<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com</title>		<id>http://blog.jeuxvideo.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Les fictions de mai-Lynn]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com</uri>		</author>		<updated>2009-10-14T19:07:19+02:00</updated>		<entry>			<title>Beauté inaccessible -16-</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>Une looooongue suite mes
p'tits lou !!!!! j'espère qu'elle vous plaira
3</strong></p>

<p>Je me réveillais seul
dans mon lit le lendemain matin, une bonne odeur de crêpes dans
l'air. Un soupire sortis d'entre mes lèvres à l'idée que dans
quelques minutes tu serais devant moi. Pourquoi es-tu resté Noah
?</p>
<p>J'attrapais mon boxer
et l'enfilais, puis me dirigeais vers le placard afin de mettre un
pyjama. Autant prendre toutes les précautions nécessaires.
Soufflant bruyamment pour me donner du courage, j'ouvrais la porte
de ma chambre. Je me stoppais net en découvrant que tu ne portais
rien à part ton boxer. Immédiatement nos ébats de la nuit me
revinrent en mémoire et des rougeurs vinrent parsemer mes
joues.</p>
<p>- Tu ne pourrais pas
t'habiller ! Lâchais-je, évitant ton regard.</p>
<p>- J'avais chaud...Ta
façon de dormir est si...</p>
<p>- C'est bon arrêtes
!</p>
<p>Je m'assaillais sur
une chaise en regardant la table que tu avais parfaitement dressée,
et commençait de manger. Tu t'asseillas en face de moi et
commençais à lire ton journal.</p>
<p>- Qu'est-ce que tu
fais là Noah...Lâchais-je, finalement.</p>
<p>- Je déjeune.
Répondis-tu en haussant les épaules.</p>
<p>- Tu m'as
parfaitement compris, pourquoi tu es encore là ? Pourquoi tu m'as
fait le petit déjeuner ? Pourquoi tu es là comme si on était le
parfait petit couple !</p>
<p>Sans vraiment le
vouloir, je m'étais énervé. Tu me faisais peur. Ce sentiment qui
faisait battre mon coeur me faisait peur. Et tu ne faisais
rien pour arranger ça. Tu ne répondis rien, et je me levais agacé.
J'allais dans ma chambre en claquant la porte, quelque peu
honteux.</p>
<p>J'allais dans la
salle de bain et mit le jet en marche, puis je commençais à me
déshabiller. Mais je sentis tes mains sur mes hanches. Vivement, je
me retournais, mais me pris les pieds dans mes affaires. Je
m'étalais alors par terre, me cognant la tête contre le lavabo. Un
cri s'échappa de mes lèvres et je mis directement ma main sur mon
crâne. Une douleur fulgurante me transperça et je m'appuyais contre
le mur, tentant de reprendre mon souffle.</p>
<p>Je sentis alors un
gant froid venir se poser sur ma bosse, et ta main sur ma joue. Je
te lançais alors un regard noir.</p>
<p>- C'est de ta faute
ça ! T'es vrai...</p>
<p>Mais ma voix mourut
sous tes lèvres. Mes yeux s'ouvrirent grand tandis que je sentais
ta langue entrer dans ma bouche. Immédiatement je te repoussais de
toute mes forces et tu tombas assis par terre.</p>
<p>- Arrêtes de
m'embrasser ! M'écriais-je, essuyant ma bouche.</p>
<p>- Pourquoi tu es en
colère, on s'est bien éclaté hier ! Répondis-tu, sur le même
ton.</p>
<p>- Ça n'aurait jamais
dû se passer !</p>
<p>- Mais ça s'est passé
Owen, que tu le veuilles ou non, tu es incapable de me résister
alors fais avec au lieu de péter un câble !</p>
<p>Mon poing partit sans
m'en rendre compte, mais je n'étais qu'un débutant dans ce domaine.
Tu réussis à attraper mon poing, et vivement me basculait sur le
carrelage froid. Tes lèvres prirent une seconde fois le contrôle de
ma bouche et tes mains vinrent caresser mon corps tandis que je
tentais de me débattre. Mais s'était peine perdu, tu ne voulais pas
me lâcher. Baissant les bras, je pris part au baiser, me collant
contre toi. Ton torse nu contre le mien me faisait beaucoup
d'effet, je devais me l'avouer. Je sentis ton entre-jambe se
durcirent et ne résistait plus, laissant libre court à mes
pulsions. Vivement, tu vins enlever le reste de mes vêtements,
léchant ma peau. Des gémissements s'échappaient de ma bouche et mes
yeux se fermaient malgré moi, sous le plaisir que tu
prodiguais.</p>
<p>Brusquement tu te
relevas, m'amenant avec toi. Tu envoyas valser loin ton boxer et
entra dans ma douche, me forçant à y entrer aussi. Fougueusement,
tu me plaquas contre la paroi de la douche, glacée. Je me cambrais
à la seconde, mais tu repris tes caresses, me faisant tout oublier.
Toujours aussi rapidement, tu me retournas et entras tes doigts en
moi dans le but de me préparer. Mes lèvres vinrent se poser
sauvagement contre les tiennes, effaçant la grimace qui les
étiraient. Je me sentais bruler de désir sous ton contact expert.
L'eau coulait sur nos peaux entrelacées, ma main passait et
repassait dans tes cheveux tandis que tu me pénétrais, calant tes
mains sur mes hanches. Un long gémissement sortis de nos lèvres, et
tu entamas des vas-et viens endiablés.</p>
<p>Mes deux mains se
posèrent contre la paroi de la douche et je me cambrais, ne cessant
de soupirer de plaisir. Sous la chaleur qui régnait dans la cabine,
tu ne tardas pas à éjaculer, et je te suivis à l'instant même. Le
corps luisant de chaleur, je laissais mes jambes me lâcher, et
m'assaillait à même le sol. Tu me suivis dans mon mouvement,
éclatant de rire. J'en fis de même ne sachant vraiment pas
pourquoi. Pour lâcher cette tension qui me faisait mal.</p>
<p>Mais mon répis fut de
courte durée, car bien vite, nos regards se croisèrent, et comme la
veille, tout disparut autour de moi. Ta main se posa sur ma joue et
tu te rapprochas.</p>
<p>- On couche ensemble
Owen. Dis-tu, d'une voix claire. On s'amuse et on couche ensemble.
Ne vas pas chercher plus loin.</p>
<p>Maintenant je me
rends compte. Tu savais n'est-ce pas ? Tu savais que je tombais
profondément amoureux de toi. Et moi, comme un idiot je ne voyais
pas les signaux que tu m'envoyais. Je ne sais pas à qui donner la
faute. Tu es partis. Tu m'as quitté, et maintenant j'ai un mal de
chien à refaire surface. Tu m'as lâchement abandonné. Mais je t'ai
cherché. J'ai voulu t'avoir et je t'aie eu. Quel idiot. Lorsque tu
m'as dis cette phrase, je n'ai pas pu empêcher mon coeur de se
serrer, et je n'ai pas pu te donner ce baiser que tu m'as demandé
par la suite. Je ne pouvais pas t'embrasser. Surtout pas si je ne
devais rien espérer.</p>
<p>J'ai profité de la
personne qui frappait à ma porte pour m'échapper de ton emprise.
Vivement, je me levais, et attrapais une serviette que j'enroulais
à mes hanches. Sans un regard pour toi, j'allais ouvrir, croisant
le regard d'une personne que je ne souhaitais pas du tout voir à
cet instant.</p>
<p>-
Mathis...Soufflais-je surpris.</p>
<p>- Je passais dans le
coin alors...Fit-il en haussant les épaules.</p>
<p>Son regard se posa
sur mon torse mouillé, appréciant apparemment la vue. J'entendis
alors Noah rentrer dans la chambre, et une angoisse me
prit.</p>
<p>- je suis désolé, je
ne peux pas te voir pour l'instant ! Répliquais-je, tentant de
fermer la porte.</p>
<p>Brusquement, il
rentra dans la pièce, prenant sa tête entre ses mains.</p>
<p>- Écoute, je pense
que je t'ai assez laissé de temps pour réfléchir à nous deux,
s'exclama-t'il, perturbé. Je sais que tu aimes ta vie de
célibataire, mais je sais que rien n'est terminé entre nous, sinon
tu ne resterais pas mon ami Owen...Je te connais et...</p>
<p>- Mathis, s'il te
plait vas-t'en maintenant ! Le coupais-je en regardant nerveusement
vers la porte de ma chambre.</p>
<p>- Non ! Laisse moi
finir ! On est fait pour être ensemble, je le sais ! Tu es resté
plus d'un an avec moi, ce n'est pas rien pour toi, tu ne
peux...</p>
<p>Mais tu ne pouvais
pas rester dans ton coin, n'est-ce pas Noah ? Il fallait à tout
prix que tu montres que je t'appartenais. A toi, et à toi
seul.</p>
<p>- Ce que tu peux être
agaçant Mathis ! Râlas-tu, entrant dans le salon.</p>
<p>Tu portais une simple
serviette sur tes hanches, et Mathis ne mit pas longtemps à
comprendre. Ma main se posa sur mes yeux, et un vertige me
pris.</p>
<p>- Je t'avais dis de
ne pas rester...Soufflais-je, las.</p>
<p>Un rire ironique
s'échappa des lèvres de Mathis, et il prit la direction de la porte
d'entrée.</p>
<p>- Tu m'as que j'avais
été un idiot en frappant le môme...Tu viens de faire bien
pire...Dit-il en me lançant un regard meurtrier.</p>
<p>Puis son regard se
tourna vers toi, furieux.</p>
<p>- Et toi, ne cherches
plus jamais à me revoir.</p>
<p>En colère, il partit
en claquant la porte. Je ne pouvais lui en vouloir après
tout....</p>
<p>Comme si de rien
n'était, tu allas t'assoir à table, reprenant le petit déjeuner
comme si de rien n'était. Surpris, je m'approchais de toi, et
m'assaillais à mon tour.</p>
<p>- ça ne te dérange
pas...Fis-je, troublé.</p>
<p>- Il est en colère,
il ne pense pas ce qu'il dit...Il sera bien obligé de me parler un
jour ou l'autre...</p>
<p>- Tu te trompes, j'ai
bien l'impression qu'il est déterminé à ne plus te
revoir...</p>
<p>Un fin sourire étira
tes lèvres et tu te levas, t'approchant vers moi. Ta main se posa
sur ma joue et ton visage se rapprocha du mien. Mais comme à mon
habitude, je tournais la tête, et fit mine d'attraper le journal.
Un rire s'échappa de tes lèvres, et tu partis en direction de la
chambre.</p>
<p>- Un jour tu le
feras...Me dis-tu, en fermant la porte.</p>
<p>Quelque minutes plus
tard, tu étais partis, laissant libre court à mes
réflexions.</p>
<p>A cet époque, je ne
savais pas trop ce que nous étions. Un couple ? Non, nous en étions
là. Je prenais ce que je ressentais pour une très forte attirance
pour toi. Les jours qui suivirent confirmèrent ma conviction. Nous
couchions ensemble régulièrement. Je te ne repoussais plus. Je
n'essayais même plus. La seule barrière que je m'étais forgé, était
au courant. Je prenais un pied d'enfer avec toi. Tu m'apportais à
chaque fois l'orgasme le plus fou qu'il ne m'avait jamais été
donné, et j'en redemandais. Tout n'était que sexe entre nous. Tout
était sauvage, bestial, l'équilibre parfait. D'une certaine façon,
je commençais à devenir accro à nos parties de jambes en l'air.
Pourtant, je ne pouvais pas garder le sexe que pour toi. Car cela
aurait voulu dire beaucoup trop de choses. Alors je me suis mis à
coucher avec d'autre hommes. Beaucoup plus que d'habitude. Ils ne
t'équivalaient pas, certes, mais il me faisait croire que ce qui se
passait entre nous n'était pas important.</p>
<p>La moitié de la durée
de notre pari s'était écoulé maintenant, et je me surprenais à me
demander ce que j'allais faire quand j'aurais gagner. Peut-être
continuerais-je ce travail. Car je devais me l'avouer, j'étais
assez doué, et travailler me plaisait. Remplir mes journées et
recevoir un salaire pour mes compétences me rendait fier. Plus le
temps passait et plus je devenais indépendant, avec tous les
avantages et les inconvénients que cela entrainaient. J'avais payer
mon premier loyer tout seul, mais lorsque j'avais vu l'état de mon
compte en banque par la suite, j'avais compris que je ne pourrais
pas continuer à vivre dans un tel endroit sans mourir de faim.
J'avais donc décidé de demander plus d'heures au bar. Marc avait
accepté ayant pas mal d'employé étudiants, il fallait combler les
trous. Mais je savais que cela ne durerait qu'un temps. Si je
voulais rester indépendant, je devais faire des sacrifices :
quitter mon appartement.</p>
<p>Henri s'était trouvé
une nouvelle petite amie. Beaucoup moins bien que Sarah, je devais
me l'avouer. Il n'avait pas voulu essayer de la revoir pour
discuter, préférant simplement tirer un trait. Mais je n'étais pas
dupe, il voulait simplement combler le vide que lui avait laissé
Sarah. Cette nouvelle amie s'appelait Julie, et je la trouvait
insupportable. Mais je faisais des efforts pour mon meilleur
ami.</p>
<p>Je n'avais pas revu
Mathis depuis qu'il nous avait surpris. J'avais eu beau tenté de
l'appeler, il ne souhaitait pas répondre. C'est pour ça que ce jour
là, je me trouvais devant sa porte à tambouriner comme un malade.
Mais ce que je faisais portait ses fruits, car quelques minutes
plus tard, Mathis ouvrit sa porte, l'air furieux.</p>
<p>- qu'est-ce que tu
fais là Owen ! Râla-t'il.</p>
<p>- Je crois qu'il faut
qu'on parle non ? Fis-je en haussant les épaules.</p>
<p>- Si je t'ignore
depuis un mois c'est qu'il y a une bonne raison !</p>
<p>Un soupire de
lassitude s'échappa de mes lèvres et j'entrais dans son
appartement.</p>
<p>- Écoute je sais que
je t'ai blessé, mais je te jure que je ne voulais pas te faire de
mal !</p>
<p>- Alors il ne fallait
pas me quitter ! Répliqua-t'il, énervé; et surtout pas coucher avec
mon meilleur ami !</p>
<p>Je ne répondis rien,
me sentant tout à coup perdu. Il avait raison, j'avais fait la plus
belle des erreurs. Ma main passa sur mon visage, troublé. Je
m'assaillais alors sur le canapé, prenant ma tête entre mes
mains.</p>
<p>- Mathis, je peux
t'assurer que je suis vraiment désolé...dis-je, d'une petite
voix.</p>
<p>- Noah m'a dit que ce
n'était pas la première fois...Depuis quand ça dure ? C'est pour
lui que tu m'as quitté ? Demanda-t'il, d'une voix
hésitante.</p>
<p>- Bien sûr que non !
M'exclamais-je vivement.</p>
<p>- Alors comment ça se
fait Owen ! Avant moi tu ne couchais qu'une seule fois avec les
hommes ! Pourquoi lui !</p>
<p>- Mais il n'y a rien
entre nous ! C'est juste du sexe, je peux te l'assurer !</p>
<p>- Alors
arrêtes.</p>
<p>- Quoi ?</p>
<p>Je ne sais pas
pourquoi, mais mon coeur a loupé un battement à cet instant.
Mathis me demandait de ne plus te voir. Et cette idée me faisait
peur.</p>
<p>- Coupes les ponts
avec lui. Dit-il, froid.</p>
<p>- Mathis...Je ne peux
pas, je travaille dans le bar de son ami. Répondis-je</p>
<p>Il soupira et tomba à
genoux devant moi. Ses mains se posant sur les miennes, et son
regard s'ancra dans le mien.</p>
<p>- Tu ressens quelque
chose pour lui ? C'est ça ? Demanda-t'il, les yeux
larmoyants.</p>
<p>- Non ! Bien sur que
non ! M'écriais-je en me levant, mal à l'aise.</p>
<p>J'étais crispé, et
Mathis n'était pas dupe. J'ai l'impression que tout le monde le
savait. Tout le monde excepté moi.</p>
<p>- Je l'espère
vraiment, Parce que...</p>
<p>Mathis se leva, et
s'approcha de moi. Je vis son regard si triste et voulu m'enfuir à
la seconde. Je n'avais pas envie d'écouter la fin de sa phrase,
mais il ne me laissait pas vraiment le choix.</p>
<p>- Ne t'attache pas
Owen...Je t'en supplie ne tombe pas amoureux de lui...Il n'est pas
fait pour toi, et d'ailleurs je ne souhaite ça à
personne.</p>
<p>- Arrêtes...Fis-je
évitant son regard.</p>
<p>- Et si jamais c'est
trop tard, oublies-le maintenant, car tu vas souffrir si tu restes
avec lui.</p>
<p>- Tu dis ça parce que
tu veux que je revienne vers toi Mathis...</p>
<p>Un rire blessé
s'échappa de sa gorge et il se recula, me tournant le
dos.</p>
<p>- Non...J'ai bien
compris que quoi que je fasse tu ne tomberais pas amoureux de
moi...</p>
<p>Sa main passa dans
ses cheveux, et il se retourna.</p>
<p>- Pour ton bien,
arrêtes de le voir. Trancha-t'il, froid.</p>
<p>- Je dois y aller, je
commence dans une demi heure. Dis-je en reculant vers la
porte.</p>
<p>- Je suis sérieux
Owen.</p>
<p>- Je sais, on se voit
plus tard.</p>
<p>Rapidement, je sortis
de son appartement, sentant ma gorge se serrer. Je me sentais mal.
Tu sais Noah, peut-être aurais-je dû l'écouter. Je sais, je
n'arrête pas de me répéter mais...Je ne sais plus quoi penser. D'un
côté, j'avais cette irrémédiable attirance pour toi, et de l'autre
mon coeur, qui menaçait de sombrer peu à peu.</p>
<p>Ce soir là, les
paroles de Mathis ne faisait que me revenir en tête. Tu étais un
tombeur Noah, et je savais que je ne devais pas ressentir de
sentiments à ton égard. Pourtant, j'étais persuadé que Mathis avait
tenté de me prévenir de quelque chose. Mais je ne savais pas encore
de quoi.</p>
<p>- Tu as l'air des les
nuages.</p>
<p>Je sursautais en
entendant ta voix, et relevais la tête.</p>
<p>- Il y a du monde ce
soir, je n'ai pas le temps de discuter. Fis-je, en mettant des
verres pleins sur un plateau.</p>
<p>- Quelque chose ne va
pas ? Répliquas-tu les sourcils froncés.</p>
<p>- Ça va, mais j'ai du
boulot.</p>
<p>J'avais besoin de
réfléchir, et ta présence ne m'y aidait pas. Je passais le reste de
mes heures de travail à t'éviter autant que je le pouvais. Et
lorsque j'eus fini, je partis sans te le dire. Mais comment
aurais-je pu t'échapper Noah ?</p>
<p>Tu ne tardas pas à me
retrouver au Gab's, alors que je prenais un énième verre avec
Henri. Ce soir là, je n'avais trouver que l'alcool pour oublier ce
que m'avait dit Mathis, si bien que j'étais déjà bien éméché
lorsque tu es venus me trouver.</p>
<p>- Il faut qu'on parle
! Dis-tu, en me retournant pour te faire face.</p>
<p>Je manquais de
trébucher, et tu me rattrapas. Ma main se posa sur ma tête suite au
tournis qui me prenais et je te laissais me guider dans un coin
plus calme.</p>
<p>- Tu es allé voir
Mathis, n'est-ce pas ? Demandas-tu, ancrant ton regard si beau dans
mes yeux.</p>
<p>- Il...</p>
<p>Mais tu ne me laissas
pas le loisir de parler, car tes lèvres se posèrent sur les miennes
pour un baiser passionné dont nous seuls avions le secret. Pendant
quelques secondes, j'oubliais Mathis. Mes mains vinrent se poser
sur ta nuque et je me collais à toi. Tes doigts glissèrent sous mon
tee-shirt et tu me serras fort contre toi. Mais tes mots vinrent
tout gâcher.</p>
<p>- Arrêtes de
penser...Et ramènes moi chez toi tout de suite.</p>
<p>Je ne sais pas
pourquoi, mais cette phrase me fit réaliser que j'en attendais
plus. Les paroles de Mathis avait été l'élément déclencheur. Je
crois que j'étais prêt à bien plus avec toi. Je crois que je ne
voulais plus te voir avec quelqu'un autre. Je crois que j'étais
prêt à essayer, même si Mathis disait que s'était voué à l'échec.
Mais je savais que toi, non.</p>
<p>- Qu'est-ce qui se
passe ? Fis-tu, en voyant mon trouble.</p>
<p>- Je...Je crois que
j'ai besoin de plus que ce que tu veux me donner...Répondis-je, en
évitant ton regard.</p>
<p>Je sentis tes mains
lâcher mes hanches, et je compris que j'avais raison. Je te lâchais
à mon tour et sortis de la boite à toute vitesse, sans même dire au
revoir à Henri. J'avais besoin d'air frais car je sentais mon
coeur brisé. Qu'étais-je devenu Noah ? En un mois j'étais
passé du tombeur, gosse de riche qui ne faisait rien de ses
journées à l'amoureux-transis qui travaillait d'arrache-pied dans
un bar.</p>
<p>Je pris la direction
de la bouche de métro, mais une main sur mon épaule m'arrêta.
Vivement je me retournais, pensant que s'était toi, je me trompais.
L'homme qui se tenait devant moi était grand, blond, les cheveux
courts. Il ressemblait étrangement à Joackim.</p>
<p>- C'est toi Owen ?
Demanda-t'il furieux.</p>
<p>- Ça dépend qui le
demande...Soufflais-je en fronçant les sourcils.</p>
<p>Mais son regard noir
me dissuada de faire le malin.</p>
<p>- Oui c'est
moi...Qu'est-ce qui se...</p>
<p>Je n'eus pas le temps
de terminer ma phrase, car son poing attérit sur ma joue, me
faisant tomber au sol.</p>
<p>- ça c'est pour avoir
coucher avec mon petit frère ! S'écria-t'il, les points
serrés.</p>
<p>Il retroussa alors
ses manches, et se rapprocha de moi.</p>
<p>- Et le reste c'est
pour l'avoir rendu gay.</p>
<p>En sortant de cette
boite, j'avais pensé rentrer chez moi, et tenter de t'oublier.
Pourtant ce fut un tout autre dénouement. Je fus impuissant sous
les coups du frère de Joackim. Allongé sur le sol, je subissais,
criais et pleurait, sans avoir la force de me débattre. Je pouvais
voir toute la haine qu'il ressentait pour moi dans ses yeux.
Sûrement préférait-il me voir mort que vivant, et c'est ce qu'il
comptait faire. Je me mis alors à penser à mes parents, à mes amis,
à Henri, et je finis par penser à toi. A notre histoire qui n'avait
jamais commencer. Une larme coula sur ma joue meurtrie, bien vite
effacé par un nouveau coup. Mon corps tout entier me fit mal et je
perdis connaissance, cessant de lutter pour garder les yeux
ouverts.</p>
<p>Je me réveillais dans
un hôpital par le bip bip incessant du moniteur. Ma chambre était
plongé dans le noir. Mon regard se posa sur ma main, serré par une
autre qui étais celle de Joackim. Je remarquais alors que mon bras
gauche était plâtré.</p>
<p>- C'est lui qui t'a
trouvé, il a appelé une ambulance et est là depuis deux
jours...</p>
<p>Je reconnu la voix
d'Henri et voulu me retourner vers lui, mais une vague de douleur
me submergea et un cri s'échappa de mes lèvres.</p>
<p>- Ne bouges surtout
pas ! S'exclama Henri, affolé.</p>
<p>- Qu'est-ce que j'ai
? Demandais-je en retenant mon souffle.</p>
<p>- Tu veux vraiment la
liste ?</p>
<p>- Et de la
morphine.</p>
<p>- De multiples
hématomes, quatre côtes et comme tu peux le voir ton bras
cassé.</p>
<p>Un soupire passa le
barrage de mes lèvres suivis d'une grimace. Je pris alors
conscience que mes parents s'étaient endormis au fond de la
chambre. Et un petit sourire étira mes lèvres.</p>
<p>- Ils sont là depuis
que je les ais appelés.</p>
<p>Ceux-ci se
réveillèrent en entendant Henri et se jetèrent sur moi. Je crois
que ce fut la première fois que je vis mes parents aussi triste et
inquiet. Ils restèrent un moment avant que je ne leur ordonne de
quitter la chambre, fatigué comme jamais. S'assurant que j'allais à
peu près bien moralement, ils partirent. C'est alors que je
remarquais que Joackim s'était lui aussi réveillé, et qu'il
pleurait en silence. Je fis signe à Henri de sortir à son tour,
afin de me laisser seul avec lui. A peine eut-il fermé la porte que
Joackim se jeta sur moi, pleurant de ton son soul.</p>
<p>- Je suis
désolé...S'écriât-il entre deux sanglots.</p>
<p>- Ce n'est pas toi
qui m'a fait ça...</p>
<p>- Je lui ais
dit...Et...</p>
<p>- C'est bon, j'ai
compris, ne te fatigue pas...</p>
<p>Il enfouit sa tête
dans mon cou et avec difficulté, je posais ma main valide sur ses
cheveux.</p>
<p>- Ne t'inquiète
pas...Soufflais-je...Je vais bien.</p>
<p>- Mais il aurait pu
te tuer !</p>
<p>- Mais ce n'est pas
arriver.</p>
<p>Je dus attendre un
moment avant que ses pleurs ne cessent. Puis, il se releva,
essuyant ses larmes. Ce fut à cet instant que je compris ce qui
m'avait attiré chez lui. Joackim était vraiment beau. Jeune certes,
mais beau.</p>
<p>- Tes parents ont
portés plainte, mon frère n'a plus le droit de t'approcher...Et
c'est lui payera les frais d'hospitalisation.</p>
<p>- Je suis
désolé...Dis-je, passant ma main sur son visage.</p>
<p>- Non...C'est à cause
de moi tout ça...</p>
<p>- Tu devrais rentrer
chez toi et dormir.</p>
<p>Il hocha la tête et
attrapa sa veste. Avant de partir, son regard mouillé se posa sur
moi.</p>
<p>- Je peux revenir
demain ?</p>
<p>J'acquiesçais en
essayant de lui faire un beau sourire. Il me le rendit, et sortit.
Dans un soupire, je fermais les yeux, sous la douleur que je
ressentais. La porte ne tarda pas à se rouvrir, laissant entrer
Henri et Mathis. Mais ce qui m'étonna le plus fut de te voir, dans
le couloir. Un café à la main, tu semblais perdu, dans le vague. Tu
semblais tellement triste que j'eus envie de courir vers toi et de
te prendre dans mes bras. Mon regard ne se détachait pas de ta
silhouette. Qu'est-ce que tu faisais là ? Pourquoi n'entrais-tu pas
?</p>
<p>Mathis vint se poster
devant moi, m'empêchant de te voir. Sûrement parce que cela
l'agaçait.</p>
<p>- Comment ça va ?
Demanda-t'il, s'assaillant sur mon lit.</p>
<p>- J'ai un peu
mal...Dis-je, en essayant de te regarder à nouveau.</p>
<p>- C'est ridicule
Mathis ! Râla Henri, tu vois bien qu'il veut le voir.</p>
<p>Je n'eus pas à
deviner de qui ils parlaient.</p>
<p>- L'heure des visites
est terminée ! Répondit-il, en évitant mon regard.</p>
<p>- Non, c'est toi qui
l'a décidé ! Répliqua Henri.</p>
<p>- Regarde l'heure,
je...</p>
<p>Je le coupais en
attrapant son bras. Un cri s'échappa de ma gorge sous la douleur
que cela produisit en moi.</p>
<p>- Laisse moi faire
mes propres erreurs Mathis, dis-je en serrant les dents.</p>
<p>Il se leva,
apparemment énervé, et sortit de la pièce en te lançant un regard
noir. Henri me fit une tape amicale et sortit à son tour. Je te vis
alors poser ta tasse et venir vers moi. Tu semblais tellement
soucieux Noah. Avais-je l'air aussi mal en point ?</p>
<p>- Je dois avoir une
sale tête...Soufflais-je, tentant de te faire sourire.</p>
<p>Mais tu n'étais pas
prêt à te dérider. Tu vins t'assoir à côté de moi et tout se passa
très vite. Ta main vint se poser sur ma joue et tes lèvres sur les
miennes. Pour la première fois, tu m'embrassais vraiment et mon
coeur se mit à battre beaucoup trop fort. Tes lèvres étaient
tièdes mais tellement douces que cela me troubla. Tu me fis oublier
ma douleur pour me procurer ce dont j'avais besoin : le meilleur
des anti-douleurs. Pourtant, lorsque tu te reculas de quelques
centimètres, la réalité revint au galop, et tu semblas le
comprendre.</p>
<p>- Pourquoi est-ce que
tu m'embrasses ? Demandais-je, les yeux brillants.</p>
<p>- Parce que tu m'as
fait peur.</p>
<p>Ta voix était faible.
Pourquoi étais-tu aussi triste Noah ?</p>
<p>- Qu'est-ce que tu
veux ? Fis-tu, ancrant ton regard dans le mien.</p>
<p>- De la
morphine...Répliquais-je, en riant nerveusement.</p>
<p>- Arrête d'essayer de
me faire rire ! Dis-tu, la voix légèrement colérique. Qu'est-ce que
tu veux Owen ?</p>
<p>Je compris alors que
tu étais vraiment sérieux...Tu avais eu peur pour moi, mais
qu'est-ce que cela voulait dire ?</p>
<p>- Tu veux...Qu'on se
mette en couple ? Demandas-tu hésitant</p>
<p>Je tournais la tête,
ne pouvant pas te regarder.</p>
<p>- Je ne sais pas ce
que je veux...Soufflais-je, perdu, ce que je sais, c'est que je
veux plus que du sexe...</p>
<p>Ta main se posa une
nouvelle fois sur ma joue, me forçant à te regarder. Ton visage
s'approcha du mien si près que je pouvais sentir ton souffle chaud
sur mes lèvres.</p>
<p>- Pourquoi es-tu allé
chercher plus loin ?</p>
<p>Sans me laisser le
temps de répondre, tu déposas un smack sur mes lèvres.</p>
<p>- C'est d'accord,
fis-tu en passant ta main dans mes cheveux, soyons un couple...Mais
promets moi une chose.</p>
<p>Mon coeur s'endiabla
alors provoquant une accélération dans les bruits du
moniteur.</p>
<p>- Ne me refais plus
jamais aussi peur.</p>
<p>Tes lèvres se
reposèrent alors sur les miennes dans une douce caresse. C'est à
cet instant que je me suis mis à espérer. Espérer que Mathis avait
tort. Espérer que ce qu'il m'avait dit ne se produirait jamais. Tu
sais Noah, je crois que c'est à partir de ce moment là, que je suis
tombé irrémédiablement amoureux de toi.</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/1425267/Beaut-inaccessible-16/</id>			<link href="http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/1425267/Beaut-inaccessible-16/" />			<author>				<name>mailynn2</name>				<uri>http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-10-14T19:02:41+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Beauté inaccessible -15-</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>Vous ne vous y attendiez
pas hein ????</strong></p>
<p><strong>Bonne lecture mes p'tit
lou ! laissez peiiiins de com !</strong></p>

<p>Les jours qui suivirent furent éprouvant.
Jamais je n'aurais pensé qu'être serveur était aussi fatiguant.
Mais ce qui me surprenait encore était la patience dont je faisais
preuve dans certaines situations. Les clients de ce bar étaient
arrogants, mesquins et impitoyables. Ils étaient les rois, et nous
leurs esclaves. J'avais reçu beaucoup de propositions de riches
femmes mariés à la recherche d'un peu de passion, sans compter les
tiennes qui ne cessaient de devenir de plus en plus
irrésistibles.</p>
<p>Chaque jours,
j'apprenais un peu plus à te connaître. La chose la plus incroyable
pendant ces soirées étaient nos discussions. Une chose que je
pensais tellement improbable. Je me surprenais à attendre avec
impatience ton arrivée. Chaque cliquetis de la petite cloche à
l'entrée me faisait me retourner. Et lorsque nos regards se
croisaient, je ne pouvais empêcher mon coeur de
s'emballer.</p>
<p>Quelque chose nous
liait, et j'étais encore incapable de le discerner. Je ne l'ai
compris que bien trop tard.</p>
<p>- Tu sors après ton
service ? Me demandas-tu, buvant une gorgé de ton
whisky.</p>
<p>Un petit sourire
étira mes lèvres et je m'appuyais contre le bar, de façon à me
rapprocher de toi.</p>
<p>- Serais-tu en train
de me proposer un rendez-vous ? Fis-je, dans un petit sourire
moqueur.</p>
<p>- S'il se finit comme
tous les rendez-vous, pourquoi pas. Répondis-tu en haussant les
épaules.</p>
<p>J'éclatais alors de
rire et entreprenait de laver des verres sales.</p>
<p>- je vais fêter mon
anniversaire avec Henri.</p>
<p>- Je ne savais pas
que c'était ton anniversaire...Fis-tu, surpris.</p>
<p>- Tu ne me l'as pas
demandé.</p>
<p>Il ricana, et sorti
de sa poche un billet de 20 euros.</p>
<p>- Alors joyeux
anniversaire ! Dis-tu en me tendant le billet.</p>
<p>- J'ai pas besoin de
ton argent...Fis-je en rigolant légèrement.</p>
<p>- Très bien alors je
t'offrirais quelque chose plus tard.</p>
<p>A ton regard brulant,
je compris ce que serait mon cadeau d'anniversaire. Je ressentis
alors un violent désir irradier mes sens, affolant entièrement mon
corps. Tu jouais avec le feu Noah, et tu sentais que j'avais de
plus en plus de mal à tenir.</p>
<p>Je terminais mon
service deux heures plus tard, heureux de retrouver mon meilleur
ami qui n'allait pas très bien en ce moment. Sarah l'avait quitté
pour de bon, détruisant leur fiançailles et Henri par la même
occasion.</p>
<p>Je le trouvais au
Gab's, assis devant le bar en train de siroter une bière. Le regard
perdu dans le vague , plus le temps passait et plus je le trouvais
triste. J'arrivais près de lui, et lui assignais une tape sur
l'épaule.</p>
<p>- Alors l'ami, pas
d'anniversaire surprise cette année ? Dis-je en m'assaillant près
de lui.</p>
<p>- A quoi bon t'en
faire, tu les détestes, puis Ai-Van n'est pas là alors on remettra
ça.</p>
<p>Il me commanda un
verre, et nous nous mîmes à discuter de choses et d'autres, tout en
évitant bien consciencieusement le sujet Sarah. Quelques minutes
plus tard, il me tendit une fine enveloppe.</p>
<p>- Joyeux anniversaire
! Dit-il, tout sourire.</p>
<p>- Merci...</p>
<p>J'ouvris enveloppe
pour y découvrir deux places de concerts pour les Black eyes peas.
Un large sourire vint illuminer mon visage.</p>
<p>- Étant donné que tu
ne peux plus t'offrir les quelques plaisirs de la vie que tu
t'octroyais avant, je me suis dit que tu devais t'en mordre les
doigts, alors...</p>
<p>Je le pris
immédiatement dans mes bras le serrant fort. Puis mon regard se
posa une seconde fois sur l'enveloppe.</p>
<p>- Il y a deux
billets, me dit Henri, comme ça tu pourras emmener ton nouveau
petit ami.</p>
<p>Je lui lançais un
regard interrogateur. Qu'est-ce qu'il voulait dire ? Il me fit
signe et je me retournais, voyant ta silhouette entrer dans la
boite de nuit, me cherchant sûrement.</p>
<p>- Ou plutôt
devrais-je dire tes petits amis...Souffla Henri, avant d'éclater de
rire en me montrant respectivement Joackim et Mathis qui arrivaient
à leurs tours.</p>
<p>- T'es pas
drôle...Soufflais-je en me retournant, grognon.</p>
<p>- Je sais...N'empêche
qu'il va falloir que tu fasses un choix.</p>
<p>- Bien sûr que non,
étant donné que je ne sors avec aucun d'eux.</p>
<p>Henri rigola, et se
retournant comme moi. Il porta son verre à ses lèvres avant de
lâcher.</p>
<p>- Tu as couché avec
un, tu couches avec un autre et tu coucheras avec le
dernier.</p>
<p>- Non, tu as tout
faux, soufflais-je, dans un sourire arrogant, j'ai couché avec les
trois, mais je ne couche pas et ne coucherais pas avec
eux.</p>
<p>- Salut
Owen...Henri.</p>
<p>Je me raidis en
entendant la voix de Mathis, et me retournais, un sourire crispé
aux lèvres.</p>
<p>- ça fait
longtemps...</p>
<p>- Je...Bon
anniversaire ! Me souhaita-t'il.</p>
<p>- Merci.</p>
<p>Il regarda rapidement
aux alentours, cherchant sûrement si une de mes conquêtes ne
m'attendait pas.</p>
<p>- Je peux t'offrir un
verre ? Fit-il, s'assaillant à côté de moi.</p>
<p>- Henri vient juste
de le faire... Répondis-je en montrant mon verre plein.</p>
<p>- Ce n'est pas grave,
je t'offrirais le prochain.</p>
<p>Je lançais un bref
coup d'oeil à Henri qui éclata de rire en reprenant son verre
en main.</p>
<p>- Je...C'est-à-dire
que je ne vais pas rester longtemps, je suis un peu
crevé...</p>
<p>- Depuis quand est-ce
que tu es trop crevé pour faire la fête ? Fit-il, en pouffant
légèrement.</p>
<p>- Depuis que je
travail. Répondis-je en haussant les épaules.</p>
<p>Ma réponse le
désarçonna et il ouvrit grand les yeux.</p>
<p>- Pourquoi tout le
monde à cette réaction ? Fis-je en soupirant.</p>
<p>- Peut-être parce que
ton père est l'homme le plus riche de France...Souffla Henri
amusé.</p>
<p>Je lui donnais un
coup de coude avant de rigoler à mon tour.</p>
<p>- Et tu travailles où
?</p>
<p>- Au relais, dans le
20ème.</p>
<p>Mathis se figea tout
à coup, les poings serrés. Je tournais alors mon regard vers la
chose qui l'intriguait et croisait ton regard océan, ainsi que ton
sourire arrogant.</p>
<p>- je reviens...
souffla Mathis, brusquement.</p>
<p>Il partit d'un bond,
me laissant étonné. Je le suivis du regard et une grimace étira mes
lèvres alors que je vis qu'il venait te parler. Mais toi, tu ne
disais rien. Il devait surement connaître ce bar, et savoir que
c'était à cause de toi que je travaillais, mais tu ne disais rien
pour ta défense. Mais après tout, pourquoi devions-nous nous
défendre ? J'étais libre de sortir avec qui je voulais. Mais cela
était bien trop facile.</p>
<p>Lassé, je laissais
Henri commander un autre verre, tandis que j'allais saluer Joackim.
Aller le voir avec sa bande de copain m'amusait, d'autant plus si
je pouvais le charrier.</p>
<p>- Bon anniversaire !
Me cria-t'il en me sautant au cou.</p>
<p>Je rigolais
légèrement et le repoussais gentilement.</p>
<p>- Soirée entre amis ?
Fis-je en montrant son groupe.</p>
<p>- Oui...Tiens j'ai un
cadeau pour toi ! Lança-t'il en me tendant un petit sac
rouge.</p>
<p>Surpris, je pris le
sac, et regardait à l'intérieur. J'y sortis une écharpe verte Kaki.
Je devais me l'avouer, ce gamin avait bon goût.</p>
<p>- Merci, fis-je, dans
un sourire, mais tu n'aurais pas dû gaspiller ton argent pour
moi.</p>
<p>Il s'approcha alors
de moi, me collant plus qu'il n'aurait dû. Je lançais alors un coup
d'oeil vers toi et Mathis, qui regardait bien évidement la
scène.</p>
<p>- Si tu veux me
remercier, ramènes moi chez toi ce soir...Souffla-t'il d'une voix
qui me donna des frissons.</p>
<p>- Quand tu seras
majeur pourquoi pas, répondis-je en lui donnant une petite tape sur
la tête.</p>
<p>J'éclatais alors de
rire et mit l'écharpe autour de mon cou. Il me rendit mon sourire
et je m'éloignais après un petit signe de la main.</p>
<p>Je retrouvais Henri,
et passais le reste de la soirée à ses côtés, ne fêtant mon
anniversaire que avec lui, après tout, il en avait bien besoin.
Lorsque l'alcool commençait à faire effet sur nous, Henri se
livrait à moi, et cette fois n'y manqua pas.</p>
<p>- J'ai appris qu'elle
sortait avec un médecin...Souffla-t'il, en commandant un autre
verre.</p>
<p>- Qui t'as dit ça
?</p>
<p>- Sa soeur. Elle
m'a aussi dit que je n'étais qu'un gosse de riche, et que c'était
pour ça qu'elle n'était plus avec moi.</p>
<p>- Tu sais,
m'exclamais-je en me tournant vers lui, tant que tu n'auras pas la
version de Sarah, ne te fie pas à celle de sa soeur, tu l'as
connais, elle a toujours été jalouse que tu choisisses Sarah et pas
elle.</p>
<p>- Je sais mais...Elle
a surement raison...Sarah me reprochait d'utiliser l'argent de mon
père...D'avoir la frousse de me lancer dans quelque chose tout
seul.</p>
<p>- Tu as ton
restaurant...</p>
<p>- Le restaurant de
mon père.</p>
<p>- Mais tu gère un
personnel seul Henri. C'est toi qui gère les commandes et t'occupes
de toute l'organisation. Ton père finance peut-être mais c'est toi
et toi seul le patron. Crois-moi, si ton père reprenait le
restaurant, tout s'écroulerait.</p>
<p>Une fin sourire en
coin étira ses lèvres et il sortit son portefeuille, laissant des
billets sur la table.</p>
<p>- Je vais rentrer.
Dit-il dans un sourire.</p>
<p>Je me levais à mon
tour et manquait de trébucher. Là Henri éclata de rire, disant que
finalement j'avais fêté mon anniversaire comme avant : j'étais
saoul.</p>
<p>Henri prit un taxi,
tandis que je décidais de rentrer à pied. L'air frais me fit un peu
de bien, mais je ne marchais plus droit. Mon regard se posa sur la
bouche de métro que je comptais prendre lorsque je me sentis ramené
en arrière et plaqué contre le mur d'un immeuble. Je te reconnu
immédiatement grâce à ton parfum si envoutant. Un bras au dessus de
ma tête et ton autre main sur ma hanche. Ton regard ancré dans le
mien, je perdis vite notion du monde qui se trouvait autour de
nous, et qui aurait pû me surprendre. Ton visage se rapprocha du
mien. Je savais ce qui allait inévitablement se produire. Tu
voulais me donner un baiser. Maintenant, je me rend compte que je
n'étais pas prêt à te donner quelque chose d'aussi intime. Je
tournais alors la tête sur le côté, montrant mon refus. Mais tes
lèvres continuèrent sur leur lancée et tu embrassas ma joue d'un
baiser qui me donna des frissons.</p>
<p>- C'est ton
anniversaire...Laisses-toi aller...Soufflas-tu, prenant mon menton
entre tes doigts.</p>
<p>- Comment tu peux
faire ça à ton meilleur ami...Tu as vu la réaction qu'il a eu quand
il a sû pour le bar ? Fis-je tentant de lui résister.</p>
<p>- Je sais...Mais je
n'arrive pas à rester loin de toi...</p>
<p>Nos regards se
croisèrent une nouvelle fois, s'ancrant pour ne plus se lâcher. Mon
corps tout entier hurlait ton nom et j'avais peur que tu entendes
mon coeur endiablé. Tu étais si énigmatique Noah. Si
mystérieux et si irrésistible. Je souhaitais tant te
résister...Mais ce soir là, après ce que tu venais de m'avouer, je
n'ai pas réussis.</p>
<p>Je me suis
littéralement jeté sur toi, posant mes lèvres sur les tiennes.
Ravi, tu me plaquas contre le mur passant tes mains sous mon pull.
Notre baiser n'avait rien de tendre, comme celui que tu voulais me
donner, mais cela me rassurait. Car si je passais la nuit avec toi,
ce ne serait que du sexe. Et rien d'autre.</p>
<p>Une de tes mains
passa sous ma fesse et ramena brusquement ma jambe contre ta
hanche, te permettant ainsi de te coller contre moi. Je pouvais
sentir ton envie grandissante, comme la mienne. A bout de souffle,
je mis fin à notre baiser, et attrapais ta main. Nous descendîmes
dans un hall, et pris le métro qui allait en direction de mon
appartement. Durant tout le trajet, tes lèvres ne quittaient pas
les miennes comme pour combler tout ces jours durant lesquels
j'avais lutté contre toi.</p>
<p>Nous arrivâmes enfin
à mon appartement et lorsque j'eus ouvert la porte, tu me plaquas
contre le mur, balançant ta veste au loin. Je profitais de ce
moment pour enlever mon pull et dégrafer mon jean, mais bien vite
tes lèvres vinrent me raviver. Ta main vint se glisser dans mon
boxer, caressant mon sexe déjà dur. A cet instant, je me cambrais
violemment lâchant un gémissement. Tu te mis à genoux et embrassa
mon bas-ventre. Mes mains vinrent se poser sur ta chevelure noire
ébène, y passant mes doigts. Tu pris mon pénis en bouche et un
soupire de soulagement apparu au bord de mes lèvres, bien vite
dissimulé par les gémissements dû à tes vas-et-viens brusques. Ta
langue passait et repassait sur mon gland, décidément, tu ne
cessais de jouer avec moi. Mon corps commençait à luire de sueur et
ma respiration devenait de plus en plus saccadée. Tes doigts
vinrent se placer entre mes deux fesses, voulant en finir au plus
vite avec cette préparation pour atteindre notre but. Au début,
j'eus mal, mais bien vite, tu sus me faire tout oublier. Au bout de
quelque minutes, je ne tint plus, et me libérais dans ta bouche. Tu
avalas tout, et, alors que je tentais de reprendre mon souffle, tu
repris d'assaut mes lèvres, me forçant à te suivre dans ma chambre.
En cours de route, j'enlevais ta chemise et déboutonnait ton
pantalon, avant de le laisser tomber sur le sol. Tu fis de même
avec le mien, et nous nous retrouvâmes bien vite en boxer sur mon
lit. Toi au dessus de moi, je n'ai jamais autant aimé être dominé.
Tu avais cette façon de te mettre au dessus de moi. Cette façon si
arrogante mais tellement sensuelle. J'avais envie de t'avoir en
moi, et je n'avais plus besoin de te le dire.</p>
<p>Tu nous enlevas ces
bouts de tissus, avant de me retourner, pour me mettre à quatre
pattes sur le lit. Mon excitation devenait de plus en plus
douloureuse.</p>
<p>- Où est ton
lubrifiant...Soufflas-tu, contre mon oreille.</p>
<p>Je te montrais mon
tiroir, et tu pris le tube, avant d'en mettre sur ton pénis. Bien
vite, tes mains vinrent sur poser sur mes hanches et tu t'enfonças
en moi. Nous avions l'air de deux animaux, mais peu m'importait.
J'étais avec toi.</p>
<p>Tes coups de reins
étaient brusques, violents, mais tellement bons. J'avais
l'impression que je n'avais jamais autant ressentis de plaisir qu'à
cet instant. J'atteignais l'orgasme le plus fou et le plus
démentiel que je n'avais jamais atteint. Ton corps contre mon
corps, je pouvais sentir ton souffle rauque et puissant contre mon
oreille tandis que je criais à en perdre haleine. Quelque minutes
plus tard, alors que nous atteignions un orgasme fulgurant, tu
éjaculas en moi dans un cri rauque. Un long soupire s'échappa de
mes lèvres et je m'allongeais, me retournant sur le dos. Tu vins
alors t'allonger près de moi, et ne tarda pas à t'endormir,
sûrement fatigué de l'effort fourni.</p>
<p>Ce fut à cet instant
précis que je compris que tout était différent entre nous. Que ça
ne pouvait pas n'être qu'une histoire de sexe. Ce soir là, j'ai
fait quelque chose que je n'aurais sûrement jamais dû faire pour ne
pas tomber dans ton piège. Ce soir là, je t'ai regardé. La lune
éclairait ton visage rendant ta beauté si hypnotisante. Ce soir là,
j'ai caressé ta joue, et me suis rapproché de toi afin de pas
perdre ta chaleur. Ce soir là, je n'ai pas résisté, et après un
moment de réflexion quasi-inexistant, j'ai posé mes lèvres sur les
tiennes dans un doux baiser. Ce soir là... J'ai laissé mes
sentiments pour toi me submerger. Et j'en suis désolé.</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/1421814/Beaut-inaccessible-15/</id>			<link href="http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/1421814/Beaut-inaccessible-15/" />			<author>				<name>mailynn2</name>				<uri>http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-10-07T14:01:01+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Beauté inaccessible -14-</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>Enfin une suite mes
petits lou ! et j'espère vraiment qu'elle vous plaira ! si vous
avez un petit trou de mémoire :</strong> <strong>
http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/r52292/Beaute-inaccessible/</strong><strong>^^.</strong></p>
<p><strong>Bonne lecture mes chéri,
et laissez vos impressions ! (je suis hyper malade donc si vous
voyez plein de fautes c'est normal)</strong></p>

<p>«Quand j'y repense, il y a tellement de
chose que j'aurais aimé faire. La première était de prendre mon
envol une bonne fois pour toute. Sûr et fier de moi, je cachais une
peur de ne pas pouvoir survivre sans l'aide de mes parents. Je
voyais tous ces étudiants y parvenir, mais eux avaient vécus toutes
leurs vies dans un monde où l'argent ne tombait pas du ciel. Moi,
j'avais eu la chance ou la malchance d'avoir une famille riche, ne
se refusant rien. C'est peut-être pour ça que je t'ai plus. J'étais
si égoïste et si prétentieux que tu as voulu me faire descendre de
mon piédestal. Et tu y a réussis Noah...Mais en tombant dans ton
propre piège.</p>
<p></p>
<p>Le soir où tu as
renouvelé ce paris, je t'ai laissé une nouvelle fois devenir proche
de moi. J'ai laissé tes mains s'aventurer sur mon corps et tes
lèvres prendre possession de mon cou. Nous jouons à un jeu
dangereux mais il était terriblement tentant. Ce soir là, nous ne
sommes pas allez plus loin que quelque caresses. Ton air satisfait
de toi m'exaspérais autant que ma soumission.</p>
<p></p>
<p>Les jours qui
suivirent, mon angoisse de devenir vraiment indépendant restait
ancré dans mon esprit et je ne savais comment en parler à mes
parents. Pourtant, ce fut poussé par un je ne sais quoi, que je
décidai d'aller diner avec eux le soir même. Si je voulais te jeter
hors de ma vie, il fallait que je joue jusqu'au bout sans tricher
une seule fois.</p>
<p></p>
<p>C'est ainsi que comme
à mes habitudes, j'allais à l'arcade jouer aux même jeux débiles.
Puis j'allais faire un peu de shopping. Ma mère avait l'habitude de
recevoir dans une grande classe, même lorsqu'il s'agissait de son
fils. Après avoir fais quelque magasins, je ressortais avec des
tonnes de vêtements. Si je devais devenir indépendant dans quelque
jours, autant en profiter avant.</p>
<p></p>
<p>Les bras chargés, je
partais en direction de mon appartement, mais mon regard se posa
sur un jeune homme assis sur un banc, le regard triste. Son look
d'adolescent dépravé me fit sourire, et me demander ce qui m'avait
bien plus en lui ce soir-là.</p>
<p>- Joakim...comme par
hasard...Soufflais-je, en m'assaillant près de lui.</p>
<p>Il tourna vivement sa
tête de côté, et un immense sourire vint étirer ses
lèvres.</p>
<p>- Owen ! Je suis
content de te voir ! S'exclama-t'il en se collant à moi sur le
banc.</p>
<p>- Ça ne m'étonne pas
vraiment.</p>
<p>Son regard se posa sur
tous les paquets qui se trouvaient près de moi, et une mine étonné
s'afficha sur son visage.</p>
<p>- Tu pars en voyage ?
Me demanda-t'il.</p>
<p>- Hein ?...Ha non,
disons que d'ici demain je n'aurais plus d'argent pour me payer
quoi que ce soit, alors je profite...</p>
<p>Il voulut répondre
quelque chose, mais deux jeunes hommes apparurent près de nous,
appelant Joakim. Un sourire étira mes lèvres et je me levais,
reprenant mes affaires.</p>
<p>- Attends,
s'écria-t'il, en se levant lui aussi, on va au cinéma, tu peux
venir avec nous !</p>
<p>- Désolé, mais je n'ai
plus 16 ans moi, il faut que j'y aille.</p>
<p>J'éclatais alors de
rire devant sa mine renfrogné et partit. Il ne me restait plus
beaucoup de temps avant de me préparer. Ma mère n'acceptait aucun
retard à son gala.</p>
<p>Lorsque j'arrivais
dans la grande demeure familiale, beaucoup de personnes s'y
trouvaient déjà. Des personnalités célèbres comme des écrivains,
des chanteurs, des journalistes. Ma mère avait un carnet d'adresse
bien remplis, lui permettant d'organiser des galas
grandioses.</p>
<p>J'avais un noeud
à l'estomac à l'idée de devoir me couper de tout ce monde pendant
deux mois. Mettre de côté les strass et les paillettes. J'avais
peur, je devais me l'avouer. Je n'avais jamais vraiment travaillé,
mais je m'en sentait capable. Après tout, mon père avait réussit à
construire une multinationale dans l'immobilier, pourquoi pas moi
?</p>
<p>- Aujourd'hui est un
grand jour n'est-ce pas ?</p>
<p>Je sursautais en
entendant ta voix suave. Mais après tout, pourquoi étais-je surpris
? Tu voulais t'assurer que je ne triche pas, une seconde fois. Le
fait de me voir aussi mal à l'aise te procurait certainement
beaucoup de plaisir. Tu portais un costume qui t'allais à
merveille, et je me souviens qu'à cet instant, l'idée de te l'ôter
me démangeais. Pourtant, je soupirais, et te
contournais.</p>
<p>Je ne tardais pas à
trouver mon père. Affubler d'une coupe de champagne, il déambulait
dans le grand salon afin de parler à ses investisseurs. Lorsque nos
regards se croisèrent, un large sourire étira ses lèvres et il
lâcha son monde de dollars quelques instants. Une tape dans mon dos
était un signe d'affection pour ma part.</p>
<p>- Je ne pensais plus
te voir ! Dit-il, en regardant l'heure.</p>
<p>- J'ai fait de mon
mieux pourtant, répondis-je en haussant les épaules.</p>
<p>Un sourire, et il me
présenta à ses nouveaux clients. Je sentais ton regard brulant sur
mon dos, et je savais que tu ne me lâcherais pas de la
soirée.</p>
<p>Quelques minutes plus
tard, je réussis à prendre mes parents dans une pièce vide.
Ceux-ci, étaient étonnés, mais s'asseillèrent sans broncher. Je
pris alors une grande inspiration et me lançait.</p>
<p>- voilà...J'ai décidé
de devenir indépendant...Lançais-je, dénouant mon noeud à
l'estomac.</p>
<p>- Mais tu l'es déjà
non ? Fit ma mère surprise.</p>
<p>- Non...Enfin pas
vraiment...Je ne vis plus avec vous je sais, mais...Enfin,
j'aimerais que vous me coupiez les vivres...</p>
<p>Mon père se mit
debout, un sourire aux lèvres.</p>
<p>- Ne sois pas idiot
Owen, comment comptes-tu vivre sans nous ? Tu vas te trouver un
travail ?</p>
<p>Mes sourcils se
froncèrent. Étais-ce si inconcevable que ça ?</p>
<p>- j'en ai déjà un...Je
commence dans deux jours. Fis-je, d'une voix froide.</p>
<p>- Non pas que je doute
de tes capacités mon chéri, mais je peux savoir en quoi il
consiste.</p>
<p>- Serveur dans un
bar...</p>
<p>Mes parents se
regardèrent avant d'éclater de rire. Une colère immense explosa en
moi, et je me redressait de toute ma hauteur. Furieux, je voulais
partir, mais la voix de mon père retentit à nouveau.</p>
<p>- Dis moi Owen, si tu
veux devenir indépendant, comment comptes-tu payer ton appartement
? Et tes folies dépensières ? Dit-il, d'une voix
moqueuse.</p>
<p>- J'en sais rien, mais
vu l'estime que vous avez de moi, surement plus avec votre aide
!</p>
<p>Rageusement,
j'attrapais mon porte-feuille et cassait en deux mes cartes
bancaires, les jetant aux pieds de mes parents étonnés.</p>
<p>Je sortis alors de la
pièce sans un mot de plus. Mon regard furieux éloignèrent les amis
de mon père et je pus sortir de la maison sans être retenu. Je
repris ma veste dans le hall. Une chose était sûr : Mes parents ne
croyaient pas en moi. Alors eux aussi me voyaient comme un simple
gosse de riche...</p>
<p>- ça ne s'est pas
passé comme tu le voulais ? Dis-tu, sortant une cigarette de ton
paquet.</p>
<p>- Tu es comme eux...Tu
penses que je ne suis pas capable de réussir...Dis-je, le regard
perdu.</p>
<p>Je t'entendis éclater
de rire, et allumer ta cigarette. Je me retournais alors, croisant
ton regard, déterminé.</p>
<p>- Mais tu te
trompes...Je vais y arriver, sans tricher...et tu ne seras plus
qu'un mauvais souvenir !</p>
<p>**</p>
<p>Deux jours plus tard,
je me retrouvais comme promis devant le bar de ton ami. A première
vue, celui-ci semblait assez luxueux. De grandes fenêtres
montraient des gens très bien habillés, assis, écoutant un pianiste
et buvant un cocktail coloré. Un soupire pour me donner du courage,
j'entrais.</p>
<p>L'intérieur était tout
aussi semblable que l'extérieur. Mon regard se posa sur le bar
circulaire au centre de la pièce. En bois massif, il était vraiment
imposant. Tout autour, des tabourets en cuir rouge, s'accordant aux
fauteuils plus loin. Tout à gauche, la scène, où jouait le
pianiste.</p>
<p>- Je peux vous aider
?</p>
<p>Immédiatement, je me
retournais, pour croiser le regard d'une jeune fille rousse, en
uniforme. Des taches de rousseurs sur son nez et des yeux verts
magnifiques, elle semblait un peu plus jeune que moi. Elle portait
une chemise blanche, une veste noire sans manche, ainsi qu'une jupe
de la même couleur.</p>
<p>- Euh oui...Je...Je
suis Owen...Le nouveau serveur.</p>
<p>- Ah oui ! Suis moi
alors, je vais te présenter au patron.</p>
<p>Je la suivis, ne
cessant de regarder autour de moi. La jeune fille ouvrit une porte,
et me fit signe d'y rentrer. Stressé, j'entrais, et m'assaillais
sur un fauteuil devant le bureau. L'homme qui se trouvait en face
de moins paraissait très occupé, mais il finit par poser un regard
sur moi. Ses cheveux châtains lui tombaient sur les yeux, qu'il ne
cessaient de remettre en place. Une alliance autour de son
annulaire m'avertit qu'il était déjà pris, et que je devais laisser
ma libido de côté.</p>
<p>- Alors c'est toi le
nouveau protégé de Noah...Dit-il, dans un sourire, décidément, il
les prends de plus en plus jeune.</p>
<p>- Protégé est un grand
mot...Répondis-je dans une grimace.</p>
<p>- Je m'en
doute...</p>
<p></p>
<p>Il prit un dossier et
me sortit mon contrat.</p>
<p>- Je m'appelle Marc,
et je suis ton patron...La jeune fille qui t'a amené, Maeva, va te
former. Dans les vestiaires, il y a un uniforme qui t'attends.
Toutes les semaines, j'affiche les plannings, si tu as un soucis,
tu viens me voir.</p>
<p>J'acquiesçais, et me
levais en le remerciant. Mais alors que ma main tournait la
poignée, il m'arrêta.</p>
<p>- Tu es en période
d'essai Owen, alors même si tu es l'ami de Noah, au moindre faux
pas, je te vire.</p>
<p>- C'est compris patron
! Lançais-je, d'une voix mécanique.</p>
<p>Je sortis rejoindre
Maeva qui m'attendait près de la porte. Elle me conduisit dans le
vestiaire afin que je me change. Je me souviens de cette sensation
lorsque j'eus enfilé mon uniforme. Je n'étais qu'un serveur,
mais...Pour la première fois : je travaillais. J'étais fier de
moi...Pour la première fois...et ça, ce fut grâce à toi.</p>
<p>Je m'y une bonne heure
avant de comprendre le bon fonctionnement du bar. Apprendre comment
faire des cocktails, apprendre quel verre allait avec quelle
boisson, mémoriser le numéro des tables pour les commandes...Tout
n'était pas simple, mais je savais que j'allais m'y habituer après
tout, je n'avais plus le choix.</p>
<p>Après quelques heures,
je sentais la fatigue se propager en moi, et pour la première fois
de a vie, j'en étais content. Les mains occupés à essuyer des
verres, les yeux plongés dans le vagues, j'avais l'infime
impression d'être devenu quelqu'un.</p>
<p>- Un whisky sec s'il
te plait.</p>
<p>Je me retournais, un
sourire amusé aux lèvres.</p>
<p>- Je me doutais que tu
viendrais ici...Soufflais-je en lui servant un whisky.</p>
<p>- Il faut bien que je
vienne vérifier si tu suis bien les règles. Répondis-tu en haussant
les épaules.</p>
<p>- Pour l'instant, ce
n'est pas vraiment compliqué, mentis-je, en posant ton verre sur le
bar.</p>
<p>- Parce que tu
commences en semaine, tu vas voir se week-end.</p>
<p>Mais je n'avais pas
peur Noah. Plus maintenant.</p>
<p>- J'ai vu ton père
aujourd'hui, Il te donne une semaine avant de revenir le
supplier.</p>
<p>- Hé bien il se
trompe. Répondis-je d'une voix froide.</p>
<p>- J'en ai bien
l'impression.</p>
<p>Ta réponse me surprit,
mais je te fis un petit sourire en coin. Une certaine complicité
commençait à nous lier. Tu restas assis tout le long de la soirée,
épiant chacun de mes mouvements. Pourquoi restais-tu Noah ?
Pourquoi tenais-tu temps à ce pari ? Tu n'es qu'un idiot tu sais.
Il te suffisait de me séduire pour m'avoir, mais tu a préféré jouer
avec moi et me briser le coeur. Tu as préféré me faire croire
à l'amour, alors que toi-même tu n'y croyais plus. Je t'aime tant
Noah. Mais mon amour pour toi me fait peur. Certaines fois, j'ai
l'impression que je suis en plein cauchemars. Que toute cette
histoire ne s'est pas produite. Que tu n'as jamais existé. Tu sais
Noah, peut-être que si tu étais partit ce jour là, cette histoire
aurait eu une fin heureuse. Mais tu es toi. Un être dénué de
sentiments qui n'était pas prêt à changer. Même pas pour
moi.</p>
				</div>			</content>			<id>http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/1420131/Beaut-inaccessible-14/</id>			<link href="http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/1420131/Beaut-inaccessible-14/" />			<author>				<name>mailynn2</name>				<uri>http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-10-03T18:33:02+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Honte à moi !</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>Comme l'a dit Irène, je suis totalement absente ces
derniers temps et j'en suis vraiment désolé. Je vais surement me
répété, mais, ma rentrée était cette semaine et j'ai eu pas mal de
boulot...ET puis, j'ai pas vraiment eu l'envie d'écrire ces
derniers temps...MAIS j'ai décidé de m'y remettre lol promis, je
m'y attaque dès ce week end !!</strong></p>
<p><strong>La suite de Beautée innaccessible bientôt en ligne
!</strong></p>
<p><strong>Encore sorry mes petit lou !</strong></p>
				</div>			</content>			<id>http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/1412226/Honte-moi/</id>			<link href="http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/1412226/Honte-moi/" />			<author>				<name>mailynn2</name>				<uri>http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-09-18T17:40:22+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Nouvelle Rubrique !</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Non pour me vanter ^^, je crée une rubrique FanArt comme
on me l'a demandé. j'adorerais voir mes petits personnages en
"vrai" lol, j'pense même le faire moi-même un jour (j'ai vu la pub
a la télé pour acheter un coffret qui t'apprend a dessiner des
manga lol je vais tester^^). Donc pour les gens qui ont envie de
faire un de mes personnages ou n'importe quoi qui corresponde à une
histoire, envoyez moi vos dessins ou images à cet adresse :
Mai-Lynn@hotmail.fr</p>
<p>Ce n'est pas une obligationhein mes p'tits lou,
c'est juste pour le plaisir des yeux ^^.</p>
<p>Sur ce je vous laisse, je suis de Baby-Sitting ^^
BISOUSSS</p>
				</div>			</content>			<id>http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/1388891/Nouvelle-Rubrique/</id>			<link href="http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/1388891/Nouvelle-Rubrique/" />			<author>				<name>mailynn2</name>				<uri>http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-09-18T17:42:12+02:00</updated>		</entry></feed>