ton cadre et de ce que tu fais
avec tes comédiens. Sur Youtube, quand tu regardes une scène de
baston de rue, c'est à mille lieux du cinéma. Tout cela se
situe dans un cinéma d'action réaliste bien sûr, pas dans le
cinéma d'action de super-héros, qui est un domaine bien
différent. C'est pour ça que, pour
<em><strong>Feedback</strong></em> en film, j'aimerai
vraiment être dans une option réaliste, quitte à mettre certaines
personnes mal à l'aise. J'adore le style de Jackie Chan
mais ce n'est pas du tout dans cette veine que je veux me
situer. Il y a beaucoup de leurres dans les arts martiaux mais pas
dans l'ultimate fighting. Lorsqu'une masse de deux mètres te
balance contre un mur, tu auras beau faire de jolis gestes, tu es
KO direct. J'ai pratiqué un peu; j'avais même crée un
fanzine, Fight Magazine. Pour moi, l'avenir des scènes
d'action est là. Les réflexes naturels, les chutes, les
réactions aux coups, tout est là. J'ai fait la chorégraphie
de <em><strong>Feedback</strong></em> avec Pierre Henry Nedelec,
qui est un pote qui pratique depuis l'âge de 15 ans. Il est
aussi très cinéphile et possède un regard très pointu sur les
scènes de baston. On voulait que les gens y croient. Je pense avoir
un vrai regard sur des scènes de combats grâce à ma pratique des
arts martiaux, au fait d'avoir bouffé beaucoup de films et au
fait d'avoir des envies particulières pour qu'on y
croie. On a aussi mis en place une vraie scénographie, qui est liée
aux personnages et aux endroits où ils se trouvent: Jo boxe
et calcule, Fabrice est un pur bourrin, il y a donc opposition de
style, ce qui crée une caractérisation des personnages. L'un
est de la rue, c'est un bandit. L'autre a un passé art
martial plus réglé. Le combat finit sur le ring; c'est
l'élément où le personnage de Jo Prestia gagne car
c'est là qu'il a l'habitude d'être,
c'est codifié. Quand, dans un film, un personnage sort une
technique de nulle part, je n'y crois pas. Dans le premier
épisode de <em><strong>Bones</strong></em>, tu as un gros malabar
qui se fait mettre direct K.O. par une jeune anthropologue. Je ne
veux pas faire mon macho, mais une petite étudiante de 60 kilos ne
peut pas mettre au tapis un type de la rue qui en pèse 100!
Ou alors tu fais du bis second degré. Tu peux jouer avec la
suspension d'incrédulité tout en arrivant à une certaine
véracité. Il y a une manière d'amener ça, pour que tu ne
l'acceptes pas en tant que convention mais en tant que
cohérence diégétique du personnage ou du film. C'est une
chose vers laquelle je vais essayer d'aller.

<em><strong>Feedback</strong> a eu un prix
au festival du film d'action de Long Beach en été 2006, Quels
souvenirs as-tu de ce voyage?</em>

C'est le seul festival où on l'a présenté. Il a été
sélectionné dans la catégorie "Meilleur court-métrage" et dans la
catégorie "Meilleur scène d'action", pour lequel il a gagné
le prix (Best Action Sequence Short). J'ai été très bien
accueilli et j'étais doublement fier: d'abord
c'est quand même le pays du film d'action, Hong-Kong
mis à part, et aussi parce que la concurrence était au niveau.
<strong><em>Le Frelon vert</em></strong>, sur lequel j'ai
participé, a aussi eu un prix cette année. Je trouve que ses scènes
de kung-fu sont vraiment bien et surtout bien ancrées dans
l'univers et que les chorégraphies sont de haut niveau.

<em>Il y a un soin très particulier accordé
aux génériques de <strong>Daredevil</strong>, de <strong>Projet
Gamma</strong> et des intermèdes écrits de
<strong>Feedback</strong>...</em>

Un générique de début, surtout dans un court, fait pour moi partie
intégrante du film. Je suis fan des génériques de Saul Bass
ou de Kyle Cooper. En quelques minutes, mettre en place
l'atmosphère d'un film et ses thématiques, c'est
fort.</p>
<p>C'est
d'autant plus utile dans un court parce que tu as peu de
temps; il faut donc capter l'attention du spectateur
immédiatement. Pour celui de <em><strong>Daredevil</strong></em>,
je voulais baliser le terrain d'un univers déjà connu,
signaler aux gens ce qu'ils allaient voir. Pour celui de
<strong><em>Projet Gamma</em></strong>, je suis allé un peu plus
loin en faisant un générique narratif. L'ambition de
<em><strong>Projet Gamma</strong></em>, et c'est par là que
ça a péché, était de faire un one shot de Hulk sans vraiment
présenter ce dernier. Il fallait que je me débarrasse de ça dans le
générique, que je raconter la genèse de Bruce Banner. A côté de ça,
j'aime aussi l'aspect graphique des génériques:
les intermèdes dans <strong><em>Feedback</em></strong>, c'est
pour mettre dans l'ambiance polar du film. Je dois ça au
génie de François Ferracci. Je lui ai écrit un scénario rien que
pour les génériques, en détaillant ce que j'avais en tête
mais en le laissant libre d'y ajouter ce qu'il voulait. Le
générique de <em><strong>Daredevil</strong></em> est trop long,
j'ai péché par excès de remerciements, j'étais novice
mais j'y tenais. Un beau générique, c'est cohérent sur un
film de super-héros.

<em>à suivre</em>
<strong><em>Propos recueillis par Tequila en juin
2007</em></strong></p>
<p>
sites officiels :</p>
<p>http://dsarrio.free.fr/
http://www.nomad-films.com/sitecontent/index.html

extraits de Feedback</p>
<p></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://rafik.blog.toutlecine.com/7674/David-Sarrio-Take-One/</id>			<link href="http://rafik.blog.toutlecine.com/7674/David-Sarrio-Take-One/" />			<author>				<name>rafik</name>				<uri>http://rafik.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-08T20:33:28+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>La Gagnante du Quizz</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p>Je vois que certains se sont
découragés de scores jugés trop faibles au Quizz n°2.
Alors pour les rassurer, voici la preuve qu'il arrive un âge où
l'on finit par devenir incollable sur toutes ces choses.
La demoiselle de la vidéo ci-dessus s'exprime dans un anglais
hésitant, certes, mais que cela ne vous empêche pas de vous mesurer à elle.
Comptabilisez donc en même temps qu'elle les noms de héros de
videogame que vous repérez sur ces cartes. Il y en a 20 en
tout.

<strong>Réponses</strong> (cliquez et
sélectionnez ci-dessous) :
1) ShodShake (<strong>Solid Snake</strong>
dans <em>Metal Gear Solid</em>)
2) Mannup (<strong>One Up</strong> dans <em>Super Mario
Bros</em>.)
3) Heulkirk (<strong>Alucard</strong> dans
<em>Castlevania</em>)
4) Gooba (<strong>Goomba</strong> dans <em>Super Mario
Bros</em>.)
5) <strong>Sonic</strong>
6) <strong>Yoshi</strong> (<em>Super Mario Bros</em>.)
7) <strong>Megaman</strong>
8) Pika-chu say Pika Pika (<strong>Pikachu</strong> dans
<em>Pokemon</em>)
9) Key toss (<strong>Kratos</strong> dans <em>God of
War</em>)
10) <strong>Link</strong> (dans <em>La Légende de Zelda</em>)
11) Coud (<strong>Cloud</strong> dans <em>Final Fantasy
VII</em>)
12) Kameya (<strong>Chimera</strong> dans <em>Resistance: Fall of
Man</em>)
13) Shamush (<strong>Samus</strong> dans <em>Metroid</em>)
14) <strong>Kirby</strong>
15) OK Kong (<strong>Donkey Kong</strong>)
16) Bidaddy (<strong>Big Daddy</strong> dans
<em>Bioshock</em>)
17) Matee Thief (<strong>Master Chief</strong> dans
<em>Halo</em>)
18) Tafoss (<strong>Triforce</strong> dans <em>La Légende de
Zelda</em>)
19) Tantey (<strong>Dante</strong> dans <em>Devil May
Cry</em>)
20) <strong>Sackboy</strong> (dans Little Big Planet)


<em>Rafik Djoumi</em>
Vidéo repérée sur Topless Robot</p>
				</div>			</content>			<id>http://rafik.blog.toutlecine.com/7327/La-Gagnante-du-Quizz/</id>			<link href="http://rafik.blog.toutlecine.com/7327/La-Gagnante-du-Quizz/" />			<author>				<name>rafik</name>				<uri>http://rafik.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-12-31T02:51:51+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Quizz 2</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p><strong>A quel point êtes-vous atteint
?</strong></p>
<p>
Pour le savoir, c'est très simple. Parcourez tranquillement les 40
vignettes ci-dessous -un assemblage de logos, cartes postales,
casquettes, tee-shirts etc.- et notez sur un bout de papier celles
qui vous évoquent quelque chose. Rendez-vous alors plus bas pour
faire apparaître la solution, puis calculer vos résultats. Vos
réponses détermineront le taux de compulsivité de vos neurones déjà
fragilisées ainsi que la fréquence de votre présence dans le monde
réel.
Etant donné qu'on évolue là en plein geekland, toutes ces réponses
sont facilement trouvables sur le Net. Alors on ne triche pas
siouplait, et on désactive la fenêtre Google.
Bon Jeu...

Pour ceux que ça intéresse,
la plupart de ces accessoires et tee-shirts sont en vente sur ce
site</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>REPONSES</strong>
sélectionnez avec la souris l'espace ci-dessous pour les faire
apparaître</p>
<p>

1 - <strong>Cyberdyne</strong> : société
hi-tech des films <em>Terminator</em>
2 - <strong>Planet Express</strong> : compagnie de livraison dans
<em>Futurama</em>
3 - <strong>McLovin</strong> : surnom d'un personnage dans
<em>Supergrave</em>
4 - <strong>Vandelay</strong> : société fictive inventée par George
Constanza dans la série <em>Seinfeld</em>
5 - <strong>Chevalier Noir</strong> dans <em>Sacré Graal</em>
6 - <strong>Fox Hound</strong> : unité d'élite dans les jeux
<em>Metal Gear Solid</em>
7 - <strong>Hattori Hanzo</strong> : fabricant de sabres dans Kill
Bill
8 - <strong>Torchwood Institute</strong> : organisation secrète de
la série <em>Doctor Who</em>
9 - <strong>Whale's Vagina</strong> : signification du nom de San
Diego selon Ron Burgundy dans <em>Anchorman</em>10 -
<strong>Federal Colonies</strong> : colonies martiennes dans
<em>Total Recall</em>
11 - Badge du <strong>Bureau de Recherche et de Défense sur le
Paranormal</strong> des films <em>Hellboy</em>
12 - <strong>Sheraf</strong> : un groupe number one dans <em>La
Classe américaine</em>
13 - <strong>Hyrule</strong> : royaume de <em>La Légende de
Zelda</em>
14 - Véhicule de Harry dans <em>Dumb and Dumber</em>
15 - <strong>Raccoon City</strong>, ville où se déroule
<em>Resident Evil</em>
16 - Pilules de Kaneda dans <em>Akira</em>
17 - Badge de la tour <strong>Nakatomi Plaza</strong> dans
<em>Piège de Cristal</em>
18 - <strong>HAL</strong> : ordinateur de bord dans <em>2001
l'odyssée de l'espace</em>
19 - <em>And Now for Something Completly Different</em> : The
Larch... the... laarch...
20 - Igor dans <em>Frankenstein Junior</em>
21 - Tenue de travail de <strong>Randal</strong> dans <em>Clerks
II</em>
22 - <strong>Tyrell</strong> : fabricant de réplicants dans
<em>Blade Runner</em>
23 - numéro et credo de <strong>Ricky Bobby</strong> dans
<em>Tallageda Nights</em>
24 - <strong>Red Apple</strong> : marque de cigarettes fictive dans
les films de Tarantino
25 - badge de campagne du président de l'Univers dans <em>Le Guide
du routard intergalactique</em>
26 - <strong>Dramatic Chipmunk</strong> : vedette d'une vidéo
virale
27 - Kevin <strong>Bacon</strong>
28 - <strong>NERV</strong> : agence gouvernementale secrète de la
série <em>Evangelion</em>
29 - <strong>City 17</strong> : ville de <em>Half Life 2</em>
30 - <strong>Lao Che</strong> : compagnie d'aviation des triades
dans <em>Indiana Jones et le temple maudit</em>
31 - <strong>Springfield Isotopes</strong> : équipe de baseball des
<em>Simpsons</em>
32 - <strong>Mom</strong> : fabricante d'huile pour robots dans
<em>Futurama</em>
33 - Le Ministère des marches stupides dans le <em>Monty Python
Flying Circus</em>
34 - Campagne pour sauver <strong>Ferris</strong> dans <em>La Folle
journée de Ferris Bueller</em>
35 - Logo du <em>Guide du Routard intergalactique</em>
36 - <strong>Jesus</strong> : champion de bowling dans <em>Big
Lebowski</em>
37 - Logo de <strong>Stuntman Mike</strong> dans <em>Boulevard de
la Mort</em>
38 - Patch des <em>Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8ème
dimension</em>
39 - L'Inquisition espagnole selon le <em>Monty Python Flying
Circus</em>
40 - Le vrai père de la Révolution : <strong>Shigeru
Miyamoto</strong></p>
<p></p>
<p><strong>RESULTATS</strong></p>
<p>

<strong>Entre 0 et 5 réponses</strong>
Vous faisiez une recherche sur Virginie Efira et Google vous a
envoyé sur cette page (la raison étant que j'ai indiqué ce mot-clé
en référencement de l'article). Pas d'inquiétude, il vous suffit de
cliquer sur la touche "arrière" de votre navigateur.

<strong>Entre 5 et 10 réponses</strong>
Un ami vous a conseillé de visiter ce blog. D'ailleurs, depuis 5
minutes, il n'est plus votre ami.

<strong>Entre 10 et 15 réponses</strong>
Vous vivez avec un/une geek qui vous oblige à faire ce jeu idiot.
Assis à vos côtés, il/elle vous souffle des indices abscons dans ce
qui s'apparente à une torture raffinée. Vous avez l'habitude; ce
n'est qu'un mauvais moment à passer.

<strong>Entre 15 et 20 réponses</strong>
Vous voilà rassuré. Vous n'êtes pas l'asocial compulsif dont parle
tout votre entourage.

<strong>Entre 20 et 25 réponses</strong>
Vous voilà bien triste. Vous n'êtes pas l'asocial compulsif dont
parle tout votre entourage.

<strong>Entre 25 et 30 réponses</strong>
Il y a sur votre bureau une bouteille de Coca vide, au moins un
post-it datant de 2003, une tour de 100 DVDr vierges (un peu short;
vous allez bientôt refaire des courses), une cinquantaine de textes
imprimés que vous ne lirez jamais ainsi qu'une mini-peluche,
mini-statuette ou mini-voiture. Vous êtes le cauchemar de cette
société, un de ces pirates-conspirationnistes-hacker-satanistes qui
ne fait jamais de sport et ne regarde pratiquement jamais la
télévision. C'est par l'effet conjugué de votre oisiveté et de
votre incivisme que le monde occidental partira en poussière.

<strong>Entre 30 et 35 réponses</strong>
Vous rafraîchissez cette page toutes les 18 minutes pour ne pas
manquer de mise à jour; ce qui vous laisse le temps de consulter
les 46 mp que vous venez de recevoir des différents forums (96
mails vous ont alerté). Hélas, votre écran n'est pas assez large
pour contenir tous les onglets que vous gardez ouverts (fermez
celui de myspace mais laissez wikipedia ouvert; on sait jamais).
Vous aimez bien ce genre de passe-temps ludique, tout en regrettant
que ce genre de test ne fasse que stigmatiser un peu plus les
"geeks" (je mets des guillemets car vous m'aimez pas ce terme de
"geek", bien trop surfait et qui ne désigne rien au fond). A part
ça, vous avez eu la chance de voir <em>Speed Racer</em> en salle,
d'où le score de Giacchino que crachent vos enceintes.

<strong>Entre 35 et 40 réponses</strong>
on s'est déjà croisés, non ?</p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>a complete waste of time by Rafik Djoumi
inc.</em></p>
				</div>			</content>			<id>http://rafik.blog.toutlecine.com/7300/Quizz-2/</id>			<link href="http://rafik.blog.toutlecine.com/7300/Quizz-2/" />			<author>				<name>rafik</name>				<uri>http://rafik.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-12-28T04:22:22+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Happy Mithra</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p>Les amateurs de <strong><em>Conan le
barbare</em></strong> s'imaginent
peut-être qu'il s'agit là d'une pure invention de la part de Robert
Howard, mais le Culte de Mithra a bel et bien existé. Bien que
certains de ses symboles descendent en droite ligne du
Paléolithique, c'est aux alentours du IIème siècle de notre ère que
ce Culte à mystères, importé d'Iran, connut son apogée à travers
l'Empire Romain. La date la plus importante du culte de Mithra
était le 25 décembre, jour supposé de la naissance de ce Dieu. Mais
en 391, l'Empereur Théodose Ier décide que c'est fini les conneries
prosélytes. Dorénavant, la religion chrétienne sera la seule
autorisée sur tout l'Empire, et son marketing sera confiée à une
agence de comm' toute nouvelle : l'Eglise. Pour fêter cette
nouvelle ère, on fait brûler la bibliothèque d'Alexandrie
(parmi les plus grands crimes contre l'Humanité, if
you ask me); on massacre joyeusement ce qui reste des cultes
à mystères en Grèce, prêtres, prêtresses et temples. Et pour ce qui est des fiestas les plus
populaires du moment (culte de Mithra, culte d'Isis), les Jacques
Séguela de l'époque se contentent de les adapter en douceur au
nouveau plan promo : la vierge Isis, avec son voile et son
nourisson sur les genoux, devient la vierge Marie. Et le <strong>25
décembre</strong>, jour de naissance de Mithra, devient la date de
naissance de Tijésus. Cela fait donc 1617 années que le monde
occidental fête l'anniversaire de Mithra sans trop le savoir. Vous
pourrez donc maintenant imposer à votre famille la lecture
obligatoire d'une nouvelle de <em><strong>Conan</strong></em> à
chaque Réveillon, et ce au nom du <em>Geekisme</em>, seul Culte à
mystères actuel qui entretienne la mémoire de ces Dieux
bafoués.
 Aujourd'hui, chers fidèles, je vous propose une cérémonie
à la gloire de notre Satan personnel, à nous les Geeks, j'ai nommé
Dark Vador.
Voici une série de liens vers des enluminures vidéos que les plus
pieux d'entre nous ont offert à la Matrice youtubesque. Aucune de
ces enluminures, je vous le concède, n'atteint l'apogée du
"<em>Noooo</em>" frankensteinien que le Chambellan George Lucas
nous a livré en 2005. Mais elles n'en demeurent pas moins fidèles à
la Foi qui nous anime.</p>
<p></p>
<p>
VADER BEING A ASSHOLE
Le Seigneur Sith torture l'Amiral Piet avec l'étrange jouet qu'il exhibait dans L'Empire
contre-attaque, et dont on n'a plus eu de nouvelles par la
suite.</p>
<p>

VADER : Mah Nà Mah Nà
A l'origine, une reprise du tube de Piero Umiliani par le batteur
du Muppet Show, dans un morceau devenu mythique (il existe
d'ailleurs une Secte du Manah-manah). La voici reportée sur
différentes apparitions du Seigneur du côté obscur. J'ai un faible
pour le passage à 1mn32.</p>
<p></p>
<p>
THE
VADER SESSIONS
James Earl Jones ne se rappelle plus de ses répliques et nous
ressort des dialogues de <em>A Rage in Harlem, Clean Slate</em> ou
<em>Un Prince à New York</em>. Réservé aux anglicistes; les autres
savent pas ce qu'ils perdent.</p>
<p></p>
<p>
</p>
<p><em>Classe patissière ultime : un
AT-AT entièrement fait de pain d'épice</em></p>
<p></p>
<p>STAR WARS GANGSTA RAP 2</p>
<p>Les Paroles :</p>
<p>
<strong>Admiral</strong>:
This is Admiral Biatch to base camp,
it seems the stormtroopers have gone on strike
and I have no experience with this type of shit.
Who should I call for help?

<strong>Vader</strong>:
It's the V to the A to the D-E-R (Vader!)
Reconstructin' the Death Star!
With my slick suede suit that's black like tar,
Fucking you up no matter who you are!

<strong>Palpatine</strong>:
Tell them motherfuckers 'bout this here Dark Side!
Pull up on your planet, Death Star drive-by!
And we'll beat the Rebels 'cause their skills ain't shit!

<strong>Vader</strong>:
And in my TIE Fighter, Zig-zags stay lit!

<strong>Yoda</strong>:
Oh, shit! Yoda on the scene,
900 year fiend smoking Dagobah green!
Bitches
on my tip, like Lando on
liquor.

<strong>Lando</strong>:
Ah, you're just jealous 'cause my black dick's thicker.

<strong>Chewbacca</strong>:
*Wookie yell*

<strong>Lando</strong>:
Yo! Tell 'em Chewie, last night
I had Leia all drunk wanting to do me.

<strong>Luke</strong>:
Shut the fuck up man! Leia's my sister!
The only thing you're getting is a beat-off blister.

<strong>Ben Kenobi</strong>:
Luke! Use the force before
intercourse, but Luke!
Don't forget! Bitches ain't
nothing but hos and tricks!

(Ohh!)

<strong>Luke</strong>:
Obi-Wan, I'm the top gun! (top gun)
The chosen one, hotter than both suns!
Vader ain't shit, his head's cut up and split!
He's slower than the first Pentium chip!
 (Dark
Side!)
<strong>Vader</strong>: No one brings it worse to this fuckin' universe!
(Rebels!)
<strong>Luke</strong>:
You know we'll fucking win, 'cause we'll fight to the end!
(Dark Side!)
<strong>Palpatine</strong>:
I can feel the anger dwelling within you!
(Rebels!)
<strong>Yoda</strong>:
You also feel Vader's dick in you. BIATCH!

*Incoherent Huttese <strong>Jabba</strong> rap*

<strong>Han Solo</strong>: Jabba, you ain't nothing but a fat-ass slug!
Fake gold chains? You sorry-ass thug!
Sittin' in your palace with your blue-headed whore,
trap door to the Rancor. *sound of someone falling*

<strong>C3PO</strong>:
Oh, my, goodness gracious me!
I'm a gay man's golden fantasy!
Programmed for homo-ecstasy,
ten million forms of gay positioning.
For my golden shower, you must pay a fee,
but R2-D2 gives it up for free. *R2-d2 squeaks*
R2-D2, watch your language!
Always having sex with robotic strangers!

<strong>Jar Jar Binks</strong>:
Meesa like to drink and smoke all night!
Meesa like to fight and fucka yo wife.
Meesa no care 'cause meesa so dumb.
Meesa will fuck you with me tongue.
Yousa wants a meesa cause meesa wants some.
Yousa wants a meesa cause meesa wants some.
Yousa wants a meesa cause meesa wants some.
Meesa wants some cause meesa wanna cum!</p>
<p></p>
<p><em>Happy Mithra à tous</em></p>
<p><em>Rafik Djoumi</em></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://rafik.blog.toutlecine.com/7288/Happy-Mithra/</id>			<link href="http://rafik.blog.toutlecine.com/7288/Happy-Mithra/" />			<author>				<name>rafik</name>				<uri>http://rafik.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-12-26T09:08:18+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Y'a-t-il un réac pour sauver l'Amérique ?</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p>On m'avait prévenu mais j'avais totalement sous-estimé le
phénomène : <em><strong>An American Carol</strong></em>, la
nouvelle comédie de David Zucker, défie l'entendement. Elle
est donc à voir absolument.

Ancien membre d'une troupe de théâtre de beatniks des rues de
sales hippies des années 70 (le Kentucky Fried Theater), autrefois
adepte du sexe, de la drogue et du sacrilège, David Zucker est
surtout connu en tant que Z final du trio ZAZ. Co-créateur du
slapstick fin de siècle (<strong><em>Top Secret</em></strong>,
<strong><em>Hamburger Film Sandwich</em></strong>,
<strong><em>Y'a-t-il un pilote dans l'avion?</em></strong>) il en
est également le récent fossoyeur (<strong><em>Scary Movie 3, 4,
12</em></strong>, <strong><em>Super Héros Movie</em></strong>). Et
si l'on s'en tient au point de vue strictement cinématographique,
son dernier film ne relève pas le niveau et souffre des mêmes
mécanismes pesants, des mêmes formules datées, dans lesquelles il
s'est figé depuis des années. En clair, <strong><em>An American
Carol</em></strong> n'est jamais rigolo. Mais là n'est pas son
intérêt.</p>
<p>
L'intérêt réside dans le fait que David Zucker s'est converti il y
a quelques années à la branche dure des républicains, devenant un
des plus fervents supporters de l'administration Bush et, tout
particulièrement, de sa guerre contre le terrorisme. Ce revirement
a, semble-t-il, contribué à brouiller ses relations avec son frère
Jerry et avec une partie de ses anciens collègues/amis
hollywoodiens. Et vu la teneur de son dernier film, on imagine que
la brouille n'a pas du se contenter de remarques pincées au coin du
feu.
Basé sur le conte incontournable de Dickens <em>A Christmas
Carol</em>, conte qui fait l'objet d'une adaptation
cinématographique environ toutes les six semaines, <strong><em>An
American Carol</em></strong> met en scène le documentariste de
gauche Michael Malone... qu'on appelera Michael Moore pour
simplifier.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Or donc, lorsque débute ce beau film, Michael Moore vient de
conclure son nouveau documentaire, <em>Die You American Pigs</em>,
et il s'apprête à lancer une campagne nationale pour faire
interdire le 4 Juillet, fête de l'Indépendance américaine. Pendant
ce temps, au Moyen Orient, une troupe de terroristes musulmans sont
dégoûtés de voir que les américains organisent dans leur pays des
élections démocratiques de la liberté libre qui risquent fort de
rendre leurs compatriotes joyeux et prospères (et libres). Ils
décident donc de frapper un grand coup contre l'Amérique et se
mettent en quête de son plus grand ennemi, ce qui va directement
les mener à Michael Moore, grand propagandiste occupé à détruire
méthodiquement tous les fondements du pays. A l'instar du
personnage de Scrooge (la grosse enflure du conte originel de
Charles Dickens), Michael Moore va être visité par trois fantômes
qui représentent la grandeur de l'Amérique : le président Kennedy,
le général Patton et le chanteur de country Trace Adkins. Il
appartiendra à ces trois-là de faire prendre conscience à ce
salopard du mal qu'il fait au pays.

Le portrait que David Zucker fait de Michael Moore tient
en trois running-gags. Premier running-gag: Michael Moore est un
gros porc qui mange comme un porc. Il s'engouffre des vieilles
pizzas froides à moitié dévorées par les souris; il joue les
pique-assiettes dans les cocktails hollywoodiens; son appartement
croule sous les emballages de junk food et autres papiers gras; et
la seule raison pour laquelle il accepte de donner de l'argent à
des jeunes filles vertueuses (on sait qu'elles sont vertueuses
parce qu'elles ont des tenues de scout), c'est parce qu'elles
vendent des fudge cookies. Et qu'importe pour lui si la plus jeune
scout l'appelle "<em>a fat, ignorant, traitorous sack of
shit</em>". Evidemment, étant donné qu'il est un gros porc, aucune
femme ne veut de lui. Ce qui nous mène au second running-gag:
Michael Moore se ramasse une baffe à chaque fois qu'il veut toucher
des nichons de femme (et ce, y compris dans les parties du film où
il est invisible aux yeux des gens). Enfin, le troisième
running-gag en dit long sur la note d'intention: Michael Moore fait
des documentaires !!!... mega lol !... En gros, à chaque fois que
le personnage se présente comme un cinéaste, quelqu'un lui renvoie
immédiatement à la gueule que, faut pas déconner, ce qu'il fait ce sont des documentaires
(souvent accompagné d'un geste de branlette de la main). Ce qui
nous renvoie au running-gag
précédent, puisque tant que Michael Moore continuera à faire des
documentaires (lol), il restera ce gros porc de loser dont les
femmes ne veulent pas. La seule chose qui permet à Michael Moore de
briller un peu, c'est qu'il évolue à Hollywood, la place forte où
résident tous les ultra-libéraux anti-américains hypocrites.
Soit-disant antimatérialistes, ces gens d'Hollywood sont en fait
riches à millions; soit-disant préoccupés de la faim dans le monde,
ils bouffent du homard; soit-disant engagés politiquement, ils se
contentent, à l'image de George Mulrooney (George Clooney) de faire
des films qui dénoncent des vieux trucs du passé comme le
mccarthysme. Et comme l'explique Mulrooney, ils sont pas fous au
point de dénoncer les vrais crimes du moment (ceux des islamistes)
sous peine de se faire décapiter dans une cave (rire dans
l'assistance). Mais au moins, les gens d'Hollywood ont pour eux
d'avoir une certaine culture cinématographique. La preuve : la
documentariste qu'ils admirent le plus est Leni Riefensthal, celle
qui a montré au monde le vrai pouvoir de l'image.

Riefensthal n'est à vrai dire que le début d'un festival de
points Godwin qui va rythmer le film, puisque la
démonstration sous-jacente de l'oeuvre de David Zucker est que les
gens comme Michael Moore et ses copains d'Hollywood (et les
babas-cool, et les pacifistes) sont en fait les vrais amis de tous
les nazis de l'Histoire. Déjà, la voix-off qui présente le "prix
Leni Riefensthal" insiste sur le fait que cette dame était pour son
ami Adolf Hitler "<em>a tireless promoter of his</em>
<em>campaign
for change</em>", analogie sympathique à la "<em>campaign for
change</em>" de Barack Obama, le tout présenté par la voix suave de
la très engagée Paris Hilton. Plus tard, Zucker n'hésitera pas à
nous présenter Adolf Hitler, Mussolini et Hiro-Hito en train de
chanter Kumbaya, le champ de ralliement de ces cons de hippies. En
revenant avec insistance sur le cas du ministre anglais
Chamberlain, sur les américains non-interventionnistes des années
40 ainsi que sur ces cons de hippies, Zucker a le souhait ardent de
nous convaincre d'une chose : militer contre la guerre, c'est
militer en faveur des nazis.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>La différence entre patriotes et
anti-américains est avant tout physique</em></p>
<p></p>
<p>Hélas! Les pacifistes ne sont pas les seuls ennemis
de l'Amérique. Outre les mexicains (dont certains nous sont montrés
au Moyen Orient en train de voler les jobs des afghans), il y a
bien évidemment les gays, que l'on trouve systématiquement derrière
toute manif'
anti-américaine. Zucker se permet au passage de faire un super gag
où deux militantes lesbiennes, travaillant pour le site Internet
movealong.org, sont confondues avec des hommes, parce qu'en fait
elles sont moches, grosses et/ou vieilles ces lesbiennes (lol
ptdr). Autre danger notable qui menace les fondements du pays :
l'American Civil Liberties Union, ce groupe d'avocats qui milite
activement pour que soient respectés les droits de l'individu à
Guantanamo ou à la prison d'Abu Grahib. Ils sont, dans le film,
représentés sous
forme de zombies (ils tentent de détruire la plaque des Dix
commandements car ces monstres militent aussi pour la séparation
de l'Eglise et
de la Justice). Une seule chose à faire face à cette terrible
menace: s'en remettre au deuxième amendement et sortir les shotguns
pour leur trouer la gueule. Durant quatre bonnes minutes de film,
le juge interprété par Dennis Hopper ainsi que le général Patton se
livrent à un carton réjouissant dans ce que l'on peut
raisonnablement considérer (comédie ou pas comédie) comme un appel
au meurtre. Mais l'un des plus grands dangers, si ce n'est le pire
danger qui gette les Etats Unis, c'est le corps éducatif et
universitaire. En effet, sous leurs dehors policés et leurs
tuniques sobres, tous les professeurs d'Université sont en réalité
des hippies dégénérés qui endoctrinent les jeunes générations et
les invitent à haïr leur pays et l'Eglise. Le film déploie autour
d'eux tout un numéro musical où ils expliquent qu'ils donneront les
meilleurs notes à ceux qui répèteront comme des perroquets
l'endoctrinement qu'ils proposent, et qu'ils rajouteront même
quelques points "<em>si vous êtes pauvres, noirs ou
gay</em>".</p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>Le vrai visage de
l'Université</em></p>
<p></p>
<p>Fidèle à la structure du conte de Dickens, le film débute son
troisième acte en nous montrant à quoi ressemblerait l'Amérique si
tous ces gens venaient à gagner : Hollywood serait rebaptisée Ben
Laden City (ornée des lettres géantes Allah Ackbar); les femmes
seraient toutes forcées de porter la burka et le Michigan, l'état
de Michael Moore lui-même, serait détruit par une attaque nucléaire
iranienne.
Tout occupé à caser le maximum d'attaques envers le camp
"des autres" (arrivé à ce stade du film, on a
l'impression que les seuls amis de l'Amérique sont ceux qui portent
des chapeaux de cow-boys ou des uniformes), Zucker ne fait
même plus gaffe à la sensisbilité de son "camp" et il en vient
assez vite à se tirer des rafales de balles dans le pied. Ainsi
nous présente-t-il une succession d'enfants très malades, à qui ce
salaud de Michael Moore blindé de thune avait promis une aide
financière qu'il n'a jamais envoyée (cela
voudrait-il dire qu'il faut beaucoup d'argent pour être soigné aux
Etats Unis ? Est-ce qu'une âme courageuse dénoncerait cela dans un
documentaire ?). Autre élément dont il ne s'est probablement
pas rendu compte : les seuls noirs aperçus dans son film sont des
esclaves; les femmes dépeintes y sont toutes des cruches. La façon
avec laquelle Zucker met en scène ce qu'il appelle les
"<em>vrais</em>" américains (des soldats qui mangent des
hamburgers) ressemble à s'y méprendre à une caricature venant de
l'étranger. Si l'on s'en tient à la démonstration du film, le pire
écrivain de tous les temps serait Charles Dickens (un homme qui
attaquait les fondements
politiques et sociaux de son propre pays). Le dernier plan se veut
un hommage à <strong><em>Casablanca</em></strong> (film considéré
comme "gauchiste" en son temps). Et enfin, lorsque
pour appuyer sa
démonstration, le
cinéaste décide d'utiliser le fantôme de Benjamin Franklin et le décor de Ground Zero en y rajoutant
des gags (!!), il touche à l'intouchable dans l'inconscient
collectif américain. Ainsi, comme cela était finalement prévisible, le film a plus
subjugué que provoqué le camp libéral. Il s'est violemment gaufré
au box-office (7 millions pour plus de 20 millions de budget)
engendrant 1/10ème des scores moyens de Michael Moore. Et à y
regarder de près, les critiques les plus virulentes à l'encontre du
film ont émané le plus souvent de journaux conservateurs. Dans les
deux camps, certains ont été jusqu'à suggérer que le film de Zucker
était en fait une attaque très élaborée contre les républicains
eux-mêmes. Ce n'est évidemment pas le cas. <em><strong>An American
Carol</strong></em> est juste l'énorme pétage de plomb d'un
réalisateur dont la vie et la carrière ont pris un mauvais tournant
ces quinze dernières années. Et si vous êtes comme moi, amateurs de
pétage de plomb gravés sur pellicule, alors vous savez quoi
regarder pour Noël.

<em>Rafik Djoumi</em></p>
<p></p>
<p><em></em><em>La Sainte Trinité de la Grande Amérique :
JFK, Patton et le présentateur vedette de Fox News</em><em></em></p>
				</div>			</content>			<id>http://rafik.blog.toutlecine.com/7250/Y-a-t-il-un-reac-pour-sauver-l-Amerique/</id>			<link href="http://rafik.blog.toutlecine.com/7250/Y-a-t-il-un-reac-pour-sauver-l-Amerique/" />			<author>				<name>rafik</name>				<uri>http://rafik.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-12-22T00:22:17+01:00</updated>		</entry></feed>