<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.jeuxvideo.com] redfool : <![CDATA[Rouge Grenadine]]></title>		<link>http://redfool.blog.jeuxvideo.com</link>		<description><![CDATA[Rouge Grenadine]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 17:39:16 +0200</pubDate>		<image>			<title>redfool.blog.jeuxvideo.com</title>			<link>http://redfool.blog.jeuxvideo.com</link>			<url>http://static.blogstorage.hi-pi.com/blog.jeuxvideo.com/r/re/redfool/images/mn/1232910599_regular.jpg</url>		</image>		<item>			<title><![CDATA[Rouge Grenadine - Lunatique]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">ROUGE
GRENADINE</span>


7
<span style="text-decoration: underline;">Lunatique</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: justify;">    J'étais
vraiment le roi des cons, le mec qui se plantait de cible à
embrasser et qui gardait sa connerie sur sa conscience. Moi, Andrew
Loiseau, je n'étais franchement pas doué. J'avais fait
fuir Lewis à une vitesse surprenante, cette manière qu'il
avait eu de passer à côté de moi en m'ignorant, sans même me
jeter un regard, j'en avais encore des frissons dans le dos.
Et Dana, heureuse de se dire qu'elle avait enfin eu raison
sur mon compte, elle qui se disait que je l'aimais
réciproquement, mon Dieu, si elle savait la vérité. J'étais
juste un bi ou un gay qui ne s'assumait vraiment pas, qui
fuyait, se cachait et se plantait royalement. Pourtant, je désirais
plus que tout embrasser à nouveau Lewis, avec lui, un simple baiser
se transformait en feu sur ma bouche, c'était intense et
vivant, alors que lorsque mes lèvres ont rencontré celles de Dana,
je n'avais rien senti, même pas une envie de la serrer contre
moi. C'était abominable, et dire que j'avais tout fait
foirer.
    Alors je devais absolument bouger, aller voir
Lewis avant qu'il ne soit trop tard. Je me souvenais encore
de là où il vivait, du moins, à peu près. Mais pour ce faire, je
devais passer par-dessus l'autorisation de mes parents, et
ça, ce n'était pas encore gagné. Alors j'avais deux
solutions : demander et me prendre un « non » en pleine
tête, ou alors faire le mur (faire la porte, plutôt) et revenir
discrètement durant la nuit. Comme je n'avais pas le choix et
que je devais à tout prix m'excuser auprès de Lewis, je
prendrai la seconde solution, sans aucune hésitations. Je voulais
le revoir.
    Vers vingt-deux heures, je fuyais donc mon
environnement familial et partais dans une mission suicide où
l'objet à retrouver devait m'en vouloir sérieusement.
Grâce à mon sens de l'orientation, je ne mis qu'une
demi-heure à retrouver l'immeuble où vivait Lewis, sans
chercher à comprendre, je rentrai dans le bâtiment et montai
jusqu'à l'étage où le nom « Elliot »
apparaîtrait. Sans trop de difficulté, je me retrouvai devant chez
lui, le c&oelig;ur battant à vive allure, me détruisant la poitrine
avec puissance. Il allait me buter en me voyant.
    Réunissant mon courage, je toquai à la porte et
quelques secondes plus tard, Lewis m'ouvrit, un sourire
absent sur les lèvres.
    - Comment on se débarrasse de toi ? Me
demanda-t-il, exaspéré.
    - Heu... Je voulais m'excu...
commençais-je à dire avant d'être interrompu par une gifle
instantanée en plein visage.
    Celle là, sur le coup, je ne l'avais pas
prédis. Je n'aurais pas cru qu'il serait à ce point
remonté contre moi. Remarque, j'avais une tête à tartes,
alors bon, j'aurais dû y penser.
    - Tires-toi d&lsquo;ici Andrew, me dit-il
clairement. En plus, je ne suis pas seul.
    Cette dernière phrase me fit écarquiller les
yeux grossièrement. Oubliant la douleur que je ressentais sur ma
joue droite, je le poussai de toutes mes forces et rentrai dans son
appartement sans prévenir et découvris, aussi étonnant que cela
puisse paraître, le mec blond, pote de Liposuccion !
    - T'es vraiment con Andrew !
M'insulta alors Lewis en allant rejoindre l'autre gars
pour le serrer par la taille, passant à côté de moi comme si de
rien n&lsquo;était. Maintenant, casses-toi, je n'ai vraiment
pas envie de te voir, les indécis, je les évite, et tes sautes
d'humeur commencent très sérieusement à m'agacer, alors
oublis-moi et prends une autre cible, mâle ou femelle, je
m'en contre-fiche mais barres-toi de chez moi !
    Le blond passa ses mains le long des hanches de
Lewis, soulevant légèrement son t-shirt, me faisant signe
qu'ils avaient quelques activités à pratiquer. Haineux, je
préférai partir sans commentaires, claquant violemment la porte
d'entrée pour aller m'écraser contre un mur au niveau
de la cage d'escalier, là où il ne pourrait pas me voir. Pour
le moment, je n'avais pas le cran de repartir, c'était
tellement stupide, je venais de me prendre la plus grosse tôle du
monde en pleine tête, Lewis me haïssait et ne voulait plus me
revoir, quand à ce blond, il répéterait sûrement à Lipo que
j'étais gay, c'était certain ! Mes jours étaient
désormais comptés, j'étais bon pour en baver...
    M'éclatant les mains sur le visage,
j'essayai de faire sortir quelques larmes de mes yeux, après
tout, ma situation était difficile désormais, c'était une
souffrance ce que je vivais ! Mais non, mes yeux restaient
complètement secs, je ne prenais jamais rien au sérieux, même pas
ma vie sociale ou ma vie sexuelle, même lorsque quelqu'un
décédé, je ne pleurai pas, alors, il était logique que je
n'arrive pas à chialer pour Lewis. Malgré tout,
j'essayai d'imiter les sanglots de ceux qui souffrent,
des espèces de faux tressautements de ma voix se firent entendre,
mimant les pleurs. C'était d'une laideur incomparable.
Je n'arrivais pas à pleurer. Alors, dans un soupir, je me
relevai et fixai les escaliers droits devant moi, je venais de
perdre ma chance avec Lewis, il fallait désormais que je retourne à
la maison purger ma peine, car forcément, vue ma malchance, mes
parents avaient dû choper ma sortie nocturne, donc d'ici que
mon père ne me déglingue pas la tête, il n'y avait pas des
kilomètres. Au moins, ça, ça me ferait peut-être pleurer.
    J'allais donc repartir quand soudainement,
une voix familière sortie de chez Lewis, il venait d'ouvrir
la porte et apparemment, le blond s'en allait. Déjà !
    - Merci Sean, tu viens de me sauver la vie
!
    - De rien, je te devais bien ça, assura-t-il en
retour.
    - Ce qu'il m'a fait tout à
l'heure, je le digérerai jamais, il est vraiment trop con !
Donc autant couper immédiatement, avant que je me lance dans une
relation avec un petit joueur.
    - N'y pense plus, de toute manière, il
doit être rentrer chez lui pour pleurer sa connerie ! Répondit,
hilare, le blond nommé Sean.
    - Je suppose, mais le plus dur, ça va être de
l'ignorer... Avoue qu'il est pas mal quand même,
il a visage si juvénile...
    - Tu parles, des comme lui, tu en trouveras où
tu veux !
    - Tu as raison, sans doute, je vais zapper ce
gamin et trouver quelqu'un de mieux ! S'exclama alors
Lewis, sans doute peu souriant, cela s&lsquo;entendant à sa voix.
Bon allez, à bientôt Sean et encore merci !
    - Ouai, pas de problèmes, à bientôt mec !
    Quelques secondes plus tard, j'entendis le
blond prendre l'ascenseur et la porte de l'appartement
se refermer. Je n'arrivais pas à y croire ! Ils avaient joué
la comédie ! Tout ça parce que j'avais fait le con et que
Lewis ne voulait plus de moi désormais ! Du moins, c'était ce
qu'il disait, mais visiblement, je lui plaisais plus que ce
que je ne le présumais. C'était excellent !
    Sans réfléchir, je retournai donc toquer à la
porte, décidé à ne pas laisser ce garçon me filer entre les doigts.
J'étais homosexuel, il fallait que je l'admette, je ne
pouvais plus rien y changer, c'était de plus en plus
officiel, j'éprouverai une trop grande peine si Lewis
décidait de me repousser à nouveau. Je le sentais au plus profond
de moi, je ne pouvais plus le décevoir désormais, ni lui, ni
moi.
    - Oui ? Dit-il en ouvrant de nouveau la porte,
son t-shirt passé aux oubliettes. Oh non, je ne peux pas y croire
!
    - C'était un mensonge ! Je vous ai entendu
! Lui dis-je, laissant mon regard descendre sur son torse, perturbé
par cette vision.
    - Imbécile ! Casses-toi ! C'était un
mensonge pour que je puisse me débarrasser d'un boulet tel
que toi ! Merde !
    - J'en ai rien à foutre !
M'écriais-je en bloquant la porte de mon pied. Laisse-moi
rentrer Lewis.
    - Non.
    - S'il te plaît.
    - Non, dégages !
    Alors, sans plus attendre, je le poussai à
nouveau et le forçai à me laisser rentrer dans son appartement.
Nerveux et surtout gêné, je perdis mes moyens lorsqu'il
s'approcha de moi pour me tirer par les bras et me jeter une
nouvelle fois dehors. Je résistai de mon mieux, mais la seule
résistance que je parvins à avoir fût celle de me retrouver par
terre, alors qu'il me tenait encore par les poignets.
    - J'hallucine Andrew... Mais
t'es vraiment un môme...
    - Ecoutes... lui dis-je en relevant ma
tête. Je sais que je ne suis pas doué, que je suis même un peu con,
j'ai dû te blesser tout à l'heure, et si ce n'est
pas le cas, je me suis blessé moi-même, je ne voulais pas
l'embrasser, c'était sur toi que j'avais envie de
courir, quand t'es apparu, ça m'a fait craquer
et...
    - Arrêtes ton charabia Andrew et sors de chez
moi, c'est limite de la violation de domicile.
    - Non, je veux que tu m'écoutes !
Insistais-je, toujours écroulé par terre. Lewis, pour moi, tout ça,
c'est nouveau, je ne savais pas que j'étais attiré par
les hommes, ou du moins, par toi, et ça me fout les boules tu sais
! Toi, t'as l'air habitué, tu t'en sors plutôt
bien et tu acceptes ça facilement, mais pour moi, c'est
complètement différent ! Il y a encore quelques temps,
j'aimais les gonzesses, j'en étais convaincu et puis
t'as débarqué dans ma vie et tu m'as donné envie de
t...
    Je me coupai, n'arrivant pas à formuler ma
phrase correctement. Lewis me regardait de haut, près à me jeter à
la fin de ma tirade où j'étais profondément ridicule. Il me
semblait qu'il n'y avait plus d'espoir quand
soudainement, sans trop savoir pour quelle raison, il me lâcha les
bras et me gifla à nouveau, me faisait tomber sur le côté.
J'allais me redresser quand je sentis un violent coup de pied
m'atterrir dans le bas du dos.
    - Aie !! M'écriais-je, endoloris.
    - Tu m'énerves ! Me répondit-il,
s'éloignant de moi.
    Je me relevai tant bien que mal et le suivis,
voulant savoir ce qu'il en était pour lui, il dû me sentir
derrière son dos car il se retourna de vive allure pour me frapper
une nouvelle fois, chose que j'esquivai avec brio, cette
fois-ci.
    - Du calme Lewis, s'il te plaît... Je
sais que j'ai fait le con, mais je ne mérite pas ça.
    - Non, tu mériterais que je te jettes dehors à
coup de pied dans le cul ! M'hurla-t-il en m'indiquant
la sortie du doigt.
    - Désolé... répondis-je en baissant la
tête.
    Je devais être rouge comme une tomate tellement
la situation me gênait. Cette fois-ci, je l'avais gravement
agacé, je ne savais pas qu'il avait un caractère si brutal
lorsqu'il n'était pas ravi, mais tant pis pour moi, je
l'avais bien chercher sur ce coup. Alors, sans réfléchir, je
lui bondissais dessus, près à l'embrasser. Cependant, il me
repoussa fortement, me projetant contre le mur derrière moi. Mon
visage se crispa au contact du béton qui me fit mal.
    Je l'observai de loin, les mains relevées,
comme si quelqu'un était en train de m'arrêter. Il
s'avança alors vers moi et soupira bruyamment, son regard ne
m'indiquait rien de bond, lui qui était pourtant si
rayonnant, vivant et chaleureux, ce soir, il n'était
qu'une violence qui m'était intégralement destinée.
J'en éprouvai beaucoup de douleur.
    - Pardonnes-moi... lui murmurais-je, le
fixant tristement.
    - Tu parles, si je te pardonnes, demain, tu
auras un comportement encore plus puéril que celui
d'aujourd'hui, j'en ai marre de toi Andrew et ça
ne fait que quelques jours que je te connais. Ca a été une grave
erreur de te chercher, je n'aurais jamais dû ! Me
cingla-t-il, dans une colère noire.
    Baissant les yeux, je ne savais pas quoi lui
répondre, seule une solution semblait apparaître dans mon esprit,
alors sans trop savoir pourquoi, je retirai mes vêtements un à un
sous son regard médusé pour finalement me retrouver complètement nu
devant lui. Cachant une certaine partie de moi en rougissant, je le
regardai de nouveau et lui murmurai, la voix angoissée :
    - <em>Fais ce que tu veux de moi</em> pourvue
que tu me pardonnes...</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></description>			<link>http://redfool.blog.jeuxvideo.com/1267698/Rouge-Grenadine-Lunatique/</link>			<comments>http://redfool.blog.jeuxvideo.com/Rouge-Grenadine---Lunatique-08032009-013307-lp-1267698.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://redfool.blog.jeuxvideo.com/1267698/Rouge-Grenadine-Lunatique/</guid>			<pubDate>Sun, 08 Mar 2009 01:33:07 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Rouge Grenadine - Minou Minou !]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">ROUGE
GRENADINE</span>


6
<span style="text-decoration: underline;">Minou
Minou !</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: justify;">    - Andrew,
ressaisis-toi ! Me dis-je discrètement à moi-même, le soir venu,
assis devant mon ordinateur. Tu vas te prouver que les vagins et
toi, c'est pour toujours !
    Je fixai l'écran comme s'il était
mon adversaire. Il fallait que je parvienne à oublier cette maudite
lubie que représentait Lewis, il fallait que je mette un point
d'honneur à ce problème (et que j'arrête d'être
si... tendu, en pensant à lui).
    Me dirigeant immédiatement sur Internet,
j'éteignais rapidement la lumière de ma chambre, je ne tenais
absolument pas à voir mes parents débarquer dans l'instant.
Google s'ouvrit devant mes yeux avides de ma future liberté,
et sans plus attendre, je fonçais dans mes adresses favorites et
trouvai facilement ce que je convoitais ; l'un des meilleurs
sites de cul que je puisse connaître au monde !
    La barre de recherche des vidéos en streaming me
demanda de taper plusieurs mots clés, et bien sûr, le site était en
anglais, mais lorsqu'il s'agissait de ce genre de
distraction, je me révélais très doué dans cette langue.
    - Pussy... pussy est un mot
important...
    Il fallait absolument que je vois un vagin,
c'était vital pour ma sexualité, si je me sentais en parfaite
osmose avec une image de paire de gros sein qui remues, alors là,
je serais délivré ! Il fallait que cette habitude me revienne de
droit, c'était important. Je cliquai alors sur la première
vidéo qui passait, la lançant sans plus attendre, et patientai
quelques secondes le temps du chargement. Posant mon regard sur mon
caleçon, je lui murmurais très élégamment :
    - Tu vas voir qui c'est qui commande ici
!
    Et sans plus attendre, je démarrai la vidéo,
mettant mon casque sur les oreilles. Le scénario de base était
tellement vulgaire que je cru ne jamais pouvoir regarder plus
d'une minute, mais il fallait que j'en passe par là
pour revivre au grand jour, sans passer par un <em>coming out</em>
auprès de mes parents.
    Ainsi, dix minutes passèrent, la fille avait
déjà eu le temps de côtoyer les parties les plus... intimes du
garçon, mais, malheureusement, presque rien ne se passait en bas,
sur moi. Déçu, je retirai la vidéo et en cherchai une autre. Le
temps que je trouve de quoi me satisfaire, et le peu de choses qui
avaient tenter de se montrer se démotivèrent, me forçant à me
sentir de plus en plus stupide à faire ça. Pourtant, ce
n'était pas comme si c'était la première fois ! Je
venais parfois sur ce site, mais les raisons étaient différentes,
je ne tentais pas de me prouver que je n'étais pas gay, je me
faisais simplement plaisir en ce temps là ! Or, aujourd'hui,
la cause était bien moins agréable.
    Un éclair de génie me traversa alors
l&lsquo;esprit, peut-être qu'en lançant une vidéo entre mecs,
je serais tellement choqué et dégoûté que rien ne se passerait
aussi ! Si ça se trouvait, j'étais simplement pas
d'humeur à ça ce soir (cas rare, cela dit). Un sourire
réapparaissant sur mes lèvres, je me mis à taper les mots comme
« gay » et « sex » sur mon clavier, fière
d'avoir trouver une autre technique pour effacer Lewis de mes
pensées. Sans aucune crainte, j'ouvris la première vidéo qui
passait et me lançai dans l'opération « n'aime pas
les pénis ». Ricanant, j'attendis quelques minutes, déjà
sûr de moi. Le départ fut comme je le rêvais ; aucune
réaction.
    - T'as vu ça, hein ! Dis-je en regardant
de nouveau mon caleçon. T'as perdu !
    Tout à coup, sachant que durant le temps où
j'avais baissé la tête, j'avais décidé d'aller
plus loin dans la vidéo, un son étrange me parvint aux oreilles ;
un bruit de succion. Me redressant soudainement tout en voyant deux
hommes se faire le plus grand bien, magner la situation bien mieux
qu'une... une fille, je sentis ma propre... ma
propre trahison me répondre : « Ah Ah Andrew ! C'est toi
qui a perdu !! ».
    Un cri aiguë sorti alors de ma bouche tandis que
j'essayais de contrôler une chose incontrôlable. Refermant
mon ordinateur portable sans aucune délicatesse, j'étouffais
le hurlement d'un « non » et faisait semblant de
pleurer alors que la dure (malheureusement) réalité de mon
homosexualité se dévoilait (presque) au grand jour (du moins, mon
jour).
    - C'est pas possible...
    Et un murmure dans ma tête se fit entendre :
« Game Over ».

    Le lendemain, je me traînai tristement au lycée,
sans aucune envie de croiser Lewis, ni qui que se soit. La
confirmation d'apprécier plus les hommes que les femmes me
déstabilisait horriblement. J'avais l'impression que
tout le monde me dévisageait, comme s'ils étaient tous au
courant de mon changement - si changement il y avait.
    Quand j'avais détaillé Lewis la première
fois, et lorsque je détaillais mes amis pour les photographies, je
pensais que ce n'était que d'un &oelig;il artistique,
mais Lewis m'avait prouvé l'inverse de cela, en fait,
je devais être bisexuel - je ne pouvais pas encore me considérer
comme totalement attiré par les mecs, c'était plus fort que
moi - depuis plus longtemps que je ne le pensais, sauf que je
n'y avais pas encore vraiment pensé.
    Je soupirai, presque malheureux, en arrivant
devant le bahut. Au loin, j'aperçu Dana, elle me fixait
intensément, les yeux plein de gênes, elle n'osait plus me
parler depuis le coup de téléphone, et tant mieux, elle
n'avait aucune chance avec moi, cette fois-ci, elle pouvait
en avoir la certitude. Je comprenais mieux maintenant, ce qui
pouvait m'empêcher de la vouloir, c'était désormais
limpide. Et comme pour me prouver ces dires, Lewis sortit du lycée,
allant sans doute fumer une cigarette à l'extérieur, en le
voyant doubler Dana, je pus faire une comparaison entre eux, et mon
c&oelig;ur s'enflamma en pensant à lui, plutôt qu'à
elle... même nue. En passant à côté de moi, Lewis me frôla de
son épaule, plantant son regard dans le miens, je déglutis face à
cette approche. Il m'envoya un furtif sourire tout en mettant
sa cigarette à sa bouche (geste que je trouvais soudainement
érotique, vu ce que j'avais aperçu hier, sur la vidéo). Je
voulu le suivre du regard, et peut-être même l&lsquo;accompagner,
mais ma gêne me força à rentrer dans le bahut, comme si de rien
n'était - hormis mon c&oelig;ur proche de l'explosion,
tout était parfait.
    - Tiens, v'là le débile qui redouble une
troisième fois sa seconde ! S'écria une voix que je ne
connaissais que trop bien pour la maudire plus que tout.
    - Oh, Liposuccion ! J'espère que tu vas
bien toi aussi ? Répondis-je, un grand sourire aux lèvres comme si
j'étais ravi de le voir.
    Surnom très fin, oui, mais ô combien excellent !
Je nommais ce garçon ainsi parce qu'il avait une peau grasse,
visqueuse et qui semblait tomber comme si on lui avait retirer
toute sa graisse. Digne d'une liposuccion ratée, quoi ! Et
comme nous ne nous supportions pas, les petites attentions comme
celles-ci me plaisaient grandement.
    Son véritable prénom était, il me semblait,
Daniel. A bien le regarder, ce n'était pas un laideron sur
patte, il me faisait juste penser à vautour, c'était tout. Il
avait des cheveux noirs relativement longs, des yeux de la même
couleurs et surtout, une allure grossière. En principe, il
s'habillait toujours avec des habits semblables, parfois,
j'avais l'impression qu'il n'avait que ça à
se mettre, c'était assez effrayant. Mais bon, comme je ne
l'aimais pas, le voir se fringuer comme un porc qui pue ne me
dérangeait pas !
    - Fais gaffe, tu pourrais avoir des ennuis à
m'appeler comme ça ! M'avertit-il, me faisant avoir un
immense sourire aux lèvres.
    - Pourquoi, tu vas lancer ton cerveau à ma
poursuite ? Dans ce cas, j'ai encore une sacré marge pour
fuir !
    - C'est toi le crétin !
    - Qui dit « crétin », dit alors
« le cerveau déconne », donc moi au moins, j'en ai
un !
    Je le vis commencer à s'élancer vers moi
avant d'être rattraper de justesse par l'un de ses amis
; un garçon aux cheveux opposés à ceux de Liposuccion, des cheveux
aussi blonds que le blé. Impressionnant de les voir ensemble.
    - Casses-toi, m'ordonna alors ce type, me
dévisageant.
    - Penses à te laver les mains, lui répondis-je,
fixant le bras encore tenu de Daniel.
    Ce dernier manqua de s'élancer à nouveau
en comprenant mon sous-entendu, je partis en courant avant
qu'il ne s'énerve de trop et continuait de rire comme
un idiot. Ce type me défoulait, c'était excellent, je
n'avais que très rarement rencontrer des gens aussi
inutiles.

    Les heures de cours passèrent à une vitesse
incroyable, j'étais passé du matin à dix-huit heure sans
réellement m'en rendre compte, cela dit, j'étais pas
mal dans la lune donc le temps allait très vite, ce n'était
pas pour me déplaire.
    A la sortie du lycée, j'aperçu une petite
silhouette qui semblait patienter et qui s'était tourné vers
moi à l'instant même où j'étais apparu. Soupirant, je
m'approchais de Dana sans en avoir vraiment
l'envie.
    - Andy ? M'appela-t-elle, sans me laisser
le temps d'ouvrir ma propre bouche.
    - Oui, que veux-tu ? Demandais-je, le ton
relativement sec.
    - Ecoutes, je sais que tu me prend pour une
conne, une fille nulle, stupide et atrocement gamine, je l'ai
compris ces derniers temps, mais tu vois...
    Elle marqua une petite pose, prenant une grande
inspiration :
    - Andrew, je suis amoureuse de toi...
Et...
    - Ne dis rien d'autre Dana, la coupais-je,
n'ayant pas envie de devoir lui faire du mal.
    Je réfléchissais à un moyen de lui dire
gentiment qu'elle ne m'intéressait pas et qu'elle
n'avait aucune chance avec moi, quand je vis Lewis sortir du
lycée à son tour, atrocement beau, m'attirant d'autant
plus que d'ordinaire. Le soleil était fort bas à cette
heure-ci et cette luminosité donnait une importance encore plus
grande au charme de Lewis, c'était une souffrance que de le
voir avancer, me fixant intensément. Alors, sans trop attendre,
perturbé par cette vision, je me retournai sur Dana et
l'embrassai à pleine bouche...
    Bien joué...</p>
<p style="text-align: right;"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Mélo</span> =></strong> HAN !
Horreur ! Comment peux-tu comparer <span style=
"text-decoration: underline;">MON Valéry</span> à Daniel XD OMG!!
Il est la représentation d'une personne que je n'aime pas et qui
porte aussi ce nom là ! J'm'étais pris la tête avec, du coup, j'ai
créé un perso inutile et moche x)... Mon pauvre petit Val
d'amour... OMG OMG.. *met ses mains sur les oreilles de Val*
<em>N'écoutes pas la <strong>vilaine</strong> Mélo mon chéri</em>
é.è</p>
<p style="text-align: right;"> </p>
]]></description>			<link>http://redfool.blog.jeuxvideo.com/1257712/Rouge-Grenadine-Minou-Minou/</link>			<comments>http://redfool.blog.jeuxvideo.com/Rouge-Grenadine---Minou-Minou---23022009-171012-lp-1257712.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://redfool.blog.jeuxvideo.com/1257712/Rouge-Grenadine-Minou-Minou/</guid>			<pubDate>Mon, 23 Feb 2009 17:10:12 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Rouge Grenadine - La Bonne Question]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;">Je suis hyper malade,
donc pardonnez s'il y a des fautes dans le chapitre, c'est un
miracle que je tienne assise sur une chaise tellement je suis K.O.
C'est l'aspirine qui vient de me permettre de rester solide durant
une paire d'heures. (sans compter que j'ai
mauvaise conscience d'être malade juste avant d'être en vacances
T_T ça m'épuise d'autant plus de me sentir paranoïaque avec ma
classe qui doit se dire "lisa s'est foutue en vacances une semaine
avant nous"... T___T *entend la voix de quelqu'un qui lui dit "mais
tu t'en fous des autres ! è_é".. ouai.. vite fait..
T_T).</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">ROUGE
GRENADINE</span>


5
<span style="text-decoration: underline;">La Bonne
Question</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: justify;">    Mes lèvres
tremblaient comme pas permis. Je ne comprenais pas ce qu'il
m'arrivait, je n'avais jamais été aussi nerveux
qu'en cet instant, même les conflits avec la famille
n'était pas bourrés d'une tension aussi effrayante pour
moi. Je ne pouvais pas être gay, c'était impossible,
c'était la dernière chose que j'avais envisagé dans ma
vie, et voilà que mon propre corps me trahissait, qu'il
bougeait et rêvait d'être entre les mains de Lewis.
<em>Ahhh... bominable !</em>
    - Craques pas ici Andy, viens... me dit-il
soudainement, m'attrapant par le poignet pour me tirer
ailleurs.
    J'avais le sentiment d'avoir à
nouveau cinq ans, c'était insensé.
    - Lâches moi... murmurais-je, essayant de
dégager ma main qu'il serrait fermement.
    Mais il ne m'entendait pas,
m'entraînant au travers de la foule qui ne semblait même pas
nous remarquer. Après deux longues minutes de marches, il me força
à rentrer dans un vieux bar que je ne connaissais pas vraiment ;
j'y avais sûrement déjà mis les pieds, l'atmosphère
m'était connue, mais pas depuis longtemps.
    Nous avançâmes entre les rangées de chaises et
rapidement, nous primes place au fond du bar, là où il y avait de
larges banquettes rouges. Lewis me força à m'asseoir sur
l'une d'entres elles et prit place face à moi, de
l'autre côté de la table, sur une chaise qui ne me paraissait
pas confortable.
    - Si t'es pas gay, tu vas éviter de péter
ton câble devant le bahut, sinon, tu vas te griller tout
seul.
    Soupirant devant sa lucidité, je plaquais ma
tête entre mes mains, coudes sur la table. J'étais réellement
mal barré, j'aurais voulu que Lewis m'oublie,
qu'il ne m'entraîne pas, mais il avait sans doute eu
raison, s'il ne l'avait pas fait, j'aurais hurlé
« je ne suis pas gay ! » devant un tiers des gens du
lycée. Glauque.
    - Tu pleures ?
    - J'ai une gueule à chialer ?! Lui
répondis-je, relevant la tête vers lui.
    Et effectivement, je ne pleurais pas, je
n'aimais pas tellement ça de toute façon, un peu comme tout
le monde à vrai dire, mais chez moi, c'était affreux, je
ressemblais à un chat mouillé dés que je pleurais et puis, je
n'allais pas craquer pour si peu ! Il n'était question
que de ma sexualité pas de ma vie. Je ne pleurais pas facilement,
mais je riais avec une simplicité effarante. Je venais sûrement
d'une autre planète.
    - Pourquoi tu m'as entraîné ici
d'ailleurs ? Demandais-je, regardant autour de moi,
l'air un peu perdu.
    - Si t'avais vu ta tête tout à
l'heure, tu m'aurais compris.
    Il me fixa étrangement. Je fronçais des sourcils
et essayais de savoir ce qui pouvait tant le captiver.
    - T'es tout rouge Andrew...
    - Oh ça va ! Ta gueule !
    Je posais mes mains sur mes joues, tentant de
connaître mon taux de gêne quand quelqu'un vînt faire le
service. Nous commandâmes alors chacun une boisson différente, lui,
il se ruait sur un cocktail (ivrogne !) tandis que moi, je
préférais me reprendre en main face à un bon diabolo grenadine.
Lorsque nous fûmes servis, il s'arrangea pour avoir
l'autorisation de fumer dans l'enceinte du bar, et
chose qui me surprit, il en eut le droit. Choqué, je le vis donc
sortir son paquet de cigarettes et allumer l'une
d'entres elles.
    - T'en veux une ? Me demanda-t-il.
    Je me pinçai la lèvre inférieure pour toute
réponse et le dévisageait sans charme, aucun. Il ria devant mon
expression et me donna une clope que je m'empressai de mettre
à ma bouche, puis il me l'alluma, se penchant légèrement vers
moi. Nous nous regardâmes durant tout cet échange, la flamme qui
vînt devant ma cigarette illumina ses yeux de la couleur du soleil.
Il m'attirait atrocement, et cette pensée réduit à néant mon
espoir de ne pas être gay.
    - Tu ne devrais pas angoisser pour si peu, me
dit-il, prenant une gorgée de son cocktail, appliquant un regard
étrange sur moi.
    - Angoisser ? Pouah ?! Mais tu crois quoi ? Que
je panique à l'idée de changer mes attirances ? Tu crois
peut-être que je suis en stress parce que j'commence à
préférer les... les... les...
    - Hommes ?
    - Pénis.
    - Vue sous cette angle...
    Mes yeux étaient grands ouverts, je fixai mon
bourreau droit dans les yeux, il semblait se moquer de moi, se dire
que je faisais tout un drame d'une chose stupide.
C'était aussi ce que je pensais, si je préférais ces trucs
aux filles, et bien, voilà, se serait ainsi ! Après tout,
j'étais quelqu'un de très tolérants, mes parents
m'avaient apprit à ne jamais mal juger quelqu'un de
différent, sauf qu'ils avaient oublié de réfléchir à une
chose : que je pouvais être une de ces personnes différentes !
C'était là mon dilemme, devais-je lutter ou fondre sur lui
?
    - Ecoutes Andrew, je sais que ce n'est
vraiment pas facile, moi-même j'ai eu du mal le jour où
j'ai compris que je préférais les garçons aux filles.
    Je déglutis en l'entendant affirmer son
homosexualité, c'était idiot de ma part, mais j'avais
peur de cela. Je ne voulais pas qu'il admette ça et
qu'il me dise que ce n'était qu'une...
    - Ce n'est qu'une étape dans la
vie.
    ... une étape dans la vie. Merci, Lewis,
t'es formidable, pensais-je, posant ma cigarette dans le
cendrier.
    - Oui, et bien, ce n'est pas pour moi ?
Compris ?
    - On dirait que t'essaies de te convaincre
toi-même, me répliqua-t-il, un sourire amusé lui étirant les
lèvres, lui donnant plus de charme encore.
    Soudainement, il se leva, et je cru qu'il
allait m'abandonner ici, tout seul, à siroter mon diabolo
grenadine et ma mauvaise conscience. Mais ce ne fut pas le cas, il
vînt s'asseoir à mes côtés, se collant à moi et tournant son
visage sérieusement vers le miens, qui restait  stupidement
bloqué sur la table, les yeux écarquillés.
    Il n'y avait personne dans le bar, et nous
étions cachés par un mur, ce qui me laissa deviné quant à la suite
que Lewis envisageait. Je me reculais de quelques centimètres de
lui, pas apeuré, mais déjà traumatisé. Il se replaça de la manière,
s'avançant d'autant de centimètres que je m'étais
décaler. Mon visage était crispé, et mon c&oelig;ur battait un peu
trop fort à mon goût.
    - Regardes-moi Andrew.
    - Non, répondis-je instantanément.
    Je savais parfaitement que si j'obéissais
à cela, j'allais fondre, craquer et m'en vouloir.
C'était un jeu cruel. Je perdrais à l'instant où mes
yeux se fondraient dans les siens, dans sa couleur possessive, à
envier et purement chaleureuse. Il dégageait trop de sensualité, il
était beaucoup trop attirant pour moi, je ne pouvais pas me
permettre de prendre un tel risque.
    - Andrew ! S'agaça-t-il, claquant
fortement l'une de ses mains sur ma cuisse et la faisant
glisser jusqu'à mon entre-jambe. Regardes-moi, tout de
suite.
    Je ravalai ma salive, sentant que mon c&oelig;ur
allait s'extraire de ma poitrine à tout instant. Son
comportement, sa manière de me parler, ses gestes, mon corps était
attiré de toute part vers lui, ce n'était pas permis.
    - Andrew, je m'impatiente.
    Son visage n'était qu'à quelques
millimètres du miens, je sentais son haleine contre ma tempe. Je
devais trembler car il s'empara de ma main la plus éloignée
de lui avec celle qu'il n'avait pas encore posée sur
moi. Cette dernière, par contre, n'hésitez pas à remonter
vers mon ventre, soulevant mon t-shirt. J'aurais hurlé au
viol si je n'avais pas ressenti du plaisir à ce qu'il
faisait. <em>Oh Mon Dieu !!</em>
    L'instant d'après, j'avais
tourné ma tête vers lui et mes yeux se bloquèrent dans les siens.
Il y avait trop d'émotions pour que je parvienne à me dire
qu'il était humain, il semblait furieux, désireux de
m'avoir rien qu'à lui et à la fois compatissant de ma
peur. J'inspirai profondément quand il me dit, sur un ton
bas, trop bas :
    - Enfin.
    Et sans que je ne puisse me contrôler, je lui
bondissais dessus, m'écrasant sur lui pour l'embrasser
avant qu'il ne le fasse, le renversant en travers de la
banquette et écrasant mon corps contre le siens. Je ne pouvais me
contrôle, c'était animal, puissant et profondément naturel.
Lewis me faisait craquer, il me rendait fou. Je le voulais, je le
voulais autant que l'on veut vivre. Ses mains caressèrent mes
cheveux rouges tandis que je m'affolai sur lui, ne supportant
plus de résister à l'appel de son corps, à l'appel du
miens aussi. Ma raison s'évanouissait, déjà que je
n'étais pas pourvu de beaucoup de valeur, mais alors là,
elles s'effondraient toutes les unes après les autres tandis
que mes mains s'enfonçaient sous le chemisier de Lewis. Je
devais être encore plus sauvage que lui durant ces dernières
minutes, mais il m'avait cherché, il ne savait pas à quel
point je pouvais être...
    Il me repoussa brutalement, me forçant à me
rasseoir à ma place et plaqua ses mains sur mes hanches.
    - Waah.. Andrew, c'est...
radical.
    Mes yeux étaient grands ouverts, je
n'étais plus sur la planète Terre, j'étais perdu dans
son immense soleil. Il me tuait ma réalité à coup de désirs et
d&lsquo;envies.
    Essoufflé, il m'embrassa à son tour,
essayant de reprendre les dessus sur moi, seulement, je faisais en
sorte d'être plus fort que lui, et je grimpai sur ses
cuisses, à califourchon, tandis que je le plaquai contre le dossier
de la banquette. Je le dominai complètement, le rendant plus faible
qu'il ne l'était, il me jeta un regard ambiguë et me
dit, le ton aussi vif que ses yeux :
    - Ca va pas se passer comme ça !
    Et il me rejeta une nouvelle à ma place,
bloquant cette fois-ci mes poignets dans mon dos, entre ses
mains.
    - On est dans un bar Andrew, et tu viens à peine
de prendre conscience de ce que tu voulais, t'es limite en
transe là, tu fais flipper, et je ne tiens pas à être encore
victime de tes sautes d'humeurs, alors...
    Il était juste au-dessus de moi, son corps
écrasé contre le miens pour m'empêcher de bouger. Je me
débattais, essayant de lui bondir à nouveau dessus, mais il me
maîtrisait un peu trop bien, il était plus fort que ce que
j'avais pensé. Son regard se perdit dans le miens, plus
sérieux que durant les dernières minutes. Je savais qu'il
voulait à tout prix m'embrasser, mais il résistait à se
torturait. C'était intense, ce désir, vraiment, je
n'avais jamais connu ça, même pas avec une fille, ce
n'était pas de l'amour, ce n'était pas du désir,
c'était autre chose, il y avait une forme d'attirance
bizarre qui me reliée à lui, un lien à la fois brutal, troublant et
passionnant.
    Lorsqu'il me relâcha enfin, libérant mes
poignets endoloris par tout ce poids, je compris au moins une chose
: si nous avions une relation, elle ne serait en rien
romantique.</p>
<p style="text-align: right;"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">Plaisance</span> =></strong> Hey !
 Merci beaucoup pour tes compliments ! Ca
m'a vraiment fait plaisir ! Et puis, bien sûr, j'accepte ta demande
d'amitié sans aucun soucis !  Merci encore !!</p>
<p style="text-align: right;"> </p>
]]></description>			<link>http://redfool.blog.jeuxvideo.com/1254229/Rouge-Grenadine-La-Bonne-Question/</link>			<comments>http://redfool.blog.jeuxvideo.com/Rouge-Grenadine---La-Bonne-Question-19022009-152142-lp-1254229.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://redfool.blog.jeuxvideo.com/1254229/Rouge-Grenadine-La-Bonne-Question/</guid>			<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 15:21:42 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Rouge Grenadine - Complication]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">ROUGE
GRENADINE</span>


4
<span style="text-decoration: underline;">Complication</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">    En arrivant
devant ma salle de cours, je constatai - sans réelle surprise - que
Dana était déjà là, le regard perdu dans le vide, écoutant son Ipod
comme une paumée de la vie. Cela me rappela malencontreusement son
appel de cette nuit, ça avait été si stupide et visiblement, elle
ne s'en remettait pas, comme si cela pouvait m'avoir
atteint.
    Lorsque je me posai contre le mur, en face
d'elle, elle releva légèrement la tête, posa ses yeux sur moi
et se détourna maladroitement, gêné. Je ne lui disais rien,
qu'est-ce qu'elle voulait de plus ? Au moins, elle
savait que je m'en fichai totalement. C'était correct
de ma part ! Plusieurs gars de la classe se ramenèrent dans le
couloir au bout de quelques secondes, je me précipitai vers eux,
évitant ainsi d'être encore confronté à cette fille.
J'avais besoin d'une compagnie un peu moins angoissée,
limite frustrée.
    Rapidement, l'heure du cours arriva et
comme dans une jetée de porcs dans un bac de boue, nous rentrâmes
dans la salle. Gracieux. Obligatoirement placé aux premières tables
de la salle, j'entamais un méticuleux dessin quand, au bout
d'une trentaine de minutes, peut-être plus, la porte
s'ouvrit et mon c&oelig;ur s'enflamma à l'instant
même, manquant de sortir par ma bouche. Lewis venait de refaire
apparition, me plongeant une nouvelle fois dans une interrogation
atroce. Gay or not gay ? That is the question ! Not, of course
!
    - Bonjour, excusez-moi de vous déranger, mais on
m'a chargé de venir chercher Andrew Loiseau.
    - Qui êtes-vous ?
    - Lewis Eliott.
    Mon professeur d'anglais regarda
rapidement à travers ses petite lunettes ce bel... enfoiré
d'intrus qui en avait après moi. Je ne savais pas si son
histoire était vraie, mais j'avais sympathiquement peur de ce
qu'il pouvait m'arriver si j'y réfléchissais de
trop à ce sujet. Il voulait m'enlever.
    - Très bien, emmenez-le, de toute
manière...
    Il toussota doucement afin d'éviter de
formuler la fin de sa phrase qui me paraissait quelque peu vexante.
Je décidai de ne pas m'en soucier, de toute manière,
j'étais habitué, et puis avec mes parents sur mon dos, rien
ne pouvait être pire. En retirant Lewis, bien entendu.
    Quelques secondes plus tard, je sortais de la
salle avec mes affaires, tout en jetant un regard inquiet à mon
emmerdeur, je le questionnai :
    - Dis-moi, t'es pas réellement chargé
d'aller me chercher ?
    - Perspicace !
    - Te fous pas de ma gueule, j'préfère
encore retourner en anglais si c'est ça !
    - Non, Andrew, il fallait que j'te vois et
je n'ai trouvé de mieux que ce moyen-ci.
    - Hehem... acquiesçais-je
stupidement.
    Il s'arrêta net tout en se mettant devant
moi, ses yeux sans craintes, vifs et chaleureux me percutèrent
immédiatement, me déstabilisant. Mon c&oelig;ur enchaîna une vague
de battements trop forts pour que je parvienne à rester zen et je
commençai déjà à perdre toute faculté à observer sans rougir. Un
sourire s'esquissa sur les lèvres de Lewis tandis qu'il
continuait de me fixer.
    - Bon, il faut que tu viennes, j'ai
quelque chose à te montrer...
    Il reparti au même moment, ne se rendant pas
compte, au départ, que je restai là, à le regarder et que, dans un
geste malheureux, mes yeux descendirent sur ses fesses. Oh my
fucking God ! C'était un mec, il fallait que je me
ressaisisse !!
    - Andy ! m'appela-t-il, se retournant à
moitié.
    Et je reprenais la marche en sa compagnie.
    Après plusieurs couloirs qui me parurent encore
plus silencieux que d&lsquo;ordinaire, il m'entraîna dans les
toilettes du rez-de-chaussée. Je me stoppai net lorsqu'il se
retourna sur moi et me tendit son appareil-photo.
    - Regardes les clichés Andrew...
    - Qu'est-ce que c'est ?
Demandais-je, intrigué.
    - Je n'ai vraiment pas le courage de te le
dire à voix haute, et puis...
    - Et puis quoi ?
    - Rien.
    Il me lança un magnifique sourire tandis que
j'attrapais son appareil-photo. Allant dans le menu, je
m'attaquai rapidement aux clichés qu'il m'avait
demandé de regarder et là, je cru que j'allais poussé un
hurlement abominable.
    - Oh my God ! C'est pas possible !
    - C'est pas fini...
    Mon c&oelig;ur était en train de se décrocher de
ma poitrine. En relevant la tête vers le miroir en face de moi, je
constatai que mes joues avaient une teinte atrocement rouge tandis
que les clichés de ma première et UNIQUE relation homosexuelle
défilaient sur l'appareil-photo de Lewis.
    - Effaces-les ! Effaces-les toutes !
Ordonnais-je à mon... interlocuteur.
    - Je vais le faire, ne t'en fais
pas.
    - Je te l'ordonne, je refuse que tu gardes
des photos pareilles de moi ! Est-ce que c'est clair ?!
    Cette fois-ci, mon malaise s'écroula face
à ma colère.
    - Je n'aurais jamais dû, mais jamais dû te
suivre dans ce bar pourri !
    - Hey ! Avoues quand même que t'as passé
un bon moment !
    - NON ! Criai-je, essayant de ne pas prêter
attention à la sensation à la fois chaleureuse et frissonnante que
j'avais dans le ventre.
    Un sourire étrange se dessina sur le visage de
Lewis, il ne semblait pas croire ce que je venais de lui dire.
Pourtant, j'avais été clair, mon « non » était
impeccable, intransigeant, alors que pouvait-il imaginer
d'autre ?!
    Je le vis s'avancer vers moi d'un
pas sûr, il approcha son visage du mien, faisant frôler ses lèvres
sur les miennes. Je me reculai instantanément, effrayé, puis, me
retrouvant adossé au mur, je ne savais plus comment faire. Alors,
dans un geste sûr, il posa ses mains sur mes hanches et callant mon
bassin contre le sien. Je déglutissais. Ainsi positionné, je ne
pouvais retenir les battements de mon c&oelig;ur pendant
qu'il rapprochait férocement son visage du mien et que sans
aucune gêne, il m'embrassa. Au départ, ce ne fut qu'un
baiser très bref, presque anodin, mais lorsqu'il se colla
plus fermement à moi, j'ouvris - sans le vouloir (vraiment !)
- mes lèvres, et pour la première fois en pleine conscience,
j'échangeais un baiser fougueux avec Lewis. Un long, très
long et humide baiser.
    Lorsqu'il se détacha légèrement de moi,
laissant malgré tout son visage à quelques centimètres du mien, il
me demanda à nouveau :
    - Andrew, avoues que tu as passé un bon moment
l'autre soir...
    Je le fixai sans réellement savoir pourquoi. Mes
yeux se plongèrent dans les siens une énième fois et lorsque je me
dégageai de cette emprise qui me déstabilisait tant, je lui
répondais, la voix plus faible que je ne l'aurais voulu
:
    - Ne me touches plus jamais.
    A ces mots, il se recula de moi d'un bon
mètre, me relâchant complètement. Son sourire s'était éteint,
et il me regarda de haut en bas.
    - Très bien, les photos seront effacés, tu peux
me faire confiance.
    Puis je le vis avancer vers la sortie des
toilettes, me lançant bouleversé.
    - Aussi Andrew, excuses-moi de t'avoir
fait une chose aussi atroce, compte sur moi pour faire comme si on
ne se connaissait pas, je n'entacherais pas ta
réputation.
    Et il disparut, m&lsquo;abandonnant. Je tremblai
de toute part, encore retourné par ce que je venais de vivre. Ce
qui était le plus atroce, c'était cet effet que Lewis
m'avait fait. Je ne voulais pas y croire, c'était
impossible pour moi, il était hors de question que j'en pince
pour un garçon, c'était obligatoire. J'aimais les
filles !
    Avançant vers la sortie des toilettes, je passai
doucement la tête par la porte et regardai à droite et à gauche
s'il y avait encore quelqu'un. Constatant que la voix
était libre, je me manifestai dans le couloir, encore tremblant.
Immédiatement, je prie la direction de la sortie du lycée, comme
j'avais une heure de troue, j'allais en profiter pour
me rafraîchir les idées et tenter d'oublier cette mauvaise
phase, ainsi que cette mauvaise attirance.
    - Pas gay, je n'étais pas gay ! Pas gay !
Pas gay ! Murmurais-je en commençant à marcher le long du trottoir.
C'était impossible !
    Et comme pour me prouver l'inverse, je fis
à peine cent mètres que la silhouette atrocement belle de Lewis
réapparue sous mes yeux, sortant de la boulangerie avoisinante.
Paniquant, je courais me cacher derrière un poteau et n'osai
plus bouger.
    Restant ainsi paralysé, je me focalisai sur une
des lignes du passage piéton, essayant d'oublier que Lewis
n'était pas loin afin de pouvoir démarrer de nouveau. Je
n'eus pas le temps de rassembler tout mon courage
qu'une main vînt se poser sur mon bras.
    - Tu joues à quoi là ? Je t'ai traumatisé
à ce point là ?
    Mon visage s'empourpra de nouveau, Lewis
me faisait face, encore et toujours Lewis. Le monde n'était
peuplé que de lui !
    - Ta réaction est vraiment extrême Andrew,
c'est limite vexant...
    - C'est pas ça...
    - Qu'est-ce que c'est alors ?
    Mes lèvres s'entre-ouvrirent légèrement,
j'étais horriblement mal à l'aise, je ne savais même
pas comment j'allais pouvoir prononcer ces mots. Soudain,
tout en prenant une profonde inspiration, je réussi à murmurer
:
    - Je suis gay ?</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></description>			<link>http://redfool.blog.jeuxvideo.com/1242742/Rouge-Grenadine-Complication/</link>			<comments>http://redfool.blog.jeuxvideo.com/Rouge-Grenadine---Complication-04022009-194729-lp-1242742.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://redfool.blog.jeuxvideo.com/1242742/Rouge-Grenadine-Complication/</guid>			<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 19:47:29 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Rouge Grenadine - Bipolaire]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style=
"text-decoration: underline;">ROUGE
GRENADINE</span>


3
<span style="text-decoration: underline;">Bipolaire</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: justify;">    Nous étions déjà
lundi matin lorsque je décidai enfin d'émerger de ma vulgaire
bulle de comateux. Cela faisait presque vingt-quatre que je restais
dans ma chambre, la tête ailleurs, mon sac de cours toujours posé
vulgairement contre la porte. Avais-je des devoirs à faire pour
aujourd'hui ? Probablement. Quel était mon pourcentage de
chance que j'aille le vérifier ? Inférieur à zéro. <em>Mort
de rire !</em>
    Dans l'immédiat, j'étais
agréablement allongé sur mon lit, mes jambes croisées et relevées
en l'air contre le mur face à moi. Mon ordinateur portable
était juste à côté de ma tête, diffusant mes albums en boucle
pendant que je songeai à tout et n'importe quoi.
N'importe quoi comme Lewis, tout comme la carte de mon
appareil-photo remplie de lui, et lui simplement. De très beaux
clichés en plus, vraiment sublimes, surtout ceux du bar,
lorsqu'il m'a entraîné dans sa décadence. Il était
irrésistible... Cela justifiait plus ou moins le fait que je
me sois laissé tenter. Même un cheval aurait eu une érection devant
lui !
    Me laissant tenter par la musique, je me mis à
chantonner sans réellement faire trop de bruit - quatre heure,
pleine nuit, le réveil dans moins de deux heures pour les parents,
ce ne serait pas de bonne augure si j'étais découvert ainsi.
    <em>« And truth be told I miss you, and
truth be told I'm lying, tututututututu... »</em>
    Très délicat de ma part. Et pour ainsi dire, je
n'avais aucune idée de ce que je chantais de si bon matin,
j'étais aussi doué en anglais que ma grand-mère. Et elle
bouffait les pissenlits par la racine. Rassurant. Soudainement, mon
téléphone vibra sur la table de chevet, je me redressai légèrement,
admirant la chose se répéter une nouvelle fois et me décidai
finalement à décrocher.
    - Ouai... dis-je d'un ton las.
    - Genre, tu ne dors pas ?!
    - DANA ?! m'écriai-je, manquant de tomber
à la renverse.
    - Heu... Oui...
    Et voilà que le pot de colle s'amusait à
m'emmerder la nuit désormais. J'étais sérieusement mal barré
avec cette fille, il faudrait vraiment que je mette les choses au
clair avec elle, elle épuisait mes ressources de bon sens.
    - Excuses-moi de te déranger, je ne pensais pas
que tu décrocherais...
    - En même temps, tu
m'appelles...
    - Je sais, je sais... se lassa-t-elle, une
petite voix gênée en guise de parasite à ma cruauté.
    - Tu me veux quoi d'ailleurs, à cette
heure là ?
    - Oh... Rien, je n'arrivais pas à
dormir et puis, comme je pensais à toi, je t'ai appelé, sans
me souvenir de l'heure qu'il était.
    J'émettais une sorte de grognement à son
adresse. Voilà qu'elle devenait insomniaque et fantasmait sur
moi. C'était grotesque.
    - Andrew ?
    - Ouai ?
    - Non rien... Je vais te laisser.
Excuses-moi, encore une fois.
    - C'est ça, ouai, répondis-je avec une
froideur qui m'était familière.
    - Bonne fin de nuit... me dit-elle
gentiment, ignorant ma mauvaise humeur.
    - Toi aussi.
    Puis elle raccrocha avant que je n'eus le
temps d'entendre l'intégralité de son soupire et de la
manière dont elle reniflait. Visiblement, elle avait mal prit mon
comportement ? Grand bien me face, je ne veux pas d'elle dans
mon entourage, elle cessera peut-être de me tourner autour comme
une abeille autour du miel, ou une mouche autour de la
m....
    - Merde.
    Des pas précipités étaient sortis tout droit de
la chambre de mes parents. Rapidement, je fermai mon ordinateur et
me planquai sous mes couvertures, faisant semblant de dormir. Ma
porte de chambre s'ouvrit quelques secondes plus tard,
entre-ouvrant les yeux, j'aperçu la silhouette de mon père
qui m'observait.
    - Andrew ? Me demanda-t-il.
    Je ne répondais pas, mimant le sommeil, cela dû
marcher car après plusieurs hésitations à allumer la lumière et
vérifier si je dormais vraiment, mon père s'en alla. Et ainsi
blotti dans cette posture, en compagnie de mes oreillers moelleux
et de mes couvertures chaudes, je sombrai enfin dans le néant,
claqué comme une marmotte.
   
    Hélas, le réveil sonna rapidement après cet
instant, me faisant regretter d'avoir veillé aussi tard. Peu
habile, je me redressai tout de suite, sentant le froid attaquer ma
peau alors qu'elle était si bien protégée sous mes couettes.
A deux doigts de me laisser sombrer de nouveau, j'attrapai un
vieux t-shirt et me dirigeai d'ores et déjà vers la salle de
bain, titubant dans le couloir. Je haïssais les lundis matin, cela
était toujours une épreuve abominable à supporter. Cette transition
pour retrouver les habitudes du quotidien, beurk... Les gens
étaient vraiment maso de faire cela chaque jour, comme si leur vie
en dépendant (en fait, c'était leur argent qui en dépendait,
et donc, par traduction, leur vie aussi...).
    Rapidement, j'allumais le poste radio et
commençai à faire couler la douche. La musique que j'avais
chantonné hier résonna à mon oreille, il s'agissait de
<em>Gives you Hell</em>, une chanson des All-American Rejects, je
m'en souvenais désormais. J'adorais ce groupe. Alors,
sans aucune timidité, je reprenais l'un des meilleur
comportement classique humain : je chantais sous la douche.
    - <em>Hope it gives you hell ! Hope it gives you
hell !</em>
    - Andrew ! Moins fort s'il te plaît !!
Hurla la voix de ma s&oelig;ur, Joodie, tout en tapant contre la
porte.
    Alors, ravi d'avoir déclenché une réaction
de si bon matin, je lui répondais vivement :
    - <em>WHEN YOU SEE MY FACE !! HOPE IT GIVES YOU
HELL !!! HOPE IT GIVES YOU HELL !!!</em>
    Je l'entendis rager avant de donner un
violent coup de pied et partir en trombe ailleurs. Je priai
intérieurement qu'elle ne prévienne pas les parents, la
situation serait nettement moins drôle s'ils se mêlaient de
nos emmerdements quotidiens.
   
    Une heure plus tard, après un regard noir de ma
s&oelig;ur et une prise de tête avec ma mère, je sortais de la
maison et m'en allait vers mon ravissant lycée, songeant déjà
à la magnifique journée qui s'offrait à moi. Il était clair
que j'allais en profiter, comme tout les jours. Mon
appareil-photo était rangé dans mon sac, j'avais dans
l'espoir de prendre quelques clichés des individus de ma
classe, ils ne se laisseraient peut-être pas faire, mais je savais
que s'ils se lançaient dans une bonne partie de connerie, je
pourrais les photographier sans qu'ils n'y pensent.
J'allais donc pouvoir améliorer mes chances de gagner le
concours (encore).
    Dés que je fus en mesure de passer les porte du
lycée, je sentis une main aussi lourde que samedi se poser sur mon
épaule. Vivement, je me retournai et déglutissais une nouvelle fois
en apercevant le visage possessif, vivant, expressif, de
Lewis.
    - Salut Andrew ! Me dit-il gentiment, plongeant
ses yeux dans les mieux.
    - Lewis, quelle surprise ! Répondis-je, souriant
maladroitement tout en avalant bruyamment ma salive.
    Lorsqu'il se rapprocha de moi, je me
sentis brûler de l'intérieur. C'était effroyable, ce
connard me troublait ! Mon c&oelig;ur se resserrait en sa présence
et dés que la douceur de son souffle se faisant sentir sur moi, je
frémissais comme un gamin trop sentimental.
    - On devrait parler, m'annonça-t-il
sérieusement, m'emmenant à bonne distance des autres gens qui
passaient dans le hall.
    - Heu...
    - Je... Ce qu'il s'est passé
samedi, il faudrait qu'on s'explique là-dessus, tu ne
crois pas ?
    Mes yeux tombèrent au sol, vaincus, mes cheveux
rouges vinrent me cacher de mon interlocuteur, et sans hésitation,
je lui répondis sur un ton désinvolte :
    - Peut-être, mais pas maintenant Lewis !
    - Andy, il y a des phot...
    Il parlait, mais j'avais décidé de passer
outre et m'étais éloigné à l'instant même où
j'avais arrêté, de manière précoce, notre conversation. Peu
importe ce qu'il voulait dire, il était hors de question que
je laisse mon c&oelig;ur s'emballer en sa présence ! Je
n'étais pas homosexuel. Lewis ne me concernait en rien, ce
que nous avions vécu, ce n'était qu'un souvenir, une
chose à laquelle je ne repenserais plus jamais ! <em>Jamais
!</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em></p>
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