<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Et dans un blog les lier.]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2009-03-19T23:11:31+01:00</updated>		<entry>			<title>Flash : Il serait temps qu'on la considère en tant que tel</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>P</strong>etit pensée. Suite aux divers
discussions que j'ai pu lire ou auquel j'ai pu participer sur le
problème du cinéma français à offrir plus d'oeuvres de genres,
suite au
texte de Rafik Djoumi intitulé : Un peu de chauvinisme qui
répondait à ceux qui pensent que la France n'a pas la culture pour
créer des oeuvres tels que des westerns, des films fantastique et
bien d'autre chose encore je me dis que parfois il y a des choses
tellement évidentes, des choses qui sautent aux yeux et qui
pourtant ne sont pas remarqué par ce qui pourrait être les
principaux concernés ou les défenseurs du "c'est mieux
ailleurs".</p>
<p><em><strong>T</strong>op ! Je suis une série crée,
écrit, réalisé et interprétée par un autodidacte nourri à
<strong>Star Wars</strong>, <strong>Warhammer</strong> et
<strong>Indiana Jones</strong>. Je suis composé de 450 épisodes
répartie sur cinq, bientôt six, saisons. Je suis le 6ème programme
le plus rentable des quatre principale chaine française et le
premier programme qui rapporte le plus de revenu publicitaire à ma
chaine de diffusion.Je réunis lors de ma diffusion une moyenne de
cinq millions de téléspectateurs et leur raconte une histoire
fantastique où je revisite le mythe Arthurien en ancrant mon style
dans un langage moderne hérité d'Audiard et de Gosciny. J'aborde
des thèmes universels comme l'amour, la fraternité, l'amitié, la
foi et questionne sur l'art, la religion, la vie de couple,
l'avancée sociale via des histoires humoristique et dramatique.
Prenant mon sujet à bras le corps je n'hésite pas à exploiter toute
la richesse que le passage d'une époque à une autre (et notamment
de l'arrivée du christianisme) peut offrir en matière de
dramaturgie. Je parsème au sein de mes histoires des multiples
références à <strong>La guerre des étoiles</strong>, à
Aristote, à <strong>Stargate</strong>, aux jeux vidéos, au frères
Coen, à Michael Mann, à <strong>Rambo 3</strong>, aux Skavens, à
<strong>X-files</strong> et bien d'autre chose encore. J'ai évolué
au fur et à mesure de mes saisons au niveau de ma réalisations et
offre aujourd'hui des épisodes d'une qualité visuel rare pour un
show de ma catégorie. Enfin pour finir je suis une série française.
Je suis, je suis......</em></p>
<p></p>
<p><strong>J</strong>'avoue que je me questionne
assez. Comment une série française d'une telle qualité et qui
arrive à manier habilement dramaturgie classique et référence
populaire et geek n'est t'elle pas mis en avant par ceux qui
veulent un cinéma de genre, et/ou ceux qui veulent des séries de
qualité. Est ce son statut de sucesseur de <strong>Caméra
Café</strong> ? Sa ressemblance superficielle avec le
<strong>Sacrée Graal</strong> des Monthy Pythons ? Le fait que
cette série soit une comédie à la base ?</p>
<p><strong>P</strong>lus encore à l'heure où on se
demande comment le système de production de fiction française peut
tendre vers un mode à l'américaine, <strong>Kaamelott</strong>
démontre qu'un système d'avantage influencé par le système anglais
peut très bien marcher en France. Alexandre Astier offre 450
épisodes en moins de 5 ans là où il à fallu attendre deux ans pour
voir la seconde saison d'un très gros succès de France 2 (en
l'occurence <strong>Clara Sheller</strong>)</p>
<p><strong>B</strong>ref je m'interroge. Enfin pas
longtemps non plus je préfère mater des épisodes. Néanmoins mon
amour pour cette série à débouché sur quelques textes dont je vous
met les liens ici :</p>
<p>- Kaamelott,
un succès à suivre</p>
<p>-
Construire
un royaume</p>
<p>- Un
royaume en mouvement</p>
<p>- Un
pop-royaume</p>
<p><strong>C</strong>es textes furent écrit peu avant
la diffusion du Livre V et je pense que dans un futur proche je
reprendrais tout cela. Ce futur proche étant bien sur après la
diffusion du Livre VI qui sera la dernière saison de la série avant
son passage au grand écran.</p>
<p><strong>E</strong>t justement en parlant de livre
VI figurez vous que dans le cadre du festival Paris fait sa
comédie, Alexandre Astier a décidé d'offrir à ses fans rien moins
que ceci :</p>
<p></p>
<p><strong>U</strong>ne nuit
<strong>Kaamelott</strong> où seront projeté les premiers épisodes
du Livre VI se déroulant chronologiquement avant le début de la
série alors qu'Arthur n'était pas encore roi de Bretagne mais
simple officier dans la légion romaine. Pour ceux qui connaissent
la fin du livre V l'attente va être encore un peu longue pour
savoir comment le roi va surmonter l'épreuve qui boucla le dernier
épisode. Mais ca sera surtout pour tout les fans l'occasion d'un
moment géniale où la découverte de nouveaux épisodes
s'accompagneront à n'en point douter d'éclat de rire et de vannes
qui fusent.</p>
<p>Moi en tout cas j'y
serais avec mon T-shirt où je demande qu'on me considère en tant
que tel.</p>
<p><strong>A</strong>llez je vous quitte avec ce
podcast de l'émission de Michel Drucker sur Europe 1 consacré à la
série. 1h30 avec un Alexandre Astier qui déclare que le jeux de
rôle est le plus beau jeux du monde et que tous les parents
devraient initier leurs enfants à ce jeux ca fait vraiment
plaisir</p>
<p>
Alexandre Astier à Europe 1</p>
<p></p>
<div>









<div>
<p>
Et aussi sur le groupe PriceMinister: Livres, DVD
 VHS, Voyage</p>
</div>
</div>
				</div>			</content>			<id>http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com/8524/Flash-Il-serait-temps-qu-on-la-consid-re-en-tant-que-tel/</id>			<link href="http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com/8524/Flash-Il-serait-temps-qu-on-la-consid-re-en-tant-que-tel/" />			<author>				<name>lord-of-babylon</name>				<uri>http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-03-19T23:07:31+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Babylon 5 : Soul Mates (2.07)</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span><strong>Situation de
départ</strong></span></p>
<p>- <strong>M</strong>atthew Stoner, commerçant
d'antiquité, est surveillé par Michael Garibaldi depuis son
arrivé sur la station. Le chef de la sécurité soupçonne quelque
chose de louche chez cet individu sans réellement savoir quoi.
Peut-être est-ce seulement le fait que Matt Stoner est
l'ex-mari de Talia Winters.</p>
<p>- <strong>L</strong>ondo accueille Mort, Peste et
Famine, aussi connus sous le nom de Mariel, Daggair et Timov, ses
trois «» épouses à l'occasion du
trentième anniversaire de son ascension*. Etant donné
l'importance de cette célébration et vu l'influence
grandissante de Londo à la cour royale, l'empereur lui a
offert comme cadeau la réalisation d'un de ses voeux
dans la limite de ses pouvoirs. Ainsi Londo a demandé à
l'empereur l'annulation de deux de ses mariages
arrangés afin de se débarrasser de ses tendres femmes. Il devra
néanmoins garder une épouse pour les convenances de la cour et de
sa fonction.</p>
<p>- <strong>L</strong>a transformation de Delenn a été
fournie sans mode d'emploi et sans qu'on lui explique
les effets secondaires. Elle se retrouve donc à lutter contre ses
cheveux qui ne veulent pas se laisser coiffer. Heureusement Ivanova
vient l'aider dans ce combat difficile.</p>
<p>- <strong>L</strong>ondo subi une tentative
d'assassinat lors de la cérémonie de son ascension, tandis
que Matt Stoner essaye de convaincre Talia Winters de partir avec
lui.</p>
<p><span><strong>Problèmes</strong></span></p>
<p>- <strong>M</strong>att Stoner est un ancien agent
du Corps Psy qui l'a quitté après avoir perdu ses pouvoirs
lors d'une expérience qui a échouée. Est-ce la vérité?
Pourquoi veut-il que Talia revienne avec lui et comment fait-il
pour s'attirer les bonnes grâces de tous les gens qu'il
rencontre? Est ce seulement la jalousie qui pousse Garibaldi
à surveiller Stoner ou bien est-il convaincu qu'il cache
quelque chose?</p>
<p>- <strong>L</strong>es épouses de Londo ne
seraient-elles pas les investigatrices de la tentative
d'assassinat? Après tout c'est leur position
sociale qui est en jeu. A moins que tout cela ne soit manigancé par
G'Kar.</p>
<p>- <strong>C</strong>omment fait-on un
brushing?</p>
<p><span><strong>SItuation de
fin</strong></span></p>
<p>- <strong>A</strong>fin de sauver Londo, Timov
accepte de donner son sang mais elle fait jurer au docteur Franklin
de ne rien dire à son époux. Elle ne veut pas que celui-ci lui soit
redevable de quelque chose.</p>
<p>- <strong>S</strong>heridan et Garibaldi découvrent
(sans toutefois pouvoir le prouver) que Matt Stoner est toujours un
agent du Corps Psy. L'expérience lui a peut-être enlevé ses
pouvoirs télépathiques mais l'a doté de pouvoirs empathiques.
Ainsi Matt peut très facilement influencer et contrôler les
sentiments des gens à son égard. Il semblerait qu'il devait
ramener Talia afin de concevoir un enfant doté des deux dons.</p>
<p>- <strong>D</strong>elenn a enfin compris comment se
coiffer grâce à l'aide d'Ivanova. Les deux femmes ont
ainsi noué une solide et profonde amitié.</p>
<p>- <strong>L</strong>ondo divorce de Marielle et de
Daggair. Les deux femmes quittent la station outrées tandis que
Timov ne comprend pas le choix de Londo.</p>
<p><strong>Timov</strong>:
«! Pourquoi as-tu décidé de me
garder et de les répudier? Je n'ai pas fait montre
d'une immense affection pour toi, je trouve ta conduite
récente tout à fait méprisable, je ne t'aimerai jamais. Je te
tolérerai tout au plus et je ne serais jamais ce que tu veux que je
devienne. Alors pourquoi moi»

<strong>Londo</strong>Parce qu'avec toi je
saurais toujours où j'en suis.»</p>

<p><strong>L</strong>e deuxième épisode de
l'arc Talia s'intéresse au personnage de Talia Winters
et de Londo Mollari. Concernant Talia: la ré-apparition de
son ex-mari nous donne l'occasion de constater que Talia
n'est plus heureuse de sa position. Ses diverses aventures la
portent à penser que son don est plus une malédiction. Plus que son
appartenance au Corps Psy, c'est bien son don télépathique
qu'elle rejette, et quand Matt Stoner lui affirme avoir
trouvé le moyen de perdre ce don elle n'hésite pas une
seconde.....................................et elle tombe dans le
panneau.

<strong>L</strong>a
résolution de l'épisode confirme aussi qu'au delà du
trio amoureux entre Talia, Garibaldi et Matt Stoner c'est
bien la fourberie du Corps Psy qui nous est montré. Une
organisation qui n'hésite pas à envoyer un des leurs pour
féconder Talia afin d'engendrer des télépathes plus
puissants. Encore une fois, les certitudes de Talia sont ébranlées.
Un bon épisode donc, qui contribue à faire évoluer son personnage
en même temps que son lien avec Garibaldi. En guest-star Keitjh
Szarabajka (Charles Gracen dans <strong>Profit</strong> et Holtz
dans <strong>Angel</strong>) dans le rôle de Matt Stoner. Inutile
de préciser qu'il est particulièrement brillant dans ce rôle
et la manière dont il se moque de Garibaldi est particulièrement
savoureuse.

<strong>C</strong>oncernant
Londo: Voilà un magnifique épisode où Peter Jurassik exploite
pour notre plus grand bonheur la satyre, le sadisme et
l'humour de son personnage. Londo va tour à tour se moquer de
G'Kar et de ses épouses dans des scènes réjouissantes. A un
G'Kar qui pensait lui faire offense, il rentre dans son jeu
pour mieux le déstabiliser (Londo<em>Mon dieu
j'adore lui faire ça»). A ses femmes qui
commencent à se crêper le chignon en apprenant la nouvelle du futur
divorce, il les calme d'une seule tirade (« <em>Mes
chéries voyons, s'il vous plait.......continuez</em>»).
Bref voilà du grand Londo. Cette histoire loin de n'être
qu'une récréation nous en apprend plus sur lui, sur sa
relation avec son épouse et avec les autres. Ainsi la seule
personne en qui il a confiance est celle qui n'hésite pas à
lui dire ce qu'elle pense réellement de lui sans prendre de
gants et on remarquera que Vir Cotto est dans la même situation.
Vis à vis de sa relation avec G'Kar, l'épisode nous
montre une nouvelle joute dont on ne sait pas qui sort vainqueur,
l'ambassadeur Centauris qui provoque le mal de crâne de son
homologue ou bien G'Kar qui couche avec l'une des
femmes de son rival tout en résolvant la tentative
d'assassinat dont son cher collègue a été la victime.</p>
<p>*Petit détail qui a
son importance. Quand on pousse plus loin la comparaison des
cavaliers de l'Apocalypse (Mort, Peste et Famine) pour désigner les
femmes de Londo (voir <strong>The War Prayers</strong> 1.11) on se
rend compte alors que Londo est le dernier de ces cavaliers. C'est
à dire : Guerre. Une comparaison qui va bientôt prendre tout son
sens</p>
<p><strong>P</strong>our l'anecdocte, Straczynski
n'est pas le scénariste de cet épisode. C'est Peter David qui s'en
charge. Auteur réputé de comic (et de romans sur <strong>Star
Trek</strong>) il parsème d'ailleurs cet épisode de référence aux
comics. Ainsi Timov déclare être la fille d'Alghul. Un mot qui
signifie "Démon" en Arabe mais qui fait aussi référence au
personnage de <span><span>Ras Al-Ghul, un célèbre
ennemi de la série Batman.</span></span></p>
				</div>			</content>			<id>http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com/8295/Babylon-5-Soul-Mates-2-07/</id>			<link href="http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com/8295/Babylon-5-Soul-Mates-2-07/" />			<author>				<name>lord-of-babylon</name>				<uri>http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-02-10T21:48:17+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>James Bond par Mechagodzilla / 1964 - 1967 : Le roi du monde</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span><strong>E</strong>n 1964,
Broccoli et Saltzmann sont des producteurs heureux. «
<strong>Docteur No</strong> » et « <strong>Bon baisers de
Russie</strong> » on été de francs succès qui laissent espérer un
avenir radieux pour les prochaines adaptions de Fleming.

<strong>S</strong>eulement,
en producteurs avisés, Broccoli et Saltzman savent également que le
public se lasse aussi vite qu'il se passionne, et qu'il
va falloir à chaque fois devancer ses attentes. Il est temps pour
Bond de quitter les rivages de la série B (qu'il laissera à
une foule d'imitateurs plus ou moins inspirés) pour
s'élancer à l'assaut du divertissement haut de gamme,
quitte à faire certaines concessions.</span></p>
<p><span>
<strong>L</strong>e
pré-générique de <strong>Goldfinger</strong> donne d'emblée
le ton : camouflé dans le plan d'ouverture en canard (!),
Bond porte un costard impeccable sous sa tenue d'homme
grenouille (!!), et fait ensuite sauter le repère d'un
trafiquant de bananes parfumée à l'héroïne (!!!). Exit donc
les thrillers d'espionnage, et adieu au fonctionnaire du
MI-5. Les prochaines aventures de Bond seront caractérisées par une
recherche presque frénétique de l'efficacité instantanée au
détriment de l'atmosphère et de la vraisemblance.

<strong>C</strong>ommencé par
Terence Young et finalement mis en boite par Guy Hamilton (pour
d'obscure raisons de signature de contrat),
<strong>Goldfinger</strong> marque le début de cette course
effrénée à la surenchère à tous les niveaux qui atteindra (une
première fois) son apogée avec le délirant «<strong>On ne vit que
deux fois</strong>» en 1967.

<strong>L</strong>e message
est désormais clair : « vous êtes venus pour en prendre plein la
vue, on va vous en mettre plein la vue ». Et
<strong>Goldfinger</strong> tient admirablement ses promesses ; du
superbe plan d'ouverture (après un générique devenu
légendaire) jusqu'au plan de fin, c'est du jamais vu
pour le spectateur de l'époque. Chaque situation est
explosive, chaque perso inoubliable :

- ainsi Auric Goldfinger, loin d'être un simple escroc
international, devient un génie du mal ne vivant que pour et par
l'or (et servi par l'interprétation énorme de Gerd
Froebbe)</span></p>
<p><span>
- De même son exécuteur des basses oeuvres, Oddjob, tient plus de
la machine à tuer que du simple tueur à gage</span></p>
<p><span>
- quand il s'agira de menacer de couper Bond en deux, la
sempiternelle scie circulaire sera avantageusement remplacée par un
rayon laser (encore jamais vu au cinéma à l'époque)

<strong>L</strong>a mallette
de « bon baisers... » ayant tapé dans l'oeil des spectateurs,
les gadgets ont une place plus importante. Les fans purs et durs
regretteront souvent cette tendance, sans remarquer toutefois que
le gadget, chez Bond, ne sert qu'à faire de façon plus
élégante un truc que 007 aurait pu faire avec les moyens du bord.
Le briquet/traceur que Bond utilise pour filer la Rolls de
Goldfinger ne sert qu'à apporter un sang neuf à la
traditionnelle scène de filature et les mitrailleuses et le siège
éjectable de l'Aston Martin n'empêcherons pas Bond
d'être capturé par les hommes de Goldfinger. De toute façon,
Bond méprise les gadgets (chaque scène avec Q est une occasion de
le rappeler) et passe son temps à les détruire.

<strong>O</strong>n peut
regretter le Bond de « <strong>Bons baisers de Russie</strong> »,
mais il n'empêche que « <strong>Goldfinger</strong> » marche
admirablement bien et dépasse encore aujourd'hui de la tête
et des épaules pas mal de films contemporains. La qualité de son
découpage (encore Peter Hunt) et de son interprétation ainsi que le
soin apporté à la production (les décors de Ken Adam en jettent)
font que les quelques incohérences qui parsèment pourtant le film
(pourquoi Goldfinger passe-t-il autant de temps à présenter son
plan aux maffiosi pour les gazer dans la scène suivante ? a quoi
sert Tilly Masterson ?) passent inaperçues et ne gâchent en rien le
plaisir du spectateur.

<strong>S</strong>eul regret
: le Bond des deux premiers films n'a plus sa place dans ce
contexte, et <strong>Goldfinger</strong>, s'il donne encore
l'occasion à Connery de se distinguer dans de bonnes scènes
de tension pure (la scène du laser, le final...), marque néanmoins
le début de la lente évolution de l'espion au permis de tuer
vers le gentleman surdoué distributeur de bons mots et de sourires
en coin.

<strong>L</strong>e public
lui, en tout cas, s'en fiche, et fait un triomphe mondial à
<strong>Goldfinger</strong>. Le film reste encore aujourd'hui
un des plus gros (si ce n'est le plus gros) succès de la
franchise et engendrera à partir de 1964 une vague
d'espionnite qui balaiera tout l'occident ; tout le
monde va y aller de son espion : la série B italienne (avec
quelques franches réussites signées Solima, Freda ou grieco), la
télévision (« <strong>les espions</strong> », « <strong>man from
the UNCLE</strong> » etc...), la bande dessinée (« N<strong>ick
Fury agent of shield</strong> »). L'espionnage est à la mode
pour un bon bout de temps, et pour Broccoli et Saltzman, il faut
battre le fer tant qu'il est chaud.</span></p>
<p><span>
<strong>I</strong>mmédiatement mis en chantier
après <strong>Goldfinger</strong> (avec Terence Young de retour
pour la dernière fois aux commandes), et sorti en 1965 «
<strong>Opération Tonnerre</strong> »
(<strong>Thunderball</strong>) ne déroge pas la règle établie par
son prédécesseur : on reprend les mêmes (acteurs et techniciens) et
on en rajoute ; encore plus d'action, de dépaysement, de
violence... et moins de vraisemblance. L'évolution du budget
sera également la même : <strong>Thunderball</strong> coûtera
autant que les trois premiers Bond réunis.

<strong>C</strong>'est
peut être cette absence de limite (a la fois dans le budget et dans
cette volonté d'en mettre plein la vue) qui explique la
relative déception causée par le film qui, de plus, souffrira
indéniablement de l'absence de Peter Hunt au montage ; «
<strong>Opération Tonnerre</strong> » est un film long, trop long,
alignant les péripéties avec la régularité d'un
métronome.

<strong>L</strong>es enjeux
restent encore palpitants (le détournement nucléaire), certaines
scènes sont vraiment réussies (les bastons chorégraphiées par Bob
Simmons, la poursuite pendant la parade, la mort de Fiona
Volpe...), les gadgets sont comme d'habitude aussi sympa que
fondamentalement inutiles, le méchant interprété par Adolfo Celli
ressemble à Raffarin et pourtant, arrivé au dernier tiers du
métrage, on a envie que ça finisse, malgré l'énorme baston
aquatique finale généreuse en morts violentes.</span>
<span>« <strong>Opération Tonnerre</strong> »
ressemble à un de ces plats dans lesquels on met en grande quantité
tout ce qu'on aime... jusqu'à l'indigestion.
Hyper ambitieux dans le domaine de l'action, le film
n'ose cependant pas s'affranchir totalement de ses
bases de thriller d'espionnage et parsème son intrigue de
scènes d'expositions et de dialogues qu'il aurait été
facile de couper.</span></p>
<p><span>
<strong>L</strong>es choses
s'arrangent heureusement avec le film suivant : « <strong>On
ne vit que deux fois</strong> », qui, malgré un scénario
complètement délirant, reste bien mieux construit que son
prédécesseur.

<strong>C</strong>onscient du
faible potentiel spectaculaire du roman de Fleming (en résumé :
Après le meurtre de sa femme, Bond traverse une dépression puis
part au Japon se venger de Blofeld), Broccoli et Saltzman (et le
scénariste Road Dahl) n'en gardent que le lieux et le méchant
(encore une fois le SPECTRE), virent tout ce qui ne convient plus
(à la trappe la dépression de Bond, son apprentissage des poèmes
Haïku avec Tiger Tanaka et le jardin de mort de Blofeld rempli de
plantes mortelles) pour livrer un spectacle convenant plus à
l'esprit pop et débridé (sans mauvais jeu de mots) des années
60.

<strong>E</strong>ncore plus
terrifiant que le chantage nucléaire de « <strong>Opération
tonnerre</strong> », le péril à éviter est cette fois la troisième
guerre mondiale, orchestrée (comme toujours) par le SPECTRE qui
organise depuis le Japon le rapt de capsules spatiales américaines
et soviétiques au moyen d'un vaisseau « croque-fusée ».

<strong>I</strong>l suffit de
comparer « <strong>On ne vit que deux fois</strong> » à «
<strong>Bons baisers de Russie</strong> » pour mesurer le chemin
parcouru en 5 ans et 3 films. Le scénario ne se donne même plus la
peine de maquiller ses invraisemblances et semble même s'en
amuser. Le sommet du délire est atteint avec l'extravagant
décors de la base secrète de Blofeld, peut-être le
chef-d'oeuvre de Ken Adam, qui coûtera à lui seul autant que
« <strong>James Bond contre Dr No</strong> ».

<strong>L</strong>e film
passe pourtant très bien l'épreuve du temps et des visions
multiples (bien mieux en tout cas que « <strong>Opération
Tonnerre</strong> »), le mérite en revenant à un bien meilleur
découpage (Peter Hunt revient au montage contre la promesse de
réaliser le prochain Bond) et à une réalisation plus alerte du
vétéran Lewis Gilbert. Conscient du tournant définitivement
outrancier voire auto-parodique qu'a pris la série, Gilbert
arrive toutefois à ménager quelques beaux moments de mise en scène
(le plan en hélico, lors de la fuite de Bond sur les toits, le
massacre final dans le volcan du SPECTRE), voire même à insuffler
une tonalité très « polars japonais » au détour de certaines scènes
(les déambulations nocturnes de Bond, toute la séquence suivant le
meurtre de Henderson et la baston qui suit).

<strong>B</strong>ien
qu'ayant l'air de moins en moins concerné par son rôle,
Connery donne encore une interprétation convaincante de
l'espion au permis de tuer. Il sait cependant que ce Bond
sera son dernier ; entre deux films, il aura réussi à prouver
qu'il était capable de jouer autre chose (« <strong>Pas de
printemps pour Marnie</strong> », le grand film malade de
Hitchcock, « <strong>La colline des hommes perdus</strong> » de
Sidney Lumet) et en profitera pour négocier une réduction du nombre
de Bond qu'il était contractuellement tenu de tourner.

<strong>A</strong>vec «
<strong>On ne vit que deux fois</strong> » prend fin ce qui restera
certainement la meilleure période de la série, celle où chaque film
représentait du jamais vu à l'écran en matière de cinéma
d'action et où Bond était l'exemple à suivre pour une
foule de copieurs.

<strong>D</strong>e la copie
à la parodie il n'y a cependant qu'un pas, et Bond ne
tardera pas à se faire gentiment railler dans certaines parodies
plus ou moins réussies (« <strong>James Tont 007 ½</strong> » avec
Lando Buzzanca, « <strong>Opération Frère Cadet</strong> », avec
Neil « le frère de » Connery) et Derek Flint (le fringuant James
Coburn) le virera même d'une scène à grand coup de pied dans
le cul tandis qu'une autre jettera avec mépris un livre des «
aventures de 008 » en soulignant la débilité profonde de la chose
dans « <strong>Notre homme Flint</strong> » de Daniel Mann. Le coup
de grâce sera la sortie également en 1967 de l'énorme «
<strong>Casino royale</strong> », vaste entreprise de démolition
foutraque et délirante de l'univers Bond (j'y
reviendrai).

<strong>A</strong>vec le
départ de Connery, Broccoli et Saltzmann se trouvent confrontés à
un double enjeu : trouver un remplaçant à un l'acteur qui
sera pour toujours identifié à Bond (« Sean Connery <span>is</span> James Bond ») et introduire
un sang neuf dans un concept qui a atteint ses
limites.</span><span></span></p>
				</div>			</content>			<id>http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com/8211/James-Bond-par-Mechagodzilla-1964-1967-Le-roi-du-monde/</id>			<link href="http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com/8211/James-Bond-par-Mechagodzilla-1964-1967-Le-roi-du-monde/" />			<author>				<name>lord-of-babylon</name>				<uri>http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-02-01T23:26:20+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Pub pour les copains : 3 gars et un comic book</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>S</strong>ous ce titre étrange faisant référence à
un épisode d'une série animées vachement chouette se cache un blog
écrit par trois passionnés de comic-book. Ces trois érudits nous
font partager leurs passions et leurs connaissances sur le forum de
Mad Movies depuis des années et face à une demande de plus en plus
importante ils se sont lancés dans la création de ce blog.</p>
<p><strong>S</strong>i je vous en parle c'est que d'une part
ce sont des potes et des amis et que d'autre part ce blog est
vraiment bien car sortant des sentiers battus pour parler d'oeuvres
peu connu tel Les eternels de Kirby ou bien Howard the Duck de
Gerber.</p>
<p><strong>S</strong>i le blog n'est pas mis à jour
régulièrement ça n'empeche pas que les articles sont vraiment
passionnant et donne des conseils de lectures bien judicieux.</p>
<p><strong>B</strong>ravo les mecs.</p>
<p><em><strong>3 GARS ET UN COMIC
BOOK</strong></em></p>
				</div>			</content>			<id>http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com/8166/Pub-pour-les-copains-3-gars-et-un-comic-book/</id>			<link href="http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com/8166/Pub-pour-les-copains-3-gars-et-un-comic-book/" />			<author>				<name>lord-of-babylon</name>				<uri>http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-28T23:04:59+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Le onzième Doctor</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>H</strong>é bé punaise moi qui voulais
passer un week end de réveillon tout peinard à mater des films, à
redonner une chance à <strong>Alien 3</strong> et à tenter de
résoudre d'autres égnimes du Professeur Layton voila que certains
évènements d'une importance capitale m'oblige à prendre la
plume.</p>
<p><strong>O</strong>utre l'arrivée
d'extra-terrestres sur Terre ou bien la fin de mes fautes
d'orthographes à répétition dans mes messages, quelle autre
nouvelle importante recquiert la rédaction de ce flash ? Je vous
donne dans le mille c'est bien entendu l'annonce du prochain acteur
incarnant le personnage principale dans la meilleure série de
science-fiction actuelle à savoir <strong>Docto Who</strong>.</p>
<p><strong>D</strong>epuis la fin de la géniale
saison 4 plusieurs départ furent confirmés. Celui de Russel Davies
le producteur de la série et celui de David Tennant l'actuel
interprête du Docteur. Si ces deux départ furent planifiés en
coulisses depuis très longtemps (voir
à ce sujet l'excellent article de Sullivan Le Postec), les
annonces ne furent officialisées qu'en juin 2008. Ainsi ils devint
acquis que la nouvelle saison de <strong>Doctor Who</strong> ne
commencerait qu'en 2010, que l'année 2009 serait une année où ne
seraient diffusée que des épisodes spéciaux avec Tennant tandis que
Steven Moffat, le nouveau producteur de la série, commencerait le
tournage de la cinquième saison (saison qu'il a commencer à écrire
depuis le début de l'année 2008 quand Davies l'a nommé comme son
successeur).</p>
<p><strong>I</strong>l devint vite acquis également
que l'annonce du nouvel acteur interprétant le Doctor ne pourrait
être dévoilé lors d'un épisode de la série du fait du chevauchement
des épisodes de 2009 et 2010. La BBC a réussi un coup de
communication exceptionnel en cette fin d'année. Suite à l'épisode
de noël qui confirma que David Morrissey n'était pas le prochain
Docteur (mais qui offrit une sacré bonne histoire), la BBC comme à
son habitude diffusa deux <strong>Doctor Who Confidential</strong>.
L'un sur l'épisode de noël et l'autre qui revenait sur les dix
incarnations du Docteur (qui sont : William Hartnell, Patrick
Troughton, Jon Pertwee, Tom Baker, Peter Davison, Colin Baker,
Sylvester McCoy, Paul McGann, Christopher Eccleston et David
Tennant) appelé logiquement The Ten Doctor. Mais la veille de la
diffusion de ce Confidential la BBC en annonça le véritable titre :
The Eleven Doctor. L'annonce du prochain acteur allait donc être
faite. Depuis des mois celui-ci, et dans le plus grand secret,
avait été choisi (du moins officieusement) et avait déjà commencé à
travailler sur la série.</p>
<p><strong>A</strong>lors que tout les bookmakers
pariaient sur Joseph Paterson et que d'autre à l'annonce de
l'arrivée de Moffat espérer James Nesbitt, voila que tous sont pris
à contre courant par l'annonce de : Matt Smith</p>
<p></p>
<p><strong>V</strong>oila donc le nouveau Docteur.
Quasi inconnu, il sera le plus jeune acteur à endosser le role
d'une des plus vieilles icone de la culture populaire anglaise
encore en activité. Si on peut y voir une intention de
rajeunissement de la BBC, on peut aussi sans crainte espérer un
nouveau départ et des aventures de qualités tant la passation de
flambeau est travaillé depuis des lustres, tant Moffat a déjà
montrer ses compétences en tant que scénariste sur la série et tant
l'idée d'un vieux extraterrestre prenant sous les traits d'un jeune
homme peut apporter une nouvelle dynamique et des interactions
savoureuses.</p>
<p>Je vous laisse avec l'interview de
Smith diffusé lors du Confidential</p>
<p></p>
<p>



</p>
				</div>			</content>			<id>http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com/7412/Le-onzi-me-Doctor/</id>			<link href="http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com/7412/Le-onzi-me-Doctor/" />			<author>				<name>lord-of-babylon</name>				<uri>http://lord-of-babylon.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-04T16:44:41+01:00</updated>		</entry></feed>