<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[La sériephilie, c'est grave, Docteur ?]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2009-01-04T15:38:10+01:00</updated>		<entry>			<title>Six feet under : des fantômes, des fantasmes et des hommes</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Fantôme (qui se dit d'un mort parmi les vivants) et
fantasme ont la même étymologie. Celle-ci renvoie aux apparitions,
aux hallucinations, en somme aux images. Décrite comme une grande
série sur la mort et l'homosexualité, Six Feet Under
transcende largement ces deux thèmes. Elle nous donne à voir ce que
nous savons pourtant déjà: les êtres humains sont faits de
fantômes et de fantasmes.

Fantasmes, fantômes, et images : c'est la combinaison secrète
et magique de Six Feet Under.

Ainsi, au-delà du gimmick qui ouvre chaque épisode et vient
opportunément nous rappeler la présence et la banalité de la mort,
nous mettant ainsi « les auteurs
incorporent littéralement la présence des fantômes dans la vie de
leurs personnages. Leur père ou époux, dont la mort brutale ouvre
le récit, fait des apparitions régulières dans les moments clefs de
leur vie. Le traitement des apparitions du fantôme-père est
particulièrement intéressant. Loin des contours éthérés et
inquiétants que revêtent habituellement les fantômes à
l'écran, celui-ci a tout de l'homme ordinaire: il
parle, il blague, il fume, et il boit. Bref, il est aussi
vivant que vous et moi, avec juste cette absence d'inhibition
qui signale qu'il est débarrassé de la contrainte
d'être vivant.

C'est qu'il est filmé comme les autres personnages de
l'histoire: point de halo lumineux l'entourant,
point de musique céleste lorsqu'il apparaît. Ce procédé
matérialise ce que vivent les endeuillés: les figures
importantes et disparues de nos vies ont la force des vivants
présents autour de nous, elles vivent dans notre esprit. Voulez
vous leur échapper? Elles se rappellent à vous car elles font
partie de vous. Ce que la série montre également bien, c'est
que le fantôme du mort n'est pas le mort. C'est
l'homme vivant que chacun fait revivre, développant avec lui
une relation fantasmagorique qui fait suite à la relation
particulière qu'il entretenait de son vivant.
Finalement, les fantômes sont vivants et bien vivants, mais dans
notre imagination.

Car les fantasmes sont omniprésents. Prenons le cas de David:
toute sa personnalité, tout son parcours nous sont racontés à
travers la représentation de ses fantasmes (homosexuel honteux,
puis assumant son choix, en couple, passant par tous les
hauts et les bas de cette relation: conflits de la
cohabitation quotidienne, expériences sexuelles, désir de
paternité). Du jeune homosexuel assassiné dans la première saison,
fantôme défiguré avec lequel il a un dialogue fantasmé, à ses
multiples fantasmes sexuels (ah! la scène de l'église,
où il prêche devant une assemblée d'éphèbes nus  ou
celle où, brusquement excité par le jeune animateur du club de
danse, il lui roule illico une énorme pelle), jusqu'à ce
personnage habillé d'une capuche rouge qui vient le hanter
dans la dernière saison, tout ce qui le hante, l'excite, le
guide ou le perd est représenté à l'image.

Le spectateur se fait régulièrement piéger par ces scènes. Aucune
indication, à l'écran, ne vient nous prévenir que l'on
entre dans le fantasme. C'est au spectateur de le comprendre
et le quart de seconde (ou plus parfois) qu'il met à le
réaliser, lui permet de se confronter à son propre imaginaire.
Ainsi, les fantasmes non seulement s'imposent comme la
réalité, mais la série parvient à dévoiler comment ils agissent sur
elle, et sur chacun d'entre nous, pour la (nous)
transformer.

Parfois, les auteurs choisissent au contraire de faire basculer le
récit dans la féérie, et alors ils ne lésinent pas sur les
moyens: les personnages se transfigurent pour chanter et
danser leurs émotions, devenant ainsi «Bigger than
life». Car si les fantasmes transforment notre vie réelle,
ils nous permettent également d'être, même un instant, autres
que nous-mêmes.

Loin d'être morbide, Six Feet Under adresse aux vivants ce
message : la mort est partout (et d'abord en nous), et, à
cause de cela, nous sommes peuplés de fantômes et de
fantasmes: mais c'est aussi ce qui nous fait vivre,
évoluer, créer. Ce n'est pas le triomphe de la mort,
c'est le triomphe de la fantaisie. Des fantômes et des
fantasmes, nous faisons des images qui nous aident à vivre.


Florence Sacchettini</p>
<p></p>
<p>Faites comme Florence Sacchettini, envoyez-nous vos articles
pour ce blog. Tous les détails (à lire avant d'écrire) sont sur
cette page : 
http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/6664/Ce-blog-devient-collaboratif-contributif-collectif/</p>
				</div>			</content>			<id>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/7410/Six-feet-under-des-fantomes-des-fantasmes-et-des-hommes/</id>			<link href="http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/7410/Six-feet-under-des-fantomes-des-fantasmes-et-des-hommes/" />			<author>				<name>martinwinckler</name>				<uri>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-04T15:37:54+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Ce blog devient collaboratif, contributif, collectif !</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Pour diverses
raisons, il m'est difficile d'alimenter régulièrement ce blog.
Comme il s'agit d'un blog concernant un sujet collectif, je trouve
dommage qu'il ne serve pas à d'autres. Enfin, le collectif "L'Année
des Séries 2008" (co-dirigé par Marjolaine Boutet) n'ayant pas
rencontré un public suffisant, il n'y aura pas de 2009. Alors
pourquoi attendre ?</p>
<p></p>
<p>Je propose à
tout contributeur des livres précédents et à tout(e) internaute
intéressé(e) de participer au savoir collectif sur les séries en
m'envoyant un texte concernant une série (ou un aspect de la
production des séries) de son choix, si possible non déjà abordée
(pour varier les plaisirs).</p>
<p></p>
<p>Pour des
raisons pratiques, j'ai proposé à Louise Kelso, contributrice des
"Miroirs Obscurs" et webmistress-in-the-making, de m'aider à
assurer le secrétariat de rédaction de ce blog
collectif.</p>
<p></p>
<p>Il n'y a pas de
contrainte d'actualité. Vous pouvez parler de séries anciennes
(sous un angle nouveau, si possible) ou nouvelles. Vous pouvez
aborder des séries de toutes les nationalités.</p>
<p></p>
<p>Il y a des
<strong>contraintes</strong>
techniques, en revanche:</p>
<p></p>
<p>1° chaque
article doit comprendre trois feuillets au plus (4500 caractères,
espaces compris) parce qu'autrement, ça ne serait pas gérable. Si
vous voulez écrire plus long, il faudra construire ça sous la forme
d'un feuilleton d'articles lisibles de manière
indépendante, et être prêt(e) à le publier avec un délai entre deux
épisodes (pour ne pas occuper la place). Mais personnellement, je
vous déconseille de le faire au début. Des textes courts et denses
valent toujours mieux qu'un texte long et délayé.</p>
<p></p>
<p>2° Il ne s'agit
pas seulement de dire "j'aime beaucoup cette série parce que..." .
Votre texte doit apporter quelque chose : la description d'une
série peu connue (ou encore inconnue) ; des informations concernant
le contenu ou la production qu'on ne trouve pas ailleurs ; une
analyse originale. Pour des exemples de textes de ce genre, je vous
renvoie aux trois ouvrages collectifs que j'ai (co-)dirigés
précédemment : "Les Miroirs obscurs" (Le Diable Vauvert), "Le
Meilleur des Séries" (Hors Collection), "L'année des séries 2008"
(Hors Collection).</p>
<p></p>
<p>Vous devez nous
envoyer des articles entiers, non des liens vers d'autres
blogs ou des articles déjà en ligne. Et l'article doit rester
«exclusif » (première publication sur ce blog) pendant 15
jours. Au-delà, libre à vous de le publier aussi
ailleurs.</p>
<p></p>
<p>3° accepter les
modifications ou demandes de réécriture qui vous seront faites et
patienter avant la publication (je pense limiter la fréquence de
publication à deux articles par semaine, pour que ça reste
lisible...) a priori, tous les textes sont bienvenus,
mais bien sûr vous acceptez l'éventualité qu'on vous
refuse la publication...</p>
<p></p>
<p>4° répondre aux
commentaires des internautes concernant ce texte (y compris aux
critiques...) et accepter de communiquer une adresse mail. Vous
pouvez signer de votre nom ou d'un pseudo, mais les
internautes doivent pouvoir soit faire un commentaire en ligne,
soit vous joindre directement sans passer par les
webmestres.</p>
<p></p>
<p>Le blog
n'est pas rémunéré (il l'a été, mais ne l'est
plus depuis fin septembre 2008), les articles ne peuvent donc pas
l'être non plus. Bien sûr, les textes restent la propriété
des auteurs, qui peuvent les retirer ou les compléter (dans la zone
«») à leur guise. Si une publication papier
est un jour envisageable, vous en serez prévenu(e)s,
évidemment.</p>
<p></p>
<p>Si vous êtes
intéressé(e)s, n'hésitez pas à envoyer plusieurs textes, ils seront
mis en ligne au fur et à mesure des disponibilités. Voilà. Pour
toute question ou suggestion concernant ce projet, écrivez-nous à
«blogserieswinckler@gmail.com»
et c'est là aussi qu'on attend vos textes.</p>
<p></p>
<p><em>Be
reading you!</em></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/6664/Ce-blog-devient-collaboratif-contributif-collectif/</id>			<link href="http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/6664/Ce-blog-devient-collaboratif-contributif-collectif/" />			<author>				<name>martinwinckler</name>				<uri>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-11-09T15:48:02+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Evolution</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Mes habitudes de lecteur ont changé au fil des années.
Adolescent et jeune homme, je lisais des BD, des comics, des romans
policiers, de la SF. Peu de romans français.</p>
<p>
À trente ans, je lisais encore énormément de comic-books et des
romans  le plus souvent anglo-saxons, mais je m'étais
mis à à lire des romans en français... et à en écrire.</p>
<p>Je lisais beaucoup de revues de cinéma. Aujourd'hui je lis
essentiellement des revues en ligne et des livres de vulgarisation
scientifique  également anglo-saxons, toujours en anglais.
Les romans français que je lis sont presque tous publiés par P.O.L.
Je ne lis plus de revues de ciném/</p>
<p>
Je ne lis plus de comic-books et seulement rarement des BD. Mais
j'ai des piles de recueils de nouvelles policières en anglais
sur ma table de nuit. Je les achète le plus souvent
d'occasion, par correspondance, sur des sites britanniques ou
américains. Je peux dire que la nouvelle policière est le genre que
j'ai lu avec le plus de constance, probablement depuis que
j'ai découvert Sherlock Holmes, vers 10 ou 12 ans.</p>
<p>
Mes habitudes de spectateur ont changé au fil des années. Je
regardais beaucoup la télévision il y a 10 ans. Je faisais partie
des quelques centaines de milliers de personnes qui avaient le
câble dans leur rue, j'ai découvert <em>Friends</em> et
<em>NYPD Blue</em> sur Jimmy, j'avais quatre magnétoscopes,
j'enregistrais à tour de bras, et j'étais chroniqueur à
l'hebdo <em>Télécâble.</em></p>
<p><em></em>Aujourd'hui, je n'allume pratiquement
plus jamais un poste de télévision, si ce n'est pas pour
regarder un DVD et je regarde essentiellement des séries (parfois,
des films), souvent sur mon ordinateur portable. Je lis beaucoup la
presse télé américaine en ligne (<em>TVGuide, Zap2it.com,
EW.com</em>) et presque pas la presse télé française. Pas par
mépris mais tout simplement parce que, comme beaucoup de
contemporains, je ne l'ai que rarement sous les yeux : le
kiosque de la gare que je fréquente n'a pas Génériques, par
exemple, alors je ne pense pas à l'acheter, et les premiers
numéros que j'ai feuilletés ne m'ont pas donné envie de
m'y abonner.</p>
<p>Par ailleurs, avoir travaillé dans beaucoup de revues consacrées
aux séries qui paraissaient avant que ça ne devienne à la mode
(<em>Génération Séries, Episode</em>...) me rend assez
critique à l'égard de celles qui paraissent
aujourd'hui.</p>
<p>Ces habitudes de lecteur et de spectateur ont certainement
changé avec le type de livres et de spectacles  tout a
beaucoup changé depuis que j'avais 10 ou 12 ans et que
j'allais voir un film chaque dimanche au cinéma de la place
de la mairie à Pithiviers, et parfois à la Salle Paroissiale où ils
repassaient en général les « Grands Films » en cinémascope comme
<em>Lawrence d'Arabie</em> ou l'incontournable
<em>Docteur Jivago</em>, que j'ai subi une dizaine de fois
(c'était un des films préférés de ma mère) et qui m'a
laissé un souvenir abominable.</p>
<p>Tout a beaucoup changé depuis que mes feuilletons préférés
étaient <em>Rocambole, Les Cinq dernières minutes</em> et
<em>Mission : Impossible...</em> en noir et blanc.</p>
<p>Aujourd'hui, le choix de films ou de séries ou de livres
est monstrueusement plus important qu'il y a quarante ans.
Comme on ne peut pas tout regarder, inévitablement, on fait des
choix.</p>
<p>Mais je sais que mes habitudes ont changé aussi, bien sûr, parce
que j'ai changé. Je ne lis plus de la même manière : je suis
plus exigeant, moins crédule, parce que j'écris moi aussi et
parce que je sais ce qu'on peut mettre ou omettre dans un
texte, et comment on fait en sorte de jouer avec le lecteur.</p>
<p>
Je ne regarde plus les films et les séries de la même manière parce
que j'accorde plus d'importance à des aspects que
j'ignorais ou qui me passaient par-dessus la tête quand
j'avais 13 ans  ou même 33 : le contexte politique,
les allusions à l'actualité ou à l'histoire, les
références culturelles.</p>
<p>J'ai appris à faire la différence entre les séries que je
regarde, toujours par plaisir, mais aussi par goût de la culture et
de l'histoire de l'Amérique (<em>Cold Case, Swingtown,
Mad Men, 30 Rock</em>, <em>Law  Order</em>), par intérêt
pédagogique ou éthique (<em>Grey's Anatomy, House, M.D</em>.
et les séries médicales en général et, bien sûr, <em>Law 
Order</em>), pour oublier mes soucis (<em>Numb3rs, NCIS,
Bones,</em> les comédies en général), par admiration narrative
et/ou esthétique (<em>Damages, Law  Order, Cold Case, Mad Men,
Pushing Daisies, The Office</em>), par sensibilité (<em>Brothers
 Sisters, Army Wives, Swingtown</em> encore), par goût pour
les personnages ou leur situation (<em>Chuck, Life, Life on
Mars</em>) ou... parce que je les regarde depuis le début et
qu'elles ne m'ont, jusqu'ici, jamais déçu
(<em>CSI, Without a Trace</em>, <em>Cold Case, Law  Order
--</em> et je vais me remettre à <em>LO : Criminal
Intent</em>, car l'infâme executive producer Warren Leight l'a
quittée et ce sont deux vétérans de <em>LO</em>, Walon Green
et Michael Chernuchin qui prennent le relais, et puis Jeff Goldblum
succède à Chris Noth, alors je ne vais pas rater ça).</p>
<p>Mais mes habitudes n'ont pas, en elles-mêmes, d'importance
au-delà du cercle restreint que constituent mon entourage et les
lecteurs de ce blog.</p>
<p>
En revanche, les habitudes du public américain de télévision sont
peut-être elles aussi en train de changer...</p>
<p>Je lis ce matin dans Zap2it.com que pour la quatrième semaine
d'affilée, c'est ABC et non CBS qui est le network le
plus regardé. Par curiosité, je suis allé scruter la grille des
programmes, et quelque chose m'a frappé immédiatement : pour
toutes les chaînes, le public visé est principalement féminin, mais
sur ABC, le <strong>casting</strong> des émissions l'est aussi :
aussi bien celui des séries - <em>Desperate Housewives, Brothers
 Sisters, Ugly Betty, Grey's Anatomy,Private Practice,
Samantha Who ?</em>  que celui de émissions de
téléréalité : <em>Extreme Makeover Home Edition, Dancing with the
Stars, Wife Swap, Supernanny...</em></p>
<p>Alors que sur CBS, leader depuis 8 ou 9 ans, les séries sont
majoritairement des <em>crime dramas</em> ou des comédies
d'une demi-heure. ABC n'a qu'une seule comédie de
30 minutes (<em>Samantha Who ?</em>, depuis la mi-saison 2007) et
un seul crime drama (<em>Life on Mars</em>, depuis le 9 octobre
2008 !). Toutes ses séries sont "semi-réalistes". Et la seule qui
soit franchement décalée de la réalité (<em>Pushing Daisies</em>) -
et nettement plus originale que les autres - a du mal à trouver son
public.</p>
<p>
Ce qui me donne à penser que nous nous trouvons peut-être à
l'aube d'une nouvelle ère - ou, plus modestement, à un
nouveau carrefour - car si cette prééminence de ABC se confirmait,
elle influera sans aucun doute sur la nature des programmes qui «
domineront » le petit écran dans les années à venir. Le succès
appelle les copies de ce succès...

Martin Winckler</p>
<p></p>
<p>------- En illustration : Chuck (Anna Friel) et Ned (Lee Pace),
les amoureux qui, sous peine de mort, ne peuvent jamais se toucher
-- <em>Pushing Daisies</em> (ABC, depuis 2007).</p>
<p></p>
<p>----------------------</p>
<p><strong>Mon DVD de la semaine</strong></p>
<p>Koba Films réédite en deux DVD <em>Les Aventures de
Lagardère</em>, version très fidèle au cycle de romans de Paul
Féval dont <em>Le Bossu</em> est le volume le plus connu. Jean Piat
y est épatant en Lagardère, Sacha Pitoëff glaçant en Gonzague. Si
<em>Le Bossu</em> de De Broca, avec Daniel Auteuil et Fabrice
Luchini, est à mon humble avis la meilleure version cinéma, cette
mini-série (deux fois 100 minutes) des années 60, réalisée par
Jean-Pierre Decourt, est la meilleure à la télévision, bien
au-dessus de la calamiteuse (et pudibonde) version Canal +/France 2
du début des années 2000... Tout y est épatant : les acteurs (il y
a une série de gueules dans les seconds rôles...), les paysages et
la narration. Et l'insolence des personnages reflète bien aussi la
révolte montante contre les pouvoirs de l'époque. L'immense
majorité des séries françaises contemporaines ne peuvent pas en
dire autant.</p>
<p>Si vous ne l'avez jamais vu, je vous recommande vivement ce
<em>Lagardère</em> qui ne vend ni armes ni journaux mais qui manie
l'épée (pour le bien) et le verbe (avec esprit) comme aucun autre
Lagardère ne l'a fait depuis.</p>
<p>MW</p>
<p>Le site de Koba Films : http://www.kobafilms.fr/index.php</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/6280/Evolution/</id>			<link href="http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/6280/Evolution/" />			<author>				<name>martinwinckler</name>				<uri>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-10-15T13:46:14+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Emmy Awards 2008 : le câble et lengagement à lhonneur</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>[</p>
<p>Les Emmy Awards  les Oscars de la
télévision américaine ont fait fort, cette année.</p>
<p>Ce ne sont pas les «grosses
machines» de l'audimat (<em>CSI, Desperate Housewives,
Lost)</em> qui ont emporté le plus grand nombre de statuettes, mais
des émissions visant une audience plus modeste en nombre et plus
exigeante en terme de contenu.</p>
<p>De plus, les deux grands vainqueurs de la
soirée sont le câble et des émissions engagées 
politiquement, socialement, historiquement.<span></span></p>
<p>Pour la première fois dans l'histoire
des Emmys, une fiction diffusée par une toute petite chaîne du
câble (une grosse, HBO, l'a déjà décroché avec <em>Les
Soprano</em>) remporte le trophée de la meilleure <em>drama</em> :
c'est la remarquable <strong><em>Mad
Men</em></strong><em>,</em> dont j'ai déjà parlé sur ce blog.
Matthew Weiner (créateur de la série) et ses co-scénaristes
remportent également l'Emmy du meilleur scénario dans la
catégorie. C'est d'autant plus remarquable qu'il
s'agit de la première fiction originale produite par AMC, une
petite chaîne du câble jusqu'ici consacrée à la diffusion de
films. Pour mesurer l'importance de l'événement, disons
que c'est un peu comme si TPS Star remportait un 7 d'Or
pour sa première fiction, chronique pointue du milieu de la
publicité dans la France de De Gaulle...</p>
<p>Admirateur de <em>Mad Men</em> depuis la
première scène de son premier épisode, j'adresse ici
solennellement à son créateur, le scénariste Matthew Weiner, mes
félicitations de spectateur, d'écrivain et de critique de
télévision (et qu'il ne s'avise pas de m'inviter
à dîner en tête à tête, car je l'étranglerai de
jalousie un talent pareil, c'est tout simplement
insupportable...).<span></span></p>
<p>HBO, elle, pulvérise le record du plus grand
nombre de récompenses pour une même production en une seule année,
avec la mini-série <strong><em>John Adams</em></strong>, biographie
en sept épisodes d'un des «» les
plus importants mais les plus méconnus de la Nation américaine,
co-rédacteur et signataire de la déclaration d'indépendance
et deuxième président des Etats-Unis (après George Washington et
avant Thomas Jefferson). Elle remporte aussi l'Emmy du
meilleur scénario, celui du meilleur acteur pour Paul Giamatti dans
le rôle d'Adams, celui de la meilleure actrice pour Laura
Linney dans le rôle de son épouse Abigail et neuf autres statuettes
dans la catégorie mini-série. Imaginez Canal + remportant treize 7
d'or pour une minisérie consacrée, mettons, à Jacques Pierre
Brissot. Quoi?
<em>Précisément</em>! (Il a une très bonne fiche sur
Wikipédia.)</p>
<p>Si vous voulez savoir qui est John Adams avant
que la minisérie de HBO ne soit visible en France (si elle
l'est jamais...), je vous recommande la Director's
Cut de <strong><em>1776</em></strong><em>,</em> de Peter Hunt
(1972), transposition au cinéma de l'excellente pièce/comédie
musicale du même nom. Le film passe rarement à la télévision
française mais le DVD a des sous-titres français.</p>
<p>Quant à la meilleure comédie, c'est
<strong><em>30 Rock</em></strong> (divine surprise pour NBC, le
grand network qui va le plus mal en ce moment...) satire
inspirée à la comédienne et scénariste Tina Fey par le <em>Saturday
Night Live,</em> émission satirique cinquantenaire de NBC. Ici, les
votants ont récompensé une fiction qui se moque non seulement de
NBC (sa chaîne co-productrice) mais aussi de la General Electric
(propriétaire de NBC), du parti républicain et de la télévision en
général. Mais ils lui décernent aussi l'Emmy du meilleur
scénario de comédie, et ceux des meilleurs comédiensà ses
deux acteurs principaux : Tina Fey et Alec Baldwin, géniaux de
naturel. Un grand coup de chapeau à Tina Fey. Si ce n'est pas
la première fois qu'une femme remporte à titre personnel et
le même soir trois Emmys - en tant que créatrice, scénariste et
comédienne de sa propre série - ça n'a pas dû arriver souvent
en 60 ans, car les scénaristes-comédiennes ne courent pas les rues,
même aux USA. (Et si elle m'invite à dîner, je ne dis pas
non. Les femmes à lunettes ne me font pas peur...)</p>
<p>Toutes proportions gardées, c'est un peu
comme si, mettons, Florence Foresti recevait trois 7 d'or
pour une comédie qui fusille le milieu de la télé, TF1, Bouyghes et
l'UMP... le tout, sur TF1.</p>
<p>Côté interprétation, le câble est encore une
fois beaucoup récompensé. Meilleur acteur de second rôle dans un
comédie: Jeremy Piven
(<strong><em>Entourage</em></strong><em>,</em> HBO)
meilleure actrice de <em>drama</em>: Glenn Close
(<strong><em>Damages</em></strong><em>, FX</em>, déjà décrite sur
ce blog)<span>l'excellent
Zeljko Ivanek, bien connu des amateurs de <em>Homicide,</em>
<em>Oz</em> et <em>Law  Order</em>, qui remporte justement
l'Emmy du second meilleur rôle dramatique, pour son portrait du
tourmenté Ray Fiske, avocat d'un milliardaire corrompu, dans
<em>Damages.</em></span></p>
<p>L'Emmy du meilleur rôle dramatique masculin -
et là c'est une grosse surprise  récompense Bryan
Cranston (<em>Breaking Bad</em>, la deuxième production originale
de AMC...). Le cas de <strong><em>Breaking Bad</em></strong>
est très intéressant : c'est la chronique très féroce
d'un brave type qui, atteint par un cancer, décide de
fabriquer et de vendre de la drogue pour payer ses soins médicaux
et mettre sa famille à l'abri. Le fait que Cranston,
jusqu'ici acteur de second plan (son rôle le plus connu est
d'avoir été le père du personnage-titre dans
<em>Malcolm</em>) emporte l'Emmy du meilleur acteur
dramatique devant Hugh Laurie (<em>House</em>), qui le méritait
amplement, témoigne d'un changement notable dans
l'attitude des professionnels de la télévision américaine
 puisque ce sont eux qui remettent les Emmys. Les membres de
l'Academy of Television ne regardent plus seulement les
séries que tout le monde regarde, mais aussi  et on peut
commencer à dire «» - les fictions les plus
exigeantes et les plus iconoclastes. Et ils font savoir
qu'ils aiment ça.</p>
<p>Mais bien sûr, ils ont la plus grande
télévision du monde, et parmi tous les programmes produits, ils ont
le choix entre le très mauvais et du très très très bon. Tout le
monde ne peut pas en dire autant.</p>
<p>Vive la télévision américaine, vive le DVD et
vive le téléchargement, qui me permettent de me divertir et de
m'éduquer et de divertir et éduquer mes enfants sans la
télévision française (à part <em><span>c</span>'est pas
sorcier</em>...).</p>
<p>Martin Winckler</p>
<p></p>
<p>PS
Order</em> remportait l'Emmy de la meilleure série
dramatique. A l'époque, je tenais la rubrique télévision de
<em>Télécâble Satellite Hebdo</em>. Très heureux que la série
produite et dirigée par René Balcer ait remporté cette récompense,
j'appelais France 3 qui la diffusait sous le titre de <em>New
York District</em>(depuis, TF1 l'a rebaptisée <em>New
York Police Judiciaire</em> histoire de faire plus français,
sans doute) pour attirer leur attention sur cette récompense et les
inciter à en faire état à l'antenne... comme les chaînes
le font en diffusant un film qui a remporté un Oscar.</p>
<p><span>l</span>es attachées de presse de la
chaîne qui m'ont répondu ne connaissaient pas <em>Law 
Order</em>, ils ignoraient que F3 la diffusait (elle passait alors
à... 1 heure du matin) et n'avaient pas la moindre idée
de ce qu'étaient les Emmy Awards. Aujourd'hui, les
journaux français parlent des Emmy . Dommage qu'ils ne
puissent pas dire grand-chose des lauréats. Combien
d'articles <em>de fond</em> a-t-on écrit en France sur
<em>Mad Men, 30 Rock et John Adams</em>? Les deux premières
séries ont fait l'objet d'un article dans
<em>L'année des séries 2008</em> (Ed. Hors Collection) , mais
je pense que la plupart des journalistes français de télévision ne
l'ont pas lu...</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/5387/Emmy-Awards-2008-le-cable-et-l-engagement-a-l-honneur/</id>			<link href="http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/5387/Emmy-Awards-2008-le-cable-et-l-engagement-a-l-honneur/" />			<author>				<name>martinwinckler</name>				<uri>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-04T15:05:32+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Les Seventies dhier et daujourdhui : "Search", "The Name of the Game" et "Swingtown".</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>[</p>
<p>Sur un site de torrents consacres aux series anciennes, j'ai
trouve ces jours-ci les torrents du pilote et du premier episode d'une serie
des annees 70, que j'ai vue  pendant l'annee que j'ai
passee aux Etats-Unis.</p>
<p><strong><em>Search </em></strong></p>
<p>Le pilote de 90 minutes, diffuse en fevrier 1972, etait
intitule <em>Probe la serie proprement
dite, diffusee de septembre 72 a mai 73 etait (re)baptisee <em>Search. </em>Meme si elle n'a dure qu'une saison, j'en avais garde un
souvenir tres precis et j'ai pu constater, 35 ans plus tard, que c'etait une
serie tres interessante, a bien des egards. Elle contait les enquetes
internationales d'une officine semi-officielle chargee de rechercher des
criminels, de recuperer des biens ou de liberer des otages et dont les agents
etaient equipes d'une technologie tres avancee pour l'epoque et
qui aujourd'hui ne parait plus si incroyable: ils pouvaient recevoir et
emettre des messages grace a des implants neuronaux, possedaient des cameras
scanners qui enregistraient tout ce qui se passait autour d'eux
et ils etaient  en permanence par une equipe equipee d'une
flopee d'odinateurs et d'ecrans video. Le tout par satellite, bien entendu.</p>
<p></p>
<p>Une autre particularite de la serie etait que ses trois
agents, Lockwood<span> </span>(Hugh O'Brian), Bianco
(Tony Franciosa) et Grover (Doug McClure) apparaissaient en alternance, une
semaine sur trois, et les personnalites respectives des interpretes et des
personnages donnaient a chaque episode une tonalite particuliere.</p>
<p></p>
<p>En decouvrant le telefilm-pilote (que je n'avais pas vu a l'epoque)
ce qui m'a le plus frappe, en dehors evidemment du caractere extraordinairement
precis et prophetique des gadgets, c'est le ton leger et l'humour, typiques des
series des annees 70. Le personnage interprete par Hugh O'Brian se nomme <em>Hugh</em> Lockwood et cette insistance sur le
prenom, sa coupe de cheveux, ses vetements et sa personnalite de don juan,
amplement commentee par la jolie blonde qui suit ses deplacements a la trace,
font irresistiblement penser a un autre Hugh  Hefner, createur de <em>Playboy</em>, dont les annees 70 etaient la
grande epoque.</p>
<p></p>
<p>Un signe plus anecdotique mais tres significatif m'a montre
s'il en etait besoin que je devais vraiment beaucoup aimer <em>Search</em>, lorsque je l'ai vue: j'avais memorise le theme
musical tres "seventies" compose par Dominic Frontiere pour le generique, et il m'est revenu integralement des les
premieres mesures.</p>
<p></p>
<p>Il est toujours tres gratifiant de retrouver son plaisir passe
en relisant un livre ou en revoyant un film qui nous a marque. Mon plaisir en
revoyant <em>Search </em>est de ceux-la, avec
la satisfaction d'avoir su percevoir a l'epoque, malgre mon 
en matiere de series, toutes les qualites de celle-ci.</p>
<p></p>
<p><strong><em>The Name of the Game</em></strong></p>
<p></p>
<p>L'alternance de personnages dans une meme serie ou une meme
case horaire (1) n'est pas une nouveaute de <em>Search</em> puisque, de 1968 a 1971, NBC produisit une serie constituee d'episodes de
90 minutes et intitulee <em>The Name of the Game. </em></p>
<p></p>
<p>Diffusee partiellement en France sous le titre de <em>Les regles du jeu, </em>cette bonne serie des
annees 70 faisait elle aussi alterner ses trois vedettes: Robert Stack (l'Elliot
Ness des <em>Incorruptibles</em>) Gene
Barry (auparavant vedette de <em>Burke's Law</em> et medecin assassin face a Peter Falk dans le pilote de <em>Columbo</em>) et... Tony Franciosa. Les trois heros bossaient tous dans la
presse: Barry etait le proprietaire d'un journal, Stack son redac-chef et
Franciosa son journaliste d'investigation. Ajoutons, pour vous faire saliver,
qu'un tout jeune Steven Spielberg realisa en 1971 un episode de <em>The Name of the Game </em>completement
atypique, <em>L.A. 2017, </em>dans
lequel le personnage interprete par Barry est, selon l'excellente fiche de
Wikipedia consacree a la serie, poursuivit dans une Los Angeles future frappee par une pollution mortelle, ou un gouvernement fasciste dirige par des psychiatres a contraint la
population a vivre dans le sous-sol pour echapper a la pollution...</p>
<p>Ca, c'est un episode que j'aimerais bien voir. Il faudrait d'ailleurs qu'un jour quelqu'un ait la bonne idee de composer un coffret DVD avec tous les episodes de series tournes par Spielberg. Histoire de montrer que la television, aux USA comme en Grande-Bretagne (je pense a Mike Leigh, par exemple) peut etre le lieu d'epanouissement des cineastes debutants. Quand on prend la peine de leur faire confiance.</p>
<p></p>
<p>Malgre leurs naivetes, <em>Search </em>et <em>The Name of the Game </em>font partie
de ces bonnes series des <em>Seventies</em> que
la television franaise a le plus souvent ignorees ou meconnues quand elle ne
les a pas purement et simplement interdites d'antenne (<em>Search </em>est inedite en franais, il me semble), et elles m'incitent a
vous parler d'une autre serie situee a la meme epoque (en 1976, exactement)
mais qui vient d'etre diffusee par CBS.</p>
<p></p>
<p><strong><em>Swingtown </em></strong></p>
<p></p>
<p>Le sujet de <em>Swingtown </em>est<em> </em>ose, surtout pour la respectable chaine
: c'est l'histoire de
trois couples vivant a Chicago dont la vie, les relations conjugales et les
pratiques sexuelles evoluent au contact les uns des autres. Susan et Bruce Miller
changent de quartier le jour ou Bruce, qui est <em>trader</em>, monte en grade. Ils emmenagent en face de la maison de
Trina et Tom, un couple  qui n'hesite pas a organiser des <em>parties </em>echangistes dans son sous-sol.
Ce simple deplacement de quelques rues, du quartier ou la <em>middle-class </em>fait ses pique-niques entre voisins a un quartier plus
huppe, dont les residents frequentent le club <em>Playboy </em>de <em>Downtown </em>Chicago,
organisent des rallyes dont les enigmes ont des connotations sexuelles et des
soirees de soutien a l'acteur principal de <em>Deep
Throat </em>poursuivi par la justice  est lourd de consequences pour les deux
couples, et pour un troisieme, celui que forment Roger et Janet, les anciens
voisins et meilleurs amis de Susan et Bruce. Trois couples, trois maniere d'envisager
la vie familiale et sexuelle: Trina et Tom ont (apparemment) choisi de
vivre sans enfants</span>Roger et Janet
entretiennent des relations datant des annees 50 Bruce et Susan (surtout
Susan) sont prets a envisager leur epanouissement personnel hors du cadre
rigide dans lequel ils sont entres a l'adolescence (ils se connaissent depuis
le lycee).</p>
<p></p>
<p>Situee a dessein l'annee du bicentenaire des Etats-Unis
<em>Swingtown </em>parle non seulement de la
liberation sexuelle mais aussi du changement de paradigme auquel sont confrontes
ces couples de quadragenaires mais aussi leurs enfants, qui en meme temps qu'ils
decouvrent l'attachement et la sexualite, constatent que leurs parents ne sont
pas plus (et parfois moins) degourdis qu'eux sur le sujet.</p>
<p></p>
<p>En dehors meme de la finesse de la reconstitution d'epoque 
les decors, les vetements, les couleurs, et meme les transitions entre scenes,
qui reprennent avec humour le montage des series des 70's  <em>Swingtown </em>est une serie a la fois passionnante
et emouvante. Passionnante parce qu'elle decrit l'epoque charniere ou des
femmes americaines qui ne sont pas specialement militantes commencent a se
penser autrement que comme  emouvante
parce que les sentiments decrits sont justes et finement dessines, dans toute
leur precision, leur tendresse et leur cruaute. Moins remarquee que <em>Mad Men </em>(dont j'ai deja parle sur ce
blog), elle est cependant de la meme trempe et de la meme qualite.</p>
<p>Pour avoir eu dix-huit ans aux Etats-Unis a la meme epoque, je suis admiratif de la
description qui est faite des enfants de Susan et Bruce : les interrogations de BJ, leur garon de 14 ou 15
ans, et la liberation de leur fille Laurie, qui en a 18.</p>
<p></p>
<p>Creee par Mike Kelley, scenariste originaire de Chicago, et
par le realisateur Alan Poul, l'un des principaux artisans de <em>Six Feet Under</em>, cette belle serie a
remporte un grand succes critique, un moins grand succes d'audience sur CBS, ou
elle a ete diffusee cet ete, et son renouvellement eventuel pour une nouvelle
saison, l'ete prochain, est encore hypothetique a l'heure ou j'ecris ceci (16
septembre 2008). Mais l'edition DVD de sa premiere (et peut-etre unique) saison
de 13 episodes, qui se conclut de maniere tres satisfaisante pour le spectateur,
est d'ores et deja annoncee sur www.tvshowsondvd.com.
Je ne saurais donc trop en recommander l'acquisition a tous les amateurs de
grandes series realistes et aux spectateurs qui, comme moi, s'interessent de
pres a l'histoire culturelle des Etats-Unis.</p>
<p></p>
<p>Martin Winckler</p>
<p>(1) <span></span>A la meme epoque, toujours sur NBC, les
telefilms des series <em>Columbo</em>, <em>McCloud</em> - avec Dennis Weaver, 1970-1977,
inspire par le <em>Un sherif a New York</em> de Don Siegel avec Clint Eastwood - et <em>McMillan
 Wife </em>- avec un Rock Hudson moustachu dans son premier emploi regulier
a la television, si je ne m'abuse -alternaient chaque semaine dans la
case du <em>NBC Mystery Movie.</em></p>				</div>			</content>			<id>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/5021/Les-Seventies-d-hier-et-d-aujourd-hui-Search-The-Name-of-the-Game-et-Swingtown/</id>			<link href="http://martinwinckler.blog.toutlecine.com/5021/Les-Seventies-d-hier-et-d-aujourd-hui-Search-The-Name-of-the-Game-et-Swingtown/" />			<author>				<name>martinwinckler</name>				<uri>http://martinwinckler.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-09-16T23:21:24+02:00</updated>		</entry></feed>