<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.jeuxvideo.com] sylphideland : <![CDATA[Sylphideland, la magie de l'écriture]]></title>		<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com</link>		<description><![CDATA[Sylphideland, la magie de l'écriture]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Fri, 19 Jun 2009 20:38:26 +0200</pubDate>		<image>			<title>sylphideland.blog.jeuxvideo.com</title>			<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com</link>			<url>http://static.blogstorage.hi-pi.com/blog.jeuxvideo.com/s/sy/sylphideland/images/mn/1244305638_regular.jpg</url>		</image>		<item>			<title><![CDATA[Bonne nouvelle pour Gabie, mauvaise nouvelle pour vous =)]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"> Hey hey hey !</p>
<p style="text-align: center;">Gabie déménage !!
  ]]></description>			<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1340559/Bonne-nouvelle-pour-Gabie-mauvaise-nouvelle-pour-vous/</link>			<comments>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/Bonne-nouvelle-pour-Gabie--mauvaise-nouvelle-pour-vous----19062009-201548-lp-1340559.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1340559/Bonne-nouvelle-pour-Gabie-mauvaise-nouvelle-pour-vous/</guid>			<pubDate>Fri, 19 Jun 2009 20:15:48 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Que du Bonheur - Chapitre 18]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;">/!\ 'Ttention ! Chapitre révélateur hyper long
!   /!\</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">Si vous ne
vous êtes pas psychologiquement préparé avant<em>(
en regardant trente fois les bisounours au pays des merveilles par
exemple )</em>, passez votre
chemin!</p>
<p style="text-align: center;">Beuh non, restez lire
ou je vous dérouille </p>
<p>...</p>
<p><span>- Voilà maintenant que vous savez tout ça
qu'est-ce que vous allez faire ? m'a-t-il
demandé.</span></p>
<p><span>    Le problème avec les
téléfilms à l'eau de rose c'est que ça nous lave le
cerveau. À cause d'eux - ou grâce, à vous de voir - on croit
dur comme fer que, dans une histoire d'amour, le plus chiant
c'est avant le premier baiser.</span></p>
<p><span>    Je suis sûr que vous
avez déjà vécu ça : quand vous êtes trop malade pour bouger de
votre canapé - ou qu'une côte cassée vous emmerde - et que
vous allumez la télé en soupirant. Vous tombez forcément sur la 6.
Et sur la 6 l'après-midi - et ça depuis des années !! - il y
a ces putains de téléfilms trop niais !! Et là vous êtes trop
déprimé pour vous bagarrer avec les centaines de chaînes du câble
alors vous restez sur cette connasse de 6.</span></p>
<p><span>    Généralement, dans ces
trucs, les personnages principaux - c'est toujours un garçon
et une fille vous remarquerez - vivent mille et une aventure hyper
hard - en fait non, j'extrapole - et pile à la fin, après
avoir braver tous les dangers, ils se roulent une grosse pelle avec
un soleil couchant en paysage de fond, le plus souvent sur une
plage mais il arrive aussi que se soit au milieu d'un
champ.</span></p>
<p><span>    Et là on s'imagine
tous qu'après ce gros patin ils vont vivre heureux et auront
beaucoup d'enfant. Mais vous finissez par grandir - sauf si
vous regardez encore ces téléfilms à trente ans comme un parfait
«&#12288;no life&#12288;» de base - et vous réalisez alors que ces
connards de téléfilms à la con vous ont raconté que des conneries
toutes ces années ! Le plus chiant n'est pas avant le premier
baiser, au contraire ! Se sont les plus beaux moments d'une
vie et faut en profiter à fond. En fait, le plus chiant, mais genre
chiant de chez chiant, vient après. Quand vous êtes persuadé de
tout connaître de l'autre, de l'aimer à fond comme un
parfait imbécile, et d'avoir jurer devant Dieu - ou votre
reflet dans une glace, tout dépend du fait si vous êtes croyant ou
non - que c'est l'homme de votre vie ! Vous découvrez
qu'en fait, votre relation est basé sur des mensonges, et que
vous vivez avec un parfait inconnu.</span></p>
<p><span>    Là vous vous demandez
certainement pourquoi je vous raconte toute cette merde
?</span></p>
<p><span>    Alors je vais revenir un
peu en arrière pour vous - aussi pour moi en fait, parce que
j'ai pas vraiment eu le temps de digérer tout ce qui vient de
me tomber sur la gueule.</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span><em>Trois heures plus tôt
...</em></span></p>
<p><span>- Salut! Moi c'est Ryan Hampton, ravi
de pouvoir enfin vous parler en face.</span></p>
<p><span>    Oui, il me semble que
vous en étiez là. À savoir : Ray Monroe m'a plombé les fesses
avec une mitraillette avant de foutre le camp sur sa moto, et moi
j'ai bien failli découvrir ce que ressent un pâté en croûte
coincé dans un four. Mais je suis en vie - euh, c'est sensé
être positif là - mon flanc gauche me fait affreusement mal,
j'ai une blessure sanglante à la tête et je ne sens plus mon
genoux gauche. Je vous mentirais en vous disant que j'ai
connu pire.</span></p>
<p><span>- Comment vous vous sentez ? me demande le
prénommé Ryan Hampton.</span></p>
<p><span>    M'a l'air
d'être un gentil bougre mais là tout de suite j'ai
envie de lui envoyer mon poing dans la gueule. Voyons : on vient de
tenter de me tuer, j'ai la tête à l'envers, ma voiture
m'a explosé à la tronche mais à part ça ça va. Et vous la
forme ?</span></p>
<p><span>    Je ne peux que grogner.
Oui bon, ça change pas mes habitudes me
direz-vous.</span></p>
<p><span>- Bougez pas surtout.</span></p>
<p><span>    Sans blague mon pote je
l&lsquo;aurais pas deviné sans toi ! Je m'apprêtais à me
taper un sprint sur un cent mètres là tu vois.</span></p>
<p><span>- J'appel une
ambulance.</span></p>
<p><span>    Bon d'accord, là
j'ai rien à dire. Philip nous a rejoint, avec Karl et Doug
puisque le garage était à quelques centaines de mètres de
l'«&#12288;accident&#12288;». Et là :</span></p>
<p><span>- Ryan ?!</span></p>
<p><span>- Coucou Philou.</span></p>
<p><span>    Et un peu plus
d'une demi heure plus tard, l'ambulance et son grand
orchestre crèvent l'écran. À savoir : l'ambulance
elle-même - bah oui quand même - une voiture du SAMU - j'ai
jamais compris ce qu'ils foutaient là eux - et les flics - et
eux ? - et aussitôt, de cinq on est passé à ... m'en
voulez pas mais j'ai pas la tête à compter. Je me suis
retrouvé sur un brancard avant d'avoir eu le temps de dire
ouf - bah oui évidemment j'étais trop occupé à dire :
«&#12288;putain mais AÏEUH !&#12288;». Un mec en blouse blanche à
passé dix minutes à soulever ma jambe gauche dans tous les sens
avant de décréter :</span></p>
<p><span>- Rien de grave ne vous inquiétez
pas.</span></p>
<p><span>    Il a de la chance que je
sois à moitié mort lui. Puis il a ausculté mon torse et je peux
vous dire une chose : ils ont vachement bien anticipé mes réactions
en me sanglant au brancard.</span></p>
<p><span>- Votre côte est fragilisée mais elle
n'est pas cassée.</span></p>
<p><span>    Oh ! En gros
j'suis un fêlé d'la côte. Cool.</span></p>
<p><span>- Monsieur, pouvez-vous me donner votre nom
? m'a demandé un mec du SAMU.</span></p>
<p><span>    Les sédatifs
qu'ils m'ont donné commencent déjà à faire son
effet.</span></p>
<p><span>- Euh ...</span></p>
<p><span>    Ouahou ! Je plane
carrément. C'est mieux que Space Montain !</span></p>
<p><span>- Pouvez-vous me donner votre nom monsieur
? a répété le
SAMU-mec-que-je-vois-totalement-flou.</span></p>
<p><span>    Ça y est je sais
c'est quoi le rôle du SAMU : te faire chier alors que tu pars
gentiment en vrille.</span></p>
<p><span>- Jean-Jacques, ais-je
répondu.</span></p>
<p><span>    Tiens dépatouilles-toi
avec ça.</span></p>
<p><span>- Savez-vous où vous êtes monsieur
?</span></p>
<p><span>- Dans une putain d'ambulance avec un
putain de connard qui pu de la gueule.</span></p>
<p><span>   
Tralalèreu.</span></p>
<p><span>- Bon laissez-le maintenant il est plus en
état de vous répondre, a lancé le médecin.</span></p>
<p><span>    Sauf que moi j'ai
compris :</span></p>
<p><span>-Bon baisez le chiendent y ais vu en tas
deux houx pondre.</span></p>
<p><span>    Alors forcément
j'ai pas tout saisi.</span></p>
<p><span>    Et quelques minutes plus
tard, me voilà arrivé à l'hôpital en riant. Sans savoir
pourquoi, j'étais en train de me taper le plus grand fou rire
de toute la génération ! J'avais jamais ri comme ça et je
savais pas pourquoi je m'égosillais alors forcément, ça me
faisait rire. De fil en aiguille les médecins en sont arrivés à
vouloir me faire passer un scanner cérébral. Je ne sais pas ce
qu'ils y ont trouvé, mais ça les a
inquiété.</span></p>
<p><span>    Bref, près de deux
heures après l'«&#12288;accident&#12288;», j'étais dans
une chambre d'hôpital habillé de leur robe qui gratte à
tenter de remettre mes idées en place. Bizarrement, j'avais
comme dans l'idée de m'appeler Caravane d'être né
en Daniel dans une Espagne. Mmh ...</span></p>
<p><span>    Mais, petit à petit, les
doses de sédatif diminuant, la douleur a commencé à m'aider à
mieux réfléchir. Ma jambe n'est apparemment pas cassée -
puisque j'arrive à la bouger - mais mon genoux a doublé de
volume, j'ai un grand bandage autour du crâne - je sais pas à
quoi je ressemble mais je dois faire peur - et le bras gauche en
bandoulière - ouais, couché ça aide vachement. J'essayais en
vain de me gratter le gros orteils lorsque quelqu'un a passé
ma porte.</span></p>
<p><span>    Ray.</span></p>
<p><span>    Je me suis redressé,
ignorant la douleur de ma côte fêlée, et la rage a semblé me donner
des ailes.</span></p>
<p><span>- Espèce de salop ! ais-je hurlé. Vous
croyez que je ne vous aurais pas reconnu derrière votre casque !
C'était la même moto connard de flic de merde
!</span></p>
<p><span>    Ray Monroe s'est
arrêté au milieu de la pièce, suivi de près par ... euh
... le gars qui m'a sauvé la vie - j'ai oublié son
nom - et a arqué un sourcil en me fixant comme si j'étais un
insecte qu'il fallait au plus vite écrasé.</span></p>
<p><span>- Ils vous ont donné quoi comme calmant ?
a-t-il rétorqué très platement. Des champignons hallucinogène
?</span></p>
<p><span>- Allez vous faire foutre
!!</span></p>
<p><span>    Il a eu un sourire en
coin tout à fait hypocrite. Bon sang je le déteste !! C'est
possible de détester quelqu'un à ce point ?</span></p>
<p><span>- Non, vous d'abord, m'a-t-il
dit en croisant les bras, même si, d'après ce que j'ai
compris, Tony n'est pas le dominant du couple. À moins que je
me trompe ?</span></p>
<p><span>    J'ai failli
arracher ma perfusion tellement j'ai remué en grognant de
rage pour le toucher. Je ne réaliserais que dans quelques heures à
quel point j'ai pu être minable en cet instant. Mon sauveur
s'est approché pour me calmer.</span></p>
<p><span>- Hey doucement ! m'a-t-il dit en me
remettant correctement dans mon lit. Vous arrachez le bras ne vous
aidera pas à lui coller un pain faites-moi confiance. En fait rien
ne vous aidera. Mais vous pouvez toujours shooter dans des canettes
!</span></p>
<p><span>    Hein ?</span></p>
<p><span>    Il m'a sourit et
s'est assit à ma gauche.</span></p>
<p><span>- C'est ce que je fais quand je suis
énervé.</span></p>
<p><span>    Rien à
branler.</span></p>
<p><span>- Je n'ai pas tenté de vous tuer
Pérez, a dit Ray sans bouger d'un pouce.</span></p>
<p><span>- À d'autre je vous ai reconnu !
ais-je hurlé en gigotant de nouveau.</span></p>
<p><span>    Les deux flics - oui,
c'est facile de deviner que mon ange gardien est un poulet -
ont échangé un bref regard puis Ray m'a de nouveau porté
attention.</span></p>
<p><span>- Vous délirez, m'a-t-il
dit.</span></p>
<p><span>- Je vous emmerde ! ais-je
rétorqué.</span></p>
<p><span>- Du calme, a sourit le Flic Niais - bah
ouais, faut bien que je lui trouve un surnom et son sourire est
trop niais.</span></p>
<p><span>    Le Flic Niais et le Flic
Bourru. Font la paire ces deux cons.</span></p>
<p><span>- Je vous l'avais bien di que vous
mettiez les pieds dans la merde, a reprit Ray.</span></p>
<p><span>- Évidemment si tu lui dis ça toi aussi !
s'est exclamé le Flic Niais. C'est pas étonnant
qu'il soit persuadé que se soit toi.</span></p>
<p><span>- J'espère que vous vous rendez
compte de la chance que vous avez d'être encore en vie ?
m'a demandé Ray en ignorant royalement son
collègue.</span></p>
<p><span>- M'en fou.</span></p>
<p><span>    Il a soupiré et le Niais
a rit.</span></p>
<p><span>- Vous êtes comme Tony vous a décrit,
m'a-t-il dit.</span></p>
<p><span>    Bing Bang Putain !! -
oui : tilt dans ma tête.</span></p>
<p><span>- Il est con, a lâché
Ray.</span></p>
<p><span>    Mais je l'ai
ignoré.</span></p>
<p><span>- Vous connaissez Tony ? ais-je demandé au
Niais.</span></p>
<p><span>    Il a parut
décontenancé.</span></p>
<p><span>- Bah oui, je l'ai sauvé de la
baraque en feu y'a treize ans. Sans moi il serait parti en
fumée !</span></p>
<p><span>    Hein ?! Des restes de
sédatif doivent encore se promener dans mon organisme j'ai
rien capté. Ray a soupiré.</span></p>
<p><span>- Il est au courant de rien Ryan, a-t-il
dit en se laissant tomber dans une chaise à droite près de mon lit
- mais pas trop près quand même.</span></p>
<p><span>- Ouais je sais mais il est shooté là, il
se souviendra de rien dans une heure.</span></p>
<p><span>- Ils ont retiré ma perf' de morphine
y'a une demi-heure, ais-je di sans le quitter des
yeux.</span></p>
<p><span>- Oups !</span></p>
<p><span>    Ray a soupiré.
J'ai l'impression qu'ils se foutent de ma gueule.
Mais le Niais - oui j'ai entendu qu'il s'appel
Ryan mais j'aime bien le surnom que je lui ai donné - ne
semble pas prendre mes accusations au sérieux alors, je dirais que
c'est moi qui ai tord. Oui je sais reconnaître mes erreurs,
même si ça fait mal. Je crois que ce que je viens de vivre
m'a préparé à blesser un peu mon ego.</span></p>
<p><span>- Alors si c'est pas vous, ais-je di
en tournant les yeux vers Ray, c'est qui ?</span></p>
<p><span>    Par là : c'est qui
le bouffon qu'a fait explosé ma caisse ?! Putain et dire que
ma Clio m'a conduit au garage le matin pour me reconduire
chez moi le soir pendant onze ans ! La pauvre elle a eu une fin
terrible.</span></p>
<p><span>- Gabriel Kendallson, m'a-t-il
répondu.</span></p>
<p><span>    Il n'a même pas
concerté son collègue, il m'a fixé et répondu du tac au tac,
presque fébrile. Il a l'air ... heureux
?</span></p>
<p><span>- Connais pas, ais-je rétorqué
blessé.</span></p>
<p><span>- Non mais lui vous connaît, a-t-il précisé
dans un sourire.</span></p>
<p><span>    Il m'énerve il
m'énerve il m'énerve !</span></p>
<p><span>- C'est sensé me faire plaisir
?</span></p>
<p><span>- Vous faire pisser de peur, a-t-il
répondu.</span></p>
<p><span>    La Niais se contentait
de nous regarder. Ray et moi ne nous quittions pas du
regard.</span></p>
<p><span>- Qui c'est ? ais-je fini par
demander. Qu'est-ce qu'il me veut merde ! C'est
quoi ces conneries vous vous foutez de ma
gueule?!</span></p>
<p><span>    Son air suffisant qui
m'a fait sortir ainsi de mes gonds a disparu de son visage et
il a tourné le regard vers la fenêtre. Dehors, le ciel était gris
et le vent sifflait, se frayant un chemin parmi les branches nues
des arbres. Dans ses yeux, j'y lisais enfin quelque chose que
j'avais un moment voulu, mais qui ne m'a finalement pas
réjouis du tout : la peur. Ray Monroe était
inquiet.</span></p>
<p><span>    Il a de nouveau porté
son attention sur moi.</span></p>
<p><span>- Qu&lsquo;est-ce qu&lsquo;il vous veut ? À
vous rien.</span></p>
<p><span>    J'ai lâché un rire
nerveux.</span></p>
<p><span>- C'est Tony qu'il
veut.</span></p>
<p><span>    J'ai avalé une
pierre.</span></p>
<p><span>    Le
silence.</span></p>
<p><span>- Tony ? ais-je murmuré. Mais
...</span></p>
<p><span>- Vous l'avez touché alors il veut
vous buter, a lancé Ray.</span></p>
<p><span>    Ryan le Niais a gigoté
sur sa chaise, nerveux. Tour à tour, je les ai
regardé.</span></p>
<p><span>- C'est quoi cette histoire ? Qui
c'est ce mec ?! Tony ne m'a jamais parlé d'un Ga
...</span></p>
<p><span>    Bing Bang Putain
!</span></p>
<p><span>    Tilt
oui.</span></p>
<p><span>    Une voix a raisonné dans
ma tête : <em>«&#12288;Dites-lui simplement que Gabriel est passé
le voir&#12288;»</em></span></p>
<p><span>    Ray me fixait, les
sourcils froncés, et le Niais semblait avoir momentanément cessé de
respirer.</span></p>
<p><span>    Sauf que je n'ai
jamais transmit ce message à Tony, simplement parce que le même
jour, je surprenais une conversation entre lui et Ray. Une
conversation dans laquelle Tony affirmait m'aimer. Alors
j'ai oublié ...</span></p>
<p><span>- Qu'est-ce qu'il y a ?
m'a finalement demandé Ray.</span></p>
<p><span>- Vous avez une photo de ce Gabriel ?
ais-je demandé.</span></p>
<p><span>    Il a paru
surpris.</span></p>
<p><span>- Pas sur moi, a-t-il répondu, pourquoi
?</span></p>
<p><span>- Vous avez une photo oui ou merde
!!</span></p>
<p><span>    Dépêches-toi ou je te
mords !</span></p>
<p><span>    Il a froncé les sourcils
et lancé un regard à son collègue. Je n'ai pas pu voir la
réaction de Ryan puisque je continuais de fixer Ray mais je
l'ai senti se lever. Il a traversé la pièce et en est sorti.
Le Bourru a continué de me regarder.</span></p>
<p><span>- Pourquoi ? a-t-il
répété. </span></p>
<p><span>    Mes poings se sont
serrés presque malgré moi. J'ai eu comme l'impression
que la fin de cette histoire ne serait pas agréable du tout. Mais
je n'ai pas répondu. J'ai tourné la tête dans
l'autre sens pour éviter son regard pénétrant en tentant de
me remémorer le visage de cet homme. Ce Gabriel. Rien à faire, les
précisions m'échappaient.</span></p>
<p><span>    Ryan est revenu quelques
minutes plus tard, un dossier jaune en main. Je t'ai demandé
une photo pas de la lecture ! Il a donné le dossier à Ray et est
revenu s'assoire à ma gauche. J'ai regardé Ray ouvrir
le dossier, en sortir une feuille et me la tendre. Je l'ai
saisi de ma main valide - la droite - et mon c&oelig;ur a manqué un
battement. C'était bien lui mais en nettement plus jeune. Sur
la photo, en noire et blanc, il me regardait de face et tenait une
plaque minéralogique sous son menton. Ses mains étaient
menottées.</span></p>
<p><span>- C'est quoi cette blague ! ais-je
lancé d'une voix blanche.</span></p>
<p><span>- Vous vouliez une photo non ? m'a
répondu Ray. Maintenant dites-moi pourquoi.</span></p>
<p><span>    J'ai regardé la
photo dans les yeux avant de lui répondre :</span></p>
<p><span>- Parce que ce gars je lui ai déjà
parlé.</span></p>
<p><span>    Ray a perdu toutes ses
couleurs et Ryan a failli glisser de sa chaise sous la
surprise.</span></p>
<p><span>- Quoi ?! m'ont-il demandé en
c&oelig;ur.</span></p>
<p><span>- Je sais plus quand exactement, ais-je
continué sans quitter la photo des yeux, en décembre ...
y'a presque deux mois. Il essayait d'ouvrir la porte à
Tony je ... lui ai di qu'il n'était pas
là.</span></p>
<p><span>- Et qu'est-ce qu'il vous a dit
? m'a demandé Ray en se rapprochant.</span></p>
<p><span>- Rien juste que ... je n'avais
qu'à lui dire qu'il était passé
...</span></p>
<p><span>- Et vous l'avez dit à
Tony?!!!</span></p>
<p><span>    Ray n'avait plus
peur. Il était effrayé.</span></p>
<p><span>- Non, ais-je répondu en fronçant les
sourcils, j'ai oublié. Pourquoi ?</span></p>
<p><span>    Il a poussé un bref
soupir de soulagement et s'est rassit au fond de son siège.
Comme si, par mon silence, j'avais évité une guerre
atomique.</span></p>
<p><span>- Bah putain ! a-t-il dit en forçant un
sourire. Vous avez de la chance qu'il vous ai pas
buté.</span></p>
<p><span>    J'ai eu envie de
lui mettre une baffe. Hey oh coco ! Je suis sur un lit
d'hôpital à cause de ce connard là !!</span></p>
<p><span>- Il avait aucune raison de le faire à ce
moment là, a dit Ryan.</span></p>
<p><span>    Ray a acquiescé
silencieusement.</span></p>
<p><span>- Sauf que maintenant il sait que vous vous
envoyez ce qui est à lui alors il ne se calmera pas avant de vous
avoir explosé la tête.</span></p>
<p><span>    Mon sang n'a fait
qu'un tour.</span></p>
<p><span>- Ce qui est à lui ?! ais-je rétorqué avec
forcé. Tony n'est pas un putain de bibelot qu'on gagne
à la loterie !</span></p>
<p><span>- Z'avez raison, m'a dit Ray,
malheureusement c'est comme ça que Gabriel le voit. Et il est
pas du genre a prêté ces jouets.</span></p>
<p><span>    La rage m'a fait
mal à la tête.</span></p>
<p><span>- Fermez-la ok !!!</span></p>
<p><span>    Ray m'a
sourit.</span></p>
<p><span>- J'comprend maintenant pourquoi Tony
vous a choisit, a lâché Ryan le plus sérieusement du monde, mais
Ray a raison vous êtes con.</span></p>
<p><span>    Euh c'est pas le
moment de me faire du rentre dedans là.</span></p>
<p><span>- Y'en a marre j'comprend rien
! ais-je crié. Vous allez m'expliquer qui c'est ce
connard !!</span></p>
<p><span>- Non.</span></p>
<p><span>    Le contraire
m'aurait étonné. J'ai lentement respiré pour me
calmer.</span></p>
<p><span>- Si j'analyse bien, ais-je reprit
alors que Ray m'arrachais la photo des mains, vous ne voulez
pas que Tony le sache ? Que ce Gabriel a montré les
dents.</span></p>
<p><span>    Ray a stoppé son geste
alors qu'il rangeait le dossier et j'ai cru que Ryan
allait faire une attaque.</span></p>
<p><span>- Et alors ? m'a demandé le
Bourru.</span></p>
<p><span>- Vous me dites tout ou ma langue pourrait
bien fourché et peut-être que, je sais pas moi, Tony pourrait être
au courant de tout ça avant demain.</span></p>
<p><span>- Je peux aussi l'empêcher de
fourcher en vous cassant votre sale petite gueule de con
!!!</span></p>
<p><span>- Ray.</span></p>
<p><span>    La voix de Ryan, calme,
n'a pas du tout arrangé la situation.</span></p>
<p><span>- Quoi ?!!!</span></p>
<p><span>    Les deux flics se sont
jaugés du regard, puis Ray m'a regardé, puis de nouveau Ryan.
Il a semblé peser le pour et le contre.</span></p>
<p><span>- Bon, a-t-il cédé, il va bientôt vous
niquer alors autant que vous sachiez pourquoi.</span></p>
<p><span>    J'ai avalé une
barrique et Ryan a pouffé de rire. Ouais, moi je trouve pas ça
drôle du tout. Ray a de nouveau sortit quelque chose du dossier
avant de me le tendre.</span></p>
<p><span>- Regardez bien cette photo, m'a-t-il
dit.</span></p>
<p><span>    J'avais
l'impression de participer à un appel à témoin. Sur le
cliché, tout neuf tout brillant, j'ai reconnu le connard qui
a flingué ma caisse. Beaucoup plus jeune - d'au moins dix
années je dirais - il semblait plongé dans une conversation animée
avec un autre homme et tenait la main d'une fillette.
L'autre homme regardait sa montre et semblait franchement
blasé. Ils se ressemblaient étrangement et je pu affirmer sans
problème qu'ils étaient père et fils.</span></p>
<p><span>   Le silence s'éternisa et
je relevais les yeux vers Ray un sourcil arqué. Ouais, et après
?</span></p>
<p><span>- Regardez l'enfant, m'a-t-il
précisé.</span></p>
<p><span>    Beuh pourquoi,
c'est le Gabriel tout moche qui m'intéresse. Néanmoins
j'ai obéis. Mon c&oelig;ur s'est arrêté. Tony. Dix ans
de moins, mais c'était bien lui. Ces cheveux chocolat
démesurément longs m'avaient induit en erreur et je
l'ai pris pour une fille. Mais des yeux aussi bleus et
brillants ne trompent pas. C'était bien Tony, âgé de dix ans
à peine. Pourquoi tenait-il la main de ... ?</span></p>
<p><span>    J'ai relevé la
tête, le souffle court.</span></p>
<p><span>    Non
...</span></p>
<p><span>- Cette photo a été prise y'a treize
ans, m'a dit Ray en évitant mon regard, Tony avait neuf ans
et Gabriel dix-huit. C'était deux jours avant que je ne butte
Joshua Kendallson, leur père.</span></p>
<p><span>    L'information a
fait le tour de mon cerveau et raisonnait dans ma tête. Leur père
... leur père ... Tony, Gabriel ... leur père
...</span></p>
<p><span>    Ils sont
frères.</span></p>
<p><span>    J'ai secoué la
tête comme un obstiné sans pour autant accepter de lâcher le
cliché.</span></p>
<p><span>- Non, ais-je dis d'une voix blanche,
Tony m'a dit qu'il était orphelin qu'il ...
a été promené de famille d'accueil en famille d'accueil
toute son enfance !!</span></p>
<p><span>    Le ton était monté au
fil de ma tirade. Ray n'a pas été décontenancé un seul
instant. Il continuait de regarder par la
fenêtre.</span></p>
<p><span>- Il vous a menti, a-t-il simplement
dit.</span></p>
<p><span>    Mon ventre s'est
contracté et mes mains se sont mises à trembler.</span></p>
<p><span>- Non, ais-je di d'un ton
ferme.</span></p>
<p><span>    Ray s'est
soudainement tourné vers moi le regard plus noir que la
nuit.</span></p>
<p><span>- Vous vouliez connaître l'histoire
?! Ok, alors je vais vous la raconter l'histoire
!</span></p>
<p><span>    Il était en colère et
mon souffle s'est bloqué dans ma gorge. ndla : 'ttention les noeils xD</span></p>
<p><span>- Joshua Kendallson, leur père, a-t-il
reprit, était le plus grand trafiquant de France, rechercher par la
DGSE et la Brigade Criminelle. Il était également connu des
services Américains genre F.B.I et C.I.A. C'était le pire
malade du pays et le genre de gars intouchable dont même le
gouvernement français avait peur. Ce que ce type était capable de
faire dépasse votre imagination. Il a eut son premier fils très
jeune, Gabriel, avec une putain australienne accro à
l'héroïne. Neuf ans plus tard, à l'apogée de sa
carrière, il en a eu un second, Ange, de la même femme. Sa putain
est morte en couche et il s'est occupé de ses deux fils entre
deux meurtres. Y'a treize ans, j'étais capitaine de la
Brigade de Répression du Proxénétisme et on a fait une descente
dans la maison des Kendallson. Joshua a préféré foutre le feu à sa
baraque plutôt que de se laisser attraper mais je l'ai
descendu. Ryan a sauvé Ange et on a fait de Gabriel un fugitif.
Afin de le protéger et de le réhabilité, on a changé le nom
d'Ange pour Tony et il a été adopté.</span></p>
<p><span>    Il s'est arrêté,
s'est de nouveau laissé allé contre le dossier de sa chaise
pour regarder dehors. Et moi je continuais de fixer la photo. Tony,
âgé de neuf ans. Il s'appelait Ange et vivait dans un monde
de drogue, de violence et de ... Brigade de Répression du
Proxénétisme ?! J'ai tourné mon regard vers Ray. Ma tête
bourdonnait.</span></p>
<p><span>- Proxénétisme ?</span></p>
<p><span>    Aucun des deux flics
n'a bougé. Ça n'était pas la bonne
question.</span></p>
<p><span>- De quel genre de trafique vous me parlez
là ? ais-je demandé en ignorant le vertige qui me prenait. Ce mec
était un trafiquant de quoi ?!!</span></p>
<p><span>    Toujours rien. Ray
regardait dehors, et Ryan fixait ses chaussures.</span></p>
<p><span>- Mais répondez bordel !!! ais-je
crié.</span></p>
<p><span>    C'était une drôle
d'impression. Je venais d'apprendre que Tony
m'avait menti du début à la fin et je ne ressentais pour
l'instant aucune colère. Je voulais juste connaître la
vérité, je voulais tout savoir ! Après, peut-être que je
m'énerverais. Ray s'est lentement tourné vers moi et a
soupiré.</span></p>
<p><span>- Joshua Kendallson était un proxénète, un
mac, un trafiquant de chaire humaine appelez ça comme vous voulez,
m'a-t-il dit, mais il était spécialisé dans ... le
trafique d'enfant.</span></p>
<p><span>    Mon corps s'est
raidi.</span></p>
<p><span>- Il se servait dans les pays du tiers
monde, a continué Ryan - mais je continuais de fixer Ray -,
principalement en Afrique, Turquie et Brésil. Il prostituait des
mômes âgés de huit à quatorze ans surtout dans les pays slaves et
en Russie mais aussi en Amérique. Il avait plus de mal a vendre sa
marchandise ici, en France, et c'est pour ça qu'il
s'y cachait.</span></p>
<p><span>    Ray et moi ne nous
étions pas lâché du regard de tout l'exposé. Puis, lentement,
j'ai de nouveau fixé le cliché. M'attardant sur Tony
... Ange Kendallson. Effrayé, l'enfant regardait la
direction opposée aux deux autres hommes. Il semblait attendre,
espérer quelque chose qui tardait à venir. Il était maigre,
incroyablement maigre et recroquevillé sur lui-même. À bien y
regarder, j'ai même eu l'impression qu'il tenait
difficilement debout. Mon regard est remonté le long de son bras
frêle jusqu'à cette main que Gabriel tenait. Tony et lui ne
se tenaient pas la main. Gabriel lui tenait le poignet,
l'obligeant à rester près de lui. J'ai relevé les yeux
vers Ray.</span></p>
<p><span>- Il a commencé a prostitué Ange il avait
huit ans.</span></p>
<p><span>    Sa voix a crié dans ma
tête. J'ai lâché la photo et enfouit mon visage dans mes
mains. Je ne pleurais pas, je n'ai pas gémit ni même juré. Je
voulais juste qu'il se taise sans vraiment le vouloir.
Malheureusement - ou heureusement je ne sais pas - il a continué
:</span></p>
<p><span>- Mais on le soupçonne d'avoir violé
l'enfant bien avant.</span></p>
<p><span>    Je n'ai pas
bougé.</span></p>
<p><span>- En fait il l'utilisait surtout pour
... convaincre d'autre trafiquant tout aussi pervers que
lui.</span></p>
<p><span>    Je ne bougeais toujours
pas.</span></p>
<p><span>- Il y a exactement onze ans, on a
découvert que Gabriel s'était attaché à Ange d'une bien
étrange façon. Pour le récupérer il a tué la femme qui avait adopté
l'enfant. En interrogeant Ange, on a découvert que ça
n'était pas son père qui abusait de lui mais son grand
frère.</span></p>
<p><span>    Idem.</span></p>
<p><span>- Vous comprenez ce que je vous dis Pérez!
Gabriel est dingue amoureux de son petit frère et il a été en
prison toutes ses années! La première chose qu'il a fait une
fois libre c'est se mettre à la recherche de ce dont son
corps a été privé pendant des années. S'il attrape Tony ça va
lui faire très très mal! Et malheureusement pour vous, il sait que
vous êtes amants.</span></p>
<p><span>    Je n'ai eu aucune
réaction. Comment vous réagiriez à ça vous ? Je ne savais pas
moi-même comment réagir. Je suis amoureux d'un homme qui
m'a menti. D'un homme qui a un passé de putain et qui
met ma vie en jeu!</span></p>
<p><span>    J'ai entendu Ray
soupiré.</span></p>
<p><span>- Voilà maintenant que vous savez tout ça
qu'est-ce que vous allez faire ? m'a-t-il
demandé.</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p style="text-align: center;"><span>*pause
dramatique*</span></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">Alors ?  Bon, certaines choses étaient
évidentes pour vous puisque j'en avais fait certaines allusions
mais vous doutiez-vous que Tony et Gabriel étaient frères ?
 <em>( oui bon là je parle à ceux qui
ne connaissent pas les "Entre deux"  )</em></p>
<p style="text-align: center;"><span style=
"text-decoration: underline;">Chose à savoir</span> : Gabie
adoooooooooore les drames familiaux et histoires incestueuses
</p>
<p style="text-align: center;"><span style=
"text-decoration: underline;">Deuxième chose à savoir</span> : il
ne reste plus que trois ou quatre chapitres avant la fin de cette
fic plus un extra. </p>
<p style="text-align: center;">Et vi, ce chapitre
spécial révélation sera le seul spécial révélation avant le grand
BOUM ! <em>( oui parce qu'y'a un grand boum  )</em> ça va se fighter  Bon, dans les prochains chapitres
y'aura encore quelques petites révélations secondaires pas trop
trop importante <em>( bah ouais, vous savez pas tout encore
 )</em></p>
<p style="text-align: center;">Le couple Daniel/Tony
survivra-t-il a la tempète Gabriel qui s'apprête à s'abattre sur
eux ? </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><span style=
"text-decoration: underline;">Réponse à votre question
muette</span>  : pourquoi le michant de
cette histoire : Gabriel, porte-t-il le même nom que moi :
Gabrielle  Parce que
, z'en avez pas marre de vous posez des
questions bêtes ?   </p>
]]></description>			<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1338933/Que-du-Bonheur-Chapitre-18/</link>			<comments>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/Que-du-Bonheur---Chapitre-18-17062009-175707-lp-1338933.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1338933/Que-du-Bonheur-Chapitre-18/</guid>			<pubDate>Wed, 17 Jun 2009 17:57:07 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Que du Bonheur - Chapitre 17]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: left;"><span><em>Le 2
Février</em></span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Oui je sais, le temps passe vite. Mais la
réalité c'est que je ne vois plus le temps passer. Tony et
moi on a emménagé ensemble. Bon, au début on s'est contenté
de faire des allés et retours entre nos deux appartements. Je vais
vous le faire comme ça :</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Je me lève à peine un matin
:</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Mmh ça sent bon
ici !</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Ah Dany, tu
peux allé me chercher le safran dans mon appart' s'il
te plait ?</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Et mon bisous
de bienvenue ?</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Dans le placard
en haut de la gazinière.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Je souris et m'exécute. Arrivé devant
le placard :</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Je le trouve
pas!</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Tu le veux avec
la langue ?</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Bref, c'était marrant mais quand les
voisins du dessus ont commencé a se plaindre du raffut qu'on
pouvait faire, on en ait arrivé à parler de déménager. Alors on
s'est installé tous les deux dans un appartement à Boissy, là
où Tony travail et puis ça m'arrange aussi c'est plus
près du garage. Oui je sais ça peut paraître rapide mais ...
j'ai jamais été plus sûr de moi.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Pour vous parler de mon état de santé - bah
oui faut bien que je vous parle un peu de moi - je reprend tout
juste le boulot aujourd'hui après un arrêt maladie à cause de
ma côte cassée. C'est Philou qui a bien râlé. Du coup Tony et
moi on a passé énormément de temps ensemble. Non pas que j'ai
pu sortir tant que ça, mais on a parlé, on a rit, on s'est
amusé, on s'est caressé aussi principalement. Et j'ai
dû pratiqué un mois d'abstinence. Depuis que je vais mieux,
c'est-à-dire une semaine, j'ai recommencé à lui faire
l'amour.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Je l'aime.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Ah oui ! Faut que je vous raconte notre fête
du nouvel an. Tony n'a personne - à part Ray mais je me suis
bien gardé de l'inviter - et moi j'ai l'habitude
de fêter la nouvelle année au boulot avec les camarades : Philip,
Karl et Doug. Chacun invite son mec ou sa copine du moment. Mais,
comme Philip est trop chiant pour avoir quelqu'un, que Karl
et Doug sont ensemble depuis cinq ans et que moi j'ai jamais
voulu y emmener Katy - à part une fois mais je l'ai regretté
- alors en gros on fête ça entre collègue. Mais cette année,
j'y ai amené Tony. Ça a été l'attraction de la soirée
et je crois qu'il a beaucoup plut à Karl, sans parler de Doug
qui n'arrêtait pas avec ses questions du genre :
«&#12288;Genre quand il cri ça fait comment ? Il est chaud ? Il
lèche au moins ?&#12288;» Et tout un tas d'autres que je
préfère censurer. Mais on s'est bien amusé.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Bref ce matin je me lève et comme tous les
matins, Tony n'est plus au lit. Alors là je comprend pas
comment il fait. On fait l'amour jusqu'à quatre fois
par nuit et chaque fois que je me réveil il est déjà debout en
train de se préparer un bon petit déjeuner avec le sourire. Et moi
je baille deux heures durant. Ça m'apprendra à être du genre
insatiable.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Sauf que, ce matin, il était pas
seul.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Ray,
bougonnais-je sans lui adresser un regard.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Pérez,
marmonna-t-il derrière sa cigarette.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Les gens
civilisés se disent bonjour, répliqua Tony dans un
sourire.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Je grogne et entre dans la petite cuisine -
notre appartement fait 45 mètre carré - et enlace Tony par derrière
en déposant un baiser sur sa nuque. Ray nous lance un regard
noir.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Tu restes
prendre un petit déjeuner Ray ? lui demande Tony.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Non merci
j'ai déjà mangé.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Tant
mieux.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Dany
!</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- J'ai des
trucs à faire et je suis en retard.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Tant
mieux.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Dany
!!</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- J'y vais,
je vous laisse.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Tant
mieux.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Dany
!!!</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Ray nous regarde, partagé entre
l'amusement et l'accablement, puis fini par
sortir.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Vas
t'excuser, me lance Tony en se dégageant de mon
étreinte.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>-
Nan.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Dépêches-toi ou
ce soir tu dors sur le canapé.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>-
Maisjenaimarreeuhfaischierputain ! grommelais-je de mauvaise
fois.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Je suis sortis et Ray était encore au milieu
de l'escalier, occuper à tenter d'allumer une énième
cigarette. Je ferme la porte. Il me regarde. Je le
regarde.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Tony veut que
je m'excuse mais je vous emmerde, lançais-je en croisant les
bras.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Il me sourit. Je peux pas vous expliquer
pourquoi je ressens ce besoin de lui dire merde. Certainement pour
me protéger. Mais à ce moment-là, j'ignorais encore de quoi
...</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Ah si seulement
vous saviez dans quel merde vous avez mi les pieds, déclara-t-il
après une taffe.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Je restais silencieux, les bras toujours
croisés sur le torse.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- J'espère
juste que vous vous en rendrez compte avant de crever la gueule
ouverte.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- C'est une
menace ? ais-je répliqué.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Il m'a sourit.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Non,
c'est un avertissement. Un souhait. Sachez simplement Pérez
que c'est pas pour moi que j'ai tenté de vous éloigner
de Tony. C'est pour vous.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Ça a fait tilt dans ma tête. Bing Bang
Putain !!!</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- C'est
vous qui avez déposé ce mot de menace à la con sous ma porte ! me
suis-je écrié, menaçant.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Mais il a continué de sourire. Ah je suis
sûr et certain que vous, vous l'aviez carrément zappé ce
:</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>...</span></p>
<p style="text-align: left;"></p>
<p style="text-align: center;"><span>«&#12288;T'es un homme
mort&#12288;»</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>...</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Ça a
raté.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Je vois ça,
a-t-il rétorqué, dommage pour vous.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- C'était
con de votre part.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- J'ai
tenté de vous protéger.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Alors là j'ai carrément avalé un
glaçon. Il se fou de ma gueule ?! Dans un dernier sourire, il a
descendu les dernières marches et est enfin sorti. Remonté comme
une pendule, je rentre dans l'appartement.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Tu t'es
pas excusé, m'a dit Tony.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>-
Nan.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Ça se voit à ta
tête.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Il m'a
prit le choux.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Et une demi-heure plus tard, je partais en
voiture pour le garage. Non mais, c'est quoi ces conneries !
Déjà qu'il a tout fait pour que Tony me lâche, maintenant il
veut faire capoter ce que j'essaie de construire !! Oui en
fait, j'ai toujours pas parlé de mon idée de vacances en
Espagne à Tony, j'attends d'abord de me réconcilier
avec ma s&oelig;ur. Elle est très rancunière.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Bref ! J'ai passé mon temps à vous
raconter ma vie simplement parce que ce qui va suivre ne va durer
que quelques secondes. Quelques secondes de pur terreur qui vont
plonger les prochains mois de ma vie dans un long cauchemar
éveillé. Un cauchemar dans lequel je vais réalisé une chose : peut
importe combien de temps vous vous voilez la face, la réalité vous
rattrape toujours, dépassant la fiction.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Et tout a commencé avec une sonnerie de
téléphone. Mon téléphone. Jamais je n'oublierais cette putain
de sonnerie de téléphone ! Et après ça, dès que je
l'entendrais sonner, je me mettrais à trembler ... Mais
pour l'instant je ne tremble pas. Je tiens fermement mon
volant, j'écoute NRJ, et je me réjouis du beau soleil
qu'il fait. C'est pas encore ça question température
estivale mais au moins, fait pas gris. Et j'ai
décroché.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Holà Daniel
?</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Ma s&oelig;ur. Je souris.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>-
Sì.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>*
ndla : bon vous avez l'habitude hein ? XD*</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Ça me fait
plaisir de t'entendre.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Écoutes Dany,
je suis désolé de ce que je t'ai di. C'est faux tout
ça, t'es mon grand frère et je t'aime. Mais par pitié
dis-moi que t'es pas si con que ça et que t'as largué
la grognasse pour le garçon !</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    J'ai la banane jusqu'aux
oreilles.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- J'ai
largué la grognasse pour le garçon, affirmais-je.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>-
AAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh !!!!!!!!!!! MON FRERE EST GAY
!!</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Hein ?</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- C'est
génial !!!!!!! a-t-elle continué, carrément
hystérique.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    On se fixe. Alors en réalité, c'est
pas le fait que je me marie par sacrifice pour elle qui l'a
braqué contre moi, mais plutôt parce qu'elle voulait que je
sois gay ? Les filles de nos jours.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Et c'est là que tout a capoté.
J'aurais dû la voir cette moto pourtant, je ne pouvais pas la
louper. Pourquoi je ne l'ai pas vu ? Une moto au milieu de la
route, son conducteur casqué qui vous regarde droit dans les yeux,
j'aurais dû le voir ! Mais j'ai pas vu. En arrêt sur la
ligne blanche, face à ma voiture. Je l'ai regardé un long
moment - quelques centièmes de secondes en réalité - et là
j'ai réalisé. Mais trop tard. Les coups sont partis pour
raisonner à mes oreilles et faire éclater le pare-brise. J'ai
fermé les yeux et tourné le volant pour éviter la collision même si
trois bons kilomètres nous séparaient encore. Et mon téléphone est
tombé à mes pieds pour glisser sous la pédale de frein. Je suis
sortis de la route, incapable de freiner et ma voiture a buté
contre le fossé qui sépare l'asphalte du champ de blé chauve
avant de se retourner, peu avant la grande grille immonde en fer
rouillé sur laquelle est marqué : «&#12288;Garage des
Montgoins&#12288;». Jamais ce panneau ne m'avait semblé si
laid. C'est bête de penser à ça alors que votre voiture fait
un tonneau dans un terrain boueux. Les coups de feu avaient cessé
mais je ne m'en suis pas aperçu sous le bruit de la taule
malmenée et du moteur qui tourne toujours. La seule chose dont je
me souviens nettement c'est cette sensation en moi, cette
sensation de déchirure, de cassure, qui m'indique que ma côte
encore fragilisée n'a pas résisté à la pression que la
portière tordue exerçait sur mon flanc gauche.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Et enfin, la voiture s'est stabilisée
après une vitesse de 110 kilomètres heure, des balles dans la
carrosserie et un tonneau et demi. Je me retrouve la tête en bas.
Très vite, une odeur d'essence me frappe les narines et je
gémis. Mon bras gauche est extrêmement douloureux, ma jambe gauche
aussi en bref, tout le côté gauche à prit. Je sens même une plaie
ouverte à la tête. Mais j'ai à peine le temps de faire le
point qu'un bras passe par la vitre brisée et m'attrape
par la veste.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Bon sans sortez
de là !</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    J'entend parfaitement ce qu'on
me dit mais je suis incapable de répondre. Quelqu'un tente de
me tirer à l'extérieur du véhicule mais je suis encore
attaché. Vive la ceinture de sécurité. J'entend le bruit
caractéristique d'un couteau qu'on dégaine et soudain,
la pression contre mon torse se relâche et je tombe la tête la
première sur le toit de ma voiture. L'odeur d'essence
est encore plus forte. On me tire à l'extérieur. Une force
phénoménale m'oblige à me relever en vitesse, on parcours
quelques mètres, et puis s'est la détonation. Une explosion
comme j'en avais jamais entendu, sauf en regardant James
Bond.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Vous pensez peut-être que ce genre de film
est exagéré. Vous vous dites : «&#12288;Pff n'importe quoi !
Une voiture qui explose ça peut pas être si impressionnant
!&#12288;» Et bien détrompez-vous. La seule sensation qui a
parcouru mon corps est celle-ci : l'impression de quitter le
sol et d'y atterrir lourdement quelques seconde plus tard,
avec en bonus : une surdité momentanée.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Lorsque j'ai rouvert les yeux, allongé
sur le dos, une fumée noire s'élevait du cadavre de ma
Renault Clio et un homme était étendu à mes
côtés.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Il s&lsquo;est relevé, s'est
agenouillé dans la boue, a secoué la tête comme s'il avait de
l'eau dans les oreilles et a enfin posé les yeux sur moi.
Lorsqu'il a vu que j'étais en vie et conscient, il
m'a sourit très simplement et m'a serré la
main.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>- Salut ! Moi
c'est Ryan Hampton, ravi de pouvoir enfin vous parler en
face.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>    Je n'ai rien dit parce que je
n'ai rien compris à ce qu'il venait de baragouiner. Une
seule pensée activait mes méninges : Ray Monroe venait de tenter de
me tuer.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span>...</span></p>
<p style="text-align: center;"><span>BADABOUM
!</span></p>
<p style="text-align: center;">Gabie adore quand ça
pète  Les choses sérieuses vont enfin
pouvoir commencer  alors je vais vous faire la biographie
de ce Ryan Hampton si précieux à me yeux:</p>
<p style="text-align: center;">Il y a plus d'un an
maintenant, Gabie commençait son deuxième roman " <em>Entre
deux hommes</em> " dans lequel Ray et Philou  tenaient le rôle principal. Au même
moment, sur un autre blog, Misa Jolie commençait une fic qui relatait les
aventures d'un policier bien dans ses baskets dénommé : Ryan
Hampton. Et là j'suis carrément tombé sous le charme de ce gentil
cow-boy  Alors une idée sugrenue m'est venue
 j'ai proposé à Misa Jolie de lui
emprunter Ryan le temps d'un au deux chapitres, et en échange, elle
faisait apparaître Ray et Philou dans sa fic. Malheureusement, elle
a abandonné sa fic en cour de route , j'ai donc récupéré Ray et Philou <em>(
naturellement  )</em> et j'ai pu garder Ryan !!!!
Depuis ce jour, je n'imagine même pas une aventure de Ray et Philou
san Ryan Hampton.</p>
<p style="text-align: center;">Voilà pourquoi ce
personnage est si précieux pour moi, simplement parce qu'il n'a pas
été créé à partir de mon cerveau dérangé et qu'il appartient à une
amie très chère</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">Ps : dans le prochain
chapitre, Ray passe enfin aux aveux ! Accrochez-vous à vos
baskets !</p>
]]></description>			<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1336726/Que-du-Bonheur-Chapitre-17/</link>			<comments>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/Que-du-Bonheur---Chapitre-17-14062009-160429-lp-1336726.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1336726/Que-du-Bonheur-Chapitre-17/</guid>			<pubDate>Sun, 14 Jun 2009 16:04:29 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Que du bonheur - Chapitre 16]]></title>			<description><![CDATA[<p><span><em>10 ans plus tôt
...</em></span></p>
<p><span>    Je cours
en espérant semer la terreur derrière moi, le semer LUI et les
morts qu'IL provoque tout autour de moi. Pourquoi elle
... pourquoi la seule femme qui n'ai jamais accepté de
prendre soin de moi? De m'aimer ... pourquoi
l'a-t-IL tué ? Elle ne LUI avait rien fait, rien du tout. Le
seul crime qu'elle ait commis est d'avoir pris soin de
moi durant trois ans.</span></p>
<p><span>   
J'ai couru longtemps, tout en pleurant. Il fait froid, il
pleut. Pourquoi est-ce que c'est toujours comme ça ?
Pourquoi, quand tout va mal et que votre vie n'a été
qu'une succession d'horreur et de violence, pourquoi
faut-il que l'ambiance tourne au film noir ? Il pleut, il
fait nuit, il fait froid. Je suis seul et je cours toujours. Je
pourrais presque m'attendre à voir arriver une équipe de
tournage au tournant de la ruelle. Mais il n'y a
personne.</span></p>
<p><span>    Je suis
seul.</span></p>
<p><span>    Au bout
d'un long moment, mes jambes ont refusé de continuer à me
porter et je me suis écroulé sur le bitume, trempé par la pluie et
engourdi par le froid. Tout autour de moi, les parisiens continuent
leur route sans se soucier du garçon qui gît à terre et qui pleure.
L'indifférence, la souffrance. Aucun d'eux ne pose ne
serait-ce qu'un regard sur moi. Je les dégoûte. Je me
dégoûte. Elle est morte à cause de moi. Deux hommes souffrent par
ma faute. Elle les a quitté par ma faute. Et moi je suis de nouveau
seul, priant pour qu'IL ne me retrouve pas. Priant pour
qu'IL me laisse enfin tranquille. Priant pour
mourir.</span></p>
<p><span>    Je veux
mourir.</span></p>
<p><span>    On ne
m'a jamais rien accordé de toute ma vie si se n'est des
coups et des insultes, des caresses dont je ne voulais pas ...
SES caresses, SES mots, SES mains. Un violent frisson me parcours
et, le c&oelig;ur au bord des lèvres, je me redresse et reste assit
tout contre un mur.</span></p>
<p><span>    Je lève
enfin les yeux et découvre que je suis arrivé devant la Gare de
l'Est. Quoi seulement ?! J'ai couru si longtemps et
parcourus si peu de trajet! Je baisse la tête et continue de
pleurer. J'ai l'air pitoyable mais c'est bien le
cadet de mes soucis. Je n'ai qu'à rester ici et
attendre de mourir. Combien de fois ais-je attendu, assis dans le
noir ou attaché nu à un lit ? Combien de fois ais-je prié pour
mourir ? Tous les jours depuis mes 4 ans ... J'en ai 11
maintenant et je ne suis toujours pas mort.</span></p>
<p><span>    La vie
est si cruelle.</span></p>
<p><span>    Et je
suis toujours seul.</span></p>
<p><span>    Au bout
d'un long moment, la pluie cesse enfin. Non, il y a quelque
chose d'étrange. J'entends les gouttes continuer de
tomber mais ... tout autour de moi. Je relève la tête. Et pour
la première fois, j'ai croisé ses yeux de braise. Ils
semblaient si triste en cet instant, si accablé. Et pourtant, il me
souriait tendrement.</span></p>
<p><span>    Et là
j'ai compris qu'il me protégeait de la pluie grâce à
son parapluie. Tout doucement, les gouttes ont commencé à mouiller
ses cheveux d'ébène. Alors il s'est accroupit devant
moi, il n'a rien dit, il m'a juste sourit. Habillé
d'un sweat-shirt marron avec capuche et d'un jean noir
délavé, il ne semblait pas avoir 20 ans et portait en bandoulière
un seul et unique sac de voyage. J'ai deviné qu'il
sortait tout juste de la gare, arrivé fatigué d'un long
trajet.</span></p>
<p><span>    Il est
resté silencieux. Je le suis resté aussi. On avait pas besoin de
parler. Il a deviné ma misère dans mes larmes et j'ai deviné
sa souffrance dans ses yeux. Celle d'être loin des
siens.</span></p>
<p><span>    Je
l'ai regardé sortir un briquet de sa poche. Il me l'a
tendu. Je l'ai saisi. Et j'ai frôlé ses doigts chaud au
passage. J'ai frissonné. Tout ça sans se quitter des yeux. Ce
sourire si triste a de nouveau étirer ses lèvres et il a saisit ma
main pour y fourrer le manche du parapluie. Je n'ai rien dit,
je l'ai laissé faire tout en plongeant mes yeux dans les
siens presque rougeoyant. De sa main chaude, il a caresser le haut
de ma tête et j'ai fermé les yeux sous ce
contact.</span></p>
<p><span>    Lorsque
je les ai rouvert, il s'était redressé et avait remonté sa
capuche sur sa tête. Dans l'ombre, ses yeux de braise ont
continué de briller de tendresse. Il a redressé le épaules pour
affronter le froid, rentrer ses mains dans ses poches pour
resserrer son sweat-shirt autour de lui, et il est parti comme il
était arrivé.</span></p>
<p><span>    Toujours
en larme, je l'ai regardé s'éloigner. Lorsqu'il a
entièrement disparu de ma vue, j'ai remonté mes jambes contre
ma poitrine et serré fort le manche du parapluie contre moi.
Protégé ainsi de la pluie et du mieux possible du vent, j'ai
ouvert le briquet en métal et allumé la mèche. La petite flamme
jaune orangée qui en ai sortit a lentement réchauffé mon
c&oelig;ur. Et cette fois, les larmes qui coulaient de mes yeux
n'étaient pas des larmes de chagrin, mais de gratitude. Cet
homme venait de m'offrir trente secondes d'humanité et
de tendresse.</span></p>
<p><span>   
J'ai longtemps continuer de fixer la
flamme.</span></p>
<p><span>    Non,
finalement, la mort n'est peut-être pas la solution. Ici,
même dans ce monde, quelque part, quelqu'un sera en mesure de
vous sauver la vie grâce à un briquet et un
parapluie.</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p style="text-align: left;"><span><em>De retour au
présent, le 25 Décembre ...</em></span></p>
<p align="center"></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ... Clic Clac
... »</span></p>
<p><span>- Mirmfff ...</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ... Clic Clac
... »</span></p>
<p><span>    Grognement cette
fois.</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ... Clic Clac
... »</span></p>
<p><span>    Bon sang on peut pas
dormir tranquille !!!</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ... Clic Clac
... »</span></p>
<p><span>    À moins que se soit dans
mon rêve ?</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ... Clic Clac
... »</span></p>
<p><span>    J'ouvre doucement
les yeux et une vive lumière me brûle la rétine. Ah non, je suis
bel et bien réveillé.</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ... Clic Clac
... »</span></p>
<p><span>    C'est un bruit
métallique.</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ... Clic Clac
... »</span></p>
<p><span>    Le bruit métallique de
quelque chose qu'on ouvre et qu'on
referme.</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ... Clic Clac
... »</span></p>
<p><span>    Un bruit que
j'identifie rapidement vu que je l'entend jusqu'à
trente fois par jour - quand je suis bien énervé.</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ... Clic Clac
... »</span></p>
<p><span>    Le bruit d'un
briquet qu'on ouvre et qu'on referme.</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ... Clic Clac
... »</span></p>
<p><span>    Mais à part moi, qui
fume ici ?</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ... Clic Clac
... »</span></p>
<p><span>    Pas Tony c'est
certain.</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ... Clic Clac
... »</span></p>
<p><span>    Ray
alors!!!</span></p>
<p><span>    Brutalement,
j'ouvre les yeux. Allongé sous les couvertures chaudes qui
sentent le kiwi, je me tourne. Tony est assit sur le rebord du lit,
il me tourne le dos, et toujours ce bruit :</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic Clac ...
»</span></p>
<p><span>    Toujours engourdi par la
fatigue, je lève le bras et caresse doucement sa
peau.</span></p>
<p><span>«&#12288;Clic&#12288;»</span></p>
<p><span>    Il frissonne et se
retourne.</span></p>
<p><span>«&#12288;Clac&#12288;»</span></p>
<p><span>    Il me sourit. D'un
geste vif, je le vois ranger quelque chose dans le tiroir de sa
table de nuit. Il se penche sur moi et dépose un baiser dans le
creux de mon cou.</span></p>
<p><span>- Joyeux Noël, murmure-t-il au creux de mon
oreille.</span></p>
<p><span>    J'ai passé la nuit
ici. La veille, après avoir fait l'amour d'une
singulière façon - et très satisfaisante je dis pas ! - je me suis
accordé un petit somme. En me réveillant, une douce odeur de bonne
cuisine me chatouillait les narines et je me suis levé. Tony
préparait à manger en chantonnant. Je me suis arrêté pour le
dévorer des yeux dans son tablier et lorsqu'il m'a
aperçu, il m'a accueillit d'un sourire si innocent que
je suis lamentablement tombé - oui on a fait mieux comme drague.
Quoi qu'il en soit ça l'a bien fait rire et moi ça
m'a bien fait mal.</span></p>
<p><span>    Après quoi, on
s'est installé pour manger et je lui ai parlé. Même
s'il m'a affirmé ne pas vouloir d'explication, je
l'ai supplié de m'écouter. Alors il m'a écouté.
Je lui ai parlé de Morgan et de la conversation que j'avais
eu avec elle avant qu'on fasse l'amour pour la première
fois, ainsi que de celle qu'on avait eu après que Katy fasse
son entrée fracassante dans l'histoire.</span></p>
<p><span>    Il m'a écouté
jusqu'au bout sans m'interrompre et quand j'eu
fini la seule chose qu'il a trouvé à dire c'est
:</span></p>
<p><span>- Mais ça veut dire que tu reverras pas ta
s&oelig;ur alors ! Ça coûte combien une place d'avion sur Air
France pour l'Espagne ?</span></p>
<p><span>    Je l'ai serré fort
dans mes bras et là il m'a dit :</span></p>
<p><span>- J'aurais dû décorer mon
appart' pour le réveillon non ?</span></p>
<p><span>    Et j'ai
ri.</span></p>
<p><span>    À vrai dire, tout comme
moi, il ne s'attendait pas à passer la veille de Noël avec
quelqu'un et puis, du fait de son récent emménagement et du
budget serré avec lequel il devait vivre - cours par
correspondance, loyer et tout ça à payer grâce à une paie minable -
il n'avait pas eu le loisir d'acheter une seule branche
de houx. Quant à moi, j'avais honte de lui parler des
dizaines de guirlande et de boules rangés dans un carton lui-même
rangé sur l'armoire qui se trouvait dans ma
chambre.</span></p>
<p><span>    Après quoi, il m'a
demandé de lui parler de mon enfance dans mon pays natal. Je
n'ai rien omis. Hormis le fait que je suis né dans une
caravane - je suis tzigane je vous l'avais di ? Non! Bah
maintenant vous le savez - et que par conséquent j'avais vécu
toute ma vie avec des Roms à parcourir le pays en long en large et
en travers une bonne dizaine d'année. Ah ! Et aussi le fait
que j'avais eu ma première relation sexuelle à quinze ans
avec mon meilleur ami dans un champ de blé avec pour seul témoin :
un épouvantail.</span></p>
<p><span>    Ensuite il m'a
demandé de retirer mon tee-shirt - pour appliquer une pommade sur
mon bobo bandes de folasses! - et on s'est couché en se
serrant fort l'un contre l'autre. J'ai passé
plusieurs heures à lui caresser tendrement les cheveux, même après
qu'il se soit endormis, tout en regardant le plafond. À
penser à lui. À l'avenir qui s'ouvrait enfin devant
moi. L'homme de ma vie, ma s&oelig;ur, mon
pays.</span></p>
<p><span>    C'est vrai ça,
combien ça coûte une place d'avion pour l'Espagne? Et
deux ? Tout à coup, j'avais follement envie de lui faire
découvrir ma région, ma famille. Il fallait que je l'emmène
là-bas, au moins une fois ! En vacance, une semaine ou
deux.</span></p>
<p><span>    Et alors que je jubilais
en pensant à tout ça, je me suis endormis.</span></p>
<p><span>    Voilà, maintenant il est
contre moi et il me dit :</span></p>
<p><span>- On va prendre une douche
?</span></p>
<p><span>    Je suis facile à
convaincre vous savez.</span></p>
<p><span>    Sans attendre ma
réponse, simplement en voyant mon sourire, il a sauté hors du lit
et s'est rué dans le couloir, vers la salle de bain. Je me
suis redressé tant bien que mal - j'ai mal euh!! - et
j'ai mi un pied hors du lit lorsque mon portable à sonné. Va
te faire foutre. Mais ça ne semblait pas s'arrêter.
J'ai grogné - oui je grogne beaucoup quand j'ai bobo -
et je me suis levé dans une grimace. Sur une chaise, tout prêt de
la porte de la chambre, Tony avait déposé mes vêtements. J'ai
sorti ce putain de téléphone de cette putain de poche de ma putain
de veste et j&lsquo;ai beuglé :</span></p>
<p><span>- Mais quoi putain ?!</span></p>
<p><span>    Oui, je suis très
irascible quand on me dérange alors qu'un garçon sexy en
diable m'attend complètement nu sous un jet d'eau
brûlant.</span></p>
<p><span>- Dany ? C'est moi
...</span></p>
<p><span>    Katy. Oui je ne
l'appel plus ma «&#12288;femme-dinde&#12288;» à partir de
maintenant, se serait déplacé sinon, croyez pas ?</span></p>
<p><span>- Qu'est-ce tu veux Katy
?</span></p>
<p><span>- Tu es ... avec lui
?</span></p>
<p><span>- En quoi ça te regarde ?</span></p>
<p><span>- J'ai quelque chose
d'important à te dire.</span></p>
<p><span>- J'ai pas envie de t'entendre,
au revoir.</span></p>
<p><span>- Je suis enceinte.</span></p>
<p><span>    Lourd silence. Dans le
combiné, j'entend sa respiration saccadée, entrecoupé par des
sanglots. Non mais je la connais vous affolez pas, elle invente
tout ça croyez-moi c'est des conneries.</span></p>
<p><span>- T'as rien trouvé de mieux pour
m'enchaîner hein ? lançais-je sincèrement
dégoûté.</span></p>
<p><span>- Quoi ?</span></p>
<p><span>- La prochaine fois inventes quelque chose
qui tienne la route connasse ! Tu sais très bien que moi je ne
baise pas sans capote.</span></p>
<p><span>    Et je raccroche. Je peux
vous jurer sur ma vie que jamais, au grand jamais, je n'ai eu
de rapport non protégé. Pas même avec elle. Et ça c'est
carrément vrai.</span></p>
<p><span>    J'entre dans la
salle de bain et sitôt mon regard se pose sur Tony que tous mes
tracas s'envolent. Pas pudique pour un sou, mon amant me
sourit, nu au milieu de la pièce et me dit :</span></p>
<p><span>- Dépêches-toi j'ai
froid.</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p style="text-align: center;">Et voilà ! Gabie a
préféré vite en finir avec les "Chapitres Guimauve"  avant de passer à la suite !
</p>
<p style="text-align: center;">Le mystère
s'épaissit, un problème pointe le bout de son nez, ainsi qu'un
nouveau rêve ... </p>
<p style="text-align: center;">Mais que cache donc
notre petit Tony aux airs si innocents </p>
<p style="text-align: center;">Va y avoir du sport
mes enfants </p>
<p style="text-align: center;">Mais demain, là Gabie
est fatiguée </p>
<p style="text-align: center;"></p>
]]></description>			<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1336524/Que-du-bonheur-Chapitre-16/</link>			<comments>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/Que-du-bonheur---Chapitre-16-13062009-230229-lp-1336524.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1336524/Que-du-bonheur-Chapitre-16/</guid>			<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 23:02:29 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Que du bonheur - Chapitre 15]]></title>			<description><![CDATA[<p><span>    Pour vous la faire
court, Ray , après avoir garé ma voiture sur un emplacement
interdit, a gentiment - pff c'te blague - accepté de nous
invité dans son ... studio ? Difficile à dire. On dirait
plutôt une chambre de bonne dans laquelle on aurait tenté de faire
rentrer un lit une place, une cuisinière et un mini frigo, avec une
armoire où à peine un veston peut rentrer. M'enfin,
c'est pas comme si je pouvais me permettre de faire des
commentaires. Bon allé, juste un tout petit :</span></p>
<p><span>- Ça pu la clope ici !!!
m'écriais-je.</span></p>
<p><span>    Et pour toute réponse,
je reçois un gant rempli de glaçon sur la gueule.</span></p>
<p><span>- Aïeuh !!</span></p>
<p><span>    J'enfoui mon
visage dans mes mains en gémissant. Oui bon d'accord
j'exagère. J'ai reçu le gant sur la tempe et j'ai
mal à la joue. Mais, je sais ce qu'il va se passer si
j'en rajoute.</span></p>
<p><span>- Ray ! s'écrit Tony. Fais attention
il a mal !</span></p>
<p><span>- Où c'est marqué exactement que
c'est mon problème ?</span></p>
<p><span>    Je gémis et Tony pose
doucement le gant sur ma joue.</span></p>
<p><span>- T'as vraiment un caractère de
merde, rétorque Tony en lançant un regard meurtrier au
flic.</span></p>
<p><span>    Ray rumine. Il a une
bouteille de bière à la main et sa plaie à la tête a enfin arrêté
de saigner. En plus c'est pas pour en rajouter mais
j'ai un tantinet raison quand même, ça put la clope froide
ici. Les tisses en sont imprégnés et un cendrier a disparu sous une
montagne de cadavre de cigarette. D'ailleurs je pense avoir
réussit à identifier un truc qui ressemble plus à un joint
qu'à une Gitane.</span></p>
<p><span>- J'l'aime pas, marmonne enfin
Ray.</span></p>
<p><span>- Rien à foutre, réplique méchamment Tony,
t'étais près à le tuer au beau milieu de la rue
j'espère que tu t'en rend au moins compte
?!</span></p>
<p><span>- Ce gars s'est foutu de ta gueule
merde!!!</span></p>
<p><span>- C'est pas tes
...</span></p>
<p><span>    J'attrape la main
de Tony pour attirer son attention et il tourne les yeux vers moi.
J'éloigne le gant de ma joue.</span></p>
<p><span>- Il a raison, ais-je murmuré, j'ai
été un vrai connard.</span></p>
<p><span>    Il me
sourit.</span></p>
<p><span>- Tu es revenu non ?</span></p>
<p><span>    À mon tour de sourire.
Les yeux dans les yeux.</span></p>
<p><span>- Pitié ! s'écrit Ray en se relevant.
Allé vous murmurer vos mots doux ailleurs j'ai comme une
envie de gerber.</span></p>
<p><span>    Je ne l'avais
jamais connu aussi cynique. Soupirant, Tony replace le gant sur ma
joue et j'esquisse un geste pour l'en empêcher mais je
grimace. Bon sang ce que j'ai mal !! Il m'a bel et bien
casser une côte le salaud!</span></p>
<p><span>- On ira nulle part avant que Dany
n'ait vu un médecin, déclare Tony.</span></p>
<p><span>- Hors de question que je transforme mon
appart' en clinique de Docteur Quinn, réplique Ray en
allumant une cigarette, si tu veux le bichonner tu vas dans la cage
d'escalier.</span></p>
<p><span>- C'est pas la peine, dis-je en
écartant le gant une nouvelle fois, ça sert à rien un médecin. Tout
ce qu'il va me dire c'est : une côte cassée rien de
grave ! Du repos et tout ira mieux.</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span><em>Près d'une heure plus tard
...</em></span></p>
<p><span>- Une côte cassée rien de grave ! Du repos
et tout ira mieux.</span></p>
<p><span>    Je lance un regard amusé
à Tony. Il me tire la langue et Ray soupire,
désespéré.</span></p>
<p><span>- Merci Docteur, sourit Tony en serrant la
main du vieil homme.</span></p>
<p><span>    Et il sort sans avoir
oublié de nous jeter un regard circonspect. Oui, on forme un trio
bizarre et après ?! Ray en est à sa cinquième bière, Tony
s'échine à me faire accepter un anti-douleur - je déteste les
comprimés moi!! - et moi j'arrête pas mes commentaires sur
l'insalubrité de la pièce. Résultat : Ray s'apprête à
péter les plombs, Tony désespère et moi je jubile - faut bien
qu'il y en ait un qui s'amuse.</span></p>
<p><span>- Rassuré? lance Ray d'une sobriété
incroyable pour quelqu'un qui a autant bu. Allé dégagez
maintenant.</span></p>
<p><span>    Tony pousse un soupir à
mi-chemin entre le désespoir et la colère alors que je repousse
pour la énième fois son gant glacé. Il commence sérieusement à me
gonfler.</span></p>
<p><span>- Fais pas l'enfant ! me lance-t-il
brusquement. Si ça continu à enfler tu vas bientôt ressembler à un
hamster!</span></p>
<p><span>- Mais j'ai mal euh ! fut ma seule
réplique.</span></p>
<p><span>    Oui je suis
particulièrement chiant quand j'ai un bobo. Je crois que
c'est ce qui m'a en partie forcé à arrêté la
boxe.</span></p>
<p><span>- J'en ai mare de ses jérémiades à ce
gosse ! hurle Ray en se redressant.</span></p>
<p><span>    Apparemment,
l'alcool ne le fait pas tituber, pire, ça le rend irascible.
Moi ça me rend bête ... sans commentaire. Je m'apprête à
lui lancer une bonne vanne bien travailler mais Tony se redresse
vivement et, pile entre nous deux, nous jette un regard noir chacun
notre tour.</span></p>
<p><span>- Y'en a marre, s'écrit-il
d'une voix forte, va bien falloir que vous vous entendiez un
jour alors autant faire la paix tout de suite !</span></p>
<p><span>    Ray et moi, on se
regarde, on réfléchit, puis il pousse un rire et déclare
:</span></p>
<p><span>- Tu m'as prit pour Mère Térésa
?</span></p>
<p><span>    Et moi je réplique
:</span></p>
<p><span>- Y'a pas marqué S.P.A sur mon
front.</span></p>
<p><span>    Tony baisse les bras et
soupir, déçu. Ray retourne chercher une bière et moi je me lève du
lit en retenant un cri. Non mais là c'est plus drôle,
j'ai vraiment mal. Je tente en vain d'enfiler ma veste.
C'est qu'il pleut dehors. Tony vient à mon secours.
Plus personne ne dit rien. J'ouvre la porte et sort de
l'appartement-studio-chambre-de-bonne. J'ai commencé à
descendre les marches lorsque Tony me rejoint, ferme doucement la
porte et passe mon bras gauche autour de ses épaules pour
m'aider. Je le sens triste, limite abattu.</span></p>
<p><span>- J'suis désolé, marmonnais-je tout
péteux.</span></p>
<p><span>    Il me sourit
tristement.</span></p>
<p><span>- Je ne peux pas vous en demander autant en
si peu de temps, déclare-t-il d'une voix douce, vous vous
ressemblez tellement qu'il va vous falloir du temps pour vous
supporter.</span></p>
<p><span>    J'ai failli louper
une marche.</span></p>
<p><span>- Quoi ?!</span></p>
<p><span>    Il
rigole.</span></p>
<p><span>- Vous êtes exactement identique
c'est pour ça que vous pouvez pas vous
renifler.</span></p>
<p><span>- C'est une blague
?!</span></p>
<p><span>- J'suis très
sérieux.</span></p>
<p><span>    Je bougonne. Beuh non
c'est pas vrai j'lui ressemble pas ! En fait je ne
préfère pas que vous répondiez à cette interrogation intérieure
désespérée.</span></p>
<p><span>    Arrivé en bas de
l'immeuble, une fine pluie recommence à nous mouiller. En
face, ma voiture. Tony m'y dirige mais je
résiste.</span></p>
<p><span>- Non.</span></p>
<p><span>- Mais Dany tu ne vas pas pouvoir marcher
jusqu'à l'immeuble!</span></p>
<p><span>- Bien sûr que si, c'est à cent pas à
peine allé viens.</span></p>
<p><span>- Non c'est moi qui
conduit.</span></p>
<p><span>- Non.</span></p>
<p><span>- T'es chiant !</span></p>
<p><span>- Je t'aime.</span></p>
<p><span>    Il me sourit. Je me
laisse conduire jusqu'à la voiture. Tony m'aide à
m'appuyer contre la portière et à peine a-t-il eu le temps de
faire le tour du véhicule vers la place conducteur que j'ai
déjà reprit mon chemin.</span></p>
<p><span>- Dany ! s'exclame-t-il
indigné.</span></p>
<p><span>- Allez viens, lançais-je en
m'appuyant contre un mur, dans cinq minutes on est arrivé pas
besoin de la voiture.</span></p>
<p><span>    Je l'entends
soupirer. Résigné, il me rejoint et repositionne mon bras autour de
ses épaules.</span></p>
<p><span>    Trois étages au-dessus
de nous, Ray nous regarde nous éloigner, un petit sourire au coin
des lèvres. Tony a choisit, entre lui et moi. Et à cet instant, Ray
se dit qu'il a fait le bon choix. Son regard est attiré par
un mouvement. Derrière nous, un homme nous suit d'assez loin
pour ne pas se faire repérer et d'assez près pour ne pas nous
perdre. Il s'arrête, lève les yeux et croise ceux de Ray
Monroe qui lui fait un bref signe de tête avant de murmurer pour
lui seul :</span></p>
<p><span>- Je compte sur toi Ryan.</span></p>
<p><span>    Arrivé à
l'immeuble, le plus chiant a été de grimper les marches. Bon
d'accord ça n'est qu'un étage mais comme
j'aime me plaindre, j'ai pas arrêté de geindre. Et Tony
a prit son mal en patience. Il m'a aidé et, arrivé devant la
porte de mon appartement :</span></p>
<p><span>- Tu as tes clefs ? me
demande-t-il.</span></p>
<p><span>    Un dur combat fait rage
en moi. Deux choix possibles : ou lui dire qu'elles sont dans
ma poche, ou lui mentir pour qu'il me fasse entrer dans son
appartement.</span></p>
<p><span>- Elles sont dans ma voiture, répondis-je
alors.</span></p>
<p><span>- Bon ...</span></p>
<p><span>    On fait volte face et il
ouvre son appartement. Alors là, j'exulte ! J'suis fort
quand même. Il m'installe doucement sur son canapé et
aussitôt la douce odeur de fruit musqué m'apaise. Tout sent
bon ici ! Les rideaux, les coussins, Tony. Je le regarde
s'éloigner, refermer sa porte et partir vers la cuisine
sortir un verre.</span></p>
<p><span>- Tu prend tes anti-douleurs, me
déclare-t-il.</span></p>
<p><span>    Je grogne. Un silence
s'installe. Faut dire qu'on a pas eu trop le temps de
parler. J'aimerais m'excuser, lui assurer qu'avec
Katy c'est terminer, lui assurer que c'est avec lui que
je veux passer ma vie, lui assurer que ma s&oelig;ur ne veut pas
quitter l'Espagne, lui assurer que j'ai envie de le
prendre, là maintenant ! Il s'approche.</span></p>
<p><span>- C'est quoi la moto de Ray ?
demandais-je en acceptant le verre d'eau et le comprimé. Une
Suzuki non ?</span></p>
<p><span>    Oui, j'ai pas
trouvé mieux pour engager la conversation.</span></p>
<p><span>- Une Kawasaki ZZR 1100, me répond-il en
s'installant près de moi.</span></p>
<p><span>    J'ai cru avaler un
cactus. Euh, c'est moi le garagiste et lui l'apprenti
secrétaire médicale c'est bien ça non ?!! Il me sourit en
voyant mon air indigné.</span></p>
<p><span>- Quand je monte sur un engin j'ai
bien savoir ce que c'est et d'où il vient, me
déclare-t-il doucement.</span></p>
<p><span>- Ah ... bah moi je suis un pur sang
espagnol et je suis né à Séville, répliquais-je avant de pouffer de
rire.</span></p>
<p><span>    Il m'envoie un
coup de coude dans les côtes en souriant et je pousse un cri. Le
verre m'échappe des mains et atterrit sur le tapis dans un
bruit mâte, déversant son contenu. J'en profite pour lâcher
le comprimé.</span></p>
<p><span>- Pardon !! s'écrit-il effrayé en se
laissant tomber à genoux devant moi. Je t'ai fais mal je suis
désolé !</span></p>
<p><span>    Il attrape doucement mon
visage entre ses mains et me regarde dans les
yeux.</span></p>
<p><span>- Ça va ?</span></p>
<p><span>    Je lui souris, les yeux
imbibés de larmes. Non mais sérieux, j'ai vraiment eu
mal.</span></p>
<p><span>- Oui ça va, lui assurais-je avant de
l'attirer à moi pour l'embrasser.</span></p>
<p><span>    Une explosion de
sensation parcours mon corps tout entier. Ses lèves sont douces, sa
langue est chaude et ses reins frémissent. Je l'oblige à se
coucher sur le sol. Le verre vide roule près de nous et le tapis
mouillé ne semble pas le déranger. Je me positionne au-dessus de
lui et approche mon visage pour reprendre possession de sa bouche
mais j'étouffe un cri. Putain de côte cassée ! Ray Monroe,
dès que je peux je demande à Mama Gourou de te rendre la vie
impossible.</span></p>
<p><span>- Arrêtes tu vas te faire mal, me dit-il
dans un souffle.</span></p>
<p><span>    Non non non !!! Il est
là, sous moi, à deux doigts de se donner entièrement je le veux
!!!</span></p>
<p><span>    Je
grogne.</span></p>
<p><span>- Ça va ! déclarais-je brusquement.
J'ai pas mal !</span></p>
<p><span>    Il me
sourit.</span></p>
<p><span>- Y'a plusieurs façon de faire ça tu
sais, me dit-il doucement.</span></p>
<p><span>    Mon c&oelig;ur manque un
battement. Avec d'infini précaution, il m'aide à me
relever et me prend la main jusqu'à sa
chambre.</span></p>
<p><span>    Je n'y suis jamais
entré. Elle est claire, lumineuse, et l'odeur de kiwi qui y
plane me fait pousser un faible gémissement de pur plaisir. Je sens
déjà l'excitation me gagner. Il me sourit toujours, ses yeux
brillants ne me quittent plus. Il m'arrête avant qu'on
ait atteint le lit et dépose un chaste baiser sur mes lèvres. Puis,
toujours aussi tendre, m'aide à retirer mes vêtements.
C'est lui qui prend les commandes. Il guide mes mains
jusqu'à son corps, et ses habits tombent à leur tour. On
s'allonge enfin sur le lit.</span></p>
<p><span>    Étendu sur le côté,
l'un en face de l'autre, il me sourit et commence par
caresser ma joue douloureuse. Je frissonne. Son autre main
s'est arrêtée sur mon torse et son pouce caresse tendrement
ma peau. Il s'approche, m'embrasse. C'est un long
baiser, doux et presque innocent. C'est toujours lui qui
commande. Puis il quitte mes lèvres et embrasse mon cou. Je ferme
les yeux et pousse un soupir de bonheur. L'une de ses mains
s'attarde dans mes cheveux tandis que l'autre continue
de caresser mon ventre. Puis passe doucement sur mes côtes. Comme
un coup de vent. Aucune douleur. Je frémis. Il s'empare de
nouveau de mes lèvres et j'y détecte une énergie
nouvelle.</span></p>
<p><span>    Je passe enfin à
l'action et pose une main sur le creux de ses hanches puis
descend sur son ventre. Toujours aussi doux et chaud. Un havre de
douceur et de chaleur dans lequel j'ai envie de mon réfugier
encore et encore. Mon autre main enlace ses doigts à la sienne et
on ne se lâche plus.</span></p>
<p><span>    Sa langue effleure ma
peau et j'ai plongé mon visage dans ses cheveux, respirant à
fond l'odeur qui me fait complètement planer. Sa main libre
continue son exploration et effleure mon sexe. À vrai dire je ne
m'y attendais pas et je sursaute en poussant un grognement de
plaisir. Il relève la tête pour m'embrasser encore alors que,
aussi innocemment que le permet ce geste, il commence à me
caresser.</span></p>
<p><span>    Ma main n'a pas
quitté sa hanche. Elle descend sur ses fesses, puis sa cuisse, et
j'oblige sa jambe à passer au-dessus des miennes, le
rapprochant d'avantage de moi. Nos ventres se touchent
presque et notre chaleur corporelle réchauffe nettement
l'atmosphère. Je sens mes reins me brûler délicieusement et
le regarde fermer les yeux pour enfouir son visage à la base de mon
cou, tout contre ma poitrine alors qu'il continue de me
masturber. Ma main lâche sa jambe et remonte vers son bas-ventre.
Il sursaute alors que je m'empare à mon tour de son
sexe.</span></p>
<p><span>    Il relève les yeux vers
moi.</span></p>
<p><span>- Non !</span></p>
<p><span>    Mais j'étouffe son
cri en l'embrassant. Sa caresse s'est arrêtée alors que
la mienne commence et il tremble en gémissant. C'est sans
doute la première fois que quelqu'un le touche de cette
façon.</span></p>
<p><span>    Presque timidement, il
recommence son attouchement et je gémis avec lui. Alors que nos
mains avides nous font ressentir d'infinies sensations, les
secondes, enlacées, ne se sont pas lâchées.</span></p>
<p><span>..</span></p>
<p style="text-align: center;">TADADA !! Me
revoilàààààààààààà  <em>(elle arrive en haut de la colline !!
 )</em> C'EST GABIE !!! </p>
<p style="text-align: center;">Désolé, deux jours
que j'ai pas majifié mais j'ai une bonne excuse, enfin deux
pour être plus précise :</p>
<p style="text-align: center;"><a href=
"http://saya.over-blog.com">Saya</a>
: mon Dieu !!!!!!!!!!! Tes fics yaois sont un PUR
REGALE !!! Je remercie le ciel de t'avoir conduite jusqu'à moi
</p>
<p style="text-align: center;"><a href=
"http://mimieec.blog.jeuxvideo.com">Mimieec</a>
: deuxième Simstorisseuse de talent à venir sur mon
blog  Je n'ai qu'un mot à te dire :
KIM EST CARREMENT ORGASMIQUE !! </p>
<p style="text-align: center;">En ce
qui concerne l'avancée de "Que du Bonheur", comme l'a si
bien dit Lilly Kékette <em>( j'peux t'appeler comme ça ?
 c'est meugnon  )</em> effectivement, ça tombe dans la
guimauve   et le chapitre suivant ne risque pas
d'être plus explosif mais en ce qui concerne le chapitre
encore d'après, les choses sérieuses vont commencer
</p>
<p style="text-align: center;">Gabie ou l'art de
tout faire basculer en quelques lignes </p>
<p style="text-align: center;">Dans ce chapite-ci
vous avez assisté à l'arrivée brève d'un nouveau personnage :
Ryan Hampton. Ce personnage est très particulier à mes yeux et vous
aurez le droit à une biographie complète le concernant </p>
<p style="text-align: center;">Voilà c'est tout
!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
]]></description>			<link>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1336140/Que-du-bonheur-Chapitre-15/</link>			<comments>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/Que-du-bonheur---Chapitre-15-13062009-151302-lp-1336140.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1336140/Que-du-bonheur-Chapitre-15/</guid>			<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 15:13:02 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>