<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://indy38.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://indy38.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[ciné et lumières]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://indy38.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2009-05-26T11:15:17+02:00</updated>		<entry>			<title>Hic sunt dracones - Ici sont les dragons</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p>(couv' de la version simple de
Siegfried II customisé en carte de voeux 2009sur le blog
d'Alex Alice !)</p>
<p>A défaut d'avoir une actualité cinematographique
intéressante qui nous ferait changer compulsivement de caleçon,
bande de pov geek que nous sommes, ils nous arrivent de nous
rabattre sur d'autre voie culturelle. En attendant la sortie de
Siegfried II - La Walkyrie d'Alex Alice qui doit débarquer chez
tous les libraires de france le 28 aout prochain (en version simple
uniquement, la collector est annoncée en novembre !), j'ai dégoté
une perle passée totalement inaperçue lors de sa parution. J'en
profite pour faire une petite aparté sur l'adaptation en long
métrage animé de Siegfried qui avait été apparement annulé à en
croire certains sites, il semblerait que le projet ait été reprit
en main par un nouveau studio Pumpkin Factory. Si vous souhaitez
voir une nouvelle version du trailer remonté et étalonné en 2K
c'est par ici : http://www.yenaphe.info/tag/alex-alice/</p>
<p></p>
<p></p>
<p>(Marduk s'avance vers le serpent
cosmique Tiamat. Illustration d'un mythe cosmogonique sumérien et
babylonien par John Howe)</p>
<p>Passons maintenant à ma petite découverte, il s'agit d'un
bouquin / encyclopédique de John Howe illustré et commenté sur les
dragons, avec une préface d'un certain Guillermo Del Toro, rien de
moins. Le livre à pour avantage de couvrir un large spectre
d'influence, que ce soit des dragons d'ordre cosmique (Tiamat,
Apophis), symbolique (Ouroboros), mythologique (Fafnir, le dragon
de Beowulf, Melusine, le dragon de Saint Georges), ou d'oeuvres
contemporaines (JRR Tolkien, Robin Hobb) tout y passe pour notre
plus grand bonheur. Avec sa modéstieet son érudition
habituelle, John Howe dresse pour chaque illustration un bilan
critiquede son travail, avec la note d'intention et son
exécution, fascinant pour les apprentis dessinateurs ou simple
passionné.Archétype multi-millénaire dont l'origine se perd
dans la nuit des temps, le dragon pourrait bien être un des plus
anciens symboles hiératique de l'humanité (le cercle =
l'ouroboros). Remontant aux sources de l'inconscient collectif, il
est le chaos primordial et le gardien de bien des mystères et
trèsors, il crée autant qu'il détruit, il était là au premier
instant de l'univers et y sera encore à la fin de toute
choses.Consubstantiel à l'homme, il est autant craint que
vénéré, son feu est sacré et anime chacun d'entre nous qui croit
encore au pouvoir du mythe exprimant des paraboles et interactions
psychique au delà du language commun. D'ou sa grandepuissance
symbolique universelle. Un ouvrage indispensable à tous féru
d'heroïc fantasy et de beau livre en général. Pour les initiés :
"Ici sont les dragons".</p>
<p></p>
<p>(Dragons de John Howe édité par
Fleurus)</p>
<p></p>
<p><strong><em>Cédric
GENTAZ</em></strong></p>
				</div>			</content>			<id>http://indy38.blog.toutlecine.com/10019/Hic-sunt-dracones-Ici-sont-les-dragons/</id>			<link href="http://indy38.blog.toutlecine.com/10019/Hic-sunt-dracones-Ici-sont-les-dragons/" />			<author>				<name>indy38</name>				<uri>http://indy38.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-05-26T11:15:12+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Joe Hisaishi concert Budokan</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><em>(La video choisie est une
spéciale dédicace pour mon bro' qui va grave kiffer.)</em></p>
<p>L'été dernier en aout 2008, Joe
Hisaishi, le plus grand compositeur japonais vivantà donner
une suite de 3 concerts pour fêter les 25 ans de collobaration avec
le plus grand réalisateur japonais en activité Hayao Miyazaki San !
Le tout a eu lieu au Nippon Budokan de Tokyo.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Les concerts étaient composés de
plus de 200 musiciens et 400 choristes. Au programme des
réjouissances, les main themes entre autre de Nausicäa de la vallée
du vent, Mon voisin Totoro, Kiki la petite sorcière, Princesse
Mononoké, Le château dans le ciel, Porco Rosso, Ponyo sur la
falaise.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Enregistré pour être ensuite diffusé
sur la NHK début septembre 2008, il s'agit ni plus ni moins que
l'une des meilleurs direction symphonique dirigé par le sensaï.
D'une ampleur renversante, d'un lyrisme majestueux, ces 3 concerts
sont des pièces d'une puissance inouïe. Comme pour le moment aucun
cd ou même dvd ne sont dispo', ils nous faudra nous contenter des
versions youtube directement issue de la diffusion NHK !
Onon se passe l'ensemble en
boucle.</p>
<p><em>PS : N'oubliez pas la
sortie de Ponyo sur la falaise le 8 avril.</em></p>
<p>Voici quelques liens pour les
flemmards :</p>
<p>Ponyo sur la falaise : http://www.youtube.com/watch?v=JBjbcjWBph8</p>
<p>Mon voisin Totoro : 				</div>			</content>			<id>http://indy38.blog.toutlecine.com/8890/Joe-Hisaishi-concert-Budokan/</id>			<link href="http://indy38.blog.toutlecine.com/8890/Joe-Hisaishi-concert-Budokan/" />			<author>				<name>indy38</name>				<uri>http://indy38.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-03-31T00:20:52+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>John McTiernan : leçon de mise en scène</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong></strong></p>
<p><strong>John
McTiernan</strong></p>
<p><strong><em>Leçon de
mise en scène</em></strong></p>
<p></p>
<p><strong>Predator :</strong> Avec
Predator, apprenez à gérer un groupe de personne dans un
environnement ouvert : la jungle,mais qui paradoxelment va se
refermer comme un piège car cloisonner par un
ennemiinvisible. On voit déjà les contraintes imposés par un
tel postulat. Apprenez aussi à donner une sémantique à l'image dans
un final d'anthologie quasiment muet qui atteint une dimension
mythologique. McTiernan va dépasser les attentes de la
commandeet faire de Predator un
classique instantané, LE survival ultime pour beaucoup.</p>
<p></p>
<p><strong>Piège de cristal</strong> : Avec
Die Hard, apprenez à gérer la verticalité, à transformer les cadres
et la valeur spatiale en casse tête géométrique. Le plan
mathématiquement logique de Hans Gruber s'oppose aux pulsions
chaotique de John McClane. Propulser l'homme prolétaire dans une
situation impossible face à un terroriste aristo' (Die Hard lutte
des classes ?) et le transmuter en une icone majeure du genre. Là
encore McTiernan va imposer Piège de Cristal comme le parangon de
l'actioner moderne jusqu'au milieu des années 1990.</p>
<p></p>
<p><strong>A la poursuite d'Octobre
Rouge</strong> : Avec A la poursuite d'Octobre Rouge, apprenez à
gérer l'horizontalité dans des espaces confinés à l'extrême (des
sous marins). Trouver aussi le moyen de captiver le
spectateur pendant 2 heures sur des tractions politique /
diplomatique en pleine guerre froide. Transformer enfin un livre
complexe, en aventure quasi flibustière, Ramus interprété par Sean
Connery devenant le pendant du Long John Silver de Stevenson.
Meilleur film de sous marin jamais tourné.</p>
<p></p>
<p><strong>Last Action Hero :</strong>
Avec Last Action Hero, apprenez à déconstruire un genre, l'actioner
moderne,que vous avez vous même bati en caricaturant avec une
ironie mordante les paradigmes vomit "ad nausem" par les
concurrents en adoptant une forme cartoonesque. Mais fort d'une
intelligence qui va bien au delà des conventions, proposer
également une alternativeà sa reconstruction dans sa seconde
moitiépar l'entremise de la réalité dans la fiction. Last
Action Hero est également une belle déclaration d'amour au cinema
en général.</p>
<p></p>
<p><strong>Une journée en enfer
:</strong> Avec ce nouveau Die Hard - with a vengeance, véritable
suite du premier opus, apprenez à tourner un blockbuster selon les
principes formelle de la Nouvelle Vague :caméra épaule,
tournage au milieu de la rue avec des passants. Donner l'impression
de prendre l'action sur le vif tout en contrôlant parfaitement les
cadres, les mouvements brusques.le maximum de
réalisme àvéritable rollercoaster herculéen qui est
le film d'actionterminal.</p>
<p></p>
<p><strong>Le 13ème guerrier :</strong> Avec
Le 13ème guerrier apprenez à gérer le chaos des éléments naturel
(commeet à transformer une
épopée évhémérique en pure chanson de geste, tout cela par le
ressenti d'une mise en scène physique. Faite un film de résistant
qui survivra quoi qu'il en coûte à une post
productionlaborieuse et s'imposera comme un chef d'oeuvre
épique rarement égalé qui continuera à faire fantasmer les
cinephiles du monde entier sur ses scènes coupées.</p>
<p></p>
<p><strong>Thomas Crown :</strong>
Avec Thomas Crown apprenez à faire un remake d'un film infinement
supérieur à l'original. Retrouver le glamour et le classicisme d'un
film Hawksien. Trouver une musicalité dans la mise en scène et le
montage des plans. Induire sciemment par la
formedéduire les motivations réels des personnages
alors que les dialogues nous disent clairement le contraire. Le
caper movie le plus racé jamais fait ?</p>
<p></p>
<p><strong>Rollerball :</strong> Avec
Rollerball, apprenez à livrer un produit brut, baroque,
vulgoet sale qui se débarasse des apparats formelle pour
lesquels vos anciennes oeuvres étaient louangées. Plus important,
la plasticité sera le socle discursif et contestataire du film, sa
rage incandescente à peine ternie par un remontage édulcoré qui
travaille à plein régime dans le sens de sa rhétorique. Utiliser
tout les moyens de "dégueuli" de l'image à votre disposition
:night shot, jump cut à outrance, montage façon mtv,
publicité agressive. Combattre le feu par le feu, déborder le
système et se positionner en marge. Un peu suicidaire le père
McTiernan, mais génial !</p>
<p><strong><em>Cédric
GENTAZ</em></strong></p>
				</div>			</content>			<id>http://indy38.blog.toutlecine.com/8800/John-McTiernan-le-on-de-mise-en-sc-ne/</id>			<link href="http://indy38.blog.toutlecine.com/8800/John-McTiernan-le-on-de-mise-en-sc-ne/" />			<author>				<name>indy38</name>				<uri>http://indy38.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-03-11T12:47:47+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Vertigo - plongée orphique</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p><strong>J'ajoute sur mon blog, la
critique / analyse que j'avais faite de <em>Vertigo</em> d'Alfred
Hitchcockil y a quelques années lorsque j'écrivais encore
pour le <em>site du cinephile</em>. Bonne lecture.</strong></p>
<p></p>
<p><strong><span>Plongéeorphique</span></strong></p>
<p><strong><span></span><span></strong><span>Trois axiomes pour
commencer : 1) Alfred Hitchcockest l'un des metteurs en scène
les plus éminemments reconnus du XXème siècle. 2)</span>
<span>Vertigo constitue son
chef-d'oeuvre esthétique et sémantique absolu. 3) Le maître
est l'un des rares à avoir approché la quintessence pure du cinéma.
Aphorismes faciles diront certains, au contraire la difficulté
réside maintenant à le démontrer. Analyser, décortiquer, des
montagnes d'exégèses n'en sont pas venus à bout,</span>
<span>Veritgo</span>
<span>résiste non seulement a
toute tentative d'explication exhaustive et se payele luxe
d'être rien de moins que l'oeuvre la plus obsessionnelle
jamais tourné. Nous allons dans un premier temps évoquer la genèse
et les composites du film avant d'essayer une introspection afin de
défricher certains de ses mystères. Bien entendu, il ne s'agit pas
ici d'imposer une vision dogmatique mais de proposer une grille de
lecture approfondie. Bref, passer derrière l'image, même si on le
sait, Vertigo est irréductible.</span></p>
<p><span></span></p>
<p>
<span>Après avoir tourné</span> <span><span>The
Wrong Man <em>(</em>Le faux coupable<em>, 1956)</em>
<span>avec Henry Fonda, Alfred
Hitchcock désirait porter à l'écran</span> <em><span>Les
diaboliques</span></em> <span>de Pierre Boileau et Thomas
Narcejac, mais Henry Georges Clouzot acquit les droits d'adaptation
avant lui. Le tandem Boileau - Narcejac va alors écrire
spécialement pour Hitch un roman intitulé</span> <em><span>D'entre les
morts</span></em><span>. C'est cette nouvelle que
le maître, sous l'égide de la Paramount, va transposer. L'année
1957 est particulière pour le cinéaste, juste avant le tournage
de</span> Vertigo<span>, Hitchcock est opéré d'une
hernie (janvier 1957) et en mars de la vésicule biliaire, alors que
la productiona déjà commencer (le 28 février pour être
précis). Il ne fait aucun doute au vu du film que le réalisateur a
du être préoccupé par la mort. Hitch avait jeté son dévolu sur Vera
Miles pour le rôle titre, mais cette dernière tomba enceinte.
Hitchcock semble prêt à repousser le tournage mais le studio s'y
oppose fermement. Finalement il la remplace par Kim Novak, un choix
qu'il semble avoir toujours regretté, les relations entre les deux
seront d'ailleurs tendues tout lelong. Kim Novak déconcertée
est pourtant remarquable. James Stewart, un habitué du maître du
suspense, sera la star masculine. Le couple qu'ils forment à
l'écran deviendra l'un des plus légendaires du 7ème
art.</span></span></span></p>
<p>
</p>
<p></p>
<p><span><span><span>Avant
d'analyser Vertigo, il nous faut nous interroger sur le cinéma et
l'image.le cinéma est un art de voyeur,
ce qui implique qu'il s'intéresse au sexe. Tout art qui s'intéresse
au sexe s'intéresse donc aussi à la vie et à la mort (Eros et
Thanatos) et donc au mythe. Tout artiste qui s'intéresse au mythe
en vient aux signes (signifiant, signifié) et à la psychanalyse.
L'oeil est le prisme par lequel l'image est vue, elle est le
reflet direct de la projection. En psychanalyse, la projection est
le fait d'attribuer inconsciemment dans le monde extérieur ce qui
se passe en fait en soi. Le cinéma en tant qu'écran extérieur ne
serait donc que leprojection
inconsciente de nospulsions personnelles. Et Hitchcock va
habilement entériner cette idée dès les premiers plans du générique
avec l'oeil à travers lequel se déploie la spirale. Le
spectateur est ainsi prévenu, comme les icônes orthodoxes, ce n'est
pas nous qui observons l'icône mais bien l'inverse, il en va de
même pour Vertigo. La subtilité et le génie du cinéaste réside à le
faire ressentir inconsciemment, la caméra traverse l'oeil -
l'image pour aller chercher le signifié profond derrière les formes
visibles. L'oeil, organe de la perception naturelle, est aussi
celui de la perception
intellectuelle.</span></span></span></p>
<p><span>L<span>a spirale qui vient de la
profondeur de l'iris est un symbole ouvert et optique, elle
manifeste le mouvement provenant du centre, donc de l'âme. Du fait
de sa circonvolution infinie elle est l'imago ambivalente de
l'obsession névrotique dontScottie (James Stewart) est
victime. A travers cette figure de la spirale qu'Hitchcock
démultiplie à foisons (bouquets de fleurs, chignons, escaliers), il
invente pour saisir le vertige dans toute sa dimension : travelling
compensé (zoom avant - travelling arrière) ou l'effet</span>
<em><span>vertigo.</span></em>
<span>Pour accentuer l'obsession,
Hitchcock va déployer un exceptionnelétalonnage chromatique,
dont la dominance tire très largement sur le rouge et le vert. Le
rouge est matriciel, il exprime l'intensité et la passion, le vert
est couleur régénératrice, de renaissance. Le rouge et le vert
(selon Hitchcock lui-même, celle du souvenir) sont un jeu
symbolique d'alternances, la montée de la vie part du rouge pour
s'épanouir dans le vert (l'apothéose et également couleur du
souvenir pour Hitchcock).La rose ne fleurit-elle pas entre
des feuilles vertes ? Lors de la première rencontre entre Kim Novak
et James Stewart au restaurant, les tapisseries sont d'un rouge
pénétrant alors que l'héroïne porte une robe verte. Plus
troublant,est
posée à la droite du cadre lorsqu'elle apparaît en face de Scottie
dans cette même scène ?</span></span></p>
<p></p>
<p></p>
<p><span>L'obsession, réminiscence active dans chaque plan de
l'oeuvre permet de constater sa parfaite symétrie
thématique.Dans la première partie, Scottie tente de percer
le mystère de Madeleine (Kim Novak)qui semble possédée par
uneCarlotta Valdés. Angoisse purement factice
puisque mise en scène dans ses moindres détails afin de se
débarrasser de la vraie femme de Gavin Elster (Tom Helmore). Le
leurre étant une exigence même de l'art cinématographique. Dans la
seconde partie le héros tente de remodeler son amour perdu à
travers une vivante, il devient l'incarnation réelle de la névrose
obsessionnelle de Madeleine. Avec Judy il se transforme en créateur
Pygmalion, double évident de la personnalité d'Hitchcock, véritable
fétichiste qui déclarait à propos de son actrice principale : "Kim
n'est qu'une inconsistante cire qui m'a coûté les plus grandes
peines à modeler." Lorsque Scottie réussit enfin à recréer l'image
de Madeleine, elle apparaîtnimbée de vert translucide, comme
si ellerevenait d'entre les morts. Mais à trop ressasser le
passé (l'inconscient refoulé - le bijoux), il finira à
nouveaupar la
perdre. Il y a là quelques analogies avec le mythe d'Orphée, qui
pour retrouver sa bien-aimée Eurydice doit descendre aux enfers
afin de la ramener sur Terre parmi les vivants. Il arrache sa femme
à la mort mais ne doit pas la regarder avant d'être remonté. Au
moment où il parvient aux portes il tourne la tête pour voir si
Eurydice le suit, alors elle s'évanouit dans les profondeurs
infernales pour toujours. <span>Vertigo est un grand
filmorphique.</span></span></p>
<p></p>
<p>
<span>La
symbolique des escaliers chez Hitchcock, trouve une corrélation
parfaite avec la structure ascendante/descendante de San
Francisco.c'est découvrir le secret latent de
l'inconscient, alors que l'ascension est l'acte de sublimation qui
est dans</span> <span>Vertigo avorté devant l'impuissance de Scottie a surmonter son acrophobie. La sémiotique de
l'impuissance psychique se double on
s'en doute d'une impuissance sexuelle, avec la tour (noeud
gordien du drame) qui est unsymbole phallique. Scottie
n'arrive pas à atteindre le sommet de l'édifice pour sauver
Madeleine. Cette scène sera une évocation constante jusqu'au final
où Scottie traînera Judy jusqu'en haut du clocher, afin de faire
éclater les apparences (le voile de la conscience) et la vérité.
Mais le fantasme amoureux immaculé reste inaccessible, car il
faudrait qu'il soit rejoué sur le même mode que la première
fois.(de
symétrie)utilisé jusqu'au bout puisque Judy finit
par tomber dans le vide, effrayée par la silhouette d'une
religieuse, manifestation de l'ombre de l'inconscient et de la
culpabilité remontant des profondeurs. La caméra recule alors en
travelling arrière pour nous montrer un Scottie désemparé au bord
du précipice, perdant l'amour de sa vie pour la deuxième fois,
certesguérit de ses vertiges mais à jamais hanté par la
mort.</span></p>
<p>
</p>
<p></p>
<p></p>
<p>
<span>La richesse thématique, ses
arcanes obscures, la musique inoubliable et travaillant par vague
de Bernard Herrmann, la photographie spectralepermet de
s'interroger à chaque nouvelle vision sur le sens symbolique et
obsédant du film. Défricher la forêt entière semble donc une
hérésie utopique. Hitchcock enchaîna après Vertigo, avec North by
Northwest (La mort aux trousses, 1959) etPsycho
(Psychose, 1960), deux autres
chef-d'oeuvres incontestés. C'est la grande période faste du
maître, sa trilogie étalon, un niveau éthéré qu'il ne retrouvera
ensuite jamais. Pas grave, tant peu de cinéaste peuvent se vanter
d'avoir toucher un tel idéal de l'art, à la fois commerciale et
expérimentale,simplement
universelle.</span></p>
<p>
</p>
<p><span><em><strong>Cédric
GENTAZ</strong></em></span></p>
<p>
<strong></strong></p>
				</div>			</content>			<id>http://indy38.blog.toutlecine.com/7972/Vertigo-plong-e-orphique/</id>			<link href="http://indy38.blog.toutlecine.com/7972/Vertigo-plong-e-orphique/" />			<author>				<name>indy38</name>				<uri>http://indy38.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-20T13:43:56+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Avatar - révolution copernicienne ?</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p><strong>(Attention les posters,
photos, concept arts, artworks ou toute autre images censées
représenté un contenu du film sont pour le moment fausses. Aucun
document officiel n'a à ce jour filtré sur la tenue graphique
d'Avatar ! (en date du 16 janvier 2009)</strong></p>
<p></p>
<p>12 ans, cela fait 12 ans que James
Cameron n'a pour le moment plus fait parler de lui ouvertement aux
yeux des médias grand public après son succès historique planétaire
que constitue Titanic. Malgré tout la communauté geek et
cinephilique est en émoi. Depuis 2007, James Cameron a entamé le
tournage de son prochain long métrage Avatar, un film de science
fiction que le metteur en scène annonce révolutionnaire. Nous
allons essayer de voir en quoi, un tel projet va influer à plus ou
moins long terme sur l'industrie du cinema mais aussi en terme
methodologique dans la production des filmsà venir.</p>
<p></p>
<p>Depuis début 2000, James Cameron s'est
associé à un grand technicien de l'industrie Vince Pace pour créer
une caméra numérique d'une nouvelle génération.Après presque
sixla
Fusionest née. Cette caméra ne permet pas
seulement de tourner en très haute définition permettant un
transfert dans un format qualitatif proche du 70 mm, c'est à
direidéal pour l'IMAX et sa définition 8K, elle ouvre surtout
une sphère inédite au metteur en scène afin de tourner et penser
son film en 3D stereoscopique. La 3D stéréoscopique réstitue la
vision humaine avec deux objectifs (2 yeux)qui enregistrent
simultanément l'image, afin de casser comme dirait l'autre le 4eme
mur et obtenir une profondeur de champ et de volume.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le scénario écrit par James Cameron en
personne est une sorte de Nouveau Monde Malickien dans l'espace en
un peu plus musclé quand même. Avatar sera en effet, une oeuvre qui
combine grosse guerre intergalactique et conscience écologique.
Alors que la Terre est devenu inhabitable, un groupe militaro
industriel est partie à la recherche de nouvelles planètes afin
d'en extraire des ressources naturelle. Jack Sully (Sam
Worhtington), un ancien Marine paraplégique va se voir contraindre
d'aider à la colonisation de l'écosystème de Pandora. Pour cela il
sera un avatar, c'est a dire un esprit transféré dans un corps
étranger.inédit
etl'amour au contact de la princesse des Na'vi (Zoe Saldana).
Elle deviendra son mentor spirituel.Il luttera ainsi pour sa
survie et celle du peuple de Pandora.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le tournage a démarré en décembre 2007
simultanement à Los Angeles, la Nouvelle Zélande et Hawaï et n'aura
duré qu'un mois et demi tout au plus. James Cameron travaille en
effet en performance capture, le fameux système révolutionnaire
inauguré par Robert Zemeckis et les chercheurs de Sony pictures
imageworks sur Le pôle express et La légende de Beowulf. Ce fameux
procédé libére les acteurs de la caméra et des placements,
ilscomme au theatre, car leurs performance est
directement enregistré par l'ordinateur et non plus une caméra.
Neanmoins James Cameron a retravaillé ce système et va le fusionner
à des imageriesà base de prise réelle haute définition,
promettant un rendu 100% réaliste des personnages en CGI. Spielberg
et Jackson qui s'étaient déplacé sur le plateau d'Avatar n'ont pas
mit longtemps à être convaincu du résultat, puisqu'ils tourneront
l'adaptation du Tintin de Hergé à l'aide de cette même methodologie
scénique. La performance capture libére considérablement le metteur
en scène dans ses choix, dorénavant lesstades de production
et post production se retrouvent fusionner dans une même étape.
Epaulé par un budget officieux record qui avoisinerait les 300
millions de dollars, James Cameron malgré son poids aussi bien
financier qu'artistique, n'a pourtant pas le droit à l'erreur au vu
des ambitions.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Avatar devrait donc proposer des
prises de vue réelle réduite à leur minimum, afin de nous faire
découvrir un écosystème entiérement créer pour le film dans ses
moindres détails, Cameron veut une immersion totale. Les Na'vi les
habitants de la planète Pandora feront dans les 2m50 - 3 m, ils
auront leur propre language et la capacité à l'aide de leur cheveux
ou d'une sorte de tige organiquede communiqué avec leur
environnement et les différente formes de vie qui peuplent Pandora.
Ce niveau de perfection obsessionnel chez le cinéaste explique la
très très longue post production de près de deux ans pour un film
dont la sortie est prévu le 16 décembre 2009 chez nous et le 18
dans le reste du monde.</p>
<p></p>
<p>Le risque lorsque l'on se confronte à
ce type de nouvelle expérience, serait de voir un rejet épidermique
du grand public, rappelons que l'année dernière, le film le plus
avant gardiste qui donnait un bref aperçu du futur de notre medium
chéri fut le bide le plus retentissant parmi les blockbusters
sorties sur les écrans. Je veux bien entendu parler de Speed Racer
de Andy et Larry Wachowski. Un film qui est aujourd'hu cité en
exemple par un certain David Fincher ! Pour profiter pleinement de
la révolution qui s'annonce la france devra quant à elle commencer
à s'équiper rapidementen premier lieu en numérique et ensuite
en 3D. Rappelons qu'aux Etats Unis, les gros studios americain
parfaitement conscient des nouvelles potentialités d'un changement
aussi bien artistique que de diffusion n'hésite pas à mettre la
main à la poche afin d'accelerer le mutation de l'argentique vers
le numérique. En france les gros groupes comme Pathé et Gaumont
n'ont pas de soucis à se faire, mais c'est encore les indépendants
et petit complexe qui au final devront régler la facture. Pendant
ce temps là, le CNC distribue toujours autant de crédits pour
soutenir des projets anecdotiques à la tronche de téléfilm confié à
des analphabétes de l'image (soit que des comédies ou des drames
sociaux). Triste à voir dans un pays qui vit la naissance du 7ème
art mais qui depuis 20 ans en est toujours resté à supporter du
Rohmer .</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>La route vers la sortie d'Avatar est
encore longue, des perspectives changeantes s'ouvrent au media qui
va connaître une transformation sans précédent dans les années à
venir. Avatar pourrait alors être le prophète cinematographique
quiva ouvrir la voie vers des possiblités quasi infinie en
terme de spectacle et d'expérimentation futur. Si il est à la
hauteur des espoirs et de la note d'intention de James Cameron et
son équipe, il n'y pas de raisons pour rater le rendez vous avec le
grand public. Il le doit !</p>
<p></p>
<p><strong><em>Cédric
GENTAZ</em></strong></p>
				</div>			</content>			<id>http://indy38.blog.toutlecine.com/7915/Avatar-r-volution-copernicienne/</id>			<link href="http://indy38.blog.toutlecine.com/7915/Avatar-r-volution-copernicienne/" />			<author>				<name>indy38</name>				<uri>http://indy38.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-17T00:28:49+01:00</updated>		</entry></feed>