<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com</title>		<id>http://blog.jeuxvideo.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[petites histoires d'Elynatou]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com</uri>		</author>		<updated>2009-08-03T19:50:29+02:00</updated>		<entry>			<title>La rupture</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<div>
<p>- Non! Edward, je
t'en prie!</p>
<p>- Nous en avons déjà discuté
Alice. J'en ai déjà discuté avec Carlisle. J'ai pris ma
décision.</p>
<p>- Mais, Edward. Tu as aussi
bien vu que moi l'avenir.</p>
<p>- Tu sais très bien ce que
j'en pense, Alice. Laisses-moi faire ce que je dois
faire.</p>
</div>
<p>Je rejoignis mon poste
habituel, sur le parking, pour retrouver Bella. Il ne me restait
que quelques instants pour reprendre le contrôle de moi. Je me
forçais à croire que cette solution était l'unique issue
possible.</p>
<p>Elle arriva. Son visage,
qu'elle essayait de maintenir ferme, laissait transparaitre
le doute et l'angoisse qui la torturaient. Peut-être
savait-elle déjà ce que j'allai lui dire. Au fond de moi, je
l'espérais. Ce ne serait que plus simple si elle s'y
était préparée.</p>
<p>Nous marchions cote à cote, en
silence, espérant tous deux trouver le courage pour prononcer les
premiers mots.</p>
<div>
<p>- Ça ne t'ennuie pas si
je passe chez toiosai-je d'une voix qui lui indiquait
qu'elle ne pouvait refuser.</p>
<p>- Bien sûr que non.</p>
<p>- Tout de suite?
continuai-je sur ma lancée en ouvrant la portière.</p>
<p>- Pourquoi pas?
répondis-je d'une voix égale, même si je n'aimais pas
l'urgence de son ton. Je dois juste poster une lettre à
Renée. Je te retrouve là-bas.</p>
</div>
<p>Je tournais mon regard vers
l'enveloppe qu'elle désignait. Je tiquai. Les
photos! Je saisi l'enveloppe
brusquement.</p>
<div>
<p>-Je m'en charge, dis-je
doucement. Ça ne m'empêchera pas d'être chez toi le
premier.</p>
</div>
<p>Evidemment que je serai le
premier. Puisque de toute façon, je n'escomptais pas passer
par la poste.</p>
<p>Je souris, pour tenter de la
détendre. Ce qui apparemment ne fonctionna pas.</p>
<div>
<p>- A ta guise.</p>
</div>
<p>Je refermais sa portière et
m'engouffrait rapidement dans ma voiture. Je glissai
l'enveloppe dans la boite à gant. Si ces photos ne devaient
plus être en sa possession, je pouvais, moi, les conserver. Je la
suivis un instant, puis pris une autre direction. Arrivé chez elle,
je me garai et restait immobile, les doigts crispés sur le volant.
«Les dés sont jetés, me murmurai-je. Impossible de reculer
désormais.»</p>
<p>Elle arriva enfin. Rassemblant
mon courage, je la rejoignis. Je la débarrassai de son sac,
l'abandonnant sur place. Il me fallait encore un peu de
temps. Je n'avais pas fini d'édifier le mur enfermant
mes sentiments.</p>
<div>
<p>- Viens te promener avec moi,
prononçai-je simplement en lui prenant la main.</p>
</div>
<p>Je la dirigeai derrière la
maison, nous éloignant un peu du sentier. Ici ferait
l'affaire. Je ne pouvais pas la laisser se perdre. Je la
lâchais, et m'éloignais d'elle.</p>
<div>
<p>- Allons-y, discutons,
commença-t-elle.</p>
</div>
<p>Non, non, pas maintenant,
Quelques instants de répits. Je ne veux pas... «Il est
trop tard pour regretter Edward» résonna une voix en
moi.</p>
<div>
<p>- Nous partons,
Bella.</p>
</div>
<p>La surprise transparut sur son
visage un court instant.</p>
<div>
<p>- Pourquoi maintenant?
Encore un an, et ...</p>
</div>
<p>Non, Bella. Pourquoi ne
comprends-tu pas? Pourquoi rends-tu les choses plus
compliquées qu'elles ne le sont déjà?</p>
<div>
<p>- Il est grand temps Bella.
Nous ne nous sommes déjà que trop attardés à Forks. Carlisle a beau
prétendre avoir trente-trois ans, il a l'air d'un
gamin. C'était inéluctable, alors, aujourd'hui ou
demain...</p>
</div>
<p>Un sursaut
d'incompréhension la saisit. Ses sourcils se froncèrent, sa
bouche se tordit légèrement. Mais pourquoi ne comprenait-elle
pas? Je
n'en avais pas la force.</p>
<p>Le peu de couleur qui lui
restait disparut soudain.</p>
<div>
<p>- Quand tu dis nous ...,
commença-t-elle.</p>
<p>- Il s'agit de moi et des
miens, expliquai-je soigneusement.</p>
</div>
<p>Elle ne répondit rien.
L'horrible silence apparut à mes oreilles. Je
l'observais. Son attitude révélait qu'elle commençait à
comprendre. Ses yeux, toujours fixés aux miens, s'étaient
voilés. Son corps s'était raidit. Elle ferma les yeux, pris
une profonde inspiration, les rouvrit, puis
décréta:</p>
<div>
<p>- D'accord. Je viens
aussi.</p>
<p>- Impossible, Bella.</p>
</div>
<p>Il me fallait une excuse, et
vite.</p>
<div>
<p>- Notre destination... ce
n'est pas un endroit pour toi.</p>
<p>- Quel que soit le lieu où tu
es, j'y ai ma place.</p>
<p>- Je ne t'apporte rien de
bon, Bella.</p>
</div>
<p>La colère s'emparait de
moi. Pourquoi me compliquait-elle la tâche? Pourquoi me
torturait-elle? Je luttai de toutes mes forces pour conserver
mon impassibilité.</p>
<div>
<p>- Ne soit pas idiot.</p>
</div>
<p>Non, je n'étais pas
idiot. Juste réaliste.</p>
<div>
<p>- Tu es ce qu'il y a de
mieux dans ma vie, continua-t-elle.</p>
</div>
<p>Le regard de James sur le
terrain de base-ball m'apparut. Mes yeux glissèrent
jusqu'à son avant bras, là où la cicatrise ne disparaitrait
jamais.</p>
<div>
<p>- Mon univers n'est pas
fait pour toi.</p>
</div>
<p>Non. Les vampires ne pouvaient
aimer les humains. Ils ne devaient pas aimer les
humains.</p>
<p>- Ce qui c'est passé avec
Jasper, ce n'était rien, Edward, rien du
tout!</p>
<p>La scène se repassa dans ma
tête. La petite goutte de sang, l'odeur... la réaction
de Jasper, la chute de Bella. La douce odeur du sang de Bella dans
la pièce. La soif de ma famille. Ma soif. Notre douleur.</p>
<div>
<p>- En effet. Il est juste arrivé
ce qui devait tôt ou tard arriver.</p>
</div>
<p>«Mais oui,
m'empêchai-je d'ajouter, tu as raison, ce n'était
rien, rien du tout! Tu es encore en
vie»</p>
<div>
<p>- Tu as juré! à Phoenix,
tu as promis que tu resterais...hurla-t-elle aussi fort
qu'elle le pouvait.</p>
<p>- Tant que c'était ce
qu'il y avait de mieux pour toi, répliquai-je
brusquement.</p>
</div>
<p>Ne pouvait-elle donc pas
comprendre que sa famille' avait voulu la tuer par MA
faute?</p>
<p><em>-Non</em>! c'est à cause de
mon âme, hein? Carlisle m'en a parlé. Je m'en
moque, Edward, si tu savais comme je m'en moque!
Prends-moi mon âme. Je n'en veux pas, sans toi. Je te
l'ai déjà donnée.</p>
<p>Son âme?
Si ce n'était que son âme! Nous en avions pourtant
parlé! Il était question de sa vie. Elle savait que je ne
pouvais l'en priver. Elle savait que je ne voulais pas la
condamner. N'avait-elle pas compris ce qu'elle
perdrait?
J'étais un monstre, certes. Mais pas si monstrueux que ça.
Rose nous l'avait bien fait comprendre. Elle aurait préféré
mourir. Elle sacrifierait Emmet pour récupérer sa vie. Il y a des
choses que même l'amour ne pouvait remplacer. Je
n'étais pas celui qui allait la priver de cette
vie.</p>
<p>- Je ne veux pas que tu
viennes, Bella.</p>
<p>Je la fixai le plus froidement
possible. Je voulais qu'elle comprenne. Je voulais
qu'elle y croie.</p>
<p>Son corps, tendu au maximum,
exprimait les mots qu'elle voulait dire.</p>
<p>- Tu ... me...
quittes?</p>
<p>Trois mots. Trois simples mots.
Trois mots difficiles à prononcer. Des mots que je n'avais su
dire.</p>
<p>- Oui, répondis-je le plus
platement possible.</p>
<p>Comme si ce «»
ne me faisait rien. Comme si mon coeur sans vie ne se brisait
pas. Comme si tout mon être n'hurlait pas. Comme si ...
le soleil de mes nuits ne venait pas de disparaitre.</p>
<p>- Ça change tout.</p>
<p>Je ne comprenais pas. Pourquoi
était-elle si calme?
pourquoi n'hurlait-elle pas? Mon regard dévia. Je ne
pouvais plus la regarder.</p>
<p>- Naturellement, une part de
moi continuera à t'aimer, dis-je.</p>
<p>Que m'arrivait-il?
Mon mur se brisait-il? Comment ces paroles avaient-elles pu
sortir de ma bouche? J'étais pourtant certain de les
avoir enfermées au plus profond de moi.</p>
<p>- En quelque sorte,
continuai-je. Mais je suis... las de jouer un rôle qui
n'est pas moi. Je ne suis pas humain.</p>
<p>Mon regard se reposa sur
elle.</p>
<p>- J'ai trop longtemps
laissé l'imposture s'installer. J'en suis
désolé.</p>
<p>Oui. Pardon, Bella. Pardon
d'avoir voulu y croire. Pardon
d'avoir...</p>
<p>-Arrête. Ne fais pas ça,
chuchota-t-elle dans un murmure qui me rappela celui d'un
supplicié.</p>
<p>Mais il était trop tard. Trop
de mal avait été fait. A elle. A moi.</p>
<p>- Tu ne m'apportes rien
de bon, Bella.</p>
<p>Non. Rien de bon. Chaque
instant de bonheur avait été occulté par de la souffrance. Occulté
par ce désir que je devais refouler.</p>
<p>Elle savait que j'avais
raison. Aucun humain ne pouvait suffire à un vampire. Hormis de par
son sang.</p>
<p>- Si... c'est ce que
tu souhaites, bégaya-t-elle.</p>
<p>Oui. C'est ce que je
souhaite. Ou plutôt... ce que je voulais souhaiter.</p>
<p>- J'ai une dernière
faveur à formuler, cependant, continuai-je. Si ce n'est pas
trop te demander.</p>
<p>Je sentais mon mur
s'effriter. De grosses fissures apparurent. Je devais tenir.
Quelques minutes encore.</p>
<p>- Tout ce que tu voudras,
affirma-t-elle.</p>
<p>Le mur explosa, libérant tout
l'amour que j'éprouvais pour elle, tout l'amour
que j'y avais enfermé. Je perdais pied. Mes angoisses
ressurgirent. Mon désir de protection m'apparut plus fort que
jamais.</p>
<p>- Pas d'acte téméraire ou
stupide, ordonnai-je. Entendu?</p>
<p>Elle acquiesça. Rassuré,
j'entrepris de reconstruire le mur. Je devais contenir cet
amour qui m'éloignait de mon objectif.</p>
<p>- C'est à Charlie que je
pense, bien sûr. Il a besoin de toi. Prends soin de toi...
pour lui.</p>
<p>Toutes les excuses sont bonnes,
non?</p>
<p>- D'accord.</p>
<p>Je fus soulagé. Au moins, elle
n'irait pas chercher le danger.</p>
<p>- En échange, je vais te faire
une promesse. Je te jure que tu ne me reverras plus jamais. Je ne
reviendrai pas. Je ne t'entrainerai plus dans ce genre
d'épreuves. Vis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce
sera comme si je n'avais jamais existé.</p>
<p>Son rythme cardiaque
s'accéléra brusquement. Elle venait de réaliser. Sans
doute.</p>
<p>- Rassure-toi, continuai-je en
tentant de la rassurer, vous autres humains avez la mémoire courte.
Le temps guérit les blessures de ceux qui appartiennent à votre
espèce.</p>
<p>- Et la tienne?
demanda-t-elle faiblement.</p>
<p>- Eh bien... Je
n'oublierai pas. Toutefois, ma... race se laisse
facilement distraire.</p>
<p>Je souris de nouveau. Non. Je
n'oublierais pas. C'était ma pénitence. Si
j'avais su faire, j'aurai pleuré. Il fallait que je
m'en aille. Et vite. Le mur était trop fragile.</p>
<p>- Voilà, c'est
tout. Nous ne t'importunerons plus.</p>
<p>
La panique
apparut à ses yeux. Comment arrivait-elle à paniquer encore
plus.</p>
<p>
- Je ne reverrai
pas Alice, demanda-t-elle si bas que seul un vampire pouvait
l'entendre.</p>
<p>
Alice...
Evidemment. Les autres avaient du la forcer à partir avec
eux.</p>
<p>
- Non. Ils ne
sont plus ici. Je suis resté pour te dire au
revoir.</p>
<p>
- Alice est déjà
partie ?</p>
<p>
Je ris
intérieurement. Alice devait être séquestrée chez Tanya à
l'heure qu'il était.</p>
<p>
-
Elle
aurait souhaité t'expliquer. Je l'ai persuadé qu'une rupture
brutale valait mieux. Pour toi.</p>
<p>Son coeur s'emballa. Je craignis
qu'il ne cesse de battre. La rupture brutale était
réussie.</p>
<p>Il était temps. Je devais
partir.</p>
<p>-
Adieu, Bella.</p>
<p>-
Attends ! s'écria-t-elle.</p>
<p>
Son bras tendu
vers moi fut comme un coup de poignard. Mon coeur explosa. Le
mur s'effondra de nouveau. Je voulais la serrer dans mes
bras, l'embrasser, l'aimer. L'aimer de toutes mes
forces. Toute sa vie.</p>
<p>
Avec un ultime
effort, je me contentai de lui embrasser le front et de respirer
une dernière fois son odeur.</p>
<p>
- Fais attention
à toi, chuchotai-je en m'éloignant.</p>
<p>Je me retournais et me mis à
courir.</p>
<p>A
courir vers l'enfer.</p>
<p>Mon enfer.</p>
				</div>			</content>			<id>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/1378639/La-rupture/</id>			<link href="http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/1378639/La-rupture/" />			<author>				<name>elynatoustory</name>				<uri>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-08-03T19:49:57+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>je suis la dernière</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><strong>un p'tit OS que j'avais besoin
d'ecrire... Je tiens a preciser que cet OS
parle d'un groupe. Un groupe dont je ne dirai jamais le nom dans
cet OS, mais il est fort probable que vous le decouvriez
seul. J'aime beaucoup ce groupe. Si vous n'aimez pas, tant pis...
faites comme si s'en etait un autre.</strong></p>
<p><strong><span>et puis, je
tiens a preciser que cette premiere partie est tres
inspiree (presque entierement) de ma vie... bon
d'accord, c'est ma vie, me suis ptetre un peu plantee au
niveau des dates...et j'ai change les noms aussi... la
deuxieme partie est purement
fictive!</span></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><span>Septembre
2006.</span></p>
<p><span>Je sors de cours. Encore une journee de cours.
C'est tellement inutile... Je me sens videe,
completement videe. Je ne sais pas comment remonter.
Je suis a l'arret de Bus, devant mon
lycee. J'attends ce foutu bus tous les jours, a
la meme heure, au meme endroit, avec les memes
personnes, toujours le meme temps.<span></span>
J'attends 30 minutes, parfois plus, mais jamais moins. Je
vais rentrer chez moi, me mettre dans mon lit, et pleurer. Pleurer
pour tout, toute ma vie, exterioriser toutes les souffrances
que j'ai accumulees ce jour. J'ai peur de
rentrer chez moi. Judith est a cote de moi. Toujours,
elle est comme moi, elle se detruit. Pas pour les
memes raisons, j'ai l'impression qu'elle
s'invente des trucs pour souffrir. Moi je ne fais que les
amplifier... Elle est toujours avec moi, du matin au soir,
elle se detruit, je me detruis, on se detruit.
Lisa est deja a l'arret de bus.
Jaime beaucoup Lisa. Mais Lisa respire la joie de vivre. Ou
du moins, elle parvient a cacher ce qui ne va pas. Je me
sens mal a cote d'elle, je me sens nulle, je me
sens moche, je me sens insignifiante. Elle ecoute de la
musique. J'aime la musique. Je m'y enferme,
j'oublie tout grace a la musique. Je lui demande
ce qu'elle ecoute. Elle me repond qu'elle
ecoute un groupe allemand, pas connu en France,
qu'elle aime beaucoup. Elle me propose
d'ecouter. J'hesite. Je n'aime pas
l'allemand. Ou plutot, je n'ai jamais voulu
apprendre correctement une langue etrangere. Je
n'aime que le franais. Elle insiste. C'est bien
Lisa a. Je prends un ecouteur.
J'ecoute. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais je
comprends un peu les paroles. Elle me fait ecouter
 sa chanson
preferee. Mais elle ne peut pas savoir
l'effet que cette chanson a sur moi. Elle me transporte,
m'emmene loin, me soulage. Je reste tout le trajet
a cote de Lisa, avec son ecouteur, a
ecouter ces allemands. J'arrive chez moi 30 minutes
plus tard. Je dois laisser Lisa et sa musique. Je rentre chez moi,
depose mes affaires, et m'etend sur mon lit. Je
me sens encore plus vide que d'habitude. La musique de Lisa
m'a fait un etrange effet. Je pleure, beaucoup. Plus
que d'habitude. Je m'endors.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Octobre 2006.</span></p>
<p><span>Je
n'arrete pas d'ecouter ces allemands avec
Lisa. A chaque trajet en Bus. J'ecoute. Elle me dit
d'acheter leur album. Elle m'y accompagne. Je
deteste les magasins, j'en ai peur. Je suis malade
dans ma tete. J'achete l'album, et je
rentre chez moi. Je mets toutes les chansons dans mon MP3, le CD
dans ma chaine, je n'ecoute plus que a.
Desormais, ils font partie de ma vie. Ils me liberent
de mes souffrances, ils me guerissent dans ma tete.
J'apprends a m'ouvrir au monde grace
a Lisa. Je n'ai plus d'idees noires.
Desormais, j'ai des amis. Plus des compagnons
fantomatiques. Je delaisse Judith et ses idees
noires. J'ai abandonne l'idee de la
sortir de la en meme temps que moi. J'ai des
amis, je souris, je ne pleure plus le soir. J'ai Lisa.
J'ai eux. J'ai ces quatre allemands qui m'ont
aidee a sortir du noir.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Mars 2007.</span></p>
<p><span>Je
fete mes 18 ans. Ma vie a tellement change. J'ai
30 personnes pour feter mon anniversaire autour de moi. Ce
sont tous mes amis. Mes premiers vrais amis. En six mois, ma vie
s'est eclairee. Mais parmi eux tous, seule Lisa
sais comment j'en suis arrivee la. Elle sait
qu'elle a sa part de responsabilite. Elle sait que
c'est grace a eux quatre que j'en suis
la. Ca parait dur a le comprendre. Mais seule leur
musique m'a sauvee. Je commence a collectionner
des articles sur eux. Je surfe sur le net pour trouver des infos.
Je commence a connaitre autre chose d'eux que leur
musique. J'apprends leur vie. Je suis fan. Lisa m'a
prise a part. Elle m'offre mon cadeau a
l'abri du regard des autres. Le nouvel album. J'en ai
presque les larmes aux yeux. Mais le fait de devoir me cacher pour
recevoir mon cadeau me peine un peu. EUX, ils sont rejetes.
Simplement a cause de leurs styles. Tu aimes, ou tu
n'aime pas. Mais tu ne peux pas etre neutre. Alors,
Lisa et moi, on en a fait notre secret. Personne ne connait notre
passion pour ce groupe.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Juillet
2007.</span></p>
<p><span>Lisa
m'appelle. Je suis en vacances avec mes parents au bord de la
plage. Je reponds au telephone. Elle le dit
qu'ils vont faire un concert dans notre ville. Dans notre
ville. C'est une occasion inesperee. Pourquoi
chez nous et pas ailleurs? Mais je m'en fiche. Je la
benie. Elle illumine mes vacances. Je n'attends plus
que le retour chez moi pour acheter ma
place.</span></p>
<p><span>Deux
semaines plus tard, je rentre chez moi. A peine arrivee, je
me connecte a internet et je reserve ma place.
J'ai tellement eu peur qu'il n'y en ait
plus! Mais j'habite quand meme dans un bled
paume. Il reste encore beaucoup de place. Le concert ne sera
meme pas complet.</span></p>
<p><span>Desormais, je suis un rayon de
soleil. Mes amis me le disent tous. J'illumine leur vie sur
mon passage. S'ils savaient.... S'ils savaient ma
vie d'avant... Jean me le dit souvent. Je suis belle de
bonheur. Mais parfois, il arrive a voir dans mes yeux des
choses. Des choses qui me font souffrir et qu'il aimerait
connaitre. Des choses qu'il connaitra un jour... quand
je serai prete. Il saura attendre. Et je saurais me confier
a lui quand j'en aurais
besoin.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Octobre 2007.</span></p>
<p><span>Concert. Premier concert de ma vie. Je
suis tellement impatiente de les voir. Pour moi, ils sont
tout. Sans qu'ils le
sachent, ils font partie de ma vie. Je ne peux pas vivre sans eux.
Ils sont mon bonheur. Ils sont mon pansement de coeur. Le
concert passe. 1h30 de pur bonheur. Ils ne le savent pas, ils ne le
sauront jamais, mais ce fut le plus beau jour de ma vie. Je les ai
vus. Je les ai vus en vrai. Je les ai entendus en vrai. Je les ai
aimes en vrai. Ce jour reste grave dans ma
memoire. Rien ne l'effacera.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><em><span>[Debut de la
fiction]</span></em></p>
<p><span>Mars 2008.</span></p>
<p><span>Nouveau concert. J'ai du me
deplacer. Juste pour eux. Partir loin de chez moi, seule.
Lisa n'a pas pu venir. Alors j'y suis allee
seule. Normal. J'y suis arrivee tres en avance.
Je suis tout devant, contre les barrieres. Dans la fosse,
Devant Lui. Devant Bill. Pourquoi la? Je ne sais pas.
J'attendu longtemps, je suis ecrase contre les
barrieres, j'ai mal. Mais je resiste a
la douleur. Je veux
les revoir, je veux de nouveau rever, je veux... je les
veux eux... j'attends, on chante, on hurle leur nom, on
les reclame. Je chante. Je reve. La lumiere
s'eteint. Les cris redoublent. Mon coeur
s'emballe. Ils arrivent. La musique commence. Le spectacle
commence. Ils sont la, devant moi, ils sont la, pour
moi. J'oublie qu'il y a des milliers de personnes
autour de moi. Je chante avec eux, je pleure pour eux, je ris pour
eux. Mon visage doit etre illumine. Mon rire est
lumineux, a ce que m'a dit Jean. Mon rire est couvert
de larmes. De larmes de joies. Il me regarde, Il me fixe, Il ne me
lache plus du regard. Mon sourire faiblit, puis disparait,
les larmes s'arretent aussi. Je n'entends plus
rien, je ne vois plus que ses yeux chocolat. Je suis dans un autre
monde. Il detourne son regard et continue son show. Il
continu... Il evite mon regard. Moi aussi. Je ne chante
plus, je ne souris plus. Je reve. C'est tout. Il va
faire monter quelqu'un sur scene. Tout le monde
espere, tout le monde tend les bras. Moi, je me fais toute
petite, je ne tends pas les bras, mais au fond de moi, je me
surprends a esperer. Son regard m'a
trouble, je voudrais le voir de plus pres, je
voudrais le toucher. Mais je ne veux pas qu'Il me voit. Il
s'approche de nous, les filles hurlent son nom, poussent,
esperent. Que ne ferait-on pas pour approcher son idole. Il
designe vers moi. Je tourne la tete de tous les
cotes, je cherche qui il a designe. Le
vigil le plus proche s'approche de nous, il Le regarde,
l'interroge du regard, puis s'approche encore de nous.
Il m'attrape le poignet. Moi? Non, je ne veux
pas! Je ne veux pas, non, laissez
moi! Il semble vexe de mon refus, Il me fixe. Il me
fait partager sa peine. Je me sens mal. Je ne veux pas lui faire de
mal. Je cede. Je monte sur la scene. Il me sourit. Il
m'interroge. Me demande mon nom. Lucie. Je lui reponds
Lucie. Il a du mal a prononcer mon nom, je rigole en
l'entendant lutter contre son accent
 alors je le lui redis. Doucement,
et en articulant dans son oreille 
il me sourit et redit mon nom. Cette fois, presque sans accent. Il
recommence a chanter. Il me tend le micro. Moi,
l'ancien fantome, je suis avec Lui, sur scene,
devant des milliers de personnes. Je me sens vivante. C'est
termine. Il me fait comprendre que je dois redescendre. Il
m'accompagne au bord de la scene, la ou
je pourrais redescendre. Discretement, il m'embrasse
sur la joue, et repart aussi vite. On ne me renvoie pas a ma
place, on ne m'envoie pas ailleurs, on me laisse la.
J'ai le droit de rester la.
Pourquoi?</span></p>
<p><span>Le
concert se termine. La salle se vide, les lumieres se sont
allumes. Je voudrais repartir. Rentrer me coucher. Rentrer
pleurer. Oui, j'ai besoin de pleurer. J'ai
touche un reve du bout des doigts. Un reve
inaccessible. Un reve que j'aurai voulu attraper. Un
reve qui est reparti. Je me dirige vers la sortie. Mais
j'entends quelqu'un crier
. Je m'arrete mais ne
me retourne pas. J'entends en allemand derriere moi
des paroles. Je tente de me souvenir de mes leons
d'ecole. En vain, je ne comprends pas. Je me retourne,
j'ai les larmes aux yeux. Il est la, Il
s'approche de moi, recupere une larme sur ma
joue et me demande ce qui ne va pas. Je ne peux que lui
repondre que je n'ai pas compris.<span></span>
Il repete ce qu'il m'a dit, lentement. Je
comprends un peu mieux. Il me le redit en anglais et je fini de
comprendre. Il voudrait que j'aille avec eux. J'ai
peur, la panique s'empare de moi. Non, je veux fuir. Je veux
m'envoler ailleurs, je veux quitter ce reve. Il me
prend la main et me tire. Je ne resiste pas beaucoup mais
n'essaye cependant pas de le suivre. Je le laisse me trainer.
Nous sortons. En face de nous, le van, a notre gauche, des
grillages. Derriere les grillages... des filles...
des filles qui hurlent lorsqu'Il apparait. Des filles qui
hurlent encore plus fort lorsque j'apparais. Il signe
quelques papiers, quelques mains, je me cache. J'ai peur. Il
monte dans le van et veux que je le rejoigne. Je resiste.
. Un seul mot, le seul mot. Il me
regarde... il prend ma main. Il y ecrit quelque chose.
La porte se referme et je reste la. Je regarde ma main.
 avec un numero de
telephone. Pourquoi
moi?</span></p>
<p><span>Je ne
sais plus comment, je ne sais plus par qui... mais je suis
a l'hopital. Je suis dans le coma. Je me
rappelle juste que je suis repartie apres son depart.
Je me suis dirigee vers ma voiture. Mais je n'y suis
jamais arrivee. Ecrasee, battue par des filles, par
jalousie, parce qu'Il m'a choisi moi. Je meure dans cet
hopital. Cela fait trois semaines que j'y suis. Mon
etat empire. Il a annule sa tournee, Il vient
me voir tous les jours.<span></span> Il se sent responsable.
Je lui en veux.</span></p>
<p><span>Je suis morte hier. Aujourd'hui on m'enterre,
demain, Il fait un concert pour moi. Le dernier concert.
Apres ils arretent...un certain temps...
pour moi. Pour punir ces filles. Pour qu'elles les oublient.
Je suis la premiere morte. Et la
derniere.</span></p>
				</div>			</content>			<id>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/943282/je-suis-la-derni-re/</id>			<link href="http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/943282/je-suis-la-derni-re/" />			<author>				<name>elynatoustory</name>				<uri>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2008-02-16T22:36:51+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Vis ta vie</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<div></div>
<div></div>
				</div>			</content>			<id>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/876282/Vis-ta-vie/</id>			<link href="http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/876282/Vis-ta-vie/" />			<author>				<name>elynatoustory</name>				<uri>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2007-12-07T21:16:25+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>mort</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Le vide. L'absence.
C'est ce que je ressens. Ni bonheur, ni tristesse. Je marche
sous la pluie. Trempe, degoulinant d'eau, le
visage leve vers le ciel, je pleure. Les gouttes d'eau
ruisselant sur mon visage cachent les larmes qui coulent sur mes
joues. La vie disparait peu a peu de moi. Les
tenebres s'emparent de mon esprit, petit
a petit, je disparais.</p>




<p></p>




<p>Avez-vous un jour
imagine tout perdre? Perdre tout ce qui etait
plus cher a vos yeux? J'ai perdu le seul
etre au monde qui m'etait cher, la seule et
unique personne qui me connaissait et me comprenait. J'ai
perdu mon frere. Mon double, mon coeur, mon moi...
mon jumeau...il etait moi et j'etais
lui...</p>
<p></p>
<p>La mort...
evenement, personne ou chose, elle arrive sans crier
gare. Elle apparait a vous par surprise, quand vous vous y
attendez le moins. Elle vous emmene vers votre dernier lieu
de vie, elle vous emmene pour votre dernier voyage, sans
bagages et sans adieux. En une fraction de seconde, vous
disparaissez d'un monde, d'une existence pour
devenir... rien. Une ame perdue, invisible et inconnue.
La mort... inconnue sans visage, inconnue sans voix...
Elle est la seule et unique a rester pres de vous
pour l'eternite. Paradis, enfer... aucun
n'existe. Vous disparaissez d un monde ou vous
aimiez, ou vous etiez aimes, ou vous
viviez. Vous mourrez, et vous errez alors sans fin dans le noir,
dans le vide ayant pour seule compagnie... la mort, le
neant seul, pour
l'eternite.</p>
<p><span></span>
La mort est venue me chercher ce matin. Je l'ai peut
etre appelee. Mais la mort ne se demande pas, elle
survient, un point c'est tout. Je suis mort ce matin. Je
savais pourtant qu'il ne fallait pas que je sorte ce matin.
Mais c'etait une tentation. LA tentation, celle
a laquelle on ne peut echapper. Le desir de
mourir si profondement encre en moi a
ressurgit. Je suis sorti mourir ce matin. C'est en me
retournant vers chez moi que j'ai vu par la fenetre ce
regard. Mon regard. Celui de mon double, celui de mon frere.
C'est a ce moment la que la balle a
penetre dans ma tete. Je suis mort en
regardant mon frere, je suis mort en regardant ses yeux, mes
yeux.</p>
<p></p>
<p>Il est mort ce matin. La
derniere chose que j'ai vu, la derniere chose
qu'il a vu, ce sont nos yeux. Nous nous sommes fixes
du regard un instant, l'instant ou cette balle lui a
traverse la tete. La premiere chose que
j'ai vu dans ces yeux, c'etait le
desespoir. La derniere chose que j'ai vu dans
ses yeux, c'etait l'amour.</p>
<p></p>
<p><span></span>
Je suis mort ce matin, Je suis sorti pour mourir. Je suis mort
parce que je voulais survivre. La mort ne joue pas, elle ne joue
jamais avec vous. Je me suis mis en danger, j'ai paye.
J'ai voulu mourir, je suis mort parce que je ne le voulais
plus. J'aimais mon frere, mais ce matin en sortant, je
l'avais oublie. J'ai paye de ma vie pour
cet oubli. Je l'aimais, je l'aime. Ce matin, je suis
mort.</p>
<p><span></span></p>
<p><span></span>
Ce soir, je vais sortir, ce soir je vais mourir. La mort ne se
demande pas. Ce soir, je vais sortir, ce soir je vais aimer. Je
vais donner l'amour qu'il a voulu me donner ce matin.
Ce soir, je vais sortir, ce soir je vais mourir.</p>
<p></p>
<p><span></span>
Ce soir il va sortir. Ce soir, il va mourir.</p>
<p></p>
<p><span></span>
Et a jamais nous serons reunis.</p>
<p></p>
<p><span></span>
Deux ames perdues vont se retrouver. Et a travers
l'obscurite, ensemble, nous rejoindrons la
lumiere. Et de l'errance dans le noir, ensemble, nous
errerons dans la lumiere. A jamais, nous serons
reunis.</p>
				</div>			</content>			<id>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/795723/mort/</id>			<link href="http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com/795723/mort/" />			<author>				<name>elynatoustory</name>				<uri>http://elynatoustory.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2007-09-18T23:13:56+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Juste un regard</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Juste
un regard. Ce simple regard a change toute ma vie.
J'ai 12 ans, lui aussi. Nous etions en centre de
vacances linguistique. Au debut, je l'ignorai, je
detestais la presence d'autres personnes autour
de moi. Etre seul. Maman pensait simplement que ce sejour
m'ouvrirait aux autres. Mais moi, je m'enferme, je
m'enferme dans ma tete, dans mon monde. Personne ne me
comprend. Ma vie est en noir et blanc, c'est ainsi que je
perois le monde. Une absence de couleur, une absence de
bonheur. Quelque chose me manque, je me sens vide dans mon monde.
Je suis frele. Je suis pale. Je me teins
regulierement les cheveux en noir, je ne porte que
des vetements noirs ou blancs. Derriere mon apparence
feminine, je suis un garon. Un androgyne comme
disent certaines personnes. Ce centre de vacances est pour moi une
torture. Des activites obligatoires. Comment des parents
peuvent envoyer leurs enfants dans des centres comme cela?
Maman voulait que j'ameliore mon franais. Mais
moi, je hais l'ecole, je hais le franais. Mon
allemand me suffit. L'ecole, elle, ne me sert a
rien. Ma vie a moi, c'est le reve. J'imagine que
je vole, j'imagine de nouveaux mondes, a mon image, ou
tout le monde est comme moi. Ils font tous des jeux... ce
matin nous etions en cours. Cet apres midi,
c'est  Les
garons jouent au football ou au rugby, les filles au basket
ou au volley. Moi, je suis eloigne des autres, je
reste en retrait, loin du bruit, loin du monde, seul sur mon banc
dans le champ, pres de la foret. Mes yeux, noircis par
le maquillage, regardent le ciel. Seuls mes yeux le regarde, mon
esprit vagabondant ailleurs, je ne sais ou... Je ne l'ai
pas vu approcher. Il s'est assis a cote de moi,
en silence, mon evasion etant telle que je ne pouvais
plus entendre aucun son provenant de mon entourage. Je ne sais pas
combien de temps il est reste la, a
cote de moi, sans bouger, sans parler. Et puis j'ai
entendu un son. Je suis revenu a moi, j'ai
tourne la tete dans sa direction, je l'ai
regarde dans les yeux. Des yeux, des yeux que j'avais
deja vu... je ne sais ou... Pour la
premiere fois, je voyais dans les yeux de quelqu'un de
mon age, non pas du mepris, ni de la moquerie, mais
simplement de l'interrogation.</p>
<p>-<strong>Pourquoi tu es toujours toute seule</strong>? me
demanda-t-il.</p>
<p>Il me
prend pour une fille. Devrais-je lui dire que je n'en suis
pas une?</p>
<p>-<strong>J'aime etre seul. J'ai toujours
ete seul. J'ai ete mis a
l'ecart des ma plus petite enfance, des
mon entree au jardin d'enfant. Ma mere
m'a dit que je n'ai pas accepte le depart
de mon pere. Je me suis renferme sur moi, j'ai
rejete toute amitie. Plus tard, je me suis
differencie des autres. Certains, tous meme,
m'ont ensuite rejete pour cette difference. Je
ne m'en plains pas, c'est peut etre ce que je
demandais inconsciemment qu'on me laisse seul, tranquille,
isole dans ma tete.</strong></p>
<p><strong>-Differente? Mais quelle est ta
difference si ce n'est pas de rester toute seule,
isolee sur ce banc?</strong></p>
<p><strong>-Tu veux vraiment le savoir? Je risque de te
decevoir...</strong></p>
<p><strong>-Je prends le risque. Crois-moi, je ne pense pas que ca
changerai grand-chose a mes yeux... Je ne vois pas
comment une fille comme toi pourrait etre differente
des autres... C'est juste un style... Et ca ne fait
pas la difference...</strong></p>
<p><strong>-La difference est ici. Je ne suis pas une
fille...</strong></p>
<p><strong>-Attends, ne me dis pas que tu es... un... un
gar?</strong></p>
<p><strong>-Si... je suis ce qu'on appelle un
androgyne. Pas dans le sens ou je suis hermaphrodite, non, de ce
cote la, je suis un garon a 100%. Je ne suis
pas travesti, je ne me prends pas pour une fille, je ne veux pas
etre une fille. C'est juste dans ma tete, je me
sens mieux avec cette apparence. J'ai l'apparence
d'une fille, mais je me sens
garon.</strong></p>
<p><strong>-Je crois... je crois que e comprends. C'est
tout une histoire de style en fait. Je ne me suis pas trompe
sur ce point. Hormis le fait que tu n'es pas une fille. Je
crois que tu ne devrais pas te tenir a l'ecart.
Les autres pourraient comprendre.</strong></p>
<p><strong>-Je n'ai plus envie de faire comprendre ce que je
suis. Les gens doivent l'accepter, ou alors, qu'ils
m'ignorent. J'ai perdu
patience...</strong></p>
<p>J'ai releve la tete vers le ciel. J'ai
recommence ma contemplation. Lui, il continuait de me
regarder. Il est reste la, de longues minutes,
a ne rien dire, en me regardant, respectant mon silence. Il
leva les yeux a son tour vers le ciel. Comme pour
m'accompagner dans ma solitude. Nous sommes restes
la, assis sur ce banc, les yeux rives sur
l'immensite du ciel, pendant un long moment. Les
matches etaient finis... Nombre des jeunes avaient
regagne leur dortoir, pour prendre une douche avant le
repas, ou alors pour telephoner a leurs
proches. Un garon arriva en courant, un portable a
la main.</p>
<p><strong>-Jonas? Ton portable a sonne, c'est
ton pere, je me suis permis de decrocher, je sais
qu'il te t'appelle que rarement.</strong></p>
<p><strong>-Merci.<span></span>
Allo?</strong></p>
<p><strong>-...</strong></p>
<p><strong>-Oui c'est moi papa.</strong></p>
<p><strong>-...</strong></p>
<p><strong>-Ca va... comme la derniere fois que tu
m'as appele. Tu voulais me dire quelque
chose?</strong></p>
<p><strong>-...</strong></p>
<p><strong>-Tu as une nouvelle amie... encore... Elle
est comment cette fois...</strong></p>
<p><strong>-...</strong></p>
<p><strong>-Comme toutes les autres.... Tu ne crois pas
qu'il est un peu tard maintenant? C'est pas la
peine de me chercher une maman, j'en ai deja
une. Ne cherche pas a la remplacer. Trouve-toi plutot
une femme.</strong></p>
<p><strong>-...</strong></p>
<p><strong>-Papa, j'ai 12 ans, tu le sais a...
J'ai pas besoin d'une mere, je veux juste une
belle mere tu peux comprendre a
non?</strong></p>
<p><strong>... Cherche toi une amie qui te plaise a
toi, pas a moi. C'est pour a
n'a jamais marche... Tu ne les choisissais pas,
tu ramenais des filles a la maison, et si elles me
plaisaient tu les gardais... peu de
temps...</strong></p>
<p><strong>-...</strong></p>
<p><strong>-Pourquoi je ne te dis ?
Tu crois que j'aurai pu te dire a droit dans les
yeux... Papa, j'ai compris ton petit jeu...
Aurais-tu peur des femmesa que tu
as quitte maman?</strong></p>
<p><strong>-....</strong></p>
<p><strong>-Arretes papa, ce n'est pas le moment. On
en parlera quand je rentrerais.</strong></p>
<p><strong>-...</strong></p>
<p><strong>-Voila, c'est a, tu as compris,
debrouille toi. Allez, bisous papa.</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>-Un vrai gosse. Des fois, on se demande qui est
l'adulte dans cette maison.</strong></p>
<p><strong>-Tes parents sont
divorces?</strong></p>
<p><strong>-Oui, papa est parti de la maison quand
j'etais bebe, et le juge a
decide de lui confier ma charge. Enfin, c'est
ce qu'il m'a dit, je n'ai jamais vu les papiers
officiels</strong></p>
<p><strong>-Tu vois souvent ta
mere?</strong></p>
<p><strong>-Je ne l'ai jamais vu... Je n'ai
meme aucune photo d'elle. Et meme aucune photo de
moi bebe, il parait que maman a tout
garde.</strong></p>
<p><strong>-C'est triste de ne pas avoir de maman... Je
ne sais pas ce que je ferais sans la mienne... Elle est la
seule a me comprendre...</strong></p>
<p><strong>-Et toi ta famille?</strong></p>
<p><strong>-Mon pere a disparu quand j'avais deux
ans. Maman s'est remariee il y a trois ans a un
homme que je considere aujourd'hui comme mon
pere.</strong></p>
<p><strong>-Tu as des souvenirs de ton pere, enfin je veux
dire de ton vrai pere?</strong></p>
<p><strong>-j'en avais mais quand j'avais cinq ans,
notre maison a brulee en emportant tous nos
souvenirs.</strong></p>
<p><strong>-C'est bete...</strong></p>
<p><strong>-Oui... en effet...</strong></p>
<p><strong>-Tu vois, ce n'est pas bien difficile de ne plus
etre seul...</strong></p>
<p><strong>-Oui... mais tu sais, tu n'es pas comme les
autre. Toi, c'est comme s'il y avait quelque chose,
comme si je te connaissais deja.</strong></p>
<p><strong>-C'est l'impression que j'ai eu tout
a l'heure, j'ai eu l'impression de
t'avoir deja vu...</strong></p>
<p><strong>-Oui, pareil. On devrait aller manger, il est
l'heure.</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p></p>
<p>Nous
nous dirigions tous les deux vers le refectoire. Saisissant
des plateaux a l'entree, Jonas fit signe
a ses amis qu'il arrivait. Nous avons choisis les
memes plats qui etaient disponibles (les seuls qui
avaient l'air mangeables, vous connaissez la
reputation des selfs) Et puis Jonas, qui etait devant
moi pris la direction de la table de ses amis. Il s'installa,
lana quelques boutades a l'intention des
autres garons et filles presents et s'assit.
Moi je me suis dirige vers une table libre, qui
malheureusement se situait en plein milieu du self.
D'habitude, j'arrivais plus tot et je
m'asseyais dans un coin du self, de preference
a la table a cote des plantes, ce qui me
cachait plus de la moitie du refectoire. Je
n'etais pas tres loin de la table de Jonas, et
je pouvais entendre toute leur conversation. Essayant de ne pas
ecouter les stupidites qui pourraient sortir de ces
bouches pre puberes aux proprietaires
debordant d'hormones, j'entamais ma salade de
betterave, qui n'avait pas vraiment le gout de betterave. Le
debut du repas s'etait deroule
comme a son habitude: je ne pretais attention
a personne, et personne ne pretait attention a
moi. Jusqu'a ce que:</p>
<p><strong>-Jo, tu as passe tout l'apres midi
avec <em>Elle</em>?</strong></p>
<p><strong>-Ouai et alors? ca te pose un
probleme?</strong></p>
<p><strong>-Bah moi non, mais tu devrais faire gaffe, tu sais les
gens <em>comme a</em>, ils sont pas bien dans leur
tete.</strong></p>
<p><strong>-Comment a les gens <em>comme
?</strong></p>
<p><strong>-T'sais, comme <em>Elle</em>, ils
s'habillent tout de noir, ils disent meme des trucs
bizarres parfois... Mon pere, et ben il m'a
toujours dit de ne pas approcher de gens comme a. Il dit
qu'ils peuvent te bidouiller le crane, et apres
meme si tu le veux pas, et ben tu deviens comme eux,
c'est plus fort que toi... et puis elle fait peur
non? Elle parle jamais, elle est toujours planquee,
c'est a se demander ce qu'elle fout la,
a se trouve, et ben ils l'ont envoye ici rien
que pour nous bidouiller, mais a mon avis elle a la trouille de
nous approcher, on est trop nombreux et pas assez
bete.</strong></p>
<p><strong>-Arrete, tu sais pas c'que tu dis. Tu
t'arrete seulement a son apparence. I...
Elle m'a parle s't'aprem, en fait,
si elle est comme a c'est qu'elle
souffre... La faon dont elle s'habille,
c'est juste pour montrer ce qu'elle ressent, elle voit
la vie en noir c'est tout, elle va pas bien
psychologiquement.</strong></p>
<p><strong>-Ouai, ca tu l'as dit, elle est
dingue!</strong></p>
<p><strong>-Nan, c'est pas c'que j'voulais
dire...<span></span> En fait, elle s'assume pas,
elle me l'a dit, elle m'a explique mais je sais
pas comment le formuler moi!</strong></p>
<p><strong>-Ouai ben moi j'te dis, elle t'as
baratine pour que tu la prenne en pitie, c'est
comme a qu'ils font, ils te montent la tete,
ils te font croire des trucs et quand t'as bien confiance,
la ils te montrent ce qu'ils sont vraiment, mais
c'est trop tard pour toi.</strong></p>
<p><strong>-Tu crois?</strong></p>
<p><strong>-Ouai c'est mon pere qui le
dit...</strong></p>
<p>Jonas
et l'autre garon regarderent dans ma
direction. J'ai instinctivement baisse la tete,
et je me suis plonge dans une intense contemplation de mes
pates... C'est etrange, c'est blanc, enfin
non pas blanc, c'est ... couleur pates...
c'est gluant, mais a c'est dut au beurre
qu'ils ont mis en trop grande quantite... Et puis
en fait, a sent pas tres bon, et c'est pas
tres appetissant. Tiens ben voila que j'ai plus
faim moi</p>
<p><strong>- Regarde-la, elle est en admiration devant ses pates.
Dingue j'te dis qu'elle est!</strong></p>
<p><strong>-Ouai t'as p't'etre raison
finalement...</strong></p>
<p>La,
s'en etait trop... les larmes etaient
montees dans mes yeux, je savais qu'elles allaient
bientot couler. Je ne leur ferais pas ce plaisir, je ne veux
pas qu'ils me voient pleurer. Je me suis leve
calmement, je me suis dirige vers la sortie, et des
que je fus hors de vue de quiconque qui etait dans le
refectoire, je me suis mis a courir, courir le plus
vite possible pour rejoindre mon dortoir. Jonas... Jonas,
comment peux-tu croire de telles absurdites? Je ne te
connais pas depuis longtemps, mais cette trahison m'a
profondement blesse. Il y avait ce truc
etrange qui faisait que je te faisais aveuglement
confiancea... je
croyais que tu m'avais compris... J'ouvris la
porte du dortoir et je me precipitais vers le sac d'un
des mes colocataires. Je saisis un portable et composa le
numero de telephone de la maison.</p>
<p><strong>-Allez, reponds,
reponds!</strong></p>
<p><strong><span>-Hallo! Hier ist Maria, Wer ist
es?</span></strong></p>
<p><strong><span>-Mutti? Hier ist
Andreas.</span></strong></p>
<p><strong>-Mon cheri! Pourquoi m'appelles tu si
tard?</strong></p>
<p><strong>-Je veux rentrer maman, a suffit, je n'en
peux plus de supporter leur presence... C'est
trop dur!</strong></p>
<p><strong>-Fais un effort mon coeur, il te reste a
peine une semaine...</strong></p>
<p><strong>-Je peux pas maman, c'est horrible, j'y
arrive pas...</strong></p>
<p><strong>-Qu'est-ce qui se passe? Tu ne me dis pas
tout mon coeur.</strong></p>
<p><strong>-Jamais, jamais de toute ma vie on a ete
si mechant avec moi. Je prefere encore
etre seul dans ma chambre plutot que de rester ici
a entendre ces sottises...</strong></p>
<p><strong>-Je viens te voir demain matin cheri, tu pourras
patienter jusque la?</strong></p>
<p><strong>-Oui, mais depeches toi maman, je veux
rentrer a la maison...</strong></p>
<p><strong>-Je ne peux pas rester mon cheri, je dois
raccrocher, je suis occupee...</strong></p>
<p><strong>-Maman, me laisse pas s'il te
plait!</strong></p>
<p><strong>-je n'ai pas<span></span> le choix mon
ange! Je te promets, demain matin quand tu te
reveilleras, je serais la.
Promis.</strong></p>
<p><strong>-Promis?</strong></p>
<p><strong>-Jure. Allez Andreas, je dois te laisser
maintenant. Je t'aime mon bebe, a
demain!</strong></p>
<p><strong>-Moi aussi je t'aime Mutti, a
demain.</strong></p>
<p>J'ai raccroche, repose le portable dans le
sac, et je me suis allonge sur mon lit. Je me suis
recroqueville en position du foetus, j'ai
croise mes bras sur ma poitrine de maniere a
saisir mes epaules et je n'ai plus cherche
a retenir mes larmes</p>
<p></p>
<p>Je ne
sais pas combien de temps je suis reste ainsi,
allonge sur mon lit, a me vider de toutes les larmes
de mon corps, a me rappeler cet apres-midi avec
Jonas, a me rappeler sa conversation avec l'autre au
diner... Les images tournaient dans ma tete, les paroles
aussi <strong>dingue j'te dis qu'elle
est Je me rappelle aussi la douleur
a la poitrine que j'ai ressentie a ce moment
la... Comme si mon coeur se brisait, comme si on
m'en arrachait la moitie. En un apres-midi,
Jonas avait reussi a combler le manque qu'il y
avait dans mon coeur... et en quelques minutes, il avait
aussi tout brise... J'ai ouvert les yeux...
et j'ai vu deux yeux... deux yeux fonces par
l'obscurite... un visage, aussi. Et des cheveux
blonds...</p>
<p><strong>-Jonas?</strong></p>
<p><strong>-C'est moi...</strong></p>
<p>Je me
suis releve, essuyant les larmes qui coulaient sur mes
joues, etalant en meme temps le maquillage noir sur
mes joues.</p>
<p><strong>-Qu'est-ce que tu fais
la?</strong></p>
<p><strong>-Je t'ai vu partir precipitamment sans
finir ton repas... Tu as un
probleme?</strong></p>
<p><strong>-T'as rien a faire ici, t'es
qu'un salaud!</strong></p>
<p><strong>-Quoi? Attends, mais pourquoi ... pourquoi
tu dis ? Ah si je sais... Tu as entendu ma
conversation avec Boris a la
cantine...</strong></p>
<p><strong>-Perspicace en plus!
Tire-toi!</strong></p>
<p><strong>-Attends, laisse-moi
t'expliquer!</strong></p>
<p><strong>-Y'a rien a expliquer OK? Tu parles
dans le dos des gens, c'est facile a
comprendre... t'es un salaud, c'est
tout!</strong></p>
<p><strong>- Ecoute-moi, au moins! Je n'ai pas eu le
choix, il ne me lachait pas avec cette histoire, j'ai
du acquiescer a ce qu'il disait! J'ai pas
eu le choix!</strong></p>
<p><strong>-Et je devrai te croire?</strong></p>
<p><strong>-Tu devrais, je ne te dis pas de me croire, je te le
demande... Et puis qu'est-ce que je foutrais ici, si je
croyais ce qu'il m'a dit?
Hein?</strong></p>
<p><strong>-Je... je...</strong></p>
<p><strong>-Tu ne sais plus quoi dire. Alors, ne dis rien. Et
arrete de pleurer, c'est moche un mec qui
pleure!</strong></p>
<p><strong>-Chui une fille!</strong></p>
<p><strong>-C'est a, fous toi de ma tronche en
plus! Arrete de chialer. Et puis t'aurais pu au
moins te demaquiller avant de pleurer, regarde moi
a, t'es tout noir. Aller, leves toi et suis
moi!</strong></p>
<p>Je me
suis leve, et je l'ai regarde droits dans les
yeux. Des yeux bleus, bleu nuit, presque noirs, des yeux que je
connaissais. Je l'ai serre dans mes bras, et tout
doucement, je lui ai murmure:</p>
<p><strong>-Merci!</strong></p>
<p><strong>-De rien, c'est normal. Allez, viens avec moi
jusqu'a la salle de bain. Ou est ton
demaquillant?</strong></p>
<p><strong>-Je le prends.</strong></p>
<p><strong>-Tiens et puis, allumes la lumiere, a
peut etre utile.</strong></p>
<p><strong>-Et voila chef!</strong></p>
<p><strong>-Tiens laisses moi faire, donne moi la lingette.
Regarde moi... voila, ferme les yeux, je voudrais pas te faire
mal!</strong></p>
<p>Lentement, il a retire tout le maquillage de mon visage.
D'abord, ce qui avait coule sur mes joues. Puis mes
paupieres, lentement, doucement. Lorsqu'il eu fini,
j'ouvris les yeux. Il me regardait d'un regard
penetrant, comme s'il voulait voir mon
ame au plus profond de moi-meme. J'ai
aperut dans ses yeux de la surprise. Puis, il s'est
regarde dans le miroir, et de nouveau, m'a
regarde.</p>
<p><strong>-Quoi?</strong></p>
<p><strong>-Tes yeux!</strong></p>
<p><strong>-Quoi mes yeux? Ils doivent etre rouge
d'avoir pleure.</strong></p>
<p><strong>-Non, tes yeux sont bleus.</strong></p>
<p><strong>-Ah bona fait tellement longtemps que
je n'ai pas regarde la couleur de mes yeux. Je me les
rappelais noirs.</strong></p>
<p><strong>-Non, ils sont bleus, presque noirs... comme les
miens.</strong></p>
<p><strong>-Naaaannn! Tu rigoles, c'est juste la
lumiere... c'est une
impression...</strong></p>
<p><strong>-Tu dois avoir raison... Il se fait tard, les
autres vont bientot revenir, on devrait aller se
coucher</strong></p>
<p><strong>-Tu as raison... bonne nuit
Jonas</strong></p>
<p><strong>-Bonne nuit Andreas.</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Il
est parti, me laissant seul dans la salle de bain... Je me
suis regarde dans le miroir, j'ai regarde mes
yeux... En effet, leur couleur s'approchaient de celle
de ses yeux, mais j'en etais sur, ou presque, ce
n'etaient pas les meme. Je suis sorti de la
salle de bain, j'ai eteins la lumiere et je
suis alle me coucher.</p>
<p></p>
<p>Le
lendemain matin, je me suis reveille au leve
du soleil. Sans faire aucuns bruits pour ne pas reveiller
mes voisins, j'ai rassemble toutes mes affaires que
j'ai fourrees dans mon sac. J'ai fait mon lit et
je me suis ensuite dirige vers le refectoire,
des que les moniteurs etaient passes nous
prevenir de son ouverture. J'ai pris un plateau sur
lequel j'ai mis deux croissants un bol de chocolat chaud et
des minis portions de Nutella. Je me suis dirige vers ma
table et j'ai commence mon petit dejeuner.
Jonas est arrive une dizaine de minute plus tard. Il est
venu s'installer a ma table.</p>
<p><strong>-Salut</strong></p>
<p><strong>-Salut!</strong></p>
<p><strong>-Tu as bien dormi?</strong></p>
<p><strong>-Ca va, j'ai eu un peu de mal a
m'endormir mais ca va.</strong></p>
<p><strong>-Il y a une sortie aujourd'hui a la
piscine, Tu viens?</strong></p>
<p><strong>-Euh nan, desole, je peux
pas...</strong></p>
<p><strong>-Ah oui, j'imagine que tu ne veux pas que les
autres sachent que tu es un mec.</strong></p>
<p><strong>-C'est pas a...</strong></p>
<p><strong>-Ah? Tu as autre chose de
prevu?</strong></p>
<p><strong>-Oui, on peut dire a.</strong></p>
<p><strong>-Tu ne peux pas me dire de quoi il
s'agit?</strong></p>
<p><strong>-Je... je ... j'ai peur de te
decevoir...</strong></p>
<p><strong>-Je ne vois pas comment tu pourrais le
faire...</strong></p>
<p><strong>-Je sais que tu m'aime bien, que nous pourrions
devenir proche tous les deux, des amis, des vrai, mais je ne peux
pas Jonas... desole</strong></p>
<p><strong>-Mais mais, pourquoi?</strong></p>
<p><strong>-Je vais partir Jonas, ma mere viens me
chercher... je n'aime pas rester ici, je ne tiendrais
pas plus, tu sais les moqueries, les humiliations, c'est pire
que ce que je subis habituellement</strong></p>
<p><strong>-Et moi? Je ne compte pas pour
toi?</strong></p>
<p><strong>-Tu as des amis ici, rester avec moi ne fait que te
faire des ennemis. Et puis nous pourrons nous appeler tu
sais... je ne veux pas que mon depart compromette une
amitie possible tu comprends?</strong></p>
<p><strong>-J'espere bien! A quelle heure viens
ta mere?</strong></p>
<p><strong>-Je ne sais pas, elle m'a dit ce matin mais ca
depend tout simplement de l'horaire du train. Un
moniteur doit venir me prevenir.</strong></p>
<p><strong>-En parlant de moniteur, en voila un qui
s'approche. Tu crois qu'elle est deja
arrivee?</strong></p>
<p><strong>-C'est possible...</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>-Andreas? Ta maman vient d'arriver...
Tu es sur de ta decision?</strong></p>
<p>Je
regardais Jonas, puis je me tournais vers le moniteur.</p>
<p><strong>-Oui, j'en sis sur, je veux
partir.</strong></p>
<p><strong>-Alors suis moi, tu as bien fini ton dejeuner
n'est-ce pas?</strong></p>
<p><strong>-Oui monsieur.</strong></p>
<p><strong>-Andreas? Je peux... je peux
t'accompagner?</strong></p>
<p><strong>-Oui, bien sur, je vais te presenter
a ma mere, viens!</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Nous
nous sommes diriges vers le bureau du directeur. Le moniteur
nous a ouvert la porte puis est reparti en direction du
refectoire pour le surveiller. Jonas et moi sommes
entres. Ma mere etait assise en face du
directeur du centre. Elle se retourna sur son siege
des l'ouverture de la porte. Des que je fus
entre dans la piece, je me precipitais dans
les bras de ma mere, seul et unique endroit ou je me sentais
en securite.</p>
<p><strong>-Mon poussin, tu es sur de vouloir rentrer ? Tu
ne regretteras pas ta decision?</strong></p>
<p><strong>-Non maman, je ne regretterais pas... Personne ne
m'aime ici, tu sais, c'est pire qu'a
l'ecole...</strong></p>
<p><strong>-Hrumhrum</strong></p>
<p><strong>-Ah oui maman, voila Jonas, en fait, c'est
le seul a m'apprecier ici... Mais
les autres l'embete parce qu'il reste avec
moi... Je ne veux pas qu'il ait d'ennuis par ma
faute...</strong></p>
<p><strong>-Jonas?</strong> murmura-t-elle dans un
souffle... <strong>C'est toi?</strong></p>
<p><strong>-Euh oui, je m'appelle bien Jonas
madame...</strong></p>
<p><strong>-Approche toi d'Andreas pour voir mettez vous
cote a cote...</strong></p>
<p>Nous
nous sommes tous les deux executes... Maman nous
regardait a tour de role. Dans ses yeux, on pouvait
voir de l'incomprehension, de la peur mais aussi une
lueur d'espoir et de joie.</p>
<p><strong>-Maman? Qu'est-ce qu'il
t'arrive, pourquoi tu nous regarde comme
?</strong></p>
<p><strong>-Jonas? C'est bien
toi?</strong></p>
<p><strong>-Ou... Oui madame...</strong></p>
<p><strong>-Maman, je t'ai deja dit
qu'il s'appelait Jonas, pourquoi tu redemandes
?</strong></p>
<p><strong>Et la, sans que je comprenne ni comment ni
pourquoi, maman avait pris Jonas dans ses bras et
s'etait mise a
pleurer...</strong></p>
<p><strong>-Maman? Pourquoi tu prends Jonas dans tes
bras?</strong></p>
<p><strong>-Mon bebe, mon bebe, mon
tout petit bebe</strong> pleurait ma
mere</p>
<p><strong>-Madame, je ne suis pas un bebe, et je ne
suis pas le votre! C'est Andreas votre fils...
Andreas, je crois que ta mere est
dingue...</strong></p>
<p><strong>-Maman... maman n'est pas dingue...
Maman pourquoi tu fais ?</strong></p>
<p><strong>-Andreas... Tu sais, quand papa est
partis</strong></p>
<p><strong>-Mais maman, tu m'as dis qu'il avait
disparu...</strong></p>
<p><strong>-Oui il est parti sans me dire ou il
allait... Et bien tu vois... Ton papa a emmene un
petit garon etait ton
frere... Et ton frere s'appelait
Jonas...</strong></p>
<p><strong>-Mais maman, Il y a pleins d'enfants qui
s'appellent Jonas, comment sais tu que c'est
lui?</strong></p>
<p><strong>-Andy... Il n'etait pas un simple
frere pour toi! Il est ton jumeau, vous etes
identiques...</strong></p>
<p><strong>-Mon jumeau? C'est ... c'est mon
jumeau?</strong></p>
<p><strong>-C'est pour a qu'on se sent bien
tous les deux ensemble?</strong></p>
<p><strong>-Oui mes cheris, c'est pour
cela...</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Cette
revelation n'a rien<span></span>
change dans ma decision de partir... J'ai
cependant de nombreuse fois telephone a
mon frere durant les quelques semaines suivantes... Et
puis maman m'a fait une surprise... Papa allait venir me
voir, avec Jonas... Et peut etre qu'ils allaient
demenager... Pour moi... Papa revenait dans ma
vie apres m'avoir enleve mon
frere...<span></span> Aujourd'hui cela fait
trois ans que j'ai retrouve mon frere...
Nous sommes devenus les meilleurs amis du monde... Pourtant,
nous apprenons encore a nous connaitre... Au
debut Jonas restait chez papa et moi chez maman, mais petit
a petit, nous en sommes venus a faire ce que de
nombreux enfants font, nous allons une semaine chez notre
pere et une semaine chez notre mere...les liens
qui unissent de jumeaux sont tellement fins que meme la
separation et l'oubli ne les brisent pas... Le
vide qui existait en moi etait desormais
comble, mais je nourrissais envers mon pere une
rancoeur profonde, bien que j'appris lui aussi a
le connaitre et a l'aimer... Desormais,
mon frere et moi, c'est pour la vie!</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Desolee... cette histoire
parait peut etre un peu ... mal redigee...
J'ai eu un mal fou a la terminer... je trouve que
la fin arrive trop vite... mais en meme temps,
c'est une histoire courte non? ^^ Alors, je ne devais
pas faire trop long... Et puis l'inspiration
m'etait venue au beau milieu de la nuit, mais
epuisee je n'ai pas pu terminer sur ma
lance... J'ai donc arrete, et
apres quand j'ai voulu la terminer,
c'etait ... comment dire...
different... Mais bon j'espere que
a vous a plus... n'hesitez surtout pas
a me dire ce que vous en pensez, en bien ou en mal
-_-</strong></p>
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