<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com</title>		<id>http://blog.jeuxvideo.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[white memory]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com</uri>		</author>		<updated>2009-03-20T04:38:20+01:00</updated>		<entry>			<title>186</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>
<em>Et je sais, je sais amour, que si tu
savais, si tu savais que plus tes doigts glissent sur mon corps,
plus ton visage disparait laissant place aux amers regrets de ce
que plus jamais je ne pourrais toucher... Les aimables formes,
le chaos indéterminé de celui qui fut ma plus grande erreur, ma
plus belle bêtise... parce que oui là je me souviens pas de
son corps, pas de son nom, juste de son existence. La certitude
d'avoir aimé, d'avoir aimé au-delà du possible, au-delà
de la frontière, sais tu seulement ce que c'est, toi qui
délie mes souvenirs de ta langue... Les vapeurs me reviennent,
les mélanges d'éther, les odeurs males presque épicées
d'un corps, non au-delà du corps d'une âme que
j'ai laissé entrer en moi, me dérober à moi-même pour arriver
immaculée de sang aujourd'hui entre les doigts d'un
autre cauchemar, d'un nouvel amour, d'une nouvelle
histoire d'emprise dont me voici la pauvre éprise, non plus
ironique je ne suis que la prise volontaire. Pénètres moi, délie ma
langue, délie moi, lies moi à toi pour que je survive au jour
suivant. Mon dos qui se cambre sous la paume de ta main, je ne me
souvenais pas de tant de douceur, serait une autre main, serait ce
le souvenir de mon meurtrier. Lui, il m'aimait à me faire
saigner. Il m'aimait à souffrir... Il m'aimait
mieux, il m'aimait différemment avec la fougue que créée
l'urgence, avec la retenue suffisante pour faire haleter mes
désirs les plus profonds. Il m'aimait comme un diable et toi
mon ange, tu me le rappelle...</em></span></p>
<p><span>
<em>Tes lèvres
réclament, elles envahissent les miennes.</em></span></p>
<p><span>
<em>elles imposent,
elles prient, elles espèrent sur les miennes mortes d'amour
qui ne s'épanouissent que entrelacées dans les tiennes.
L'odeur du sang qui me revient, elle aussi, un baiser, le
premier, je crois, je ne sais pas, sur le marbre, tout parait
clair, la lune éclaire, ta beauté ensorcelée faite pour susciter le
désir... mais jamais les fantômes ne se taisent et sous mes
gémissements, dans ma bouche, je sens l'odeur excitante du
sang, le sien, celui du passé... celui des baisers
ensanglantés où j'aimais à mordre, à gouter jusqu'au
sang l'intériorité d'un autre... Et comme le désir
est une longue plainte absente ou l'on croit être deux quand
on est qu'un, je te quitte, Jason, pour m'adonner
pleinement au souvenir, au sourire du fantôme. Sais tu sur quelle
tombe tu me baises, sais tu que c'est le premier cadavre
d'une longue série. Sais tu que j'ai tué l'homme
qui gis sous moi, le premier cadavre, le plus simple... Et
après le cadavre m'a mené à l'amour...
l'amour haineux, l'amour passion, l'amour
perversion... l'amour sans état d'âmes, celui qui
t'ôte de toi pour écrire deux quand tu étais un, qui détruit
deux êtres pour n'en créer plus qu'un, l'amour où
jamais il n'y a de dominant, jamais non plus de dominé.
L'amour qui fais la différence entre baiser comme je te
laisse me baiser, comme tu te laisses baiser par moi, et faire
l'amour, créer la symbiose. Toi, mon pale fantôme, toi Jason,
tu n'es pas la réalité, pas ma réalité, oh si tu
l'es... Oh mon incohérence, viens t'écrire encore,
viens créer la différence...</em></span></p>
<p><em>Pauvre pécheresse, pauvre
enfant que je suis, rends moi à ma naissance, rends moi à lui.
Pauvre folle, j'aimerais devoir ne pas t'aimer,
j'aimerais ne pas l'aimer lui, ne pas vouloir retrouver
jusqu'à son essence, jusqu'à sa trace dans celle que tu
dessines en moi... J'aimerais ne pas te posséder, ne pas
t'emmener dans mes nuits noires, te donner juste le beau,
juste l'exquis mais je sais tu me le dirais mes noirceurs
sont plus belles dans leur vérité que le plus beau des mensonges,
le plus beau des rêves. Lis en moi, étends toi, prends toute la
place, efface le... efface son nom, efface ce que je ne sais
pas, ce que je ne veux pas savoir. N'efface rien, créée
encore... d'un cycle à un autre, effacer,
recréer... Un beau trio, toi, moi, et un fantôme, un pauvre
souvenir à l'indéniable présence dont mon corps plaide avec
la plus grande véhémence le désir et au-delà du désir les
sentiments, l'amour...</em></p>
<p><em>Ne t'arrêtes pas
amour, ne te retire pas, laisse encore s'épanouir la douleur
de ta beauté, la douceur de ton existence, le vide de son absence à
lui, l'autre... l'instigateur de tout, celui qui
derrière attends pour te poignarder, Jason, si tu savais, je lui
tendrais le couteau sans la moindre hésitation et je sais, que de
ses doigts expert il te viderait de tout pour m'avoir, me
posséder, pour te punir de m'avoir possédée, et de mes
larmes, tu sais je te guérirais, je t'élèverais, je te
monterais au plus haut rang, te donnant tout ce que je ne
posséderais jamais. Ce serait un beau rêve, une belle histoire, je
t'aimerais, je lui ferais l'amour. Il te haïrait, tu le
lui rendrais sa haine. Je serais sa muse, je l'aimerais et tu
m'en voudrais... Un beau trio, qui n'aurait pas
existé de toute façon, qui n'existait que parce qu'il
me plaisait de le créer, un dernier lien entre le passé et le
présent... Je t'avais surement choisi pour ça Jason
Cavanno, et j'en étais désolée... Tout était si
épuisant, jusqu'à t'aimer, surtout t'aimer en
fait. Mais je ne mentais pas quand j'osais prononcer mon
amour, non, tout était vrai même ce qui indéniablement allait
suivre.</em></p>
<p><em>Nous avions fait
l'amour à même le marbre, je gisais ivre sur la pierre, tu
affichais un sourire béat, des yeux tristes, tu ne demandais rien,
seul ton corps exprimait le désir encore... et posait
silencieux le verdict, l'indéniable question. Et nous sommes
restés là nus sur le marbre à regarder la nuit s'éteindre, le
jour se consumer de bout en bout, l'un dans
l'autre... Puis ce fut la nuit dans mes yeux, pas dans
mon rêve, l'ange était là, beau diable... l'allure
négligée, le teint blafard, le regard aiguisé à l'affut
traquant sa proie, un large sourire sur les lèvres sincère, vrai
qui s'offrait à moi. Ton corps nu, étendu, immortel qui
fascinait le mien, l'attirait, le dessinait... Tes
doigts sur ma peau, le long de mes reins, ta bouche qui baise mon
front, mes joues, mon cou, chaque parcelle de ma peau... mon
murmure non pas sur la bouche qui s'étoffe dans un rire
délicat auquel tu réponds... La pièce nimbée de blanc, deux
corps dans des draps blancs mes doigts qui passent dans tes cheveux
noirs, mes yeux perdus dans les tiens, à nouveau ton rire triste,
mon pauvre enfant perdu. Tes lèvres toujours plus violentes,
toujours plus indécentes qui brisent le sceau des miennes, tes mots
qui s'échouent en milles et unes corolles le long de mon
corps... De ton corps à mon corps, le rêve
passe...</em></p>
<p><em>Je
t'aime... plus une interrogation qu'une
affirmation, rends moi mon amour beau diable, dis les donc les mots
qui fâchent, dis les encore, écris les, ne me laisse jamais
oublier, n'oublie pas comme je
t'aime...</em></p>
<p><em>A la vie à la mort...
une dernière fois, une dernière voix sortie de la
nuit...</em></p>
<p><em>Le matin, la fraicheur
morose, Lake Geneva, des draps de motel, une odeur evanescentes et
des pleurs... Jason... Jason...</em></p>
<p><em>Mon ange me regarde le
regard nimbé de larmes, un paquet à la main... un doigt, une
bague, Cassandre... je reconnais la bague, le vernis sur le
doigt...</em></p>
<p><em>«le prix de ton
insolence.» Pas de signature, juste ces mots... une
écriture vaguement familière. La mafia, évidemment, une évidence.
Et le beau diable dans tout ça?</em></p>
<p><em>Jason me regarde il
ajoute:</em></p>
<p></p>
<p><strong><span></span>-Tu gémissais dans ton sommeil,
tu as parlé d'un Dylan, en fait tu as dit Je t'aime
Dylan et hier sur le marbre tu l'as répété plusieurs fois
pendant que je... tu as dit Dylan pas Jason... je ne
t'en veux pas... je... je t'aime... mais
je me demande combien tu m'aimes et je me dégoute de te
demander. Je ne pleure pas pour le doigt, je m'en fiche, je
pleure pour toi... pour nous... pour ce qui
t'arrive, ce qui risque de t'arriver. Je vais appeler
ma mère, on va te trouver un endroit pour te protéger, je resterais
avec toi ou pas comme il le faudra, peut être qu'il serait
plus prudent que je reste ici pour laisser de fausses pistes mais
dis moi, combien tu
m'aimes?</strong></p>
<p></p>
<p><strong>-Je t'aime
d'un amour qui ne se quantifie pas, je t'aime à rester
debout, à ne pas te quitter, à ne pas être assez stupide pour te
mentir, pour te dire que je t'aimerais toujours, que je
n'en ai pas aimé d'autres, que je ne penses pas à
d'autres, à cet autre, si c'est bien le diable de mes
rêves. Je t'aime, toi, là maintenant, demain, je te le dirais
quand demain viendra. N'est ce pas
suffisant?</strong></p>
<p></p>
<p><strong>-Si... ça
l'est. Je voulais juste, je voulais... rien, je savais
déjà, je voulais que tu le dises parce que moi je t'aime à
vouloir te posséder, à vouloir que tu me possèdes, à te garder en
vie. Ma mère a des relations, on va s'en
servir.</strong></p>
<p><em>
</em></p>
<p><strong>-Non, je ne fuirais pas.
J'ai trop couru, je suis épuisée... je veux savoir. Mais
si ta mère peut nous aider sur ce point, je t'aime aussi à te
garder en vie et à rester en vie pour toi, mais je dois savoir,
pour t'aimer pleinement.</strong></p>
<p></p>
<p><em>Je sais, il est beau le
chantage. Pardonne-moi, amour. Mais je dois savoir.</em></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com/1276727/186/</id>			<link href="http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com/1276727/186/" />			<author>				<name>memoireblanche2</name>				<uri>http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-03-20T04:38:00+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>185</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><em>Jason et moi, un entrelacs
de mots, une vague montante de désir, une vague innocente de ses
lèvres à mes lèvres, de son assurance triste à ma tristesse
assurée...
Un corps à corps sans fin...</em></p>
<p><em>Jason et moi, une histoire
de rien, de tout et par-dessus tout de vide, à moins que ce ne soit
une histoire de vie plus que de vide...</em></p>
<p><em>J'étais sa folle,
cette femme qui avait sauté du pont, qui sauterait encore...
et pour qui tout n'était qu'une question de
seconde...</em></p>
<p><em>Il était ma dernière
seconde. Il était cette éternelle seconde qui me retiendrait toute
ma vie, qui devait me retenir de rejoindre les cadavres qui
peuplaient le cimetière dans lequel nous nous
tenions...</em></p>
<p><em>Il était ma raison quand
tout n'était que déraison...</em></p>
<p><em>Il était tout ce qui restait
de moi, tout ce qui resterait après moi hormis le marbre blanc sur
lequel trônerait avec fierté mon nom, ma non
existence.</em></p>
<p><em>Il était celui qui passait
ces doigts sur ma peau en larmes, celui qui buvait mes larmes, mes
mots, mes délires, ma noirceur fébrile qui le rendait lui esclave
de ma fragilité incandescente.</em></p>
<p><em>Il était là à nouveau, il
m'avait suivi comme on concrétise un pacte avec le
diable... Il était là et de toute la douceur, de toute
l'horreur que j'avais en moi, de tout ce que
j'aurais du lui dire, il ne restait face à sa présence que
l'urgence, la peur morbide de perdre encore ou pire
l'urgence que seule laisse le désir... Le désir qui
remonte comme une vieille vague, une vieille histoire
d'amants, d'aimants où comme toujours je joue la
démente...</em></p>
<p><em>Bois amour, bois à la source
du mal, goutte à mon âme... goutte à ma médiocrité, donne moi
ton éternité puisque la mienne n'a pas
d'existence... Laisse-moi prendre amour, juste une
fois...</em></p>
<p><em>Baise mes lèvres
jusqu'au sang, regarde mon sang... goûte le prix,
l'odeur de ce qui coule, hémorragie éternelle dans mes
veines... Prends mes cris, ma jouissance si tu peux car aux
fond, tu sais comme je mens, tu sais comme je suis fourbe...
tu sais comme je pleure, comme mes cris sont notre horreur, le
reflet d'un pauvre passé, de mes morts dont mon coeur
chérit jusqu'à l'essence... Délivres moi si tu le
peux, moi je ne peux...</em></p>
<p><em>Baise moi puisque l'on
en est arrivé là, ôte tout de moi, ne laisse que l'impur,
l'impudeur de mon corps nu sur le marbre d'un des
fantômes de mon passé. Imprime le fantasque de ta présence, le
fantasme de ta non absence... Rends moi à ma vrai
définition... Laisse moi impure te dis je ... morte tout
ce que tu veux... peu importe, amour, tout importe, tout
m'emporte...</em></p>
<p><em>Amour, pourquoi cette
empreinte triste, pourquoi là... Pourquoi me regardes tu comme
si tu venais de me perdre, ne vois tu pas que l'on se
retrouve... Du marbre au lit... de la froideur du canon
sur ma peau à l'empreinte que tu laisses en moi, il n'y
a point de différence...</em></p>
<p><em>Mens moi, écris le mensonge
de ton bien être sur mes lèvres, disparais amour, laisse apparaitre
l'autre, celui qui se cache dans tes yeux... Délie ta
langue de ta bouche à la mienne... écris la
vérité...</em></p>
<p><em>Le péché ne passe pas, il ne
s'efface pas, il s'échange, il se remplace, d'un
péché à un autre, l'homme ne fait que
courir...</em></p>
<p><em>Si tu savais comme je te
vois, amour... comme je lis avec évidence l'effroi qui
t'anime devant les spasmes de mon corps... Si tu savais
comme je sens la présence de tes mains qui écrivent sur les
monceaux putréfiés de mon être, sur mon corps qui se met à nu en
proie à la fureur sauvage, fureur dont tu n'es pas exempt de
culpabilité... Tu n'avais pas qu'à revenir...
tu n'as plus le choix maintenant, alors vas y tue moi, fais
moi vivre encore et encore... maintenant à même le
marbre...</em></p>
<p><em></em></p>
<p><em>Les sens en éveil, amour, je
te cherche sans te trouver, tes mouvements me perdent, me prenne,
j'entends ton coeur, si près du mien... Ils battent
à l'unisson se me semble, le mien calquant ton rythme...
Je me souviens d'une main le long de ma poitrine mimant le
rythme d'un coeur, reproduisant le battement saccadé du
sien, c'était comme ça qu'il m'avait dit je
t'aime la première fois sans mots, je crois, à moins que ce
n'était qu'un je te veux... La violence va si
vite, on monte vite les échelons, l'escalade ils appellent
ça... Au début le jeu est simple, il suffit de tirer la
première balle et après le jeu devient marginal et on tire
plusieurs coups. On se ment avec des mots, on s'engouffre
dans n'importe quoi pour échapper à hier, à ce que l'on
a fait et qu'on refera.</em></p>
<p></p>
<p><strong>-Elina, je t'aime,
je voulais que tu le saches même si tu le sais, je voulais juste
que le jour où tu en douteras, que tu te rappelles que je
l'ai dit, que je l'ai dit devant les morts, devant les
vivants, devant toi. Je voulais que tu saches que je t'aime
pour toi, que je te vois, je sais comme tu souffres et j'aime
ta souffrance, j'aime chaque
nuance...</strong></p>
<p><em>Moi de fondre sur ces mots,
sur ces mots avide de non sens, avide de moi et d'en un
murmure de répondre:</em></p>
<p><strong>-Jason, ne m'aimes
pas, ne m'aimes pas comme je ne t'aime pas...comme
je t'aime...</strong></p>
<p><em>Et les larmes, les traitresses de se fondre au baume
sucré de ses lèvres, à son odeur envoutante qui glisse entre mes
lèvres tandis que je m'épuise à écrire les mots que je ne
peux dire de mon corps. Ses bras m'enserrent plus fort, mes
lèvres qui cherchent, questionne toujours plus loin...
toujours plus près de l'autre... du souvenir intact
qu'il éveille en moi... Je ne sens même pas la fraicheur
de la nuit qui approche sur ma peau, j'entends juste le
froissement de draps de soie, ma vraie première fois. Et Jason qui
me rappelle à la réalité...</em></p>
<p></p>
<p><strong>-Tu n'es pas obligé, tu n'as pas à
t'excuser, à dire, à rendre mes mots, mes gestes, tu ne me
dois rien, surtout pas ton corps ni ton coeur, je connais ta
liberté, je lis son prix dans tes yeux. Elina, c'est mois qui
suis désolé de t'avoir confessé cela encore une fois, je sais
combien mon amour te blesse dans le fond parce qu'il te force
à tenir debout et que moi grand égoïste j'en use et
j'en abuse quitte à t'user
toi.</strong></p>
<p></p>
<p><em>Jason chaque mot si tu savais
comme tu comprends, comme tu entends mes larmes sordides, ma propre
absurdité au final.</em></p>
<p>
<strong>-Oui je
t'aime évidemment que je te rends chaque mot, oui je veux
tout de toi et oui encore l'admettre me tue à
vivre...</strong></p>
<p></p>
<p><em>Mais voilà je préfères me tuer à vivre que
d'éteindre ma souffrance... je préfères t'offrir
mon corps étendu sur le marbre froid dans la nuit grandissante, je
préfères les fantômes aux aimables formes que réveille ta présence
en moi plutôt que de laisser mon corps à l'impudeur publique,
plutôt que de l'offrir en pâture à un monde qui n'a
jamais voulu de moi, à moins que ce n'aies été que
l'inverse. Quitte à me faire dépecer, je préfère de loin
l'être par tes soins passionnés que par la vie qui ne
m'a déjà que trop pris. Non comptant de m'arracher à
moi-même, elle m'a ôté mes parents, mes envies et petit à
petit elle a sucé tout ce qui me donnait corps et sens. Alors suce
donc ce que tu peux, prends ce que tu veux. J'adore,
j'idolâtre au-delà de toi le souvenir que tu fais
naitre.</em></p>
<p></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com/1276707/185/</id>			<link href="http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com/1276707/185/" />			<author>				<name>memoireblanche2</name>				<uri>http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-03-20T03:15:04+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>184</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><em>Sans ouvrir les yeux, ces yeux qui depuis un moment
étaient emplis de larmes, je posais ma main sur son épaule, je
sentis qu'elle frissonnait. Elle était belle, quand elle
frissonnait, j'avais peur d'ouvrir les yeux mais ce
contact me réconfortait, elle était là, réelle, si j'ouvrais
les yeux, elle serait encore là. Ce n'était pas une
apparition... un rêve c'était
elle...</em></p>
<p><em>Mes yeux s'ouvrirent doucement et mon regard
rencontra le sien, et je crois que tout les mots que j'aurais
pu dire n'aurait pas réussi à remplacer cet instant où à ne
rien dire, nous nous disions tout. Mes yeux lui criaient le manque,
l'amour...</em></p>
<p></p>
<p><span><strong>And you'll look at
me
with eyes that see
And melt into each other's arms

And so I come to be the one
who's always standing next to you

Reach out for me
So I can be the one
who's always reaching out for you</strong></span></p>
<p></p>
<p>Je
crois que je n'oublierais jamais son regard ce jour
là.</p>
<p>Je
n'oublierais jamais la façon dont il m'a serrée dans
ces bras comme si c'était la première et le dernière fois, le
parfum de ses lèvres, ses cheveux mouillés par la pluie battante
qui s'était installée depuis une bonne demi
heure...</p>
<p>Non,
je n'oublierais jamais.</p>
<p>Il
était là, comme une évidence.</p>
<p>Il
serait toujours là.</p>
<p>Pas
besoin de sordides promesses, juste de lui.</p>
<p>Là,
maintenant, pour toujours.</p>
<p></p>
<p><em>Juste besoin d'elle</em></p>
<p><em>là maintenant pour
toujours</em></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com/1238373/184/</id>			<link href="http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com/1238373/184/" />			<author>				<name>memoireblanche2</name>				<uri>http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-30T15:52:49+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>183</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span><em><strong>Musique relancer si nécessaire durant scène
retrouvaille</strong></em></span></p>
<p></p>
<p><span><em>Je ne savais pas quoi dire, je
n'étais qu'à demi conscient de sa réalité... Elle
était penchée sur cette tombe, à quelques millimètres de moi. Je ne
savais pas quoi faire, quoi dire... Je ne savais même pas
pourquoi elle était là, je regardais ses cheveux auburn effleurait
mes jambes, le marbre noir se tacher de petites gouttelettes
d'eau... Elle pleurait, je la trouvais si belle quand
elle pleurait, je fermais les yeux me remémorant son visage en
larme...</em></span></p>
<p><span><em>Je restais là près d'elle
espérant qu'elle saurait, qu'elle sentirait parce
qu'il n'y avait juste aucun mot pour
ça.</em></span></p>
<p><span><em>Je restais les yeux fermés
retraçant la perfection de son âme qui se traduisait dans les
traits fins de son visage.</em></span></p>
<p><span><em>J'aurais aimé lui dire
combien elle m'avait manqué, combien je l'aimais,
combien j'aurais aimé être là même si je ne pouvais rien
faire. Je voulais juste lui donner mon amour, peu importait ce
qu'elle me rendrait et ce qu'elle ne me rendrait
pas.</em></span></p>
<p><span><em>Peu importait
oui...</em></span></p>
<p><span><em>J'inspirais l'air,
tentant de trouver le courage d'esquisser un geste, un
mouvement, quelque chose qui dirait je t'aime, je serais
toujours là. Mais mes yeux restaient toujours clos, dans ma tête,
je continuais de fredonner l'air de musique... celui qui
me faisait penser à elle, celui qui me faisait
tenir</em></span></p>
<p></p>
<p><span><strong>I'll be your
man
I'll understand
And do my best
to take good care of you
Yes I will...</strong></span></p>
<p><span></span></p>
<p><em>Je
la cherchais desespéremment,</em></p>
<p><em>les yeux clos, je cherchais à
l'atteindre...</em></p>
				</div>			</content>			<id>http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com/1238372/183/</id>			<link href="http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com/1238372/183/" />			<author>				<name>memoireblanche2</name>				<uri>http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-30T15:47:00+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>182</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>
Sa mère aurait trouvé ça stupide en tout cas.
Il avait toujours supporté le poids de son nom, Jason Cavanno, fils
d'Abe Cavanno, redac chef du Times et de Roger Cavanno,
célèbre journaliste télévisé animant une stupide émission insipide
de débats suivies par tout américain qui se respect mais Elina
n'avait rien demandé à ce sujet et ne connaissait surement
pas ses parents, il était juste Jason. Mais une part de lui se
sentait responsable pour cet article parce qu'il était dans
le journal de sa mère.</span></p>
<p><span>
Arrow Road était son dernier espoir. Elina
était son dernier espoir.</span></p>
<p></p>
<p><span>
<em>A croire que
l'ironie s'acharnait aujourd'hui, parce
qu'en voulant vers Arrow Road, je m'étais retrouvée
près d'un cimetière, à l'entrée d'un cimetière,
c'était dans ce genre d'endroit qu'elle
m'avait dit au revoir ou plutôt
adieu.</em></span></p>
<p><span>
<em>Je ne sais pas
pourquoi, je suis entré dans le
cimetière...</em></span></p>
<p><span>
<em>Je ne sais pas pourquoi,
mais les cheveux auburns me sont apparus, elle était de dos
accroupie près d'une tombe... Ses cheveux me semblaient plus long
que dans mes souvenirs... Elle était dans son manteau bleu, le même
qu'elle avait le jour où elle m'avait quitté... alors c'était
elle.</em></span></p>
<p><span>
<em>Je ne sais pas pourquoi
elle était là...</em></span></p>
<p><span>
<em>Je n'étais pas sure
qu'elle soit là, pour de vrai.</em></span></p>
<p><span>
<em>Vraiment l'ironie
s'acharnait...</em></span></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com/1238366/182/</id>			<link href="http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com/1238366/182/" />			<author>				<name>memoireblanche2</name>				<uri>http://memoireblanche2.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-01-30T15:07:10+01:00</updated>		</entry></feed>