<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.jeuxvideo.com] elynatoustory : <![CDATA[petites histoires d'Elynatou]]></title>		<link>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com</link>		<description><![CDATA[petites histoires d'Elynatou]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 19:50:29 +0200</pubDate>		<image>			<title>elynatoustory.blog.jeuxvideo.com</title>			<link>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com</link>			<url>http://static.blogstorage.hi-pi.com/blog.jeuxvideo.com/e/el/elynatoustory/images/mn/1203241943_regular.jpg</url>		</image>		<item>			<title><![CDATA[La rupture]]></title>			<description><![CDATA[<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Non ! Edward, je
t'en prie !</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Nous en avons déjà discuté
Alice. J'en ai déjà discuté avec Carlisle. J'ai pris ma
décision.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Mais, Edward. Tu as aussi
bien vu que moi l'avenir.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Tu sais très bien ce que
j'en pense, Alice. Laisses-moi faire ce que je dois
faire.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je rejoignis mon poste
habituel, sur le parking, pour retrouver Bella. Il ne me restait
que quelques instants pour reprendre le contrôle de moi. Je me
forçais à croire que cette solution était l'unique issue
possible.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Elle arriva. Son visage,
qu'elle essayait de maintenir ferme, laissait transparaitre
le doute et l'angoisse qui la torturaient. Peut-être
savait-elle déjà ce que j'allai lui dire. Au fond de moi, je
l'espérais. Ce ne serait que plus simple si elle s'y
était préparée.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Nous marchions cote à cote, en
silence, espérant tous deux trouver le courage pour prononcer les
premiers mots.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Ça ne t'ennuie pas si
je passe chez toi osai-je d'une voix qui lui indiquait
qu'elle ne pouvait refuser.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Bien sûr que non.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Tout de suite ?
continuai-je sur ma lancée en ouvrant la portière.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Pourquoi pas ?
répondis-je d'une voix égale, même si je n'aimais pas
l'urgence de son ton. Je dois juste poster une lettre à
Renée. Je te retrouve là-bas.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je tournais mon regard vers
l'enveloppe qu'elle désignait. Je tiquai. Les
photos ! Bien sûr ! Je saisi l'enveloppe
brusquement.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">-Je m'en charge, dis-je
doucement. Ça ne m'empêchera pas d'être chez toi le
premier.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Evidemment que je serai le
premier. Puisque de toute façon, je n'escomptais pas passer
par la poste.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je souris, pour tenter de la
détendre. Ce qui apparemment ne fonctionna pas.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- A ta guise.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je refermais sa portière et
m'engouffrait rapidement dans ma voiture. Je glissai
l'enveloppe dans la boite à gant. Si ces photos ne devaient
plus être en sa possession, je pouvais, moi, les conserver. Je la
suivis un instant, puis pris une autre direction. Arrivé chez elle,
je me garai et restait immobile, les doigts crispés sur le volant.
« Les dés sont jetés, me murmurai-je. Impossible de reculer
désormais. »</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Elle arriva enfin. Rassemblant
mon courage, je la rejoignis. Je la débarrassai de son sac,
l'abandonnant sur place. Il me fallait encore un peu de
temps. Je n'avais pas fini d'édifier le mur enfermant
mes sentiments.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Viens te promener avec moi,
prononçai-je simplement en lui prenant la main.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je la dirigeai derrière la
maison, nous éloignant un peu du sentier. Ici ferait
l'affaire. Je ne pouvais pas la laisser se perdre. Je la
lâchais, et m'éloignais d'elle.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Allons-y, discutons,
commença-t-elle.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Non, non, pas maintenant,
Quelques instants de répits. Je ne veux pas... « Il est
trop tard pour regretter Edward » résonna une voix en
moi.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Nous partons,
Bella.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La surprise transparut sur son
visage un court instant.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Pourquoi maintenant ?
Encore un an, et ...</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Non, Bella. Pourquoi ne
comprends-tu pas ? Pourquoi rends-tu les choses plus
compliquées qu'elles ne le sont déjà ?</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Il est grand temps Bella.
Nous ne nous sommes déjà que trop attardés à Forks. Carlisle a beau
prétendre avoir trente-trois ans, il a l'air d'un
gamin. C'était inéluctable, alors, aujourd'hui ou
demain...</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Un sursaut
d'incompréhension la saisit. Ses sourcils se froncèrent, sa
bouche se tordit légèrement. Mais pourquoi ne comprenait-elle
pas ? Devrais-je le lui expliquer clairement ? Je
n'en avais pas la force.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Le peu de couleur qui lui
restait disparut soudain.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Quand tu dis nous ...,
commença-t-elle.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Il s'agit de moi et des
miens, expliquai-je soigneusement.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Elle ne répondit rien.
L'horrible silence apparut à mes oreilles. Je
l'observais. Son attitude révélait qu'elle commençait à
comprendre. Ses yeux, toujours fixés aux miens, s'étaient
voilés. Son corps s'était raidit. Elle ferma les yeux, pris
une profonde inspiration, les rouvrit, puis
décréta :</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- D'accord. Je viens
aussi.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Impossible, Bella.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Il me fallait une excuse, et
vite.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Notre destination... ce
n'est pas un endroit pour toi.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Quel que soit le lieu où tu
es, j'y ai ma place.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Je ne t'apporte rien de
bon, Bella.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La colère s'emparait de
moi. Pourquoi me compliquait-elle la tâche ? Pourquoi me
torturait-elle ? Je luttai de toutes mes forces pour conserver
mon impassibilité.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Ne soit pas idiot.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Non, je n'étais pas
idiot. Juste réaliste.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Tu es ce qu'il y a de
mieux dans ma vie, continua-t-elle.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Le regard de James sur le
terrain de base-ball m'apparut. Mes yeux glissèrent
jusqu'à son avant bras, là où la cicatrise ne disparaitrait
jamais.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Mon univers n'est pas
fait pour toi.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Non. Les vampires ne pouvaient
aimer les humains. Ils ne devaient pas aimer les
humains.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Ce qui c'est passé avec
Jasper, ce n'était rien, Edward, rien du
tout !</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La scène se repassa dans ma
tête. La petite goutte de sang, l'odeur... la réaction
de Jasper, la chute de Bella. La douce odeur du sang de Bella dans
la pièce. La soif de ma famille. Ma soif. Notre douleur.</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- En effet. Il est juste arrivé
ce qui devait tôt ou tard arriver.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">« Mais oui,
m'empêchai-je d'ajouter, tu as raison, ce n'était
rien, rien du tout ! Tu es encore en
vie ! »</p>
<div style="margin-left: 2em">
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Tu as juré ! à Phoenix,
tu as promis que tu resterais...hurla-t-elle aussi fort
qu'elle le pouvait.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Tant que c'était ce
qu'il y avait de mieux pour toi, répliquai-je
brusquement.</p>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Ne pouvait-elle donc pas
comprendre que sa &lsquo;famille' avait voulu la tuer par MA
faute ?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>-Non</em> ! c'est à cause de
mon âme, hein ? Carlisle m'en a parlé. Je m'en
moque, Edward, si tu savais comme je m'en moque !
Prends-moi mon âme. Je n'en veux pas, sans toi. Je te
l'ai déjà donnée.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Son âme ? SON ÂME ?
Si ce n'était que son âme ! Nous en avions pourtant
parlé ! Il était question de sa vie. Elle savait que je ne
pouvais l'en priver. Elle savait que je ne voulais pas la
condamner. N'avait-elle pas compris ce qu'elle
perdrait ? Ne voyait-elle pas ce qu'elle raterait ?
J'étais un monstre, certes. Mais pas si monstrueux que ça.
Rose nous l'avait bien fait comprendre. Elle aurait préféré
mourir. Elle sacrifierait Emmet pour récupérer sa vie. Il y a des
choses que même l'amour ne pouvait remplacer. Je
n'étais pas celui qui allait la priver de cette
vie.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Je ne veux pas que tu
viennes, Bella.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je la fixai le plus froidement
possible. Je voulais qu'elle comprenne. Je voulais
qu'elle y croie.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Son corps, tendu au maximum,
exprimait les mots qu'elle voulait dire.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Tu ... me...
quittes ?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Trois mots. Trois simples mots.
Trois mots difficiles à prononcer. Des mots que je n'avais su
dire.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Oui, répondis-je le plus
platement possible.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Comme si ce « oui »
ne me faisait rien. Comme si mon c&oelig;ur sans vie ne se brisait
pas. Comme si tout mon être n'hurlait pas. Comme si ...
le soleil de mes nuits ne venait pas de disparaitre.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Ça change tout.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je ne comprenais pas. Pourquoi
était-elle si calme ? Pourquoi ne pleurait-elle pas ?
pourquoi n'hurlait-elle pas ? Mon regard dévia. Je ne
pouvais plus la regarder.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Naturellement, une part de
moi continuera à t'aimer, dis-je.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Que m'arrivait-il ?
Mon mur se brisait-il ? Comment ces paroles avaient-elles pu
sortir de ma bouche ? J'étais pourtant certain de les
avoir enfermées au plus profond de moi.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- En quelque sorte,
continuai-je. Mais je suis... las de jouer un rôle qui
n'est pas moi. Je ne suis pas humain.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Mon regard se reposa sur
elle.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- J'ai trop longtemps
laissé l'imposture s'installer. J'en suis
désolé.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Oui. Pardon, Bella. Pardon
d'avoir voulu y croire. Pardon
d'avoir...</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">-Arrête. Ne fais pas ça,
chuchota-t-elle dans un murmure qui me rappela celui d'un
supplicié.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Mais il était trop tard. Trop
de mal avait été fait. A elle. A moi.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Tu ne m'apportes rien
de bon, Bella.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Non. Rien de bon. Chaque
instant de bonheur avait été occulté par de la souffrance. Occulté
par ce désir que je devais refouler.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Elle savait que j'avais
raison. Aucun humain ne pouvait suffire à un vampire. Hormis de par
son sang.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Si... c'est ce que
tu souhaites, bégaya-t-elle.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Oui. C'est ce que je
souhaite. Ou plutôt... ce que je voulais souhaiter.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- J'ai une dernière
faveur à formuler, cependant, continuai-je. Si ce n'est pas
trop te demander.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je sentais mon mur
s'effriter. De grosses fissures apparurent. Je devais tenir.
Quelques minutes encore.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Tout ce que tu voudras,
affirma-t-elle.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Le mur explosa, libérant tout
l'amour que j'éprouvais pour elle, tout l'amour
que j'y avais enfermé. Je perdais pied. Mes angoisses
ressurgirent. Mon désir de protection m'apparut plus fort que
jamais.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Pas d'acte téméraire ou
stupide, ordonnai-je. Entendu ?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Elle acquiesça. Rassuré,
j'entrepris de reconstruire le mur. Je devais contenir cet
amour qui m'éloignait de mon objectif.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- C'est à Charlie que je
pense, bien sûr. Il a besoin de toi. Prends soin de toi...
pour lui.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Toutes les excuses sont bonnes,
non ?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- D'accord.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je fus soulagé. Au moins, elle
n'irait pas chercher le danger.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- En échange, je vais te faire
une promesse. Je te jure que tu ne me reverras plus jamais. Je ne
reviendrai pas. Je ne t'entrainerai plus dans ce genre
d'épreuves. Vis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce
sera comme si je n'avais jamais existé.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Son rythme cardiaque
s'accéléra brusquement. Elle venait de réaliser. Sans
doute.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Rassure-toi, continuai-je en
tentant de la rassurer, vous autres humains avez la mémoire courte.
Le temps guérit les blessures de ceux qui appartiennent à votre
espèce.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Et la tienne ?
demanda-t-elle faiblement.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">- Eh bien... Je
n'oublierai pas. Toutefois, ma... race se laisse
facilement distraire.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.56cm;">Je souris de nouveau. Non. Je
n'oublierais pas. C'était ma pénitence. Si
j'avais su faire, j'aurai pleuré. Il fallait que je
m'en aille. Et vite. Le mur était trop fragile.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.56cm;">- Voilà, c'est
tout. Nous ne t'importunerons plus.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; line-height: 0.56cm; widows: 2; orphans: 2;">
La panique
apparut à ses yeux. Comment arrivait-elle à paniquer encore
plus.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; line-height: 0.56cm; widows: 2; orphans: 2;">
- Je ne reverrai
pas Alice, demanda-t-elle si bas que seul un vampire pouvait
l'entendre.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; line-height: 0.56cm; widows: 2; orphans: 2;">
Alice...
Evidemment. Les autres avaient du la forcer à partir avec
eux.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; line-height: 0.56cm; widows: 2; orphans: 2;">
- Non. Ils ne
sont plus ici. Je suis resté pour te dire au
revoir.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; line-height: 0.56cm; widows: 2; orphans: 2;">
- Alice est déjà
partie ?</p>
<p style=
"margin-top: 0.08cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 0.55cm; widows: 2; orphans: 2;">
Je ris
intérieurement. Alice devait être séquestrée chez Tanya à
l'heure qu'il était.</p>
<p style=
"margin-top: 0.08cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 0.55cm; widows: 2; orphans: 2;">
-
Elle
aurait souhaité t'expliquer. Je l'ai persuadé qu'une rupture
brutale valait mieux. Pour toi.</p>
<p style=
"margin-top: 0.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm; widows: 2; orphans: 2;"
align="justify">Son c&oelig;ur s'emballa. Je craignis
qu'il ne cesse de battre. La rupture brutale était
réussie.</p>
<p style=
"margin-top: 0.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm; widows: 2; orphans: 2;"
align="justify">Il était temps. Je devais
partir.</p>
<p style=
"margin-top: 0.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm; widows: 2; orphans: 2;"
align="justify">-
Adieu, Bella.</p>
<p style=
"margin-top: 0.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm; widows: 2; orphans: 2;"
align="justify">-
Attends ! s'écria-t-elle.</p>
<p style=
"margin-top: 0.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm; widows: 2; orphans: 2;">
Son bras tendu
vers moi fut comme un coup de poignard. Mon c&oelig;ur explosa. Le
mur s'effondra de nouveau. Je voulais la serrer dans mes
bras, l'embrasser, l'aimer. L'aimer de toutes mes
forces. Toute sa vie.</p>
<p style=
"margin-top: 0.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm; widows: 2; orphans: 2;">
Avec un ultime
effort, je me contentai de lui embrasser le front et de respirer
une dernière fois son odeur.</p>
<p style=
"margin-top: 0.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm; widows: 2; orphans: 2;">
- Fais attention
à toi, chuchotai-je en m'éloignant.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm; widows: 2; orphans: 2;"
align="justify">Je me retournais et me mis à
courir.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm; widows: 2; orphans: 2;"
align="justify">A
courir vers l'enfer.</p>
<p style=
"margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm; widows: 2; orphans: 2;"
align="justify">Mon enfer.</p>
]]></description>			<link>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/1378639/La-rupture/</link>			<comments>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/La-rupture-03082009-194116-lp-1378639.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/1378639/La-rupture/</guid>			<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 19:41:16 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[je suis la dernière]]></title>			<description><![CDATA[<p><strong>un p'tit OS que j'avais besoin
d'écrire... Je tiens à préciser que cet OS
parle d'un groupe. Un groupe dont je ne dirai jamais le nom dans
cet OS, mais il est fort probable que vous le découvriez
seul. J'aime beaucoup ce groupe. Si vous n'aimez pas, tant pis...
faites comme si s'en était un autre.</strong></p>
<p><strong><span class="postbody">et puis, je
tiens à preciser que cette premiere partie est très
inspirée (presque entièrement) de ma vie... bon
d'accord, c'est ma vie, me suis ptetre un peu plantée au
niveau des dates...et j'ai changé les noms aussi... la
deuxième partie est purement
fictive!</span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"> </p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"> </p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"> </p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Septembre
2006.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Je sors de cours. Encore une journée de cours.
C'est tellement inutile... Je me sens vidée,
complètement vidée. Je ne sais pas comment remonter.
Je suis à l'arrêt de Bus, devant mon
lycée. J'attends ce foutu bus tous les jours, à
la même heure, au même endroit, avec les mêmes
personnes, toujours le même temps.<span> </span>
J'attends 30 minutes, parfois plus, mais jamais moins. Je
vais rentrer chez moi, me mettre dans mon lit, et pleurer. Pleurer
pour tout, toute ma vie, extérioriser toutes les souffrances
que j'ai accumulées ce jour. J'ai peur de
rentrer chez moi. Judith est à coté de moi. Toujours,
elle est comme moi, elle se détruit. Pas pour les
mêmes raisons, j'ai l'impression qu'elle
s'invente des trucs pour souffrir. Moi je ne fais que les
amplifier... Elle est toujours avec moi, du matin au soir,
elle se détruit, je me détruis, on se détruit.
Lisa est déjà à l'arrêt de bus.
J&lsquo;aime beaucoup Lisa. Mais Lisa respire la joie de vivre. Ou
du moins, elle parvient à cacher ce qui ne va pas. Je me
sens mal à coté d'elle, je me sens nulle, je me
sens moche, je me sens insignifiante. Elle écoute de la
musique. J'aime la musique. Je m'y enferme,
j'oublie tout grâce à la musique. Je lui demande
ce qu'elle écoute. Elle me répond qu'elle
écoute un groupe allemand, pas connu en France,
qu'elle aime beaucoup. Elle me propose
d'écouter. J'hésite. Je n'aime pas
l'allemand. Ou plutôt, je n'ai jamais voulu
apprendre correctement une langue étrangère. Je
n'aime que le français. Elle insiste. C'est bien
Lisa ça. Je prends un écouteur.
J'écoute. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais je
comprends un peu les paroles. Elle me fait écouter
« Rette mich » sa chanson
préférée. Mais elle ne peut pas savoir
l'effet que cette chanson a sur moi. Elle me transporte,
m'emmène loin, me soulage. Je reste tout le trajet
à coté de Lisa, avec son écouteur, à
écouter ces allemands. J'arrive chez moi 30 minutes
plus tard. Je dois laisser Lisa et sa musique. Je rentre chez moi,
dépose mes affaires, et m'étend sur mon lit. Je
me sens encore plus vide que d'habitude. La musique de Lisa
m'a fait un étrange effet. Je pleure, beaucoup. Plus
que d'habitude. Je m'endors.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Octobre 2006.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Je
n'arrête pas d'écouter ces allemands avec
Lisa. A chaque trajet en Bus. J'écoute. Elle me dit
d'acheter leur album. Elle m'y accompagne. Je
déteste les magasins, j'en ai peur. Je suis malade
dans ma tête. J'achète l'album, et je
rentre chez moi. Je mets toutes les chansons dans mon MP3, le CD
dans ma chaine, je n'écoute plus que ça.
Désormais, ils font partie de ma vie. Ils me libèrent
de mes souffrances, ils me guérissent dans ma tête.
J'apprends à m'ouvrir au monde grâce
à Lisa. Je n'ai plus d'idées noires.
Désormais, j'ai des amis. Plus des compagnons
fantomatiques. Je délaisse Judith et ses idées
noires. J'ai abandonné l'idée de la
sortir de là en même temps que moi. J'ai des
amis, je souris, je ne pleure plus le soir. J'ai Lisa.
J'ai eux. J'ai ces quatre allemands qui m'ont
aidée à sortir du noir.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Mars 2007.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Je
fête mes 18 ans. Ma vie a tellement changé. J'ai
30 personnes pour fêter mon anniversaire autour de moi. Ce
sont tous mes amis. Mes premiers vrais amis. En six mois, ma vie
s'est éclairée. Mais parmi eux tous, seule Lisa
sais comment j'en suis arrivée là. Elle sait
qu'elle a sa part de responsabilité. Elle sait que
c'est grâce à eux quatre que j'en suis
là. Ca parait dur à le comprendre. Mais seule leur
musique m'a sauvée. Je commence à collectionner
des articles sur eux. Je surfe sur le net pour trouver des infos.
Je commence à connaitre autre chose d'eux que leur
musique. J'apprends leur vie. Je suis fan. Lisa m'a
prise à part. Elle m'offre mon cadeau à
l'abri du regard des autres. Le nouvel album. J'en ai
presque les larmes aux yeux. Mais le fait de devoir me cacher pour
recevoir mon cadeau me peine un peu. EUX, ils sont rejetés.
Simplement à cause de leurs styles. Tu aimes, ou tu
n'aime pas. Mais tu ne peux pas être neutre. Alors,
Lisa et moi, on en a fait notre secret. Personne ne connait notre
passion pour ce groupe.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Juillet
2007.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Lisa
m'appelle. Je suis en vacances avec mes parents au bord de la
plage. Je réponds au téléphone. Elle le dit
qu'ils vont faire un concert dans notre ville. Dans notre
ville. C'est une occasion inespérée. Pourquoi
chez nous et pas ailleurs ? Mais je m'en fiche. Je la
bénie. Elle illumine mes vacances. Je n'attends plus
que le retour chez moi pour acheter ma
place.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Deux
semaines plus tard, je rentre chez moi. A peine arrivée, je
me connecte à internet et je réserve ma place.
J'ai tellement eu peur qu'il n'y en ait
plus ! Mais j'habite quand même dans un bled
paumé. Il reste encore beaucoup de place. Le concert ne sera
même pas complet.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Désormais, je suis un rayon de
soleil. Mes amis me le disent tous. J'illumine leur vie sur
mon passage. S'ils savaient.... S'ils savaient ma
vie d'avant... Jean me le dit souvent. Je suis belle de
bonheur. Mais parfois, il arrive à voir dans mes yeux des
choses. Des choses qui me font souffrir et qu'il aimerait
connaitre. Des choses qu'il connaitra un jour... quand
je serai prête. Il saura attendre. Et je saurais me confier
à lui quand j'en aurais
besoin.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Octobre 2007.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Concert. Premier concert de ma vie. Je
suis tellement impatiente de les voir. Pour moi, ils sont
tout. Sans qu'ils le
sachent, ils font partie de ma vie. Je ne peux pas vivre sans eux.
Ils sont mon bonheur. Ils sont mon pansement de c&oelig;ur. Le
concert passe. 1h30 de pur bonheur. Ils ne le savent pas, ils ne le
sauront jamais, mais ce fut le plus beau jour de ma vie. Je les ai
vus. Je les ai vus en vrai. Je les ai entendus en vrai. Je les ai
aimés en vrai. Ce jour reste gravé dans ma
mémoire. Rien ne l'effacera.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><em><span style=
"font-family: Andalus">[Début de la
fiction]</span></em></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Mars 2008.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Nouveau concert. J'ai du me
déplacer. Juste pour eux. Partir loin de chez moi, seule.
Lisa n'a pas pu venir. Alors j'y suis allée
seule. Normal. J'y suis arrivée très en avance.
Je suis tout devant, contre les barrières. Dans la fosse,
Devant Lui. Devant Bill. Pourquoi là ? Je ne sais pas.
J'attendu longtemps, je suis écrasé contre les
barrières, j'ai mal. Mais je résiste à
la douleur. Je veux
les revoir, je veux de nouveau rêver, je veux... je les
veux eux... j'attends, on chante, on hurle leur nom, on
les réclame. Je chante. Je rêve. La lumière
s'éteint. Les cris redoublent. Mon c&oelig;ur
s'emballe. Ils arrivent. La musique commence. Le spectacle
commence. Ils sont là, devant moi, ils sont là, pour
moi. J'oublie qu'il y a des milliers de personnes
autour de moi. Je chante avec eux, je pleure pour eux, je ris pour
eux. Mon visage doit être illuminé. Mon rire est
lumineux, à ce que m'a dit Jean. Mon rire est couvert
de larmes. De larmes de joies. Il me regarde, Il me fixe, Il ne me
lâche plus du regard. Mon sourire faiblit, puis disparait,
les larmes s'arrêtent aussi. Je n'entends plus
rien, je ne vois plus que ses yeux chocolat. Je suis dans un autre
monde. Il détourne son regard et continue son show. Il
continu... Il évite mon regard. Moi aussi. Je ne chante
plus, je ne souris plus. Je rêve. C'est tout. Il va
faire monter quelqu'un sur scène. Tout le monde
espère, tout le monde tend les bras. Moi, je me fais toute
petite, je ne tends pas les bras, mais au fond de moi, je me
surprends à espérer. Son regard m'a
troublé, je voudrais le voir de plus près, je
voudrais le toucher. Mais je ne veux pas qu'Il me voit. Il
s'approche de nous, les filles hurlent son nom, poussent,
espèrent. Que ne ferait-on pas pour approcher son idole. Il
désigne vers moi. Je tourne la tête de tous les
côtés, je cherche qui il a désigné. Le
vigil le plus proche s'approche de nous, il Le regarde,
l'interroge du regard, puis s'approche encore de nous.
Il m'attrape le poignet. Moi ? Non, je ne veux
pas ! J'ai peur ! Je ne veux pas, non, laissez
moi ! Il semble vexé de mon refus, Il me fixe. Il me
fait partager sa peine. Je me sens mal. Je ne veux pas lui faire de
mal. Je cède. Je monte sur la scène. Il me sourit. Il
m'interroge. Me demande mon nom. Lucie. Je lui réponds
Lucie. Il a du mal à prononcer mon nom, je rigole en
l'entendant lutter contre son accent
« Leucieu » alors je le lui redis. Doucement,
et en articulant dans son oreille « LU-CI »
il me sourit et redit mon nom. Cette fois, presque sans accent. Il
recommence à chanter. Il me tend le micro. Moi,
l'ancien fantôme, je suis avec Lui, sur scène,
devant des milliers de personnes. Je me sens vivante. C'est
terminé. Il me fait comprendre que je dois redescendre. Il
m'accompagne au bord de la scène, là où
je pourrais redescendre. Discrètement, il m'embrasse
sur la joue, et repart aussi vite. On ne me renvoie pas à ma
place, on ne m'envoie pas ailleurs, on me laisse là.
J'ai le droit de rester là.
Pourquoi ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Le
concert se termine. La salle se vide, les lumières se sont
allumés. Je voudrais repartir. Rentrer me coucher. Rentrer
pleurer. Oui, j'ai besoin de pleurer. J'ai
touché un rêve du bout des doigts. Un rêve
inaccessible. Un rêve que j'aurai voulu attraper. Un
rêve qui est reparti. Je me dirige vers la sortie. Mais
j'entends quelqu'un crier
« Loucie ». Je m'arrête mais ne
me retourne pas. J'entends en allemand derrière moi
des paroles. Je tente de me souvenir de mes leçons
d'école. En vain, je ne comprends pas. Je me retourne,
j'ai les larmes aux yeux. Il est là, Il
s'approche de moi, récupère une larme sur ma
joue et me demande ce qui ne va pas. Je ne peux que lui
répondre que je n'ai pas compris.<span> </span>
Il répète ce qu'il m'a dit, lentement. Je
comprends un peu mieux. Il me le redit en anglais et je fini de
comprendre. Il voudrait que j'aille avec eux. J'ai
peur, la panique s'empare de moi. Non, je veux fuir. Je veux
m'envoler ailleurs, je veux quitter ce rêve. Il me
prend la main et me tire. Je ne résiste pas beaucoup mais
n'essaye cependant pas de le suivre. Je le laisse me trainer.
Nous sortons. En face de nous, le van, a notre gauche, des
grillages. Derrière les grillages... des filles...
des filles qui hurlent lorsqu'Il apparait. Des filles qui
hurlent encore plus fort lorsque j'apparais. Il signe
quelques papiers, quelques mains, je me cache. J'ai peur. Il
monte dans le van et veux que je le rejoigne. Je résiste.
« Non ». Un seul mot, le seul mot. Il me
regarde... il prend ma main. Il y écrit quelque chose.
La porte se referme et je reste là. Je regarde ma main.
« Appelle-moi » avec un numéro de
téléphone. Pourquoi
moi ?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Je ne
sais plus comment, je ne sais plus par qui... mais je suis
à l'hôpital. Je suis dans le coma. Je me
rappelle juste que je suis repartie après son départ.
Je me suis dirigée vers ma voiture. Mais je n'y suis
jamais arrivée. Ecrasée, battue par des filles, par
jalousie, parce qu'Il m'a choisi moi. Je meure dans cet
hôpital. Cela fait trois semaines que j'y suis. Mon
état empire. Il a annulé sa tournée, Il vient
me voir tous les jours.<span> </span> Il se sent responsable.
Je lui en veux.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"><span style=
"font-family: Andalus">Je suis morte hier. Aujourd'hui on m'enterre,
demain, Il fait un concert pour moi. Le dernier concert.
Après ils arrêtent...un certain temps...
pour moi. Pour punir ces filles. Pour qu'elles les oublient.
Je suis la première morte. Et la
dernière.</span></p>
]]></description>			<link>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/943282/je-suis-la-derni-re/</link>			<comments>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/je-suis-la-derniere-16022008-222345-lp-943282.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/943282/je-suis-la-derni-re/</guid>			<pubDate>Sat, 16 Feb 2008 22:23:45 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Vis ta vie]]></title>			<description><![CDATA[<div style="text-align: center"></div>
<div style="text-align: center"></div>
]]></description>			<link>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/876282/Vis-ta-vie/</link>			<comments>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/Vis-ta-vie-07122007-210904-lp-876282.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/876282/Vis-ta-vie/</guid>			<pubDate>Fri, 07 Dec 2007 21:09:04 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[mort]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-indent: 35.4pt" class="MsoNormal">Le vide. L'absence.
C'est ce que je ressens. Ni bonheur, ni tristesse. Je marche
sous la pluie. Trempé, dégoulinant d'eau, le
visage levé vers le ciel, je pleure. Les gouttes d'eau
ruisselant sur mon visage cachent les larmes qui coulent sur mes
joues. La vie disparait peu à peu de moi. Les
ténèbres s'emparent de mon esprit, petit
à petit, je disparais.</p>




<p style="text-indent: 35.4pt" class="MsoNormal"> </p>




<p style="text-indent: 35.4pt" class="MsoNormal">Avez-vous un jour
imaginé tout perdre ? Perdre tout ce qui était
plus cher à vos yeux ? J'ai perdu le seul
être au monde qui m'était cher, la seule et
unique personne qui me connaissait et me comprenait. J'ai
perdu mon frère. Mon double, mon c&oelig;ur, mon moi...
mon jumeau...il était moi et j'étais
lui...</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-indent: 35.4pt" class="MsoNormal">La mort...
événement, personne ou chose, elle arrive sans crier
gare. Elle apparait à vous par surprise, quand vous vous y
attendez le moins. Elle vous emmène vers votre dernier lieu
de vie, elle vous emmène pour votre dernier voyage, sans
bagages et sans adieux. En une fraction de seconde, vous
disparaissez d'un monde, d'une existence pour
devenir... rien. Une âme perdue, invisible et inconnue.
La mort... inconnue sans visage, inconnue sans voix...
Elle est la seule et unique à rester près de vous
pour l'éternité. Paradis, enfer... aucun
n'existe. Vous disparaissez d &lsquo;un monde où vous
aimiez, où vous étiez aimés, où vous
viviez. Vous mourrez, et vous errez alors sans fin dans le noir,
dans le vide ayant pour seule compagnie... la mort, le
néant ; seul, pour
l'éternité.</p>
<p class="MsoNormal"><span>           </span>
La mort est venue me chercher ce matin. Je l'ai peut
être appelée. Mais la mort ne se demande pas, elle
survient, un point c'est tout. Je suis mort ce matin. Je
savais pourtant qu'il ne fallait pas que je sorte ce matin.
Mais c'était une tentation. LA tentation, celle
à laquelle on ne peut échapper. Le désir de
mourir si profondément encré en moi à
ressurgit. Je suis sorti mourir ce matin. C'est en me
retournant vers chez moi que j'ai vu par la fenêtre ce
regard. Mon regard. Celui de mon double, celui de mon frère.
C'est à ce moment là que la balle à
pénétré dans ma tête. Je suis mort en
regardant mon frère, je suis mort en regardant ses yeux, mes
yeux.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-indent: 35.4pt" class="MsoNormal">Il est mort ce matin. La
dernière chose que j'ai vu, la dernière chose
qu'il a vu, ce sont nos yeux. Nous nous sommes fixés
du regard un instant, l'instant ou cette balle lui a
traversé la tête. La première chose que
j'ai vu dans ces yeux, c'était le
désespoir. La dernière chose que j'ai vu dans
ses yeux, c'était l'amour.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><span>           </span>
Je suis mort ce matin, Je suis sorti pour mourir. Je suis mort
parce que je voulais survivre. La mort ne joue pas, elle ne joue
jamais avec vous. Je me suis mis en danger, j'ai payé.
J'ai voulu mourir, je suis mort parce que je ne le voulais
plus. J'aimais mon frère, mais ce matin en sortant, je
l'avais oublié. J'ai payé de ma vie pour
cet oubli. Je l'aimais, je l'aime. Ce matin, je suis
mort.</p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>           </span>
Ce soir, je vais sortir, ce soir je vais mourir. La mort ne se
demande pas. Ce soir, je vais sortir, ce soir je vais aimer. Je
vais donner l'amour qu'il a voulu me donner ce matin.
Ce soir, je vais sortir, ce soir je vais mourir.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><span>           </span>
Ce soir il va sortir. Ce soir, il va mourir.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><span>           </span>
Et à jamais nous serons réunis.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><span>           </span>
Deux âmes perdues vont se retrouver. Et à travers
l'obscurité, ensemble, nous rejoindrons la
lumière. Et de l'errance dans le noir, ensemble, nous
errerons dans la lumière. A jamais, nous serons
réunis.</p>
]]></description>			<link>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/795723/mort/</link>			<comments>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/mort-18092007-230947-lp-795723.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/795723/mort/</guid>			<pubDate>Tue, 18 Sep 2007 23:09:47 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Juste un regard]]></title>			<description><![CDATA[<p class="MsoNormal">Juste
un regard. Ce simple regard a changé toute ma vie.
J'ai 12 ans, lui aussi. Nous étions en centre de
vacances linguistique. Au début, je l'ignorai, je
détestais la présence d'autres personnes autour
de moi. Etre seul. Maman pensait simplement que ce séjour
m'ouvrirait aux autres. Mais moi, je m'enferme, je
m'enferme dans ma tête, dans mon monde. Personne ne me
comprend. Ma vie est en noir et blanc, c'est ainsi que je
perçois le monde. Une absence de couleur, une absence de
bonheur. Quelque chose me manque, je me sens vide dans mon monde.
Je suis frêle. Je suis pale. Je me teins
régulièrement les cheveux en noir, je ne porte que
des vêtements noirs ou blancs. Derrière mon apparence
féminine, je suis un garçon. Un androgyne comme
disent certaines personnes. Ce centre de vacances est pour moi une
torture. Des activités obligatoires. Comment des parents
peuvent envoyer leurs enfants dans des centres comme cela ?
Maman voulait que j'améliore mon français. Mais
moi, je hais l'école, je hais le français. Mon
allemand me suffit. L'école, elle, ne me sert à
rien. Ma vie a moi, c'est le rêve. J'imagine que
je vole, j'imagine de nouveaux mondes, à mon image, ou
tout le monde est comme moi. Ils font tous des jeux... ce
matin nous étions en cours. Cet après midi,
c'est « détente » Les
garçons jouent au football ou au rugby, les filles au basket
ou au volley. Moi, je suis éloigné des autres, je
reste en retrait, loin du bruit, loin du monde, seul sur mon banc
dans le champ, près de la forêt. Mes yeux, noircis par
le maquillage, regardent le ciel. Seuls mes yeux le regarde, mon
esprit vagabondant ailleurs, je ne sais ou... Je ne l'ai
pas vu approcher. Il s'est assis à coté de moi,
en silence, mon évasion étant telle que je ne pouvais
plus entendre aucun son provenant de mon entourage. Je ne sais pas
combien de temps il est resté là, à
coté de moi, sans bouger, sans parler. Et puis j'ai
entendu un son. Je suis revenu à moi, j'ai
tourné la tête dans sa direction, je l'ai
regardé dans les yeux. Des yeux, des yeux que j'avais
déjà vu... je ne sais ou... Pour la
première fois, je voyais dans les yeux de quelqu'un de
mon âge, non pas du mépris, ni de la moquerie, mais
simplement de l'interrogation.</p>
<p class="MsoNormal">-<strong>Pourquoi tu es toujours toute seule</strong> ? me
demanda-t-il.</p>
<p class="MsoNormal">Il me
prend pour une fille. Devrais-je lui dire que je n'en suis
pas une ?</p>
<p class="MsoNormal">-<strong>J'aime être seul. J'ai toujours
été seul. J'ai été mis à
l'écart dès ma plus petite enfance, dès
mon entrée au jardin d'enfant. Ma mère
m'a dit que je n'ai pas accepté le départ
de mon père. Je me suis renfermé sur moi, j'ai
rejeté toute amitié. Plus tard, je me suis
différencié des autres. Certains, tous même,
m'ont ensuite rejeté pour cette différence. Je
ne m'en plains pas, c'est peut être ce que je
demandais inconsciemment qu'on me laisse seul, tranquille,
isolé dans ma tête.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Différente ? Mais quelle est ta
différence si ce n'est pas de rester toute seule,
isolée sur ce banc ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu veux vraiment le savoir ? Je risque de te
décevoir...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je prends le risque. Crois-moi, je ne pense pas que ca
changerai grand-chose à mes yeux... Je ne vois pas
comment une fille comme toi pourrait être différente
des autres... C'est juste un style... Et ca ne fait
pas la différence...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-La différence est ici. Je ne suis pas une
fille...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Attends, ne me dis pas que tu es... un... un
garçon ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Si... je suis ce qu'on appelle un
androgyne. Pas dans le sens ou je suis hermaphrodite, non, de ce
coté là, je suis un garçon a 100%. Je ne suis
pas travesti, je ne me prends pas pour une fille, je ne veux pas
être une fille. C'est juste dans ma tête, je me
sens mieux avec cette apparence. J'ai l'apparence
d'une fille, mais je me sens
garçon.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je crois... je crois que e comprends. C'est
tout une histoire de style en fait. Je ne me suis pas trompé
sur ce point. Hormis le fait que tu n'es pas une fille. Je
crois que tu ne devrais pas te tenir à l'écart.
Les autres pourraient comprendre.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je n'ai plus envie de faire comprendre ce que je
suis. Les gens doivent l'accepter, ou alors, qu'ils
m'ignorent. J'ai perdu
patience...</strong></p>
<p class="MsoNormal">J'ai relevé la tête vers le ciel. J'ai
recommencé ma contemplation. Lui, il continuait de me
regarder. Il est resté là, de longues minutes,
à ne rien dire, en me regardant, respectant mon silence. Il
leva les yeux à son tour vers le ciel. Comme pour
m'accompagner dans ma solitude. Nous sommes restés
là, assis sur ce banc, les yeux rivés sur
l'immensité du ciel, pendant un long moment. Les
matches étaient finis... Nombre des jeunes avaient
regagné leur dortoir, pour prendre une douche avant le
repas, ou alors pour téléphoner à leurs
proches. Un garçon arriva en courant, un portable à
la main.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Jonas ? Ton portable a sonné, c'est
ton père, je me suis permis de décrocher, je sais
qu'il te t'appelle que rarement.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Merci.<span>       </span>
Allo ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Oui c'est moi papa.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Ca va... comme la dernière fois que tu
m'as appelé. Tu voulais me dire quelque
chose ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu as une nouvelle amie... encore... Elle
est comment cette fois...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Comme toutes les autres.... Tu ne crois pas
qu'il est un peu tard maintenant ? C'est pas la
peine de me chercher une maman, j'en ai déjà
une. Ne cherche pas à la remplacer. Trouve-toi plutôt
une femme.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Papa, j'ai 12 ans, tu le sais ça...
J'ai pas besoin d'une mère, je veux juste une
belle mère tu peux comprendre ça
non ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>... Cherche toi une amie qui te plaise à
toi, pas à moi. C'est pour ça que ça
n'a jamais marché... Tu ne les choisissais pas,
tu ramenais des filles à la maison, et si elles me
plaisaient tu les gardais... peu de
temps...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Pourquoi je ne te dis ça que maintenant ?
Tu crois que j'aurai pu te dire ça droit dans les
yeux... Papa, j'ai compris ton petit jeu...
Aurais-tu peur des femmes ? C'est pour ça que tu
as quitté maman ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-....</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Arrêtes papa, ce n'est pas le moment. On
en parlera quand je rentrerais.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Voilà, c'est ça, tu as compris,
débrouille toi. Allez, bisous papa.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Un vrai gosse. Des fois, on se demande qui est
l'adulte dans cette maison.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tes parents sont
divorcés ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Oui, papa est parti de la maison quand
j'étais bébé, et le juge a
décidé de lui confier ma charge. Enfin, c'est
ce qu'il m'a dit, je n'ai jamais vu les papiers
officiels</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu vois souvent ta
mère ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je ne l'ai jamais vu... Je n'ai
même aucune photo d'elle. Et même aucune photo de
moi bébé, il parait que maman à tout
gardé.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-C'est triste de ne pas avoir de maman... Je
ne sais pas ce que je ferais sans la mienne... Elle est la
seule à me comprendre...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Et toi ta famille ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Mon père a disparu quand j'avais deux
ans. Maman s'est remariée il y a trois ans à un
homme que je considère aujourd'hui comme mon
père.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu as des souvenirs de ton père, enfin je veux
dire de ton vrai père ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-j'en avais mais quand j'avais cinq ans,
notre maison a brulée en emportant tous nos
souvenirs.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-C'est bête...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Oui... en effet...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu vois, ce n'est pas bien difficile de ne plus
être seul...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Oui... mais tu sais, tu n'es pas comme les
autre. Toi, c'est comme s'il y avait quelque chose,
comme si je te connaissais déjà.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-C'est l'impression que j'ai eu tout
à l'heure, j'ai eu l'impression de
t'avoir déjà vu...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Oui, pareil. On devrait aller manger, il est
l'heure.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Nous
nous dirigions tous les deux vers le réfectoire. Saisissant
des plateaux à l'entrée, Jonas fit signe
à ses amis qu'il arrivait. Nous avons choisis les
mêmes plats qui étaient disponibles (les seuls qui
avaient l'air mangeables, vous connaissez la
réputation des selfs) Et puis Jonas, qui était devant
moi pris la direction de la table de ses amis. Il s'installa,
lança quelques boutades à l'intention des
autres garçons et filles présents et s'assit.
Moi je me suis dirigé vers une table libre, qui
malheureusement se situait en plein milieu du self.
D'habitude, j'arrivais plus tôt et je
m'asseyais dans un coin du self, de préférence
à la table à coté des plantes, ce qui me
cachait plus de la moitié du réfectoire. Je
n'étais pas très loin de la table de Jonas, et
je pouvais entendre toute leur conversation. Essayant de ne pas
écouter les stupidités qui pourraient sortir de ces
bouches pré pubères aux propriétaires
débordant d'hormones, j'entamais ma salade de
betterave, qui n'avait pas vraiment le gout de betterave. Le
début du repas s'était déroulé
comme à son habitude : je ne prêtais attention
à personne, et personne ne prêtait attention à
moi. Jusqu'à ce que :</p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Jo, tu as passé tout l'après midi
avec <em>Elle</em> ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Ouai et alors ? ca te pose un
problème ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Bah moi non, mais tu devrais faire gaffe, tu sais les
gens <em>comme ça</em>, ils sont pas bien dans leur
tête.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Comment ça les gens <em>comme
ça</em> ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-T'sais, comme <em>Elle</em>, ils
s'habillent tout de noir, ils disent même des trucs
bizarres parfois... Mon père, et ben il m'a
toujours dit de ne pas approcher de gens comme ça. Il dit
qu'ils peuvent te bidouiller le crâne, et après
même si tu le veux pas, et ben tu deviens comme eux,
c'est plus fort que toi... et puis elle fait peur
non ? Elle parle jamais, elle est toujours planquée,
c'est à se demander ce qu'elle fout là,
ça se trouve, et ben ils l'ont envoyé ici rien
que pour nous bidouiller, mais a mon avis elle a la trouille de
nous approcher, on est trop nombreux et pas assez
bête.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Arrête, tu sais pas c'que tu dis. Tu
t'arrête seulement à son apparence. I...
Elle m'a parlé s't'aprèm, en fait,
si elle est comme ça c'est qu'elle
souffre... La façon dont elle s'habille,
c'est juste pour montrer ce qu'elle ressent, elle voit
la vie en noir c'est tout, elle va pas bien
psychologiquement.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Ouai, ca tu l'as dit, elle est
dingue !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Nan, c'est pas c'que j'voulais
dire...<span> </span> En fait, elle s'assume pas,
elle me l'a dit, elle m'a expliqué mais je sais
pas comment le formuler moi !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Ouai ben moi j'te dis, elle t'as
baratiné pour que tu la prenne en pitié, c'est
comme ça qu'ils font, ils te montent la tête,
ils te font croire des trucs et quand t'as bien confiance,
là ils te montrent ce qu'ils sont vraiment, mais
c'est trop tard pour toi.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu crois ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Ouai c'est mon père qui le
dit...</strong></p>
<p class="MsoNormal">Jonas
et l'autre garçon regardèrent dans ma
direction. J'ai instinctivement baissé la tête,
et je me suis plongé dans une intense contemplation de mes
pates... C'est étrange, c'est blanc, enfin
non pas blanc, c'est ... couleur pates...
c'est gluant, mais ça c'est dut au beurre
qu'ils ont mis en trop grande quantité... Et puis
en fait, ça sent pas très bon, et c'est pas
très appétissant. Tiens ben voila que j'ai plus
faim moi</p>
<p class="MsoNormal"><strong>- Regarde-la, elle est en admiration devant ses pates.
Dingue j'te dis qu'elle est !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Ouai t'as p't'être raison
finalement...</strong></p>
<p class="MsoNormal">La,
s'en était trop... les larmes étaient
montées dans mes yeux, je savais qu'elles allaient
bientôt couler. Je ne leur ferais pas ce plaisir, je ne veux
pas qu'ils me voient pleurer. Je me suis levé
calmement, je me suis dirigé vers la sortie, et dès
que je fus hors de vue de quiconque qui était dans le
réfectoire, je me suis mis à courir, courir le plus
vite possible pour rejoindre mon dortoir. Jonas... Jonas,
comment peux-tu croire de telles absurdités ? Je ne te
connais pas depuis longtemps, mais cette trahison m'a
profondément blessé. Il y avait ce truc
étrange qui faisait que je te faisais aveuglément
confiance ! Comment as tu pu me faire ça... je
croyais que tu m'avais compris... J'ouvris la
porte du dortoir et je me précipitais vers le sac d'un
des mes colocataires. Je saisis un portable et composa le
numéro de téléphone de la maison.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Allez, réponds,
réponds !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span>-Hallo! Hier ist Maria, Wer ist
es?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span>-Mutti? Hier ist
Andreas.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Mon chéri! Pourquoi m'appelles tu si
tard?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je veux rentrer maman, ça suffit, je n'en
peux plus de supporter leur présence... C'est
trop dur !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Fais un effort mon c&oelig;ur, il te reste à
peine une semaine...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je peux pas maman, c'est horrible, j'y
arrive pas...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Qu'est-ce qui se passe ? Tu ne me dis pas
tout mon c&oelig;ur.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Jamais, jamais de toute ma vie on a été
si méchant avec moi. Je préfère encore
être seul dans ma chambre plutôt que de rester ici
à entendre ces sottises...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je viens te voir demain matin chéri, tu pourras
patienter jusque là ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Oui, mais dépêches toi maman, je veux
rentrer à la maison...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je ne peux pas rester mon chéri, je dois
raccrocher, je suis occupée...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Maman, me laisse pas s'il te
plait !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-je n'ai pas<span> </span> le choix mon
ange ! Je te promets, demain matin quand tu te
réveilleras, je serais là.
Promis.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Promis ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Juré. Allez Andreas, je dois te laisser
maintenant. Je t'aime mon bébé, à
demain !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Moi aussi je t'aime Mutti, à
demain.</strong></p>
<p class="MsoNormal">J'ai raccroché, reposé le portable dans le
sac, et je me suis allongé sur mon lit. Je me suis
recroquevillé en position du f&oelig;tus, j'ai
croisé mes bras sur ma poitrine de manière à
saisir mes épaules et je n'ai plus cherché
à retenir mes larmes</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Je ne
sais pas combien de temps je suis resté ainsi,
allongé sur mon lit, à me vider de toutes les larmes
de mon corps, à me rappeler cet après-midi avec
Jonas, à me rappeler sa conversation avec l'autre au
diner... Les images tournaient dans ma tête, les paroles
aussi « <strong>dingue j'te dis qu'elle
est ! </strong>» Je me rappelle aussi la douleur
à la poitrine que j'ai ressentie à ce moment
là... Comme si mon c&oelig;ur se brisait, comme si on
m'en arrachait la moitié. En un après-midi,
Jonas avait réussi à combler le manque qu'il y
avait dans mon c&oelig;ur... et en quelques minutes, il avait
aussi tout brisé... J'ai ouvert les yeux...
et j'ai vu deux yeux... deux yeux foncés par
l'obscurité... un visage, aussi. Et des cheveux
blonds...</p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Jonas ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-C'est moi...</strong></p>
<p class="MsoNormal">Je me
suis relevé, essuyant les larmes qui coulaient sur mes
joues, étalant en même temps le maquillage noir sur
mes joues.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Qu'est-ce que tu fais
là ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je t'ai vu partir précipitamment sans
finir ton repas... Tu as un
problème ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-T'as rien à faire ici, t'es
qu'un salaud !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Quoi ? Attends, mais pourquoi ... pourquoi
tu dis ça ? Ah si je sais... Tu as entendu ma
conversation avec Boris à la
cantine...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Perspicace en plus !
Tire-toi !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Attends, laisse-moi
t'expliquer !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Y'a rien à expliquer OK ? Tu parles
dans le dos des gens, c'est facile à
comprendre... t'es un salaud, c'est
tout !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>- Ecoute-moi, au moins ! Je n'ai pas eu le
choix, il ne me lâchait pas avec cette histoire, j'ai
du acquiescer à ce qu'il disait ! J'ai pas
eu le choix !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Et je devrai te croire ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu devrais, je ne te dis pas de me croire, je te le
demande... Et puis qu'est-ce que je foutrais ici, si je
croyais ce qu'il m'a dit ?
Hein ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je... je...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu ne sais plus quoi dire. Alors, ne dis rien. Et
arrête de pleurer, c'est moche un mec qui
pleure !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Chui une fille !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-C'est ça, fous toi de ma tronche en
plus ! Arrête de chialer. Et puis t'aurais pu au
moins te démaquiller avant de pleurer, regarde moi
ça, t'es tout noir. Aller, lèves toi et suis
moi !</strong></p>
<p class="MsoNormal">Je me
suis levé, et je l'ai regardé droits dans les
yeux. Des yeux bleus, bleu nuit, presque noirs, des yeux que je
connaissais. Je l'ai serré dans mes bras, et tout
doucement, je lui ai murmuré :</p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Merci !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-De rien, c'est normal. Allez, viens avec moi
jusqu'à la salle de bain. Ou est ton
démaquillant ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je le prends.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tiens et puis, allumes la lumière, ça
peut être utile.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Et voila chef !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tiens laisses moi faire, donne moi la lingette.
Regarde moi... voila, ferme les yeux, je voudrais pas te faire
mal !</strong></p>
<p class="MsoNormal">Lentement, il a retiré tout le maquillage de mon visage.
D'abord, ce qui avait coulé sur mes joues. Puis mes
paupières, lentement, doucement. Lorsqu'il eu fini,
j'ouvris les yeux. Il me regardait d'un regard
pénétrant, comme s'il voulait voir mon
âme au plus profond de moi-même. J'ai
aperçut dans ses yeux de la surprise. Puis, il s'est
regardé dans le miroir, et de nouveau, m'a
regardé.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Quoi ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tes yeux !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Quoi mes yeux ? Ils doivent être rouge
d'avoir pleuré.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Non, tes yeux sont bleus.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Ah bon ? Ça fait tellement longtemps que
je n'ai pas regardé la couleur de mes yeux. Je me les
rappelais noirs.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Non, ils sont bleus, presque noirs... comme les
miens.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Naaaannn ! Tu rigoles, c'est juste la
lumière... c'est une
impression...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu dois avoir raison... Il se fait tard, les
autres vont bientôt revenir, on devrait aller se
coucher</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu as raison... bonne nuit
Jonas</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Bonne nuit Andreas.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal">Il
est parti, me laissant seul dans la salle de bain... Je me
suis regardé dans le miroir, j'ai regardé mes
yeux... En effet, leur couleur s'approchaient de celle
de ses yeux, mais j'en étais sûr, ou presque, ce
n'étaient pas les même. Je suis sorti de la
salle de bain, j'ai éteins la lumière et je
suis allé me coucher.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Le
lendemain matin, je me suis réveillé au levé
du soleil. Sans faire aucuns bruits pour ne pas réveiller
mes voisins, j'ai rassemblé toutes mes affaires que
j'ai fourrées dans mon sac. J'ai fait mon lit et
je me suis ensuite dirigé vers le réfectoire,
dès que les moniteurs étaient passés nous
prévenir de son ouverture. J'ai pris un plateau sur
lequel j'ai mis deux croissants un bol de chocolat chaud et
des minis portions de Nutella. Je me suis dirigé vers ma
table et j'ai commencé mon petit déjeuner.
Jonas est arrivé une dizaine de minute plus tard. Il est
venu s'installer à ma table.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Salut</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Salut !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu as bien dormi ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Ca va, j'ai eu un peu de mal à
m'endormir mais ca va.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Il y a une sortie aujourd'hui à la
piscine, Tu viens ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Euh nan, désolé, je peux
pas...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Ah oui, j'imagine que tu ne veux pas que les
autres sachent que tu es un mec.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-C'est pas ça...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Ah ? Tu as autre chose de
prévu ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Oui, on peut dire ça.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu ne peux pas me dire de quoi il
s'agit ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je... je ... j'ai peur de te
décevoir...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je ne vois pas comment tu pourrais le
faire...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je sais que tu m'aime bien, que nous pourrions
devenir proche tous les deux, des amis, des vrai, mais je ne peux
pas Jonas... désolé</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Mais mais, pourquoi ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je vais partir Jonas, ma mère viens me
chercher... je n'aime pas rester ici, je ne tiendrais
pas plus, tu sais les moqueries, les humiliations, c'est pire
que ce que je subis habituellement</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Et moi ? Je ne compte pas pour
toi ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Tu as des amis ici, rester avec moi ne fait que te
faire des ennemis. Et puis nous pourrons nous appeler tu
sais... je ne veux pas que mon départ compromette une
amitié possible tu comprends ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-J'espère bien ! A quelle heure viens
ta mère ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Je ne sais pas, elle m'a dit ce matin mais ca
dépend tout simplement de l'horaire du train. Un
moniteur doit venir me prévenir.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-En parlant de moniteur, en voila un qui
s'approche. Tu crois qu'elle est déjà
arrivée ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-C'est possible...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Andreas ? Ta maman vient d'arriver...
Tu es sûr de ta décision ?</strong></p>
<p class="MsoNormal">Je
regardais Jonas, puis je me tournais vers le moniteur.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Oui, j'en sis sûr, je veux
partir.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Alors suis moi, tu as bien fini ton déjeuner
n'est-ce pas ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Oui monsieur.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Andreas ? Je peux... je peux
t'accompagner ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Oui, bien sûr, je vais te présenter
à ma mère, viens !</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal">Nous
nous sommes dirigés vers le bureau du directeur. Le moniteur
nous a ouvert la porte puis est reparti en direction du
réfectoire pour le surveiller. Jonas et moi sommes
entrés. Ma mère était assise en face du
directeur du centre. Elle se retourna sur son siège
dès l'ouverture de la porte. Dès que je fus
entré dans la pièce, je me précipitais dans
les bras de ma mère, seul et unique endroit ou je me sentais
en sécurité.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Mon poussin, tu es sûr de vouloir rentrer ? Tu
ne regretteras pas ta décision ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Non maman, je ne regretterais pas... Personne ne
m'aime ici, tu sais, c'est pire qu'à
l'école...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Hrumhrum</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Ah oui maman, voilà Jonas, en fait, c'est
le seul çà m'apprécier ici... Mais
les autres l'embête parce qu'il reste avec
moi... Je ne veux pas qu'il ait d'ennuis par ma
faute...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Jonas ?</strong> murmura-t-elle dans un
souffle... <strong>C'est toi ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Euh oui, je m'appelle bien Jonas
madame...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Approche toi d'Andreas pour voir mettez vous
côte à côte...</strong></p>
<p class="MsoNormal">Nous
nous sommes tous les deux exécutés... Maman nous
regardait à tour de rôle. Dans ses yeux, on pouvait
voir de l'incompréhension, de la peur mais aussi une
lueur d'espoir et de joie.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Maman ? Qu'est-ce qu'il
t'arrive, pourquoi tu nous regarde comme
ça ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Jonas ? C'est bien
toi ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Ou... Oui madame...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Maman, je t'ai déjà dit
qu'il s'appelait Jonas, pourquoi tu redemandes
ça sans cesse ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Et là, sans que je comprenne ni comment ni
pourquoi, maman avait pris Jonas dans ses bras et
s'était mise à
pleurer...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Maman ? Pourquoi tu prends Jonas dans tes
bras ? Et pourquoi tu pleures ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Mon bébé, mon bébé, mon
tout petit bébé</strong> pleurait ma
mère</p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Madame, je ne suis pas un bébé, et je ne
suis pas le votre ! C'est Andreas votre fils...
Andreas, je crois que ta mère est
dingue...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Maman... maman n'est pas dingue...
Maman pourquoi tu fais ça ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Andreas... Tu sais, quand papa est
partis</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Mais maman, tu m'as dis qu'il avait
disparu...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Oui il est parti sans me dire où il
allait... Et bien tu vois... Ton papa a emmené un
petit garçon. Et ce petit garçon était ton
frère... Et ton frère s'appelait
Jonas...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Mais maman, Il y a pleins d'enfants qui
s'appellent Jonas, comment sais tu que c'est
lui ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Andy... Il n'était pas un simple
frère pour toi ! Il est ton jumeau, vous êtes
identiques...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Mon jumeau ? C'est ... c'est mon
jumeau ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-C'est pour ça qu'on se sent bien
tous les deux ensemble ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>-Oui mes chéris, c'est pour
cela...</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal">Cette
révélation n'a rien<span> </span>
changé dans ma décision de partir... J'ai
cependant de nombreuse fois téléphoné à
mon frère durant les quelques semaines suivantes... Et
puis maman m'a fait une surprise... Papa allait venir me
voir, avec Jonas... Et peut être qu'ils allaient
déménager... Pour moi... Papa revenait dans ma
vie après m'avoir enlevé mon
frère...<span> </span> Aujourd'hui cela fait
trois ans que j'ai retrouvé mon frère...
Nous sommes devenus les meilleurs amis du monde... Pourtant,
nous apprenons encore à nous connaitre... Au
début Jonas restait chez papa et moi chez maman, mais petit
à petit, nous en sommes venus à faire ce que de
nombreux enfants font, nous allons une semaine chez notre
père et une semaine chez notre mère...les liens
qui unissent de jumeaux sont tellement fins que même la
séparation et l'oubli ne les brisent pas... Le
vide qui existait en moi était désormais
comblé, mais je nourrissais envers mon père une
ranc&oelig;ur profonde, bien que j'appris lui aussi à
le connaitre et à l'aimer... Désormais,
mon frère et moi, c'est pour la vie !</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><strong>Désolée... cette histoire
parait peut être un peu ... mal rédigée...
J'ai eu un mal fou à la terminer... je trouve que
la fin arrive trop vite... mais en même temps,
c'est une histoire courte non ? ^^ Alors, je ne devais
pas faire trop long... Et puis l'inspiration
m'était venue au beau milieu de la nuit, mais
épuisée je n'ai pas pu terminer sur ma
lancé... J'ai donc arrêté, et
après quand j'ai voulu la terminer,
c'était ... comment dire...
différent... Mais bon j'espère que
ça vous a plus... n'hésitez surtout pas
à me dire ce que vous en pensez, en bien ou en mal
-_-&lsquo;</strong></p>
]]></description>			<link>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/758156/Juste-un-regard/</link>			<comments>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/Juste-un-regard-21082007-004507-lp-758156.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/758156/Juste-un-regard/</guid>			<pubDate>Tue, 21 Aug 2007 00:45:07 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>