<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.jeuxvideo.com] silentchamber : <![CDATA[Welcome to Silent Hill !]]></title>		<link>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com</link>		<description><![CDATA[Welcome to Silent Hill !]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 22:14:27 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[Extraits vidéo]]></title>			<description><![CDATA[<p>Voici
plusieurs vid&#233;os des trailers du jeu:</p>
<p> </p>
<div>
<div>




</div>

<strong><a href=
"http://www.dailymotion.com/video/x3hzny_silent-hill-origins-trailer-psp_videogames">
Silent Hill Origins Trailer Psp</a></strong>
<em>envoy&#233; par <a href=
"http://www.dailymotion.com/GPC13">GPC13</a></em></div>
<div>
<div>




</div>

<strong><a href=
"http://www.dailymotion.com/video/x1ukcy_silent-hill-origins-preview_videogames">
Silent Hill origins preview</a></strong>
<em>envoy&#233; par <a href=
"http://www.dailymotion.com/johnmanatmty">johnmanatmty</a></em></div>
<div>
<div>




</div>

<strong><a href=
"http://www.dailymotion.com/video/xfmre_silent-hill-origins-trailer-jap_videogames">
Silent Hill Origins Trailer JAP</a></strong>
<em>envoy&#233; par <a href=
"http://www.dailymotion.com/JournalduGamer">JournalduGamer</a></em></div>
<div>
<div>




</div>

<strong><a href=
"http://www.dailymotion.com/video/x33d09_silent-hill-origins-trailer-tgs-200_videogames">
Silent Hill Origins - Trailer TGS 2007 - PSP</a></strong>
<em>envoy&#233; par <a href=
"http://www.dailymotion.com/Playscope">Playscope</a></em></div>
]]></description>			<link>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/863254/Extraits-video/</link>			<comments>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/Extraits-video-23112007-210643-lp-863254.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/863254/Extraits-video/</guid>			<pubDate>Fri, 23 Nov 2007 21:06:43 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Silent Hill Origins]]></title>			<description><![CDATA[<p> </p>
<p>Silent Hill
Origins est un préquel à la série populaire
des « Silent Hill » et dévoile ainsi
la lugubre origine de ce qui précéda Silent Hill 1,
sorti en 1999 en exclusivité sur la PS1.</p>
<p class="lbox-description" align="center">Tout en suivant l'habituelle et
particulière atmosphère des « Silent
Hill », vous y incarnerez un chauffeur routier, sur la
route de la paisible ville de Silent Hill et ferez une rencontre
dont l'apparition changera votre vie et vous mènera
jusqu'à la maison légendaire, où tout a
commencé...</p>
<p class="lbox-description" align="center">Cris lugubres, cauchemars,
bruits étranges, murs en mouvement et démons sortis
tout droit de l'enfer vous attendent...</p>
<p class="lbox-description" align="center">Bienvenue à Silent
Hill!</p>
]]></description>			<link>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/859006/Silent-Hill-Origins/</link>			<comments>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/Silent-Hill-Origins-18112007-203657-lp-859006.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/859006/Silent-Hill-Origins/</guid>			<pubDate>Sun, 18 Nov 2007 20:36:57 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Interview Christophe Gans]]></title>			<description><![CDATA[<span style="font-size: 12pt"><strong>Mis à part pour cette
fin réalisée dans l'urgence, on constate une
énorme différence avec Le Pacte des loups : l'absence
de références. Etait-ce parce que Silent Hill, le
jeu, était déjà une référence
suffisante ?</strong>
En partie, oui. Mais la raison principale vient de l'attention que
je prête aux critiques et en particulier à celles que
j'ai reçues lors de la sortie du <strong>Pacte des
Loups</strong>. A mon sens, il y a toujours quelque chose de vrai
dans les critiques, même les plus mal énoncées.
Bien sûr la surenchère de références est
la critique la plus notoire du <strong>Pacte des Loups</strong>. A
vrai dire c'était le projet même du film : rendre un
grand hommage au cinéma populaire italien des années
60. Mais quand j'ai attaqué <strong>Silent Hill</strong>,
j'ai voulu tenir compte de ces reproches : dans <strong>Le Pacte
des loups</strong>, il y avait trop de références,
mais aussi trop de ralentis, trop de fondus enchaînés,
de fondus au noir, etc. OK, compris ! Avec Sebastien
Prangère, nous avons donc débarassé
<strong>Silent Hill</strong> de tous ces effets. Il n'y a qu'un
seul ralenti dans le film et il est imperceptible. Il n'y a pas de
fondus enchaînés, et de la même façon
j'ai essayé de gommer toutes les références
cinématographiques, pour plutôt me fixer sur des
références à l'art contemporain. Elles
étaient déjà dans le jeu, mais elles me
permettaient de montrer un autre des mes centres
d'intérêts personnels. Evidemment on trouvait
déjà des références picturales dans
<strong>Le Pacte des Loups</strong>, notamment à la peinture
allemande du 19ème siècle. Mais j'ai pu y aller
à fond sur Silent Hill et rendre hommage à Dali,
Bellmer, Francis Bacon, Jean Cocteau, Giacometti, ...
</span>

<span style="font-size: 12pt"></span>

<span style="font-size: 12pt"><strong>En tant qu'ancien critique de
cinéma, vous acceptez donc la règle du jeu de la
critique sur vos films ?</strong>
Tout à fait. Mes amis dont certains sont réalisateurs
sont assez admiratifs de ma capacité à encaisser les
critiques, alors qu'eux les vivent très mal. Une mauvaise
critique, et leur journée est foutue, ils font la gueule.
Quelque part ce rapport à la critique me permet de mieux
vivre ma passion. Je tiens à lire les critiques pour les
analyser, les comprendre. Et je trouve souvent du vrai dedans. Il y
aura toujours des critiques que je réfuterais, comme celles
qui reprochent à mes films d'être trop
esthétiques. Désolé, mais c'est mon
cinéma ! Je ne vais pas faire des films pourris, avec des
plans flous, mal fagotés, parce qu'il y a des gens qui
trouvent mes films trop esthétiques. En revanche quand on
m'accuse de maniérismes, de manquements, de faire trop de
mouvement de caméra, etc, je trouve ça
intéressant. Et pour mon prochain film, je tiendrais compte
des critiques que j'ai eues sur <strong>Silent Hill</strong>.
Comprenez-moi, c'est ma seule référence... Si
j'écoutais exclusivement ceux qui, pardon d'être
vulgaire, me lèchent la couture des couilles, je ne pourrais
pas avancer. Les critiques, c'est ce qui me permet de penser que
j'ai encore du chemin à faire. J'aime ça.
</span>

<span style="font-size: 12pt"></span>

<p>

<span style="font-size: 12pt"><strong>Vous avez commencé
votre auto-critique de Silent Hill ?</strong>
Bien sûr, dès la fin du tournage. En voyant les
rushes, on commence tout de suite son auto-critique. Par exemple je
me suis entêté à faire un film fantastique
bâti principalement sur les concepts et l'atmosphère.
C'était mon idée du fantastique « noble
». Aujourd'hui je regrette d'avoir été trop
exigeant. J'aurais dû envoyer quelques effets de peur bien
sentis dans les gencives du spectateur, et on m'aurait
lâché la grappe. C'était devenu une sorte de
gag récurrent sur le plateau, où
régulièrement les producteurs venaient me voir en
disant "Mais putain, fais en sorte que la porte claque bruyamment
là !". Et moi : "Non, non, non ! Les gens ne sont pas des
cons !". Je me suis drapé dans ma conception du fantastique,
et ce n'est pas celle de tout le monde. Le film d'horreur en ce
moment est un genre assez réactionnaire : on a droit
à beaucoup de slashers, où des gens se font attaquer,
découper en rondelles avant de riposter. C'est pas
très classe, même si j'avoue avoir beaucoup
aimé un film comme <strong>Hostel</strong> ! <strong>Silent
Hill</strong> fait davantage référence à une
autre forme de fantastique, celle des romans de Clive Barker, de
Lovecraft, ... des références plus
littéraires.</span>
</p>
<p>
<span style="font-size: 12pt"><strong>Il y a quand même des
scènes assez violentes dans Silent Hill...</strong>
Oui, bien sûr, parce que je peux les faire, et aussi parce
qu'elles s'inscrivaient dans le récit. Il faut bien
comprendre une chose : je suis un réalisateur commercial.
Pas au sens cynique et opportuniste... Mais dans le sens où
je fais des films que les gens vont normalement voir avec leurs
potes le samedi soir. De fait, je me dois de donner au public ce
qu'il attend, et le mieux possible. Ca m'a donc fait un peu de
peine que les gens aient pensé que <strong>Silent
Hill</strong> manquait de sursauts, alors que je me suis
bagarré avec les producteurs pour ne pas céder
à cette facilité... au nom des spectateurs ! Il y a
un public qui paye sa place pour avoir une émotion
instantanée, et je l'ai déçu. Or je n'ai pas
envie de laisser quiconque sur le bord de la route. Je ne vois pas
pourquoi je ferais un tri entre des spectateurs de premier ordre et
des spectateurs de second ordre : je ne veux pas rentrer dans ce
débat, je m'y refuse. Je pense que ma responsabilité,
surtout quand on me donne 45 millions de dollars, c'est de faire en
sorte que le maximum de gens soit content. Je ne vais pas jouer
à l'artiste. Mais bon, ça me fait quand même
plaisir d'entendre ou de lire que <strong>Silent Hill</strong> est
plus proche d'<strong>Orphée</strong> de Cocteau que d'un
slasher de base...</span>
</p>

<span style="font-size: 12pt"></span>

<p>

<span style="font-size: 12pt"><strong>Corriger ces défauts
sera un des objectifs de Silent Hill 2 ?</strong>
Oui. <strong>Silent Hill 1</strong> était un film difficile
à faire, puisqu'il me fallait organiser une mythologie
complexe qui n'est pas connue du grand public : le passage d'une
dimension à l'autre, l'histoire d'Alessa, le thème du
double... J'ai dépensé beaucoup d'énergie
à travailler sur ces concepts. En revanche je ne pourrais
peut-être pas m'occuper de <strong>Silent Hill 2</strong>
à cause de mon planning sur Onimusha...

<strong>Est-ce que les Japonais pourront accorder la même
confiance à un autre réalisateur pour Silent Hill que
celle qu'ils vous ont donné pour le premier ?</strong>
Les gens de Sony ont déjà fait comprendre à
Samuel Hadida qu'ils tenaient à ce que cette suite ait
l'ampleur visuelle de l'original. Pour eux, il est important que
les spectateurs de la séquelle ne se sentent pas
floués. Dans le cas où je ne pourrais pas m'occuper
de <strong>Silent Hill 2</strong>, il faudra que le metteur en
scène perpétue le style du premier film.</span>
</p>

<span style="font-size: 12pt"></span>

<p>

<span style="font-size: 12pt"><strong>Quel type de
réalisateur pourrait faire Silent Hill 2 ?</strong>
Avec les japonais, nous nous sommes très bien entendu. On
n'a pas voulu faire un film hollywoodien, et je pense que ce serait
bien que le réalisateur du prochain <strong>Silent
Hill</strong> reste européen. Et dans le meilleur des cas,
français.

<strong>Vous avez une idée précise d'un
réalisateur ?</strong>
J'ai des idées. Mais quoiqu'il arrive, je ne serais pas
très loin. Avec Samuel Hadida, on est très «
famille »...

A suivre...</span>
</p>]]></description>			<link>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/477085/Interview-Christophe-Gans/</link>			<comments>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/Interview-Christophe-Gans-07022007-201257-lp-477085.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/477085/Interview-Christophe-Gans/</guid>			<pubDate>Wed, 07 Feb 2007 20:12:57 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Interview Christophe Gans]]></title>			<description><![CDATA[<span style="font-size: 12pt"><strong>La période
électorale est propice à la censure...</strong>
Tout à fait. Des discussions parlementaires sont
déjà ouvertes au sujet du cinéma et du jeu
vidéo. Les plus optimistes vous diront que ça va
permettre de refonder une vraie contre-culture. Les autres qu'on va
retourner à la clandestinité, qu'on va se passer
bientôt des films ou des jeux sous le manteau... Quoiqu'il en
soit, on se dirige vers un resserrement de la censure en France. Ce
qui est arrivé à <strong>Saw 3</strong> est un signe
avant-coureur. Profitez tous de <strong>Schizophrenia</strong>
à 20h30 sur Cine Cinéma, car dans peu de temps ce
sera juste un bon souvenir...

<strong>Il n'y a eu aucune scène coupée sur Silent
Hill ?</strong>
En fait il manque une scène que je n'ai pas
intégrée dans le montage. C'est une scène dans
l'église, qui intervenait juste après que la
lumière soit revenue, Christabella venait parler aux deux
étrangères. Cette scène faisait doublon avec
celle près de l'orgue, sur la mezzanine de l'église.
C'est la seule scène qui été
écartée au montage.
</span>

<span style="font-size: 12pt"></span>

<span style="font-size: 12pt"><strong>Pourtant dans le making-of du
DVD, on aperçoit une autre scène qui n'est pas dans
le film : une attaque du monstre sans bras dans la
ville.</strong>
Effectivement, mais il ne s'agit pas vraiment d'une scène
coupée. C'est bien plus compliqué que ça...
Comme vous le savez, j'ai choisi pour les monstres de
<strong>Silent Hill</strong> d'avoir recours à des vieilles
techniques : les monstres sont tous joués par des danseurs
dans des costumes, filmés à l'envers ou à des
vitesses variables pour obtenir des gestuelles bizarres. Dans
l'ensemble, ça marchait très bien. On a quand
même essuyé quelques plâtres sur une
créature en particulier : l'homme-tronc justement. Plusieurs
semaines avant de tourner la scène où Cybil en abat
un sur la route, nous avions tourné une autre rencontre avec
un homme-tronc devant l'hôtel de Silent Hill. Blessée,
la créature se mettait alors à ramper sous une
voiture comme un insecte à qui on aurait
écrasé trois pattes, pour finalement
disparaître dans une bouche d'égout. Cette
séquence a bel et bien été filmée. Mais
comme nous avions un temps de tournage assez réduit (ndlr :
60 jours !), j'avais demandé à la seconde
équipe de tourner les inserts où la créature
rampe par terre. Tout avait été réglé
à l'avance avec mon chorégraphe, Roberto Campanella,
mais ce jour-là le producteur canadien a voulu faire des
économies et le chorégraphe est resté chez lui
! La pauvre seconde équipe s'est retrouvée avec la
mission de faire évoluer la créature par terre, en
imaginant comment faire. Pendant une demi-journée, ils ont
traîné l'homme-tronc allongé sur un
skate-board, sur un grand contre-plaqué peint en vert en se
disant qu'on verrait comment faire bouger les jambes plus tard.
Quand j'ai vu les rushes, j'étais catastrophé : ce
n'était pas du tout ce que j'avais prévu. J'ai donc
exigé à ce qu'elle soit retournée. Ce
jour-là mon ton n'a pas plu au producteur canadien et nous
en sommes presque venus aux mains. Privée de rallonge
budgétaire, cette scène est passée aux pertes
et profits.
</span>

<span style="font-size: 12pt"></span>

<p>

<span style="font-size: 12pt">Quand j'ai tourné bien plus
tard la suite de cette séquence, j'ai réécrit
la scène pour que les filles rentrent directement dans
l'hôtel, attirées par les cris provenant de
l'intérieur, sans jamais rencontrer la créature. Bref
la scène qu'on aperçoit dans le making-of n'a
aujourd'hui plus du tout sa place dans le film. Elle a
été coupée parce qu'elle n'a jamais
été finie. Tout ça parce qu'un producteur a
voulu économiser quelques centaines de dollars pour se faire
mousser...</span>
</p>
<p>
<span style="font-size: 12pt"> <strong>Il y a eu d'autres
problèmes du même genre pendant le tournage
?</strong>
Il n'y a eu que ça. Mais rien d'anormal, c'est le lot de
tout tournage où les effets spéciaux sont permanents.
Beaucoup d'éléments et de concepts ont
été abandonnés ou modifiés en cours de
route. Peut-être que vous verrez un jour les story-boards
originaux du film et vous constaterez que la fin aussi a
été totalement modifiée. A l'origine, la
vengeance d'Alessa prenait un tour très différent.
Lorsque Christabella poignardait Rose, les ténèbres
sortaient de la blessure et créaient une grande mare noire,
presque une piscine, de laquelle surgissaient six Pyramides, chacun
portant une arme différente. Ca ressemblait un peu à
un dessin animé de Yoshiaki Kawajiri (ndlr : le
réalisateur de <strong>Ninja Scroll</strong>). Les six
Pyramides massacraient les gens dans l'église, dans une
sorte d'hommage à l'enfer de Dante. Ils les embrochaient par
trois, les coupaient dans le sens de la longueur... C'était
très goûtu !</span>
</p>

<span style="font-size: 12pt"></span>

<p>

<span style="font-size: 12pt"><strong>Pourquoi vous n'avez pas
tourné cette fin ?</strong>
La fin du film avait été repoussée à la
fin du tournage. Suite à des retards de planning, des jours
chassés et des récupérations d'heures
supplémentaires, je me suis retrouvé avec seulement
un jour et demi de tournage pour boucler le film. Les gens de la
compagnie d'assurance qui couvrait le film, étaient sur le
plateau pour contrôler la « bonne fin » du
tournage. Evidemment ils se demandaient comment nous allions
pouvoir shooter le final dans le temps imparti. Un jour, pendant un
repas en présence des producteurs, ils m'ont demandé
franchement si je pensais pouvoir tourner la scène finale en
un jour et demi. J'ai répondu que ce n'était pas
possible. Comme je n'avais qu'un seul Pyramide à ma
disposition, j'aurais été obligé de le filmer
plusieurs fois avec une arme différente pour pouvoir le
multiplier en post-production . Ajoutez cela à la gestion de
la foule et du grand décor, cette scène
nécessitait au moins une semaine de tournage ! Ils m'ont dit
: "C'est très simple, Mr Gans. Vous avez une semaine pour
revenir avec une nouvelle fin. Nous ne voulons même pas que
vous essayiez de tourner cette scène". Evidemment les
producteurs, qui tenaient beaucoup à ce final, tiraient une
tronche pas possible.</span>
</p>

<span style="font-size: 12pt"></span>

<p>

<span style="font-size: 12pt">Mon story-boardeur, Thierry
Ségur, était reparti en France et nous communiquions
par webcam. C'est en discutant avec lui que j'ai eu une idée
: "Ecoute, on va aller au plus simple. On va refaire <strong>Legend
Of The Overfiend</strong> !" Je me souviens encore de son grand
éclat de rire... <strong>Urotsukidoji</strong> (son titre en
japonais) est un dessin animé japonais ultraviolent dont
nous sommes tous les deux de très grands fans. En tout cas,
c'était la bonne idée : en un jour et demi je me suis
contenté de filmer des plans très large où les
fanatiques attaqués par Alessa se déplacent d'une
façon très simple. Je savais que les tentacules
assureraient la continuité d'un plan à l'autre. Le
problème de la mise en scène était en quelque
sorte repoussé à la post-production. Avec mon
monteur, Sébastien Prangère, nous avons même
utilisé des plans de <strong>Legend Of The
Overfiend</strong>, pour compléter le montage. Il y a deux
inserts sur des tentacules qui sont d'ailleurs des décalques
exacts de plans du dessin animé ! Prenez le premier OAV de
<strong>Legend Of The Overfiend</strong>, la scène où
une prof démoniaque viole une de ses élèves
avec des tentacules, et comparez. Vous verrez !
(<em>rires</em>)</span>
</p>]]></description>			<link>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/477083/Interview-Christophe-Gans/</link>			<comments>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/Interview-Christophe-Gans-07022007-200820-lp-477083.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/477083/Interview-Christophe-Gans/</guid>			<pubDate>Wed, 07 Feb 2007 20:08:20 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Interview Christophe Gans]]></title>			<description><![CDATA[     <span style="font-size: 12pt"><strong>Le
studio n'avait pas conscience de ce problème de durée
?</strong>
Non, ils ne raisonnent pas comme ça. Les gens des studios
sont très gentils la plupart du temps. Mais leur vision du
public est exclusivement démographique : il faut que les
jeunes blancs soient contents, que les jeunes noirs soient
contents, que les jeunes filles soient contentes, que les jeunes
hommes soient contents, etc etc. C'est à dire qu'ils
construisent un film en additionnant les publics et non pas en se
référant à un public global. Regardez
<strong>Les Infiltrés</strong> de Scorsese : le film dure
45mns de plus que la version de Hong Kong qui était
parfaite, et pourquoi cela ? De toute évidence parce qu'ils
voulaient développer le personnage de la fille. Sans
ça, les seuls personnages féminins du film seraient
des putes ! On imagine l'embarras des <em>executives</em> ! Ca
marche comme ça aux Etats-Unis et on doit s'y plier. Mais
dans mon cas ce n'est pas un grand sacrifice comparé
à la liberté que j'ai eu. Ils m'ont foutu une paix
royale.
</span>

<span style="font-size: 12pt"></span>

<span style="font-size: 12pt"><strong>J'ai cru comprendre que le
studio ne vous avait fait quasiment aucun commentaire sur votre
premier montage...</strong>
La première fois qu'on a présenté le film au
studio, je m'attendais à recevoir dix pages de notes. Au
moins. Au final, je n'ai eu qu'un seul commentaire à propos
des accents irlandais de Sean Bean et australien de Radha Mitchell
qui avaient tendance à trop s'entendre dans trois
scènes. Et c'était tout. Samuel Hadida et Andrew
Mason étaient abasourdis : ils n'avaient jamais vu ça
! Samuel venait de produire un film de Tony Scott,
<strong>Domino</strong>, et ils s'étaient pris des dizaines
de pages de notes. Alors que pour <strong>Silent Hill</strong>, qui
est un produit apparemment plus "hard edge", rien. Bon,
honnêtement je pense que le studio aimait vraiment le film,
mais qu'en plus ils avaient une date de sortie bien définie,
qu'ils ne voulaient rater en aucun cas. En me demandant trop de
changements, ils pouvaient compromettre cette sortie. Et puis le
film ne leur avait coûté que 14 millions...

<strong>Et comment s'est passé le passage devant la
commission de censure ?</strong>
Trop bien ! C'était presque pour moi une déception !
Mon producteur, Samuel Hadida, avait très peur de quelques
scènes du film, notamment celle de la mort de Cybil, la
femme-flic. Je voulais pour cette scène un effet inoubliable
qui montre sans détour une personne rôtir vivante sur
un bûcher. Je voulais absolument éviter l'utilisation
d'un mannequin. On a donc beaucoup travaillé avec les
techniciens de Buf, le studio d'effets spéciaux
français, pour recréer sur les images de l'actrice
l'effet d'un poulet qui tourne sur sa broche. Quand Samuel a vu la
scène, il était épouvanté : "Ca ne
passera jamais, on est dans la merde, ...". Et puis il y avait
aussi l'écorchage d'Anna, le viol de Christabella par des
barbelés... On a quand même présenté le
film tel quel à la censure canadienne... et le retour a
été surprenant. La commission a jugé la
violence du film... "acceptable". Et ce pour trois raisons : le
récit ne se passe pas dans le monde réel
(<em>rires</em>), c'est l'histoire édifiante d'une femme qui
cherche à sauver sa fille, et il n'y a pas d'arme à
feu. Enfin, il y a bien une arme à feu, mais elle ne sert
à rien. En suivant ces trois principes, nous nous
étions tracé une voix royale sans même nous en
rendre compte. Par la suite, le film a été interdit
aux moins de 14 ans en Angleterre, alors que là-bas
n'importe quoi est interdit aux moins de 18... Et aux moins de 12
en France. La cerise sur le gâteau !
</span>

<span style="font-size: 12pt"></span>

<span style="font-size: 12pt"><strong>Donc aujourd'hui dans un
film, on peut rôtir une femme, en violer une autre avec des
barbelés et l'ouvrir en deux dans le sens de la longueur, du
moment que ça ne se passe pas dans la réalité
ou qu'il n'y a pas de flingue !</strong>
C'est bien la preuve que la censure ne sert à rien, que
c'est totalement absurde. Tant mieux pour nous ! Je crois qu'au
final le film n'a été coupé qu'à
Singapour, pour des raisons de religion, mais c'est tout. A ce
niveau-là, <strong>Silent Hill</strong> a connu une sorte
d'état de grâce. Evidemment ça fait un peu
sourire quand on voit les problèmes auquel vient de se
heurter <strong>Saw 3</strong>...</span>]]></description>			<link>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/477081/Interview-Christophe-Gans/</link>			<comments>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/Interview-Christophe-Gans-07022007-200725-lp-477081.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://silentchamber.blog.jeuxvideo.com/477081/Interview-Christophe-Gans/</guid>			<pubDate>Wed, 07 Feb 2007 20:07:25 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>