<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com</title>		<id>http://blog.jeuxvideo.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[&#9675;Blood Brothers&#9675;]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com</uri>		</author>		<updated>2009-07-08T18:40:09+02:00</updated>		<entry>			<title>E012</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				
<span><span>« Maman ? Stella et moi, nous pourrions aller visiter la ville, qu'est-ce que tu en </span></span>


<span><span>dis ?</span></span>


<span><span>- Oh, maman, s'il te plaît ! disait la petite en se trémoussant et en lançant des </span></span>


<span><span>regards envieux vers l'extérieur.</span></span>


<span><span>- Allez-y, mais revenez pour manger ce midi !</span></span>


<span><span>- J'aurais aimé inviter Stella à manger, ça te dérange ?</span></span>


<span><span>- S'il te plaît, s'il te plaît, laisse-nous manger là-bas ! Dis oui, dis oui, s'il te </span></span>


<span><span>plaît ! pépiait Stella.</span></span>


<span><span>- D'accord, d'accord, sourit-elle. Bonne journée, alors ! »</span></span>


<span><span></span></span>


<span><span>Un air tendre aux lèvres, Édith regarda ses enfants s'en aller. Stella sautillait </span></span>


<span><span>et Guillaume, malgré les cernes mauves qui auréolaient ses yeux, semblait </span></span>


<span><span>heureux et léger.</span></span>


<span><span></span></span>


<span><span>Soupirant d'aise, elle fit une liste des choses à faire, les yeux toujours </span></span>


<span><span>accrochés comme à une bouée sur les dos de sa progéniture.</span></span>


<span><span>« Me laver, m'habiller, laver les fenêtres, passer le balai, manger, préparer le </span></span>


<span><span>souper, défaire les dernières boîtes, ranger ce qui est inutile, faire le ménage du </span></span>


<span><span>grenier... »</span></span>


<span><span>Tout en rayant et en ajoutant des tâches à sa liste, la jeune mère se dirigeait vers </span></span>


<span><span>la salle de bain.</span></span>


<span><span>Elle laissa la porte entrebâillée afin d'éviter que l'humidité n'augmente la </span></span>


<span><span>population de moisissure et elle se dévêtit rapidement, surprise par le froid soudain.</span></span>


<span><span></span></span>


<span><span>Grelottant, elle fit couler l'eau chaude quelques minutes, espérant se réchauffer. </span></span>


<span><span>Pourtant, malgré la température de sa douche, des frissons l'envahissaient </span></span>


<span><span>encore et son souffle se condensait.</span></span>


<span><span>Elle entendit la porte grincer, le plancher gémir. Ses dents s'entrechoquaient.</span></span>


<span>Alors qu'elle allait saisir son savon, celui-ci « s'envola » et frappa la paroi de </span>


<span>verre derrière elle. Étonnée, elle le saisit et se dépêcha de se laver afin de sortir </span>


<span>de là au plus vite.</span>


<span>Des pas à l'étage firent monter à sa gorge les sanglots qui lui opprimaient la </span>


<span>poitrine et les larmes se mêlèrent à l'eau bouillante qui ne la réchauffait </span>


<span>étrangement pas.</span>


<span></span>


<span>Éteignant tout, immobile, elle écouta. Une pression réconfortante sur son épaule </span>


<span>la figea. Le froid était pénétrant, il émanait de... <em>son épaule</em>.</span>


<span>« Ne monte pas là-haut ! Ne vas pas au grenier ! »</span>


<span>Ses yeux roulaient, cherchant sans trouver, la provenance de la voix qu'elle avait </span>


<span>entendu plutôt. D'ailleurs, elle n'était pas certaine de <em>vouloir</em> <em>savoir</em>. Son coeur </span>


<span>battait à lui rompre la poitrine, sa respiration était haletante, sa tête bourdonnait.</span>


<span>« Fais-moi confiance et ne monte surtout pas là-haut ! Ne me cherche pas non </span>


<span>plus, tu ne veux <em>pas</em> me voir », disait la voix.</span>


<span></span>


<span>Poussant un cri de frayeur, Édith s'habilla en vitesse, monta les escaliers sans </span>


<span>jeter un seul regard vers le grenier et s'enferma dans sa chambre. La porte fermée, </span>


<span>barrée, bloquée grâce à sa commode.</span>


<span></span>


<span>Au diable les corvées, elles allaient attendre que sa santé mentale lui revienne. </span>


<span>Car oui, elle ne pouvait qu'être folle pour qu'une voix lui parlât ! Gémissant, elle </span>


<span>regardait dehors par la fenêtre, regrettant de ne pas être partie avec les enfants. </span>


<span>« Bénéfique, hein, l'air campagnard ? » railla cette petite voix intérieure qu'on a </span>


<span>tous en de pareils moments.</span>


<span></span><span><span></span></span>


<span><span>En position foetale, Édith ferma ses yeux, attendant que la terreur passe, que </span></span>


<span><span>Guillaume et Stella arrivent et que les bruits cessent enfin.</span></span>
				</div>			</content>			<id>http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com/1355133/E012/</id>			<link href="http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com/1355133/E012/" />			<author>				<name>xbloodbrothersx</name>				<uri>http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-07-05T20:55:03+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>E011</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				
<span><span>« Qu'est-ce que tu as, maman ? »</span></span>


<span><span>Cette question la fit enfin sortir de son état de statue.</span></span>


<span><span>« Rien, rien, tout va bien.</span></span>


<span><span>- Qu'est-ce qu'ils ont les chevaux ?</span></span>


<span><span>- Ils... Stella, ma puce, je les ai vendus, se résigna-t-elle finalement en lui disant la vérité.</span></span>


<span><span>- Tu, tu, tu as vendu mes chevaux...</span></span>


<span><span>- Stella, chérie, la supplia-t-elle. Tu sais, on ne pouvait pas les garder. Il leur fallait des soins, un abri, de la nourriture, de l'espace. Nous n'avions rien de tout ça, ma chérie.</span></span>





<span><span>- Quand ? Quand les as-tu... vendu ? pleurnichait Stella.</span></span>


<span><span>- Hier après-midi. Pendant que tu étais dehors. Je suis désolée, mais, parfois, il faut faire des choix qui ne nous plaisent pas. Avec mon travail de serveuse, l'argent nous aurait manqué. Là, au moins, nous avons de quoi faire des économies. Et tu pourras aller visiter Nétoile les fins de semaine, c'est bien, non ? s'exclama-t-elle d'un air faussement enjoué.</span></span>


<span><span>- Non.</span></span>


<span><span>- Stella... Je t'en prie ! Écoute-moi ! supplia-t-elle de nouveau. Tu pourras aller voir Nétoile quand tu veux, mon trésor. Et puis, avec les économies, nous pourrons peut-être améliorer la maison ! Allons, souris un peu et essaie de comprendre, s'il te plaît, Stella... Ne me fais pas la tête !</span></span>


<span><span>- Je pourrai aller voir Nétoile n'importe quand et avoir des rideaux à mes fenêtres et une lampe à côté de mon lit ? questionna Stella, méfiante.</span></span>


<span><span>- Bien sûr ! C'est promis !</span></span>


<span><span>- D'accord. Tu es <em>presque</em> pardonnée » lui dit-elle avec tout son sérieux.</span></span>


<span><span>Soulagée, Édith se pencha vers la petite tête blonde et y déposa sa joue.</span></span>





<span><span>Dans sa chambre, Guillaume s'était assoupi. Son visage, qui aurait dû être lisse, se tordait en tout sens, tout comme son corps. Loin d'être paisible, son sommeil semblait être une lutte contre le lit sur lequel il était.</span></span>





<span><span>Un bruit mat et répétitif, venant d'en haut, lui fit ouvrir les yeux.</span></span>


<span><span>Sa mère et sa soeur ne faisaient jamais autant de bruits dans les escaliers. Il les entendait à peine marcher, seul les craquements sinistres du plancher l'avertissaient qu'elles se déplaçaient, d'habitude.</span></span>


<span><span>Il se redressa un peu, s'asseyant sur son lit.</span></span>


<span><span>« ...je les ai vendus.</span></span>


<span><span>- Tu, tu, tu as vendu mes chevaux... »</span></span>


<span><span>Les filles parlaient. En bas.</span></span>





<span><span>Qui marchait en haut, alors ? Intrigué et incapable de se coucher à nouveau, il posa ses pieds par terre. Ses paupières lui pesaient autant que toutes les années de souffrance qu'il avait enduré, mais il se leva tout de même.</span></span>


<span><span>Réalisant soudain la discussion qui avait lieu, il se rassit, oubliant les pas.</span></span>


<span><span>« Je pourrais sortir avec Stella. Visiter la ville lui fera du bien, elle oubliera Nétoile pour quelques instants. Et, surtout, maman pourra pleurer librement, sans avoir peur que nous la voyions. »</span></span>


<span><span>Il enfila ses chaussures et jeta un coup d'oeil à la toile qu'il avait tenté de commencer la veille.</span></span>


<span><span>« Un vrai gâchis ! Tu n'es bon à rien ! »</span></span>





<span><span>La source des bruits qui avaient réveillé Guillaume se pencha, regardant Édith qui tentait de convaincre sa fille qu'elle avait fait ce qui était le mieux pour eux. La respiration rauque de ce qui les observait était rapide et aurait sûrement attiré leur attention s'il n'y avait eu aucun autre bruit. Lorsque le jeune homme sortit de sa chambre pour rejoindre sa famille, le bruit mat repris et ce qui les épiait ne le faisait plus.</span></span>
				</div>			</content>			<id>http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com/1355147/E011/</id>			<link href="http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com/1355147/E011/" />			<author>				<name>xbloodbrothersx</name>				<uri>http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-07-05T21:04:01+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>E010</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				
<strong><span></span></strong>


<span>Le sourire de Stella se fanait comme elle entendait les </span>


<span>cris de sa mère et de son frère. Ils ne se disputaient </span>


<span>jamais avant. Ou, du moins, ils ne criaient pas comme ça.</span>


<span>Un bruit étrange provenant d'en haut fit sursauter la </span>


<span>petite fille. L'assiette qu'elle tenait entre ses mains </span>


<span>rougies par l'eau chaude glissa et percuta le fond de </span>


<span>l'évier. Elle tourna son visage vers l'escalier, décidée à </span>


<span>trouver la source du bruit.</span>


<span>« En plein jour, les fantômes dorment. Les histoires </span>


<span>d'horreur, c'est toujours la nuit. Et maman et Guillaume </span>


<span>sont là, j'ai pas à avoir peur. »</span>


<strong><span></span></strong>


<span>Elle fit un pas, puis un autre. Essuyant ses mains </span>


<span>mouillées sur son pantalon, elle avançait lentement. Les </span>


<span>yeux grands ouverts, fouillant la pièce avec angoisse, </span>


<span>elle continuait d'avancer.</span>


<span>La première marche craqua et elle hésita à déposer son </span>


<span>autre pied.</span>


<span>« C'est peut-être pas une bonne idée. »</span>


<span>Que faire, que faire ?</span>


<span>En sourdine, de l'autre côté du mur, elle entendit : </span>


<span>« ... même plus capable de peindre ! ... s'améliorera pas,</span>


<span>maman ! »</span>


<span>Son frère allait si mal que ça ? Passant son bras sur </span>


<span>sa joue soudainement humide, Stella monta en vitesse </span>


<span>le premier escalier, la tête baissée et le nez menaçant </span>


<span>coulant légèrement.</span>


<strong><span></span></strong>


<span>C'est pas comme si elle ne savait pas que son frère était </span>


<span>malade, mais il ne se plaignait jamais, il semblait </span>


<span>toujours joyeux lorsqu'il était avec elle. Il lui mentait ? </span>


<span>Elle allait cessé de faire son bébé et elle le laisserait </span>


<span>en paix avec ses histoires de bruits et de yeux. Oui, elle </span>


<span>allait trouver la source de son malaise et elle </span>


<span>n'agacerait plus Guillaume.</span>


<span>« ... et je mourrai bientôt ! entendit-elle hurler. </span>


<span>Laisse-moi, je suis fatigué ! »</span>


<span>Elle n'entendit pas la réponse de sa mère, elle était </span>


<span>figée sur place. Savoir qu'il allait mal, ça allait. </span>


<span>Savoir qu'il allait mourir bientôt, c'était une autre </span>


<span>histoire.</span>


<span>« Oh... Gui... », se lamenta-t-elle.</span>


<span>Reniflant, elle continua sa montée.</span>


<strong><span></span></strong>


<span>Rendue presque tout en haut, sa mère cria :</span>


<span>« Stella, chérie ? Viens ici, s'il-te-plaît !</span>


<span>- J'arrive, maman ! »</span>


<span>Sans jeter un coup d'oeil au grenier, elle descedit, </span>


<span>inquiète. Que lui voulait sa mère ? Elle était n'avait </span>


<span>pas vraiment envie de le savoir.</span>


<span>« Quoi ? lui demanda-t-elle avant d'atteindre le palier.</span>


<strong><span></span></strong>


<span>- Je veux que l'on discute des chevaux. Tu viens ?</span>


<span>- Qu'est-ce qu'ils ont les chevaux ?</span>


<span>- Viens, on va en discuter tranquillement », répéta Édith.</span>


<span>Comme sa fille s'en venait, elle se mit à grelotter. </span>


<span>« Allons, ce sont les nerfs » tentait-elle de se </span>


<span>convaincre. Son souffle formait un petit nuage devant </span>


<span>ses lèvres, pourtant il ne faisait pas si froid. </span>


<span>Qu'avait-elle à trembler ainsi ?</span>


<strong><span></span></strong>


<span>Le bout de ses doigts était mauve, elle avait la chair </span>


<span>de poule. Un point dans sa nuqye la chatouillait et, </span>


<span>pour une raison que refusait de lui donner son cerveau, </span>


<span>elle avait la certitude qu'il ne fallait pas qu'elle </span>


<span>bouge. « Ne te tourne pas, ne te retourne surtout pas ! » </span>


<span>lui sifflait une voix dans sa tête. </span>


<span>Les pas dans l'escalier se mêlaient aux battements de son </span>


<span>coeur. Elle avait envie de hurler « Ne descend pas Stella, </span>


<span>il y a <em>quelque chose</em> <em>derrière moi</em> ! », mais tout ce qui </span>


<span>sortait de ses lèvres était ce souffle, rauque, froid, </span>


<span>précipité.</span>


<strong><span></span></strong>


<span>« Ça va, maman ? »</span>


<span>Stella la fixait, inquiète.</span>


<span>« Ça va ?</span>


<span>- Oui, finit-elle par réussir à articuler. Oui, ça va. </span>


<span>On va, on va aller s'asseoir ? »</span>


<span>Sa voix n'était qu'un murmure faible et elle se racla </span>


<span>la gorge. Il ne fallait pas qu'elle effraie ses enfants, </span>


<span>en plus !</span>


<strong><span></span></strong>


<span>Édith n'osait cependant pas bouger. Sa fille passa à ses </span>


<span>côtés, étonnée de son immobilité.</span>


<p>Oups... Stella s'est changée miraculeusement en descendant les
escaliers .
Hummmmmm... Cet article n'est pas «terminé», mais je l'ai coupé
pour vous montrer que oui, oui, je travaille dessus .
Je vais voir Ice Age ce soir ! Vive le petit
écureuil tellement laid qu'il en est mignon !</p>
				</div>			</content>			<id>http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com/1350010/E010/</id>			<link href="http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com/1350010/E010/" />			<author>				<name>xbloodbrothersx</name>				<uri>http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-07-03T19:01:04+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>E009</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				
<strong><span></span></strong>


<span>« Guillaume ? Il faut qu'on parle, tous les deux, dit Édith en entrant dans la chambre de son fils.</span>


<span>- De quoi ? demanda-t-il innocemment.</span>


<span>- De toi. Tu, tu vas bien ?</span>


<span>- Sérieusement ? Non, pas du tout. Oh ! Arrête de faire comme si tu ne l'avais pas remarqué ! se fâcha-t-il. Tu l'as bien vu, ne me dit pas le contraire ! Je ne suis même plus capable de peindre ! Et tu as vu, j'avais de la difficulté à tenir ma fourchette ! Ça ne s'améliorera pas, maman !</span>


<span>- On peut recommencer les traitements, tenta-t-elle d'une petite voix.</span>


<span>- Tu sais <em>très</em> bien que ça ne fera que tout retarder ! Les médecins l'ont dit : mes muscles vont dépérir. Point.</span>


<span>- Mais, en faisant des exercices et en suivant le trai...</span>


<span>- On a déjà essayé ! s'énerva-t-il. Ça ne me guérira pas et tu le sais.</span>


<span></span>


<span>- On dit que l'espoir fait vivre !</span>


<span>- Et bien tu vivras vieille et je mourrai bientôt ! Laisse-moi, j'suis fatigué !</span>


<span>- D'accord, dors bien. »</span>


<span>Réprimant un soupir, elle sortit. La maladie<strong><em>**</em></strong> de Guillaume avait été lente à démarrer, mais depuis quelques années, les choses empiraient à une vitesse folle. On lui avait annoncé que l'espérance de vie de son fils était faible, mais... Comment pouvait-elle se résigner à l'idée que Guillaume allait mourir ?</span>



<strong><em><span>**</span></em></strong><span> Cette maladie existe réellement, bien que je ne sois pas certaine du nom. C'est une maladie qui touche tous les muscles du corps humains, lesquels se détériorent par moment très rapidement et parfois très lentement. J'ai pris quelques libertés avec (il n'y a pas de traitement autre que des exercices physiques), mais bon. L'espérance de vie d'une personne atteinte est d'environ 25 ans. Fin de la parenthèse.</span>
				</div>			</content>			<id>http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com/1346293/E009/</id>			<link href="http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com/1346293/E009/" />			<author>				<name>xbloodbrothersx</name>				<uri>http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-06-27T01:07:18+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>E008</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				
<span><span>« Stella, tu n'es pas habillée ? s'étonna Guillaume en voyant sa petite soeur s'apprêter à descendre.</span></span>


<span><span>- Ben j'y allais, mais j'ai entendu des bruits étranges en haut, pleurnicha-t-elle.</span></span>


<span><span>- Arrête de faire ton bébé, c'est sûrement ton imagination, comme hier !</span></span>


<span><span><strong></strong></span></span>


<span><span>- Mais j'te jure que c'est pas mon imagination ! J'entends vraiment des bruits !</span></span>


<span><span>- Écoute, Stella... Si t'entends encore des bruits, si tu te sens encore observée, j'irai dormir dans ta chambre et tu dormiras dans la mienne, ok ?</span></span>


<span><span>- Tu vas me croire après, tu vas voir ! »</span></span>


<span><span>Guillaume soupira. Comment faire comprendre à sa soeur qu'une vieille maison grince et que c'est <em>normal</em> ! Surtout qu'il avait plus important à penser qu'aux ridicules supposés bruits d'une vieille baraque ! </span></span>


<span><span>Il eut soudainement honte de penser que sa douleur était plus importante que les peurs de sa petite soeur. C'était égoïste de sa part. Tellement égoïste qu'il fallait qu'il trouve un moyen de se faire pardonner rapidement.</span></span>


<span><span><strong></strong></span></span>


<span><span>« Stella ? T'en dis quoi si on s'occupe des chevaux ensemble, cet après-midi ?</span></span>


<span><span>- Mais tu veux <em>jamais</em> t'en occuper !</span></span>


<span><span>- Et là je veux. Alors ? »</span></span>


<span><span>La jeune fille se mit à sauter sur place jusqu'à ce que Édith les appelle de nouveau.</span></span>


<span><span>La dernière marche menant au grenier ploya et, si Stella ou Guillaume avaient levé les yeux à cet instant, ils auraient probablement hurlé.</span></span>


<span><span><strong></strong></span></span>


<span>« Maman ? Avec Gui, on va aller s'occuper des chevaux tantôt !</span>


<span>- Ah oui ? répliqua-t-elle prudemment.</span>


<span>- Oui ! Je vais pouvoir monter sur Nétoile ?</span>


<span>- Euh, on verra, ma chérie, d'accord ?</span>


<span>- Quand c'est pas un non, c'est presque déjà un oui ! s'exclama la petite, toute heureuse.</span>


<span>- Oui... », murmura Édith, faiblement en s'agripant au comptoir.</span>


<span><span><strong></strong></span></span>


<span>Guillaume et Stella pépiait dans son dos, mais elle était incapable de se concentrer sur leurs paroles. Aurait-elle dû dire à sa fille qu'ils ne possédaient plus de chevaux ? Dès la tombée du jour, elle s'était assurée de les faire disparaître. À quoi bon s'encombrer de choses qui coûtent chères, ne rapportent rien et prennent de l'espace. Elle pourrait toujours lui faire croire que les chevaux s'étaient enfuis. Ou elle pourrait lui dire la vérité. Et se mettre ainsi sa fillette à dos. Non. Elle allait prôner l'innocence. C'était pour le bien de tous.</span>


<strong><span></span></strong>


<span>Le repas se déroula dans un silence complet. Les seuls bruits perceptibles étant ceux de la mastication et ceux, bien plus inquiétants, de la maison, l'ambiance n'était pas très gaie. Les yeux rivés sur leurs assiettes, ils s'efforçaient de trouver un sujet de conversation, mais qu'avaient-ils à se dire ?</span>


<span>Parler de Mathieu ne les avanceraient à rien. Parler des chevaux créerait de nouveau ce froid étrange. Discuter de leur nouvelle demeure provoquerait des tensions.</span>


<span>Non, le mieux était de ne rien dire et de faire comme si. Comme si tout allait bien, comme si la maison leur plaisait, comme si personne ne souffrait. De faire comme d'habitude, au fond.</span>


<strong><span></span></strong>


<span>Stella se proposa pour nettoyer les assiettes et Guillaume se retira dans sa chambre. Indécise, Édith décida de suivre son fils. Elle devait savoir comment il allait depuis qu'il avait arrêté son traitement. Et elle allait essayé d'obtenir son aide pour parler des chevaux à la petite.</span>


<span></span>


<span>« Frotte, frotte, frotte les assiettes. Lave, lave, lave la vaisselle. Fais attention à l'eauuuu chaudeeee ! Ne te brûle pas avec-ec ! Enlève les taaaches, les taaaches, les taaaches ! Frotte, frotte, frotte les assiettes... »</span>

<p><span>
Stella chantait doucement des paroles qu'elle inventait au
fur et à mesure tout en éclaboussant abondamment les lattes du
plancher, le comptoir et son pyjama. Elle avait presque oublié la
nuit horrible qu'elle avait vécu et un sourire d'enfant
ravi illuminait ses traits.</span></p>
				</div>			</content>			<id>http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com/1346287/E008/</id>			<link href="http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com/1346287/E008/" />			<author>				<name>xbloodbrothersx</name>				<uri>http://xbloodbrothersx.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-06-27T01:02:26+02:00</updated>		</entry></feed>