<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://confidences.blog.jeuxvideo.com</title>		<id>http://blog.jeuxvideo.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://confidences.blog.jeuxvideo.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Fictions et confidences.]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://confidences.blog.jeuxvideo.com</uri>		</author>		<updated>2009-09-17T23:05:53+02:00</updated>		<entry>			<title>Les Cicatrices, Chapitre onzième__ Partie deux</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>
</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><strong><span>Chapitre
onzième (Vitaly) partie 2/2 :</span></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><span>
Notre chaîne
humaine se brisa en apparence, mais pas en
pensées.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Nous
contournâmes la façade principale, connaissant l'endroit
comme notre poche. Nous savions par où nous pouvions tenter une
intrusion. Il y avait l'accès aux cuisines, situées aux
sous-sols. La porte était très simple à
déverrouiller.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
-
Vitaly! M'interpela mon frère dans un chuchotement
brusque.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
-
Quoi?!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Regarde,
là-bas! Il y a encore une lumière allumée. Va faire le guet,
s'il fait mine d'entendre quelque chose, où de sortir,
tu nous préviens!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je ne
cherchai pas à argumenter. Faire le guet ne m'enchantait pas,
seulement il fallait avoir l'esprit pratique le défier
maintenant, cela nous ferait perdre du temps, et je ne gagnerai
rien. Alors je m'exécutai, repérant la lumière immédiatement.
Je me glissai le long du mur de pierre, maudis ce contact forcé,
jusqu'à parvenir en dessous de la fenêtre
coupable.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Lentement,
très lentement, je me relevai, en tentai d'apercevoir ce
qu'il se passait à
l'intérieur.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Un homme,
dégarni, le peu de cheveux qu'il lui restait grisonnant,
grand et maigre, assis à un petit bureau abîmé, penché sur une
lettre qu'il écrivait. Ses sourcils froncés accentuaient les
rides déjà bien prononcées de son front. Il paraissait accablé,
malheureux. C'était le concierge. C'était...
c'était...</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je ne
voulais pas le dire. Je ne devais pas le dire. Ni même le penser.
C'était le concierge, voilà tout. Le concierge. Pourtant, je
ne pouvais pas prétendre que... je ne savais pas... ce
qu'il était <em>d'autre</em> que le concierge
de cet enfer. Je me résignai. J'étais la seule personne
contre qui je ne pouvais pas
lutter.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
C'était le père
d'Irina.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Cette pensée
mise en place, je tentai de le voir de manière identique à avant,
cependant je n'y parvins pas. Je ne savais pas si ce savoir
ne rendait ma haine pour lui que plus forte, ou si, au contraire,
elle l'atténuait. J'étais totalement
perdu.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
L'homme écrivait d'une
main tremblante. Je devinais son écriture maladroite, un peu
enfantine. Qui était le destinataire de cette lettre? Sa
fille je ne voulais pas l'appeler par son nom
, peut-être?</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Plus il
écrivait, plus mes souvenirs remontaient. Mes viols, sa présence,
la détresse dans ses yeux à ma vue, mais son aide inexistante. Il
était tout aussi responsable. J'avais toujours pensé ainsi.
Et pourtant, aujourd'hui... je n'en avais pas
envie. Je voulais changer d'opinion. J'étais prêt à
tout pour faire preuve d'indulgence,
je...</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Mon
coeur se serra alors si fort que je crus qu'il allait
disparaître. L'homme, grand mais tellement fragile, explosa
en larmes sur le bureau. C'est ainsi que je repris mes
esprits.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je ne devais
<em>pas</em> changer
d'opinion.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je ne devais
<em>pas</em> me laisser avoir
par cette faiblesse là.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Malgré tout,
tout ce que j'avais entendu d'Irina à propos de sa
famille me revenait en mémoire. Je savais que la vie n'était
pas tendre avec ce concierge. Je savais qu'il était
misérable. Je savais tout, ou
presque.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Mais ça ne
changeait rien. Je ne devais <em>pas</em> faire preuve de
compassion.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Alors je
m'emplis de haine, et me forçai à me réjouir des larmes de
cet enfoiré.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Hé,
pssst!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je me
retournai vivement, pour découvrir Stanislas, venu me chercher. Il
m'indiqua que c'était bon, que la porte était
déverrouillée.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Désireux de
chasser cet homme de mon champ de vision, je me lançai à sa
suite.</span></p>
<p><span>
Je ne
passerai pas mon temps à décrire les sentiments qui
m'assaillirent dès que je me retrouvai à arpenter les
couloirs froids de Tolstoï. C'était inutile, et impossible de
vraiment décrire la douleur.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Tour à tour,
nous entrâmes dans les salles de cours, après avoir dérobé les
clés, dont nous savions parfaitement où se trouvaient celles de
secours. Tour à tour, nous écrivîmes à la craie rouge des menaces
sur les tableaux. Des rappels de notre existence, des traces des
fantômes du passés. Sans donner nos noms
évidemment.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Les élèves
ne verraient jamais cela, mais nous nous en foutions. Ce qui nous
intéressait, c'était les profs, et le
prête.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je dois
avouer que tracer ces menaces avait un côté jouissif. J'étais
guidé par un esprit machiavélique, je prenais plaisir à
l'idée de terrifier des gens. La douleur me rendait fou,
m'aveuglait.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Lorsque nous
eûmes fait le tour de toutes les classes de tous les étages, sans
entendre aucun bruit à priori, Kirill glissa le trousseau de clés
dans sa poche, avec un sourire mauvais. Puis il se saisit
d'un bout de craie qu'il avait conservé, et écrivit en
très grand, sur un mur «A bientôt, mon
père».</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Nous
partîmes rapidement, mais en silence. Alors que nous nous
apprêtions à nous fondre dans la nuit ambiante, j'eus soudain
une idée. J'allais refermer la porte qui séparait les
cuisines à l'extérieur, la liberté, lorsque je vis, non loin
de la poignée, ce bouton rouge.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Nikolaï, qui
m'attendait, vit ou déviait mon regard. L'attention des
trois autres fut également attirée lorsqu'il me fit
«
même lui ne m'encourageait pas. Mais rien n'allait
m'arrêter. J'avais envie d'un scandale. Je
voulais foutre le bordel. Je voulais que cet endroit soit sans
dessus-dessous.</span></p>
<p><span>
Alors
j'appuyai.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
-
Barrez-vous! Hurlai-je peu soucieux du bruit que je pouvais
produire, lorsque l'alarme incendie s'occupait de
réveiller tout le pensionnat.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je crois
bien qu'aucun de nous n'avait jamais couru aussi vite
de toute sa vie.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>
- MAIS
BORDEL MAIS TU ES MALADE? Hurla pour la énième fois Kirill,
alors que nous nous trouvions tous à nouveau dans notre chambre, au
Motel pourri.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je ne
répondis rien. Je n'en avais pas
envie.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Tu te
rends compte de la <em>merde</em> dans laquelle tu as
failli nous mettre? Si on s'était fait chopper, Vitaly,
tous nos plans étaient foutus! Tu ne réfléchis jamais avant
d'agir?!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Mon regard
désinvolte attrapa le sien, furieux. Plus furieux que je ne
l'avais jamais vu. Cependant cela ne me touchait pas
j'étais imperméable, ce soir. Rien, absolument rien, ne
semblait vouloir m'atteindre. Pas même le souvenir du père
d'Irina. Les pierres de Tolstoï m'avaient fait des
leurs.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- On ne
s'est pas fait prendre, rétorquai-je, emmerdé. Et puis,
c'était juste pour les paniquer encore plus. C'était
marrant.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
L'adjectif «»
état bien étrange, ainsi utilisé dans un contexte qui était tout,
sauf «? Vitaly
Wolkoff? Je n'en avais même pas
l'impression.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
-
Marrant?! Mais putain,
Vitaly...</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il ne finit
pas sa phrase, en revanche il se jeta sur moi pour me foutre un
coup de poing monumental... du moins, il l'aurait été
s'il avait atteint sa cible. Non seulement j'esquivai
bien rapidement, mais en plus, Emelian et Stanislas le retinrent à
temps.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Du calme,
Kirill! Intervint Stan. Il a merdé, mais tout va bien, ça
aurait pu mal tourner mais ce n'est pas le cas! Alors
du calme!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Mon frère,
toujours furieux, ne me quittait pas de ses yeux gris. De mon côté,
je fis comme s'il n'existait pas, et me levai
tranquillement, affichant l'ombre d'un sourire, passai
à quelques centimètres de lui  qui tenta de se débattre pour
se ruer sur moi, sans succès , et me dirigeai vers le
couloir extérieur, où je pus allumer une
cigarette.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Nikolaï me
rejoignit aussitôt. La fumée de ma clope regagna le
ciel.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Tout va
bien? Demanda mon ami.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je tirai une
taffe, sans le regarder, ne pus détacher mon regard de cette nuit
sans lune ni étoiles.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Je ne suis
pas moi-même, ce soir.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Personne
ne l'est, je crois.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
J'acquiesçai en silence. Oui.
Nous étions tous profondément bouleversés, malgré le bon
fonctionnement de notre première
opération.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je me revis
appuyer sur le bouton de l'alarme, et eus du mal à croire que
c'était vraiment moi. Je grimaçai, car ce souvenir me donnait
l'impression d'avoir été volé à un autre
homme.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Bordel, ce
que j'étais fatigué!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Toi aussi,
tu te le demandes? M'enquis-je
soudain.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
-
Qu'est-ce que tu veux dire? Rebondit Nikolaï, les yeux
ronds.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je soupirai.
Peut-être avais-je tort de chercher à lui parler, peut-être
était-il du côté de Kirill à cent pour cent. Néanmoins je sentais
chez lui un fond de pensées qui pouvaient bien s'assortir
avec le mien. Et puis, si je me trompais, peu important,
qu'il aille le dire à mon frère, je n'allais pas en
faire des cauchemars.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Où est-ce
que toute cette histoire de vengeance va nous mener?
Jusqu'à quel point est-ce vraiment notre désir, ou une simple
mais habile manipulation de Kirill, le seul d'entre nous à ne
pas vouloir avancer?</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il y eut un
silence. Formuler ça à voix haute, cela faisait un putain de bien.
Nikolaï m'imita e se mit à observer la nuit sans un mot, sans
une réponse je savais tout de même qu'il en aurait une
bientôt. Alors je le laissai réfléchir. Ce genre de questions
nécessitait quelques minutes de méditation
personnelle.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Je me le
demande, avoua-t-il, honnête. Mais tu dois admettre, Vitaly...
ta folie passagère, ce besoin que tu as eu de déclencher
l'alarme, cette envie insatiable qui t'as prise de
semer le chaos... c'était toi. Pas une manipulation de
Kirill, mais toi. Je pense qu'on la veut tous, cette
vengeance. Après, savoir jusqu'où cela va nous mener,
c'est une angoisse fondée. Je n'en sais rien, personne
ne le sait. Mais j'ai l'impression qu'on se lance
dans un truc quasi-éternel.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il eut un
frisson, après avoir dit cela. Je ne pouvais pas le blâmer, car ce
fut également mon cas. Des milliards de fourmis semblaient
escalader mon dos. Ma tête se vidait, mon coeur se
verrouillait, le prénom d'Irina vint me hanter durant une
subite seconde, puis s'effaça aussi. Je portai ma clope à mes
lèvres, inspirai, expirai.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Un truc
quasi-éternel..., répétai-je lentement. Tu sais quoi,
Niko? Moi aussi, je le crois.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
<strong>Fin du chapitre
onzième.</strong></span></p>
<p><span><strong><span>Image :</span></strong> <em>Vampire Knight, Yuuki  Zero
°w°</em></span></p>
<p></p>
<p><strong>-</strong> <em>Voilààà enfin une suiiiite ! Je
suis désolée</em></p>
<p><em>pour l'attente, mais
avec BIM en parallèle + la</em></p>
<p><em>rentrée, le boulot...
enfin, comme promis, je n'abandonne</em></p>
<p><em>pas Vitaly  les
autres n_n J'esère que vous avez aimé ce</em></p>
<p><em>chapitre ! Suite dès
que je peux 
Bisouus 333</em></p>
<p><em></em></p>
<p><em></em></p>
				</div>			</content>			<id>http://confidences.blog.jeuxvideo.com/1412038/Les-Cicatrices-Chapitre-onzi-me-Partie-deux/</id>			<link href="http://confidences.blog.jeuxvideo.com/1412038/Les-Cicatrices-Chapitre-onzi-me-Partie-deux/" />			<author>				<name>confidences</name>				<uri>http://confidences.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-09-17T23:04:50+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Les Cicatrices, Chapitre onzième__ Partie une</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong><span>Chapitre onzième (Vitaly) partie 1/2
:</span></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><span>
- Si tu m'expliques une nouvelle
fois à quoi tu joues, Kirill, peut-être que je finirai par
comprendre, lançai-je à mon aîné d'un ton
excédé.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
C'était le weekend, le premier
weekend succédant aux vacances de Noël. De longues et longues et
longues semaines avaient passées depuis le début de l'année,
mais depuis quelque temps, soudain tout semblait plus vrai, plus
matériel, plus vivant. C'était peut-être dû à l'hiver
brutal, qui nous confrontait à la réalité. Ou peut-être,
simplement, quittions-nous nos simples rêves et stratégies
vengeresques pour passer à l'offensive, enfin. Le moment que
j'avais attendu et redouté depuis le début de l'année.
Le moment qui m'avait fait me lever le matin, manger à midi,
et dormir le soir. Le moment qui avait régi mes journées, mes
envies les plus simples, mes désirs les plus fous, mais aussi mes
craintes les plus atroces. Le moment tant attendu, en vérité
<em>si</em> attendu
qu'il s'était accompagné lui-même d'une touche
d'irréel, et qu'une fois finalement arrivé, j'y
croyais à peine.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Et puis, mon cher grand ne rendait pas
les choses bien claires évidemment, il avait un plan
d'action. Sinon, nous ne serions pas à Moscou, en cet instant
même, dans un Motel complètement pourri, à nous geler les couilles
dans une chambre sans chauffage, l'écouter nous expliquer les
labyrinthes sinueux de sa pensée ô combien
singulière.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Je soutiens Vit',
m'appuya Nikolaï. Je ne comprends rien. En gros, prendre
notre revanche maintenant n'est pas le but, mais tu veux les
<em>avertir</em>? Depuis
quand on avertit l'ennemi? Tu crois peut-être que les
Allemands nous ont prévenus à l'époque de
Stalingrad?!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Alors que Kirill levait au ciel ses
yeux gris et méchants comme jamais le gris n'avait pu le
montrer, Stanislas et Emelian hochaient également la tête. Nous
étions tous arrivés ici pleins d'excitation,
d'adrénaline, d'ambition, et finalement tout retombait
mollement. Kirill nous perdait. Et moi, depuis huit foutus heures
que nous étions là, je sentais ma colère accroître lentement,
presque douloureusement, dans mon
corps.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il jouait, jouait littéralement, avec
nos émotions, avec nous. Il savait tout ce que cela représentait
pour nous, pour moi la satisfaction et l'immense
crainte que notre acte de vengeance nous offrait. Car il y avait de
quoi avoir peur, ce n'était pas sans risque, surtout en
Russie, les choses comme ça. Et puis, c'était replonger dans
une période qui, peut-être, aurait mieux fait d'être oubliée.
La bonne réponse n'était jamais donnée, de toute
façon.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Mais, tout personnellement, ce qui me
terrifiait le plus, c'était moi-même. Mon coeur volé,
présent dans une absence.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
En d'autres termes,
Irina.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Notre relation avait bien...
évolué, au cours de ces dernières semaines. J'avais
d'abord pensé, en apprenant tout au sujet de son parentage,
qu'il me serait impossible de la côtoyer sans voir en elle
son père, aussi coupable du fait de son stoïcisme que le prête
Gabrielov. Et, en toue honnêteté, dur, ça l'avait été, au
tout, tout début. Lorsque je l'avais vue débarquer dans la
salle les surveillants, environ une semaine après qu'on
m'ait tout révélé sur elle, une semaine à l'éviter pour
ne pas la haïr, je n'avais pas pu empêcher la colère de se
manifester, au moins dans mon regard. Et puis, Kirill l'avait
complimentée, draguée même, et là, les sentiments avaient basculés,
et avait dominé une jalousie inexpliquée, une envie de la tirer des
griffes de mon frère. Je l'avais entraînée au loin. Une fois
en tête à tête, la fureur revenait. Un peu alarmé par la vitesse à
laquelle le ressentiment m'attrapait, j'étais parti
subitement. Puis, j'étais revenu. Parce que l'idée de
la laisser seule, perdue, derrière moi, m'était plus
qu'insupportable.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Depuis ce jour, les choses étaient
plus stables. J'évitais les têtes à têtes avec elle, ils me
rendaient toujours nerveux, et je n'avais pas envie
de... m'attacher, si tel était le mot, davantage.
Néanmoins, je la voyais toujours ou presque entre midi et deux, au
self, puisque Nikolaï et elle s'entendaient à merveille, et
ne parlons pas de Kirill.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Kirill. J''avais
d'abord pensé qu'il m'interdirait de la voit, à
cause de mes soi-disant sentiments pour elle (ridicule!),
mais finalement, ce ne fut pas le cas. Il prohibait toujours
l'attachement, cependant il avait clairement signifié
qu'il était intéressant pour nous de garder Irina à nos
côtés. J'avais du mal à l'accepter. Cela me donnait
l'impression de l'utiliser. Et les flirts de Kirill,
qui la faisaient toujours autant rougir, me faisaient, moi, vomir.
Rien qu'un échange de regards entre ces deux là me donnait
des envies de meurtre.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Enfin, Irina semblait déstabilisée,
vis-à-vis de moi. Je reconnaissais qu'elle avait de
quoi avant que Niko ne me révélât l'identité de son
père, elle avait réussi à atteindre avec moi un seuil
d'intimité, de confiance, presque, que personne n'avait
même osé imaginer, depuis mon premier viol. Et, du jour au
lendemain, plus rien. J'étais là, mais pas là. J'étais
Vitaly, et puis j'étais son
fantôme.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Irina était intelligente, elle
comprenait que quelque chose s'était passé. Durant les cours
qui me condamnaient à n'être qu'avec elle, elle avait
plusieurs fois, et intelligemment, tenté d'aborder le sujet,
mais... j'étais intelligent, moi aussi. Je savais
esquiver.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
En tous les cas, je prouvais avec
beaucoup d'application que je me fichais d'elle,
qu'elle ne restait dans mes fréquentations que parce que
Kirill le voulait  cela m'arrachait la gueule
d'agir sous ses ordres, ma fierté était fort blessée, mais
j'avais passé un accord avec moi-même, celui de me
maîtriser.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Quant à ce que je pensais vraiment
d'elle... je la haïssais. Je voulais la punir. Parfois,
je me montrais horriblement injuste envers elle. Mais jamais je ne
me le pardonnais. Toujours, je revenais. Je la détestais tant.
Jamais longtemps. Je la détestais... de temps à autres. Je la
détestais, en même temps qu'autre
chose.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Pour la première fois de ma vie, mais
cette pensée là, que j'avouais déjà à peine à moi-même, je la
gardai secrète, je tombai amoureux, et même, fou amoureux. Amoureux
d'une jeune fille différente, d'une jeune fille qui me
faisait sourire. D'une fille avec qui c'était perdu
d'avance.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je l'aimais, oui. Cependant son
père était la barrière entre elle et moi. Mes viols étaient trop
ancrés dans mon passé. Me lier d'une relation amoureuse avec
elle, ce serait presque... passionnel. Et dans la passion,
j'avais peur de laisser la colère exploser en même temps que
l'amour. J'étais dangereux pour elle. Trop. Il fallait
que je la protège de moi. Il fallait que je l'éloigne pour ne
pas la mépriser entièrement. Tant que mon amour était encore
suffisamment fort pour que je m'en rendisse
compte.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><em><span>
Quitte à ce que l'un de nous
souffre, je préfère que cela soit moi, mon
amour.</span></em></p>
<p><em><span>
</span></em></p>
<p><span>
Cette phrase fusa dans ma tête de
manière inattendue. Je la rejetai avec violence, rejetai les
dernières pensées que je venais d'avoir. Amoureux, moi,
c'était grotesque. Je n'avais jamais connu ces
sentiments, je ne pouvais pas les reconnaître. J'étais
attaché, lié à elle d'une manière étrangement forte, ça, je
ne pouvais le nier, mais amoureux... rah! Mais je
n'en savais rien, moi!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Bande de cons, cracha Kirill en
réponse à Nikolaï, et plus généralement à nous tous,
m'arrachant subitement à mes débats intérieurs. Je ne veux
pas <em>prévenir</em> le
pensionnat, je veux les faire flipper!
Je veux qu'ils comprennent qu'on est là, qu'on
n'a pas oublié quoi que ce soit, qu'on rôde et
qu'on en sait plus sur eux qu'eux sur nous... je
veux qu'ils s'endorment avec des sueurs froides,
qu'ils se réveillent en hurlant après les cauchemars
qu'ils auront eus! Je veux qu'ils comprennent
qu'ils vont payer, qu'ils flippent chaque seconde à
cette idée sans savoir quand ça leur arrivera! C'est
plus clair?!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
La hargne de mon frère donna des
frissons aux trois autres. Moi, elle me fit sourire. Je
m'étais immunisé, par rapport à lui, à ce personnage
qu'il était devenu. Ma rancoeur à son égard?
Toujours là. Il paierait, lui aussi, un jour, du mépris avec lequel
il m'avait traité, de son attitude encore plus cruelle envers
moi qu'envers les autres. Il me considérait comme inférieur
depuis toujours, ou presque, il se foutait de moi, et un jour, je
comptais bien lui prouver qu'il n'aurait jamais du. Un
jour. Rien de vraiment méchant. Rien du genre de revanche que nous
préparions aux tueurs de notre innocence. Mais une revanche quand
même.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- En gros, là, on est ici pour
qu'ils chient dans leur froc? Demandai-je après
quelques secondes de silence.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- C'est ça, répondit Kirill en
plantant son regard dans le mien, traduisant silencieusement un
«»
évident.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je souris de plus
belle.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
-
J'adhère.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Emelian, Stanislas et Nikolaï me
regardèrent tour à tour, tandis que mon frère et moi ne nous
quittions pas des yeux, dans un instant de presque complicité. Les
autres étaient surpris, voire choqués. C'était rare que
j'acceptasse une idée de Kirill sans contester ne serait-ce
qu'une demie seconde, et rare qu'il se montrât
si... enjoué, avec moi. Mais après tout, au-delà de nos liens
de sang, il y avait désormais nos liens de coeurs: non
pas que nous fûmes entouré d'un quelconque reste
d'amour, mais dans nos coeurs se tramait la même
souffrance, et la même envie de faire payer ceux qui l'avait
engendrée. A un temps comme celui-ci, nos querelles, nos combats
permanents, c'était au placard. Kirill en oubliait presque de
ne pas me ménager.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
C'était presque l'heure
pour nous de partir. Je restais allongé sur le matelas pourri du
Motel pourri qui nous «». <span></span>Je regardais le plafond 
chose très originale et inattendue, chez moi. J'étais sorti
de la douche au moins une demi-heure plus tôt, pourtant je
n'étais toujours pas entièrement habillé. Je n'avais
revêtu qu'un jean par-dessus mon caleçon. Il faisait froid,
mais après tout c'était la Russie, j'étais Russe, alors
j'étais habitué, et m'en foutais. En revanche mon
corps, lui, ne s'en foutait pas du tout j'avais
la chair de poule, j'étais parcouru de multiples frissons
dont la force semblait accroître à chaque
fois.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je repris conscience du monde qui
m'entourait lorsque quelqu'un me balança une chemise et
un gros pull noir dessus. Je levai à peine la tête, avec un regard
emmerdé typique du grand solitaire misanthrope que l'on a
dérangé, et découvris l'identité de mon perturbateur.
Evidemment, ça ne pouvait qu'être Kirill, alors je
n'étais même pas surpris.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Habille-toi au lieu d'exhiber
tes abdos à tout va, déclara-t-il.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
J'eus un sourire secret, et un
brin taquin.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Je sais que tu es
jaloux.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Mon frère soupira, cacha son amusement
qui, je le savais, était pourtant présent, et me tourna le dos.
Lentement, paresseusement, j'entrepris d'enfiler mes
vêtements.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Dans ma tête, c'était un tumulte
de pensées. Je n'arrivais pas vraiment à réaliser que nous
étions vraiment à Moscou, que nous allions vraiment nous rendre au
pensionnat Tolstoï. Rien que l'idée de revoir cette immense
façade austère me donnait envie de gerber. Cependant je me mentis
si fort que je fus berné par moi-même, et me mis à croire que je
n'avais absolument pas peur.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je fus prêt très
rapidement.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Stan, Emelian, Nikolaï et mon frère
m'attendaient bien sagement à l'extérieur de la
chambre nous étions tous vêtus de
noir.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- On va descendre par l'escalier
de service, annonçai-je, si on sort et se fait voir par le
personnel, et que le lendemain on entend parler d'un scandale
à Tolstoï, on est dans la merde.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Les autres acquiescèrent, excepté
Kirill, qui lui me lança un regard assassin, le regard qui indique
clairement «ici, c'est moi qui donne les ordres, pas
toi.» Tant pis pour toi, frérot. Moi aussi je suis un
meneur.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Cette prise de liberté de ma part ne
connut cependant aucunes
représailles.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Nous mîmes une bonne poignée de minute
avant d'atteindre notre destination finale, et au bout de ces
quelques milliers de secondes accumulées, nous étions enfin là,
devant Tolstoï, devant ces immenses murs, vieux, menaçants, qui
nous criaient de partir et nous incitaient à rentrer à la
fois.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Nous étions tous les cinq devant notre
passé.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je me rendis compte que j'étais
un plus avancé que les autres, de quelques pas seulement, et
pourtant ce minuscule écart me laissait croire qu'un océan
tout entier nous séparait. Il y avait eux derrière, et moi devant,
moi seul, incapable de reculer pour trouver un contact humain, moi
seul devant cet endroit qui m'y avait habitué, moi seul et
mon acharnement à repousser la peur, l'angoisse, et puis
aussi la colère, qui se frayaient en moi un passage
évident.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Lorsqu'un bras m'agrippa
les épaules, vivement, je sursautai malgré moi, le coeur
battant à tout rompre. Mais mon frère ne se moqua pas de moi. Il se
contenta de laisser son bras autour de mes épaules, avait une
emprise ferme sur moi, mais pas impérieuse. Je le sentais mis à nu.
Je le sentais aussi seul que moi. Nous nous touchions, nous ne nous
touchions pas. Nos liens de sang n'étaient même plus. Ou
alors ils étaient plus que jamais. Où trouver la différence entre
deux extrêmes?</span></p>
<p><span>
Il soupira, regarda le pensionnat sans
ciller lorsque je baissai toujours les yeux, intimidé par un simple
bâtiment bien qu'ayant le pouvoir d'intimider
l'humanité.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Bientôt, Nikolaï parut également à
côté de moi, et glissa son bras à la manière de Kirill autour de
mes épaules. Puis s'ajoutèrent Emelian et Stanislas,
l'un du côté de mon frère, l'un du côté de Nikolaï.
Nous devînmes une chaîne humaine. Une chaine de quatre garçons non
plus en souffrance, mais en rappel de
souffrance.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Si nos regards avaient pu faire
exploser le bâtiment, je crois bien que nous n'aurions pas
attendu longtemps avant de nous exécuter. Nous voulions tous cinq
la même chose détruire ce qui nous avait détruits. La
logique voudrait que nous pensâmes au père Gabrilov, et pourtant,
là, maintenant, tout de suite, c'était bien cet
établissement, cette pierre qui avait laissé nos appels à
l'aide se répercuter en échos éternels, qui recevait toute
notre rancoeur.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Après quelques longues minutes à
observer Tolstoï, je sentis une force nouvelle naître en moi. Je
n'étais plus seul, je le savais. Je sentais ces bras autour
de moi. J'entendais ces souffles calmes, maîtrisés, qui, à
chaque expiration, et si l'on tendait bien l'oreille,
trahissaient un esprit vengeresque. Nous exorcisions
tout.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je n'avais plus
l'impression que j'allais être violé à nouveau, je
n'avais plus l'impression d'être le prisonnier
évadé qui retourne en prison plutôt le prisonnier libéré qui
vient rendre visite à
l'horreur.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je n'étais plus un gamin
qu'on utilise.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- On y va, lança
Kirill.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://confidences.blog.jeuxvideo.com/1412035/Les-Cicatrices-Chapitre-onzi-me-Partie-une/</id>			<link href="http://confidences.blog.jeuxvideo.com/1412035/Les-Cicatrices-Chapitre-onzi-me-Partie-une/" />			<author>				<name>confidences</name>				<uri>http://confidences.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-09-17T23:05:41+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Breathe Into Me, un retour avant un vrai départ en bonne et due forme xD</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p>Je saiiis je suis partiiie mais
apparamment il fallait que je revienne </p>
<p></p>
<p>Je suis toujours un peu acerbe quant
à la façon dont j'ai dû tout laisser tomber, pour être honnête. Je
ne "regrette" pas d'avoir arrêté ST (en même temps mes sims avaient
bugué, j'avais plus tellement le choix  ), même si j'aurais
vraiment aimé mener cette histoire à bout, mais bon...</p>
<p></p>
<p>Néanmoins je me suis rendue compte,
en planifiant mon planning pour ma denrière semaine de Juillet
(Vacances a la plage avec ma meilleure ami oyeaah xD), que pour la
première fois, je restais chez moi en Aout, et que je n'avais rien
de spécial de prévu (sans oublier que les amis que j'aurais pu voir
seront soit partis, soit habitent à l'autre bout de la France, ou
carrément de l'océan, et ont d'autres plans que voir une
pauvre petite fille comme moi  ), donc ça fait que... je
vais m'emmerder T_T</p>
<p></p>
<p>Et vu que ça me trottait dans la
tête depuis longtemps, j'ai décidé de profiter de ce temps libre
pour... faire une dernière histoire ! Que je compte finir ! Je ne
compte pas vraiment revenir longtemps dans le monde des sims, c'est
une période passée, cependant j'ai envie de me laisser cette
dernière histoire.</p>
<p></p>
<p>Comme je l'avais expliqué au moment
d'arrêter ST, pour moi, la période des sims est une période noire,
même si elle m'a aidée, je n'allais pas bien (bref, on connaît le
refrain XD), et si je reviens, ce n'est en aucun cas parce
que je suis retombée là dedans ^^ au contraire, je vais très très
bien (à part ce putain de mois d'Aout vide de tout... désolée, ça
me traumatise XD), et lorsque j'ai repensé aux sims, je me suis
dit, ce serait dommage que dans ma tête ça reste une tâche noire,
alors que même si mon état était faible, ça m'a quand même aidée à
supporter la dépression, donc...</p>
<p></p>
<p>Faire une dernière histoire, en
allant bien, c'est une histoire de rendre hommage à ce
"passe-temps" qui m'a fait du bien, et d'en avoir un souvenir un
peu plus léger !</p>
<p></p>
<p>Je retire donc le mot de passe de
September Third, je ne sais pas si je le remettrai, ça nous verrons
au moment de mon départ des sims, une fois ma nouvelle histoire
finie.</p>
<p></p>
<p>En parlant de celle-ci, je tiens
simplement à dire que maintenant que j'ai "repris pieds", les mises
à jour ne seront pas aussi fréquentes qu'elles pouvaient l'être
pour ST ^^ (Et les vacances ne font pas exception, car même quand
il n'ya rien à faire, je sors pour profiter du soleil etc etc
n_n) Et Bien évidemment, je continue ce blog fiction aussi !</p>
<p></p>
<p>Voilà donc l'adresse de ma nouvelle
et denière histoire, j'espère vous y retrouver ! (Elle ne débutera
pas avant le 3 Aout minimum !)</p>
<p></p>
<p>http://breathe-into-me.blog.jeuxvideo.com</p>
<p></p>
<p>Gwen =)</p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://confidences.blog.jeuxvideo.com/1371579/Breathe-Into-Me-un-retour-avant-un-vrai-d-part-en-bonne-et-due-forme-xD/</id>			<link href="http://confidences.blog.jeuxvideo.com/1371579/Breathe-Into-Me-un-retour-avant-un-vrai-d-part-en-bonne-et-due-forme-xD/" />			<author>				<name>confidences</name>				<uri>http://confidences.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-07-27T04:02:07+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Les Cicatrices, Chapitre dixième</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>
<strong><span>Chapitre
dixième, (Irina) :</span></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><span>
Cela faisait une semaine qu'il ne s'était pas
montré. Pas devant moi, en tout cas. Les cours que<span></span> nous avions en commun, il les
avait évités, et je ne l'avais même pas aperçu au tournant
d'un couloir. Je ne comprenais pas. Etait-il malade?
Etait-il... en train de m'éviter? Cette pensée là
était un peu douloureuse, je n'aimais pas l'envisager.
Mais quoi qu'il en soit je devais me rendre à
l'évidence aucune trace de Vitaly
Wolkoff.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
J'essayai d'aborder le sujet avec Nikolaï,
mais il s'en tirait toujours avec un sourire évasif qui ne
faisait rien d'autre que prolonger au bout de ses lèvres mes
doutes, mon inquiétude, et ma frustration. Emelian et Stanislav
n'avaient, soi-disant, aucun renseignement. Ils
n'avaient pas répété de la semaine avec le
groupe.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
A cette pensée, je me souvins de la chanson que
j'avais entendue, la semaine dernière. C'était vraiment
beau, magique. Vitaly avait vécu l'instant présent comme un
monde dont il n'aurait pas voulu partir, ça se voyait, et ça
touchait, ça prenait aux tripes. Il avait une très belle voix. Mais
au-delà de ça, il avait une voix qui souffrait, et on le sentait
dans ses chansons plus que jamais. Parfois, à l'envolée de
certaines notes, il agonisait presque. C'était comme
s'il ressentait chaque accord de guitare, qu'il les
prenait en son coeur fermé l'espace d'un instant.
C'est unique.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Enfin, le chanteur avait disparu. Je m'en souciais,
premièrement parce que Vitaly n'était pas le genre de garçon
qui n'attire pas les ennuis, je me l'imaginais
parfaitement empêtré dans je ne sais quelle galère, et
deuxièmement, eh bien tout simplement parce que c'était une
personne à qui il était agréable de parler et de partager des
cours, s'il ne s'amusait pas à vous poignarder du
regard.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
J'avais l'impression de ne pas trop recevoir
ses foudres. Ses yeux bleus, très, très bleus, étaient bien sûr
distants, glaciaux, mais je comprenais que ce n'était pas une
attaque personnelle. Et si Vitaly était très intéressant, en tant
que personne... ses yeux l'étaient tout autant. Mais ses
yeux n'étaient plus là depuis plusieurs
jours.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il ne me restait plus qu'une solution, qui ne
m'enchantait pas, que j'avais évité du mieux possible,
mais qui était mon dernier recours
Kirill.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je n'avais pas envie de le voir, tout simplement
parce j'étais mal à l'aise, et que ces derniers temps,
il se comportait étrangement avec moi. Il se comportait
comme<span></span> dans les
premiers temps où nous nous étions rencontrés, attentif, charmeur,
attentionné... mais je n'y croyais pas. Et malgré tout
mon coeur battait très fort dans ces moments
là.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Cependant la présence de Vitaly lorsque Kirill semblait
me faire des avances me donnait envie d'être hermétique à
tout ça. J'avais honte de me laisser emporter par mes
émotions lorsque le jeune homme était là, et que son frère me
faisait rougir à la moindre parole.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Ainsi j'avais évité Kirill toute la semaine en
raison de l'absence de Vitaly, aujourd'hui je devais
aller le trouver, car lui seul, j'en étais sûre, pouvait me
renseigner.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
J'arrivai devant la salle des pions, lançai un coup
d'oeil par la serrure, assez importante pour permettre
d'y voir de l'autre côté. Il était là, mon coeur
partit. Il semblait être seul. Je voulus frapper cependant mes
membres étaient figés. C'était comme prendre une décision
primordiale, et ne pas arriver à se décider, tout en sachant que la
mort attendait un mauvais choix.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Puis, je l'entendis dire quelque chose. A
quelqu'un, sans aucun doute. Peut-être était-il au téléphone,
raison de plus pour ne pas entrer le déranger. Mais...
entendre sa voix c'était... comme un appel. Kirill, je
ne pouvais pas ignorer ces mouvements de mon âme dès qu'il
passait près de moi, dès qu'il me parlait à voix basse, dès
que je sentais son contact... parce que Kirill était un salaud
la plupart du temps, mais je l'avais déjà vu sincèrement
blessé, replié sur lui-même dans cette même pièce, lorsqu'il
se pensait seul, et une fois j'avais même osé entrer, et il
ne m'avait pas hurlée dessus, il m'avait simplement
serrée très fort dans ses bras, enfoui sa tête contre ma poitrine,
sans pleurer, mais secoué de spasmes
étranges.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
C'était la seule fois où je l'avais vu
vulnérable. Il m'avait demandé d'oublier ça, de
n'en point parler, je lui avais obéi. En fait, en arrivant
ici, Kirill ressemblait un peu plus à Vitaly qu'il ne se
ressemblait à lui-même, à son lui d'aujourd'hui. Mais
bien qu'ils fussent frères, bien que Kirill n'eut pas
toujours été cet être de méchanceté incernable, il n'avait
rien d'aussi captivant que son jeune frère. Il lui avait
toujours manqué ce que je voyais et ressentais très fort chez
Vitaly au fond, une tendresse subsistante, dont il
n'avait pas conscience.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Bon, il était temps de me décider. J'optai pour
l'entrée rapide, sans même frapper, car en général personne
ne frappait jamais pour entrer dans la salle des
pions.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je fis donc irruption, le regard gros de Kirill se tourna
immédiatement en ma direction, et je pus voir l'identité de
son interlocuteur... Vitaly.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Le jeune homme brun me fixa également, mais sa façon de
le faire était différente, il semblait me toiser plus
qu'autre chose, cependant les traits de son visage restaient
apaisés. Sans doute me faisais-je des
idées.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Oh..., lançai-je. Désolée. Je voulais justement
demander à Kirill où tu
étais...</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Pas de mal, m'assura ce dernier avec un large
sourire. Vitaly était juste un peu malade ces derniers jours, il
est venu justifier ses absences avec moi pour
l'administration. Tu es plus jolie que d'habitude
aujourd'hui, ajouta-t-il comme si c'était parfaitement
normal.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je rougis sans attendre, et baissai la tête, parce que
les deux frères étaient présents, et que je détestais le regard de
Vitaly lorsqu'il me voyait totalement sous l'emprise de
Kirill.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Arrête de rougir... arrête de rougir... mais
Kirill savait se montrer si affectueux et attachant... mais il
n'était pas vraiment comme ça. Alors pourquoi se
comportait-il ainsi avec moi? Ses gentils mots, ses gestes
attentionnés, ils me faisaient sourire malgré tout, malgré moi.
Mais la pensée de Vitaly faisait disparaître ce
sourire.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Merci, marmonnai-je.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Alors, avant même que je ne m'en rendisse compte,
une main attrapa la mienne, et m'entraîna hors de la salle
avec elle. Il n'y eut aucun mot pour Kirill resté derrière,
et Vitaly ne cessa pas de me tirer derrière lui avant d'avoir
atteint le premier étage du lycée. Puis il s'arrêta, se
tourna vers moi.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Fais attention à Kirill, toi, lança-t-il, presque
agressif.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je ne savais pas quoi dire. Mes jambes tremblaient,
j'avais l'impression qu'il me traînait encore.
Qu'il me faisait encore courir. J'aurais aimé
qu'il continue, sans doute. Qu'il m'entraîne
loin.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Je...</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Je ne vais pas t'empêcher de l'aimer où
quoi que ce soit, mais écoute moi bien gamine, il joue avec toi,
d'accord?! Et si je te dis ça c'est parce que
j'en ai marre de voir mon frère foutre la merde et détruire
des gens partout où il passe!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je l'avais vu furieux. Furieux, mais froid.
Aujourd'hui, il criait presque, il était tétanisant.
Tétanisant, et pourtant j'avais cette inexplicable envie de
me réfugier au creux de ses bras, parce que s'il provoquait
ma peur, il pouvait aussi la calmer. Mais personne
d'autre.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Je sais, répondis-je. Je ne crois pas à son manège, et
je ne <em>l'aime
pas.</em></span></p>
<p><span>
<em></em></span></p>
<p><span>
Il eut un ricanement sans joie. Moi je restais bloquée
sur l'utilisation du mot «», qui ne
m'avait absolument pas plut, surtout venant de lui.
J'ajoutai donc, à voix basse, que je n'étais pas une
gamine, et il tenta un sourire en coin, en me disant que
j'étais trop petite par rapport à lui, et que dans les
moments où il était en colère, qu'il me protégeait  en
l'occurrence de Kirill , je lui faisais penser à une
petite fille. Je ne savais pas comment je devais le prendre, mais
je préférais ne pas faire trop de commentaire. Il disait
qu'il me protégeait. Ça me faisait
plaisir.</span></p>
<p><span>
Alors nous nous mîmes à parler un peu, je lui demandai
s'il se sentait mieux que la semaine qu'il venait de
passer, il répondit que oui. En fait, à chacune de mes questions,
il répondait de manière très courte, par un oui, un non, un je ne
sais pas. C'était différent de toutes les conversations que
l'on avait pu avoir il ne s'investissait pas, il
pensait à autre chose, il... n'était pas
vraiment... là.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Vitaly? M'enquis-je après un
silence.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
C'était comme si mes mots l'avaient fait
sursauter, et qu'il reprenait conscience de ma présence. Il
posa directement ses yeux dans les miens, et j'eus pour ma
part un réel sursaut il y avait dans ces iris bleu ciel une
violence qui cette fois-ci n'était pas destiné à tout le
monde, mais bien à moi. Une violence, une colère, une souffrance,
une torture, tout ça c'était pour moi. Je fis un pas en
arrière, sans y penser, et alors il sembla se rendre compte de son
expression, qui changea, qui redevint plus douce, mais aussi plus
distante que le seuil d'intimité que j'avais réussi à
atteindre avec lui.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
On aurait dit une panthère autrefois apprivoisée, qui
avait tout oublié de nos échanges. Mais dont les souvenirs lui
revenaient parfois par bribes. Ainsi son animosité, son
agressivité, il finissait par les regretter, et se reprenait. Mais
cela n'effaçait aucunement la peur que je venais de
ressentir.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il avait changé. Je ne savais pas pourquoi, mais il avait
changé. Et ce changement me fit brusquement trèsmal. Vitaly
vit mes traits se crisper. Il commença à avancer sa main en ma
direction, comme pour la poser sur mon épaule, mais son bras
retomba. Je fis semblant de n'avoir rien vu. Alors il essaya
de sourire, mais les commissures de ses lèvres ne voulaient pas
s'étirer plus haut que l'ombre d'un croissant de
lune. Un sourire sur son visage, à présent cela sonnait comme une
fausse note. Alors qu'il m'en avait offert, des
sourires, et qu'ils le rendaient toujours plus beau, toujours
plus tendre. Pourquoi ne pouvait-il plus sourire, en me
voyant?</span></p>
<p><span>
Ces questions qui se répétaient sans interruption me
rendaient folle. J'avais la gorge coincée par une boule. Mon
estomac se contractait, et par-dessus tout, là où j'avais le
plus mal, c'était au niveau du coeur. Ça me frappa comme
un coup de poing. Alors qu'il restait à la même distance de
moi, j'avais l'illusion qu'il s'en allait,
qui s'éloignait. Toujours, encore. Et je criais pour
qu'il reste là, mais il ne m'écoutait
pas.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
C'était si atrocement insupportable que je compris
quelque chose. Kirill. Vitaly. Pour les deux. Pour les deux
j'avais des sentiments. Pour les deux. Kirill savait me faire
frissonner à la moindre intonation, mais Vitaly me faisait plus
souffrir que n'importe qui lorsqu'il me regardait avec
ces yeux là.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
J'avais envie qu'il les abandonne. Et pour
cela, il fallait le débarrasser de cette brisure, quelque part en
lui. Je posai ma main sur son bras droit.<span></span> Je la laissai glisser de son
épaule jusqu'à son poignet, et je touchai sa peau, car il
portait une chemise noire dont il avait relevé les manches
jusqu'au coude. Je tressaillis, et lui
aussi.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Sans un regard de plus il fit demi-tour, marcha très vite
et disparu en tournant à l'angle. Je me retrouvai seule,
désemparée, heurtée, aussi. Je me sentis plus isolée que jamais. Il
venait de disparaître, une seconde avant il était là, pourtant
c'était comme s'il n'avait jamais existé, comme
s'il ne s'était jamais tenu devant moi. Tout
appartenait à un long rêve. Ses regards adoucis, ses rares
sourires, ses expressions torturées qui s'effaçaient un peu
lorsque nous parlions... j'arrivais à me convaincre que
j'avais tout imaginé.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Mon coeur me faisait toujours mal. Je posai une main
contre le mur froid à côté de moi, pour prendre appui, parce que
j'aurais pu tomber.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Et puis alors je levai la tête et le vis réapparaître, à
ce même angle où il avait disparu. Il me vit, à moitié courbée, une
main sur le mur et une main sur mon coeur, regarder droit
devant moi comme on regarde l'impossible. Il s'avança à
grand pas, courut presque, et m'enveloppa dans ses bras, très
fort, très très fort, en me caressant les cheveux, dans lesquels il
noyait son visage.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- J'ai quelques problèmes familiaux ces derniers
temps, me dit-il comme on
s'excuse.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il me lâcha, l'étreinte avait duré trois secondes,
pris un pas de recul mais ne repartit
pas.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Je comprends,
répondis-je.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Un silence gêné s'installa, mais au moins à présent
je me sentais bien. Bien par sa présence. Il évitait de me
regarder, peut-être était-ce mieux ainsi. Il était
là.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Ces histoires de famille... elles semblaient lui
prendre toute son énergie. Je l'étudiai plus attentivement et
me rendis compte qu'il paraissait tout de même épuisé. Son
visage était un peu cerné. Et sa façon d'être en général,
plus lasse. Il avait une démarche plus lourde. Un intérêt plus
vague quant à ce qui l'entourait. Il aurait voulu dormir,
j'en étais persuadée.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Tu n'as pas l'air étrangère à ce genre de
problèmes, toi non plus, fit-il
remarquer.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
J'étais surprise. Avais-je fait passer une
expression sur mon visage qui m'aurait trahie? Un
éclair de tristesse, de regret, de compassion qui appartient à ceux
qui savent ce que l'autre traverse? Je n'en
savais pas grand-chose, mais vu l'insistance dans sa voix, il
était persuadé d'avoir raison  et c'était le
cas.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Plus ou moins, répondis-je, évasive
néanmoins.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Parle m'en,
somma-t-il.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
On aurait dit un ordre, mêlé à de la curiosité. Je ne
savais pas vraiment quoi répondre. Comme si mes quelques problèmes
avaient une chance de l'intéresser, alors que je pouvais lire
chez lui un drame, une expérience qui détruit plus qu'elle ne
forge le caractère? En parlant de caractère, Vitaly
l'avait bien trempé, ça ne faisait aucun doute! Il
m'ordonnait de lui parler, il n'y avait pas
d'autre mot. On entendait dans sa voix qu'il ne
considérait pas de recevoir un
refus.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Ce n'est pas de moi qu'il s'agit,
c'est de toi, soupirai-je, faisant mine de me
détourner.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il me rattrapa par le bras, le temps que je me retourne
vers lu et m'immobilise, puis me
relâcha.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- S'il te plaît, insista-t-il. Je préfère entendre
parler de toi plutôt que le
contraire.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je ne savais pas ce que ça voulait dire. Il aurait pu
sous-entendre qu'il en avait marre de parler de lui, ou
qu'il n'avait pas envie de me mettre au courant de sa
vie. Mais au delà de ça, c'était comme si ouvrir une infime
partie de lui à moi le mettait en danger, comme si j'allais
fuir, ou le juger, ou le mépriser. Je soupirai, résignée. Ça ne
servait à rien d'argumenter, avec
lui.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Alors je lui comptai l'histoire de ma mère, partie
dès mes six ans, de son désintérêt total par rapport à ce que je
pouvais devenir, de la dépression de mon père, de la fatigue de mon
père, de la morosité de mon père... du malheur de mon père. Ce
malheur qui teintait notre maison.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Dès que j'abordai ce sujet Vitaly sembla souffrir
lui aussi, inexplicablement. Il fronçait les sourcils, avaient les
traits crispés, les yeux pourvus d'une expression plus dure
que jamais, dure et figés dans ses pensées, figées dans un passé
proche, il m'en donnait l'impression. Toujours cette
foutue impression. Car je n'étais jamais sûre de rien avec
lui. Il était immobile. J'hésitai à poser ma main sur son
épaule, de peur qu'il ne fuît à nouveau, mais je pris mon
courage à deux mains. Il ne bougea pas à mon
contact.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Tu vas bien? M'enquis-je avec
douceur.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il releva les yeux, qu'il accrocha encore aux
miens. Un reste de colère subsista quelques instants puis
s'évanouit totalement pour laisser place à un sentiment que
je ne lui avais encore jamais vu la
frustration.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il avança d'un pas, je dus reculer. Il continua,
continua d'avancer jusqu'à ce qu'il parvint à me
coincer entre lui et le mur. Quel mur? Je ne savais plus où
j'étais. Je perdais le sens des réalités. Je n'avais
que son parfum dans les narines, son visage devant mes yeux, et son
nom dans ma tête. Il rapprocha son visage, lentement. Il ne me
touchait pas. Ses bras m'entourait comme une prison humaine
mais ses mains s'appuyaient au
mur.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il fut très près de moi, très rapidement, très
lentement.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il posa son front contre le mien, et ferma les yeux. Sa
peau était brûlante, son souffle était un peu tremblant.
J'étais statufiée.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je crus  et crus seulement, bien qu'il me
fut impossible de vraiment savoir  sentir ses lèvres
effleurer les miennes, dans une caresse étonnement plus douce que
ce que j'aurais pu penser de ce garçon si dur. Mais peut-être
n'avait-ce été qu'un rêve. Au final, il déposa un
baiser sec sur mon front.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Pourquoi est-ce que c'est toujours si difficile
de dire ce que l'on pense? Demanda-t-il à mi-voix,
frustré, désemparé, énervé, mais également
pensif.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je voulus répondre mais les mots ne vinrent pas. Il
tourna les talons et s'en alla cette fois pour de
bon.</span></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Fin du chapitre dixième</strong></p>
<p><strong><span>Image
:</span></strong> <em>Je sais pas mais
 XD</em></p>
<p><strong>-</strong> <em>C'est la
fiesta my frieeeends </em></p>
<p><em>J'ai écrit
la suite dans la matinée pour</em></p>
<p><em>me faire
pardonner n_n j'espère que</em></p>
<p><em>vous avez
aimééé ^.^ a bientôt normalement</em></p>
<p><em>33333</em></p>
<p></p>
				</div>			</content>			<id>http://confidences.blog.jeuxvideo.com/1346596/Les-Cicatrices-Chapitre-dixi-me/</id>			<link href="http://confidences.blog.jeuxvideo.com/1346596/Les-Cicatrices-Chapitre-dixi-me/" />			<author>				<name>confidences</name>				<uri>http://confidences.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-06-27T16:35:09+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Les Cicatrices, Chapitre neuvième__ Partie deux</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p>

<strong><span>Chapitre neuvième (Vitaly), partie
2/2 :</span></strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p><span>
Il prit la pomme qu'il
n'avait pas mangée, et la posa à côté d'Irina, avant de
passer une main dans ses cheveux. Elle se figea, regarda la pomme
comme on regarde une soucoupe volante, et la repoussa vers mon
plateau qui trônait au centre, marmonnant un «Merci,
c'est bon, je n'ai pas faim à ce
point...»</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Elle était troublée, déstabilisée.
Encore ce pincement dans ma chair, dans ma poitrine. Kirill
s'avança à nouveau. Pourquoi? Pourquoi se comportait-il
ainsi avec elle, alors que c'était un connard, qu'il ne
se souciait de personne d'autre que de lui-même? Cela
m'échappait, mais je crois bien que ça ne me plaisait pas
beaucoup.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- J'insiste, reprit-il. Ça me
fait plaisir.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
A ces mots Irina se mit un point
d'honneur à ne pas le regarder et pris la pomme d'une
main hésitante en murmurant presque les remerciements qu'elle
lui adressait. La scène ne me donna pas envie d'en voir
plus.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je partis brusquement vers le gymnase,
sans demander mon reste, suivi par Nikolaï un peu plus loin
derrière. J'y parvins, poussai la lourde porte de bois,
descendis le long des gradins et rejoins Stanislav et Emelian qui
s'occupaient du branchement des instruments. C'était la
deuxième répétition à laquelle j'assistais. Après tout, pas
la peine de faire preuve d'une assiduité à battre les
records, la musique, c'était un moyen de gratter un peu de
fric pour organiser nos plans, les rendre possible, et un moyen
d'extérioriser aussi, sans doute un peu. J'avais
toujours aimé chanter, peindre, jouer du piano... mais ce
groupe, il me paraissait faux. Il semblait vouloir recouvrir les
pulsions meurtrières de Kirill.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Néanmoins, à nous cinq, nous devenions
une bande, une vraie. Et sans m'en rendre compte, je
m'y étais habitué en très peu de temps. Nos liens
s'étaient tissés sans méfiance, parce que nous savions
d'où nous venions, d'où les autres venaient.
C'était un peu comme si tout cela me dépassait. Mais je
trouvais avec eux des personnes que l'on pouvait couramment
appeler «». Malgré ma haine pour Kirill, malgré mon
traumatisme qui ne s'effaçait pas, j'avais du soutien
avec eux. Je savais où j'allais. Même si je me demandais
parfois si c'était la bonne direction à prendre. Peu
importait. Mieux valait avoir un but qu'errer dans la vie
comme on erre sur un trottoir.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Kirill fit enfin irruption, et se
dirigea à grand pas vers moi. Je ne compris pas pourquoi, mais il
me gifla. La salle devint silencieuse. Stan, Emelian et Niko nous
regardaient, lui et moi, les deux frères. Je ne vacillai pas, ne
tournai même pas la tête, me contentai de la toiser d'un
oeil glacial.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Que me vaut cet honneur?
Ironisai-je.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Pauvre con! Cracha Kirill.
T'es jaloux. Jaloux de moi avec
Irina.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Les mots me glacèrent le dos, mais je
fis semblant de le trouver ridicule, et
ricanai.</span></p>
<p><span>

</span></p>
<p><span>
- Tu rêves mon pauvre! Fais ce
que tu veux avec elle, je m'en fous de cette fille, tu
n'auras pas de rival!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Kirill me gifla une nouvelle fois, et
alors je faillis me ruer sur lu, cependant Stan et Emelian avaient
prévu le coup, et vinrent me retenir par les bras, lorsque Nikolaï
s'approchait de Kirill pour le
détendre.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Tu comprends pas! Lança mon
frère. Je n'en ai rien a foutre d'elle, mais toi ce
n'est pas le cas! Je te préviens Vitaly, je ne veux pas
d'attachements à qui que ce soit! Je veux que tu restes
concentré, que rien ne te détourne de nous et de nos projets!
Tu m'entends?!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Il avait rugi. Moi j'avais
compris. Il s'était servi d'Irina, à midi. Non content
d'avoir déjà ses sentiments, il fallait qu'il en
joue! Il se foutait d'elle... totalement. Pour
avoir ma réaction, qui n'était pas hermétique. Le
salaud... le salaud.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Je me casse, lâchai-je d'un
ton cassant. Lâchez-moi.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Reste là Vitaly, me lança Stanislav.
Kirill sait ce qu'il dit, écoute-le et au moins t'auras
pas de soucis à te faire.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Parce que tu crois que j'ai
peur de <em>lui</em>?!
Vociférai-je.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- C'est bien là le
problème! S'exclama Kirill. Tu devrais, Vitaly. Parmi
nous cinq, tu es le seul qui devrais me craindre, mais ce
n'est pas le cas! Tu es mon frère, ça ne me rend pas
plus indulgent mais plus exigeant! Je te jure que si tu nous
tourne le dos, tu vas en chier mon
pauvre!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Et à ces mots je vis que je
n'avais pas sa confiance. C'est ce qui me dissuada de
tout abandonner sur le champ: parce que je ne voulais pas
être vu comme un lâche par les autres, ni par lui. Car même si
c'était dur de l'admettre, son opinion de moi
m'importait. Je n'avais pas peur de lui, c'était
vrai, mais il occupait une grosse place dans ma vie. Je ne vivais
pas pour décevoir ceux qui comptaient sur moi. Même si moi, je ne
comptais pas sur eux.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Ça va, j'ai
compris,<span></span> t'as
pas de soucis à te faire, je ne vous lâcherai pas, grommelai-je en
me détachant de Stan et Emelian d'un coup sec de
l'épaule.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Ils me lâchèrent aussitôt. Ils
n'étaient pas plus du côté de Kirill qu'ils
n'étaient du mien, cependant ils étaient d'accord avec
le principe de non-attachement. Je comprenais un
peu.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Et Irina? Relança mon frère,
insupportable.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je me retournai vers lui, croisai les
bras sur ma poitrine, et le fixai froidement, sans aucune autre
expression qu'un fort dégoût dans les yeux. Je n'avais
pas l'intention de répondre. J'avais l'intention
de le voir perdre.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Au bout de quelques instants, Nikolaï
fit tourner le vent en ma faveur.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- C'est bon Kirill, laisse
tomber, tu as sa parole, Vitaly ne nous tournera jamais le dos,
c'est pas son genre.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Après ça, mon frère ne bougea pas
encore pendant quelques secondes. Puis il poussa un soupir excédé,
et partit s'emparer de sa guitare. Du regard, je trouvai
Nikolaï qui lui me regardait encore, et fit passer dans mes yeux
une expression que je n'avais pas l'habitude
d'invoquer de la gratitude. Lui me sourit, mais il y
avait dans ce sourire un arrière gout
d'avertissement.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
La répétition commença. Je
m'approchai du micro, le pris entre mes mains, attendis la
bonne mesure, et me mis à chanter.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
<em>Lancer Karma Police, Radiohead
*-*</em></span></p>
<p><span>
</span></p>
<p>
<span>
<em>- Karma
Police</em></span></p>
<p>
<span>
<em>Arrest this
man</em></span></p>
<p>
<span>
<em>He talks in
maths</em></span></p>
<p>
<span>
<em>He buzzes like a
fridge</em></span></p>
<p>
<span>
<em>He's like a detuned
radio...</em></span></p>
<p>
<span>
</span></p>
<p><span>
Je me perdis entièrement dans la
musique qui à mes oreilles n'était plus que le reflet du
monde. Une musique à la fois lente et rythmée, mélancolique,
agonisante, douloureuse, agressive
presque.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p>
<span>
<em>- Karma
Police</em></span></p>
<p>
<span>
<em>Arrest this
girl</em></span></p>
<p>
<span>
<em>Her Hitler
hairdo</em></span></p>
<p>
<span>
<em>Is making me feel
ill</em></span></p>
<p>
<span>
<em>And we have crashed her
party...</em></span></p>
<p>
<span>
</span></p>
<p><span>
Les paroles d'Emelian, que
j'avais découvertes quelques jours plus tôt, ne
m'avaient jamais semblé prendre autant de sens qu'en
cet instant. Je me sentais presque bien. Je ne voulais pas
m'arrêter de chanter. C'était comme si nos rêves de
vengeance n'étaient plus là, c'était comme si tout
n'avait été qu'un cauchemar, ou que tout s'était
passé dans un autre monde, et que j'entrais dans un nouveau,
un on il aurait été possible de chanter tout le
temps.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p>
<span>
<em>- This is what you'll
get</em></span></p>
<p>
<span>
<em>This is what you'll
get</em></span></p>
<p>
<span>
<em>This is what you'll
get</em></span></p>
<p>
<span>
<em>When you mess with
us...</em></span></p>
<p>
<span>
<em></em></span></p>
<p>
<span>
<em>- For a minute
there...</em></span></p>
<p>
<span>
<em>I lost myself... I lost
myself</em></span></p>
<p>
<span>
<em>Oh for a minute
there...</em></span></p>
<p>
<span>
<em>I lost
myself!</em></span></p>
<p>
<span>
</span></p>
<p><span>
<span>
J'étais le texte. J'étais celui qui s'était
perdu.</span> <span>
J'étais tout ça. <em>For a minute there, I lost
myself</em>.</span> <span>
La chanson prit fin sur une mélodie agressive mais splendide
néanmoins. Du moins, je le trouvais. Je me rendis compte que
j'avais fermé les yeux, mais cela ne m'avait pas
empêcher de voir un monde tout entier s'étendre devant moi.
Je les rouvris. Et je vis quelque chose qui me
surpris.</span></span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Quelques
personnes s'étaient glissées à l'intérieur du gymnase.
Une vingtaine d'élèves d'ici. Et même l'un
des professeurs. Et dans les plus proches, une chevelure rousse,
des yeux verts, un visage calme, un visage beau, avec du charme, un
visage tendre. Elle me sourit. Je lui souris spontanément. A Irina,
à elle seule.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Puis je me souvins des mots de Kirill.
D'abord ceux concernant la jalousie. Et je compris
qu'il avait eu raison. J'avais été jaloux.
Monstrueusement jaloux. Puis me vinrent les paroles concernant
l'attachement. Et là, je me renfrognai, de l'intérieur.
Mon sourire pour elle n'en pâtit pas. Elle était la seule qui
pouvait le faire tenir ainsi. Comment s'y prenait-elle?
Je la connaissais à peine... je la savais vive d'esprit,
drôle, un peu secrète, gentille comme personne, sans tomber dans la
naïveté pour autant... mais je ne savais rien de sa vie. Rien
de son passé. Pourtant je voulais lui sourire. Lui sourire, pour
montrer que je savais qu'elle était là, qu'elle
existait, et que j'en étais
heureux.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Bon, c'est pas un zoo ici,
s'emporta Kirill. Désolé, mais c'est une répétition,
merci!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Les pseudo-spectateurs ne se le firent
pas dire deux fois. Irina regarda Kirill. Pincement dans ma chair,
dans ma poitrine. Il lui adressa un clin d'oeil. Envie
de le frapper. Elle sortit. Déchirement, quelque
part.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Nous répétâmes encore deux fois la
chanson. Puis Kirill la trouva satisfaisante. Emelian trouva encore
quelques choses à redire, mais nous n'avions plus le temps
pour aujourd'hui. Alors, mon frère nous parla d'une
toute autre chose Tolstoï. Je ne l'écoutais que
d'une oreille. Parce que je sentais mon être se partager
entre deux choses que je ne pouvais concilier. Vengeance, et Irina.
Qui était-elle pour moi? Je ne savais pas  ou bien
n'osais pas  encore le dire, mais je savais
qu'elle était à part de tout. A part de «». A
quoi tenais-je le plus? Ma vengeance, évidemment. Non, ce
n'était pas si évident. L'idée d'Irina
s'imposait à moi avec violence. Ma vengeance. C'était
là ma vie qui était en jeu. Ma vengeance, ma
vie.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Kirill ne disait rien de primordial.
Il peaufinait encore son plan d'action, nous en ferait
bientôt part. Mais «», disait-il.
Super. J'avais un goût amer dans la
bouche.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Je décidai que tant que tout
n'était pas enclenché, que la machine pour regagner mon
honneur après m'être vengé n'était pas en route, je
pouvais profiter d'Irina. Aussi filai-je rapidement hors du
gymnase, considérant que la répétition était bel et bien
terminée.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
En ce moment, elle avait cours
d'anglais. Si je me dépêchais, je pouvais la rattraper à la
sortie.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
-
Vitaly?!</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
La voix de Nikolaï m'arrêta net.
Je me retournai, pressé d'en finir pour
repartir.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
-
Oui?</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
- Attends, j'ai quelque chose à
te dire. Quelque chose
d'important.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p><span>
Le soir, dans ma chambre, je trônais
sur la chaise devant mon bureau, inexpressif. Un peu mort. Un peu
vivant. Un peu des deux. Les mots de Nikolaï ne quittaient pas ma
tête. Ni leurs conséquences. Des mots qui faisaient
s'effondrer une partie de mon
esprit.</span></p>
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Ainsi, Irina...
c'était... douloureux. Irina était la fille du concierge
de Tolstoï. De celui qui avait assisté à tous les viols, qui
n'avait pas participé, mais qui, d'un visage accablé,
avait tout vu. Qui n'avait rien dit. Que j'avais
supplié de m'aider, le premier soir où je fus violé, que
j'avais regardé dans les yeux, directement, larmoyant, sans
obtenir de lui la moindre réaction. Je n'étais pas capable de
gérer ça. Irina. Lui. Irina. LUI. Pourquoi elle, sa fille?
Pourquoi la seule à qui je veuille sourire? Pourquoi la seule
qui m'avait redonné un peu de vie, sans rien faire de
spécial, juste en étant là? A peine trois semaines que je la
connaissais, elle avait rapidement chamboulé ma vie. A ce compte
là, j'aurais préféré qu'elle n'y entre jamais. Je
ne voulais pas me mettre à la détester. Mais je savais que ce
serait plus fort que moi. Mais je ne le voulais pas! Pourquoi
elle?!</span></p>
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Et pourquoi Kirill ne me
l'avait-il pas dit dès le début? Je l'aurais
méprisée avant de m'attacher, tout aurait été tellement plus
simple...</span></p>
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A présent, j'étais anéantit.
Encore une désillusion. Lorsque j'avais pensé remonter un
peu, je retombais encore un peu plus bas qu'avant. Cette
chaise. Ce bureau. Cette chambre. Trop ordonnée. Besoin de
désordre. Besoin de chaos.</span></p>
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Alors je me levai subitement, envoyai
ma chaise contre le mur d'en face qu'elle cogna dans un
bruit sourd. D'un grand geste j'envoyai au sol les
feuilles volantes posées sur mon bureau, balançai mes livres au
hasard, en déchirai des pages. Mon lit ne fut rapidement plus
qu'un matelas déserté de couvertures ou de draps. Je frappai
ma fenêtre du poing, brisai l'un des carreaux, me mis à
saigner. Je poussai un hurlement de douleur, glissai sur le sol,
juste à côté du verre qui jonchait à présent la moquette de ma
chambre.</span></p>
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Putain, ça faisait mal. A
l'intérieur. Mon poignet.</span></p>
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Non... la douleur de ce poignet,
ce n'était rien, comparé à l'autre douleur que je
ressentais. Celle-ci était atroce. C'était encore ce
pincement dans ma chair, dans ma poitrine. Mais mille fois plus
fort. Comme si on m'arrachait quelque chose. Comme si on me
cramait les veines.</span></p>
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Et je compris alors. Je compris que ce
pincement, depuis le début, me venait du
coeur.</span></p>
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On me volait mon coeur. Les
restes de mon coeur.</span></p>
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On me volait ce qui m'était
revenu.</span></p>
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 <strong>Fin du chapitre
neuvième</strong></span></p>
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<strong><span>Image:</span></strong>
<em>Yuuki, Vampire Knight
^.^</em></span></p>
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<strong>-</strong> <em>C'est bon, vous m'aimez
bien encore? é_è</em></span></p>
<p><span>
<em>*se protège contre
les tomates* Booon mais</em></span></p>
<p><span>
<em>j'ai posté la
suiiite ! Ai fini mon bac today avec</em></span></p>
<p><span>
<em>l'oral de french,
trop cool °w° j'ai réussi en plus \o/</em></span></p>
<p><span>
<em>Good luck a ceux
qui passent encore des épreuves !</em></span></p>
<p><span>
<em>Bonnes vacances !
(La suite arrivera... en fonction de</em></span></p>
<p><span>
<em>ce que je pourrai
faire... je vous tiendrai au courant 3)</em></span></p>
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				</div>			</content>			<id>http://confidences.blog.jeuxvideo.com/1345208/Les-Cicatrices-Chapitre-neuvi-me-Partie-deux/</id>			<link href="http://confidences.blog.jeuxvideo.com/1345208/Les-Cicatrices-Chapitre-neuvi-me-Partie-deux/" />			<author>				<name>confidences</name>				<uri>http://confidences.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-06-25T21:50:32+02:00</updated>		</entry></feed>