<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.jeuxvideo.com] critisims : <![CDATA[CritiSims]]></title>		<link>http://critisims.blog.jeuxvideo.com</link>		<description><![CDATA[CritiSims]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 15:54:25 +0200</pubDate>		<image>			<title>critisims.blog.jeuxvideo.com</title>			<link>http://critisims.blog.jeuxvideo.com</link>			<url>http://static.blogstorage.hi-pi.com/blog.jeuxvideo.com/c/cr/critisims/images/mn/1243861792_regular.png</url>		</image>		<item>			<title><![CDATA[Résultats des Critiawards 2009: premiers rôles et histoires]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avant d'en venir aux histoires
restons encore un instant avec les personnages. Les Premiers Rôles
cette fois-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la catégorie <strong>Meilleur
rôle masculin</strong>, quatre candidats en lice :</p>
<p style="text-align: justify;">- Maximilien Desmarais
(<strong>Coeurs en exil</strong> de Isis)</p>
<p style="text-align: justify;">- Raphaël Daven (<strong>Dernière
Chance</strong> de Koelia)</p>
<p style="text-align: justify;">- Chris Toffeur
(<strong>Martine</strong> de Zohus)</p>
<p style="text-align: justify;">- Ghost Nightsky (<strong>Beyond
the Hourglass</strong> de Akura)</p>
<p style="text-align: justify;">Les votes ont été assez serrés dans
cette catégorie notamment entre deux des participants. Tout s'est
joué à une voix pour les départager. Le gagnant est donc, avec 46%
des voix..........</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Raphaël Daven</strong></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: justify;">L'iceberg a su vous faire fondre !
^^(oui je sais c'était facile lol) Bravo à lui et à son auteure
!</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: justify;">Chez les filles, quatre candidates
pour la catégorie <strong>Meilleur rôle féminin
:</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Vaiana Desmarais (<strong>Coeurs
en exil</strong> de Isis)</p>
<p style="text-align: justify;">- Nejma Kayam (<strong>Dernière
Chance</strong> de Koelia)</p>
<p style="text-align: justify;">- Akane Nami (<strong>Beyond The
Hourglass</strong> de Akura)</p>
<p style="text-align: justify;">- Haley (<strong>Pretty
girl</strong> de C'ian)</p>
<p style="text-align: justify;">And the winner is (oui faut bien
que je varie un peu lol) avec 53% des votes............</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Haley</strong></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: justify;">Ce joli brin de fille a eu votre
préférence ^^ Félicitations à elle et à sa créatrice !</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: justify;">Et enfin *roulements de tambour*
:97: la catégorie que vous attendez tous, la dernière de cette
cérémonie des CritiAwards : <strong>Meilleure histoire</strong>.
Toutes catégories d'histoires confondues, nous avons quatre
participations :</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong>C&oelig;urs en
exil</strong> de Isis</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong>Dernière Chance</strong>
de Koelia</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong>Martine</strong> de
Zohus</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong>In the Darkness</strong>
de Syka</p>
<p style="text-align: justify;">Ne laissons pas trainer le suspense
plus longtemps ^^ L'histoire que vous avez jugé la meilleure a
remporté 37% de vos votes, autant dire que la concurrence était
rude entre les participants ^^ Félicitations à.............</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Dernière Chance</strong></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: justify;"> Bravo Koelia pour cette
histoire de science-fiction qui nous a fait voyager ^^</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: justify;">Et je n'oublie pas les autres
histoires qui au vu de votre indécision (dans le sens où aucune
histoire n'est totalement sortie du lot ^^) méritent aussi des
félicitations (dirons-nous plus modérées mais quand même ^^)</p>
]]></description>			<link>http://critisims.blog.jeuxvideo.com/1352314/R-sultats-des-Critiawards-2009-premiers-r-les-et-histoires/</link>			<comments>http://critisims.blog.jeuxvideo.com/Resultats-des-Critiawards-2009--premiers-roles-et-histoires-03072009-154346-lp-1352314.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://critisims.blog.jeuxvideo.com/1352314/R-sultats-des-Critiawards-2009-premiers-r-les-et-histoires/</guid>			<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 15:43:46 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Résultats des Critiawards 2009: présentation de blog et seconds rôles]]></title>			<description><![CDATA[<p>Voici les résultats et la remise des Awards !</p>
<p>Dans la catégorie <strong>Meilleure présentation de
blog</strong>, les candidats étaient :</p>
<p>- <strong>Like a movie</strong> de Nienna</p>
<p>- <strong>L'Atelier</strong>, blog collectif</p>
<p>Avec 78 % des voix, le blog gagnant est...............</p>
<p style="text-align: center;"><strong>L'Atelier</strong></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;">Félicitations pour ce petit blog
convivial !!</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: left;">Dans la catégorie <strong>Meilleur
second rôle masculin</strong>, les candidats étaient :</p>
<p style="text-align: left;">- Félix Payet (<strong>Défense
d'aimer</strong> de Lindsay Dole)</p>
<p style="text-align: left;">- Aaron (<strong>Pretty girl</strong>
de C'ian)</p>
<p style="text-align: left;">Avec 63 % des votes, le sims meilleur
second rôle est...........</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Aaron</strong></p>
<p></p>
<p style="text-align: center;">Bravo bravo ! Voici le CritiAward
qui lui revient ^^ </p>
<p style="text-align: left;">Continuons avec les seconds rôles et
intéressons-nous aux filles. Dans la catégorie <strong>Meilleur
second rôle féminin</strong>, les candidates étaient donc:</p>
<p style="text-align: left;">- Lydie (<strong>Martine</strong> de
Zohus)</p>
<p style="text-align: left;">- Bob (<strong>Like a movie</strong>
de Nienna)</p>
<p style="text-align: left;">- La Dame Corbeau ( <strong>Beyond The
Hourglass</strong> de Akura)</p>
<p style="text-align: left;">Et avec 64 % de vos voix, la gagnante
est....</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Bob</strong></p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: left;"> Un grand bravo à elle et à sa
créatrice ^^</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: left;"> </p>
]]></description>			<link>http://critisims.blog.jeuxvideo.com/1352302/R-sultats-des-Critiawards-2009-pr-sentation-de-blog-et-seconds-r-les/</link>			<comments>http://critisims.blog.jeuxvideo.com/Resultats-des-Critiawards-2009--presentation-de-blog-et-seconds-roles-03072009-153200-lp-1352302.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://critisims.blog.jeuxvideo.com/1352302/R-sultats-des-Critiawards-2009-pr-sentation-de-blog-et-seconds-r-les/</guid>			<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 15:32:00 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Ville du futur [mai 2009]]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour le mois de mai, nous avons axé
le forum sous le signe de la <strong>Science-Fiction</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le challenge était de créer votre
propre vision du futur en imaginant une <strong>ville
futuriste</strong> en utilisant le jeu les sims 2.</p>
<p> </p>
<p>La gagnante du concours est Isis, avec son "Jour de marché"</p>
<p></p>
<p> </p>
<p>Bravo et merci à toutes les participante (eh oui, que des
filles), qui ont relevé ce défi pas facile de premier abord avec
brio !</p>
<p><span class="postbody">01 > Mya
02 > <strong>Cité de la
peur</strong> > Finette88
03 > <strong>Jour de
marché</strong> > Isis
04 > <strong>Ville de
métal</strong> > Koelia
05 ></span> <span class="postbody"><strong>Village
Abandonné</strong> <em>En 2039, plus de la
moitié de la population a disparu. Les villes et les villages ont
été quittés en catastrophe, puis, plus rien. plus aucune nouvelle
des disparus, laissant les quelques survivants livrés à eux
mêmes... ></em> Rose</span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>

<p><span class="postbody">Le mois de juin 2009 est consacré au
palmarès des <strong>CritiAwards</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="postbody">Venez donc
nous livrer vos histoires et proposer leur candidature sur le
forum, dans les différentes catégories disponibles !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="postbody">Une nouvelle
section sera disponible dans la journée du <strong>1er juin
2009</strong> sur le forum afin de regrouper vos impressions, vos
trouvailles et vos discussions autour de la découverte du jeu des
<strong>Sims 3</strong> dont la sortie est désormais
imminente.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="postbody">Une partie
restera consacrée aux <strong>Sims2</strong>, avec toutes les
discussions et trouvailles déjà réalisées, et une nouvelle se crée
afin de pouvoir mieux vous assister dans la découverte de ce nouvel
opus !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="postbody"><a href=
"http://critisims.forumsactifs.com/forum.htm" target="_blank">A
très bientôt sur le forum !</a> </span></p>
]]></description>			<link>http://critisims.blog.jeuxvideo.com/1328604/Ville-du-futur-mai-2009/</link>			<comments>http://critisims.blog.jeuxvideo.com/Ville-du-futur--mai-2009--01062009-125049-lp-1328604.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://critisims.blog.jeuxvideo.com/1328604/Ville-du-futur-mai-2009/</guid>			<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 12:50:49 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[A la prochaine averse [finette88]]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">

Le brouillard se levait à peine dans cette aube matinale. Il était
resté debout contre le carreau de la fenêtre.
Il regardait le ciel grisâtre et ressentait l'air humide qui
gonflait cette brume. Encore une journée triste et ennuyeuse à
mourir s'annonçait. Il décolla son front glacé de la vitre et
laissa son regard tomber sur son lit vide. Il ne pouvait cesser
d'imaginer la fine silhouette de Sofia, allongée paisiblement à ses
cotés. Il avait encore l'impression de voir la forme de son corps
dans ses draps.
Il y avait un peu plus d'un an, un jour aussi gris que celui-ci,
qu'elle était morte. Les routes étaient glissantes, ils venaient de
se disputer, un chauffard avait brulé un feu. Il n'avait rien pu
faire pour la sauver. Elle était partie alors qu'il allait lui
faire sa demande en mariage, elle était partie et elle l'avait
laissé seul avec son c&oelig;ur brisé. Pourquoi avoir prit sa vie
et épargné la sienne ?

Les semaines et les mois qui avaient suivi l'incident n'avaient été
que tourmente. Lui qui était d'un naturel si joyeux avait perdu
l'essence même de la joie. Il ne savait plus ce qu'était rire, ni
même ce qu'était un simple sourire. Ses amis, à présent tous perdus
ou presque, avaient tout tenté pour lui redonner goût à la vie mais
sans résultat. A ses yeux, il était le seul responsable. Ils
avaient beau lui dire qu'il n'était pas Dieu et que rien n'aurait
pu empêcher sa mort, il aurait dû la sauver. Si seulement ils ne
s'étaient pas disputés, si seulement il avait fait plus attention,
si seulement il était revenu à lui plus rapidement. Si
seulement.



Il se revoyait le visage ensanglanté contre le volant, le
pars-brise entièrement craquelé. Sa vue était floue, il se sentait
comme vidé de ses forces et lorsque la présence de Sofia lui était
revenue à l'esprit, il était déjà trop tard. Il l'avait sortie de
l'habitacle, l'exposant à une pluie que son veston tendu sur la
portière peinait à filtrer. Sa respiration était difficile et son
pouls faible. Ses côtes s'étaient brisées sous la force de l'impact
et l'une d'entre elles avaient perforé un organe, provoquant une
importante hémorragie interne. Il lui avait donné les premiers
soins en attendant l'arrivée de l'ambulance mais elle s'était
éteinte dans ses bras avant qu'elle n'arrive.

Envahit par ce fantôme et ces souvenirs, il finit par commettre une
erreur médicale grave qui faillit coûter la vie de son patient. Il
fut immédiatement placé en examen et, le temps que celui-ci amène
ses conclusions, il fut temporairement suspendu de ses fonctions de
médecin. A la rigueur, pensait-il, ce n'était pas plus mal. S'il
avait été incapable de sauver la seule personne qu'il aimait
vraiment, comment aurait il pu secourir les autres ? Son habilité à
soigner avait été enterrée avec Sofia.

Depuis, il passait ses journées enfermé chez lui, ne sortant que
pour faire de maigres courses où pour se rendre devant la
commission d'enquête lorsque celle-ci le convoquait pour de plus
amples investigations dans son passé médical, privé et
psychologique. Mais aujourd'hui allait être une journée différente,
une journée qui, bien qu'il l'ignorait encore, changerait le cours
de son existence.

Il venait de quitter la supérette lorsque une pluie torrentielle
s'abattit sur la ville. Il se dépêcha d'atteindre le trottoir pour
siffler un taxi mais aucun véhicule ne lui prêta attention, le
dépassant en soulevant des gerbes d'eau qui le trempèrent en un
quart de seconde. Non loin de là, une jeune femme quitta son arrêt
de bus, un parapluie à la main. Alors qu'il s'énervait à lever la
main dans l'espoir d'arrêter une voiture jaune, elle le tendit au
dessus de lui.



- Nous devrions nous mettre au sec, lui sourit-elle, il y a un
petit café là-bas, continua-t-elle en l'indiquant du doigt.

Sentant le froid s'imprégner dans ses vêtements trempés et ne
rêvant que d'un endroit bien chaud, il ne put refuser. Mais, même
s'il ne se l'avoua pas tout de suite, c'était la beauté naturelle
de la jeune femme qui l'avait poussé à accepter. Elle avait quelque
chose de réconfortant.
Il s'assirent à la dernière table libre, les autres ayant été
assaillies par tous ceux qui avaient eu, tout comme eux, la
présence d'esprit de trouver un endroit à l'abris du mauvais temps.
Il commanda un café et elle un chocolat chaud.

- Désolée de vous avoir abordé ainsi, je n'ai pas l'habitude
d'importuner les gens. Mais vous aviez l'air si...perdu.
Il ne se vexa pas de sa remarque et prétexta être fatigué, surmené
par son travail. Mais elle lut dans ses yeux qu'il mentait pour se
protéger. Et il comprit rapidement qu'elle l'avait percé à jour.
Mais ils continuèrent à discuter malgré tout, voulant préserver
l'illusion d'une once de bonheur. C'est ainsi qu'ils commencèrent à
se raconter leur vie idéale, jusqu'à ce que la pluie
s'arrête.

- Et bien, je crois qu'il est temps de rentrer, dit-elle
simplement, en quittant sa banquette.
- J'ai passé un agréable moment, dit-il en se levant lui aussi.
Mais, je me rends compte que je ne connais même pas votre
prénom.
- Lucille.
- Nous reverrons-nous Lucille ?
- A la prochaine averse, sourit-elle.
Et en un clin d'oeil, elle avait quitté le café.



Depuis ce jour, il guettait la moindre goutte. Et, étant en
automne, les occasions ne manquaient pas.   C'était donc
parapluie à la main, qu'il partait à sa rencontre. A chaque fois,
elle l'attendait au café, à la table où ils avaient discuté pour la
première fois. Des rencontres qui devinrent rapidement, comme une
évidence, une douce  habitude. Ils se voyaient régulièrement
et, petit à petit, s'apprivoisaient mutuellement. Si de l'extérieur
on devinait la naissance d'un nouvel amour, eux se contentaient de
leur relation fusionnelle, entraînés par le jeu de leurs
mensonges.

Mais, au cours de l'une de ces journées de pluie qu'il guettait
avec une impatience mal contenue, elle ne se présenta pas. Il
l'attendit jusqu'à ce que l'établissement ferme, restant alors que
l'averse avait cessé depuis plusieurs heures. Il avait demandé au
barman s'il avait aperçu la jeune femme ou si elle lui avait laissé
un message mais ce n'était pas le cas. Penaud, il était rentré chez
lui, la tête remplie de questions. En avait-elle eu assez ?
Etait-elle partie ? La reverrait-il ?

Le soleil brilla toute la semaine, faisant la joie des uns et le
malheur des autres. Son malheur. Et lorsqu'il plut enfin, il était
dimanche, jour de fermeture pour la plupart des commerces. Il
courut néanmoins jusqu'au bistrot, dans l'espoir de l'y voir,
appuyée contre un mur. Évidemment, il n'y avait personne, sinon
quelques passants qui couraient entre les gouttes. Le lendemain, à
la première heure, il revint. Le ciel était gris mais il ne
pleuvait pas et, pourtant, elle était là, accoudée au bar. Des
signes qui ne trompaient pas, des signes qui lui disaient que
quelque chose clochait.
Il s'approcha d'elle, prêt à lui faire des reproches mais sa pâleur
freina ses intentions.



- Que se passe-t-il Lucille ? Tu es malade, affirma-t-il.
- Livre moi ton histoire et je te dirai la mienne.

Elle n'eut pas besoin d'en dire plus pour qu'il comprenne ce
qu'elle cherchait à lui dire.

- Je suis médecin, sur ce point là, je n'ai pas menti. Mais tout ne
va pas aussi bien que je le prétend...

Il lui raconta tout, Sofia, l'accident, sa dépression et sa mise en
examen. Il ne dissimula aucun détail. Dès lors qu'il s'était mis à
nu, Lucille lui révéla être en attente d'un c&oelig;ur, le sien
menaçant de se mettre en grève comme elle aimait à le dire. Autant
en rire que d'en pleurer, telle était se philosophie. Alors qu'elle
finissait son récit, une légère sonnerie se fit entendre. Elle
plongea la main dans son sac et en sortit un bippeur.

- Mon c&oelig;ur est arrivé..., dit-elle simplement, les yeux
toujours fixés sur le petit écran de l'appareil.

Si la nouvelle semblait ne pas l'atteindre, peut-être ne
parvenait-elle pas à réaliser, elle n'était pas tombée dans
l'oreille d'un sourd. Sans crier gard, il attrapa le poignet de sa
"femme au parapluie" et l'entraîna à l'extérieur. S'il n'était pas
parvenu à sauver Sofia, il sauverait Lucille !
La demoiselle s'était laissée faire sans un mot et était montée
dans le taxi qu'il venait de siffler, direction l'hopital. Du café
à la salle d'opération, plus une seule parole n'avait passé ses
lèvres. Elle était comme paralysée. Lui, n'avait put que se
résoudre à attendre.

Trois mois plus tard, la vie avait repris son cours. Lucille était
dans une forme olympique, il était presque impossible de deviner
par quelles étapes difficiles elle avait dû passer. Désormais, elle
partageait l'existence d'un médecin à la carrière momentanément
chamboulée. Elle l'avait rencontré au fruit du hasard, par un beau
jour de pluie.
</p>
]]></description>			<link>http://critisims.blog.jeuxvideo.com/1308899/A-la-prochaine-averse-finette88/</link>			<comments>http://critisims.blog.jeuxvideo.com/A-la-prochaine-averse--finette88--01052009-085806-lp-1308899.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://critisims.blog.jeuxvideo.com/1308899/A-la-prochaine-averse-finette88/</guid>			<pubDate>Fri, 01 May 2009 08:58:06 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Ad vitam aeternam [Koelia / Lindsay Dole]]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les instructions accompagnant les
papiers de Marie étaient brèves : ils devaient retrouver à Paris «
oncle Jacques » qui les aiderait à gagner Londres. Leurs
faux-papiers étaient au même nom, et la jeune fille pensa que son
père avait sans doute prévu leur fuite depuis bien longtemps.
Les « frère et s&oelig;ur » Marie et Jean-Baptiste Barnier se
mirent en route pour la capitale. Il était dix heures
lorsqu'ils atteignirent la gare de Roanne. «J.B.» comme elle
l'appelait, attendit sur un banc pendant qu'elle se
chargeait de l'achat des billets. Tandis qu'elle
rangeait sa monnaie, elle observa la foule autour d'elle et
se rendit compte que régnait une certaine agitation. Des soldats de
la Wehrmacht se regroupaient un peu partout, sans vraiment prêter
attention à ce qui se passait autour d'eux. Quelqu'un
l'attrapa soudain par l'épaule pour la faire
pivoter.
« Marie ? C'est bien toi ?
- Philippe ? balbutia l'adolescente, anxieuse de reconnaître
son soupirant maintes fois éconduit.
Le jeune homme au visage mal rasé se pencha vers elle, un sourire
un peu malsain aux lèvres.
- Que fais-tu là, Marie ? Sais-tu ce qui s'est passé au
village ? Forcément, puisque tu cherches à
t'enfuir...»
Elle recula d'un pas. Le mur du guichet heurta son dos.

« Je n'étais pas au village, Philippe, murmura-t-elle, avec
anxiété. Dis-moi...
- Ton père s'est suicidé juste avant l'arrivée des
miliciens. Tu es seule, maintenant Marie. À moins que...
Ferais-tu aussi partie d'un de ces réseaux ?»
Il cracha le dernier mot avec tant de mépris que la jeune fille
l'aurait giflé si son cerveau n'avait pas été
anesthésié par ses premières paroles.
«Papa... Papa est mort...
- Et le père Bernard et Pierre Matthieu aussi. Ils ont été pendus
après avoir dénoncé ton père. Mais maintenant que je te tiens, tu
ne feras plus la fine bouche avec moi, n'est-ce pas ?»
Il l'attrapa par le bras et elle se dégagea d'un geste
sec.
«Si tu hurles, Marie Baron, je te dénonce aux membres de la milice
qui patrouillent là bas.»
La mort dans l'âme, elle se laissa entraîner derrière les
bâtiments de la gare, sans remarquer Samuel qui les suivait à
distance. Philippe ne se rendit compte de rien, trop occupé à
déboutonner le corsage de sa victime tout en lui susurrant des
horreurs à l'oreille.
En quelques instants, ils parvinrent sur un terrain vague. Il la
jeta contre un talus, se vautrant sur elle et tentant de retrousser
sa robe.

Etouffée de sanglots, Marie se débattait désespérément, écrasée
sous le poids de la brute quand Philippe s'effondra sur elle
comme un poids mort. Le corps fut soulevé et projeté sur le côté.
Samuel, les traits crispés par la colère, lâcha le couteau
ensanglanté qu'il tenait à la main pour tomber à genoux à
côté d'elle.
«Tu n'as rien ?»
Sans pouvoir prononcer un mot, elle s'effondra dans ses bras,
pleurant toutes les larmes de son corps. Il la berça contre lui
quelques minutes avant de la secouer doucement.
«Viens Marie... Viens... On ne peut rester ici... Si
on nous trouve là, ç'en est fini de nous...
Reprends-toi...»
Avec des gestes tendres, il l'aida à rajuster ses vêtements
et la prit par la main pour l'entraîner vers leur train. Le
contrôleur s'étonna des larmes de la «jolie
demoiselle»:
«Nous venons d'apprendre la mort de notre grand-mère,
monsieur !» expliqua le jeune homme, le c&oelig;ur battant.
Le fonctionnaire touché les laissa grimper dans le wagon.
«Ça va aller Marie, murmura-t-il, la serrant contre lui tandis
qu'elle reprenait ses esprits. Ça va aller...»
Elle s'endormit sur son épaule et ne se réveilla qu'à
l'arrivée à Paris, en fin de journée.

Désorientés, les jeunes gens quittèrent la gare de Lyon et se
réfugièrent sur un banc du jardin des Plantes, de l'autre
côté de la Seine.
«Où devons-nous aller ? s'enquit Samuel.
- Rue Monge. C'est juste derrière mais...
- Marie, coupa le jeune homme. Si ce salaud a raison, et que les
amis de... De ton père ont parlé... Peut-être que
l'adresse n'est plus sûre...»
La jeune fille baissa la tête.
«Je pensais à la même chose... Ma mère avait un petit frère.
Je ne l'ai pas vu depuis quatre ou cinq ans mais je lui écris
au Nouvel An, et il n'a jamais oublié mon anniversaire. Il
habite rue Mouffetard avec sa femme Maud. C'est juste à côté
de la rue Monge.»
Ils se regardèrent, hésitants, puis Marie se décida.«Nous devons
tenter quand même Samuel... Rien ne dit que mon oncle sera là,
ni qu'il pourra nous aider à retrouver ta mère!»Peu
convaincu, il opina de la tête et se leva.
«Viens alors! Le jour baisse. On va avoir l'air
suspect!»
Ils marchèrent en silence une dizaine de minutes. Alors que la
jeune fille s'apprêtait à traverser la rue pour rejoindre
l'immeuble, brutalement, Samuel l'attira contre lui et
l'embrassa avec fougue.

Elle se raidit un peu. Il enfonça son visage dans son cou en
chuchotant :
«Il y a une seule fenêtre éclairée dans cet immeuble, Marie.
Quelqu'un observe la rue en se dissimulant derrière le
rideau. Je n'aime pas ça ! Pends-toi à mon cou !»
Marie frissonna et obéit, avant de glisser sa main dans celle de
son compagnon. Ils jouèrent cette petite comédie jusqu'à être
hors de vue de l'immeuble mais la jeune fille ne lâcha pas la
main de Samuel. Sans dire un mot, ils gagnèrent la rue Mouffetard.
Elle sonna à la porte.
«Qu'est-ce que c'est ?
- Je cherche mon oncle, Armand Videaulx ! répondit-elle au
concierge qui les observait d'un air suspicieux. Il se
radoucit et désigna l'escalier du menton.
- Dernier étage.»
Un homme d'une quarantaine d'années leur ouvrit et
laissa échapper un immense soupir de soulagement en reconnaissant
sa nièce. Il la serra contre lui à l'étouffer avant de les
laisser entrer.
«Marie ! Samuel ! Maud, ils sont là !»
Pendant qu'ils dégustaient un bon repas, il leur expliqua que
la rue Monge avait été investie par la Gestapo après les aveux du
curé, mais Max Baron avait donné l'alerte assez tôt. Armand
leur confirma aussi les paroles haineuses de Philippe.
«Je suis désolée pour ton père, Marie. Mais il y une bonne nouvelle
au milieu de tant de malheurs. Cette nuit, les américains ont
débarqué en Normandie. La fin de l'Occupation est proche!
Vous allez rester ici le temps que les Ricains fassent le ménage
puis Samuel retrouvera sa mère à Londres. On va la faire prévenir
pour la rassurer.»
Ils restèrent dissimulés chez Armand et Maud pendant plusieurs
semaines, confinés dans le petit appartement.

Ils apprirent ainsi l'histoire du réseau qui avait sauvé tant
de juifs des rafles depuis le début de la guerre, ce qui
permettrait bien plus tard à Armand, Max Baron et tant
d'autres d'être reconnus parmi les Justes
d'Israël. Sans se l'avouer consciemment, l'un
comme l'autre ne supportait cette réclusion forcée que parce
qu'ils étaient ensemble.
Enfin, le bruit des bombes, le cri infernal des sirènes
d'alarme, l'anxiété qui suintait de tous les murs de
Paris, furent effacés par ce seul cri repris par des centaines de
voix «les Américains !»Ivres de joie et de liberté, ils se
précipitèrent dehors pour participer eux aussi à l'accueil
délirant fait aux chars alliés, respirant avec délice l'air
saturé d'humidité et d'odeur de poudre, acclamant la 2e
DB de Leclerc sur les Champs-Elysées.
«Je vais pouvoir retrouver ma mère.» murmura soudain Samuel. Sa
compagne se figea.Et c'est là, sur ce trottoir, face à ces troupes
américaines qui fascinaient la foule avec leurs blue-jeans et leurs
chewing-gums qu'ils se regardèrent, conscients que quelque chose
prenait fin.Marie fit un premier pas, Samuel un second.
«Viens avec moi !»
«Je pars avec toi !»

Les deux cris avaient fusé simultanément. Un sourire fleurit sur
leurs lèvres avant qu'ils ne s'enlacent
tendrement.
Quelque chose venait de commencer.</p>
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