<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://jorje.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://jorje.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[watch in progress]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://jorje.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2008-11-06T16:12:09+01:00</updated>		<entry>			<title>Eat heirs of the dead</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p>Le hasard fait parfois mal les choses
:de nanars est
de films bourrins, je m'émerveillais une nouvelle fois devant la
beauté et la puissance du <strong>13e Guerrier</strong> de
McTiernan, dont les faiblesses relatives, dues à des ellipses plus
ou moins volontaires, s'évaporent avec les visions. Quel film, par
Odin ! Et bien sûr, j'en ai profité pour maudire une nouvelle fois
Michael Crichton, faisant part à mes convives que ce salaud nous
privait, selon la légende geek la plus répandue de ces 10 dernières
années, d'un chef d'oeuvre invisible à jamais. Pas avant sa mort,
tout du moins. De là à la "souhaiter", il y a un pas que tout fan
de McTiernan a, je pense, franchi un jour, ne serait-ce
qu'inconsciemment.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Et voilà que sa mort arrive. Heureusement, si je peux dire,
c'est un cancer. Un accident brutal m'aurait interrogé sur cette
morbide coïncidence, et sur ma capacité à infliger le trépas par
simple rancoeur. RIP Mr Crichton. Tout salaud qu'il puisse être,
les fantasticophiles lui doivent beaucoup et 66 ans c'est quand
même jeune. Mais comment ne pas instantanément penser aux
conséquences de cette mort sur son "oeuvre", et celles sur
lesquelles il a droit,notamment sur ce premier montage du
film de McTiernan à l'époque où il s'appelait encore <strong>Eaters
of the dead</strong>. Je suis sûr qu'à l'heure qu'il est, des
centaine, voire des milliers de geeks aux 4 coins du globe voient
se raviver en eux l'espoir de voir un jour ce chef d'oeuvre maudit
dont nous aurions été privés, par la bienveillance d'un héritier
philantrope ou d'un producteuraverti.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>C'est aussi l'occasion de revenir sur ce fantastique mystère que
fut "l'affaire Crichton / McTiernan", relatée entre autres par un
génial site français, http://eaters.ifrance.com
,qui offre, outre un grand nombre d'articles précieux sur le
film (dont ceux d'époque de Rafik Djoumi dans Mad ou Benjamin
Rozovas dans DVDvision), des interviews du cast  crew
constituant autant de pièces à conviction d'une passionnante mais
irrésoluble enquête. Difficile, aujourd'hui, de dire à qui nous
devons ce que nous aimons dans <strong>le 13e Guerrier</strong>, ni
si la légende du film maudit est avérée. On peut seulement
s'attrister qu'un homme comme Crichton, conteur surdoué mais
producteur controversé, nous laisse un souvenir à ce point amer que
la pensée de sa mort puisse nous être synonyme de bonne
nouvelle.</p>
				</div>			</content>			<id>http://jorje.blog.toutlecine.com/6633/Eat-heirs-of-the-dead/</id>			<link href="http://jorje.blog.toutlecine.com/6633/Eat-heirs-of-the-dead/" />			<author>				<name>jorje</name>				<uri>http://jorje.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-11-06T16:09:52+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Les films du miyeu</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><em>Homme sage pesant le pour et le
contre de toute chose et arrivant à l'équilibre</em></p>
<p></p>
<p>Parler cinéma en toute subjectivité, comme souvent sur ces
blogs, c'est souvent tenter de faire partager des coups de gueule
ou des coups de coeur. On grossit le trait, on s'emporte, on
superlativise, on porte aux nues, on descend en flammes, on mouille
sa chemise,en essayant d'apporter un vrai point de vue et de
susciter le débat. Et pourtant, il y a des films pour lesquels il
est assez impossible, même avec beaucoup de mauvaise foi, de
s'emporter dans un sens ou dans l'autre. Ce sont tous ces films ni
bons ni mauvais, qui ont les défauts de leur qualités et
inversement, qu'on peut aimer et désaimer le lendemain, et qu'on
hésite à conseiller ou à déconseiller formellement, préférant dire
: "ça pourrait peut-être te plaire". Ce sont les films bof, les
films mouais, les films moyens, les deux étoiles, les 3/6, ceux qui
squattent le milieu d'un classement annuel et qu'on oublie vite en
général. Ces fameux films du miyeu, comme dirait une marionnette
béarnaise, sont souvent difficile à chroniquer sans passer par les
éternelles structures du "oui, mais", "ça commençait bien, mais ça
ne tient pas ses promesses", les + / les -", etc., et ça n'est ni
très passionnant à lire, ni très exaltant à écrire.</p>
<p></p>
<p>Pourtant, il y a des films du miyeu qui sont tellement du miyeu
que leur sujet, c'est le miyeu, c'est l'équilibre mou, c'est le
mi-figue mi-raisin, c'est la prudence balancée, car "rien n'est
vraiment simple" ce qui est commode pour ne traiter finalement de
rien. Pour être poli, on appelle souvent ça subtilité, finesse,
absence de manichéisme, justesse dans le portrait nuancé des
personnages,mais la frontière est souvent assez fine entre la
subtilité et la tiédeur, et il faut le dire, le manque d'intensité
de ces "comédies dramatiques" (quelle formidable appellation) peut
être chiant comme la pluie et agaçant comme une vieille fille
hystérique. En parlant de ça...</p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>N'écoutez pas l'affiche
française du film : ce visuel bien centré indique un film du
miyeu</em></p>
<p></p>
<p>Spécialistes des films du miyeu, les cinémas français et anglais
contemporains se tirent souvent la bourre pour ce qui est de
manquer de cojones, à quelques exceptions près. Et voilà que
sortent en même temps les films de leur champion respectif : le
populairetandem Bacri-Jaoui chez nous, pourfendeur d'idées
reçues, chantre de la tolérance et du respect d'autrui ; le
vénérable Mike Leigh outre-manche, celui qui redonne le sourire à
la misère et fait se conjuguer le cinéma social de Loach avec un
optimisme presque Capraïen. <strong>Parlez-moi de la pluie</strong>
vs <strong>Be Happy</strong>, donc, quel sera le plus moyen de ces
films moyens sur la moyennitude ? A priori, vu l'affiche, le
français part favori, avec son titre qui ne veut rien dire, son
histoire qu'on a du mal à savoir de quoi ça parle au juste, et son
casting consensuel. L'anglais, qui ose une double injonction avec
son titre + tagline et des couleurs vives, a l'air moins du miyeu
que d'habitude... Mais s'y laisser prendre serait une grave erreur
!</p>
<p>Car, ruse commerciale ou faute d'interprétation des intentions
de son auteur, il se trouve que l'affiche de <strong>Be
Happy</strong> dénature complètement le film, faisant du personnage
de Poppy ce qu'elle n'est pas :un modèle à suivre, une
héroïne des temps modernes qui rend les gens meilleurs, à la Amélie
Poulain. Poppy est en réalité un personnage à la Mike Leigh, à
savoir une fille qui se démerde comme elle peut, comme nous tous,
pour trouver un sens à sa vie et des raisons d'être heureuse. Et si
son truc, c'est d'avoir toujours le sourire, d'être exagérement
aimable, légère, allumée, elle est aussi drôle qu'épuisante,
attachante que déplaisante. Leigh montre ça très bien, en
confrontant Poppy à des gens qui réceptionnent sa "positive
attitude" de manière très diverse, certains lui renvoyant à quel
point cette énergie vitale un peu préfabriquée peut être agressive,
voire condescendante. C'est ainsi que Mike Leigh, faisant de son
"portrait nuancé de personnages"et de sa "comédie dramatique
douce-amère" un vrai discours structuré sur la façon de faire face
au monde, parvient à délivrer un message équilibré, plus positif
qu'à l'accoutumée, mais lucide. Film moyen, donc, mais moyen +.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>Djamel, Agnès et Jean-Pierre
n'ont pas la patate : voilà donc un plan équilibré</em></p>
<p></p>
<p>Avec <strong>Parlez-moi de la pluie</strong>, en revanche on
tient un cas d'école :un pur film moyen du miyeu qui semble
n'avoir comme contenu que l'affirmation que rien n'est plus vrai
que son contraire. Comprendre : toute idée est aussitôt nuancée par
une autre, qui la contre-balance. Parce que c'est pas simple, la
vie, vous savez, et que ben les gens, on ne peut pas leur coller
des étiquettes comme ça. Il en va ainsi des personnages, évidemment
: celui de Bacri est couillon mais attachant, celui de Jaoui froid
mais pas sans coeur, celui de Debbouze idéaliste mais pas mieux que
les autres, les paysans sont sympas mais un peu bizarres. On veut
partir mais on reste quand même. Dans la vie, on rit mais on pleure
aussi. On a droit au procédé sur l'effet du tarpé : ça fait marrer,
mais on perd un peu le fil de ses pensées. Et bien sûr, rapport au
titre : il fait toujours beau dans le sud mais parfois il pleut
aussi. Puisqu'on vous dit que la vie c'est compliqué ! Dans ce cas,
ce qui fait que le film n'est que moyen - (sans être mauvais,
évidemment, le film moyen est toujours assez plaisant à regarder),
c'est que rien d'autre que cette impression d'entre-deux ne s'en
dégage. Alternance de bons mots bien écrits (pour faire cinéma) et
de répliques-vérités, celles dans lesquelles on se reconnaît bien,
"hoho moi aussi je dis ça des fois, c'est fou" (pour faire vrai,
donc), le film est évidemment cadré en plans moyens et l'emploi du
scope est péniblement justifié.</p>
<p>Il y a peu, des amis internautes cinéphiles confiaient n'avoir
jamais réussi à totalement adhérer à <strong>Titanic</strong> à
cause du manichéisme de Cameron envers les personnages, ceux du
fiancé et de la mère de Rose notamment. Voilà ce qui se passe quand
on regarde trop de films du miyeu, la force des enjeux comme la
dimension symbolique du bad guy comme obstacle à franchir pour le
héros du film d'aventures apparaissant comme simpliste, "pas assez
réaliste" à l'amateur de films du miyeu. A nous, amateurs de cinéma
"fort", de faire valoir nos préférences. Cela dit, un film moyen,
cela peut aussi se savourer, et l'insistance de certains auteurs à
éviter toute idée forte peut parfois se révéler source
d'inspiration. Moi-même, ne suis-je pas là en train de faire une
appréciation très moyenne de ces films moyens ?</p>
				</div>			</content>			<id>http://jorje.blog.toutlecine.com/5661/Les-films-du-miyeu/</id>			<link href="http://jorje.blog.toutlecine.com/5661/Les-films-du-miyeu/" />			<author>				<name>jorje</name>				<uri>http://jorje.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-10-02T16:52:55+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>L'horreur en face</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<h4></h4>
<h4></h4>
<h4>Un bref retour sur un film vu juste avant de partir en vacances, et dont je ne savais au juste pas quoi penser a la sortie...Mais il se trouve qu'avec le temps, je trouve Martyrs de plus en plus riche, et propice a une vraie reflexion sur le genre qu'il aborde, ce qui est rare.</h4>
<h4></h4>
<h4></h4>
<h4>Laugier, en fan de film d'horreur, nous montre ce que represente pour lui le cinema d'horreur : (<span>l'agression du personnage de Jampanoi enfant</span>) et qui aurait pu donner lieu a un survival lambda (un Hostel ou un Saw, au hasard).Et que dit Laugier ? Dans un premier temps, que la traditionnelle victime / heroine, celle qui survit a la fin du film d'horreur, n'est pas tiree d'affaire. Non seulement elle gardera l'horreur en elle toute sa vie, mais elle risque de devenir bourreau a son tour et d'avoir recours a la violence, sur elle-meme et sur les autres, pour exorciser ce qu'elle a vecu. Contamination par la violence, cercle de la vengeance : il n'y a pas de fin, pas de survivant, c'est toujours le mal qui gagne. Voila pour ceux qui pensent le genre comme une attraction.</h4>
<h4></h4>
<h4>Dans un deuxieme temps, a travers un personnage, spectateur innocent qui devient victime, Laugier va encore plus loin dans son questionnement du rapport a la souffrance. Bien sur, il s'adresse a nous : que recherche-t-on dans les films d'horreur, dans cette posture passive qui consiste a subir des traumatismes ? Plutot que de se poser en moraliste comme un Haneke (qui n'aime pas le genre, mais y a recours pour donner une leon a son spectateur qu'il meprise), Laugier sait de quoi il parle car il est aussi a notre place.</h4>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Concretement, il pose la question de ce qu'on peut aimer , ou en tout cas chercher, dans l'horreur, et la pose tres directement.En brouillant completement nos reflexes, non seulement il renonce a un final rassurant, mais il nous met face a l'inconcevable : il y a dans l'horreur (ou au-dela) une reponse a chercher.</strong></p>
<p><strong>Le realisateur n'a cesse de dire qu'il etait lui meme tres mal quand il a ecrit le film, on s'en doute, un monument du genre.</strong></p>
<p><strong></strong></p>				</div>			</content>			<id>http://jorje.blog.toutlecine.com/5489/L-horreur-en-face/</id>			<link href="http://jorje.blog.toutlecine.com/5489/L-horreur-en-face/" />			<author>				<name>jorje</name>				<uri>http://jorje.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-09-24T12:11:48+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Ma comédie romantique n'est pas une comédie romantique</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Dans le paysage
ultra-balise de la comedie romantique moderne, nombre
de films peinent a sortir du lot du fait d'un schema
eternellement identique,lequel offre paradoxalement au
genre la garantie d'une certaine perennite, et peut
sanctionner les tentatives trop decalees. Dans ce
creneau peu encombre par les analyses, on peut
neanmoins constater que les bonnes intentions ne font pas
forcement les bons films, que des auteurs de sketches ne
sont pas necessairement des cineastes, et que notre
production hexagonalepopulaire est loin d'avoir l'audace des
soit-disants "produits formates hollywoodiens".</p>
<p>"<strong>Ma vie n'est pas une
comedie romantique</strong>" devait s'appeler au
depart <span>"Ma Vie sans Meg Ryan" et traiter,
a travers les deboires sentimentaux d'un geek
trentenaire comedie-romanticophile, du decalage entre
la vraie vie et ce qu'on nous montre dans les films de Rob Reiner
et Nora Ephron. Quand on connait la difficulte de
faire un premier long metrage sans l'etouffer de
references, surtout pour un realisateur
cinephage comme Marc Gibaja createur avec son
coscenariste Laurent Sarfatide "La Minute Blonde", les
assumer en les integrant au recit parait une
maniere habile de contourner la difficulte. A
l'ecran et des la premiere scene,
Gilles Lellouche se pose en relais de l'auteur : outre leur
ressemblance physique flagrante, il se console de sa rupture en
regardant <em>Nuits Blanches a Seattle</em> avec un T-Shirt
questionnant : "Happy Ending ?".</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span> </span></p>
<p><span><em>Un des "discrets" clins d'oeil
du film franais a son ascendant
US</em></span></p>
<p><span>J'aurais beaucoup aime aimer ce film, qui d'une
certaine maniere se propose (involontairement ?) de faire un
pont entre la comedie romantique juive new-yorkaise des
80-90's et l'univers plus realiste, incorrect et
peuple de geeks de la comedie US a la Farrelly
/ Apatow. J'aurais encore plus aime qu'il malmene
ouvertement les codes du genre et qu'il traite du rapport
particulier d'un cinephage/geek a la
realite, du refuge que peut constituer un monde
fictionnel constitue de codes immuables et de l'angoisse que
peut lui susciter le monde reel, dans la lignee de ce
qu'avaient en partie esquisse et brillamment reussi
<strong>40 Ans, tours puceau</strong> et <strong>Terrain
d'Entente</strong>.</span></p>
<p><span>Helas, non seulement le film ne
traite pas du tout de cela, Gibaja et Sarfati se sentant les
<em>cojones</em> pour ecrire une vraie comedie
romantique presque autonome, mais cet effort louable est
copieusement rate, la plupart des scenes ne
fonctionnant pas du tout a l'ecran. Personnages sans
epaisseur, comedie sans rythme, dialogues peu
insipres, romance sans emotion, et par dessus le
marche une facheuse tendance a la citation
totalement gratuite (Marie Gillain se fait la tete de Meg
Ryan, le film cite une premiere fois Quand Harry Rencontre
Sally puis les personnages vont meme voir le film au
cine : c'est bon, on a compris) qui contredit l'intention
contenue dans le titre et empetre definitivement le
film dans une cinephilie mal digeree et qui
n'a aucune vocation a accoucher d'un recit libre et
interessant.</span></p>
<p><span>A l'issue d'une fin pitoyable, en forme
d'aveu d'impuissance a choisir quel film il voulait faire
(happy ending neuneu suivi d'un "non non, a s'est pas
passe comme a"), Gibaja nous montre, pendant le
generique, des images prises "sur le vif" du couple,
nature, pas cinegenique, dans leur "vraie vie". C'est
plus interessant que tout ce qui a
precede. Sinon, c'est encore la confirmation d'une bonne et
une mauvaise nouvelle : en France, on peut ecrire a
peu pres n'importe quoi et avoir une chance d'en faire un
film.</span></p>
<p><span>A l'oppose, revoir "<strong>Le
Mariage de mon Meilleur Ami</strong>" de PJ Hogan
revele un tour de force assez culotte pour ce
qui parait etre une enieme romance
convenue avec Julia Roberts en heroine.Non
seulement le film se regarde tres agreablement
(comprendre : la direction d'acteur, le rythme, les dialogues, sont
d'une efficacite imparable) mais le film retourne
completement les codes de la comedie romantique pour
en faire un film initiatique teinte de melodrame aux
accents melancoliques, tout a sans l'afficher
ostensiblement (contrairement a son "concurrent
franais ci-dessus).</span></p>
<p></p>
<p></p>
<p><span>Dans la plupart desfilms du genre, il
y a traditionnellement une rivale, de preference
fourbe, prete a tout pour faire capoter une romance
dont l'evidence finira par triompher, renforcee dans
l'adversite. Elle remplit une fonction d'obstacle qui mettra
a l'epreuve l'amour des deux heros, tout en
apportant au spectateur un motif de suspense cense jeter le
doute dans l'issue favorable de l'histoire.On la
deteste forcement, car elle n'est ni vraiment aimable
ni honnete, et elle finit logiquement seule : c'est sa
punition pour sa bassesse.Sauf que dans ce film, c'est elle,
la rivale manipulatrice, qui est le personnage principal, le point
d'ancrage du spectateur. Du coup le film bouscule pas mal les
reflexes du spectateur, qui se retrouve dans la peau du "bad
guy" sans le savoir, le personnage de la future mariee
(formidable Cameron Diaz) etant presentee
comme la rivale, fille a papa bourgeoise et(fausse)
naive. Au depart d'ailleurs, on souhaite naturellement
que Julianne (Julia Roberts, parfaite pour ce role ingrat)
arrive a ses fins. Puis, on voit ses stratagemes se
retourner contre elle (la scene du karaoke, celles
avec l'excellent Rupert Everett en mauvais complice), on la voit
s'enfoncer dans l'aveuglement, aller trop loin, sans jamais pouvoir
la detester puisque c'est avec elle qu'on a commence
l'histoire. Et quand elle finit par accepter l'evidence, sa
verite interieure en meme temps que la
perte de l'etre aime, on est a la fois content
de sa trajectoire et devaste avec elle. Elle finit
seule, et a n'est ni une fin triste ni une fin heureuse,
c'est a la fois tres douloureux etapaisant,
comme tous ces arrachements essentiels pour avancer, et c'est une
des fins les plus belles que je connaisse.</span></p>
<p><span>On aurait du s'en douter de la part de
PJ Hogan mais on n'a rien vu venir : contre toute attente, ce film
n'est pas une comedie romantique, c'est un drame doux-amer
sur un personnage delaisse (dans le present
recit comme dans le genre concerne), le rival
malheureux qui ne part avec personne au soleil couchant, mais qui
aura, pour le mieux,pu franchir une etape personnelle
importante de sa vie. Ca n'est pas la seule audace du film (faire
de l'heroine un garon manque (f)rigide
et de sa "copine moche" un gay seduisant), mais c'est de
loin la plus importante. Et a n'a pas empeche
le film d'etre un succes.</span></p>
				</div>			</content>			<id>http://jorje.blog.toutlecine.com/4671/Ma-comedie-romantique-n-est-pas-une-comedie-romantique/</id>			<link href="http://jorje.blog.toutlecine.com/4671/Ma-comedie-romantique-n-est-pas-une-comedie-romantique/" />			<author>				<name>jorje</name>				<uri>http://jorje.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-08-27T12:33:06+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Le boss des mythes</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p>Un presqu'aparte pour saluer icile travail d'un de
mes illustres voisins de palier, dont l'ouvrage ci-dessus est
actuellement propose a un prix qui sent bon le
destockage massif sur amazon, et plus directement sur le site de
Mona Lisait ou dans leurs boutiques. Que l'auteur ne m'en veuille
pas de parler de ce livre magnifique au moment ou il est
brade, mais comme dit l'adage... Bref, c'est une merveille,
a acheter d'urgence et par palettes, et a offrir
a toute connaissance un tant soit peu cinephile.
Donc, pour la grosse leche,c'est juste apres.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><em>Cet homme preche-t-il une
communaute geek prosternee a ses pieds ou
s'apprete-t-il a etre arrete par
les gardiens du temple de Lucasfilm ?</em></p>
<p></p>
<p>Moins funky qu'a son habitude mais dans une
ecriture d'une simplicite et d'une limpidite
absolue, Rafik Djoumi s'inscrit ici, comme a son habitude,
dans une demarcheque j'admire
enormement : avec ce qu'il faut d'erudition
mise a la portee du plus grand nombre, il parvient
anon pas la verite
ou la valeur objective d'une oeuvre (chose a laquelle
s'attachent trop de critiques), mais une vision sur la
creation cinematographique a laquelle
j'adhere parfaitement. Mettant le facteur humain en avant,
il propose une analysea
travers la personnalite de son auteur comme une projection
constante de ses obsessions, de ses aspirations, de ses
nevroses, de son histoire tout simplement. Le
cote biographie, assez fourni dans les premiers
chapitres, n'est la que pour mettre en lumiere et
decrypter les futurs choix artistiques de Lucas, dont la
carriere complexe n'a peut-etre pas
d'equivalent en matiere de volte-faces etde
contradictions, mais aussid'influence sur la production
cinematographique de son epoque.</p>
<p>Il nous permet en outre de
retracer l'epoque charniere ou une
celebre generation de cineastes
ont provoque, de maniere diverse, le basculement
entre le cinema exigent des 70s et le cinema
populaire des 80s, etcomment (et surtout
pourquoi) Lucas est passe du statut de cineaste le
plus experimental de la bande et plus proche collaborateur
de Coppola, a celui de golden boy hollywoodien en phase avec
le public aux cotes de Spielberg, puis businessman
redoutable et froid.</p>
<p>

 
</p>
<p><em>Sans surprise, l'influence
de Gary Kurtz et de Joseph Campbell font partie des moments forts
du livre</em></p>
<p></p>
<p>Enfin il releve, grace a une structure
volontairement calquee sur celle de la theorie de
Joseph Campbell, comment le "mythe" que Lucasa
peniblement construit pourStar Wars renvoie a
sa propre histoire, a son propre mythe. Pour tous les fans
de la saga, voila le livre franais dans lequel est
explique tout ce qu'elle doit a son createur,
mais aussi ce qu'elle ne lui doit pas, insistant sur l'importance
capitale dans la reussite de l'oeuvre de quelques
collaborateurs peu a peu effaces des tablettes par
l'histoire "officielle" voulu par Lucas... Jamais gratuit dans la
critique ni dans l'eloge, riche tant en anecdotes qu'en
informations sur la faon dont se font les films, le livre
n'a qu'un seul defaut : celui d'etre trop court. On
sent qu'il ya encore pas mal sous la pedale, et on
espere que ce livre trop confidentiel (l'edition
presente quelques signes exterieurs de manque de
moyens) sera le premier d'une belle serie...</p>
				</div>			</content>			<id>http://jorje.blog.toutlecine.com/4356/Le-boss-des-mythes/</id>			<link href="http://jorje.blog.toutlecine.com/4356/Le-boss-des-mythes/" />			<author>				<name>jorje</name>				<uri>http://jorje.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-07-31T17:33:06+02:00</updated>		</entry></feed>