<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com</title>		<id>http://blog.jeuxvideo.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Cass-Tête Yaoï]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com</uri>		</author>		<updated>2009-05-04T16:12:42+02:00</updated>		<entry>			<title>5/***</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>Les présentations faites, Axel et
Jean-Phi entament une conversation littéraire. Medhi s'est
assis par terre, calé contre un mur. Il est occupé par un jeu sur
sa psp. Je suis debout, à côté de lui. Après quelques minutes, je
lui balance un léger coup de pied.</span></p>
<p><span>«Et ton DM de
physiques»</span></p>
<p><span>Il lève les yeux. Me regarde. Replonge la
tête dans son jeu. Découragé, je me laisse glisser le long du mur
pour finir assis à côté de lui. Accaparé moi aussi par son
personnage qui se bat contre une armée de
mutant.</span></p>
<p><span>«Med...j't'ai
jamais vu avec une fille...»</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«...ni avec un
mec...»</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«...t'es toujours
qu'avec ton chien...»</span></p>
<p><span>Il arrête son jeu et plonge son regard
dans le mien.</span></p>
<p><span>«À croire que je préfère la
compagnie de mon chien...»</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«Bon, ce DM de physiques, tu me
l'expliques»</span></p>
<p><span>Pendant qu'il se larve sur mon
pieu, je m'empare de mes affaires. Je lui balance une feuille
et un stylo. Puis, je me larve à mon tour.</span></p>
<p><span>«Qu'est-ce que t'as pas
compris»</span></p>
<p><span>«J'sais pas comment faire la
démo»</span></p>
<p><span>Je me lance dans les explications, vite
absorbé par ma tâche. Le matelas penche sur la droite. Jean-Phi.
Puis, sur la gauche. Axel. Il en manque un. Il vient
s'allonger devant nous. Majestueusement. Sensuellement.
Jean-Phi le dévore littéralement du regard. Regard que ledit
cousin, plonge dans le mien. Une lueur de défi irise ses
prunelles.</span></p>
<p><span>«J'sais pas vous, mais je
suis com-plé-te-ment déconcentré»</span></p>
<p><span>Jean-Phi et ses déclarations. Jean-Phi
qui se retient de sauter sur Max.</span></p>
<p><span>«Et tu proposes
quoi»</span></p>
<p><span>«On pourrait sortir. Rejoindre les
autres au Mc Fly. Ça ne vous tente pas?...après tout, on a 2
semaines pour faire le DM.»</span></p>
<p><span>On se regarde tous. Petite moue et
hochement de tête. C'est bon, on lève le
camp.</span></p>
<p><span>«Tu viens avec
nous»</span></p>
<p><span>Je m'adresse à
Max.</span></p>
<p><span>«Mais bien sûr qu'il
vient? Tu ne vas pas
laisser ton cousin tout seul, quand
même»</span></p>
<p><span>Je me lève sans répondre. Suivi des
autres. Je jette un coup d'oeil sur mon portable. Mel
m'a laissé des messages. Je file dans un coin pour la
rappeler et lui dire que dans une trentaine de minutes, on sera
là-bas. On s'emmitoufle et on file rejoindre le reste de la
bande. Jean-Phi est collé à Max. Axel semble ruminer je ne sais
quoi. On ferme la marche avec Medhi. Silencieux. Avant
d'entrer dans le pub, il me retient. Je le regarde
surpris.</span></p>
<p><span>«Il faut que tu parles à Mel, que
tu mettes les choses au clair. Et pour toi et pour elle, et pour
lui.»</span></p>
<p><span>Me montre Axel du menton. Me balance une
tape dans le dos et rejoint les autres, comme si de rien
n'était.</span></p>
<p><span>Je reste un moment immobile. Pensif.
J'observe les visages qui dévorent Maximilian des yeux.
D'envie. De jalousie. De haine. De désir. Filles. Garçons. Et
moi. Qui l'ai eu. Sans envie. Sans désir. Dans la haine. Et
ce sentiment qui m'envahit. De joie malsaine à l'idée
que cet objet tant convoité est à moi. Pensée interrompue par le
sourire de Mel. Je lui fais signe de me rejoindre. Parler, oui.
Devant les autres, non.</span></p>
<p><span>Je lui prends la main, et l'attire
à l'écart. Je ne sais pas comment amener le sujet. Je saisis
une mèche de ses cheveux et je me lance.</span></p>
<p><span>«Mel...je ne veux pas te
blesser, ni te faire souffrir...mais, en ce moment, je suis
moins disponible. Rien à voir avec toi. C'est moi. Cette
foutue école que je veux intégrer après les examens de fin
d'année. Ces recommandations que je dois décrocher. Ça me
bouffe. Je te délaisse. Tu ne mérites pas ça...je préfère te
rendre ta liberté. C'est mieux. Plus honnête.
»</span></p>
<p><span>Elle me sourit. Je suis soulagée
qu'elle le prenne bien.</span></p>
<p><span>«Ça te dérange si...je me
rapproche d'Axel»</span></p>
<p><span>«Non, c'est un mec bien. Tu
as raison»</span></p>
<p><span>C'est si facile que je n'en
reviens pas. Je m'attendais tout de même à une larme, un cri,
un refus. Même pas. Elle est aussi heureuse que moi de mettre fin à
notre relation. J'en suis presque blessé dans mon orgueil.
Puis, je souris. Mel a rejoint sa place. Axel rapplique. Je me
doutais que lui aussi allait me demander ma
permission'. Sont bien mes amis quand même. Ils veulent
ménager ma susceptibilité. Après un bref et chaleureux échange avec
Axel, on rejoint le groupe. Jean-Phi chuchote à l'oreille de
Max. Mel a glissé sa main dans celle d'Axel. J'observe
la salle à la recherche d'un coup. Un bon coup. Pas trop
bavard. Pas trop collant. Un coup qui se laisse faire et parte le
lendemain sans rien demander. Et mes yeux croisent les siens. Une
invitation muette et dérangeante. Sauvé par Medhi qui me montre son
paquet de clopes. Je tapote le mien dans la poche avant de mon
jean. C'est le signal. On va dehors s'en griller
une.</span></p>
<p><span>***</span></p>
<p><span>On se colle contre le mur. On se colle
l'un contre l'autre. Il caille. Je fume tout en
regardant mes pieds.</span></p>
<p><span>«Ton cousin...il aime les
mecs»</span></p>
<p><span>«Ouais. C'est vrai
qu'ils ne se quittent pas avec
Jean-Phi»</span></p>
<p><span>«Non, j'disais pas ça pour
ça.»</span></p>
<p><span>Je braque mon regard sur lui, quelque peu
étonné.</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«C'est la façon dont il te
mate»</span></p>
<p><span>Je pique un fard. J'espère que
l'obscurité masquera la rougeur qui
m'envahit.</span></p>
<p><span>«Rien de bien...familiale.
Y'a quelque chose entre
vous»</span></p>
<p><span>Je baisse un peu plus la
tête.</span></p>
<p><span>Il me balance un coup
d'épaule.</span></p>
<p><span>«Ahhh, laisse tomber. J'veux
pas te gêner»</span></p>
<p><span>Il écrase son mégot sur le
bitume.</span></p>
<p><span>«C'est pas mon cousin et
j'ai baisé avec lui»</span></p>
<p><span>Il me regarde. Sourit et
rentre.</span></p>
<p><span>Je reste dehors, gelé et consterné
d'avoir avoué un truc pareil.</span></p>
				</div>			</content>			<id>http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com/1311841/5/</id>			<link href="http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com/1311841/5/" />			<author>				<name>cass-tete</name>				<uri>http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-05-04T16:12:34+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Le dernier mot.../4</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>Motivation est mon mot d'ordre.
Recommandation de mon prof est mon but. Mon prof...déjà que je
bande mou, l'évoquer m'a complètement
ramolli.</span></p>
<p><span>«J'crois qu'ça va pas
l'faire»</span></p>
<p><span>Je le repousse
gentiment.</span></p>
<p><span>«Non, mais c'est vrai quoi.
Regarde, je n'arrive même pas à
bander»</span></p>
<p><span>Son regard est accroché au mien. Aucune
expression sur le visage.</span></p>
<p><span>«J'ai 200 euros. J'en
aurai 50 de plus dans quelques jours. Ils sont à toi. Je préfère te
payer pour écrire. Je te l'ai dit, les mecs ce n'est
pas mon truc. Désolé»</span></p>
<p><span>«Tu t'es foutu de ma gueule
alors»</span></p>
<p><span>Son ton est incroyablement calme. Quasi
inexpressif comme son visage.</span></p>
<p><span>«Non mais, tu crois qu'on
devient gay en claquant des doigts??!!! Putain
Max»</span></p>
<p><span>«Il n'a jamais été dans tes
intentions de coucher avec moi. D'honorer ta
parole»</span></p>
<p><span>«J'appelle Jean-Phi, il te
donnera des adresses qui regorgent de mecs
honorables»</span></p>
<p><span>«Laisse tomber blondinet. Tu crois
vraiment que je t'ai attendu pour baiser?
Ne me dis pas que tu es vexé?...et ce n'est
pas 250 mais 500 euros pour écrire ton
devoir»</span></p>
<p><span>«?? Mais
j'pour...»</span></p>
<p><span>«Tu ne peux pas payer. Tu ne peux
pas bander. Tu ne peux pas baiser. Tu ne peux pas faire ton devoir
de litté. Y'a-t-il quelque chose que tu puisses ou saches
faire»</span></p>
<p><span>Une telle rage gronde en moi que je suis
incapable de répondre. Sans réfléchir, j'écrase ma bouche
contre sa bouche. J'enfonce ma langue. Je l'embrasse
violemment. Comme un mec peut le faire. Ma main s'est emparée
de son sexe. Je serre fort. Trop fort. Il me mord la lèvre. Je
croise son regard. Dur. Je sens mon coeur battre contre mes
tempes. Pas de plaisir. Pas d'excitation. Simplement de rage.
D'impuissance transformée en baise. Je ne me reconnais pas
lorsqu'en le regardant je lui enfonce mes doigts dans la
bouche. Je ne me reconnais pas lorsque ensuite je les enfonce dans
son corps, remuant jusqu'à lui arracher un gémissement. Puis
un autre. Et encore un autre. Je ne me reconnais pas lorsque je le
pénètre comme une brute. Comme un connard. Quand je me déchaine en
lui. Je ne me reconnais pas et je me vomis tout en me libérant en
lui. Toujours mon coeur qui bat contre mes tempes. Je me
retire.</span></p>
<p><span>«Ça te suffit ou t'en veux
encore»</span></p>
<p><span>Pour toute réponse, sa main qui
s'abat sur ma joue. Sa violence qui m'explose à la
figure. La douleur qui me coupe le souffle mais qui n'est
rien comparée à la sienne. Mon corps incontrôlable, qui se met à
trembler. Maximilian, qui se lève, et disparait dans la salle de
bain. A son retour, je suis toujours dans la même position. Je le
regarde enfiler son pantalon, s'assoir et recommencer à
écrire.</span></p>
<p><span><span></span>***</span></p>
<p><span>Je me suis endormi. C'est
l'inconfort de la position qui me réveille. Je
suis<span></span> à moitié
assis,<span></span> à moitié
couché. C'est comme si je n'avais pas bougé depuis hier
soir. Hier soir et son cortège d'images qui défilent dans ma
tête. Maximilian est parti. Des feuilles recouvrent mon bureau.
D'autres, en boule, sont tombées à côté de la poubelle. Je
m'approche. Sans toucher, j'observe<span></span> l'écriture, les ratures et
les annotations. Puis, je me baisse et commence à déplier les
feuilles froissées qui jonchent le sol. J'attrape des mots,
des bouts de phrases, des bouts de vie pour les mettre, finalement,
à la poubelle.</span></p>
<p><span>Direction la douche puis la cuisine. Des
voix. Des rires étouffés. Ma mère et Maximilian. Je ne me sens pas
capable de les affronter. Lui, à cause de ce que je lui ai fait.
Elle, parce qu'elle me connait par coeur. Retour dans ma
chambre. Je récupère mon blouson, mon skate, mon portable et du
fric. Sur le trajet du Skate Park, j'appelle Axel. On se
donne rendez-vous là-bas. Arrêt obligatoire dans une boulangerie ou
j'achète de quoi me nourrir.</span></p>
<p><span>Je retrouve ma bande de potes et mes
habitudes. Après 3 heures d'éclate non stop, on est
tous claqués, les fesses posées sur nos skate qui nous servent de
sièges.</span></p>
<p><span>«Hunt' j'ai besoin
d'explications pour le DM de
physiques»</span></p>
<p><span>«Moi aussi. J'ai commencé
mais j'crois que je me plante»</span></p>
<p><span>«Ok, les gars. Tous à la baraque
pour un cours collectif»</span></p>
<p><span>Ce n'est qu'une fois arrivé
que l'image de Maximilian revient me hanter.Avec le
raffut que font mes potes, pas question de passer inaperçu. Ma mère
qui lisait tranquillement sur le canapé, s'est levée pour
nous accueillir. Tandis qu'elle les questionne, avec Axel, on
fait la razzia sur les sodas et les
cookies.</span></p>
<p><span>«Bon, man, on va dans ma
chambre pour bosser»</span></p>
<p><span>Je la vois lever la main comme pour me
dire quelque chose lorsque j'entends Jean-Phi revenir au
galop:</span></p>
<p><span>«! C'est qui ce
canon qui est dans ta chambre? C'est qui
hein»</span></p>
<p><span>Ma mère baisse le bras en souriant et
retourne dans le salon.</span></p>
<p><span>J'attrape Jean-phi par le
bras:</span></p>
<p><span>«Non, mais, tu vas te tenir
tranquille. C'est ...»</span></p>
<p><span>«Le cousin
d'Hunter»</span></p>
<p><span>Axel a fini ma
phrase.</span></p>
<p><span>«Ouais, c'est mon
cousin»</span></p>
<p><span>«Putain, c'est une
bombeeeeeeeeee»</span></p>
<p><span>«J'croyais que t'avais
trouvé un mec»</span></p>
<p><span>«Ha, ouais...c'est de
l'histoire ancienne»</span></p>
<p><span>«? Mais c'était
hier»</span></p>
<p><span>«C'est ce que je dis, de
l'histoire ancienne»</span></p>
<p><span>«Si
tu...»</span></p>
<p><span>Je ne peux pas terminer ma phrase, il
s'est rué dans ma chambre, suivi des autres qui veulent voir
la tronche du cousin.</span></p>
				</div>			</content>			<id>http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com/1281129/Le-dernier-mot-4/</id>			<link href="http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com/1281129/Le-dernier-mot-4/" />			<author>				<name>cass-tete</name>				<uri>http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-03-25T17:23:44+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Le dernier mot.../3</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>C'est impressionnant le nombre de
jeunes qui trainent le soir dans cet endroit. J'entends les
rires, les chutes, les rires moqueurs.
Axel.</span></p>
<p><span>«!! Par
ici!...jt'ai laissé des tonnes de messages sur ton
portable! Tu foutais
quoi»</span></p>
<p><span>«Besoin d'oxygène. Le devoir
de litté' me rend dingue. J'angoisse à mort...Mon
portable, jl'ai mis en mode silencieux pour la biblio.
J'ai oublié de le réactiver.»</span></p>
<p><span>«! Ce n'est
qu'un devoirMaintenant que tu es là, on va
s'éclater!!»</span></p>
<p><span>«...Jean-Phi est
là»</span></p>
<p><span>«Nan, il a un nouveau copain. Ils
doivent roucouler dans un coin»</span></p>
<p><span>«!
»</span></p>
<p><span>«?»</span></p>
<p><span>«Je l'aurai bien casé
avec...mon cousin. Il est chez moi. Il est homo. Il
m'aide en litté. »</span></p>
<p><span>«Ha, je vois...il t'aide
et tu l'aides ...»</span></p>
<p><span>«Ouais, c'est à peu près
ça»</span></p>
<p><span>«»
et il éclate de rire.</span></p>
<p><span>«Allez viens, on va s'envoler
ce soir»</span></p>
<p><span>S'envoler, si c'était
vrai...</span></p>
<p><span>***</span></p>
<p><span>22h30. Couvre-feu pour la plupart
d'entre nous. C'est à reculons que je rentre chez moi.
Je le retrouve, assis à mon bureau. Absorbé par l'écriture.
Il a ôté sa veste. Ses cheveux noirs tombent dans son dos. Ils
contrastent sur la blancheur de sa chemise. Ses longues jambes
gainées dans un pantalon noir sont étirées devant
lui.</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«Oui...je vais prendre une
douche...»</span></p>
<p><span>Il s'est retourné. Son regard de
braise me fixe. Un léger sourire remonte la commissure de ses
lèvres. Un prédateur. Quand je pense que ma mère m'a appelé
Hunter...quelle ironie...je suis devenu une proie. Avant
qu'il ne se lève ou ne parle, je file à la salle de bain. Je
m'enferme. Je resterai bien enfermé ici toute la nuit, mais
je ne pense pas qu'il resterait de l'autre côté sans
réagir. Je regagne ma chambre. Il écrit toujours. Je m'avance
vers lui. Simplement vêtu d'un boxer. Alors que je
m'apprête à lire, il replie toutes les feuilles et avant que
je réagisse, il est debout, face à moi.</span></p>
<p><span>«Je voudrais
lire</span></p>
<p><span>«Quand ça sera
fini»</span></p>
<p><span>«Trop facile...en imaginant
que tu me racontes ton week-end à Disneyland, j'fais quoi
moi, après?! Je veux lire et
maintenant»</span></p>
<p><span>Il me donne une
feuille.</span></p>
<p><span>«Putain, c'est quoi
ça»</span></p>
<p><span>«La
suite»</span></p>
<p><span>«Non, cette écriture de
merde!!! Tu
l'as fait exprès»</span></p>
<p><span>Toujours ce
sourire.</span></p>
<p><span>«Primo, j'écris. Deuxio, je
te le dicterai. Ça te va»</span></p>
<p><span>«Lis ce que tu as
écrit...comme preuve de ta bonne foi et que je puisse me
rendre compte de ton travail»</span></p>
<p><span>«Et toi, quelle preuve de bonne foi
me donnes-tu»</span></p>
<p><span>«Ben, j'suis
là»</span></p>
<p><span>«Moi
aussi»</span></p>
<p><span>Je sais très bien ce qu'il veut.
Autant en finir tout de suite. Je m'approche de lui et je
pose mes lèvres sur ses lèvres tout en me motivant mentalement
«»... ma langue glisse
dans sa bouche...Ce n'est pas un
mecCe
n'est pas un mec»...putain, elles foutent quoi ses
mains sur mon culCe n'est pas un
mec»...mais il me
tripote...</span></p>
<p><span>«Je suis un
mec»</span></p>
<p><span>Il me regarde amusé. Je sens mon visage
virer au rouge.</span></p>
<p><span>«J'ai
parlé»</span></p>
<p><span>«Tu penses trop fort. Tes pensées
me parasitent.»</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«Je voudrais prendre une
douche»</span></p>
<p><span>«Par ici.»</span></p>
<p><span>Je l'accompagne à la salle de bain.
Lui donne gant et serviette. File à toute allure dans ma chambre.
Les feuilles sur mon bureau. La suite de ce foutu roman. Putain de
deal de merde!! Pendant qu'il est dans la salle de
bain, direction le salon.<span></span> Je me jette sur le meuble
contenant les bouteilles d'alcool. Vodka. Je débouche et
j'avale. Sans respirer. Jusqu'à m'étouffer.
Jusqu'à tousser. Jusqu'à recracher le liquide qui me
bouffe l'intérieur. Je reprends ma respiration. Je pose la
bouteille. M'essuie la bouche. Me relève et regagne ma
chambre.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>C'est nu que je le vois
réapparaitre. Je tourne au rouge écarlate. Je ne suis pas prude,
mais il y a des limites.</span></p>
<p><span>«Je vais te filer un
boxer»</span></p>
<p><span>Il
s'approche.</span></p>
<p><span>«Je ne vais pas en avoir besoin
tout de suite...»</span></p>
<p><span>Sa main a emprisonné la mienne et il
m'entraine avec lui sur le lit.</span></p>
<p><span>«Dois-je me munir de ma
cravate»</span></p>
<p><span>En d'autres circonstances,
j'aurai ri, mais là, je n'ai plus d'humour. Plus
du tout d'autant que ses mains sont parties explorer mon
corps, mes fesses en particulier. Je n'ai pas le droit de le
repousser. Il a commencé à remplir sa part du marché. Il a écrit. A
mon tour.</span></p>
				</div>			</content>			<id>http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com/1280400/Le-dernier-mot-3/</id>			<link href="http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com/1280400/Le-dernier-mot-3/" />			<author>				<name>cass-tete</name>				<uri>http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-03-24T17:23:05+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Le dernier mot.../2</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>Dans ma boite mail, les pages du roman.
Je les imprime<span></span> puis,
je commence la lecture. Incompréhensible. C'est le seul mot
qui me vient à l'esprit. Exténué, fatigué et découragé, je
m'endors.</span></p>
<p><span>***</span></p>
<p><span>La semaine passe trop vite et mon boulot
n'avance pas vite, lui. Je sèche lamentablement sur mon
devoir de littérature. Tous les soirs je me rends à la
bibliothèque. Je tente de déchiffrer les annotations gribouillées
sur le manuscrit sous l'oeil moqueur de
...</span></p>
<p><span>«Au fait, tu t'appelles
comment»</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«Ton nom va bien avec ton
look»</span></p>
<p><span>Il sourit. Il a un look de dandy
chic.</span></p>
<p><span>«La semaine touche à sa
fin...ton devoir
aussi»</span></p>
<p><span>Son ton sarcastique. Je lui enverrai bien
mon poing dans la gueule.</span></p>
<p><span>«T'occupes pas de
ça...j'vais me débrouiller sans ton aide, puis, il me
reste deux semaines de vacances
...»</span></p>
<p><span>Je replonge dans mon déchiffrage tout en
marmonnant...</span></p>
<p><span>«Fais chier bordel...connard
d'auteur, pas foutu d'écrire deux mots sans
ratures...et c'est quoi cette écriture de
merdeeeeeeeeeee...me casse les
couilleeeeeees...»</span></p>
<p><span>«Tu es sûr de ne pas vouloir mon
aide...»</span></p>
<p><span>Je relève la tête et plante mon regard
dans le sien.</span></p>
<p><span>«Ton aide oui. Le prix à payer,
non»</span></p>
<p><span>Il hausse les épaules en signe
d'indifférence. Se lève et part.</span></p>
<p><span>***</span></p>
<p><span>Faut que je me défoule. Que je me
dépense. Que je m'aère la tête. Que j'hurle!!
Après avoir laissé mes affaires chez moi, direction le Skate Park.
La nuit est tombée. L'endroit est simplement éclairé par des
lampadaires. Je ne suis pas le seul à venir ici. Je retrouve des
potes. Après une heure d'éclate et de chutes, je rentre.
Epuisé. Demain vendredi. Demain les vacances. Plus que deux
semaines. C'est la première fois de ma vie que je stresse
pour un devoir de littérature.</span></p>
<p><span>***</span></p>
<p><span>Dernier jour. Je tente bien de trouver
quelqu'un qui a des idées mais, le devoir n'inspire
personne. Fallait s'en douter dans une section
scientifique...C'est avec une certaine angoisse que je
me rends à la bibliothèque. Maximilian m'attend. Un sourire
vainqueur aux lèvres. Je m'installe toujours à la même table.
La pochette contenant le manuscrit devant
moi.</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«Ta
gueule»</span></p>
<p><span>J'ouvre la pochette, en sors les
feuilles jaunies et me surprends à prier pour enfin comprendre et
trouver une idée. Mais rien...rien que le souffle de
Maximilian sur ma nuque. Il est derrière moi. Immobile et
silencieux. Je n'ose pas bouger. Puis, sa voix s'élève,
comme un murmure. Il commence à lire, puis
s'arrête.</span></p>
<p><span>«Tu sais ce que tu dois faire pour
obtenir la suite...»</span></p>
<p><span>«Tu ne fais jamais rien pour
rien»</span></p>
<p><span>«Avant, je t'aurai dit
oui' sans hésiter mais là, j'ai besoin de me
sentir vivant, encore une fois et certainement, pour la dernière
fois. Alors...»</span></p>
<p><span>«Tu crois m'impressionner
mais tu ne fait que lire le texte. Je veux les
annotations»</span></p>
<p><span>«Fallait demander...là par
exemple, il écrit...Penser à rappeler les liens
entre... et là...Je
vais...'...
convaincu?»</span></p>
<p><span>«En un mot ou
deux»</span></p>
<p><span>«À toi de
choisir...»</span></p>
<p><span>Un semblant de rire s'échappe de
mes lèvres. Je suis vraiment un con vaincu
convaincu...</span></p>
<p><span>«Trois
mots»</span></p>
<p><span>Il éclate de
rire.</span></p>
<p><span>«Parfait. Il est temps de se mettre
au travail alors»</span></p>
<p><span>***</span></p>
<p><span>«!! J'suis
là! J'suis avec un pote. On va bosser sur un truc de
littérature»</span></p>
<p><span>Ma mère s'active dans la cuisine
avant de partir. Infirmière de nuit. Au mot
littérature', elle est sortie de la cuisine. Une
expression de surprise sur le visage.</span></p>
<p><span>«Tu as dit
littérature'? Mon fils va
bosser cette matière?»</span></p>
<p><span>«Mamannnnn...n'en
rajoutes pas...Maximilian va m'aider.
»</span></p>
<p><span>«! Hunter est
réfractaire à cette matière»</span></p>
<p><span>«C'est bon, il a
compris...on peut aller
bosser»</span></p>
<p><span>«Oui. Le repas est prêt. Il y en a
assez pour deux. Houlà!!! Je parle, je parle et l'heure
tourne. Bisous mon chéri.
Maximilian.»</span></p>
<p><span>Pas le temps de répondre, elle a
disparut.</span></p>
<p><span>«Tu comptes camper
là»</span></p>
<p><span>Je lui lance un regard noir. Il va
s'en dire qu'il est beaucoup plus impatient que moi. Je
traine les pieds jusqu'à ma chambre. Lorsqu'il referme
la porte, je sens mon coeur s'arrêter de battre et une
boule venir se loger dans ma gorge.</span></p>
<p><span>«Je ne vais pas te violer. Je
comptes sur ta coopération»</span></p>
<p><span>Son sourire narquois. Toujours. Encore.
Encore plus énervant en cette
circonstance.</span></p>
<p><span>Je réfléchis pour trouver une parade.
Repousser l'échéance.</span></p>
<p><span>«Et si tu me montrais ce que tu
sais faire avant»</span></p>
<p><span>De narquois son sourire est devenu
moqueur.</span></p>
<p><span>«Tu en es
sûr»</span></p>
<p><span>Je pique un
fard.</span></p>
<p><span>«!
Écrire»</span></p>
<p><span>Je le vois saisir une feuille de mon
imprimante, un stylo qui traine et écrire.</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>Il me tend la
feuille.</span></p>
<p><span>«???!!! Ça
veut dire quoi <em>j'ai envie de baiser, je perds
patience</em>'»</span></p>
<p><span>«Disons que c'est mon
inspiration du moment»</span></p>
<p><span>«J'peux pas. Pas comme ça.
Pas avec un mec! »</span></p>
<p><span>Il tend le bras. Eteins la lumière. Une
semi obscurité envahie la chambre. Puis, s'approche de moi.
Lentement. Dangereusement. Dénoue sa cravate sans me quitter des
yeux.</span></p>
<p><span>«Tu
préfères»</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«Ton silence vaut pour
consentement»</span></p>
<p><span><span></span>Il est tellement près que je sens
son souffle sur ma bouche. Ses lèvres sur mes lèvres. Sa langue
chaude et humide qui s'insinue dans ma bouche. Je tente
désespérément de me motiver. De penser à mon devoir, à la note qui
devrait me permettre d'avoir la recommandation de mon prof de
littérature. Mais la seule pensée qui traverse mon esprit
est-pourquoi je laisse un mec m'explorer les
amygdales?!!!- je ne dois pas vraiment mettre du coeur à
l'ouvrage car il arrête de
m'embrasser.</span></p>
<p><span>«Il va falloir te motiver
blondinet»</span></p>
<p><span>Je manque de m'étouffer en
entendant-blondinet-</span></p>
<p><span>«Tu crois que c'est avec ce
genre de sobriquet que je vais me motiver?! D'façon, je
n'y arrive pas. Je t'ai prévenu, les mecs, ce
n'est pas mon truc. Et si je te trouvais un mec qui aime ça,
les mecs?
J'ai un pote, j'suis sûr que t'es son genre. Il
fantasme sur les bruns, ton genre quoi. Pour me remercier, tu finis
ce foutu roman. Génial, non»</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«?...pourquoi
non»</span></p>
<p><span>«J'écris pour toi donc,
c'est à toi de me donner ce que je veux en
échange.»</span></p>
<p><span>«!! Il en
va de ma vie»</span></p>
<p><span>«Et moi, de ma
mort»</span></p>
<p><span>«T'es un marrant
toi!...j'te jure, je me motive...en plus, ça fait
un mois que je n'ai pas baisé, alors crois-moi, j'en ai
envie mais...j'y arrive pas. Et quand je te vois,
c'est pire...non!! T'es loin
d'être moche! Mais
ne vas pas te faire des idées!! J't'assure, les
mecs...ce n'est pas pour moi.
Désolé»</span></p>
<p><span>«Si me voir est le seul problème,
je vais y remédier»</span></p>
<p><span>Je le regarde surpris tandis qu'il
brandit sa cravate.</span></p>
<p><span>«Fermes les
yeux»</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«Fais-moi confiance. Fermes les
yeux»</span></p>
<p><span>J'obéis tout en lançant une
dernière offensive:</span></p>
<p><span>«Mon pote, c'est un super
coup au pieu tu dev...»</span></p>
<p><span>Sa bouche est venue clore mes lèvres puis
avec sa cravate il me bande les yeux.</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span><span></span>Je me sens tellement mal que
j'ai l'impression que mon coeur bat dans ma gorge.
Je déteste cette sensation de peur panique qui
m'étreint.</span></p>
<p><span>Il revient près de moi. Je ne le vois
plus mais, je sens son sexe contre moi. C'est dérangeant. Je
me concentre sur Mel, mais ce sexe me ramène sans cesse à la
réalité.</span></p>
<p><span>«Ton
sexe...»</span></p>
<p><span>«Je bande
oui»</span></p>
<p><span>«J'y arrive
pas...»</span></p>
<p><span>«Comme tu le dis si bien... Tu
me casses les couilles»</span></p>
<p><span>Je me sens projetais violemment, manquant
de m'étaler. Furieux, j'arrache mon
bandeau.</span></p>
<p><span>«T'as faillit me tuer,
connard»</span></p>
<p><span>«Et toi, tu
m'exaspères! Sors d'ici. Va
t'aérer. Je vais écrire. Quand tu reviens, tu la fermes,
surtout tu la fermeset je te baiserai.
Compris»</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«Compris. J'suis pas sourd.
Pas besoin de gueuler. Tu me fous dehors, mais...j'suis
chez moi»</span></p>
<p><span>Il me lance un regard meurtrier.
J'attrape mon skate, mon blouson et je me casse. Je me casse
de chez moi. Si un jour on m'avait dit ça...que je me
ferai virer par un inconnu, je ne l'aurai pas
cru...</span></p>
				</div>			</content>			<id>http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com/1279351/Le-dernier-mot-2/</id>			<link href="http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com/1279351/Le-dernier-mot-2/" />			<author>				<name>cass-tete</name>				<uri>http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-03-22T21:09:43+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Le dernier mot/ fiction yaoï</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>«Et terminons en beauté avec
l'excellent devoir de monsieur Dennehye, qui ne voulant pas
déroger à sa réputation a encore eus une excellente
note...DEUX!!! ...un point pour le papier et un
point pour l'encre. Comment autant de nullité peut-elle se
concentrer en un seul être?!! Vous viendrez me voir après le
cours»</span></p>
<p><span>Mon devoir atterrit sur la table. Un 2
entouré d'une grosse bulle rouge soulignée plusieurs fois
orne la première page.</span></p>
<p><span>D'un mouvement, je le fais glisser
sous mon classeur. Le cours se déroule comme d'habitude, sans
moi.</span></p>
<p><span>«...Pour la rentrée, vous
finirez l'oeuvre de M.L. 10 pages
minimum...»</span></p>
<p><span>La sonnerie salvatrice. Je jette mes
affaires dans mon sac lorsque la voix du prof
m'interpelle:</span></p>
<p><span>«!
»</span></p>
<p><span>Je m'arrête dans ma progression et
me retourne:</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«Vous êtes un élément doué sauf en
littérature. Vous le faites exprès? Pour
...m'emmerder»</span></p>
<p><span>Je lui souris sans
répondre.</span></p>
<p><span>«Vous voulez intégrer une école
prestigieuse après votre examen de dernière année...savez-vous
qu'il vous faut les recommandations de tous vos
professeursTous sans
exception...»</span></p>
<p><span>Mon sourire se
fige.</span></p>
<p><span>«Alors, un bon conseil. Tu vas me
rendre un devoir digne de toi. Tu trouveras le manuscrit à la
bibliothèque nationale. Et ne me déçois
pas.»</span></p>
<p><span>Je le regarde, bouche
bée.</span></p>
<p><span>«? Tu
n'as pas cours»</span></p>
<p><span>Je quitte la salle sous le
choc.</span></p>
<p><span>***</span></p>
<p><span>«!! Tu foutais
quoi»</span></p>
<p><span>Axel me tire par le
bras.</span></p>
<p><span>«Il te voulait quoi
l'autre»</span></p>
<p><span>«Si je lui rends une merde de
devoir comme d'hab.', il ne me filera pas sa
recommandation»</span></p>
<p><span>«Tu t'en tapes de sa
recommandation»</span></p>
<p><span>«Moi oui, mais pas l'école
que je veux intégrer...putain, je hais la
littérature»</span></p>
<p><span>«On a trois semaines pour lui
pondre son devoir...ça laisse de la
marge.»</span></p>
<p><span>«Mouais...putain de
merde!! Ça me casse les
couilles...»</span></p>
<p><span>Je me vautre sur mon bureau.
Axel<span></span> à mes côtés.
Mathématiques. J'aime. C'est une science claire, nette
et précise. Pas de place à l'improvisation, aux sentiments.
Des chiffres. Des résultats. C'est mon élément. Et
là,<span></span> je suis le
meilleur.</span></p>
<p><span>***</span></p>
<p><span>«? On va boire un
coup au Capucin.»</span></p>
<p><span>«Non, j'dois trouver le
roman, le lire et écrire une fin...plus vite je le fais, plus
vite je serai débarrassé.»</span></p>
<p><span>«Le prof nous a donné les photocops
la semaine dernière. T'en as fait quoi?... Mel sera là
aussi»</span></p>
<p><span>Je lui souris.</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>«Ben, c'est bien toi qui sors
avec elle, non»</span></p>
<p><span>«Sortir est un bien grand
mot...disons qu'il nous arrive de nous tenir
compagnie»</span></p>
<p><span>«Et elle pense la même chose que
toi»</span></p>
<p><span>Haussement
d'épaules.</span></p>
<p><span>«Je m'en fous de ce
qu'elle pense. Faut que je te laisse. J'ai balancé les
photocop'. J'pensais pas en avoir besoin...fait
chier bordel de merde...»</span></p>
<p><span>«T'inquiètes pas pour ça. Je
te les scanne et tu les a dans ta boite mails ce
soir»</span></p>
<p><span><span>»</span></p>
<p><span>Direction la bibliothèque
nationale.</span></p>
<p><span>***</span></p>
<p><span>C'est un grand bâtiment, moche et
gris dans lequel je n'ai jamais mis les pieds. Le bouquin que
je cherche est ici, quelque part dans les archives poussiéreuses.
Je demande de l'aide. Une dame me dévisage d'un air
soupçonneux.</span></p>
<p><span>«C'est pour un devoir. Je
dois lire ce manuscrit et trouver une
fin»</span></p>
<p><span>Elle semble hésiter puis me fait signe de
la suivre. On déambule dans des rayonnages. Elle inspecte les
étagères puis s'arrête subitement, tend le bras et extrait
une pochette cartonnée.</span></p>
<p><span>«Voilà. Vous pouvez le consulter
sur place. Si vous désirez une copie, cela vous coutera 5
euros»</span></p>
<p><span>Elle me laisse seul, la pochette sur les
bras. Je m'installe sur une table et commence à déballer mon
paquet.</span></p>
<p><span>Le manuscrit. Je me rends compte
aujourd'hui de la vraie signification de ce mot. Je regarde
la première page, hypnotisé par l'écriture, les tâches
d'encre, les ratures, les annotations. J'espère trouver
dans tout ce gribouillage l'inspiration, l'idée que
l'auteur aura laissé trainer. Je tente de déchiffrer ce
charabia.</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>Mais ce n'est pas
possible...</span></p>
<p><span>«Quel est le con qui ne sait pas
agrafer des documents»</span></p>
<p><span>Je saigne
et...</span></p>
<p><span>«Oh,
non»</span></p>
<p><span>Je viens de tâcher une page du manuscrit.
D'un revers de la main, j'essuie immédiatement ce qui a
pour effet d'étaler la tâche.</span></p>
<p><span>«!
Merdeee»</span></p>
<p><span>En tentant de trouver quelque chose pour
m'essuyer dans mon sac, je fais tomber la pochette et son
contenu. Les feuilles jaunies s'éparpillent sur le sol. Je me
baisse rapidement pour les ramasser. Une fois, le paquet rassemblé,
je me redresse en râlant.</span></p>
<p><span>«Ça commence bien...putain de
bordel de merde...sont même pas numérotées...comment je
vais faire pour remettre tout ce bordel en
ordre...»</span></p>
<p><span>«»</span></p>
<p><span>Je sursaute.</span></p>
<p><span>«Putain, mais t'es qui
toi!!
J'croyais que j'étais seul à consulter ces vieux
papiers»</span></p>
<p><span>Tout en me fixant, un sourire narquois
aux lèvres, il me tend la main dans laquelle je m'empresse de
mettre ce cadeau empoisonné.</span></p>
<p><span>«Me dis pas que t'es là pour
cet ouvrage»</span></p>
<p><span>«En quelque
sorte»</span></p>
<p><span>«Tu dois trouver et écrire une
fin»</span></p>
<p><span>«En quelque
sorte»</span></p>
<p><span>«Et à part en quelque
sorte', connais-tu d'autres mots de
vocabulaire»</span></p>
<p><span>Il me sourit. Enigmatique. Il a fini de
trier les feuilles.</span></p>
<p><span>«! Tu m'épates,
mec! Ce truc me rend malade...Je n'arrive pas à
déchiffrer les annotations de l'auteur...Tu arrives à
lire»</span></p>
<p><span>«Oui, j'ai travaillé
dessus»</span></p>
<p><span>«Ha...j'ai un devoir à
rendre mais je ne suis pas inspiré. Tu ne voudrais pas
m'aider»</span></p>
<p><span>«Si je t'écris la fin, que me
donnes-tu en échange»</span></p>
<p><span>«Des cours de
maths»</span></p>
<p><span>«Rien à foutre. Mieux que
ça...»</span></p>
<p><span>«J'sais pas. Annonce la
couleur, j'verrai si je peux t'aider ou
pas»</span></p>
<p><span>«Besoin de chaleur
humaine»</span></p>
<p><span>«Chaleur
humaine?...t'es tout de même pas en train de me
proposer un plan cul...»</span></p>
<p><span>«Je vois que tu m'as
compris.»</span></p>
<p><span>«Écoutes, je n'ai rien contre
les relations entre mecs, mais c'est vraiment pas mon
truc»</span></p>
<p><span>«Si tu changes d'avis, tu me
trouveras ici»</span></p>
<p><span>«Oui, mais non. Je pense que je
vais me débrouiller tout seul»</span></p>
<p><span>Je remballe mon matos et rentre chez moi
en pensant à ce gars.</span></p>
				</div>			</content>			<id>http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com/1278033/Le-dernier-mot-fiction-yao/</id>			<link href="http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com/1278033/Le-dernier-mot-fiction-yao/" />			<author>				<name>cass-tete</name>				<uri>http://cass-tete.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2009-03-21T17:36:31+01:00</updated>		</entry></feed>