<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://reiyel.blog.jeuxvideo.com</title>		<id>http://blog.jeuxvideo.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://reiyel.blog.jeuxvideo.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Les fantômes du passé]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://reiyel.blog.jeuxvideo.com</uri>		</author>		<updated>2009-08-10T21:12:52+02:00</updated>		<entry>			<title>Chapitre II</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Crystal marchait dans la rue, radieuse et
fredonnant une mélodie qu'elle avait entendue à la radio plus tôt.
Elle arrivait au local de la maison d'édition indépendante dont
elle était l'éditrice quand elle aperçut Jill. Elle était assise à
même le sol, attendant de pied ferme Crystal. Cette dernière en
profita pour l'observer. Jill portait encore sa nuisette de soie
bleue avec une simple veste trop large pour elle par dessus. Ses
longs cheveux bruns tombaient en une cascade bouclée jusquà la
chute de ses reins. Sa peau légèrement halée frissonait dans la
fraicheur ambiante. Elle releva alors les yeux et darda son regard
irréel d'un bleu glacé sur son amie. Elles se regardèrent dans le
blanc des yeux quelques instants. La belle blonde lui tendit alors
la main.</p>
<p>
- Viens à l'intérieur. On doit discuter.</p>
<p>
Jill, fière comme un paon, repoussa la main et se releva sans son
aide.</p>
<p>
- Tu aurais au moins pu t'habiller avant de sortir. Tu vas attraper
froid. avait décrété Crystal en ôtant son manteau pour le poser sur
les épaules de la jeune femme bornée.</p>
<p>
Puis elle ouvrit la porte et poussa son amie à l'humeur massacrante
vers son bureau. Là, Jill s'assit en face du plan de travail
-encombré de divers papiers et manuscrits, sous lesquels
disparaissait un téléphone et au milieu desquels tronait un
ordinateur- qui servait de bureau à Crystal. Elle en profita pour
scruter son amie, cherchant un signe qui lui indiquerait qu'elle
était disposée à changer d'avis au sujet de son boulot de
baby-sitter d'écrivain célèbre. Les cheveux blonds et raides de
Crystal, plus courts que ceux de Jill tombaient sur ses épaules, où
ils s'arrêtaient en un léger dégradé. Un frange soulignait ses yeux
verts de jade presque transparents. Sa peau pêche contribuait à
faire ressortir la lueur de malice et l'évidente joie de vivre qui
habitaient d'ordinaire son regard. Mais cette fois là, Jill n'y
décela qu'une volonté farouche qui ne laissait présager rien de bon
quant à l'issue du duel verbal qu'elles s'apprêtaient à
échanger.</p>
<p>
- Jill... Je sais que ça ne t'enchante pas mais tu es la seule à
pouvoir t'occuper de Clint Karlinson. Je suis moi même très occupée
avec les nouveaux manuscrits qui sont arrivés, la lecture du
manuscrit définitif de l'auteur sur lequel nous avons beaucoup misé
et le contrat à établir avec le nouveau diffuseur. Et puis je dois
aussi m'occuper des couvertures du premier tome de la nouvelle
trilogie fantasy qu'on va publier avec Cara et Paul. Kilian a la
mise en page de trois livres à terminer, et ce dans les plus brefs
délais. Et puis les correcteurs sont occupés avec le fameux
thriller qui a fait un carton au cinéma et qu'on a adapté en livre.
Bref, il n'y a que toi qui ait un tant soit peu de temps libre pour
effectuer cette tâche.</p>
<p>
- Tu sembles oublier que j'ai moi-même beaucoup de lecture à faire,
étant ton assistante.</p>
<p>
- Plus maintenant, je te délivre de tes obligations le temps de son
séjour.</p>
<p>
- Mais tu ne pourras pas tout faire toute seule ! C'est de la folie
!</p>
<p>
- Ne t'inquiètes pas pour moi. Je me dépatouillerais. Et puis le
bien être de cet auteur est essentiel pour nous. Etant une maison
indépendante, nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de perdre
un auteur aussi rentable... Je sais que c'est stupide puisque les
maisons d'éditions indépendantes sont censées ne regarder que la
richesse du livre et non la richesse qu'il est censé nous apporter
mais c'est une question de survie ! On ne doit pas la perdre ou on
met la clé sous la porte ! C'est aussi simple que ça.</p>
<p>
- Dans ce cas pourquoi ne pas se payer les services d'un manager,
d'un vrai, d'un pro qui saura combler ses désirs sans rechigner ?
Tu me connais pourtant, tu sais bien que j'ai un caractère de
cochon. Tu risques plus en m'envoyant le materner que si tu le
laissais seul !</p>
<p>
- Nous n'avons pas les moyens de nous payer un manager ! ...Enfin
si, on les a... mais ce serait une dépense superflue. De toute
façon, tu ne feras que l'accompagner et tu t'occuperas de son
emploi du temps. Pas besoin de sortir la tenue de servante non plus
! Et arrêttes donc de faire l'enfant. Tu sais très bien te
comporter quand il le faut, alors fais le pour cette fois ! Pour le
bien de la boîte ! Et puis s'il venait à se tourner vers une autre
maison d'édition, le contenu de ses livres pourrait s'en trouver
changé. Je ne les ai pas retouché mais ça ne veut pas dire que les
autres éditeurs seront aussi ouverts !</p>
<p>
Jill garda le silence. En effet, les arguments de Crystal se
tenaient.</p>
<p>
- Et puis, si tu l'accompagnes, tu auras l'occasion de manger dans
plein de restaurants et autant de desserts que tu veux. C'est un
grand gentleman à ce que j'ai entendu dire, il laissera la femme
qui l'accompagne choisir tout ce qu'elle veut, peu importe le prix
ou la quantité. argumenta-t-elle en insistant sur le mot
"desserts".</p>
<p>
Et elle avait vu juste ! Les yeux de Jill s'étaient mis à briller à
la simple évocation de "autant de desserts que tu veux". Crystal
sut alors qu'elle avait gagné et émit un petit rire satisfait en se
disant que Jill n'avait pas vraiment changé depuis qu'elle la
connaissait.</p>
<p>
- Bon, puisque nous sommes d'accord, donc au boulot !
Normalement il arrive aujourd'hui, je confirme l'heure d'arrivée et
je t'appelle pour t'en informer.</p>
<p>
- Euh... j'ai plus de portable.</p>
<p>
- Quoi ? Tu l'as encore cassé ? Mon dieu mais comment tu fais ! Tu
détestes l'industrie de la technologie et pourtant tu la fais bien
vivre avec tes pétages de plomb à répétition. Faudrait sérieusement
que je songe à t'offrir des cours de self control !</p>
<p>
Jill baissa la tête, acceptant la remontrance. Crystal regarda
l'heure à sa montre et après avoir fait un rapide tour sur
internet, elle déclara :</p>
<p>
- Bon il est 8 heures passées et l'avion arrive à 11 heures. Je
pense qu'on a le temps d'aller t'acheter un nouveau
portable.</p>
<p>
- Mais tu n'y penses pas ! Tu as dis toi-même que t'étais surbookée
et tu veux perdre ton temps en vaines futilités !</p>
<p>
Crystal gronda et glissa un regard lourd de reproches à Jill, qui
tentait de se défiler.</p>
<p>
- Ce ne sont pas des futilités, je te l'ai dis ! Karlinson est
essentiel pour la boîte ! Et puis il faut que tu te changes parce
que, même si tu vas faire sensation dans cette tenue, si on passe
devant un asile, ils risquent de t'y enfermer ! Sortir en nuisette
en plein mois de novembre ! Non mais quelle idée !</p>
<p>
Mais Jill ne l'écoutait que d'une oreille distraite, se demandant
quel genre de personne pouvait bien être Clint Karlinson. Et sur
ce, les deux amies, l'une marmonnant dans sa barbe et l'autre
perdue dans ses pensées, se dirigèrent vers la maison de la brune
pour ensuite aller acheter le nouveau mobile.</p>
<p></p>
<p>_______________________________________________</p>
<p>Poesieboheme : tu
t'exprimes par devinettes à ce que je vois. J'aime pas trop ça même
si c'est là l'esprit du poète car je ne sais jamais comment
interpréter ces phrases. Il peut y avoir mille et une façon de voir
les choses en une seule phrase. Et puis qu'est ce que chercher à
échapper au cliché puisque tout est devenu cliché de nos jours. Je
ne connais pas une histoire qui n'ait pas déjà été interprété et de
toute façon, les fantômes du passé, bien que ça soit assez cliché
je l'avoue, est une histoire qui me tiens à coeur... J'ai écris
plusieurs fictions, j'en publierais certaines après celle là...
peut-être les trouvera tu moins ordinaires, car leurs univers en
tout cas le seront.</p>
				</div>			</content>			<id>http://reiyel.blog.jeuxvideo.com/1385365/Chapitre-II/</id>			<link href="http://reiyel.blog.jeuxvideo.com/1385365/Chapitre-II/" />			<author>				<name>reiyel</name>				<uri>http://reiyel.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-08-10T20:36:43+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Chapitre I</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p> De
lourds nuages hivernaux roulaient sur l'horizon, menaçant la ville
d'une chute de neige imminente. La rue était silencieuse en cette
heure matinale. On y voyait quelques rares passants dehors : de
courageux sportifs qui affrontaient l'air glacé pour conserver
leurs physiques athlétiques et d'autres qui par obligation -et donc
moins téméraires- promenaient leurs chiens. De cette rue, on
pouvait voir la faible lueur qui émanait d'une fenêtre d'une maison
moyenne, quoique acceuillante située au milieu d'un coquet petit
jardin. Dans cette pièce où brillait une lampe, on trouvait un
cheminée dans laquelle brulait un feu, un canapé et un fauteuil
faits du même cuir ainsi qu'une table basse et une bibliothèque
pleine à craquer, toutes deux fabriquées dans le même bois. De
nombreux petits objets -que certains qualifieraient d'antiquités-
telle qu'une horloge mécanique agrémentaient la pièce. A cela
s'ajoutait un épais tapis coloré qui tenait chaud lors des longues
soirées d'hiver. Malgré l'allure de vieux manoir que l'ensemble
donnait à la pièce, on trouvait agréable et chalereux cette
amoncellement de vieux meubles.
</p>
<p> Une
personne habitait là. Une jolie jeune femme d'à peine 23 printemps
-au caractère de cochon- répondant au nom de Jill. Cette dernière
était enfoncée dans le fauteuil rembouré, un chocolat chaud posé
près de là. Elle portait une simple nuisette en soie bleue pâle
mais ne semblait pas souffrir de la fraicheur hivernale. Au
contraire, elle étouffait avec la chaleur que dégageait l'âtre.
Elle dévorait le dernier roman fantasy de Clint Karlinson avec une
avidité non feinte. Elle tournait les pages, le coeur bondissant à
chaque retournement de situation, chaque bataille et même à chaque
mot. Elle tendit la main sans décoller les yeux de l'ouvrage et
tata la table basse jusqu'à trouver la tasse qui contenait le
liquide fumant. Elle la porta à sa bouche mais, trop absorbée par
sa lecture, elle renversa le liquide bouillant sur ses cuisses
dénudées. Elle hurla, posa le livre loin pour ne pas le tâcher et
se précipita dans sa cuisine en pestant contre cet incident. Après
s'être rincée et s'être assurée que son vetement n'était pas tâché,
elle regagna le salon. Pour la première fois depuis qu'elle avait
ouvert le livre, elle regarda l'heure. L'horloge indiquait 5h40 du
matin. Jill soupira en s'apercevant qu'une fois de plus, elle avait
été tellement plongée dans l'intrigue qu'elle n'avait pas vu le
temps défiler.</p>
<p>
-Une nuit blanche de plus ! pensa-t-elle en soupirant et en
reprenant son breuvage.</p>
<p>
Puis son regard se porta sur sa bibliothèque, chargée plus que de
raison et qui semblait vouloir s'effondrer sous le poids des livres
que son père et elle avaient accumulé au fil des années. Elle
effleura du dos de la main le dernier roman qu'avait écrit son
père, magnifique hommage à l'amour de la famille et même de la vie.
Les journaux l'avaient qualifié de "roman poignant, rempli de
sentiments, délectable et ô combien grandiose. Le héros a connu de
grande difficultés mais il a su garder la tête froide et conquérir
son bonheur pas à pas. L'accomplissement de toute une vie
d'écrivain, le chef d'oeuvre par excellence...". Seule Jill savait
que ce livre qui avait marqué l'histoire littéraire avait un fond
autobiographique. Ce souvenir la ramena des années en arrière,
alors qu'elle entamait l'adolescence avec
enthousiasme.</p>
<p></p>
<p>*flash back*
Son père était assis devant son bureau, tentant vainement de
noircir de sa plume des pages qui s'obstinaient à demeurer
blanches. Jill, recroquevillée sur un fauteuil non loin,
l'observait sans un mot, comme à son habitude. Son père avait
soupiré pour la énième fois et déclaré :</p>
<p>
- Eh bien, il semblerait que l'étincelle d'inspiration qui m'est
venue tout à l'heure ait décidé de rester braise. Je ne peux pas
écrire si elle s'obstine à ne pas s'enflammer...</p>
<p>
Puis il s'était tourné vers sa fille qui lui souriait gentimment et
avait été bouleversé par sa ressemblance avec sa mère. Le coeur
encore à vif à cause de l'accident de sa femme, il avait retenu ses
larmes et s'était mit à gratter le papier sans plus pouvoir
s'arrêter. Jill le regardait avec tritesse, sachant fort bien
qu'elle lui rappelait sans cesse sa défunte épouse. Elle aurait
voulu le cosoler mais, ayant elle même le coeur lourd de tritesse,
elle ne savait quoi dire. Alors elle se faisait toute petite pour
ne pas encombrer son père et l'observait avec tendresse, attendant
patiemment qu'il daigne se rappeler de son existence en tant que
fille et non en tant que souvenir de sa femme.
*fin du flash back*</p>
<p>
- Il est bien loin ce temps là...dit-elle, un brin nostalgique. Si
seulement papa avait su garder la tête froide comme son héros et
surmonter les obstacles un à un... Il a écrit ce qu'il aurait voulu
faire pour ensuite abandonner lâchement sa fille
et...</p>
<p>
Jill serrait les poings si fort sur la tasse qu'elle finit par
céder sous la pression de ses doigts. Elle émit un petit cri de
surprise et pesta contre elle-même. Elle s'était pourtant jurée
d'enterrer ces souvenirs qui ne valaient pas la peine d'être
ravivés. Elle nettoya le parquet puis, décidée à se changer les
idées, replongea dans sa lecture. Quelques minutes plus tard, de
nouveau captivée par les péripéties épiques, elle oublia ses
sombres ruminations et s'abandonna totalement dans l'univers fictif
qu'elle s'était crée par ses impressions et par les directives de
l'auteur.
</p>
<p>
Hélas ! Cette accalmie fut de courte durée. La sonnerie stridente
de son portable la ramena brutalement à la réalité. Elle grogna en
cherchant le téléphone. Depuis toujours elle détestait les
technologies. Et l'interêt croissant que portaient les gens à ces
dernières la rebutait encore plus. Ils délaissaient les riches
trésors dont recelaient les ouvrages au profit des "divertissements
pixellisés abrutis et grillant le peu de neurones qu'il restait
encore à ces pauvres moutons" pour reprendre les termes de Jill. A
cause de cela et la crise économique aidant, l'industrie littéraire
battait de l'aile depuis quelques années.</p>
<p>
- Quelle bande d'abrutis ! Rien ne vaut la chaleur des mots, la
création de son univers propre tout en restant dans l'état d'esprit
que l'auteur a voulu transmettre, l'agréable sensation au toucher
des pages... Alors que ces conneries commerciales nous enferment
dans les barrières de l'univers d'un autre et sont dénuées
d'interêt, froides et tellement... tellement débile ! C'en est même
plus chiant que distrayant. Tu m'étonnes que les jeunes savent plus
écrire de nos jours !</p>
<p>
Elle se cogna l'orteil contre la table basse et laissa échapper un
juron en maudissant le frustrant moyen de communication qu'elle
détestait plus que n'importe quel objet et qui semblait décidé à la
faire sortir de ses gonds. Elle s'en serait bien passée si elle
n'en avait eu besoin pour son travail. Maugréant de plus belle, la
sonnerie stridente faisant sauter les denières serrures qui
tenaient close sa colère, elle mit enfin la main sur son mobile.
Elle décrocha après s'être informée de l'identité du harceleur et
se prépara mentalement à lui faire ressentir toute l'ampleur de son
courroux.</p>
<p>
- Crystal, t'as 30 secondes pour m'expliquer la raison de ton
appel.</p>
<p>
- Hum bonjour à toi aussi Jill. Bien dormi ? Quoi que te
connaissant, t'as du passer la nuit dans tes bouquins. Je suis
ravie de voir que tu es toujours aussi charmante.</p>
<p>
- Si tu m'appelles pour m'emmerder, autant raccocher de suite.
grogna la concernée.</p>
<p>
- Roh mais je te taquines ma Jiji ! Tu sais bien que c'est mon
passe-temps préféré.
- 10 secondes.</p>
<p>
- Attends c'est vraiment important ! s'exclama
Crystal.</p>
<p>
- Aussi important que la fois où tu m'avais appelé en pleurant
parce qu'Il était mort ?</p>
<p></p>
<p>*flash back*
Il était pas loin de 3 heures du matin quand la sonnerie de son
portable avait tiré Jill de la lecture d'un livre. L'ayant à
proximité, elle avait décroché, trop lasse pour
s'énerver.</p>
<p>
- ...Ji...Jill... avait fait une voix entrecoupée de
sanglots.</p>
<p>
- Crys' ? Qu'est ce qui se passe ?</p>
<p>
- ... J'arrive pas à dormir ! Il est.... il
est...</p>
<p>
- Oui quoi ? Qui est quoi ?</p>
<p>
- ...Il est mouru ! puis elle avait explosé en
larmes.</p>
<p>
- T'es chez toi là ? J'arrives tout de suite !</p>
<p>
Et elle avait raccroché, alarmée par la tristesse de Crystal. Elle
n'avait même pas pris la peine d'attraper une veste et
s'était precipitée dehors, bouleversée par le chagrin de son amie.
En arrivant à l'appartement de Crystal, elle avait paniqué en
découvrant la porte ouverte et les pièces plongées dans le noir.
Elle tendit l'oreille et perçut des sanglots étouffés provenant du
salon. Elle s'y dirigea, se demandant ce qu'elle allait bien
pouvoir dire à sa meilleure amie pour la consoler. Crystal était
recroquevillée sur elle même, la tête enfouie dans un coussin
de satin rose. Elle s'obstinait à regarder toujours la même scène
d'une série : un homme se faisant tirer dessus. Son amie leva un
regard noyé de larmes vers Jill. Cette dernière crut alors
comprendre la cause de ses pleurs et demanda :</p>
<p>
- ...Pitié, dis moi que j'ai tort. Tu m'appelles quand même pas à
3h du mat en pleurs parce qu'un personnage de série B vient de se
faire buter ?</p>
<p>
- Mais c'est John ! fit-elle avec une mine
boudeuse.</p>
<p>
- Oh c'est John ! mais alors ça change tout ! ... avait déclaré
Jill sur un ton mielleux avant d'exploser. Putain mais tu te fous
de moi ? TU TE FOUS DE MOI ? Non mais quelle conne ! M'appeler pour
un détail aussi futile ! Tu te rends compte que j'ai eu la peur de
ma vie quand tu m'as téléphoné ? J'ai cru que tu t'étais encore
perdue dans un quartier malfamé et que tu... reste zen ma petite
Jill. Mieux vaut ne pas imaginer la suite. Quelle cruche tu fais
vraiment ! Tu penses à mon pauvre petit coeur des fois ? J'ai
tellement flippé que j'ai même hésité à prendre ressortir mon
berreta de son tiroir poussiéreux et ...</p>
<p>
Et Jill avait continué à sermonner Crystal jusqu'à que cette
dernière s'assoupisse, n'ayant visiblement pas écouté un traître
mot de la remontrance de son amie.
*fin du flash back*</p>
<p>
Le rire cristalin de la blonde résonna à travers le combiné avant
qu'elle ne s'exclame d'un ton enjoué :</p>
<p>
- Non c'est pas aussi important mais ça vaut le détour. Oh en
parlant de John ! En fait il était pas mort,
il...</p>
<p>
Jill lui raccroha au nez, n'ayant vraisemblablement pas envie
d'entendre l'histoire du fameux John. Crystal, à la fois agacée et
amusée par le comportement de son amie, recomposa son numéro. La
brune décrocha après plusieurs tonalités, toujours d'une humeur de
chien.</p>
<p>
- Enfin tu décroches ! Pas trop tôt !</p>
<p>
Un nouveau grognement de Jill fut sa seule
réponse.</p>
<p>
- Abrèges tu veux ! Je suis en plein milieu d'un combat épique là !
T'es en train de me casser tout le mythe !</p>
<p>
- Clint Karlinson-venir-France-stop.
Lui-venir-dans-maison-édition... Celle où on travaille Jill ! C'est
nous qui allons assurer son confort et son emploi du temps pendant
son séjour ! hurla-t-elle, très excitée par cette
nouvelle.</p>
<p>
- ... Et tu trouves cette nouvelle moins importante que la
pseudo-mort d'un personnage fictif ? ... T'es désespérante !
soupira-t-elle.</p>
<p>
- C'est tout ? Ton enthousiasme fait peur à voir ! C'est un de tes
auteurs préférés quand même !</p>
<p>
- Son style et ses intrigues me plaisent, mais sa personne en
elle-même... comment dire ? Je m'en fous ! Du moment qu'il me
plante pas là et qu'il écrit la suite de l'histoire, moi ça me
va.</p>
<p>
- Ouais, ben t'as interêt à faire preuve d'un peu plus
d'enthousiasme parce que c'est toi qui va t'occuper de lui pendant
son séjour !</p>
<p>
- Quoi ? s'offusqua Jill. Mais je suis assistante d'édition moi pas
baby-sitter ! Il peut pas se débrouiller tout seul le Clint ? On a
pas élevé les cochons ensemble à ce que je sache. Merde à la fin
!</p>
<p>
- Et ben moi je suis l'éditrice et... c'est un or-dre
!</p>
<p>
Sur ce Crystal raccrocha avant que Jill ne se mette à lui lancer
des insultes qui auraient fait pâlir le diable en personne. Elle
était si énervée et crispée qu'elle balança son portable par terre.
Il explosa en mille morceaux au contact du sol. De colère, elle
frappa le premier objet qui lui passa sous la main en pestant
intérieurement contre son amie et patronne. Elle tenta de se calmer
en vain. Pas même la lecture ne parvint à l'apaiser. Fulminante,
elle arracha une veste de son porte-manteau et sortit de sa maison
en claquant la porte. Malgré l'heure matinable, elle se rendit au
bureau d'édition d'un pas ferme et décidé.</p>
<p>_______________________________________________</p>
<p>*s'affale sur une
chaise avec choooo cacao pour se remonter le moral après un dur
labeur*</p>
<p>Pfiou ! Enfin bouclé
le first chap ^^</p>
<p>J'espère que c'est pas
trop long à lire et que vous l'appréciez.</p>
<p>_______________________________________________</p>
<p>Poesieboheme : j'ai
beaucoup écris de poèmes... enfin beaucoup... en tout cas j'ai un
skyblog avec quelques poèmes.</p>
				</div>			</content>			<id>http://reiyel.blog.jeuxvideo.com/1384416/Chapitre-I/</id>			<link href="http://reiyel.blog.jeuxvideo.com/1384416/Chapitre-I/" />			<author>				<name>reiyel</name>				<uri>http://reiyel.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-08-10T20:32:35+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Publicité</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p>



</p>
<div>Découvrez la playlist
Playlist 1 de manweiell</div>
<p></p>
<p>T'as un blog ? Une
fiction ? Alors c'est le moment de te faire de la pub.</p>
				</div>			</content>			<id>http://reiyel.blog.jeuxvideo.com/1384403/Publicit/</id>			<link href="http://reiyel.blog.jeuxvideo.com/1384403/Publicit/" />			<author>				<name>reiyel</name>				<uri>http://reiyel.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-08-10T14:35:35+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Avertissement, Màj, Questions et divers</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>
_____________________________________________________</p>
<p>/!\ Avertissement et explications /!\</p>
<p></p>
<p>- Cette histoire est
une fiction tout droit sortie de mon petit esprit. Toute
ressemblance avec le monde réel ou d'autres histoires est pure
coïncidence.</p>
<p></p>
<p>- J'accepte toute
les critiques du moment qu'elles sont
constructives.</p>
<p></p>
<p>- Si vous voyez des
fautes d'orthographe, n'hésitez pas et corrigez moi !
;)</p>
<p></p>
<p>- Certains chapitres pourront présenter des scènes à
caractère violent, sexuel, raciste... Je préviendrais au début des
articles.</p>
<p>
_____________________________________________________</p>
<p></p>
<p>Ici, vous retrouverez
les Màj, pouvez poser toutes vos questions et divers petits plus
que j'ajouterai au fur et à mesure.</p>
<p></p>
<p>- Chapitre I online</p>
<p>- Chapitre II online</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://reiyel.blog.jeuxvideo.com/1384257/Avertissement-M-j-Questions-et-divers/</id>			<link href="http://reiyel.blog.jeuxvideo.com/1384257/Avertissement-M-j-Questions-et-divers/" />			<author>				<name>reiyel</name>				<uri>http://reiyel.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-08-10T19:40:47+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Les fantômes du passé</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>Les fantômes du passé</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Q</strong>uand présent et
passé s'en mèlent,
<strong>Q</strong>uand présent et
passé s'emmêlent,
<strong>J</strong>ill ne sait plus où
donner de la tête.
<strong>U</strong>n passé douloureux
qu'elle voulait obsolète
<strong>R</strong>essurgit à l'aube de
sa nouvelle vie,
<strong>A</strong> cause d'un homme,
un tombeur,
<strong>Q</strong>ui a mal choisi sa
petite-amie.
<strong>F</strong>aire taire son
coeur, faire face à sa peur...</p>
<p></p>
<p>Reiyel</p>
<p>
______________________________________</p>
<p></p>
<p>Visiteur du jour/du
soir, bonjour/bonsoir et bienvenue sur ce blog de fiction
!</p>
<p>*qu'est ce qu'il faut
pas faire pour paraître polie et bien élevée... ^^ je
plaisante*</p>
<p>Alors calez-vous
confortablement et... *repasse en mode bisounours* Thé ? Café ?
Chocos BN ? Petites patisseries qui sortent du
fou...</p>
<p>*se prend une brique
en pleine face*</p>
<p>- Bon ok, ben on va
commencer alors. Bo-nne lec-tu-re !</p>
<p>
______________________________________</p>
<p>Pour me contacter :
Reiyel-fictions@live.fr</p>
<p></p>
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