<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com</title>		<id>http://blog.jeuxvideo.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Sylphideland, la magie de l'écriture]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com</uri>		</author>		<updated>2010-02-10T00:58:39+01:00</updated>		<entry>			<title>Une vie de pas chat - chapitre 7</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span> <em>Le 10 juin 2009
...</em></span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span> L'ennui quand on
ne se souvient de rien, c'est qu'on s'ennui et
encore plus quand on peut à peine bouger. Je me plains je me plains
mais, je ne fais rien pour que ça aille je le sais. Mais
qu'est-ce que je peux faire sincèrement ? Écouter mon médecin
? Suivre la rééducation de la kinésithérapeute ? Découvrir ce qui
est arrivé à mon frère ? Et pour quoi faire ?!</span></p>
<p><span> Bref, depuis peu, je me
suis rendu compte que mon ennui m'avait poussé à vouloir
mettre un terme à ma nouvelle vie.</span></p>
<p><span>«Laurent Delisle, vous
souvenez-vous de lui Monsieur Hicks ?»</span></p>
<p><span> Cette question
continuait de trotter dans ma tête, devenue une véritable énigme.
Bien évidemment, j'ai la réponse à cette interrogation : non,
je ne me souviens pas, ce nom est un véritable mystère pour moi,
dans le cas contraire j'aurais réagis en l'entendant
pour la première fois, lors de ma rencontre avec ces deux hommes de
la brigade. En réalité, il s'agit du visage. Je ne m'en
souviens pas à proprement parler mais l'impression de le
connaître est présente, là, en moi. Dérangeante et malsaine,
s'insinuant dans mon esprit comme de la fumée par un
interstice. Une impression qui ne me quitte pas.</span></p>
<p><span> Mais, plus encore que
ça, ce qui m'a le plus perturbé le jour où cette photo a
atterrit sur mes genoux, c'est ma réaction. Chose que
j'ai remarqué depuis mon réveil de ce coma, c'est
qu'à chaque fois que j'affrontais mon passé - une
question, mon visage, un nom - ma tête me faisait mal au point
d'obliger mon médecin à m'endormir à grand coups de
morphine.</span></p>
<p><span> Mais pas cette
fois.</span></p>
<p><span> Je suis resté totalement
stoïque, fixant ce cliché en attendant que cette douleur qui régit
maintenant ma vie - aussi bien par la torture morale que physique -
réponde et se mette en colère. Au lieu de ça, elle s'est tu.
J'ai alors eu l'impression qu'elle
m'abandonnait à son tour, que je me retrouvais seul de
nouveau et j'en ai voulu à cette douleur de ne plus rien me
dire. Je ne ressentais plus rien, j'avais l'impression
d'être mort. Étonnante contradiction quand on sait que
c'est exactement ce que je voulais depuis plusieurs
jours.</span></p>
<p><span> Tout ça pour en arriver
là, contrarié, sans crise ni mal de tête depuis près de dix jours.
Plus seul que jamais. Quoi que, avec trois rendez-vous par semaine
avec le Docteur Connop, c'est comme si je rencontrais vingt
personnes à chaque séances.</span></p>
<p><span>- Bonjour Monsieur Hicks
!</span></p>
<p><span> Mon médecin. Mon seul
ami. J'ai pas envie que ma psychiatre soit mon amie, elle
m'ennuie avec ces cubes verts.</span></p>
<p><span>- Voyons comment va cet
oeil.</span></p>
<p><span> Ah oui, une nouvelle -
ni bonne ni mauvaise - il y a trois jours mon ami a retiré les
sutures de ma paupière gauche. Ils m'ont anesthésié
localement et une fois ma paupière libre, je l'ai soulevé. Le
trou noir. Rien. Même le médecin ignorait si ma vue reviendrait,
tout comme il ignorait si je remarcherais. Oui, en gros mon ami est
un ignare, ce qui ne m'empêche pas de l'apprécier. Quoi
qu'il en soit, il m'a donc présenté un miroir et
j'ai pu voir que mon oeil, autrefois noir si j'en
crois la photo présentée par le policier - qui l'a reçut de
ma femme en passant - était devenu bleu clair, voilà, la pupille à
peine visible.</span></p>
<p><span>- Normal, avait dit mon ami, cela arrive
après une blessure aussi grave que la vôtre.</span></p>
<p><span> Ravi. Maintenant je me
retrouve avec des yeux vairons. Oui enfin bref, je disais quoi ?
Rien.</span></p>
<p><span> Après avoir regardé mon
oeil, braquant une lumière blanche dedans sans que je la vois
- marrant - mon ami m'a dit :</span></p>
<p><span>- Aucune amélioration.</span></p>
<p><span> Je
stagne.</span></p>
<p><span>- Ceci dit d'après le Docteur Connop
tu fais des progrès.</span></p>
<p><span> Des progrès ? Parce que
j'empile des cubes les uns sur les autres ? Il lui en faut
peu à elle. Pis d'abord je m'en fou, elle s'est
pas mon amie. Et de toute façon ça n'est pas grâce à elle et
ses cubes, les progrès, c'est grâce aux voix. Je
n'entend plus ma douleur, elle s'est tu, pour de bon.
Plus de «» à répétition, plus de
question ni de supplication.</span></p>
<p><span>- Comment tu te sens ?</span></p>
<p><span> Je le fixe, un sourcil
arqué. Il rigole.</span></p>
<p><span>- Tu es plus expressif c'est un
début.</span></p>
<p><span> Tant que je
t'amuse. Tu veux rire ? Amènes-moi un nez rouge je te
montrerais mon nouveau numéro : l'homme qui saute par la
fenêtre en croyant qu'il peut voler. Ça c'est de
l'évolution.</span></p>
<p><span>- Autre chose de positif, tu n'as
plus eu de crise depuis plusieurs jours.</span></p>
<p><span> Je crois être le seul
que ça contrarie.</span></p>
<p><span>- Penses-tu que cette progression ait un
rapport avec la venue des deux policiers de la semaine dernière
?</span></p>
<p><span> Mais ça a tout à voir
mon ami.</span></p>
<p><span>- Moi je ne pense pas.</span></p>
<p><span> On n'est pas
obligé d'être sur la même longueur d'ondes pour être
ami. Je tourne la tête vers la fenêtre.</span></p>
<p><span>- J'ai appelé ta femme pour lui
parler de ta cécité temporaire, elle m'a répondu en me
promettant de passer te voir.</span></p>
<p><span> Vous n'êtes plus
mon ami Docteur.</span></p>
<p><span>- Elle te manque ?</span></p>
<p><span> J'ai
baillé.</span></p>
<p><span>- Tu te souviens de ta femme
?</span></p>
<p><span> J'avoue que mon
cas est désespéré mais là c'est ridicule.</span></p>
<p><span>- Bon ! J'ai d'autres patients
à voir, le Docteur Connop ne devrait plus tarder.</span></p>
<p><span> Ma nouvelle
amie.</span></p>
<p><span> Et effectivement, près
d'une heure plus tard, ma psychiatre franchit la porte de ma
chambre. Que j'ai toujours occupé seul maintenant que
j'y pense. Je ne suis pas aussi antisocial que ça tout de
même, j'aspire juste à un peu de
tranquillité.</span></p>
<p><span>- Alors Dwen, me dit la psychiatre en
s'installant en face de moi, nous allons continuer
l'exercice des cubes vous êtes d'accord
?</span></p>
<p><span> J'avoue que je
n'avance pas forcément à grand pas mais quand même, là ça
devient rébarbatif - pour rester poli.</span></p>
<p><span> Elle disposa les cubes
devant moi, sortit son calepin de sa serviette, me sourit et me dit
:</span></p>
<p><span>- Si je vous dis
«», quel autre mot cela vous évoque-t-il
?</span></p>
<p><span> J'ai gratté
l'une des cicatrices présente sur mon crâne et arraché une
croûte. Tant de question, aucune réponse. Et ce visage que
j'ai reconnu. Qui est cet homme, ce Laurent Delisle ?
Pourquoi ce proxénète rechercher par la Brigade de Répression du
Proxénétisme était-il présent lors de notre fête
d'anniversaire à mon frère et moi ? Et pourquoi est-ce que je
m'interroge d'avantage à son sujet qu'à celui de
mon jumeau disparu ? La seule chose que je sais c'est que ma
douleur est devenue muette face au visage de cet homme.
J'aimerais rencontrer - de nouveau - celui qui a cloué le bec
à la charogne qui me dévorait vivant depuis mon
réveil.</span></p>
<p><span> Je me suis penché en
avant de façon à poser mes coudes sur la table à roulette et, après
avoir lutté contre ces fichus cubes vert-moche durant plusieurs
minutes pour trouver les bonnes lettres, j'ai enfin réussis à
écrire : K.I.N.E
Le Docteur Connop a fixé le mot, interdite, mâchouillant le bout de
son crayon de papier, puis a tourné son regard sombre vers
moi.</span></p>
<p><span>- Kine ? a-t-elle demandé. Qu'est-ce
que cela signifie pour vous Dwen ?</span></p>
<p><span> Elle le fait exprès ? Je
savais qu'elle ne ferait pas une amie convenable. J'ai
croisé les bras pour lui faire face et plongé mon regard dans le
sien, suivant ses yeux qui ne cessaient de faire la navette entre
moi et les cubes empilés.</span></p>
<p><span>- Kiné !!! s'est-elle exclamé dans un
sourire.</span></p>
<p><span> T'en as mi du
temps.</span></p>
<p><span>- Vous êtes en train de me dire que vous
voulez retenter les séances de kinésithérapie c'est ça
?!</span></p>
<p><span> J'ai doucement
frotté mon oeil gauche histoire de m'assurer que le
globe oculaire se trouvait toujours dans la
cavité.</span></p>
<p><span><em>...</em></span></p>
<p><span><em>Le 12 juin 2009
...</em></span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span>- Alors Monsieur Hicks on veut retenter
l'expérience ?</span></p>
<p><span> Après une nuit à me
demander comment vingt-six lettres de l'alphabet pouvaient
tenir sur douze cubes à six faces, et à rêver de moi tentant de
faire avancer un fauteuil roulant dont les roues étaient en forme
de cube, je me retrouvais désormais face à la kinésithérapeute,
Alice dont le ventre s'était légèrement arrondi. J'ai
fixé cette douce protubérance, perturbé. Comment ais-je fait pour
ne pas le remarquer avant ? Étais-je à ce point renfermer dans mes
problèmes ? Alice, qui me faisait face les poings sur les hanches,
suivit mon regard et croisa les bras.</span></p>
<p><span>- Oui, je suis enceinte, me dit-elle
froidement, si ça vous empêche de travailler dites-le tout de suite
que je m'en aille.</span></p>
<p><span> En fait ce qui me
perturbe c'est que j'avais dans l'intention de
faire semblant de ne pas pouvoir me lever rien que pour vous
embêter mais ça tombe à l'eau. Je ne suis pas si méchant
quand même. Enfin je ne pense pas. Ceci dit c'est bien le
cadet de mes soucis à côté de ça : qui est assez frustré pour
engrosser un glaçon pareil ? Quoi que, en cas de reproduction
asexué, la question ne se pose même pas.</span></p>
<p><span>- Bon, reprit Alice, on va commencé par
quelques petits exercices d'échauffement. Vous avez quand
même continué à travailler un tant soit peu j'espère
?</span></p>
<p><span> Bah oui bien sûr. Face à
mon regard moqueur, elle a soupiré.</span></p>
<p><span>- Rien du tout alors ?</span></p>
<p><span> Comme le
«» de Hawaï, ta question ne sert à
rien.</span></p>
<p><span> Elle s'est
agenouillé devant moi, alors assis dans mon fauteuil roulant, et a
tendu ma jambe droite pour la poser sur ses genoux. Et elle a
commencé à me masser. J'ai fermé les yeux. L'effet de
ses mains sur ma peau m'a fait frissonner.</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> Je rouvre les yeux et
gigote violemment.</span></p>
<p><span>«Je te
tuerais»</span></p>
<p><span> Alice relève les yeux et
stoppe ses va-et-vient sur ma jambe.</span></p>
<p><span>- Que se passe-t-il Monsieur Hicks
?</span></p>
<p><span> Chut, j'écoute. Le
silence. Rien. La douleur est de nouveau muette. Je me détends et
referme mes paupières.</span></p>
<p><span> Alice reprend son
massage.</span></p>
<p><span> Quelques minutes plus
tard, elle se relève et s'essuie les mains.</span></p>
<p><span>- Bon, dit-elle pleine d'entrain, on
va commencer par se mettre debout.</span></p>
<p><span> C'est un bon début
je suis d'accord.</span></p>
<p><span> D'après les
dernières vérifications, mes réflexes moteurs étaient suffisants
pour que je puisse faire bouger mes orteils. Il ne me restait plus
qu'à réapprendre à marcher, rien que ça, mettre un pied
devant l'autre. Tenir debout serait le plus
dur.</span></p>
<p><span> Alice a approché mon
fauteuil roulant de deux barres alignées parallèles au sol. Ça me
change des cubes. Je me suis levé, aidé de l'aide succincte
de ma kinésithérapeute.</span></p>
<p><span>- Bien ! s'est-elle exclamée. Très
bien !</span></p>
<p><span> J'ai le droit à un
sucre ? J'ai senti que, malgré les quelques mouvement -
faibles je vous l'accorde - produits par les muscles de mes
jambes, celles-ci seraient bien incapables de soutenir mon poids.
Je me suis alors servit de la seule force de mes bras pour me
maintenir debout, suspendu à ces deux barres d'environ un
mètre cinquante de long.</span></p>
<p><span>- Parfait, on avance
maintenant.</span></p>
<p><span> Alice a contourné les
barres pour amener mon fauteuil roulant à l'autre extrémité
puis m'a rejoint.</span></p>
<p><span>- N'avancez pas par la seule force de
vos bras Dwen, forcez vos jambes à bouger, ne les traînez
pas.</span></p>
<p><span> J'ai obéis et,
dans une grimace que je devine bien horrible - rehaussée par mon
oeil bleu strié d'une cicatrice encore rouge -
j'ai soulevé l'une de mes jambes. Elle s'est
éloigné du sol, de quelques centimètres à peine, avant que je ne la
repose. Et ainsi de suite. J'ignore combien de temps cela
m'a prit de parcourir un mètre cinquante de distance, mais
plus j'avançais et plus les battements de mon coeur
raisonnaient à mes oreilles, plus je suais et m'essoufflais.
Mais Alice était là pour m'encourager, me répétant sans cesse
que ce que j'accomplissais était fantastique. Non madame, je
ne fais qu'apprendre à marcher pour la seconde fois. À
vingt-sept ans.</span></p>
<p><span> Je n'étais
qu'à quelques centimètres de mon fauteuil quand la kiné
m'a dit :</span></p>
<p><span>- Vous avez une masse musculaire
impressionnante, Dwen.</span></p>
<p><span> C'est une façon de
me dire que je suis bien foutu ou suis-je encore altéré ? Et se
n'est pas moi qui le dit c'est le Docteur Connop. Elle
m'a aidé à me réinstaller dans mon fauteuil. J'étais
essoufflé, ma chemise verte me collait à la peau et mes bras
tremblaient affreusement mais, pour une quelconque raison, je me
sentais libéré de quelque chose. Sans aucune explication,
j'ai souris. Cela signifiait-il que j'étais heureux ?
Ou simplement content de ce que je venais d'accomplir ?
Pourquoi sourire ? Pendant qu'elle m'aidait à
réinstaller mes jambes, Alice m'a dit :</span></p>
<p><span>- Vous avez très certainement pratiqué un
sport quelconque avec beaucoup de rigueur avant votre accident. Je
me trompe ?</span></p>
<p><span> C'est un très
bonne question, il faudra penser à la poser à ma femme quand elle
me rendra visite - cher ami Docteur je me vengerais de cette
trahison !</span></p>
<p><span>- En tout cas bravo ! Allez, on va terminer
avec quelques petits étirements.</span></p>
<p><span> J'ai accepté la
bouteille d'eau qu'elle me tendait et lui ai donné ma
jambe gauche pour qu'elle la plie et la déplie plusieurs fois
de suite, moi calquant mes inspirations et expirations sur ces
mouvements répétés.</span></p>
<p><span> Quelques minutes plus
tard, mon ami Docteur qui ne l'est plus, fait irruption dans
la salle de rééducation, un sourire évident aux lèvres. Inutile de
vous préciser qu'une fois que l'information concernant
mon envie subite de reprendre la kinésithérapie lui soit parvenu,
ce médecin aux cheveux grisonnant n'a eu de cesse de me
féliciter et m'aura même apporté, une
sucette.</span></p>
<p><span>- Alors comment ça c'est passer Dwen
?</span></p>
<p><span> M'énerve lui à
poser des question. J'ai regardé Alice.</span></p>
<p><span>- Ah oui excuses-moi, a rigolé
l'homme en blouse blanche, tu ne peux pas parler c'est
vrai.</span></p>
<p><span> Hilarant vraiment.
J'ouvre la bouche histoire de lui balancer une réplique bien
cinglante mais aucun son ne sort. Vexé, je la
referme.</span></p>
<p><span>- Tout s'est très bien passé,
répliqua Alice en reposant ma seconde jambe, il a fournit
d'incroyables efforts et, comme je lui faisais remarqué, son
corps semble habitué à travailler dur et être quelques peu
malmené.</span></p>
<p><span>- Ah oui ? Lorsque nous avons demandé des
antécédents médicaux à sa femme elle n'a rien
spécifié.</span></p>
<p><span>- Est-ce qu'elle est blonde
?</span></p>
<p><span> Tu as touché le point
essentiel, Alice. Mon médecin a rigolé.</span></p>
<p><span>- Fausse blonde, a-t-il
précisé.</span></p>
<p><span> C'est pas grave,
c'est l'intention qui compte.</span></p>
<p><span>- Allez Dwen ! reprend mon ancien ami. Je
te ramène à ta chambre et une infirmière te fera prendre un bon
bain ! C'est chouette ça hein, quand se sont les infirmières
qui te lave, petit veinard.</span></p>
<p><span> Alice a quitté la pièce
en poussant un soupir amusé alors que je m'éloignais dans mon
fauteuil, poussé par mon médecin.</span></p>
<p><span> Je sais que je suis
casse-pied Docteur mais, je préfère que se soit l'infirmier
qui s'en occupe. Ah si seulement je pouvais parler
!</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p>Et voilà Mimie !!! Tu
l'as ton gay Tes supplications étaient devenues
ingérables, je me suis miseà ta place et j'ai réussis à me
frustrer toute seule Donc je t'offre cette petite
confirmation de rien du tout Le temps fera le reste.</p>
<p>Décidément, pauvre
Dwen. Amnésique, muet et aveugle d'un oeil maintenant <em>( sans
oublier acerbe, pas drôle, à moitié dépressif et presque tétraplégique )</em> c'est
qu'il ferait presque pitié. Sa doit être mon côté sado, je ne peux
faire souffrir personne dans ma vie privée alors je me venge sur
mes persos AHAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaa !! méfiez-vous
pauvres innocents Gabie arriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiive !!!
</p>
<p>'Scusez, il est tard
et en guise de repas du soir je me suis mangé tout le saucisson
A défaut de ne plus avoir de nutella
</p>
<p>Bon, prochain
chapitre, c'est le retour <em>( du grand blond avec une chaussure
noire )</em> du petit métis. Que lui est-il
arrivé ?</p>
<p>SUUUUUUUUUUUUUSPEEEEEEEEEEEEEEEENSEU
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!</p>
<p>...</p>
<p>Gabie, couché !!!!
</p>
<p>Bisous</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1482452/Une-vie-de-pas-chat-chapitre-7/</id>			<link href="http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1482452/Une-vie-de-pas-chat-chapitre-7/" />			<author>				<name>sylphideland</name>				<uri>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2010-02-10T00:58:39+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Une vie de pas chat - chapitre 6</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span></span></p>
<p><span> <em>Le 2 juin 2009
...</em></span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> Je tourne la tête à
droite.</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> Je tourne la tête à
gauche.</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> Je tourne la tête
de droite à gauche.</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> J'en arrive à me
taper la tête contre la vitre ni trop violemment, ni trop
rapidement, sur un rythme réglé comme un métronome. Mais cela
n'empêcha pas la douleur de me parler. Qu'elle se taise
!</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> Je veux qu'elle se
taise, je voudrais ne plus rien entendre, ne plus rien ressentir.
Mourir. La contradiction c'est que j'aimerais me
souvenir.</span></p>
<p><span>- Alors Dwen comment on se sent ce matin
?</span></p>
<p><span> Mon médecin et sa bonne
humeur chronique, je crois que c'est incurable. Je
l'ignore et continue de me frapper la tête contre le mur sans
rien changer. Délicatement mais avec empressement, le docteur
éloigne mon fauteuil roulant de la fenêtre.</span></p>
<p><span>- Tu vas te faire mal, me dit-il
doucement.</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> Cette fois, je me frappe
le front avec la paume de ma main gauche. Mon médecin
l'attrape, le regard sévère, et se penche vers
moi.</span></p>
<p><span>- Arrêtes maintenant !</span></p>
<p><span> D'un mouvement
rapide j'approche mon visage du sien en criant. Surpris,
l'homme en blouse blanche recule et tombe sur les fesses. Son
stéthoscope, emporté par l'élan, suit le même chemin et
atterrit sur la moquette dans un bruit sourd.</span></p>
<p><span> Ma tête me brûle, mes
muscles se contractent mais la douleur s'est tu. Mon médecin
et moi, nous nous fixons, indécis. J'ai le souffle rauque et
saccadé, l'homme en face de moi semble attendre quelque
chose. Finalement, il se relève dans un soupir.</span></p>
<p><span>- J'envoie l'infirmière pour
qu'elle te donne un calmant, me dit-il
simplement.</span></p>
<p><span> Puis il est sortit.
J'ai fixé la porte close quelques instants, le coeur
battant avec force. J'ai poussé un soupir libérateur à mon
tour et mes muscles se sont détendus. Par terre, le stéthoscope
brillant attire mon regard. Poussant sur les roues de mon fauteuil,
je me suis approché, grimacé en me penchant et m'en suis
saisi. Amusé, j'ai placé les deux extrémités à mes oreilles
et la troisième sur le haut du crâne. Je n'ai rien entendu.
Rassuré par ce silence, j'ai laissé tombé ma tête en arrière
et fermé les yeux. La sonde de captage de son a glissé sur ma
poitrine et même à travers ma chemise vert pâle, le froid du métal
m'a fait frissonné, et c'est mon coeur que
j'ai entendu.</span></p>
<p><span> J'ai profité de ce
silence, m'en imprégnant comme pour mieux affronter la
suite.</span></p>
<p><span> Après quelques minutes
passées sans bouger, j'ai entendu les pas pressés de mon
médecin dans le couloir, il a ouvert la porte, s'est approché
de moi puis, avec des gestes rapides et précis, il a récupéré son
instrument de travail.</span></p>
<p><span> Il est ressorti. Je
n'ai pas bougé. Toujours ce silence. Et puis
:</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> J'ai rouvert les
yeux.</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span> Quelques heures plus
tard, j'étais assis devant le Docteur Connop à empiler des
cubes verts frappés de six lettres différentes - une sur chaque
face - pour que quelques cubes alignés forment un mot qui, de mon
point de vu, exprimerait le mieux une formulation donné par ma
psychiatre qui était : cosmopolite.</span></p>
<p><span> N'étant pas très
coopératif, je me suis amusé à jouer au dés avec les cubes pour
ensuite sélectionner la lettre qui apparaissait sur la face du
dessus. Un jeu amusant qui exaspérait ma psychiatre. Après avoir
lancé quatre cubes, j'avais réussi à écrire
«», le Docteur Connop a soupiré et m'a
dit :</span></p>
<p><span>- On avance pas là.</span></p>
<p><span> Si, détrompez-vous.
Certes c'est beaucoup moins rapide, mais même dans un
fauteuil roulant, on avance.</span></p>
<p><span>- Pourquoi refusez-vous de vous concentrer
? Je sais que vous pouvez réussir très facilement cet exercice, je
sais aussi que vous vous amusez à jouer
l'imbécile.</span></p>
<p><span> Quelle
perspicacité.</span></p>
<p><span>- Pourquoi ?</span></p>
<p><span> Très bonne question.
Depuis que l'infirmière m'a donné ce calmant - je ne
sais pas ce que c'est mais c'est fantastique -
m'a douleur a arrêté de parler. Elle me fiche la paix. Je ne
l'entend plus. Alors forcément je suis d'humeur
joueuse.</span></p>
<p><span> Restons sérieux. Je
suppose que le Docteur Connop a eut vent de ma petite altercation
avec mon médecin ce matin sinon elle ne me fixerait pas avec autant
de gravité. Elle a l'air énervé.</span></p>
<p><span>- Et si je vous di police, prostitution,
disparu ?</span></p>
<p><span> Oui, elle est en colère.
Alors elle a eu vent de ça aussi ? Je la fixe de mon seul
oeil. Elle s'approche de moi.</span></p>
<p><span>- Je suis absolument certaine que la
solution de la disparition de votre frère se trouve là, me dit-elle
en pointant son index vers ma tempe, dans votre tête. Il vous
suffit de jouer le jeu, de vous concentrer, de vous souvenir ! Vous
ne voulez pas venir en aide à la police ?</span></p>
<p><span> Non, le méchant monsieur
y m'a fait peur.</span></p>
<p><span>- Je ne vous déclarerais pas apte à sortir
tant que vous refuserez de coopérer Monsieur Hicks
!</span></p>
<p><span> L'heure est grave,
nous voilà revenu à l'appellation par le nom de famille. Je
croise les bras, me calle au fond de mon fauteuil et tourne la tête
vers la fenêtre en soupirant.</span></p>
<p><span>- Et se n'est pas la peine de bouder
!</span></p>
<p><span> Mais euh
...</span></p>
<p><span>- Je ne peux pas vous aider seule, il faut
vous donner les moyens vous-même. Vous seul pouvez vous sortir de
cette situation.</span></p>
<p><span> Bon, tu veux que je
t'écrive un mot ? Je vais t'en écrire un de mot :
D.E.G.A.G.E.</span></p>
<p><span> Moment de
flottement.</span></p>
<p><span>- Bah voilà on progresse
!</span></p>
<p><span> Tant que ça te fait
plaisir.</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span> Une fois le Docteur
Connop sortit, souriante, j'ai eu le droit d'aller
faire un tour dans le jardin. Accompagné bien entendu. Je ne
comprend pas pourquoi ils ne m'ont pas autorisé à sortir plus
tôt, peut-être à cause de mes blessures sur le crâne pas tout à
fait cicatriser ou l'habitude que j'avais de les
embêter : un stylo de planquer sous l'oreiller, plusieurs
appels d'urgence inutiles. Elles se vengeaient donc.
C'est que quand je m'ennui, faut bien que je passe le
temps. Je les sentais donc beaucoup plus souple avec moi,
certainement parce que tous étaient au courant de mes rendez-vous
avec la psychiatre et que, par conséquent, je n'étais plus un
simple patient qui aimait leur faire vivre un enfer, mais un pauvre
homme avec de véritables soucis. Dès l'instant où l'on
peut expliquer la folie d'un emmerdeur par un quelconque
problème mental, le monde devient plus coulant. D'ailleurs,
personne ne me faisait plus la leçon sur mes refus catégoriques de
suivre les séances de rééducation avec la kinésithérapeute et je me
contentais donc de quelques massages procurés par un jeune
infirmier charmant qui, je dois l'admettre, avait une
facilité déconcertante à parler de lui, et que je lui réponde ou
non ne semblait pas le déranger. Quoi qu'il en soit, mon côté
chiant ne les exaspérait plus en somme, il leur faisait
pitié.</span></p>
<p><span> Sous les roues du
fauteuil, les graviers de l'allée crissaient désagréablement.
L'air était frais pour un été ensoleillé, l'herbe verte
et le ciel bleu. Toutes les meilleurs conditions étaient réunis
pour passer un agréable moment. Sauf que je n'étais pas
d'humeur. La douleur a recommencé, sa voix a de nouveau
résonné dans ma tête :</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> J'ai froncé les
sourcils.</span></p>
<p><span>- Belle journée pour prendre l'air
non ? A lancé l'infirmière.</span></p>
<p><span> Je ne souriais pas,
incapable de profiter de l'instant présent.</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> Fermes-la
!</span></p>
<p><span>- Bon, je vous laisse, m'a dit la
jeune femme, je reviens dans une heure.</span></p>
<p><span> Et je me suis retrouvé
seul en tête à tête avec ma douleur. Le Docteur Connop avait--elle
raison ? Avais-je la solution de la disparition de mon frère
enfermé là, dans ma tête ? Mais pourquoi prendrais-je la peine de
me souvenir de mon frère, d'aider la police à le retrouver ?
Cela m'aiderait-il à me débarrasser de ces voix ? Cela
m'aiderait-il à me souvenir ?</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> Ais-je toujours envie de
me souvenir ?</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> C'est ce que je
voulais au début, me souvenir. Mais cela ne me parait plus si vital
finalement. Pourquoi me souvenir ? Pour me rendre compte à quel
point ma vie était minable ? Minable au point de vouloir me tuer
moi et ma femme ?</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> Quoi ?</span></p>
<p><span>«Je vais te tuer
...»</span></p>
<p><span> Essais pour
voir.</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span> Mais quoi
?!</span></p>
<p><span>«Aides-moi
!»</span></p>
<p><span> Nan.</span></p>
<p><span> Qui suis-je finalement
?</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span>- Alors comment s'est déroulé la
séance aujourd'hui ? demanda le médecin à sa consoeur
psychiatre.</span></p>
<p><span>- Dwen Hicks est un esprit fort, un
caractère têtu en total contradiction avec son envie de se donner
la mort, d'arrêter de se battre, répondit le Docteur
Connop.</span></p>
<p><span>- Tu vas me dire qu'il est schizo
maintenant ?</span></p>
<p><span> Court silence durant
lequel les deux collègues s'arrêtèrent au milieu du couloir,
bloquant le passage à certains de leurs camarades de
travail.</span></p>
<p><span>- Il serait schizophrène ! s'exclama
l'homme en blouse blanche.</span></p>
<p><span>- Non ! Enfin ... je ne sais pas,
hésita la psychiatre, mais il est évident que deux sentiments
contradictoires s'affrontent en lui.</span></p>
<p><span> Le médecin fixa
gravement sa collègue dans les yeux, sceptique.</span></p>
<p><span>- Bon, disons qu'il s'agit de
deux hommes, reprit le Docteur Connop, celui d'avant
l'accident et celui d'après. Désormais, ils se
retrouvent à gérer toutes ses choses prisonnier d'une amnésie
irréversible.</span></p>
<p><span>- Donc ... il est schizophrène
?</span></p>
<p><span> La psychiatre
soupira.</span></p>
<p><span>- Si tu veux, céda-t-elle, mais rien de
dangereux, je peux gérer ça.</span></p>
<p><span>- Et tu as trouvé ça en cinq séances
?</span></p>
<p><span>- Connaissant ses antécédents c'était
pas bien compliqué, le plus dur maintenant ça va être de
l'aider. Si je ne parviens pas à lui donner envie de se
battre il se laissera indubitablement mourir.</span></p>
<p><span>- Tu viens de me dire que c'était un
esprit fort !</span></p>
<p><span> Le Docteur Connop
soupira d'un air désespéré. La journée avait été fastidieuse
et longue et après vingt ans de carrière, ce genre de journée était
malheureusement de plus en plus fréquentes. La psychiatre avait eu
l'impression de s'adresser à un mur durant des heures.
Qu'il s'agisse de Dwen Hicks ou non. Le côte buté de
son collègue commençait à avoir raison de sa
patience.</span></p>
<p><span>- Il me semble t'avoir parlé
d'altération non ? demanda-t-elle en soufflant pour se
calmer.</span></p>
<p><span>- Euh ... oui si tu
veux.</span></p>
<p><span>- Bon, contentes-toi de le faire marcher
moi je le ferais parler.</span></p>
<p><span>- Il refuse les séances de
kiné.</span></p>
<p><span>- Donc, qu'es-tu capable de faire
pour lui ?</span></p>
<p><span> C'était sortit
tout seul, sans vraiment qu'elle commande ses mots. Et ça
n'était pas la première fois. Le médecin fit face à la
psychiatre. Croisant les bras, il bomba le torse pour paraître plus
impressionnant.</span></p>
<p><span>- Tu dénigres mon travail c'est ça ?
lança-t-il d'un air mauvais.</span></p>
<p><span>- Pas du tout, je m'inquiète
simplement pour ton patient !</span></p>
<p><span>- J'ai fais appel à toi parce que je
pensais que tu pouvais l'aider !!</span></p>
<p><span>- Et tu crois que j'en suis incapable
!!!</span></p>
<p><span>- Euh ... chef ?</span></p>
<p><span> Les deux docteurs se
tournèrent d'un même mouvement. Arborant un sourire contrit,
le médecin aux cheveux de cuivre leva les mains devant lui en signe
de paix et dit :</span></p>
<p><span>- Vous disputez n'aidera pas votre
patient.</span></p>
<p><span> D'un geste du
doigt, il désigna la vitre par laquelle filtrait de puissants rayon
de soleil. Les deux médecins s'approchèrent et virent, laissé
au milieu du jardin de l'hôpital, à l'ombre d'un
châtaigner, Dwen Hicks et son crâne chauve strié de cicatrices qui,
assit dans son fauteuil roulant, était occupé à se taper le front
de la paume de sa main.</span></p>
<p><span> Soudain, une silhouette
noire se détacha sur le vert de la pelouse. Les deux médecins se
raidirent.</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span>- Bonjour Monsieur Hicks.</span></p>
<p><span> C'est fou le
nombre de fois qu'on peut me dire ça dans la journée. La voix
m'a vaguement rappelé quelque chose. Occupé à tenter de faire
sortir cette voix de ma tête, j'ai dévié mon angle de vu de
quelques degrés pour voir qui arrivait.</span></p>
<p><span>- Que se passe-t-il vous avez mal à la tête
?</span></p>
<p><span> Le policier au sourire
niais s'approchait doucement de moi, ses cheveux bruns
brillant au soleil. Il s'accroupit à mes pieds et
grimaça.</span></p>
<p><span>- Ça doit faire mal non ?</span></p>
<p><span> Sans commentaire. Il
fixa le feuillage de l'arbre sous lequel j'étais assis
puis plongea sa main sous sa veste relativement épaisse malgré la
chaleur ambiante.</span></p>
<p><span>- J'aimerais vous montrer quelque
chose.</span></p>
<p><span> Il a posé une photo sur
mes genoux et j'ai arrêté de me frapper la tête. Devant moi,
se tenant pas les épaules, souriant, il y avait deux frères. Mon
coeur a palpité avec force. Sur le cliché, moi. Mon visage.
Des cheveux d'un brun foncé, aucune cicatrice, deux grands
yeux noirs ouverts et pétillant. Mais pourquoi souriais-je ? Quand
à été pris cette photo et à quelle occasion ? Je ne me souvenais
définitivement de rien. Près de moi, un visage presque identique au
mien. Le nez plus appâté, la mâchoire plus carrée, les lèvres plus
larges, une carrure plus sportive.</span></p>
<p><span>- Riwan Hicks, a commenté le policier,
votre frère. C'était il y a dix ans lors de votre
anniversaire. C'est votre femme qui me l'a donné. Vous
vous souvenez de quelque chose ?</span></p>
<p><span> Je n'ai pas
répondu, j'ai entendu sa question mais ne l'ai pas
comprise. Un choc. Mon coeur battait si fort à présent que je
ressentais ses palpitations jusque dans mon crâne. Pour la première
fois depuis mon réveil de ce coma, je reconnaissais un visage. Un
simple visage. Caché derrière mon frère et moi, un homme. Je
connaissais ces traits, je savais que je le connaissais mais
j'étais incapable d'y placer un nom, une identité.
Étrange impression, comme un déjà-vu plus puissant, sans parvenir à
me souvenir précisément. Une impression fugace et dérangeante.
Doucement, j'ai tourné la photo vers l'inspecteur et
pointer du doigt l'homme en arrière plan. Ainsi caché, il
aurait pu totalement passer inaperçu.</span></p>
<p><span> Mon visiteur m'a
fixé, la mine inquiète et les sourcils froncés.</span></p>
<p><span>- C'est Laurent Delisle, me dit-il
gravement, l'homme à qui votre frère s'est frotté,
celui qu'on recherche pour l'envoyer directement en
prison. L'un des proxénètes les plus dangereux du pays. Vous
souvenez-vous de lui, Monsieur Hicks ?</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p>Je n'suis
paaaaaaaaaaaaaas un héroooooooooooooos !!!! Mes faux pas me collent
à la peau, je n'suis paaaaaaaaaaaaaaaas un héroooooooos ! Un héros
!!!!! <em>( beuh y'a pas de clef de sol dans les "caractères à
insérer" )</em></p>
<p>Aloooooooooooors vous
avez sans doute remarquer le changement qui s'est opérer ? De une :
le blog était arrivé à près de 20 pages et un blog trop fourni fait
peur au plus impressionnables De deux : le titre à changé, j'ai
décidé d'appeler ça vulgairement "Les chroniques du Chat" car
désormais, dans mes romans porteront un titre en relation avec un
chat ... j'suis la seule à me comprendre je crois </p>
<p>Pourquoi ces
changements ? Parce que Gabie est allé chez le coiffeur </p>
<p>Bref, pour parler du
chapitre, que pensez-vous de Dwen ? D'après vous quel lien
entretenait-il avait Riwan et ce dénommé Laurent Delisle ? Rien ne
se précisera avant une dizaine de chapitre, voir plus <em>(
forcément plus mais j'veux pas vous faire désespérer )</em> alors autant vous poser des
questions tout de suite</p>
<p>BISOUS</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1480987/Une-vie-de-pas-chat-chapitre-6/</id>			<link href="http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1480987/Une-vie-de-pas-chat-chapitre-6/" />			<author>				<name>sylphideland</name>				<uri>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2010-02-07T13:26:56+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Une vie de pas chat - chapitre 5</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>...</span></p>
<p><span><em> Le 29 Mai 2009
...</em></span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span>- Si vous ne faites aucun effort vous ne
remarcherez pas ! Allé, levez-vous !!!</span></p>
<p><span> Parles à mon cul ma tête
est malade.</span></p>
<p><span>- Monsieur Hicks !</span></p>
<p><span> Nan.</span></p>
<p><span>- Bon j'appel le
médecin.</span></p>
<p><span> Vas-y je ne te retiens
pas.</span></p>
<p><span> Peu de temps après,
ledit médecin entre dans la salle dédiée à la rééducation. Il a la
mine grave, et l'air sévère. Je sens que je vais me faire
gronder très fort, assis dans mon fauteuil
roulant.</span></p>
<p><span>- Bon qu'est-ce qu'il se passe
Monsieur Hicks ?</span></p>
<p><span> Joker.</span></p>
<p><span>- Je refuse de continuer à travailler dans
ces conditions Docteur !</span></p>
<p><span>- Désolé Alice, je t'avais di
qu'il serait difficile.</span></p>
<p><span>- Préviens-moi quand il sera disposé à
coopérer.</span></p>
<p><span> La kinésithérapeute
sortit de la salle, me laissant seul avec mon médecin. Celui-ci
passa ses doigts dans sa chevelure grisonnante, poussa un long
soupir et s'assit par terre, décontracté, avant de me
regarder.</span></p>
<p><span>- Essayez de m'expliquer Monsieur
Hicks. Dites quelque chose.</span></p>
<p><span> T'es un drôle toi,
j'arrive plus à parler. D'ailleurs, faudrait peut-être
me l'expliquer ça. Pourquoi aucun son ne peut-il sortir de ma
bouche ? J'aimerais tant faire part de mes pensées, les
exprimer, mais c'est comme si quelqu'un avait
définitivement couper mes cordes vocales. J'ouvre la bouche,
je me concentre de toutes mes forces, mais il n'y a rien à
faire. Les seules fois où ma voix parvient à franchir mes lèvres
c'est lors de mes cauchemars, lorsque je parviens enfin à
m'endormir et que les sons me rattrapent, je me réveil
d'un bon en criant.</span></p>
<p><span> Jamais d'images,
simplement ces bruits. Ces cris. Cette pluie. Et mon mal de tête
infernal lorsque je m'éveil en sueur.</span></p>
<p><span> Aucune amélioration
depuis que je me suis extirpé de ce coma. Aucun souvenir. Rien. Je
n'ai plus rien pour vivre et j'en suis arrivé à me dire
qu'il ne me servait à rien de survivre. Ma femme ne vient
même plus me voir, je n'ai aucune nouvelle d'elle
depuis près d'un mois.</span></p>
<p><span> Mes séances de
rééducation ont commencé il y a deux semaines maintenant et si, au
début, je faisais quelques efforts pour me lever et suivre les
instructions d'Alice, j'ai fini par arrêter. Dans quel
but souffrir autant ? J'avais si mal, tout le temps. Et
pourquoi ? Reprendre une vie que je ne reconnais pas ? Très peu
pour moi, j'estime que j'aurais dû mourir dans cet
accident de voiture.</span></p>
<p><span>- Tu ne peux toujours pas parler à ce que
je vois.</span></p>
<p><span> Quelle
clairvoyance.</span></p>
<p><span>- Écoutes Dwen ... je ne sais pas ce
qu'il t'arrive. Je ne peux pas t'aider, mais je
pense qu'un psychiatre le pourra. Tu es d'accord
?</span></p>
<p><span> J'ai
bâillé.</span></p>
<p><span>- Je prend ça pour un
oui.</span></p>
<p><span> Mon médecin s'est
relevé et a épousseté son jean avant de rajuster sa blouse blanche.
Il m'a contourné pour pousser mon fauteuil et me ramener
jusqu'à ma chambre.</span></p>
<p><span> Qu'est-ce que je
vais foutre avec un psychiatre franchement ? Pour une psychanalyse
faut savoir parler non ? Pouvoir parler. Moi je ne peux pas, et
d'ailleurs est-ce que je sais ? Je ne sais même plus si je
sais parler c'est terrible. J'ai soupiré. Dis Docteur,
est-ce que ça te dirait de me pousser dans le couloir, que je
dévale les escaliers et que je m'éclate la tête sur le sol en
tombant ? Allé soyez sympa !</span></p>
<p><span>- Nous voilà arrivé !</span></p>
<p><span> Je vous
hais.</span></p>
<p><span>- Vous voulez que je vous remette au lit ou
que je vous place près de la fenêtre ?</span></p>
<p><span> J'ai tourné le
regard vers les grandes vitres pour regarder les rayons du soleil
percer les nuages et inonder de lumière le jardin de
l'hôpital.</span></p>
<p><span>- Message reçu !</span></p>
<p><span> J'ai donc atterrit
près de la fenêtre alors que je voulais me
coucher.</span></p>
<p><span> Le lendemain, après une
nuit blanche et un petit déjeuner auquel je n'ai pas touché,
on m'a lavé, habillé et sortit du lit pour que je rencontre
une femme. Se n'était pas Alice, ça au moins je le
sais.</span></p>
<p><span>- Bonjour Dwen.</span></p>
<p><span> Elle a une voix douce et
délicate. Un sourire charmant et rassurant. Elle est très opulente,
noire de peau et les cheveux crépus. Ses lunettes, posées sur le
bout de son nez, lui donne l'air d'une enseignante.
Mais elle porte une blouse blanche, un calepin et une serviette. Je
la fixe.</span></p>
<p><span>- Je suis le Docteur Connop et je suis là
pour vous aider Dwen.</span></p>
<p><span> Ah, la psy. Ravi. Alors
de quoi va-t-on parler ?</span></p>
<p><span>- Mon collègue, votre médecin, m'a
longuement parlé de votre cas et je pense pouvoir vous venir en
aide.</span></p>
<p><span> À la bonne
heure.</span></p>
<p><span>- Mais pour ça, il va falloir accepter de
jouer avec moi. Vous êtes d'accord ?</span></p>
<p><span> Je continue de la
fixer.</span></p>
<p><span>- Bien ! Vous avez l'air
partant.</span></p>
<p><span> Elle fit sortir de sa
serviette un bloc note et étala tout une série de dessin très
simpliste sur une table roulante avant de la faire glisser vers
moi.</span></p>
<p><span>- Bien. Commencez donc par mettre ses
dessins dans l'ordre pour qu'ils racontent une
histoire.</span></p>
<p><span> Je sens que je vais
m'amuser comme un petit fou.</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span> Quelques heures plus
tard, dans le bureau du médecin, le Docteur Connop était assis face
au bureau de son collègue. Elle fixait ses notes d'un air
grave, puis retira ses lunettes et fixa l'homme en face
d'elle.</span></p>
<p><span>- C'est un cas, dit-elle
simplement.</span></p>
<p><span>- Fou ?</span></p>
<p><span> La psychiatre poussa un
rire grave, mais néanmoins sensuel.</span></p>
<p><span>- Voyons, cet homme est très riche. Les
hommes riches ne disent pas «», ils disent
excentrique.</span></p>
<p><span>- Et ça nous amène à ?</span></p>
<p><span>- Au fait que cet homme ... ne se sent
pas chez lui dans sa tête. L'amnésie est son traumatisme. Le
fait qu'il ne puisse pas se souvenir, altère sa vision des
choses, et l'empêcher de placer le moindre
mot.</span></p>
<p><span>- Altère sa vision des choses
?</span></p>
<p><span>- Il ne sait plus ce qui est bien de ce qui
est mal. Il est évident qu'il veut se laisser mourir, et que
s'il continue sur cette lancée il finira par y arriver. Le
fait de vouloir lui-même se donner la mort ne l'accable pas
plus que cela, il prend tout à la légère : son état physique autant
que mental, ainsi que l'absence de sa femme, de toute
famille. Tout est altéré chez lui. De là à ce que ses sens le
soient aussi ça ne m'étonnerait pas.</span></p>
<p><span> Le médecin se mit à
réfléchir, les mains croisées devant le visage, fixant sa
collègue.</span></p>
<p><span>- Comment tu penses pouvoir gérer ça
?</span></p>
<p><span> La psychiatre se calla
au fond de son fauteuil.</span></p>
<p><span>- Mmh ... il faudrait quelque chose
qui puisse lui donner envie de vivre. C'est un esprit curieux
par nature, c'est évident.</span></p>
<p><span>- Évident oui ...</span></p>
<p><span>- Il faut quelque chose qui puisse titiller
sa curiosité, lui donner envie de continuer, de surmonter et
pourquoi pas, de vaincre son amnésie. Ce qui lui permettra de
retrouver la parole.</span></p>
<p><span>- C'est ce que j'essaie de
faire.</span></p>
<p><span>- Oui à grand renfort de
médicaments.</span></p>
<p><span>- Bah t'es là pour faire le reste non
?</span></p>
<p><span>- Pas seulement. Il lui faut autre
chose.</span></p>
<p><span> La psychiatre feuilleta
son calepin.</span></p>
<p><span>- Il aurait ... un frère jumeaux
d'après ce que tu m'as dis, c'est ça
?</span></p>
<p><span> Le médecin passa sa main
dans ses cheveux, l'air gêné.</span></p>
<p><span>- Il semblerait ... qu'il soit
indisponible.</span></p>
<p><span> Sa collègue le fixa en
arquant un sourcil.</span></p>
<p><span>- Tu essais de jouer au plus malin avec
moi, je me trompe ? lança-t-elle sévère.</span></p>
<p><span>- Non j'oserais pas
!</span></p>
<p><span> Court
silence.</span></p>
<p><span>- En fait, reprit le médecin tout
doucement, les flics sont passés me voir plusieurs fois depuis que
Dwen Hicks a été admit ici. Son frère serait porté disparu. Ils
mènent l'enquête. Jusqu'ici je les ai tenu à
l'écart de mon patient, il n'arrive plus à en placer
une de toute façon alors ...</span></p>
<p><span> Nouveau
silence.</span></p>
<p><span>- Et si tu programmais une rencontre avec
ces policiers ?</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span> Ma journée n'était
apparemment pas terminée. Alors que j'étais occupé à rien,
mon médecin entra dans ma chambre. Il n'était pas tard,
c'était l'heure des visites et on entendait des enfants
crier dans les couloirs. Moi je m'étais isolé dans ma
chambre, près de ma fenêtre en train de me demander comment je
pourrais faire pour l'ouvrir et me jeter du haut de ce
cinquième étage. Je n'avais toujours pas trouver de solution.
Je l'ai entendu entrer, j'ai reconnu ses pas et le
bruit de cliquetis de son stéthoscope rencontrant son stylo sur sa
poitrine.</span></p>
<p><span>- Dwen ? Je voudrais te présenter deux amis
à moi.</span></p>
<p><span> J'ai tourné la
tête. Devant moi, deux hommes accompagnaient mon docteur.
L'un d'eux m'a particulièrement fait peur.
Jusqu'à présent, la seule chose qui m'avait fait
trembler était mon visage, auquel je ne m'étais toujours pas
habituer. Ce visage qui ne semblait pas être le mien, avec mon
oeil gauche toujours cousu, mon crâne chauve et mes
cicatrices, je me faisais peur même à moi. Mais lui, cet homme avec
ses lunettes noires et ses longs cheveux touchant ses épaules
d'une couleur tout aussi sombre, était effrayant. Car
j'eus la soudaine impression de n'être qu'un
insecte et que cet homme, du haut de sa puissante stature, aurait
pu m'écraser avec son pouce. Son collègue par contre, bien
plus petit et inoffensif, m'adressa un sourire niais. Et se
n'est pas une critique.</span></p>
<p><span> Les deux hommes
s'avancèrent jusqu'à se poster devant moi. Je levais
mon unique oeil vers eux. Le plus sombre des deux
s'adossa au mur alors que le plus niais se pencha pour
regarder par la fenêtre. Il siffla.</span></p>
<p><span>- Dis donc ce que c'est haut !
s'exclama-t-il. C'est qu'il faudrait pas
tomber.</span></p>
<p><span> Hein ?</span></p>
<p><span>- Venez-en au fait messieurs, a répliqué
mon docteur, mon patient n'est pas en état.</span></p>
<p><span>- On en a pas pour
longtemps.</span></p>
<p><span>- Y peut même plus causer, coupa
l'homme adossé, j'vois pas ce qu'on branle
ici.</span></p>
<p><span> Mon médecin lui lança un
regard noir alors que l'autre homme, le niais, ignora
totalement son copain et tira la seule et unique chaise de la
chambre devant lui pour s'y assoir.</span></p>
<p><span>- Lui et moi, dit-il en déclarant son
compère d'un signe de tête, on est flic. Lui c'est le
chef de la brigade de répression du proxénétisme Ray Monroe et moi
j'suis son ami et sous-fifre Ryan Hampton.</span></p>
<p><span> Pourquoi des flics ?
J'ai eu un accident de voiture j'ai tué personne !
J'ai même pas réussis à tuer ma femme.</span></p>
<p><span>- Votre médecin nous a dit que vous étiez
amnésique néanmoins, j'aimerais savoir si le nom de Riwan
Hicks vous dit quelque chose ?</span></p>
<p><span> J'ai froncé les
sourcils. Hicks, se serait pas mon nom ? Sans prévenir,
l'autre homme détacha son dos du mur et se pencha vers moi.
Il sentait très fort la cigarette et bizarrement, cette odeur
m'a fait penser à deux verres en cristal qui
s'entrechoquent. Une impression sans doute. Un souvenir ? Il
m'a regardé droit dans les yeux à travers ses lunettes et
m'a dit :</span></p>
<p><span>- Votre frère jumeaux, Riwan Hicks, nous a
appelé il y a près de trois mois pour nous annoncer qu'il
avait réussit à démanteler le réseaux de prostitution du dénommé
Laurent Delisle, homme après qui on court depuis plusieurs mois
alors où est-il ?</span></p>
<p><span> Qui, le prostitué
disparut ou mon frère dont je n'ai aucun souvenir
?</span></p>
<p><span>- Ray c'est pas comme ça que tu y
arriveras.</span></p>
<p><span> Ouais Ray, écoutes ton
ami niais.</span></p>
<p><span>- Je vous interdit de brusquer mon patient
!</span></p>
<p><span> Mais je ne me sens pas
brusqué du tout docteur.</span></p>
<p><span>- Où est Riwan Hicks ?! m'a demandé
le dénommé Ray en détachant bien chaque syllabes d'une voix
forte.</span></p>
<p><span> Mon cerveau a crié.
J'ai entendu ce cri dans ma tête, cette douleur avait une
voix. Elle a crié et à mon tour, j'ai hurlé. La pluie est de
nouveau tombée, je l'ai entendu s'écraser sur la
pare-brise. Bientôt, la douleur fut diffuse. Partout, j'avais
mal partout, je me suis débattu pour me débarrasser de cette
douleur assassine qui s'abattait sur moi, et elle s'est
alors mise à parler. Elle répétait un prénom, toujours. Cette voix
douloureuse disait :</span></p>
<p><span>«Riwan
...»</span></p>
<p><span>
Fermez-la.</span></p>
<p><span>«Je vais te tuer
!»</span></p>
<p><span> Sors de ma tête
!</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span>- Putain de bordel pourquoi vous avez fait
ça ?!! hurla le docteur. On s'était mit d'accord vous
ne deviez avoir aucun mouvement brusque ni même
...</span></p>
<p><span>- Lâchez-moi les burnes !! coupa Ray
Monroe. J'l'ai pas frappé votre amnésique à la con
!</span></p>
<p><span>- Ray calmes-toi on crie pas dans un
hôpital.</span></p>
<p><span> Le chef de brigade
marmonna dans sa barbe de trois jours mais s'abstint de tout
commentaire.</span></p>
<p><span>- Ne revenez plus ici c'est clair ?
demanda le médecin en contenant du mieux possible sa
colère.</span></p>
<p><span>- J'en ai pas
l'intention.</span></p>
<p><span> Et Ray Monroe s'en
fut. Son collègue se tourna vers le médecin et eut un sourire
contrit.</span></p>
<p><span>- Désolé il est à cran, dit-il gêné. Ça ira
pour Monsieur Hicks ?</span></p>
<p><span>- Je l'espère, répondit le docteur,
j'irais pas jusqu'à dire que son palpitant tient une
forme olympique mais c'est pas ça qui va le tuer. Il finira
par se tuer tout seul toute façon.</span></p>
<p><span>- Comment ça ?</span></p>
<p><span>- Une psychiatre l'a vu ce matin,
avec eux tout le monde veut mourir.</span></p>
<p><span>- Techniquement c'est vrai. La plus
grande peur de l'être humain c'est de mourir, il fait
tout pour se divertir afin de ne plus penser à la mort, il vit pour
vivre. Mais au bout d'un certain âge, l'humain est
fatigué de lutter et d'ignorer la mort, il en arrive à un
stade où il a envie de mourir. Pour ne plus en avoir peur.
L'être humain n'aime pasavoir peur, c'est
contradictoire au besoin qu'il a d'être
heureux.</span></p>
<p><span> Court
silence.</span></p>
<p><span>- Je ne savais pas que les flics aimaient
la philosophie, finit par dire le médecin.</span></p>
<p><span>- Bah je crois que je suis le seul à aimer
Pascal et Platon en même temps. Pas tous les jours
facile.</span></p>
<p><span>- M'en doute. C'est comme ça
que vous parvenez à gérer l'autre brute ?</span></p>
<p><span>- Ray n'est pas méchant, il a juste
ses raisons.</span></p>
<p><span>- Comme tout le monde. Il y aura des suites
pour Riwan Hicks ?</span></p>
<p><span>- Tant qu'on aura pas retrouver le
corps, on continuera de le chercher en pensant naïvement
qu'il se cache. La moitié de ceux qui s'attaquent à
Laurent Delisle change d'identité, l'autre moitié se
suicide. Mais restons positif.</span></p>
<p><span> Nouveau
silence.</span></p>
<p><span>- Dites-moi ... pourquoi nous avoir
autorisé à venir le voir ? demanda Ryan. D'après la crise
qu'il a eut je dirais, et sans aucune modestie, qu'il
n'est pas tout à fait stable. Sans vouloir marcher sur vos
plates bandes.</span></p>
<p><span>- Une idée de la psychiatre, Dwen Hicks se
laisse mourir. D'après elle s'il s'intéresse à
quelque chose il retrouvera peut-être le goût et la curiosité de
vivre.</span></p>
<p><span> Lourd silence durant
lequel les deux hommes regardèrent par la fenêtre. Finalement, Ryan
Hampton dit :</span></p>
<p><span>- En voilà un qui n'a plus peur de
mourir.</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p>Oui je sais, une
Gabie qui publie en début de semaine, à cette heure-là alors
qu'elle a cours demain, c'est pas banale. Mais, comme je ne suis
pas là vendredi ni même ce week-end, j'ai pensé que ça vous ferait
plaisir d'avoir la suite </p>
<p>Alors ... qu'est-ce
que vous dites de Dwen ? Vous n'êtes tout de même pas toutes tombé
amoureuses du petit métis quand même ? <em>( mais pourquoi je
m'entête à ne pas dévoiler son identité ?)</em></p>
<p><span>A savoir</span> : j'ai écris ce
chapitre en regardant le début de la nouvelle saison de Dr House
</p>
<p>BISOUS</p>
<p><span>Ps</span> : vous feignez toutes de
remarquer la présence de Ray Monroe et Ryan Hampton ou vous vous en
fichez juste ? </p>
				</div>			</content>			<id>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1480121/Une-vie-de-pas-chat-chapitre-5/</id>			<link href="http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1480121/Une-vie-de-pas-chat-chapitre-5/" />			<author>				<name>sylphideland</name>				<uri>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2010-02-05T22:05:33+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Pub et remerciement ! ça faisait longtemps <3</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p>Et non, c'est pas la
suite ( tralalèreu ) bah oui, faut bien que je
raconte ma vie de temps en temps !</p>
<p>En fait c'est que là,
l'heure est grave et à situations exceptionnelles,
mesures exceptionnelles ! Gabie est devenue fan oui je sais, incroyable non ? Qui
aurait pu croire que mon égoïsme et mon égo énooooOOOOOooooorme me
le permettent un jour Et pourtant si, c'est
arrivé.</p>
<p>Je suis fan de
Xan
( si
t'as compris) que dis-je !! Amoureuse
de l'écriture, restons correcte
</p>
<p>Xan c'est ... un
monde à part. Si tu as assez de courage, oses plonger dans son
univers ! ( j'suis en train de regarder Star Wars,
paniquez pas c'est normal ) Tu trouves que ce que j'écris
est bien ? Mystérieux ? Passionnant ? Alors tu aimeras encore plus
mon ami Xan ( ouais parce que c'est mon pote !!!
) m'enfin, pas autant que moi
Entre lui et moi c'est très fusionnel
</p>
<p>* s'autogifle
*</p>
<p>Et oui ! Il s'agit
d'un homme ( nan, à ce stade je ne peux plus dire
"garçon" ) et pourtant vous me
connaissez, avecj'suis très ... enfin, moi
quoi </p>
<p>C'est que ça vaut le
détour, le tour et même le retour !</p>
<p>Il a une sacré plume,
bien meilleur que la mienne et pourtant vous connaissez ma modestie
et puis, vous le savez, tout ce que je veux c'est vous faire
plaisir </p>
<p></p>
<p>XAN
TASTE</p>
<p></p>
<p>ATTENTION ! NE
CONTIENT PAS DE YAOI</p>
<p>( si si, c'est possible )</p>
<p></p>
<p>_________________________________________________________________</p>
<p>Passons maintenant
aux remerciement !</p>
<p>J'aimerais tout
particulièrement remercier Lillyet ses coms enthousiastes,
nos discutions passionnantes et nos quelques délires rocambolesques
</p>
<p>Ensuite ma
Mimie et sesbeaux gosses
Simsainsi que ces remarques toujours
pleines d'imaginations </p>
<p>Vient <span>Cainael</span>, toujours plus
imprévisibles </p>
<p>Puis celles qui
commencent à me manquer : Misa, Saya et Plaisance </p>
<p>Et enfin Flo,
nouvellement arrivée à qui je souhaite la bienvenue et que je
remercie pour ses coms </p>
<p>Bisous tout le
monde</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1479766/Pub-et-remerciement-a-faisait-longtemps-3/</id>			<link href="http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1479766/Pub-et-remerciement-a-faisait-longtemps-3/" />			<author>				<name>sylphideland</name>				<uri>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2010-02-05T22:04:42+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Une vie de pas chat - chapitre 4</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span><em>Le 3 Juin 2007
...</em></span></p>
<p><span><em>...</em></span></p>
<p><span> Petit à petit,
j'ai vu les portes de la prison s'ouvrir. Une légère
interstice lumineuse, accueillante, et chaude.</span></p>
<p><span> Ma prison n'en
était plus une.</span></p>
<p><span>- Tu rentres pas ? Il est
tard.</span></p>
<p><span> J'ai fixé Georges,
le regard trouble, et j'ai soupiré. De bien
être.</span></p>
<p><span>- Tu veux me jeter dehors ? ais-je demandé
d'une voix pâteuse.</span></p>
<p><span> Le grand frère de mon
«», qui ne me parle d'ailleurs plus depuis
quelques mois, m'a jeté un regard condescendant avant de
tirer une taffe sur son joint.</span></p>
<p><span>- Nan mais ton père va se mettre en rogne
et te voir le nez en sang ça ne me dit trop rien et puis t'as
déjà pris deux doses alors ça suffit.</span></p>
<p><span> D'un geste de la
main, il a balayé le reste de poudre qui gisait sur la table basse.
J'ai souris malgré-moi.</span></p>
<p><span>- Tu viens de gaspiller pas loin de
cinquante euros là, ais-je dis amusé.</span></p>
<p><span>- Rentres chez toi.</span></p>
<p><span> Et je suis rentré. Tout
doucement mais surement, en trainant des pieds, la tête rentré dans
les épaules, dans la moiteur de cette fin de printemps. J'ai
louché sur mon portable - une heure vingt-sept - avant de pousser
le portail de la maison. Je suis resté sur le perron quelques
instants, regardant autour de moi, tentant de scruter la noirceur
de la nuit pour apercevoir une paire d'yeux jaune qui me
fixeraient. Rien. Il arrive à Monsieur Storm de s'absenter
quelques jours, je n'ai pas à m'en faire. Cela dit, ça
ne me surprendrais pas qu'il ne revienne pas. C'est
qu'à la maison, ça a bien changé.</span></p>
<p><span> Sa voix raisonne encore
dans ma tête : «». Et elle
l'a fait, elle s'est tué. Cette imbécile m'a
laissé seul - quoi que se n'est pas comme si j'avais
grandement besoin de sa présence - et s'est tout simplement
jeté sous un train. Franchement, y'a plus sportif, elle
aurait au moins pu s'offrir une mort qui décoiffe après avoir
passé les dix dernières années à s'emmerder profondément,
mais non, elle a seulement pris sa voiture pour se rendre à la gare
et a attendu que le train en provenance de Paris Est se pointe,
puis elle s'est allongé. D'après les médecins, elle
avait un taux si haut d'alcool dans le sang qu'ils
étaient étonné qu'elle ait pu prendre le volant et marcher le
long des rails sur plusieurs mètres. Mais je n'ai rien à
répliquer, mon père était au travail ce jour-là.</span></p>
<p><span> Ma tête m'a tourné
et j'ai poussé la porte. À l'intérieur, il fait chaud.
Trop chaud. Les fenêtres n'ont pas été ouvertes depuis un
moment, mais c'est pas comme si ça me dérangeait. Je ne vis
plus vraiment ici.</span></p>
<p><span> La prison s'est
ouverte.</span></p>
<p><span> Tout doucement, je
pénètre plus en avant. Des ronflements gras me parviennent du salon
et mon père m'apparait, affalé sur le canapé, une bouteille
de whisky vide étalée à ses pieds, son ordinateur encore allumé
projette une lumière blafarde sur son visage mal rasé. Depuis
quelques temps il a obtenu le droit de travailler à domicile. Pour
un «» plein de tristesse, quoi de plus normal
?</span></p>
<p><span> Je dépose mes boots à
l'entrée puis monte me coucher. J'ai assez de
nourriture dans l'estomac et de Cristal dans le sang pour
tenir plusieurs heures. Sans prendre la peine de me doucher, je me
suis laissé tomber sur mon lit.</span></p>
<p><span> Mon style de vie a
nettement changé depuis quelques temps. Depuis quatre mois et sept
jours pour être exact, depuis le jour où Georges m'a proposé
de «». Je me drogue suffisamment pour
oublier que mon père me frappe et que Monsieur Storm
m'abandonne.</span></p>
<p><span> Bien évidemment, ma
présence au lycée s'en est ressenti. Pour sûr, ça
n'était déjà pas bien brillant avant mais, je n'y ai
pas mi les pieds depuis près de deux semaines maintenant. Et mon
père s'en fiche, il ne fait que hurler et frapper lorsque je
rentre trop tard et qu'il n'est pas trop saoul. Le fait
que certains responsables du lycée appellent plusieurs fois par
semaine ne le perturbe pas plus que ça.</span></p>
<p><span> Sa première femme
l'a trompé avec un japonais, la seconde a préféré se tuer
plutôt que l'aimer - en même temps c'est pas comme
s'il avait été un mari exemplaire - et désormais il se
retrouve à élever un fils qui n'est pas le sien et qui lui
rappel sa première erreur.</span></p>
<p><span> Quelle
ironie.</span></p>
<p><span> De grands coups frappés
à ma porte me firent sursauter. Ma tête me tournait énormément et
mes membres tremblaient. J'ai mi un certain temps avant de
réaliser que mon père criait mon nom de l'autre côté du mur.
Malgré-moi, je me suis redressé et c'est à ce moment-là
qu'il a forcé la porte.</span></p>
<p><span>- Petit fils de pute ! a-t-il
hurlé.</span></p>
<p><span> J'ai même pas vu
le coup partir, c'est qu'il est encore rapide pour un
vieil alcoolique qui a plus de whisky que de sang dans les veines.
Faut avouer que je ne suis plus tout frais non plus. Je me suis
écroulé par terre et ne me suis pas relevé, lui-même a vacillé et
s'est retenu à cette commode branlante, plus beige que brune,
qui m'a été offert par la famille de ma mère à ma naissance.
Une commode qui a quinze ans, qui a prit des coups et qui supporte
aujourd'hui un homme bourru et bourré qui tente vainement de
se remettre sur ses pieds tout en
m'insultant.</span></p>
<p><span>- Comme ta mère ... traine dehors
... tu te fais sauter hein salope !!</span></p>
<p><span> Et il a continué ainsi
quelques minutes alors que je restais au sol, puis il est reparti
en claquant la porte. Je l'ai entendu chuter dans le couloir
du premier étage, jurer une dernière fois, puis plus rien. Depuis
quelques moi, il a tendance à me parler comme s'il parlait à
ma mère, et je m'en souviens parce qu'ils se
disputaient souvent lorsque j'étais enfant, d'où les
cauchemars. Et il lui hurlait dessus de cette façon, la traitant
comme une trainée. À mon tour. Me prendrait-il pour ma propre mère
? Parfois j'ai l'impression que oui.</span></p>
<p><span> Je n'ai plus
bougé, je n'ai plus pensé à rien, l'ennui c'est
que même notre propre esprit peut être traître parfois. Même
lorsque l'on s'efforce de faire le vide en nous, des
pensées nous assaillent, mesquines et fourbes. Seulement moi, je
connais un truc infaillible pour ne plus penser à rien.
Vraiment.</span></p>
<p><span> J'ai fini par me
redresser, vaincu par la rage de mon esprit et l'image de ma
mère qui m'envahit. Encore et toujours elle. Et, dans ces
moments de frustration, je pense à elle de façon très négative.
Pourquoi être resté avec cet homme ? Ce type ! Pourquoi, alors
qu'elle ne l'aimait pas ... Est-ce qu'elle
l'aimait ? Elle m'a fait vivre un
enfer.</span></p>
<p><span> J'ai sorti un
sachet de ma poche et me suis installé à mon bureau. Un tout petit
peu, en ligne fine, une tige dans la narine et une grande
inspiration. C'est tout ce que ça demande. J'ai rejeté
la tête en arrière et me suis bouché le nez. Et là, le vide
s'est fait dans ma tête.</span></p>
<p><span> La seule chose qui
aurait pu me réveiller ? Rien, hormis cette vive douleur.
J'ai sursauté et suis tombé de ma chaise de bureau, le
cerveau embrumé. À mes pieds, Monsieur Storm a craché. Comment
est-il rentré ? Une fumée oppressante m'a piqué les yeux,
tout autour de moi semblait flou, comme si une feuille opaque
obstruait ma vue. Une chaleur torride, oppressante, et cette lueur
orangée qui s'insinue dans ma chambre par le minuscule
interstice entre la porte et le sol. J'ai mi ma main devant
ma bouche, sans bouger plus. Vif comme l'éclair, Monsieur
Storm a sauté sur la chaise sur laquelle j'étais assoupi
quelques minutes plus tôt, puis m'a griffé la visage
d'un coup de patte rageur en crachant furieusement. Je
l'ai chassé d'un geste du bras puis me suis levé. Ma
vue s'est brouillée et j'ai chancelé un instant puis
suis sorti de ma chambre, le chat sur les talons. Des flammes,
partout, qui léchaient les murs, les photos, les rideaux, le tapis,
une plante, tout. Je me suis recroquevillé sur moi-même lorsque
cette chaleur torride a commencé à me brûler la peau, sans même me
toucher, et j'ai toussé encore et encore, plus je toussais et
plus j'avais du mal à reprendre ma respiration, inhalant
toujours plus de fumée.</span></p>
<p><span> J'ai continué
d'avancer et ai poussé un cri lorsque, dévalant les
escaliers, des flammes se sont accrochées à mon veston. J'ai
gigoté pour m'en débarrasser puis ai chuté sur les quelques
dernières marches et ma tête a violemment heurté le sol. J'ai
vu trente-six chandelles. Toutefois, je me suis redressé, tout
doucement, en toussant j'ai secoué la tête. Et là il
m'est apparu. Mon père, allongé sur le canapé, des flammes
léchant son corps. Et j'ai cru ... l'entendre
gémir.</span></p>
<p><span> La terreur m'a
fait pousser un cri, l'odeur ma soulevé l'estomac, la
fumée a envahit mes poumons. J'ai tout à coup retrouver
l'usage de mes jambes et, sans trop savoir comment,
j'ai réussis à sortir sans trop de dégât. Une douleur
fulgurante au bras, la peau brûlante, le souffle court et cette
toux incessante. Je me suis écroulé dans le jardin, incapable de
reprendre mon souffle. Tout près de moi, Monsieur Storm s'est
assit et a fixé les flammes, lesquelles se reflétaient dans ses
yeux jaunes.</span></p>
<p><span> Un cri a retentit,
j'ai relevé brusquement la tête, le chat n'a pas
bronché. Un cri qui venait de la maison dévorée par le feu. Mon
père. Toussotant, j'ai à mon tour fixé le brasier crépitant,
bruit de verre brisé, puis je n'ai plus entendu un seul cri.
Petit à petit, les voisins alentours ont commencé à affluer,
curieux, vaniteux, mais pas un seul ne semblaient pressé de vouloir
appeler les secours. Dans le noir de la nuit, cet incendie semblait
plus effrayant encore, réchauffant la fraicheur par une
artificielle canicule.</span></p>
<p><span> D'un commun
accord, Monsieur Storm et moi nous nous sommes regardé, puis il est
partit. La queue droite, la démarche calme et féline, je l'ai
vu disparaitre dans la nuit. Oui, il était temps de partir pour moi
aussi.</span></p>
<p><span> Je me suis redressé et,
bousculant quelques voisins, ai tout laissé derrière moi. La maison
en flamme, mon père mourant, ma vie d'adolescent, ma
prison.</span></p>
<p><span> J'ai marché et
marché encore, allant ici et là en tentant de calmer ma toux,
reprenant doucement mon souffle. J'abandonnais tout pour
recommencer à zéro, c'était décidé !</span></p>
<p><span> Ceci dit, restons
lucide. Je tousse. J'ai quinze ans, il est quatre heures
quarante-huit du matin, j'habite dans une ville perdue de la
Seine-et-Marne, je n'ai pas le permis, pas d'argent sur
moi, je suis en tee-shirt, blessé et je me suis drogué au Cristal
il n'y a pas moins de trois heures. Et je tousse. Au moins,
j'ai mon téléphone portable sur moi, autant
l'utiliser.</span></p>
<p><span> Une voix ensommeillée me
répond.</span></p>
<p><span>- Mallow ?</span></p>
<p><span>- Georges c'est moi, j'ai un
problème.</span></p>
<p><span>- Né ? Qui de quoi ?</span></p>
<p><span>- Georges fait pas l'andouille
s'il te plait j'suis dans la merde !</span></p>
<p><span> Je l'ai entendu
soupiré.</span></p>
<p><span>- Chéri j'te l'ai pourtant dis
! Si jamais ton père pète les plombs et te fous dehors ça ne me
regarde pas.</span></p>
<p><span> J'ai réprimé une
larme. Que m'arrivait-il ? Jamais je n'avais pleuré. La
dernière fois que ça m'est arrivé j'avais cinq ans et
mon père venait de pousser ma mère dans les escaliers. Je réalisais
alors qu'elle ne m'aimait pas assez pour continuer de
vivre, surtout lorsque j'ai vu tout le sang. Néanmoins,
j'ai sangloté.</span></p>
<p><span>- Hey oh ! a répliqué Georges.
Qu'est-ce qu'il t'arrive ! Il s'est passé
quelque chose ?</span></p>
<p><span>- Je ... il ... le feu il
...</span></p>
<p><span> Et j'ai pleuré
parce que, j'ai réalisé pour la seconde fois en quinze années
d'existence, que j'étais seul et qu'on venait à
nouveau de m'abandonner.</span></p>
<p><span>- Bon ok, a continué Georges, où t'es
là ?</span></p>
<p><span> J'ai regardé
autour de moi et mes pleurs se sont arrêtés. J'étais arrivé
au centre ville, seulement ! Au moins, se serait plus facile pour
lui de me repérer.</span></p>
<p><span>- J'suis tout près de la grande
place, là où ils installent la patinoire l'hiver.
J't'attend.</span></p>
<p><span>- J'suis là dans quelques
minutes.</span></p>
<p><span> Je remis mon portable
dans ma poche et ais remonté la rue. J'ai frissonné
malgré-moi, après la chaleur torride du brasier je goûtais à la
fraicheur de la nuit. Tout était désert, pas un bruit, alors
qu'ici en pleine journée c'est à peine si on peut
marcher tellement ça se bouscule. Et se n'est pas peu mal que
je sois seul, au moins je n'effraie personne. Depuis que
j'ai commencé le Cristal et quitté le lycée, je me suis un
peu laissé allé. Pantalon troué, cheveux au vent, sans plus rien
pour rehausser la couleur émeraude de mes yeux. Ne suis-je plus que
l'ombre de moi-même ? Non, je suis simplement devenu
moi-même. Quelqu'un hors de tout, sans vraiment se sentir
unique. Surtout à part.</span></p>
<p><span> Il était cinq heures
douze lorsque j'ai reconnu la voiture. Étant la seule à
approcher, se ne fut pas difficile. Je me suis décollé du poteau
sur lequel je m'étais appuyé, puis me suis approché. Georges
a prit la peine de descendre de son véhicule pour s'avancer
vers moi, un air affligé sur le visage.</span></p>
<p><span>- Putain t'as vu à quoi tu ressembles
! m'a-t-il dit en retirant sa veste. T'es blessé
!</span></p>
<p><span> J'ai toussé et
accepté sa veste sur mes épaules, en grimaçant
toutefois.</span></p>
<p><span>- Qu'est-ce qu'il s'est
passé ?</span></p>
<p><span> Je me suis dirigé vers
sa voiture sans répondre. Il m'a ouvert la porte côté
passager, puis s'est rassit au volant et m'a
fixé.</span></p>
<p><span>- T'as besoin d'un médecin je
crois.</span></p>
<p><span> J'ai secoué la
tête.</span></p>
<p><span>- Pas la peine, ais-je répondu d'une
voix rendue rauque par toute la fumée inhalée, s'est
qu'une petite brûlure, un désinfectant fera
l'affaire.</span></p>
<p><span>- Attend t'as mi le feu à ta baraque
!</span></p>
<p><span>- Pas moi ... mon père, je crois
...</span></p>
<p><span>- Tu crois ! Attend je refuse de
t'accepter chez moi si t'es ensuite rechercher par les
flics ! Et si on m'accusait de kidnapping et meurtre moi !
Nom de Dieu tu as vu ton visage ? Manquerait plus qu'on
m'accuse de torture et de viol ! T'es encore vierge au
moins ?</span></p>
<p><span> J'ai tourné le
rétroviseur intérieur vers moi. Des griffures profondes striaient
ma joue et mon front. Les tentatives de Monsieur Storm pour me
réveiller. J'étais persuadé que ce chat n'était pas
dans ma chambre avant que je m'endorme, et la porte était
fermée ! Comment cet animal avait-il fait ?</span></p>
<p><span>- Oh tu m'écoutes !</span></p>
<p><span> J'ai tourné mon
regard vers Georges. Ses cheveux bruns coupés en brosse et son
visage carré aurait pu le faire passé pour un soldat de
l'armée de terre ou autre chose, seulement il était grand et
dégingandé. Une allure de petit dealer, et pas de d'homme de
main. D'ailleurs, je ne l'avais jamais vu se droguer.
Il fumait beaucoup certes, mais jamais plus.</span></p>
<p><span> Je lui ai
souris.</span></p>
<p><span>- Te fais pas de bile, ais-je dis en
retirant sa veste, je vais me débrouiller.</span></p>
<p><span> J'ai fais mine
d'ouvrir la porte mais il ma retenu.</span></p>
<p><span>- Ok je veux bien t'aider alors reste
cool ... d'accord ?</span></p>
<p><span> J'ai acquiescé. Il
a mit le contact et en quelques minutes, nous fument de retour chez
lui. J'étais là, il y a quelques heures. Sûr de ce que serait
mon lendemain et maintenant, je n'étais plus sûr de
rien.</span></p>
<p><span>- Assieds-toi.</span></p>
<p><span> Je me suis laissé tomber
sur le canapé et soupiré en toussotant. J'ai laissé ma tête
tomber en arrière et fixé le plafond. Blafard et humide. Georges
s'est assit à côté de moi.</span></p>
<p><span>- Fais voir ça.</span></p>
<p><span> Il avait amené avec lui
une petite trousse de soin.</span></p>
<p><span>- Laisses tomber avec ça, ais-je di en le
repoussant, j'ai juste besoin de me
détendre.</span></p>
<p><span>- Non, à voir tes yeux t'as déjà pris
une dose y'a pas cinq heures, alors c'est
non.</span></p>
<p><span> Je lui ai lancé un
regard meurtrier mais il s'est contenté d'ouvrir sa
trousse. J'ai légèrement soulevé mon tee-shirt en grimaçant.
La peau était rougie, douloureuse et brûlante. Mais pas de sang.
Rien qui puisse affoler un adolescent en tout
cas.</span></p>
<p><span>- Ça va, me suis-je contenter de
dire.</span></p>
<p><span> Georges a appliqué un
coton imbibé d'alcool sur mes griffures au visage. Il a
sourit.</span></p>
<p><span>- Tu vis avec un tigre ou quoi
?</span></p>
<p><span> Je n'ai pas
répondu. Et maintenant Monsieur Storm, comment cela va-t-il se
passer pour toi ?</span></p>
<p><span>- Tend ton bras.</span></p>
<p><span> J'ai obéis et
serré les dents.</span></p>
<p><span> Et ça n'étais que
le début, rien qu'un début. Si seulement j'avais su à
cet instant que les prochaines années de ma vie seraient ainsi :
douloureuses et silencieuses, j'aurais pris mes jambes à mon
coup. Mais, et j'ai commencé à le croire avec une grande
ferveur, je suis un imbécile. Si j'avais eu quatre pattes et
des moustaches, aurais-je pris la bonne décision
?</span></p>
<p><span>...</span></p>
<p><span> À quelques rues de
distance, un chat dans la fleur de l'âge hésitaient entre
trois direction. Devant, droite ou gauche ? Car même pour un animal
à l'instinct si puissant, certains choix sont loin
d'être faciles.</span></p>
<p>...</p>
<p>Youhou
!!!!!!!!!!</p>
<p>Son identité n'a
toujours pas été dévoilé <em>( et tralalèreu )</em> ça m'amuse alors il vous intéresse le petit
?</p>
<p>Prochain chapitre :
le grand retour de Dwen l'amnésique </p>
<p></p>
<p><span></span></p>
				</div>			</content>			<id>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1478672/Une-vie-de-pas-chat-chapitre-4/</id>			<link href="http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com/1478672/Une-vie-de-pas-chat-chapitre-4/" />			<author>				<name>sylphideland</name>				<uri>http://sylphideland.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2010-02-05T22:04:15+01:00</updated>		</entry></feed>