<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] indy38 : <![CDATA[ciné et lumières]]></title>		<link>http://indy38.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[ciné et lumières]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 23:01:27 +0200</pubDate>		<image>			<title>indy38.blog.toutlecine.com</title>			<link>http://indy38.blog.toutlecine.com</link>			<url>http://static.blogstorage.hi-pi.com/blog.toutlecine.com/i/in/indy38/images/mn/1205274698_regular.jpg</url>		</image>		<item>			<title><![CDATA[La Walkyrie]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p> </p>
<p>C'est fait Siegfried II - La Walkyrie d'Alex Alice est sortie
chez tous les libraires de France le 28 aout dernier. Après presque
deux ans d'attente, il est temps de repartir à l'aube des temps, ou
la fôret de l'est au bout du monde est encore habité par les
esprits des origines, ou les éléments se fondent à la terre et
l'homme à son inconscient.</p>
<p> </p>
<p>Le premier volume de Siegfried était un modèle de mise en place,
un chef d'oeuvre esthétique d'une puissance écrasante. La question
était de savoir si Alice pourrait tenir la barre aussi haute par la
suite. Bien entendu pour ceux qui avait décrypté les intentions de
l'auteur à travers l'interview de la verison collector, la bande
annonce et ce premier chapitre, le doute n'était pas permit.
Coupons net à toute spéculation d'ordre critique, Siegfried II - La
Walkyrie est de nouveau une formidable leçon de bande dessinée qui
écrase 95% de la concurrence fantasy sur le marché. Alice à un
talent de story teller incroyable, couplé à une mise en page et un
dessin d'une expressivité digne d'un story board de cinema (on
pense graphiquement souvent à Legend de Ridley Scott). Alice sait
utiliser la largeur aussi bien que la hauteur de ses planches (voir
pages 38/39 et 60). Ajoutez à cela une influence du romantisme
picturale allemand à la Caspar David Friedrich, des personnages
iconiques gravés dans le marbre à la Frank Frazetta (La
Walkyrie blème de teint à la chevelure rousse est la
déesse fantasmée de mes nuits), et on a là une oeuvre d'heroic
fantasy à l'aura définitive, appelé à faire autorité.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: left;">Ce deuxième volume suit le parcous
initiatique de Siegfried à travers le monde, de la traversée
de la forêt interdite et des marécages (la rencontre avec la
sorcière est l'une des meilleures scènes de l'album, on vous laisse
la suprise de la découvrire, mais Alice à parfaitement réussit à
intégrer le symbolisme psychologique et mythologique de cette
séquence), jusqu'au territoire des géants et ses pics
vertigineux. La confrontation au dragon (Fafnir) est donc
repoussée au chapitre final Le crépuscule des dieux, dont la sortie
est prévue normalement fin d'année prochaine. Mais il y a
suffisament à faire avec ce second chapitre pour prendre notre mal
en patience. La relation Siegfried / Mime est merveilleuse, c'est
un vrai plaisir de voir ces deux là se chamaillés, les différents
lieux visités sont d'une beauté à la fois chaleureuse et glaciale
(en parfaite collération avec la cosmoginie nordique) et suscite
l'emerveillement ainsi que l'envie pressente de rejoindre
Siegfried et de suivre ses pas. Alice à également su
contourner le piège de la représentation des géants, il en donne
une version animiste subtile sans anthropomorphisme
outrancié (il y a même un petit clin d'oeil à L'oiseau de feu
de Stravinsky avec le geant du vent !). Un appel à l'aventure que
nul aficionado de fantasy ne peut refuser. Plongez à nouveau
dans le mythe à l'état brut, dans cet unviers archétypique ou rêve
et réalité se confondent et ou ciel et terre s'accouplent sous les
rayons d'un soleil couchant, beau comme une tragédie d'opéra...
wagnérien bien sur  !</p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Cédric
GENTAZ</em></strong></p>
]]></description>			<link>http://indy38.blog.toutlecine.com/11750/La-Walkyrie/</link>			<comments>http://indy38.blog.toutlecine.com/La-Walkyrie-31082009-130434-lp-11750.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://indy38.blog.toutlecine.com/11750/La-Walkyrie/</guid>			<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 13:04:34 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Hic sunt dracones - Ici sont les dragons]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">(couv' de la version simple de
Siegfried II customisé en carte de voeux 2009 sur le blog
d'Alex Alice !)</p>
<p> A défaut d'avoir une actualité cinematographique
intéressante qui nous ferait changer compulsivement de caleçon,
bande de pov geek que nous sommes, ils nous arrivent de nous
rabattre sur d'autre voie culturelle. En attendant la sortie de
Siegfried II - La Walkyrie d'Alex Alice qui doit débarquer chez
tous les libraires de france le 28 aout prochain (en version simple
uniquement, la collector est annoncée en novembre !), j'ai dégoté
une perle passée totalement inaperçue lors de sa parution. J'en
profite pour faire une petite aparté sur l'adaptation en long
métrage animé de Siegfried qui avait été apparement annulé à en
croire certains sites, il semblerait que le projet ait été reprit
en main par un nouveau studio Pumpkin Factory. Si vous souhaitez
voir une nouvelle version du trailer remonté et étalonné en 2K
c'est par ici : <a href=
"http://www.yenaphe.info/tag/alex-alice/">http://www.yenaphe.info/tag/alex-alice/</a></p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">(Marduk s'avance vers le serpent
cosmique Tiamat. Illustration d'un mythe cosmogonique sumérien et
babylonien par John Howe)</p>
<p>Passons maintenant à ma petite découverte, il s'agit d'un
bouquin / encyclopédique de John Howe illustré et commenté sur les
dragons, avec une préface d'un certain Guillermo Del Toro, rien de
moins.  Le livre à pour avantage de couvrir un large spectre
d'influence, que ce soit des dragons d'ordre cosmique (Tiamat,
Apophis), symbolique (Ouroboros), mythologique (Fafnir, le dragon
de Beowulf, Melusine, le dragon de Saint Georges), ou d'oeuvres
contemporaines (JRR Tolkien, Robin Hobb) tout y passe pour notre
plus grand bonheur. Avec sa modéstie et son érudition
habituelle, John Howe dresse pour chaque illustration un bilan
critique de son travail, avec la note d'intention et son
exécution, fascinant pour les apprentis dessinateurs ou simple
passionné. Archétype multi-millénaire dont l'origine se perd
dans la nuit des temps, le dragon pourrait bien être un des plus
anciens symboles hiératique de l'humanité (le cercle =
l'ouroboros). Remontant aux sources de l'inconscient collectif, il
est le chaos primordial et le gardien de bien des mystères et
trèsors, il crée autant qu'il détruit, il était là au premier
instant de l'univers et y sera encore à la fin de toute
choses. Consubstantiel à l'homme, il est autant craint que
vénéré, son feu est sacré et anime chacun d'entre nous qui croit
encore au pouvoir du mythe exprimant des paraboles et interactions
psychique au delà du language commun. D'ou sa grande puissance
symbolique universelle. Un ouvrage indispensable à tous féru
d'heroïc fantasy et de beau livre en général. Pour les initiés :
"Ici sont les dragons".</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">(Dragons de John Howe édité par
Fleurus)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Cédric
GENTAZ</em></strong></p>
]]></description>			<link>http://indy38.blog.toutlecine.com/10019/Hic-sunt-dracones-Ici-sont-les-dragons/</link>			<comments>http://indy38.blog.toutlecine.com/Hic-sunt-dracones---Ici-sont-les-dragons-25052009-232742-lp-10019.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://indy38.blog.toutlecine.com/10019/Hic-sunt-dracones-Ici-sont-les-dragons/</guid>			<pubDate>Mon, 25 May 2009 23:27:42 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Joe Hisaishi concert Budokan]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>(La video choisie est une
spéciale dédicace pour mon bro' qui va grave kiffer.)</em></p>
<p style="text-align: center;">L'été dernier en aout 2008, Joe
Hisaishi, le plus grand compositeur japonais vivant à donner
une suite de 3 concerts pour fêter les 25 ans de collobaration avec
le plus grand réalisateur japonais en activité Hayao Miyazaki San !
Le tout a eu lieu au Nippon Budokan de Tokyo.</p>
<p>  </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">Les concerts étaient composés de
plus de 200 musiciens et 400 choristes. Au programme des
réjouissances, les main themes entre autre de Nausicäa de la vallée
du vent, Mon voisin Totoro, Kiki la petite sorcière, Princesse
Mononoké, Le château dans le ciel, Porco Rosso, Ponyo sur la
falaise.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">Enregistré pour être ensuite diffusé
sur la NHK début septembre 2008, il s'agit ni plus ni moins que
l'une des meilleurs direction symphonique dirigé par le sensaï.
D'une ampleur renversante, d'un lyrisme majestueux, ces 3 concerts
sont des pièces d'une puissance inouïe. Comme pour le moment aucun
cd ou même dvd ne sont dispo', ils nous faudra nous contenter des
versions youtube directement issue de la diffusion NHK !
On pose un genoux à terre et on se passe l'ensemble en
boucle.</p>
<p style="text-align: center;"> <em>PS : N'oubliez pas la
sortie de Ponyo sur la falaise le 8 avril.</em></p>
<p style="text-align: center;"> Voici quelques liens pour les
flemmards :</p>
<p style="text-align: center;">Ponyo sur la falaise : <a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=JBjbcjWBph8">http://www.youtube.com/watch?v=JBjbcjWBph8</a></p>
<p style="text-align: center;">Mon voisin Totoro : <a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=Sm9B_gQJoTs&feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=Sm9B_gQJoTs&feature=related</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=wNtb1AzMmcw&feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=wNtb1AzMmcw&feature=related</a></p>
<p style="text-align: center;">Nausicäa de la vallée du vent :
<a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=kV9WvIAIK5E&feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=kV9WvIAIK5E&feature=related</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=7hgyForitkQ&feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=7hgyForitkQ&feature=related</a></p>
<p style="text-align: center;">Princesse Mononoké : <a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=DTjXAyDNIcg&feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=DTjXAyDNIcg&feature=related</a></p>
<p style="text-align: center;"><span style=
"text-decoration: underline;"><a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=Q1JWXH97Ktw">http://www.youtube.com/watch?v=Q1JWXH97Ktw</a></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=H82QHiUvY5E"></a></p>
<p style="text-align: center;">Kiki la petite sorcière : <a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=GaULGElp0GA&feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=GaULGElp0GA&feature=related</a></p>
<p style="text-align: center;">Porco Rosso : <a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=DlFhMxZM8YM&feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=DlFhMxZM8YM&feature=related</a></p>
<p style="text-align: center;">Le voyage de Chihiro : <a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=nao7R8CfEiw">http://www.youtube.com/watch?v=nao7R8CfEiw</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=hOZIdctu8aU&feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=hOZIdctu8aU&feature=related</a></p>
<p style="text-align: center;">Le chateau ambulant
:  <a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=KTIOgF_SV5o&feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=KTIOgF_SV5o&feature=related</a></p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Cédric
GENTAZ</em></strong></p>
]]></description>			<link>http://indy38.blog.toutlecine.com/8890/Joe-Hisaishi-concert-Budokan/</link>			<comments>http://indy38.blog.toutlecine.com/Joe-Hisaishi-concert-Budokan-16032009-231934-lp-8890.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://indy38.blog.toutlecine.com/8890/Joe-Hisaishi-concert-Budokan/</guid>			<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 23:19:34 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[John McTiernan : leçon de mise en scène]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>John
McTiernan</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Leçon de
mise en scène</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Predator :</strong> Avec
Predator, apprenez à gérer un groupe de personne dans un
environnement ouvert : la jungle, mais qui paradoxelment va se
refermer comme un piège car cloisonner par un
ennemi invisible. On voit déjà les contraintes imposés par un
tel postulat. Apprenez aussi à donner une sémantique à l'image dans
un final d'anthologie quasiment muet qui atteint une dimension
mythologique. McTiernan va dépasser les attentes de la
commande et des codes du genre et faire de Predator un
classique instantané, LE survival ultime pour beaucoup.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Piège de cristal</strong> : Avec
Die Hard, apprenez à gérer la verticalité, à transformer les cadres
et la valeur spatiale en casse tête géométrique. Le plan
mathématiquement logique de Hans Gruber s'oppose aux pulsions
chaotique de John McClane. Propulser l'homme prolétaire dans une
situation impossible face à un terroriste aristo' (Die Hard lutte
des classes ?) et le transmuter en une icone majeure du genre. Là
encore McTiernan va imposer Piège de Cristal comme le parangon de
l'actioner moderne jusqu'au milieu des années 1990.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong> A la poursuite d'Octobre
Rouge</strong> : Avec A la poursuite d'Octobre Rouge, apprenez à
gérer l'horizontalité dans des espaces confinés à l'extrême (des
sous marins).  Trouver aussi le moyen de captiver le
spectateur pendant 2 heures sur des tractions politique /
diplomatique en pleine guerre froide. Transformer enfin un livre
complexe, en aventure quasi flibustière, Ramus interprété par Sean
Connery devenant le pendant du Long John Silver de Stevenson.
Meilleur film de sous marin jamais tourné.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Last Action Hero :</strong>
Avec Last Action Hero, apprenez à déconstruire un genre, l'actioner
moderne, que vous avez vous même bati en caricaturant avec une
ironie mordante les paradigmes vomit "ad nausem" par les
concurrents en adoptant une forme cartoonesque. Mais fort d'une
intelligence qui va bien au delà des conventions, proposer
également une alternative à sa reconstruction dans sa seconde
moitié par l'entremise de la réalité dans la fiction. Last
Action Hero est également une belle déclaration d'amour au cinema
en général.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Une journée en enfer
:</strong> Avec ce nouveau Die Hard - with a vengeance, véritable
suite du premier opus, apprenez à tourner un blockbuster selon les
principes formelle de la Nouvelle Vague : caméra épaule,
tournage au milieu de la rue avec des passants. Donner l'impression
de prendre l'action sur le vif tout en contrôlant parfaitement les
cadres, les mouvements brusques. Injecter le maximum de
réalisme à ce véritable rollercoaster herculéen qui est
le film d'action terminal.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Le 13ème guerrier :</strong> Avec
Le 13ème guerrier apprenez à gérer le chaos des éléments naturel
(comme la pluie, le feu, la boue) et à transformer une
épopée évhémérique en pure chanson de geste, tout cela par le
ressenti d'une mise en scène physique. Faite un film de résistant
qui survivra quoi qu'il en coûte à une post
production laborieuse et s'imposera comme un chef d'oeuvre
épique rarement égalé qui continuera à faire fantasmer les
cinephiles du monde entier sur ses scènes coupées.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Thomas Crown :</strong>
Avec Thomas Crown apprenez à faire un remake d'un film infinement
supérieur à l'original. Retrouver le glamour et le classicisme d'un
film Hawksien. Trouver une musicalité dans la mise en scène et le
montage des plans. Induire sciemment par la
forme à déduire les motivations réels des personnages
alors que les dialogues nous disent clairement le contraire. Le
caper movie le plus racé jamais fait ?</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Rollerball :</strong> Avec
Rollerball, apprenez à livrer un produit brut, baroque,
vulgo et sale qui se débarasse des apparats formelle pour
lesquels vos anciennes oeuvres étaient louangées. Plus important,
la plasticité sera le socle discursif et contestataire du film, sa
rage incandescente à peine ternie par un remontage édulcoré qui
travaille à plein régime dans le sens de sa rhétorique. Utiliser
tout les moyens de "dégueuli" de l'image à votre disposition
: night shot, jump cut à outrance, montage façon mtv,
publicité agressive. Combattre le feu par le feu, déborder le
système et se positionner en marge. Un peu suicidaire le père
McTiernan, mais génial !</p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Cédric
GENTAZ</em></strong></p>
]]></description>			<link>http://indy38.blog.toutlecine.com/8800/John-McTiernan-le-on-de-mise-en-sc-ne/</link>			<comments>http://indy38.blog.toutlecine.com/John-McTiernan---lecon-de-mise-en-scene-10032009-231250-lp-8800.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://indy38.blog.toutlecine.com/8800/John-McTiernan-le-on-de-mise-en-sc-ne/</guid>			<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 23:12:50 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Vertigo - plongée orphique]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>J'ajoute sur mon blog, la
critique / analyse que j'avais faite de <em>Vertigo</em> d'Alfred
Hitchcock il y a quelques années lorsque j'écrivais encore
pour le <em>site du cinephile</em>. Bonne lecture.</strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong> <span>Plongée orphique</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style=
"margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><strong><span style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span><span class="txtc40b16" style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">   </span> </strong><span class="txtc40b16"
style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Trois axiomes pour
commencer : 1) Alfred Hitchcock est l'un des metteurs en scène
les plus éminemments reconnus du XXème siècle. 2)</span>
<span class="txtc40b16" style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">Vertigo constitue son
chef-d'&oelig;uvre esthétique et sémantique absolu. 3) Le maître
est l'un des rares à avoir approché la quintessence pure du cinéma.
Aphorismes faciles diront certains, au contraire la difficulté
réside maintenant à le démontrer. Analyser, décortiquer, des
montagnes d'exégèses n'en sont pas venus à bout,</span>
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Veritgo</span>
<span class="txtc40b16" style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">résiste non seulement a
toute tentative d'explication exhaustive et se paye le luxe
d'être rien de moins que l'&oelig;uvre la plus obsessionnelle
jamais tourné. Nous allons dans un premier temps évoquer la genèse
et les composites du film avant d'essayer une introspection afin de
défricher certains de ses mystères. Bien entendu, il ne s'agit pas
ici d'imposer une vision dogmatique mais de proposer une grille de
lecture approfondie. Bref, passer derrière l'image, même si on le
sait, Vertigo est irréductible.</span></p>
<p class="MsoNormal" style=
"margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><span style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="left">
<span class="txtc40b16"
style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Après avoir tourné</span> <span style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">The
Wrong Man <em>(</em>Le faux coupable<em>, 1956)</em>
<span class="txtc40b16" style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">avec Henry Fonda, Alfred
Hitchcock désirait porter à l'écran</span> <em><span style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">Les
diaboliques</span></em> <span class="txtc40b16" style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">de Pierre Boileau et Thomas
Narcejac, mais Henry Georges Clouzot acquit les droits d'adaptation
avant lui. Le tandem Boileau - Narcejac va alors écrire
spécialement pour Hitch un roman intitulé</span> <em><span style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">D'entre les
morts</span></em><span class="txtc40b16" style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">. C'est cette nouvelle que
le maître, sous l'égide de la Paramount, va transposer. L'année
1957 est particulière pour le cinéaste, juste avant le tournage
de</span> Vertigo<span class="txtc40b16" style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">, Hitchcock est opéré d'une
hernie (janvier 1957) et en mars de la vésicule biliaire, alors que
la production a déjà commencer (le 28 février pour être
précis). Il ne fait aucun doute au vu du film que le réalisateur a
du être préoccupé par la mort. Hitch avait jeté son dévolu sur Vera
Miles pour le rôle titre, mais cette dernière tomba enceinte.
Hitchcock semble prêt à repousser le tournage mais le studio s'y
oppose fermement. Finalement il la remplace par Kim Novak, un choix
qu'il semble avoir toujours regretté, les relations entre les deux
seront d'ailleurs tendues tout le long. Kim Novak déconcertée
est pourtant remarquable. James Stewart, un habitué du maître du
suspense, sera la star masculine. Le couple qu'ils forment à
l'écran deviendra l'un des plus légendaires du 7ème
art.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="left">
   </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: left;"><span style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">Avant
d'analyser Vertigo, il nous faut nous interroger sur le cinéma et
l'image. Par définition le cinéma est un art de voyeur,
ce qui implique qu'il s'intéresse au sexe. Tout art qui s'intéresse
au sexe s'intéresse donc aussi à la vie et à la mort (Eros et
Thanatos) et donc au mythe. Tout artiste qui s'intéresse au mythe
en vient aux signes (signifiant, signifié) et à la psychanalyse.
L'&oelig;il est le prisme par lequel l'image est vue, elle est le
reflet direct de la projection. En psychanalyse, la projection est
le fait d'attribuer inconsciemment dans le monde extérieur ce qui
se passe en fait en soi. Le cinéma en tant qu'écran extérieur ne
serait donc que le récepteur de la projection
inconsciente de nos pulsions personnelles. Et Hitchcock va
habilement entériner cette idée dès les premiers plans du générique
avec l'&oelig;il à travers lequel se déploie la spirale. Le
spectateur est ainsi prévenu, comme les icônes orthodoxes, ce n'est
pas nous qui observons l'icône mais bien l'inverse, il en va de
même pour Vertigo. La subtilité et le génie du cinéaste réside à le
faire ressentir inconsciemment, la caméra traverse l'&oelig;il -
l'image pour aller chercher le signifié profond derrière les formes
visibles. L'&oelig;il, organe de la perception naturelle, est aussi
celui de la perception
intellectuelle.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style=
"margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><span style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">L<span class="txtc40b16" style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">a spirale qui vient de la
profondeur de l'iris est un symbole ouvert et optique, elle
manifeste le mouvement provenant du centre, donc de l'âme. Du fait
de sa circonvolution infinie elle est l'imago ambivalente de
l'obsession névrotique dont Scottie (James Stewart) est
victime. A travers cette figure de la spirale qu'Hitchcock
démultiplie à foisons (bouquets de fleurs, chignons, escaliers), il
invente pour saisir le vertige dans toute sa dimension : travelling
compensé (zoom avant - travelling arrière) ou l'effet</span>
<em><span style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">vertigo.</span></em>
<span class="txtc40b16" style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">Pour accentuer l'obsession,
Hitchcock va déployer un exceptionnel étalonnage chromatique,
dont la dominance tire très largement sur le rouge et le vert. Le
rouge est matriciel, il exprime l'intensité et la passion, le vert
est couleur régénératrice, de renaissance. Le rouge et le vert
(selon Hitchcock lui-même, celle du souvenir) sont un jeu
symbolique d'alternances, la montée de la vie part du rouge pour
s'épanouir dans le vert (l'apothéose et également couleur du
souvenir pour Hitchcock). La rose ne fleurit-elle pas entre
des feuilles vertes ? Lors de la première rencontre entre Kim Novak
et James Stewart au restaurant, les tapisseries sont d'un rouge
pénétrant alors que l'héroïne porte une robe verte. Plus
troublant, est-ce un hasard si une rose est
posée à la droite du cadre lorsqu'elle apparaît en face de Scottie
dans cette même scène ?</span></span></p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: left;"><span style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">L'obsession, réminiscence active dans chaque plan de
l'&oelig;uvre permet de constater sa parfaite symétrie
thématique. Dans la première partie, Scottie tente de percer
le mystère de Madeleine (Kim Novak) qui semble possédée par
une défunte, Carlotta Valdés. Angoisse purement factice
puisque mise en scène dans ses moindres détails afin de se
débarrasser de la vraie femme de Gavin Elster (Tom Helmore). Le
leurre étant une exigence même de l'art cinématographique. Dans la
seconde partie le héros tente de remodeler son amour perdu à
travers une vivante, il devient l'incarnation réelle de la névrose
obsessionnelle de Madeleine. Avec Judy il se transforme en créateur
Pygmalion, double évident de la personnalité d'Hitchcock, véritable
fétichiste qui déclarait à propos de son actrice principale : "Kim
n'est qu'une inconsistante cire qui m'a coûté les plus grandes
peines à modeler." Lorsque Scottie réussit enfin à recréer l'image
de Madeleine, elle apparaît nimbée de vert translucide, comme
si elle revenait d'entre les morts. Mais à trop ressasser le
passé (l'inconscient refoulé - le bijoux), il finira à
nouveau par la
perdre. Il y a là quelques analogies avec le mythe d'Orphée, qui
pour retrouver sa bien-aimée Eurydice doit descendre aux enfers
afin de la ramener sur Terre parmi les vivants. Il arrache sa femme
à la mort mais ne doit pas la regarder avant d'être remonté. Au
moment où il parvient aux portes il tourne la tête pour voir si
Eurydice le suit, alors elle s'évanouit dans les profondeurs
infernales pour toujours. <span class="txtc40b16" style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">Vertigo est un grand
film orphique.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style=
"margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">  </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="left">
<span class="txtc40b16" style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">La
symbolique des escaliers chez Hitchcock, trouve une corrélation
parfaite avec la structure ascendante/descendante de San
Francisco. Descendre, c'est découvrir le secret latent de
l'inconscient, alors que l'ascension est l'acte de sublimation qui
est dans</span> <span class="txtc40b16" style=
"font-size: 10pt; font-family: Arial;">Vertigo avorté devant l'impuissance de Scottie a surmonter son acrophobie. La sémiotique de
l'impuissance psychique se double on
s'en doute d'une impuissance sexuelle, avec la tour (n&oelig;ud
gordien du drame) qui est un symbole phallique. Scottie
n'arrive pas à atteindre le sommet de l'édifice pour sauver
Madeleine. Cette scène sera une évocation constante jusqu'au final
où Scottie traînera Judy jusqu'en haut du clocher, afin de faire
éclater les apparences (le voile de la conscience) et la vérité.
Mais le fantasme amoureux immaculé reste inaccessible, car il
faudrait qu'il soit rejoué sur le même mode que la première
fois. Le procédé de répétition (de
symétrie) sera utilisé jusqu'au bout puisque Judy finit
par tomber dans le vide, effrayée par la silhouette d'une
religieuse, manifestation de l'ombre de l'inconscient et de la
culpabilité remontant des profondeurs. La caméra recule alors en
travelling arrière pour nous montrer un Scottie désemparé au bord
du précipice, perdant l'amour de sa vie pour la deuxième fois,
certes guérit de ses vertiges mais à jamais hanté par la
mort.</span> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="left">
 </p>
<p class="MsoNormal" style=
"margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;"></p>
<p class="MsoNormal" style=
"margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="left">
<span>La richesse thématique, ses
arcanes obscures, la musique inoubliable et travaillant par vague
de Bernard Herrmann, la photographie spectrale permet de
s'interroger à chaque nouvelle vision sur le sens symbolique et
obsédant du film. Défricher la forêt entière semble donc une
hérésie utopique. Hitchcock enchaîna après Vertigo, avec North by
Northwest (La mort aux trousses, 1959) et Psycho
(Psychose, 1960), deux autres
chef-d'&oelig;uvres incontestés. C'est la grande période faste du
maître, sa trilogie étalon, un niveau éthéré qu'il ne retrouvera
ensuite jamais. Pas grave, tant peu de cinéaste peuvent se vanter
d'avoir toucher un tel idéal de l'art, à la fois commerciale et
expérimentale, mais aussi simplement
universelle.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="left">
  </p>
<p class="MsoNormal" style=
"margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><span><em><strong>Cédric
GENTAZ</strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="left">
<strong> </strong></p>
]]></description>			<link>http://indy38.blog.toutlecine.com/7972/Vertigo-plong-e-orphique/</link>			<comments>http://indy38.blog.toutlecine.com/Vertigo---plongee-orphique-19012009-134028-lp-7972.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://indy38.blog.toutlecine.com/7972/Vertigo-plong-e-orphique/</guid>			<pubDate>Mon, 19 Jan 2009 13:40:28 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>