<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://armoff.blog.toutlecine.com</title>		<id>http://blog.toutlecine.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://armoff.blog.toutlecine.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Midnight Movies]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://armoff.blog.toutlecine.com</uri>		</author>		<updated>2008-12-20T15:59:22+01:00</updated>		<entry>			<title>Oneechanbara The Movie - 2008</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p><strong>Date de sortie : 2008
Réalisateur : Yôhei Fukuda
Scénariste : Yôhei Fukuda, Yasutoshi Murakawa
Musiques : ...
Pays : Japon
Genre : Action/Zombie
Durée : 1h 20min.</strong></p>
<p><strong>Interdit aux moins de 12
ans</strong></p>
<p>Violence Physique :
Oui</p>
<p>Violence
Psychologique : Oui (mais rien d'inhabituel)</p>
<p>Sexe : Non (bon ok,
la miss est en sous vetements pendant la moitié du film)</p>
<p>Gore : Oui (mais en
images de synthèse...)</p>



Avant d'être un film, <strong>Oneechanbara</strong> est une série
de jeux, à la Devil May Cry. N'ayant pas touché une seule minute
aux <em>softs</em> (pourtant sur PS2, pourtant distribué en Europe
par 505 Games, sous le nom de Zombie Zone ou Zombie Hunters) je
sais seulement que l'on dirige une jeune femme en bikini, avec
bottes et chapeau de cowboy, maniant à la perfection le katana, et
qui charcle du zombie à tour de bras.
Que voilà un concept vendeur pour en faire un film. Non?
Aya, notre cowgirl de service, donc, est à la recherche de sa
petite soeur, Saki, qui a tué son père. Ceci nous est exposé à
travers des séquences de flash back, parsemant le métrage, se
faisant à chaque fois de plus en plus complètes, histoire de ne pas
tout dévoiler d'un coup. Entre ces séquences, Aya, accompagné d'un
compagnon (Katsuji) faisant office de <em>sidekick</em> (on peut
pas se gourer, il est gros et un peu stupide) défouraille des
zombies, dans un monde post-apocalyptique industriel. Sur sa route,
elle croisera Reiko, une parfaite <em>chick with gun</em>, qui a
perdue sa fille, et dont l'instinct maternel est à fleur de peau,
ce qu'elle exprime à coup de fusil à pompe. Et que va faire ce
trio, ensemble? Bah encore plus défoncer du zombie, quoi...
<p></p>
<p>Oneechanbara The Movie ne fonctionne pas pour bien des raisons.
Si le format vidéo du métrage n'est pas un handicap en soi, ça se
complique légèrement dès qu'on commence à parler effets spéciaux.
Evitant de se prendre la tête à créer du faux sang et des faux
membres (bah oui, un katana, ça coupe bien), Fukuda a misé sur le
tout numérique, et utilise sans arrêt de la 3D pas super bien
foutue. Lorsqu'Aya tranche la tête d'un zomblard, le spectateur se
fait éclabouser d'un sang numérique grossier, qui, s'il était
utilisé avec parcimonie, ne dérangerait pas. Mais au lieu de faire
preuve de modération, le réalisateur en rajoute, fait pisser des
gerbes de sang qui éclaboussent l'objectif de la caméra (et là, la
3D, ça se voit...) et utilise des effets de lumières lors des coups
de katana, pour gérer ses raccords "vrai zombie acteur - faux
zombie 3D coupé en deux". Ce choix peut être extrêmement
désagréable pour le public lambda, mais il est de plus en plus
employé au Japon (Kitamura lui même en abuse dans Azumi), et cela
donne un coté très manga/anime au final.</p>
<p></p>
<p>Le deuxième défaut flagrant, c'est le manque d'assurance de
l'actrice principale, qui a l'air d'avoir bien du mal à assumer le
fait de jouer en bikini-bottes-boa en plume d'autruche. Si son jeté
de cape lui donne une classe certaine avant chaque bataille
décisive, on sent quand même bien que ce n'est qu'un subterfuge de
mise en scène pour qu'elle n'ai pas à se promener en petite tenue
la totalité du film. Choisir une actrice canon, c'est une chose,
mais lui demander de mettre en valeur de façon anodine ses courbes,
s'en est une autre. Alors oui, c'est cohérent qu'elle se trimballe
dans une toge improvisée, dans un monde en décrépitude (à la façon
de Kenjiro dans Hokuto no Ken), mais on sent qu'elle n'assume juste
pas sa tenue de base (dans les jeux, elle est tout le temps à
moitié à poil).</p>
<p></p>
<p>A coté de ces maigres défauts (n'exagérons rien), ce qui fait
vraiment tache, c'est le scénario en lui même, et le rythme du
métrage. On apprend assez tardivement la raison pour laquelle Aya
parcourt la ville, et lorsqu'on apprend la tragique vérité (sa
soeur est vilaine, holala), ça nous en touche une sans faire bouger
l'autre. Soyons clair, il y a deux propositions possible pour
Onechanbara :</p>
<ul>
<li> Le film est un charnier pas possible, où Aya fabrique du
steack haché de zombie à la chaine (plus ou moins le gameplay des
jeux)</li>
</ul>
<ul>
<li> Le film se veut psychologique, on limite les scènes
d'actions, et on découvre quelque chose de captivant.</li>
</ul>
<p>
L'oeuvre de Fukuda se situe entre les deux, et du coup, ne trouve
pas sa cible. Le film se perd entre ses scènes de combat limites
(que la 3D n'arrange pas) et ses dialogues à l'eau de rose, quand
ce n'est pas pour mettre en scène les machiavéliques monologues du
savant fou qui créer les zombies (eh oui...)
Pourtant, aux deux tiers, il se passe quelque chose. C'est à ce
moment là que Fukuda a décidé de foutre le paquet, et dans une
combat énorme (de par son visuel et son nombre de zombies), Aya
devient enfin le personnage héroïque des jeux. Dans un déluge
d'effets spéciaux, son épée possédée par une force magique
(traduite visuellement) ne s'arrête que pour faire demi-tour et
aller frapper un autre adversaire, jusqu'au duel final, entre sa
soeur, elle aussi experte en sabre, et elle, maintenant en mode
<em>berseck</em> (traduit aussi visuellement).</p>
<p></p>
<p>Du coup, on en sort content, parce qu'on a eu raison d'attendre
la fin, pour se manger un combat bien foutu dans les rétines, et on
regrette seulement le manque de moyen et d'ambition du réalisateur
et de son équipe, et que l'actrice jouant Aya (Eri Otoguro) ne soit
QUE jolie. Ca reste un bon divertissement, et ça m'a donné envie
d'essayer les jeux, dont le prochain épisode est prévu sur Wii (où
là, évidement, on s'en cogne totalement du scénario).</p>
<div>





trailer de Onechanbara The Movie</div>
				</div>			</content>			<id>http://armoff.blog.toutlecine.com/7185/Oneechanbara-The-Movie-2008/</id>			<link href="http://armoff.blog.toutlecine.com/7185/Oneechanbara-The-Movie-2008/" />			<author>				<name>armoff</name>				<uri>http://armoff.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-12-20T15:59:08+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Vase de Noce - 1974</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				


Titre : Vase de Noce
Pas d'affiche disponible


Realisateur : Thierry Zeno


Scenariste : Dominique Garny


Producteur : Thierry Zeno


Annee de production : 1974


Origine : Belgique


Avec : Dominique Garny



<p></p>
<p>Interdit aux - 16 ans</p>
<p>Violence Physique : Non</p>
<p>Violence Psychologique : Oui (derive du personnage, zoophilie, scatologie)</p>
<p>Sexe : Oui (un acte simule sur l'animal, de nombreuses sequences de sexe entre animaux)</p>
<p>Gore : Oui (a proprement parler, non, mais la scatologie s'inscrit dans le gore)</p>
<p></p>
<p></p>

<p></p>
<p>Si le titre international de Vase de Noce est <strong>The Fucking Pig movie</strong>, c'est sans doute pour mieux attirer le client,<span> </span>eveiller la curiosite malsaine du spectateur, ou pour, au contraire, lui suggerer des le depart que le film se veut special, marginal, subversif, et donc pas pour tout le monde. Si on sait directement qu'il sera question d'actes zoophiles dans l'heure et demi qui va suivre, en revanche, on ignore tout de la dimension philosophique de l'oeuvre. </p>
<p>Shoote: Un fermier isole du reste du monde evolue seul au milieu de ses animaux et tombe amoureux de sa truie.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Des le plan d'ouverture, Zeno annonce les thematiques du film: la recherche d'identite, la definition de l'homme, celle de l'animal, l'inconscient collectif et les rituels.</p>
<p>Si le fermier se cherche une identite, veritable fil rouge du scenario, c'est majoritairement du a son isolement. La ferme est perdue au milieu de nulle part, et le heros a pour seul compagnie ses animaux. Il ne prononcera pas un seul mot du film, d'ailleurs. Pla: l'homme est un animal, et ses codes de conduite ne sont qu'inconscient. Si le coq dominant, adultere, se venge et tente de punir le domine, si la truie defeque sans s'isoler, et si elle prend part a une partie de Colin Mayard avec lui, c'est parce que les animaux ressentent egalement les sentiments primaires qui regissent la societe humaine depuis des siecles.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Mais alors, que reste t-il d'humain dans cet animal que l'on voit a l'ecran? La truie donne naissance a trois enfants. L'acte immoral, le peche impardonnable alors commis, devient irreversible. L'homme ne demande pas l'absolution, et se detourne de son Dieu, pour mieux laisser place a son ressenti primaire. Si l'idee nous est deja soumise dans un plan post-coitale, ou la truie elle-meme sonne la cloche, signifiant alors que l'homme et l'animal sont maries (elle en vient a accomplir les taches qu'il execute), elle prend tout son sens lorsqu'il, apres avoir aide sa femme a mettre bas, joue au cerceau. Un rappel a son enfance, un autre rituel, mais qui n'est que recherche d'expression de contentement. Il est egalement question de rappel inconscient a la petite enfance, lorsqu'il reproduit les gestes de sa mere, ou de sa grand-mere, en tricotant de petits manteaux pour les porcelets.</p>
<p>Si la truie n'etait qu'un animal pour le spectateur, elle sera, a partir de sa grossesse, filmee comme un humain. Zeno fait le choix de nous la devoiler en gros plans, sur sa tete, ses mamelles, mais egalement sur sa vulve lors de l'accouchement. Le fermier s'est reproduit, il a maintenant des rejetons de sa semence, et s'improvise pere dans une scene centrale, ou les trois gorets prennent part a un repas, chacun une assiette, chacun sa place a la table. La scene, qui peut preter a sourire, nous demontre que l'echec est cuisant. Les cochons, d'une part, n'arrive pas a se tenir correctement et renversent leurs assiettes, mais ils preferent les cris aux chuchotements, voir au mutisme. Ils n'ont rien d'humain, rien de l'humain qui leur sert de pere. Dans cet enfer post-apocalyptique (il n'y a pour seul humain que notre fermier, et rien ne nous laisse presager du meilleur pour l'humanite, tant il semble etre le dernier de sa race, l'idee de reproduction aidant a consolider cette theorie), gouverne par les caquetements, l'homme craque et commet l'impensable: un infanticide.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>L'homme est un animal pour l'homme, l'animal est un humain pour l'homme. Impossible de faire une distinction entre ces deux phrases pour le fermier, qui impuissant, assiste a la colere de sa truie, qui hurle a la mort (dans une scene incroyablement fascinante, la camera ayant reussi a capter un sentiment profond dans le regard de l'animal). Si une partie du public pense que la truie se suicide en se jetant dans l'etang qui borde la ferme, j'y vois tout autre chose. Reproduisant un rituel inquisiteur, le fermier retire la truie morte de l'etang a l'aide d'une echelle, mais celle-ci est solidement ligotee, ainsi que quelques poules, ces meme poules qui nous sont presente comme ayant commis un adultere. Il s'agit ici d'un rappel au combat contre la sorcellerie et le peche, traduisant la colere et l'impuissance (les femmes etaient attachees a des echelles, pour etre jugees plus pres de Dieu, puis brulees vives).</p>
<p>Que reste-t-il de l'espoir, de l'amour, de la raison d'etre? L'homme s'enterre alors, pres de son aimee, pour fusionner avec la terre, et effacer sa trace de la surface de la planete.</p>
<p>Second declic: il interfere avec la nature, il existe parce que le reste existe.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Dans une longue troisieme partie, Zeno developpe la descente aux enfers de son personnage, qui cherche a se reinventer, lui et sa race toute entiere. Faisant maintenant objection a toute croyance gregaire et a tout rituel, il vide ses bocaux mortuaires, pour les remplir avec un melange de merde et de plantes. La fameuse Vase du titre. C'est dans un delire coprophage, au depart, scatophage par la suite, que nous entraine le fermier, cherchant a fonctionner en cycle ferme, a ne plus avoir d'interaction avec le reste du monde. Est-ce la pure action post-traumatique, d'avoir blesse un animal qui ressent les choses? La question reste ouverte, et si Vase de Noce ne nous donne pas de reponse, c'est pour qu'on en trouve plusieurs. Veritable acte nihiliste, la bande de Zeno se voit interdite encore aujourd'hui dans de nombreux pays. Shootee dans un noir et blanc du plus bel effet, le film a pour avantage de ne jamais ceder a la facilite, et d'aller jusqu'au bout de son concept. L'acteur scenariste, Dominique Garny, est totalement habite par son personnage, et la musique, naviguant entre les cantiques et les premieres experiences electro contribue a semer le trouble et le malaise au visionnage. Vous l'avez compris, Vase de Noce n'est pas pour tout le public, et a ete maintes fois interdite de diffusion. L'oeuvre est aujourd'hui classee art et essai pour avoir la legitimite d'etre diffusee. </p>
<p></p>				</div>			</content>			<id>http://armoff.blog.toutlecine.com/4815/Vase-de-Noce-1974/</id>			<link href="http://armoff.blog.toutlecine.com/4815/Vase-de-Noce-1974/" />			<author>				<name>armoff</name>				<uri>http://armoff.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-09-09T17:43:25+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Pink Flamingos - 1972</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>



Titre : Pink Flamingos




<p>Realisateur : John
Waters</p>



Scenariste : John
Waters


Producteur : John
Waters


Annee de production :
1972


Origine : U.S.A.


Avec : Divine, David Lochary,
Mink Stole...



<p></p>
<p>Interdit au - 16
ans</p>
<ul>
<li>Violence Physique : Oui (si on
considere que des filles enchainees c'est
violent)</li>
<li>Violence Psychologique : Oui (si on aime
pas les marginaux, et les choses anormales)</li>
<li>Sexe : Oui (une fellation
filmee)</li>
<li>Gore : Non (sauf si un peu de ketchup et
un anus dilate c'est gore)</li>
</ul>
<p></p>

<p>Impossible de commencer mes
chroniques par une autre oeuvre que Pink Flamingos, de John
Waters, film de 1972, tourne avec un budget de 12000$ en 16
mm. Et pourtant, l'exercice est perilleux tant le film
a fait, et fait encore parler de lui, alors qu'il se
resume tres facilement. Voyez plutot:
Divine, nommee etre le plus
degoutant de la planete par un magazine,
vit cachee dans une caravane avec sa famille, pour
eviter la police et la presse. Pendant ce temps, les
Marbles, couple mondain, cherche a detroner
Divine de son titre.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Si Waters a bien compris
quelque chose, en filmant son Pink Flamingos, c'est que pour
choquer le public, il n'est nul besoin d'ecrire
un scenario complique aux enjeux multiples, mais bien
de se focaliser sur les personnages qui vont le
parsemer.</p>
<p>Il travesti alors encore une
fois Harry Glenn Milstead en Divine, comme il l'avait fait
auparavant<span></span> pour Mondo Trasho et Multiple Maniacs
(dans lequel elle se faisait violer par un homard geant), et
la fait pour la premiere fois apparaitre en couleur. Pour
l'accompagner dans sa quete du degueulasse, il
entoure son travesti d'une bien belle famille. Le fils de
Divine, hippie ecervele fou de sexe bizarre, sa
femme, jolie brin de fille, qui aime mater les actes pervers de son
mari, et la mere de Divine, grosse femme a
cote de la plaque, qui ne jure que par les
oeufs,<span></span> vetue d'une culotte et
d'un soutien gorge, enfermee dans un parc a
bebe.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Tout ce beau monde vit en
parfaite harmonie dans une caravane (rose de
preference), perdu au milieu d'un terrain
vague, histoire de ne pas etre
derange.</p>
<p>Face a eux, un couple et
son majordome, les Marbles, qu'on dirait tout droit
tire d'un manga, fier de leurs couleurs de cheveux,
rouge ou bleu, fier d'etre un couple qui s'aime,
fier de leur belle maison, fier d'etre
machiavelique et a l'origine d'un plan
bien huile tellement cretin qu'ils n'ont
plus que a a la bouche. En effet, le couple kidnappe
des jeunes femmes (ou l'homme accroche une saucisse
a son propre penis pour effrayer l'innocente),
les enchaine dans leur cave, les fait mettre enceinte par le
majordome, revend les bebes a des couples
lesbien, et utilise l'argent pour financer un reseau
de drogue dans les lycees.</p>
<p>Inutile de preciser que
la surenchere d'idees provocantes sont a
l'image du film, delirante et peu credible. Car
il s'agit bien ici d'une comedie. Et il serait
difficile de l'envisager autrement, tant les dialogues et les
situations semblent improvises. Joyeux bordel cacophonique,
Pink Flamingos cherche a briser les tabous d'une
societe etriquee, en installant la
spontaneite comme mot d'ordre. Divine braille
plus qu'elle ne parle, la moitie des sequences
dialoguee pourraient etre coupees, et le
patchwork de couleur et de matieres presentent
a l'image prouve au spectateur qu'il est bel et
bien en face d'un film qui assume pleinement son cote
fauche et festif.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Pink Flamingos donne
l'impression d'etre au cirque, ou dans la cour
des miracles (notamment lors de la fete d'anniversaire
de Divine, ou le clou du spectacle est un show ou un
des invites nous expose, face camera, combien il peut
dilater son anus sur commande), qu'on s'attache ou non
aux personnages qui peuple l'oeuvre, et demontre,
si on veut bien l'accepter, que la marginalite
n'est pas quelque chose d'inne.</p>
<p>Bien que les Marbles tentent
par tous les moyens de devenir des etres sales et
sanguinaires, ils ont toujours l'air ridicule,
precieux, et la mecanique de leurs plans parait
etre juste trop coherente, planifiee, et clean.
De plus, les deux comediens interpretant le couple
semblent bien moins a l'aise dans leur jeu (volontaire
ou pas?) que le reste de la troupe, mettant en valeur la
facilite avec laquelle la famille de Divine est
naturellement anticonformiste et choquante.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Mais qu'en est-il
exactement de ce choc? Si le trash peut rebuter, pour la
majorite des gens, ici il est presque cathartique. La
premiere information du metrage sera de nous avertir
que Divine est l'etre le plus degoutant de la
planete, par une voix off (celle de Waters lui-meme),
et le developpement nous conduira lui, a nous
demontrer le contraire, nous presentant le gros
travesti comme quelqu'un d'humain, se refusant a
etre provocateur gratuitement. En revanche, son fils
s'applique a lui faire de la concurrence et nous
rendre hilare lors d'une scene de viol sur une
etudiante, viol a base de penetration
de poulet vivant. Si la scene n'est pas filmee
en detail (le realisateur s'amuse plus
d'une situation causasse impliquant l'imagination du
spectateur que d'un reel scandale), celle de la
fellation incestueuse, entre la mere et le fils, est non
simulee, et mise en scene de la faon la plus
crue.</p>
<p>Car Waters a egalement
compris qu'avoir des idees farfelues et une belle
brochette d'acteurs impliques, c'est bien, mais
les montrer sans passer par un procede de mise en
scene, c'est mieux.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Et c'est ainsi que Divine
devient reellement l'etre le plus
degoutant de l'histoire du cinema, dans une
scene finale ajoutee (entendez par la que
l'intrigue est resolue), filmee en plan
sequence pour mieux souligner l'authenticite de
l'acte, dans laquelle elle attend qu'un caniche ai fini
de defequer, pour se delecter de ses
excrements encore frais.</p>
<p></p>
<p><strong>@</strong> La
Bande-Annonce</p>
				</div>			</content>			<id>http://armoff.blog.toutlecine.com/4684/Pink-Flamingos-1972/</id>			<link href="http://armoff.blog.toutlecine.com/4684/Pink-Flamingos-1972/" />			<author>				<name>armoff</name>				<uri>http://armoff.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-08-28T01:37:44+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Quoi? Pourquoi? Qui? Comment?</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>L'expression <strong>midnigth movie</strong> (ou <strong>film de
minuit</strong>) apparait dans les annees 1950 pour
designer les films a petits budgets diffuses
tard le soir par les chaines de television
locales aux Etats-Unis.</p>
<p>Ce phenomene de la diffusion a minuit de
films decales a demarre au debut
des annees 70 dans les agglomerations urbaines telles
que <span>New-York</span> pour ensuite se
propager dans tout le pays. Elle s'est poursuivie jusqu'en
1977.</p>
<p>En marge des productions hollywoodiennes (et ne pouvant donc pas
beneficier de gros budgets), ces films
etranges, <span>kitches</span>,
provocants, voire grotesques (en tout cas libres), defiaient
les conventions de l'epoque.</p>
<p>La diffusion de films decales a minuit
avait pour finalite de developper une audience pour
ces films, en encourageant les rediffusions multiples au sein d'une
contre-culture. La diffusion s'appuyait beaucoup sur le
<span>bouche a oreille</span>, les
tentatives de mise dans le circuit traditionnel
s'avererent d'ailleurs infructueuses. Ces films sont
aujourd'hui consideres comme cultes.</p>
<p>Le succes national du <em>Rocky Horror Picture Show</em>
et les mutations de l'industrie cinematographique ont
modifie la nature de ce phenomene et dans le
contexte des changements culturels et politiques des annees
80, il est devenu un exercice de style et s'est rapproche de
sa forme televisee qui porte le meme
nom.</p>
<p>Le terme  a aujourd'hui
deux sens distincts: un synonyme de film de serie B,
film a petit budget de fin de soiree, et un synonyme
de film culte.</p>
<p>
Source : Wikipedia.</p>
<p></p>
<p>La definition de Wikipedia me paraissant claire,
je n'ai pu resister a la facilite d'en faire
un simple copier/coller en guise d'introduction de cette tribune.
La ligne editorial de ce blog est simple : imaginez que la
diffusion de metrages "non conforme" au cinema n'a
jamais cesse d'exister, et les faire decouvrir ou
redecouvrir a mon lectorat.</p>
<p>Midnight Movies traite de ce cinema que l'on regarde avec
le visage crispe, l'oeil petillant, et la
curiosite malsaine de s'exposer a quelque chose
d'etonnant, a defaut d'etre agreable.
Pour ne pas etre une source de polemique, chaque film
presente sera accompagne, dans sa fiche de
resume, d'un code qui previendra du niveau de
ses effets/mefaits : sexe, violence physique ou
psychologique.</p>
<p>Bon voyage en ma compagnie, et bonne lecture.</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://armoff.blog.toutlecine.com/4622/Quoi-Pourquoi-Qui-Comment/</id>			<link href="http://armoff.blog.toutlecine.com/4622/Quoi-Pourquoi-Qui-Comment/" />			<author>				<name>armoff</name>				<uri>http://armoff.blog.toutlecine.com</uri>			</author>			<updated>2008-08-26T01:43:38+02:00</updated>		</entry></feed>