<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com</title>		<id>http://blog.jeuxvideo.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Lemon Hiroyuki.]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com</uri>		</author>		<updated>2009-11-02T20:39:44+01:00</updated>		<entry>			<title>Moi aussi, je te hais : Chapitre 6.</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>Note de
l'auteur</span> : Bonjour, bonsoir ! Désolée du retard mais... Euh
plus long le chapitre non ? XD. J'ai hésité à le couper en deux
parties parce que j'le trouve trop long, mais j'me suis dit que
j'allais pas vous faire attendre plus longtemps (pour les rares qui
me suivent encore XD). Bref, merci pour vos commentaires, bisous à
tous, en espérant que ce chapitre vous plaira.</p>
<p><span>Image</span> : Ohno Satoshi à gauche
et Ninomiya Kazunari à droite. En plein tournage du (superbe) drama
Maou où Ninomiya n'apparaît qu'une minute.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>_ On a pas vu
Cristobal aujourd'hui... Il est absent ? Demande Christian,
légèrement soucieux.</p>
<p>_ Bah... Je
l'ai vu ce matin, en arrivant, à huit heures, répond Jeremy,
perplexe.</p>
<p>_ Ok, donc on
doit comprendre qu'il nous évite ? Soupire Christian.</p>
<p>_ Peut-être
qu'il y a eu une modification dans son emploi du temps... tente
Jeremy.</p>
<p>_ Non, les
modifications se font en début d'année. Ça fait six mois que la
rentrée est passée.</p>
<p></p>
<p>Christian se
sent en colère, il ne sait pas vraiment pourquoi. Cela faisait six
mois qu'il entretenait une relation amicale avec Cristobal. Ils
avaient réussi à oublier les rancoeurs passées et, avec
Jeremy, passaient tout leur temps ensemble. Christian peut même
affirmer à présent, que Cristobal fait parti de ses amis les plus
proches. Depuis l'anniversaire de son ami, tout avait changé entre
eux. Ils étaient passés de la haine à une petite complicité. Et
c'est une compatibilité d'emploi du temps qui a fini de transformer
leur complicité en une amitié véritable. Une métamorphose vraiment
rapide et étonnante. À cause de ça, Christian juge le lien qui les
unit de «». Il dit qu'il pourrait se briser
d'un moment à l'autre. Mais n'est-ce pas lui qui rend ce lien aussi
faible ? N'est-ce pas lui qui commence à éprouver plus que de
l'amitié pour son ancien ennemi ? N'est-ce pas lui qui, avec ses
sentiments, pourrait briser ce lien pour en installer un autre,
plus fort ou au contraire, plus faible voire même, définitivement
le briser ?</p>
<p></p>
<p>Mine de rien,
la journée file à une vitesse impressionnante et Christian sent son
moral baisser à chaque moment de la journée où il est censé voir
Cristobal mais où ce dernier ne se montre pas. A-t-il peur que leur
amitié ne se brise ? De ne plus le revoir ? Lui-même ne sait pas.
Jeremy vient l'interrompre dans ses réflexions en se précipitant à
sa table, pendant la pause d'un cours de deux heures.</p>
<p></p>
<p>_ Chris, Chris
! J'ai eu des nouvelles de Cristobal ! On m'a dit qu'il ne se
sentait pas bien et qu'il est parti quelques heures après le début
des cours.</p>
<p>_ Ah bah...
Cool ! Répond Christian, sentant son moral remonter à l'idée que
Cristobal ne l'ai pas évité délibérément.</p>
<p>_ On va dire ça
comme ça. Y a une étrange rumeur qui circule chez ses amis.</p>
<p>_ C'est pas
nous ses amis ? Réplique Christian, piqué au vif, un peu
jaloux.</p>
<p>_ Il n'a pas
que nous comme amis et heureusement pour lui. Bref, tout ça pour
dire que ses amis disent qu'il a des problèmes familiaux.</p>
<p>_ Des problèmes
familiaux ? S'étonne Christian. Il nous en aurait parlé, non ? Ou
alors, ma mère me l'aurait dit, ajoute-t-il.</p>
<p>_ Si c'est
vraiment ce que j'ai entendu, je comprends qu'il nous en ait pas
parlé... À ce qui paraît, son père les aurait quittés, lui et sa
mère... Et ce serait de la faute à Cristobal.</p>
<p></p>
<p>Christian
fronce les sourcils. Il ne connait pas le père de Cristobal autant
que Cristina, puisque que ce dernier part tôt et rentre tard chez
lui, à cause de son travail à hautes responsabilités, mais il ne
pense pas ce dernier capable de déserter le domicile conjugal. Et
encore moins par la faute à Cristobal ! Les rumeurs disent vraiment
n'importe quoi. Néanmoins, Christian conserve un petit doute. Une
sorte d'appréhension. Parce que Cristobal n'est pas du genre à
rentrer chez lui juste parce qu'il ne se sent pas bien. C'est
lui-même qui leur avait dit, à Christian et à Jeremy, quelques
jours plus tôt, qu'il viendrait à l'école même avec la grippe
[Ndla : Si, les
masochistes du genre, ça existe. J'en fais partie]. Du coup,
le soulagement que Christian avait ressenti un peu plus tôt
disparaît totalement.</p>
<p></p>
<p>Lorsqu'il
rentre chez lui, le soir-même, il hésite fortement à aller voir son
ami et voisin. Si Cristobal est malade, d'accord mais si c'est
autre chose ? Christian n'est pas doué pour réconforter les gens.
Généralement, il les évite jusqu'à ce qu'ils aillent un peu mieux.
Mais peut-être... Peut-être ferait-il des efforts pour Cristobal.
Des efforts pour lui remonter le moral, si besoin est. Alors que
son cerveau se lance dans un débat crucial, sa mère s'installe à
côté de lui, sur son lit, le faisait ainsi sortir de ses pensées.
Elle a l'air un peu perdue. Triste aussi. Christian ne l'a jamais
vue comme ça, il s'inquiète. Ses rapports avec sa mère se sont
nettement arrangés depuis qu'il est ami avec Cristobal. Alors qu'il
s'apprête à lui demander ce qui ne va pas, elle l'interrompt :</p>
<p></p>
<p>_ Christian...
Le mari de Cristina est parti. Du jour au lendemain, il a quitté
l'appartement, avec toutes ses affaires. Cristobal fait tout pour
éviter sa mère. Il croit que c'est de sa faute, parce qu'il est le
dernier à avoir parlé à son père. Il ne sort plus de sa chambre.
Je... C'est la première fois que je ne sais pas quoi faire pour
elle. Enfin, pour eux. Je n'ose pas aller les voir toute seule. J'y
suis allée tout à l'heure et je suis repartie avec un prétexte
débile...</p>
<p></p>
<p>Christian reste
bouche-bée. Alors la rumeur est vraie. Le père de Cristobal n'est
plus, d'une certaine façon. Il se demande pourquoi un père de
famille ferait ça. Il se doute que si Cristina et Cristobal n'ont
pas la réponse, il ne l'aura pas non plus. De même s'ils l'ont. Ce
ne sont pas ses affaires, après tout, bien qu'il ne pense le
contraire. Il se sent étrangement concerné dès qu'il s'agit de
Cristobal... Mais la question n'est pas là, il ne doit absolument
pas penser à ce genre de chose alors que son ami ne va pas bien.
Lui qui redoutait de devoir réconforter Cristobal, il est servi !
Ce n'est pas une petite peine en plus... Si Cristobal est persuadé
que son père est parti par sa faute, c'est carrément un poignard
qu'il a dans le coeur là ! Ce n'est pas un coup de blues qu'on
peut faire passer en disant «T'inquiète, ça ira mieux
demain» parce qu'au contraire, demain, la réalité se fera
plus brutale, plus percutante. La voix de sa mère le ressort à
nouveau de ses pensées.</p>
<p></p>
<p>_ Ce qui
importe Cristina, pour l'instant, c'est que son fils sorte de sa
chambre et qu'il arrête de se dire que c'est de sa faute. Et je
pense qu'il n'y a que toi qui puisse faire ça. S'il te plaît, viens
avec moi et... Fais ce que tu peux pour Cristobal. Moi, je ferai ce
que je peux pour Cristina.</p>
<p></p>
<p>Christian n'a
même pas réfléchit à la réponse. La peine que Cristobal ressent,
même s'il ne peut en aucun cas l'imaginer, il peut la ressentir. Et
il veut tout faire pour que son ami aille mieux. Il veut tout faire
pour monter encore plus dans l'estime de Cristobal. Il veut tout
faire pour que Cristobal l'aime...</p>
<p></p>
<p>Finalement, il
arrive chez Cristobal. Christian n'a jamais vu Cristina dans cet
état, elle a les yeux rougis, le teint blafard et semble prête à
s'écrouler d'un moment à l'autre. Christian n'ose même pas imaginer
l'état de son ami. Sa mère lui intime silencieusement de rejoindre
Cristobal alors qu'elle-même prend Cristina dans ses bras pour la
consoler. Alors qu'il marche en direction de la chambre de son ami,
il sent son coeur battre plus vite. Si les mots ne sont pas
suffisants, ou s'il ne les trouve tout simplement pas, devra-t-il
serrer Cristobal dans ses bras ? Christian chasse cette idée de son
esprit et toque à la porte de la chambre de Cristobal. Une voix
cassée lui crie juste de partir.</p>
<p></p>
<p>_ Cris', c'est
Chris' ! S'écrit Christian en souriant bêtement à l'évocation de
cette blague stupide que Jeremy avait sorti, quelques mois
auparavant.</p>
<p>_ Qu'est-ce que
tu veux ? Rétorque Cristobal, toujours dans sa chambre.</p>
<p>_ Je t'apporte
à manger ! Ment Christian. Tu dois mourir de faim non ? Et ne mens
pas, je sais que tu es un ventre sur pattes, ajoute-t-il.</p>
<p></p>
<p>Le silence lui
répond.</p>
<p></p>
<p>_ Bon ok, je ne
t'apporte rien à manger. Je suis venu te dire de sortir de ta
chambre, d'aller respirer un peu d'air frais et d'arrêter de jouer
aux dépressifs, avoue Christian.</p>
<p>_ Ta gueule !
Tu sais pas ce que je vis ! S'exclame Cristobal, sa voix se brisant
encore plus.</p>
<p>_ J'ai envie de
dire : Quand on s'la joue trop mélodramatique ! Allez ouvre-moi la
porte ou j'la défonce.</p>
<p>_ Premièrement
: Je n'ai ni envie de te voir, ni envie de te parler. Deuxièmement
: Tu n'as pas assez de force. Et troisièmement : Donne-moi une
bonne raison de le faire.</p>
<p>_ Si tu n'as
pas envie de me voir ou de me parler, ne le fais pas. Parfois,
juste une présence suffit. Alors je vais rester devant ta porte,
jusqu'à ce que mon humble présence te fasse te sentir mieux et que
tu te décides à m'ouvrir !</p>
<p></p>
<p>Christian reste
au total, vingt minutes devant la porte de Cristobal. Son attente
est récompensée lorsque Cristobal lui ouvre la porte, timidement.
L'obscurité de la pièce l'empêche de voir dans quel état est son
ami. Dans un sens, il préfère peut-être ne pas le savoir. Les yeux
de Christian mettent un peu de temps à s'habituer à l'obscurité
mais il finit par trouver le lit de son ami et s'assoit dessus. Une
seule question franchi ses lèvres, alors que Cristobal, n'a pas
bougé, il se tient toujours à côté de la porte :</p>
<p></p>
<p>_ Pourquoi
?</p>
<p></p>
<p>Cristobal
pousse un grand soupir. Pas un soupir agacé. Un soupir de
lassitude, pour s'être lui-même trop posé la question. Pourquoi se
sent-il coupable ? Il avait fait tout ce qu'il avait pu. Mais même
en se disant ça, il ne peut s'empêcher de culpabiliser. De se dire
que s'il avait vraiment fait tout ce qu'il avait pu pour empêcher
son père de partir, ce dernier serait encore là.</p>
<p></p>
<p>Devant le
silence qui lui fait office de réponse, Christian soupire. Il sait
que ça ne sera pas facile de faire parler son ami... En plus, il ne
sait pas comment s'y prendre pour que Cristobal vide son sac. Alors
qu'il se torture les méninges pour faire parler Cristobal, ce
dernier met fin à son calvaire en racontant toute l'histoire
lui-même :</p>
<p></p>
<p>_ Hier soir,
mon père est rentré plus tôt de son travail. Je trouvais ça assez
bizarre, parce qu'il a toujours fait passer son travail avant nous.
Il n'a pas donné d'explications. Ma mère est allée faire les
courses, pour le dîner. Pendant son absence, j'étais dans ma
chambre et lui dans la sienne. Puis j'ai entendu des bruits.
Quelque chose qu'on traîne au sol. Je suis sorti pour voir ce qu'il
trafiquait et je l'ai vu, valise à roulettes dans la main. Je l'ai
regardé étrangement. Il s'est rendu dans le salon et je l'ai suivi.
Là-bas, il y avait déjà deux autres grosses valises. Il m'a regardé
droit dans les yeux et il m'a dit «Désolé Cristobal. À partir
d'aujourd'hui, je ne fais plus partie de ta vie. Oublie juste que
tu as eu un père». Comment tu veux que je réagisse à ça ?
J'ai rit. Je lui ai dit qu'un voyage d'affaires, ça n'était pas la
mort. C'est stupide non ? Il avait pourtant été assez clair. Mais
je refusais juste de voir la vérité en face. Il a poussé un soupir.
En plus de la valise à roulettes qu'il traînait, il a pris une des
deux valises du salon. Il est allé vers la porte d'entrée et il m'a
dit qu'il avait fait une erreur. Que sa vie n'était pas celle qu'il
voulait qu'elle soit. Qu'il était désolé pour ma mère et moi mais
que, pour son bien, pour être heureux, il devait tout recommencer à
zéro. Oublier qu'il avait une femme et un enfant et reconstruire sa
vie, ailleurs. Réaliser les rêves qu'il ne pouvait réaliser ici, à
cause de nous. Que je ne devais pas être triste. Il a franchi la
porte et je l'ai entendu descendre les escaliers. J'étais bloqué.
Complètement. Il n'était plus question de blague là. J'ai mis du
temps à le comprendre mais mon cerveau avait enfin enregistré
l'information. La première question qui m'est venue à l'esprit,
c'est «». Est-ce qu'il a
vraiment le droit de plaquer sa vie, de rendre des gens malheureux
juste parce qu'il s'est rendu compte, un peu trop tard, qu'il
s'était trompé ? Non. Pas pour moi, en tous cas. Alors j'ai ouvert
la valise qu'il avait laissé en plein milieu du salon et j'ai jeté
les affaires un peu partout. Je l'ai vidée complètement. Je voulais
le retarder, jusqu'à ce que ma mère arrive. Quand il est revenu et
qu'il a vu ses affaires éparpillées, il n'a pas réagit. Il n'a pas
cherché à les récupérer. Il a juste fait demi-tour et s'est de
nouveau engagé dans les escaliers. Je suis allé à sa suite et j'ai
hurlé qu'il n'avait pas le droit. Qu'il était lâche de fuir ses
responsabilités. Lâche de s'enfuir. Il ne s'est même pas retourné.
Il m'a juste dit qu'au contraire, lui, il avait eu le courage de
tout recommencer. De ne pas subir sa vie. À ce moment-là, j'ai
pleuré. En plein milieu du couloir, je me suis mis à chialer. C'est
comme ça que ma mère m'a trouvé.</p>
<p></p>
<p>Après ce long
récit difficile, Cristobal, qui s'était mis à pleurer, s'assoit lui
aussi sur le lit. Christian reste silencieux. Que doit-il dire ? Il
n'y a rien à dire. Sans réfléchir, il prend son ami dans ses bras.
Lorsqu'il sent que Cristobal répond à son étreinte, il se contente
de lui murmurer doucement à l'oreille que ce n'est pas de sa faute.
Qu'il a fait tout ce qu'il a pu. Que personne n'aurait pu empêcher
son père de partir.</p>
<p></p>
<p>Au bout d'une
heure très courte, Cristobal se sépare enfin de Christian. Il le
remercie. Christian est au moins aussi gêné que lui. Mais pendant
une heure, il a eu le temps de réfléchir. Il a trouvé une solution
pour que Cristobal aille mieux. Bon, ce n'est peut-être pas la
bonne mais ça peut peut-être lui faire oublier ses tourments cinq
minutes non ?</p>
<p></p>
<p>_ Cris', tu te
rappelles que tu me dois une faveur ? Demande Christian.</p>
<p></p>
<p>Cristobal hoche
la tête, perplexe.</p>
<p></p>
<p>_ J'ai un truc
pour que tu ailles mieux : Sors avec moi. Ça te changera les
idées.</p>
<p></p>
<p>Et c'est en
voyant Cristobal froncer les sourcils, dubitatif, que Christian se
dit, qu'en effet, ce n'est peut-être pas la bonne solution. Du
moins, pour Cristobal.</p>
<p></p>
<p>(Pour ceux qui connaissent, la situation de
Cristobal a été inspirée par "Je l'aimais" d'Anna
Gavalda.)</p>
				</div>			</content>			<id>http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com/1410893/Moi-aussi-je-te-hais-Chapitre-6/</id>			<link href="http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com/1410893/Moi-aussi-je-te-hais-Chapitre-6/" />			<author>				<name>noboynocry</name>				<uri>http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-09-20T16:13:49+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Moi aussi, je te hais : Chapitre 5.</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>Note de l'auteur</span> : Bonjour,
bonsoir ! Avant tout, je tenais à remercier Cicipouce pour tous les
commentaires qu'elle m'a laissée (et un grand merci à tous et à
toutes comme d'habitude =D).</p>
<p><span>IMPORTANT</span> : J'ai
remarqué que dans le prologue... J'ai écrit que Christian haïssait
VRAIMENT Cristobal alors que vous avez dû vous apercevoir qu'en
fait, il ne l'aime pas et c'est tout. J'ai expliqué dans ce
chapitre pourquoi =).</p>
<p>Sinon,
désolée de m'être inscrustée dans la fic' avec ce cher Jeremy...
C'est parce que nous sommes ensemble ! (Ok, à bas les délires
pourris qui ne font rire que nous parce qu'ils sont
incompréhensibles aux yeux des autres)</p>
<p>Bref, merci
de toujours me lire, de toujours me commenter et ce soir... TOURNEE
DES BLOGS ! (Non, je ne suis pas malade, je suis capable de faire
la tournée des blogs deux fois par mois XD)</p>
<p>Bisous, et
j'espère que vous aimerez !</p>
<p><span>Image</span> : À gauche, voici Ohno
Satoshi ! À droite, voilà Ninomiya Kazunari ! Parce qu'ils font
parti des Arashi et qu'ensemble, ils forment le Ohmiya SK
!</p>
<p></p>
<p>_ ON EST ENSEMBLE!!!</p>
<p>Ce cri, provoqué par deux
personnes, soit Christian et son meilleur ami, Jeremy, fait tourner
les têtes des étudiants aux alentours qui s'attendent à voir
un coming-out. Ils comprennent vite que ce ne sont que deux amis
qui sont heureux de se retrouver dans la même classe. Car oui,
aujourd'hui est un jour spécial, c'est la rentrée des
classes. Mais pas n'importe laquelle! Pour Christian et
Jeremy, c'est leur rentrée en première! C'est
aussi celle de Cristobal mais pour l'instant, le prénom
«» n'intervient pas dans leur
euphorie.</p>
<p>Les vacances s'étaient
terminées un peu trop vite au goût de Christian, qui aurait
largement préféré rester en vacances à ne rien faire. Contrairement
à Cristobal, pour son anniversaire, Christian n'avait pas
fait de fête. Tout simplement parce qu'aucun de ses amis ne
se trouvait en ville à ce moment-là. Sa mère avait bien évidemment
invité Cristobal et Cristina mais au final, l'anniversaire
n'avait pas été si raté que ça. Ils avaient même échangé
quelques paroles tous les deux, ce qui tenait du miracle!</p>
<p>Quelques jours après le quatorze
juillet (le jour de son anniversaire), plus précisément le six
août, Christian et Cristobal s'étaient revus. Cette fois-ci,
ils n'avaient pas parlé. De plus, le soir, la mère de
Christian l'avait bien ennuyé, toujours à propos des mêmes
choses, ce qui avait eu le don de l'agacer. Sa soeur
avait apparemment décidé que ce serait aussi le jour pour
l'embêter et l'avait poussé à bout. Du coup, il avait
pris le premier cahier qui lui venait sous la main, et avait écrit
des tas de méchancetés sur ce pauvre Cristobal qui, il faut le
dire, pour une fois, n'avait absolument rien fait. Mais
c'était peut-être ça qui avait tant énervé Christian.
Qu'il n'ait rien fait.</p>
<p>Christian et Jeremy sont donc dans
la cour de leur lycée, assis tous deux à une table. C'est la
première et la seule heure de la journée où ils n'ont pas
cours.</p>
<p>_ C'était bien chiant ce
matin dis-donc. Je me rappelais pas qu'en seconde, le
discours de rentrée était aussi long... fait Jeremy,
songeur.
_ Tu rigoles? En seconde, il durait quatre heures et cette
année, il n'a pas duré que trois heures, rétorque
Christian.
_ Et tous ces papiers qu'ils nous ont donné...
J'suis sûr que mon sac pèse un kilo de plus que quand on est
arrivé.</p>
<p>Christian rit. Son meilleur ami a
l'habitude de tout exagérer quand il se plaint. Il lui a
manqué.</p>
<p>_ Alors, et ces vacances?
demande Christian pour changer de sujet.
_ Bah écoute, je suis allée chez ma grand-mère, avec ma petite
amie. C'était sympa, on a bien rigolé.
_ Tu m'étonnes, vous deux, vous êtes inséparables, au lycée,
on n'entend que vous, se moque Christian. Aussi taré
l'un que l'autre.
_ Qui se ressemble s'assemble, se défend Jeremy.
_ Elle s'appelle comment déjà?
_ Ah ben sympa l'ami! Tu retiens même pas le nom de ma
petite amie? Tu verras toi, quand t'en auras
une... Elle s'appelle Marine. [Ndla: PARCE QUE NOUS
SOMMES ENSEMBLE JEREMY PTDR (Désolée)]
_ Ah oui c'est vrai. Mais elle est pas en ES aussi?
C'est dommage que vous soyez pas ensemble.
_ Bah, elle a pris option anglais... Toi et moi, on est en
option maths.
_ À chaque fois que j'entends ça, je me dis qu'on est
suicidaires. On est masochistes. Option maths... geint
Christian.
_ Et toi, les amours? demande Jeremy en revenant au sujet
initial.
_ Rien de nouveau, ni chez les filles, ni chez les mecs, répond
avec fatalisme Christian.
_ Et avec Cristobal? le taquine Jeremy.
_ Quoi Cristobal?! On ne s'entend pas je te
signale.
_ Pas besoin de s'entendre pour du sexe, non? demande
Jeremy. Quoi? Hey, ne me regarde pas comme ça, c'est
toi qui ne veut pas de relation longue durée et qui est accro au
sexe, se justifie-t-il.
_ Ouais bah... À croire que j'ai quand même quelques
critères. Comme m'entendre avec la personne et la
beauté.
_ Arrête! Même un hétéro comme moi sait que Cristobal est un
canon. Il est grand, il a les yeux verts, les cheveux noirs au
possible...
_ Arrête, on dirait Marine quand elle délire sur les Japonais de
ses groupes préférés. Ah mais j'oubliais... Toi aussi tu
délires sur eux! s'exclame Christian en éclatant de
rire.</p>
<p>Si du côté de Christian et Jeremy,
la joie est au programme, du côté de Cristobal, elle est loin
d'être au programme. Il savait que la journée serait
horrible. Tout d'abord parce que:</p>
<p>- Il a un emploi
du temps horrible.
- Aucun de ses amis n'a pris la même
filière que lui, ils sont tous partis en ES ou en L.
- Donc il se retrouve dans une classe où il ne
connaît personne.
- Après une petite réunion avec ses amis à la
récréation, il a constaté qu'il ne mange jamais à la même
heure qu'eux.
- Que par conséquent, il sera obligé de manger
seul.
- Et de passer tout son temps libre seul.</p>
<p>Cristobal n'a donc plus
qu'une chose à espérer... De se faire des amis dans sa
nouvelle classe et ça n'est pas gagné, vu que les groupes
sont déjà formés.</p>
<p>Son mp3 sur les oreilles, Cristobal
déambule dans la cour à la recherche d'une table de libre,
afin de s'y installer et de ne rien faire pendant la seule
heure de libre qu'il a dans la journée. Aujourd'hui
doit être son jour de chance, il n'y en a aucune. Et il ne
connait aucunes des personnes qui sont attablées. Enfin, les seuls
qu'il connait sont Christian et ce gars loufoque dont il
n'a jamais cherché à savoir le prénom. D'ailleurs, ces
deux-là rigolent tellement forts qu'on entend qu'eux.
Cristobal préfère passer l'heure debout plutôt que
d'aller avec ces énergumènes. Mais ce jour n'était
absolument pas son jour de chance, bien au contraire, Jeremy
l'appelle et lui fait signe de les rejoindre.</p>
<p>_ Pourquoi tu
l'appelles? chuchote Christian à toute vitesse,
perdu.
_ Parce que c'est la première fois que toi et moi, on parle
de lui sans que tu ne l'insultes, ça m'intrigue, je
veux en savoir plus.</p>
<p>L'heure se passe finalement
tranquillement, dans une ambiance bonne enfant. Cristobal et
Christian se parlent normalement, juste comme deux connaissances,
Cristobal connait désormais un peu plus Jeremy et il a appris, pour
son plus grand bonheur (bien que quelques semaines auparavant, ça
aurait été son plus grand malheur) que leurs emplois du temps
coïncident. Ils finissent souvent à la même heure et peuvent manger
ensemble presque tous les jours. Ils ont quelques heures de libre
ensemble.</p>
<p>Ce n'est toujours pas de
l'amitié entre Christian et Cristobal mais ça risque de ne
pas tarder. On n'efface pas autant d'années de haine
d'un coup. Dire qu'il a fallu que l'un
d'entre eux face une bêtise, que l'autre soit trop
gentil pour accepter de l'aider à la réparer, pour
qu'une certaine complicité s'installe entre eux, après
tant d'années.</p>
				</div>			</content>			<id>http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com/1398141/Moi-aussi-je-te-hais-Chapitre-5/</id>			<link href="http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com/1398141/Moi-aussi-je-te-hais-Chapitre-5/" />			<author>				<name>noboynocry</name>				<uri>http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-09-19T17:07:42+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Moi aussi, je te hais : Chapitre 4.</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>Note de
l'auteur</span> : OU PAS ! Je suis désolée du retard. Bonjour ou
bonsoir sinon ! Que vous réserve ce chapitre ? Une bonne blague
pourrie signée Marine que j'ai absolument voulu inclure. Un bisou
pour celui ou celle qui la trouve ! (Et là, Marine n'a plus de
lecteurs XDDDD) Hm pardon, je plaisantais.</p>
<p>Je vous laisse, encore merci pour vos commentaires,
merci de me lire et de ne pas perdre patience, que ce soit pour les
retards ou pour les blagues qui ne font rire que moi XD. Enjoyyyyy
!!!</p>
<p><span>Image</span> : À gauche, Sakurai Sho
et à droite Aiba Masaki. Parce qu'ensemble, ils forment le
SakurAiba et parce que dans une maison hantée, tous les deux, c'est
le fou-rire assuré ! (Ca n'explique rien mais vous allez devoir
faire avec ! XD)</p>
<p></p>
<p>Christian observe la cuisine en
soupirant.</p>
<p>_ C'est possible de foutre le
bordel à ce point en deux heures! Non, j'ai
rien dit! La cuisine ne serait pas dans cet état s'ils
avaient été dedans pendant deux heures... Je devrais
m'estimer heureux. Ca? Ca a été fait en dix minutes,
même pas... Vu leur état...</p>
<p>Plus loin, Cristobal entend son
ennemi parler tout seul. «»
pense-t-il. Il hausse les épaules. Après tout, tant que Christian
l'aide, il s'en fout royalement que ce dernier délire.
Justement, Christian arrête de parler tout seul. Du moins, à voix
haute.</p>
<p><em>Okey alors... Faut établir
une méthode de rangement. D'abord, la table. Je la
débarrasse, je la nettoie, puis je m'occupe du sol...
Hey, n'empêche, on croirait que j'ai fait ça toute ma
vie! Ouais euh... Je vais éviter de dire ce genre de
conneries à voix haute.</em></p>
<p>Christian cherche du regard les
éléments nécessaires pour nettoyer la pièce. Il ne trouve rien. Il
pousse un énième soupir -il n'avait jamais autant soupiré de
sa vie-:</p>
<p>_ Il faut qu'on
m'explique cette situation, parce que je ne la comprends pas
moi-même. Je suis en train de nettoyer les conneries d'une
bande de drogués, pour rendre service à mon ennemi et j'y
gagne quoique je n'utiliserais
probablement jamais. Effectivement... Je suis étrange.
CRISTOBAAAAAAAAAAAAAAAAAL! hurle-t-il soudainement.</p>
<p>Cristobal sursaute et arrive dans
la cuisine, affolé. Il s'approche de Christian, interrogateur
mais ce dernier lui intime de ne pas s'approcher plus.</p>
<p>_ Oh putain, tu schmeck le
chameau! s'écrie Christian.
_ Je... Quoi? demande Cristobal,
déconcerté.
_ Tu pues quoi!
_ Euh normal, je nettoie de la gerbe, tu t'attendais
peut-être à ce que je sente la rose?
_ Interdiction de m'approcher à plus de deux mètres. Après
ton nettoyage, tu vas te doucher, tu brûles tes vêtements
aussi.
_ Genre j'vais brûler mes fringues! C'est un
pantalon «!
_ Et moi, j'préfère les framboises. Bref, cessons les
tergivi... si... euh... fi...
cations...
_ Tergivisifications: Cessons de
tergiverser, se moque Cristobal.
_ ... Tu veux que je t'aide, oui ou non?
_ Je passerai outre le chantage et je réponds oui. Donc venons-en à
l'essentiel, veux-tu?
_ Tu veux que je nettoie avec quoi? Avec la langue
peut-être?
_ Ca t'éviterait de débiter autant de connerie, marmonne
Cristobal dans sa barbe alors qu'il va chercher tout ce qui
pourrait être utile à Christian.
_ Pardon! le nargue
Christian. Tu peux répéter?
_ Rien, rien, j'ai rien dit. Tiens: Sac poubelle,
balai, serpillère, seau... Enfin, voilà quoi. C'est
bon?
_ Ouais ouais, pose tout là. T'as pas un autre sac
poubelle?
_ Mais on s'en fout du recyclage!!!
_ Ah ouais, alors en fait, t'es pourri jusqu'à la
moelle.
_ Christian, écoute-moi bien. Avec tes conneries, ma mère arrive
dans une heure et cinq minutes. Je suis au bord de la crise de
nerf, ok?
_ C'ma faute peut-être? Je te signale que ce
n'est pas moi qui me suis...</p>
<p>Cristobal quitte précipitamment la
cuisine en hurlant «». Christian,
satisfait d'avoir fait péter les plombs à son ennemi,
s'attèle à sa tâche.</p>
<p>L'appartement se fait
silencieux pendant une trentaine de minute. À la fin de ce laps de
temps, Christian pose le sac poubelle plein à craquer dans
l'entrée. Cristobal fait de même.</p>
<p>_ Tu finis seulement
maintenant? demande Christian. T'avais deux fois moins
que moi à nettoyer, se plaint-il.
_ Ouais mais ça m'écoeurait tellement que
j'avançais à deux à l'heure, lui répond Cristobal.</p>
<p>Christian hoche la tête,
compréhensif. Il propose à Cristobal d'aller jeter les
poubelles pendant que ce dernier irait se doucher, ce que
l'aîné accepte.</p>
<p>Une fois tout ceci fait, les deux
ennemis se retrouvent dans le salon, ne sachant quoi dire.
L'ambiance n'est pas aussi lourde que d'habitude.
Ils ne se taisent pas parce qu'ils se détestent, ils se
taisent parce qu'ils sont fatigués et l'atmosphère
reflète ce changement. Soudain, Cristobal pousse une
exclamation horrifiée et se précipite vers la table dressée dans le
salon, sur laquelle est posé un gâteau d'anniversaire.</p>
<p>_ Le gâteau! Comment on va
faire pour le gâteau?! s'écrie Cristobal, paniqué. Il
est intact, on y a pas touché!
_ Eh bah tu diras à ta mère qu'on avait pas envie de manger
son gâteau... Il a l'air dégueulasse en plus, fait
Christian en jetant un vague coup d'oeil au dit
gâteau.
_ Tu dis ça parce que c'est mon gâteau d'anniv',
c'est ça? Bref bref. Non mais c'est pas
logique... On aurait pas mangé le gâteau mais on aurait
dévalisé les placards?
_ C'est ça l'excuse que tu comptes donner à ta
mère? Normal... Vous aviez
faim alors en plein milieu de l'après-midi, au lieu de manger
des biscuits, ou un gâteau d'anniversaire par exemple, vous
avez mangé des pâtes et autres plats consistants du même genre.</p>
<p>Cristobal se décompose. Il blêmit
d'un coup et perd toute sa motivation à démentir les propos
de Christian. Le cadet lève alors les yeux au ciel et part couper
le gâteau. Il met deux parts dans deux assiettes en plastique. Il
invite Cristobal à venir s'attabler à côté de lui.</p>
<p>_ Au moins, il sera plus intact, se
justifie Christian simplement.</p>
<p>Cristobal sourit faiblement et
commence à manger. Ils en sont à leur deuxième part lorsque
Christian fait une remarque qui démoralise encore plus
Cristobal:</p>
<p>_ Ah, j'espère que ta mère va
pas te demander ce que t'ont offert tes amis... Vu
qu'ils ne t'ont rien offert.
_ Disons que, le cadeau, on en a profité tous ensemble...
murmure Cristobal, déconfit.
_ Oh je vois... Quel suuubliiime cadeau! ironise
Christian.</p>
<p>Finalement, Cristina rentre chez
elle. Cristobal est tellement nerveux qu'il en oublie de
respirer par moments et Christian doit se retenir de ne pas rire
devant un tel comportement.</p>
<p>_ Oh, les autres sont déjà
partis? demande la mère.
_ Euh oui, oui, ils sont partis assez tôt, répond Cristobal, mal à
l'aise.
_ Alors, qu'est-ce que tu as eu comme cadeau?</p>
<p>Cristobal manque de
s'étouffer et ne répond pas. Bizarrement, au lieu de se
moquer, c'est Christian qui répond à sa place:</p>
<p>_ Ses amis veulent lui offrir un
cadeau général... De la part de tout le monde. Mais
c'est dur de tous se réunir en vacances... Alors ils ont
décidé de lui offrir à la rentrée.
_ Oui, oui c'est ça... souffle Cristobal,
stupéfait.
_ Et toi? demande
Cristina.
_ Ah!</p>
<p>Christian se rappelle que le cadeau
que sa mère lui avait donné de force est toujours sur le canapé. Il
le prend et le tend à Cristobal en lui souhaitant un joyeux
anniversaire. L'aîné se sent troublé. Même si tous deux
jouent la comédie, il a vraiment l'impression que
l'adolescent qui se tient devant lui est son ami. Il se
surprend même à penser qu'il aimerait jouer le rôle de
l'ami de Christian plus souvent... Ou pour toujours.
Peut-être en a-t-il marre de cette querelle qui dure depuis...
Aussi longtemps qu'il s'en souvienne, cette haine avait
toujours été présente. Peut-être ce nouvel aspect qu'il a
découvert de Christian, cet aspect amical lui plaît. Peut-être les
deux.</p>
<p>_ Allô la lune, ici la
terre... Tu me reçois? se moque Christian en observant
son ennemi qui est complètement ailleurs.
_ Ah euh... bégaye Cristobal en sortant brusquement de ses
pensées. Merci, merci.</p>
<p>Cristobal déballe le paquet cadeau
et trouve des vêtements à l'intérieur. Il les regarde à
peine. Tout ce dont il a envie, c'est de serrer la main que
lui tend Christian pour le remercier. C'est ce qu'il
s'apprête à faire mais une question de sa mère lui remet de
nouveau les nerfs à fleur de peau:</p>
<p>_ Mais qu'est-ce qu'il
s'est passé dans ma cuisine? Il n'y a plus une
seule boisson?</p>
<p>Encore une fois, Christian prend
les devants:</p>
<p>_ C'est parce que les amis de
Cristobal font une fête ce soir... Ils ont demandé s'ils
pouvaient prendre des boissons ici, parce qu'on a
pratiquement rien bu... Et ils voulaient aussi des pâtes pour
le repas qu'ils feraient.
_ Oh d'accord! Vous avez bien fait. Mieux vaut que les
boissons servent à quelqu'un. Nous, on est plutôt classiques,
on boit de l'eau...</p>
<p>Cristobal jette un coup
d'oeil effaré à Christian. «Comment fait-il pour
être aussi calme? Pour répondre aussi
facilementPeut-être
parce qu'il n'est pas le coupable dans
l'affaire... Il arrive mieux à réfléchir que moi.»
pense-t-il.</p>
<p>_ Bon allez, je vais rentrer chez
moi! s'exclame Christian.
_ D'accord, merci d'être venu et merci pour le cadeau
Christian, dit Cristina.
_ De rien, au-revoir!</p>
<p>Christian se dirige vers la porte
d'entrée. Cristobal se dit que c'est le moment ou
jamais et il crie à l'intention de son ennemi:</p>
<p>_ Merci pour ta présence!</p>
<p>Et Christian sourit, parce
qu'il sait que Cristobal, malgré ses dires, ne le remercie
pas uniquement de sa présence.</p>
				</div>			</content>			<id>http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com/1387834/Moi-aussi-je-te-hais-Chapitre-4/</id>			<link href="http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com/1387834/Moi-aussi-je-te-hais-Chapitre-4/" />			<author>				<name>noboynocry</name>				<uri>http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-09-19T17:05:08+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Moi aussi, je te hais : Chapitre 3.</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>Note de l'auteur</span> : Désolée du
retard ! Mais normalement, (je dis bien "normalement") le chapitre
4 arrive bientôt ! Et bonjour ou bonsoir aussi ! XD.</p>
<p><span>Petite précision sur le
chapitre</span> : En fait, au départ, Christian ne pensait pas du
tout à un piège. Mais vos commentaires m'y ont fait penser...
N'empêche, vous êtes méchants avec ce pauvre Cristobal qui n'a rien
demandé... Il n'est pas si horrible ! Ca n'est qu'un gamin en
pleine crise d'ado PTDR. En plus, le plus horrible des deux, c'est
Christian, sans aucun doute. (Moi ? Faire du favoritisme ? Pourquoi
vous dîtes ça ? XD)</p>
<p><span>IMPORTANT</span> : Je voulais savoir... Comme cette fic'
ne sera pas très longue, lorsqu'elle sera terminée et avant de
commencer "Le Mal Compris" (qui ne sera pas bien longue non plus),
je voulais savoir si je pouvais vous poster quelques OS ? Je
m'arrangerai pour les finir, je vous enverrai les résumés et vous
choisirez lequel vous plaît le plus. Je le diviserai en partie et
je posterai des suites régulièrement. Mais si vous préférez avoir
"Le Mal Compris" juste après cette fic', ça ne me pose aucun
problème ^^.</p>
<p>Bref, merci
pour vos commentaires et merci de me lire. Je continue mes tournées
de blogs très lentement mais sûrement. Bisous à tous et à toutes
=).</p>
<p><span>Image</span> : Donc c'est Ku
Hye Seon (à gauche) dans le rôle de Geum Jan Di et Kim Hyun Joong
(à droite) dans le rôle de Yoon Ji Hoo dans le drama coréen "Boys
Before Flowers" ou "Boys Over Flowers" (l'avis est partagé sur le
nom).</p>
<p><em></em></p>
<p><em>C'est la première fois de ma vie que je monte ces
marches en étant heureux! Non... Pire... Je frôle
la défaillance cardiaque tant je suis rempli de
bonheur!</em></p>
<p>Alors que Christian monte les dernières marches qui le relient
au palier de son ennemi, Cristobal, une idée lui effleure
l'esprit. Et si tout ça n'était qu'un
piège? Mais l'idée est vite chassée de son esprit. Elle
en est même bannie quand Christian aperçoit la mine défaite de
Cristobal.</p>
<p><em>Cristobal est un salaud que je ne peux pas blairer. Mais
soyons réalistes, entre lui et moi, il n'y a jamais eu que
des insultes. On se fait mutuellement passer des journées de merde,
c'est tout. Il n'est pas capable de me tendre un piège
et il en est de même pour moi. On est juste des gamins.</em></p>
<p>Cristobal s'approche de Christian avec un air soulagé
qu'il tente de cacher.</p>
<p>_ Tu es venu...
_ Oh que oui... Je n'aurais manqué ça pour rien au
monde...</p>
<p>Cristobal fronce les sourcils, interrogateur. Il décide
d'ignorer la remarque de Christian et se remet à
parler:</p>
<p>_ Je t'explique la situation... En fait euh...
Tu vois, mes amis et moi, disons qu'on a... Un peu
déconné, tu vois? Enfin, tu le sais mais... Après ton
départ disons qu'on a encore plus déconné...
_ Abrège, viens en aux faits. Qu'est-ce que vous avez
foutu? l'interrompt Christian avec un sourire
moqueur.
_ On a foutu le bordel le plus total chez moi. Ma mère rapplique
dans une heure trente et tout seul, j'aurais jamais
fini.
_ Eeeeeet??? demande Christian avec un sourire
jusqu'aux oreilles.
_ Viens m'aider à nettoyer, s'il te plaît!</p>
<p>Christian éclate de rire. Voyant que Cristobal ne plaisante
absolument pas, son rire devient beaucoup plus moqueur. Alors que
Cristobal fait demi-tour pour rentrer chez lui, tout en fulminant
de rage, Christian reprend son calme et répond,
catégorique:</p>
<p>_ Non. J'suis pas ta bonne, bouffon.
_ Mais je te demande pas la lune bordel! Je te demande juste
de m'aider!
_ Donne-moi juste UNE bonne raison de le faire. Ou alors, cite-moi
un moment de ma vie où tu m'as aidé.
_ C'est d'la triche, tu ne m'as jamais demandé
d'aide! s'exclame Cristobal, indigné.
_ Parce que moi, je n'ai pas l'habitude d'aller
pleurer devant les autres en les suppliant de
m'aider!
_ Je n'ai jamais fait ça avec qui que ce soit! rétorque
Cristobal, de plus en plus agacé.
_ Ah bon ? C'est l'impression que tu m'as laissée pourtant.
M'enfin, tu ne dois avoir aucune fierté pour venir me
demander de l'aide. Pourquoi moi, au fait? demande
soudainement Christian.
_ Parce que t'habites pas loin, que t'es fiable, enfin,
sauf avec moi... Et puis parce qu'à l'heure qu'il
est, tous mes potes doivent être en train de délirer sur tout et
n'importe quoi et que c'est eux qui m'ont foutu
dans la merde! Ils sont sûrement pas en état de nettoyer...
Ils ne feraient qu'aggraver les choses...
_ Ca sert à ça les amis. Enfin, «» amis. Bon, je
retourne chez moi.
_ ATTENDS! crie Cristobal, faisant se retourner Christian
avec des yeux ronds. Je ne t'ai jamais aidé, c'est
vrai. Tu n'as pas de raison de m'aider mais... Je
te donnerai ce que tu veux! De l'argent si tu
veux!
_ Hm... Disons plutôt que tu me devras une faveur.
N'importe laquelle, ok? propose Christian avec un
sourire en coin.
_ Je refuse, vicelard! Tu vas me demander de faire un truc
horrible.
_ Sale quiche. Une faveur, ça n'est pas un gage. Te demander
de te ramener à poil au lycée, ça, c'est un gage par exemple.
Une faveur, c'est un juste retour des choses. Je
t'aide, tu m'aides.
_ Comme si tu avais des problèmes toi, t'es un enfant
modèle! Coincé aussi, si tu veux mon avis, marmonne
Cristobal.
_ Je me passerai de tes commentaires. Alors on fait comme ça?
Si un jour j'ai des ennuis, tu m'aideras?
_ Ouais, ok, s'empresse de répondre Cristobal.
_ Si un jour je tue ta mère pour ne plus t'avoir sur le dos,
tu m'aideras à cacher le corps, ok?
_ Alors déjà que je ne te trouve pas marrant d'habitude, là,
encore moins. Si t'as le temps de faire des blagues,
t'as le temps de m'aider à nettoyer mon
appart'.</p>
<p>Et Cristobal se précipite dans son appartement suivi par
Christian. Immédiatement, une forte odeur de tabac se fait sentir.
Christian pousse un grand soupir. L'odeur est si forte, si
entêtante (Ndla: Je ne sais pas si le mot convient trop mais
j'en voyais pas d'autre Oo) que ses habits
doivent en être déjà imprégnés. Il lance un regard meurtrier à
Cristobal qui continue d'avancer dans le couloir reliant la
porte d'entrée aux autres pièces.</p>
<p><em>Il me doit une faveur, il me doit une faveur... Attends
avant de le tuer... Une faveur... Il peut toujours
servir... Tu n'as pas longtemps à attendre mon petit
Christian... Il te rend service et tu lui tords le cou ! Tu
l'étrangles, tu l'étripes, tu l'égorges...</em></p>
<p>Cristobal entre dans la cuisine. Lorsque Christian y entre à son
tour, il ne peut s'empêcher d'écarquiller les yeux à
leur maximum, tout en ouvrant la bouche en grand. D'un côté,
que Cristobal lui demande de l'aide, ça prouvait que
l'appartement n'était pas au mieux de sa forme niveau
propreté mais là... Il ne s'attendait pas à ça,
c'est le moins qu'on puisse dire! Le sol de la
cuisine était noir de crasse. Non, à bien y regarder, c'était
des empreintes de pas. Cristobal et ses amis avaient dû renverser
un quelconque produit par terre et avaient marché dedans.
«Judicieux. Très intelligent en effet » pensa Christian avec
la plus grande ironie dont il n'ait jamais fait preuve. De
plus, le pauvre sol collait. Le produit renversé devait être un
soda ou autre boisson sucrée du même genre, comme en témoignait la
table jonchée de bouteilles à moitié pleines ou à moitié vides.
Mais le sol n'avait pas subi que ça. Il était parsemé
de...</p>
<p>_ DE PÂTES? hurle Christian en observant les pâtes crues
dispersées dans toute la cuisine.
_ En fait... On avait très faim... Et très soif...
Ca a un peu dégénéré en bataille de pâtes... Et
d'eau...
_ Oh mais vous êtes deg'! Vous vous êtes jetés du coca
à la gueule? demande Christian, dégoûté.</p>
<p>Cristobal ne répond pas. Il se mord les lèvres nerveusement. Il
ne reste plus qu'une heure et quart avant que sa mère ne
rentre.</p>
<p>Christian continue son inspection. La table n'est pas
couverte que de bouteilles. Il y a aussi des couverts. Et il
s'aperçoit avec horreur qu'il y a une assiette
cassée.</p>
<p>_ Et tu veux qu'on nettoie ce massacre en un peu plus
d'une heure? On y arrivera pas, affirme Christian,
défaitiste.
_ S'il n'y avait que ça...</p>
<p>Christian se retourne brusquement vers son voisin. Il fronce les
sourcils. Cristobal répond à sa question muette en lui faisant
signe de le suivre. Ce que Christian fait presque à reculons. Ils
arrivent à l'entrée du salon où Cristobal pénètre. Mais
Christian recule d'un pas, secoué par un
haut-le-coeur.</p>
<p>_ Ca pue?! Ca
m'écoeure... On dirait une odeur de gerbe,
sérieux...
Voyant que Cristobal ne dément pas, Christian recule encore
d'un pas en affichant une magnifique grimace de dégoût.</p>
<p>_ Un de tes potes a vomi? demande-t-il, de plus en plus
désespéré.
_ Pas qu'un. Et pas qu'une fois... soupire
Cristobal avec fatalisme.
_ Pitié, c'est pas vrai... gémit Christian.
_ Ce sont les deux seules pièces «», on va
dire. Les autres, ils n'y sont pas allés et j'ai rangé
ma chambre. À deux, si on se bouge, on peut le faire!
_ Il est hors de question que j'entre dans cette pièce. Rien
que l'odeur me donne envie de vomir et on n'a pas
besoin que je rajoute ma part de saleté à la pièce. Je vais
m'occuper de la cuisine. Toi, tu restes là. Ah et ouvre les
fenêtres... Aère. Parce qu'entre l'odeur de shit
et de gerbe, ta mère, elle va vite capter, même si
l'appart' est nickel.</p>
<p>Christian retourne à la cuisine tandis que Cristobal accourt
vers les fenêtres pour les ouvrir en grand.</p>
				</div>			</content>			<id>http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com/1368984/Moi-aussi-je-te-hais-Chapitre-3/</id>			<link href="http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com/1368984/Moi-aussi-je-te-hais-Chapitre-3/" />			<author>				<name>noboynocry</name>				<uri>http://noboynocry.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-09-19T17:04:20+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Moi aussi, je te hais : Chapitre 2.</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>Note de l'auteur</span> : Bonjour ou
bonsoir ^^. Demain, patinoire donc je ferais la tournée des blogs
jeudi. Je n'ai pas rien de particulier à ajouter...</p>
<p>Merci de me
lire, merci de commenter =). En espérant que le chapitre vous
plaise.</p>
<p><span>Image</span> : Je l'avais pas déjà
mise ? Bah, peu importe. C'est... MON COUPLE DU MOMENT XD. A gauche
: Aiba Masaki. A droite : Sakurai Sho.</p>
<p></p>
<p>_ Cristobal, ton ami est là!</p>
<p>Christian entend des bruits de pas précipités. Cristobal
apparaît au bout du couloir, l'air radieux. Cependant, dès
qu'il le voit, il perd son sourire et pousse un long
soupir.</p>
<p><em>Crois-moi, je suis au moins aussi dégoûté que toi.</em></p>
<p>Cristobal le fixe, impassible. D'un signe de tête, il lui
fait comprendre de les rejoindre, lui et ses amis, dans le salon.
C'est au tour de Christian de soupirer. Il se demande si ce
seront les mêmes personnes que l'an passé. Dès que Christian
entre dans le salon, il sent automatiquement un changement
d'ambiance. Il y a quelques visages qu'il reconnait,
pour son plus grand malheur. Il va se placer dans un coin de la
pièce, le plus loin possible des autres adolescents. Cristobal
lance des regards entendus à ses amis, des regards moqueurs.</p>
<p>_ Cristobal, il y a un de tes amis qui ne peut pas venir, crie
Cristina.
_ Qui? C'est le seul qui n'est pas
encore présent, répondit Cristobal.
_ Oui, voilà, c'est lui. Il a dit qu'il
s'excusait et qu'il t'expliquerait tout
lundi.
_ Ok. Dommage, ça sera moins amusant sans lui, fit Cristobal en
esquissant un petit sourire.</p>
<p><em>D'un côté, je me sens soulagé. Ca fait toujours un
abruti de moins ici. Mais j'ai un mauvais pressentiment.
Peut-être parce qu'ils arrêtent pas de se regarder en
souriant. Peut-être parce qu'ils ont tous l'air
d'attendre quelque chose.</em></p>
<p>Peu de temps après, Cristina et Caroline, la mère de Christian,
quittent l'appartement. C'est toujours à partir de ce
moment que Christian se sent le plus mal à l'aise. Et
qu'il se sent horriblement piégé. Mais pour une fois, rien ne
se passe comme prévu. Le groupe d'amis passe devant lui en
l'ignorant totalement. Ils vont s'enfermer dans la
chambre à Cristobal.</p>
<p>Christian poussa un long soupir de soulagement. Il peut enfin se
détendre. Il va s'affaler sur un des canapés du salon et sort
son mp3 de sa poche. Avant de s'isoler dans son monde, de
grands éclats de rire lui parviennent. Exaspéré, il monte le volume
de sa musique à fond.</p>
<p>Une bonne heure plus tard, Christian vit arriver dans le salon
la bande de jeunes.</p>
<p><em>Je me disais aussi... Ca pouvait pas durer
éternellement.</em></p>
<p>Il coupe sa musique et se redresse, il fait face aux
adolescents, prêt à changer de pièce dès l'instant où ils lui
adresseront la parole.</p>
<p>_ Hey, Christian... appelle alors Cristobal.</p>
<p>Et tous ses amis éclatent de rire, lui compris. Christian ouvre
de grands yeux, interloqué.</p>
<p><em>Je ne sais pas quelles saloperies ils ont dit sur moi dans
la chambre, mais ils ont dû se déchaîner pour rire juste à
l'entente de mon prénom...</em></p>
<p>Un des jeunes, Alexandre, tombe alors à la renverse. Une fois
par terre, il arrête de rire et prononce toute une série de mots
sans queue ni tête. Voyant qu'aucun ne réagit, Christian
s'approche alors du garçon pour l'aider à se relever
quand soudain, il sent une odeur bizarre. Paniqué, il tourne la
tête dans tous les sens pour savoir d'où provient
l'odeur. Ses réactions font encore plus rire les jeunes.
Christian saisit alors par le col Cristobal.</p>
<p>_ Qu'est-ce que vous avez fait, connard? Vous avez
fait cramer quoi au juste?
_ Caaaaalme... Tu devrais essayer toi aussi...</p>
<p>Ne comprenant pas un traître mot de ce que lui raconte
Cristobal, Christian le lâche et se précipite vers la chambre. Il y
a de la fumée partout. Mais plus il observe la chambre, plus sa
peur diminue. Elle diminue pour en laisser place à une autre.</p>
<p><em>Il n'y a rien qui crame... Il n'y a pas de
flamme. À bien y réfléchir en plus, ça ne sent pas le brûlé.
C'est une autre odeur. Ils ont fumé? Non, ça ne sent
pas à ce point une cigarette... Alors ils ont fumé autre chose
que des clopes? Oh putain.</em></p>
<p>Il fouille un peu la chambre du regard et tombe sur un cendrier
plein de grosses cigarettes. Christian comprend vite qu'il
s'agit de joints et la peur l'envahit soudain plus
brutalement qu'avant. Il comprend également que tous les
jeunes dans le salon sont totalement défoncés.</p>
<p><em>Ca explique bien des choses. Putain, j'arrive pas à
croire qu'ils aient fait ça! Si nos mères rentrent, on
est dans la merde??? Comment ça
«?! C'est eux qui se sont drogués, pas
moi?! Ils ont
qu'à assumer leurs conneries, moi, j'me
barre!</em></p>
<p>Christian quitte alors la pièce, plus énervé que jamais, mais la
peur de se faire prendre lui tenaillant le ventre. Il
n'entend même pas ce qui se passe dans le salon. Il claque la
porte de l'appartement et se retrouve sur la coursive. Il en
profite pour souffler un bon coup. Il descend un étage et se
retrouve chez lui. Il va s'allonger sur son lit histoire de
se calmer un peu. Ce jour-là, il déteste encore un peu plus
Cristobal.</p>
<p><em>Je le hais. Dieu que je le hais! Espèce de sale
bouffon! Il fait ses conneries avec ses potes à la con et il
pense même pas aux conséquences! Il pense même pas à la merde
dans laquelle il se trouvera si sa mère voit ça. Rien que pour ça,
j'aimerai qu'il se fasse prendre. Que sa mère le
pourrisse comme elle l'a jamais fait. Qu'elle le prive
de sortie, le prive de ses potes... Qu'il soit forcé de
rester avec moi parce que je suis son «» le plus
raisonnable. Je crois que dans ce cas-là, je serais heureux de le
voir, rien que pour admirer sa tête de dépressif...</em></p>
<p>Christian continue ses médisances pendant plus d'une
heure. À un moment, il a entendu des cris dans le couloir.
«» a-t-il pensé. Puis, le
téléphone sonne. Dérangé dans son activité favorite, celle de
passer ses nerfs sur Cristobal, il décroche, un peu en rogne.
Seulement, son humeur change du tout au tout quand il entend les
mots prononcés.</p>
<p>«Christian, c'est Cristobal. Je... Je sais
qu'on est pas amis mais s'il te plaît. Rends-moi un
service. J'ai un gros problème. Mes amis sont partis, si ça
peut aider à te convaincre. Monte, s'il te plaît, c'est
important»</p>
<p>Et Cristobal raccroche. Christian se sent jubiler. C'est
la première fois de sa vie qu'il entend Cristobal le
supplier. Il a encore envie d'entendre ça. Il est quand même
un peu curieux. Sans se poser plus de questions, il se précipite à
l'étage au-dessus.</p>
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