<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] petitbouchon : <![CDATA[Un petit bouchon au fil de l'eau]]></title>		<link>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[Un petit bouchon au fil de l'eau]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 17:52:12 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[PARIS de CEDRIC KLAPISH.]]></title>			<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Après L'AUBERGE
ESPAGNOLE qui se situait à Barcelone, après LES
POUPEES RUSSES qui nous amenaient en Russie, voici PARIS qui comme
son titre l'indique se passe dans notre belle
capitale.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le réalisateur
continue dans la veine du film chorale. Ce n'était
peut-être pas une excellente idée car nous sommes
parfois un peu perdus devant cette <span class=
"newschapeau">galerie de portraits</span> et nous n'avons pas
toujours le temps de nous attacher à certains
personnages.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Néanmoins, une
intrigue principale et émouvante se noue entre Pierre,
joué par Romain Duris, danseur malade du c&oelig;ur en
attente d'une greffe et sa s&oelig;ur, la magistrale Juliette
Binoche, qui le soutient. Paradoxalement, c'est lui qui lui
apprend à profiter de la vie, elle qui, en bonne assistante
sociale, ne se consacre plus qu'aux autres.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Au second plan, une
pléiade de personnages déambule dans cette ville
mythique. Des personnages venus de tous horizons sociaux : un
prof de fac tombe amoureux d'une jolie étudiante, de
jeunes bourgeoises éméchées terminent leur
nuit avec des gars des halles, une boulangère poujadiste
embauche une beurette qui s'avère être une
excellente travailleuse etc.. Certains personnages se croisent,
d'autres non. Certains évoluent, d'autres
pas.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Mais tous contribuent
à développer une vision oecuménique du genre
humain. Les halles de Rungis en étant le symbole, car
c'est là que (dixit un personnage), les oranges
d'Israël et les clémentines palestiniennes vivent
côte à côte, en paix. A bon
entendeur...</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Et si jamais le message de
paix universelle implicite n'avait pas été
saisi, à la fin du film le personnage de Romain
Duris se charge de nous le rappeler. Dans le taxi qui
l'amène à l'hôpital pour sa
transplantation cardiaque, il regarde les gens marcher dans la rue
et regrette : « ils savent pas la chance
qu'ils ont, ils marchent, ils respirent, ils
courent...je les envie ».</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le message est donc
très clair, il s'agit de quelque chose comme
« aimez vous les uns les autres » ou
« la vie ne vaut rien mais rien ne vaut la
vie », ou encore Carpe Diem. Sans compter que
lorsqu'un meurt, un autre naît.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Certes. On ne peut rien dire
là-dessus, tout le monde tombera d'accord, mais le
message aussi juste soit-il, est exprimé trop
lourdement..</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Par contre la BO crée
un véritable lien entre les numéros d'acteurs,
et de façon plus légère.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">D'autres part, certaine
séquences nous touchent : comme par exemple, celles
avec Juliette Binoche qui s'ouvre à l'amour, les
scènes de la boulangère hystérique
jouée par Karin Viard sont amusantes, de même les
séances de Fabrice Lucchini chez le psy.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">On aurait pu se consoler en
appréciant la peinture de la ville qui en est faite. Peu
à peu Paris n'est plus seulement un décor mais
devient aussi un sujet du film. Malheureusement il nous est vite
montré une capitale de carte postale, quasi
publicitaire : le Paris touristique de Montmartre, le Paris
des étudiants et du quartier de la Sorbonne, les grands
boulevards en construction etc</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">On se demande donc si
l'objectif secret de ce film ne serait pas de
s'exporter, de représenter le cinéma
français, bien de chez nous. Un nouvel
« Amélie Poulain », un autre
« La Mome », bref un film pour les
Oscars.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Vous me direz que j'ai
mauvais esprit. Soit. Disons alors plus simplement que ce film bien
que distrayant, m'a paru globalement surfait. La fresque
tombe à l'eau. Sans doute par excès
d'ambition de la part du réalisateur. Le film aurait
gagné à être moins démonstratif, plus
intimiste, bref à faire davantage confiance en la
capacité de compréhension du spectateur.</p>
]]></description>			<link>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/2032/PARIS-de-CEDRIC-KLAPISH/</link>			<comments>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/PARIS-de-CEDRIC-KLAPISH--02032008-174450-lp-2032.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/2032/PARIS-de-CEDRIC-KLAPISH/</guid>			<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 17:44:50 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[LES LIENS DU SANG, DE JACQUES MAILLOT]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Ce film est tiré
d'une histoire vraie, celle de deux frères rivaux.
L'un François est policier, l'autre Gabriel est
un truand. L'histoire se passe à Lyon dans les
années 70. Le flic est incarné par Guillaume Canet,
tout en retenue. Le grand frère, celui qui a mal
tourné, est joué par un François Cluzet en
grande forme.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Gabriel est
libéré après 10 ans de prison et son intention
de se réinsérer sagement ne dure qu'un temps.
Très vite il se remet à fanfaronner et à
préférer l'argent facile. Pour le jeune
frère, les ennuis recommencent. Les frasques de son
aîné ont toujours influencé sa vie, bien
malgré lui et aujourd'hui il doit de nouveau, et tant
bien que mal, assumer ce lien honteux, particulièrement
lourd à porter pour qui travaille à faire appliquer
la loi.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Mais même si tout les
oppose, ils s'aiment toujours comme deux
frères.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Or c'est la nature
même de ce lien, bivalent, mêlant l'amour
à la haine, qui apporte la dimension tragique à ce
récit. En effet il les conduira à la fin vers une
issue fatale.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Autour de l'histoire
tragique de cette rivalité tourne une pléiade de
seconds rôles extrêmement bien campés et qui ont
tous leur importance : l'ex femme de François,
les jeunes femmes dont chaque frère est amoureux, la famille
qui les entoure, leurs collègues et amis. Tous ces
personnages contribuent à donner une dimension humaine
supplémentaire à ce drame fraternel.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Le sujet pourrait faire
penser à <em>La nuit nous appartient</em>, le dernier
film de James Gray. Mais le film américain
s'apparentait une tragédie épique, quelque
chose de grandiose, de shakespearien. Ici, le film de Jaques
Maillot est tourné de façon plus intime. Il
s'agit de peindre simplement un drame familial sans jugement
ni manichéisme. Et c'est fort
réussi.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"> </p>
]]></description>			<link>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/1942/LES-LIENS-DU-SANG-DE-JACQUES-MAILLOT/</link>			<comments>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/LES-LIENS-DU-SANG--DE-JACQUES-MAILLOT-22022008-151745-lp-1942.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/1942/LES-LIENS-DU-SANG-DE-JACQUES-MAILLOT/</guid>			<pubDate>Fri, 22 Feb 2008 15:17:45 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[1000  pour revenir au temps de ZOLA.]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"><strong> </strong><strong><span style=
"font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'">ZOLA DOIT SE
RETOURNER DANS SA TOMBE..</span></strong></p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">J'écoute les
informations à la radio ce matin, et je suis
dégoûtée, comme pris de nausée. Une
immense lassitude s'empare de moi. Passe encore les guerres
à l'autre bout de la planète, passe les
dictateurs des îles lointaines, mais chez nous, dans un pays
qui se veut démocratique, les grands chefs d'industrie
multiplient leur salaire par 3 ou 4, sans vergogne, quand ils
payent une misère leurs salariés.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">La paye des ouvriers et des
salariés des sociétés de service ne peut
même plus les faire vivre dignement. L'idée
même de gagner un salaire suffisant pour vivre dignement ne
semble plus effleurer personne, l'utilité sociale du
salaire sombre dans l'oubli. A quand la
nécessité d'avoir deux emplois pour
survivre ?</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Ce matin, j'entends aux
infos qu'un chef d'entreprise achète par une
prime dérisoire (1000 euro) l'engagement de la part
de ses salariés qu'ils ne feront pas grève. Je
repense à <em>Germinal</em> de Zola, aux grandes
grèves ouvrières du 19°, aux
inégalités profondes qui séparaient
l'élite et la masse des gens à cette
époque.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Aujourd'hui,
sommes-nous en train de revenir au 19°? Je le crains :
moins de sécurité sociale, moins de congés
payés, moins de droit de grève, moins de service
public. Bientôt les vieux feront des
« menus » travaux pour compléter leur
retraite dérisoire. Ce sont eux qui nettoieront les voitures
aux feux rouges, eux qui distribueront les journaux dans nos boites
aux lettres etc..et on vous dira que c'est mieux pour eux,
que ça les maintient en forme, insérés dans la
société...</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">A quoi servent la
solidarité et le civisme ? A rien.
Financièrement ça ne rapporte rien. Car le bonheur
des gens et de la masse, soyons cyniques, mais réalistes,
ça n'apporte aucun avantage aux grands de ce
monde.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Allez, c'est reparti
pour un tour...</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Suis
dégoûtée.  </p>
]]></description>			<link>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/1914/1000-pour-revenir-au-temps-de-ZOLA/</link>			<comments>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/1000-euro-pour-revenir-au-temps-de-ZOLA--20022008-090112-lp-1914.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/1914/1000-pour-revenir-au-temps-de-ZOLA/</guid>			<pubDate>Wed, 20 Feb 2008 09:01:12 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[MARCEL RUFO A LA RESCOUSSE DES PROFS.]]></title>			<description><![CDATA[<p>Pour ceux qui
ne connaissent pas Marcel Rufo, il est un éminent
spécialiste de l'adolesence, un pédopsychiatre qui
vient du Sud de la France, ne mache pas ses mots, un vrai disciple
de Françoise Dolto ! reconnu entre autres pour son travail
contre l'anorexie.</p>
<p>Enfin un adulte
qui prend ses responsabilités !</p>
<p>Comme vous le
voyez, je suis FAN!</p>
<p>;-) </p>
<p> </p>
<p>PS: Je vous renvoie au site de la Fnac pour ses parutions
: </p>
<p>  <a href=
"http://www3.fnac.com/search/quick.do?posted=false&filter=0&text=Rufo&category=book&subcategory=1">
http://www3.fnac.com/search/quick.do?posted=false&filter=0&text=Rufo&category=book&subcategory=1</a></p>
<p> </p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/1907/MARCEL-RUFO-A-LA-RESCOUSSE-DES-PROFS/</link>			<comments>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/MARCEL-RUFO-A-LA-RESCOUSSE-DES-PROFS--19022008-181359-lp-1907.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/1907/MARCEL-RUFO-A-LA-RESCOUSSE-DES-PROFS/</guid>			<pubDate>Tue, 19 Feb 2008 18:13:59 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[LA FABRIQUE DES SENTIMENTS, De Jean-Marc MOUTOUT.]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Quatre ans après
<em>Violence des échanges en milieu
tempéré</em>, le réalisateur Jean-Marc
Moutout, aborde un nouveau sujet de société : la
solitude amoureuse des citadins. Son précédent film
traitait de la dure réalité du monde du travail
actuel, des licenciements en masse et des travers de la
mondialisation. Ce film -ci traite un autre aspect de nos vies
modernes : les nouveaux modes de relations amoureuses
imposées par une société de consommation et de
productivité.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Il faut d'emblée
souligner le jeu toute en finesse d'Elsa Zilbertsein, qui
incarne l'héroïne, Eloise, une brillante clerc de
notaire, jolie, sympa, classe et « pourtant »
seule.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Impossible donc de juger la
célibataire, ce n'est ni une névrosée,
ni une Bridget Jones, ni une de « sex and the
city ». Simplement une battante, mais juste ce
qu'il faut. Elle non plus, n'a pas
d'écailles sous la peau.</p>
<p class="MsoNormal">Nous la suivons à travers ses tentatives de rencontrer
un homme, en particulier les speed dating, qui l'angoissent
autant que vous et moi. Nous la regardons sombrer dans la
déprime et les vertiges de la solitude. Nous
compatissons.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Mais, pour autant quelque
chose nous retient.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Car ce film est avant tout
une réflexion sur notre monde moderne et Eloise un cas
représentatif d'une réalité sociale
contemporaine.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Mais quel est le propos du
film exactement ? Représenter une société qui
déshumanise les rencontres, montrer à quel point elle
nous plonge dans l'anonymat, à quel point elle utilise
la misère humaine comme un bien de consommation.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Et de fait, ce film qui
dénonce certes avec justesse cette
« fabrique » des sentiments s'apparente
parfois à un long discours sociologique. Si
« Violence des échanges... »
avait un scénario qui rendait son propos plus dynamique, ce
film-ci pêche par un excès de formalisme.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">L'intrigue reste assez
convenue. Tout cela manque d'émotion. Et ce,
malgré le jeu des acteurs tout à fait
juste.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Le sujet s'y prêtait
pourtant. Sans doute que le réalisateur n'a pas voulu
profiter de cette facilité : émouvoir le
spectateur de la solitude de notre princesse moderne. Moi,
quand
même, j'étais prête à sortir mon
mouchoir. Dommage.</p>
]]></description>			<link>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/1892/LA-FABRIQUE-DES-SENTIMENTS-De-Jean-Marc-MOUTOUT/</link>			<comments>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/LA-FABRIQUE-DES-SENTIMENTS--De-Jean-Marc-MOUTOUT--18022008-191455-lp-1892.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://petitbouchon.blog.toutlecine.com/1892/LA-FABRIQUE-DES-SENTIMENTS-De-Jean-Marc-MOUTOUT/</guid>			<pubDate>Mon, 18 Feb 2008 19:14:55 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>