<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com</title>		<id>http://blog.jeuxvideo.com/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[La mort au bout des doigts]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com</uri>		</author>		<updated>2008-11-03T13:52:12+01:00</updated>		<entry>			<title>Chapitre 2 [partie 3] et Chapitre 3 [partie 1]</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>


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<p><span>
<span></span>
Soudain, la créature se mit à rire. D'un rire machiavélique.
Presque désespéré. Elle s'approcha, et se colla tout contre
Matthew, jusqu'à que leurs nez se frôlent. Elles sourirent en
coeur. Matthew se rapprocha encore plus du miroir, et appuya
son front contre la glace. C'était froid. Elle regardait la
créature. La créature la regardait. Elle ne se reconnaissait pas en
son image.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Certains disent que le corps n'est que le reflet de
l'âme. Maintenant, la jeune fille savait que c'était
faux. C'est juste une enveloppe charnelle que l'on vous
a assigné à la naissance et que vous ne choisissez pas. Personne ne
peut savoir votre passé, votre présent si vous ne le montrez pas
volontairement. Tant d'années passées derrière une vulgaire
façade de chair suffisent à cacher bien des secrets.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Le lendemain, quand Matthew ira au lycée, elle sera une fille
normale. Elle suivra les cours normalement, comme une adolescente à
la vie normale. Elle évitera les journalistes, comme si elle
n'était pas concernée, car elle, a une apparence normale aux
yeux de la société. Seuls ceux qui auront eu vent de loin ou près
de son histoire et ayant un visage à mettre sur «Matthew la
pauvre fille qui n'a pas de chance car son père vient de se
faire éclater la tête par un malade» sauront ce qui lui ai
arrivé. Et encore. Ils oublieront vite. Tant mieux. Ce n'est
pas intéressant.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Un bruit tira l'adolescente de ses rêveries: la
sonnerie de son portable. Celui affichait un message de Jared.
Matthew soupira, et jeta son appareil en arrière sur son lit. Même
à lui, elle n'avait pas envie de répondre. Elle ne pouvait
pas répondre. Il fallait qu'elle se prépare pour le
lendemain, et le jour d'après, et tous les jours qui
suivront, et le reste de sa vie. Chaque seconde qui passerait, elle
se battrait. Contre elle-même.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p>
<span>
*</span><span>*</span></p>
<p>
<span>
</span></p>
<p><span>
<span></span>
Y a des fois où il y a cette putain de joie de vivre qui vous
étreint le coeur, et vous ne savez même pas pourquoi. Vous
sentez une chaleur qui vous enveloppe, et vous qui vous transporte
dans un autre monde. Vous planez au dessus de tout, ne vous
préoccupez de rien. Vous êtes heureux, c'est tout. Il y a des
gens qui s'en rendent compte, d'autres non, car ils ont
tellement l'habitude des petits bonheurs de la vie
qu'ils ne se préoccupent même pas de la chance qu'ils
ont. Les autres sont des anges déchus par le ciel. Enfermés en
enfer, et à qui on aurait laissé un moment de joie provisoire. Eux
reviennent de loin. Eux ont vécu, et savent ce que cela veut dire
«». Alors ils profitent de ces instants comme
si c'était le dernier, et respirent l'insouciance de
telle façon à ce qu'une aura émane d'eux, et que leurs
amis s'en étonnent et rient avec eux. Rire de quoi? De
rien. De tout. De la vie. De ces imbéciles qui n'en ont pas
encore saisi le sens, si subtil que presque insaisissable. Ces
anges ont tendance à se regrouper. A marcher en bande, avançant
groupés sur le long chemin. Est-ce bien, est-ce mal, ne pouvons en
juger, nous, pauvres spectateurs de cette pièce dont nous sommes
nous-mêmes les acteurs pour ceux qui nous regardent.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Andreas. Mon si petit Andreas.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Tu as mal. Tellement mal. Toi, sur ce chemin, tu avances seul. Et
tu cours. Le plus vite que tu peux. Tu veux fuir. Et bien, fuis,
mon enfant. Fuis! Personne ne peut m'échapper. On est
tous la victime de quelqu'un. Ils sont les tiennes, eux, ces
pauvres innocents que tu dois tuer. Et tu es la mienne. Au moins,
tu sais toi, pourquoi tu iras chez moi. Peut-être sera tu
l'un des seuls, mais si tu tenteras sûrement, en vain car tu
sais pertinemment que tu n'y réchapperas pas, de me dissuader
de t'amener ici. Fuis. Cours le plus loin que tu
peux.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Mais sache que personne, ne peut échapper au diable.</span></p>
<p><span>
</span></p>
<p>
<span>
*</span><span>*</span></p>
<p>
<span>
</span></p>
<p><span>
<span></span>
De retour chez lui, Andreas se débarrassa vite, très vite de sa
veste, et se jeta dans son canapé. Il se souleva légèrement, et
déposa l'enveloppe blanche délicatement en dessous du
rembourrage du canapé. Au cas où quelqu'un venait le voir,
même s'il n'y avait que très peu de chances que ça
arrive, il faut toujours se méfier. Il lui en restait encore de
celle qu'il avait achetée la dernière fois. C'est avec
fébrilité qu'il décacheta la deuxième enveloppe, la plus
grande. Il y avait deux feuilles. La première était une sorte de
fiche d'identité, où étaient épinglées plusieurs photos
d'un même homme répondant au nom de Marc Lacombe, 23 ans,
fiancé à une charmante jeune fille mais qui, malheureusement pour
lui, n'aurait jamais le temps de l'épouser. La
deuxième, était un tableau à trois colonnes: nom, date,
détails qu'on avait manifestement glissé là pour avoir
un compte rendu précis des missions d'Andreas, en plus du
petit exposé oral qu'il leur ferait pour avoir une autre
tâche à remplir. Et c'était tout. La nouvelle vie de
l'adolescent se résumait à deux feuilles. Ca aurait presque
pu être drôle si le jeune homme ne s'était pas mis à
trembler, crise due au manque.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Du plus vite qu'il pouvait, il attrapa une ancienne cravate
de son père traînant là, se fit un garrot, et se libéra. Enfin.
Planant au dessus de toutes ces horreurs, ces atrocités qu'il
avait commises, se décollant de l'emprise si lourde que nous
impose la réalité jour après jour, nous rattachant sur Terre alors
qu'on serait si bien là-haut, avec les anges, Andreas, la
bave aux lèvres, se laissa emporter par ce flot de bonheur. Une
petite, si petite heure de pur plaisir, à laquelle suivraient
celles, maussades, du manque. Alors, pour ne rien perdre, le jeune
homme s'entailla les veines, et suçant son propre sang, gorgé
d'une drogue presque pure.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Quand Andreas reprit conscience du monde qui l'entourait,
quelques instants plus tard, qui lui paraissaient si longs sur le
coup, et si courts après, il se posa la question du
<em>Comment</em>. Mais comment allait-il s'y prendre, pour
tuer ce «», comme il l'avait
surnommé quand il avait aperçu sa photo. Il ne savait pas trop.
Enfin, il savait juste qu'il avait envie de le voir souffrir.
Agoniser lentement, en toute conscience que plus rien désormais, ne
pourrait le sortir de ce trou si noir et si profond, et si
attrayant parfois pourtant qu'est la mort.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Son regard se posa tout à coup sur un objet. L'adolescent eut
un flash. Une envie. Une pulsion. Il allait envie de s'en
servir. Il était banal, mais c'était ce qui faisait son
charme. Il était au moins certain, que personne avant lui ne
l'avait utilisé pour tuer quelqu'un. C'est
évidemment le rêve de tout psychopathe: laisser sa trace dans
l'histoire. Et encore une fois, il
souritParfait. Tout est absolument
parfait.»</span></p>
<p><span>
<span></span>
Mais avait-il seulement conscience que quelque chose, ou plutôt
quelqu'un, pouvait contrecarrer ses plans? J'en
doute.</span></p>
<p>				</div>			</content>			<id>http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com/1170600/Chapitre-2-partie-3-et-Chapitre-3-partie-1/</id>			<link href="http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com/1170600/Chapitre-2-partie-3-et-Chapitre-3-partie-1/" />			<author>				<name>bloodyandreas</name>				<uri>http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2008-11-03T13:52:06+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>B'jour =D</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Je viens de me connecter, et alors que j'ai pas posté depuis
super longtemps, je trouve pleins de coms.</p>
<p>Franchement, ça fait super plaisir </p>
<p>Je vais être sincère avec vous, ej continue pas trop cette
histoire, mais pas trop. Enfin, je fais une page de temps en temps,
comme pour toutes mes autres histoires (qui ne sont pas sur le
net). L'écriture n'est pas mon principal free-time, ni le dessin
d'ailleurs donc voilà. J'en suis sincèrement désolée car je suis
d'une lenteur impardonnable --'</p>
<p>Donc pour me faire pardonner, je vous mets tout ce que j'ai
écrit jusque là (quoi que, c'ets pas beaucoup T_T)</p>
<p>Enormes bisous ! </p>
				</div>			</content>			<id>http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com/1170598/B-jour-D/</id>			<link href="http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com/1170598/B-jour-D/" />			<author>				<name>bloodyandreas</name>				<uri>http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2008-11-03T13:48:44+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Chapitre 2 [partie2]</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>
Hey tapette, viens par
ici</span></p>
<p><span>
<span></span>
Le jeune homme se retourna, se demandant d'ou pouvait
bien sortir une voix aussi familiere. Il regarda autour de
lui, avant d'apercevoir une ruelle sombre a sa gauche.
A peine eut-il fait un pas dans cette direction, qu'il fut
happe par le col, et reu un grand coup dans
l'estomac. Ensuite, il fut colle au mur par un corps
imposant qu'il ne connaissait que trop bien. La voix suave,
accompagnee d'une haleine ou l'alcool se
faisait sentir, poursuivit:</span></p>
<p><span>
a fait un
bail que t'es pas venu nous
voir.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Vampire... Il detestait ce surnom. Il l'avait eut
la premiere fois ou il s'etait battu
avec l'un d'entre eux. Il l'avait mordu.
Jusqu'au sang. Et apres... Il en avait tout
autour de la bouche. Alors il avait leche.
Jusqu'a qu'il ne reste plus rien. Il
etait fier, mine de rien, d'avoir gagne. Alors
il leur avait sourit. Grave erreur. Cela les avait fait rire. Alors
que le type se vidait de son sang par terre. Plus tard, il apprit
qu'il etait mort dans la nuit. D'une overdose.
Mais la morsure n'avait rien arrange. Alors depuis ce
jour, les gens du milieu le consideraient comme un tueur,
bien qu'ils ne l'en respecterent pas
d'avantage.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Et puis. Andreas aussi. Bizarrement, il avait pris du plaisir
a ridiculiser cet homme. A l'humilier. A le mordre. Et
puis a lecher son sang.<span></span> Et puis apres... Il
avait toujours cherche a ressentir de nouveau cette
sensation. Alors il se coupait, et buvait son propre sang. Mais
cela n'avait jamais suffit. Et ils lui avaient
demande. Et il avait dit oui. Par pur plaisir. Mais aussi
par necessite. C'etait la
premiere fois qu'il avait envie de
travailler.</span></p>
<p><span>
T'as bien fait
c'qu'on avait convenu?
</span></p>
<p><span>
<span></span>
Le jeune homme enleva les deux mains qui le bloquaient contre le
mur.</span></p>
<p><span>
Ouais, bien sur, tu
m'prends pour qui?</span></p>
<p><span>
- Ah ouais, et<span></span> t'as decide
quoi alors? Tu acceptes notre petite
proposition</span></p>
<p><span>
<span></span>
Visiblement, son interlocuteur ne le prenait pas au serieux.
Comme s'il avait pu oublier l'offre qu'ils lui
avaient faite la semaine derniere. C'etait la
chance de sa vie. Et il l'avait prise. Il leva ses yeux
d'ors liquides vers ceux, petits et enfonces, de celui
qu'on nommait Steevie.</span></p>
<p><span>
J'ai bute mon
pere.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Steevie eclata de rire.</span></p>
<p><span>
a te fait
rire?</span></p>
<p><span>
- T'avais l'air tellement
serieux, tellement determine quand t'as
dit a que t'avais vraiment une tronche de
con!</span></p>
<p><span>
- Je
t'emmerde.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Les sourcils de Steevie se froncerent.</span></p>
<p><span>
T'as dit quoi, petite
frappe?</span></p>
<p><span>
- Que j'avais bute mon
pere.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Meme s'il avait peur, jouer au chat et a la
souris avait toujours plu a Andreas. D'ailleurs, ne
jouait-il pas a ce meme jeu avec ses
victimes?</span></p>
<p><span>
Ouais, je crois aussi,
repondit la  d'un air
dubitatif.</span></p>
<p><span>
- Vous m'prenezalors
?</span></p>
<p><span>
<span></span>
Il reu une grosse bourrade dans le dos.</span></p>
<p><span>
! Mais au
moindre ecart... T'es un homme
mort</span></p>
<p><span>
<span></span>
Steevie lui remit deux enveloppes. Une grande et en papier kraft.
Il y a avait du papier a l'interieur. La
deuxieme, plus petite, etait blanche. Et il pouvait
clairement sentir la drogue a
l'interieur.</span></p>
<p><span>
<span></span>
C'etait officiel. Il tuait pour
vivre.</span></p>
<p><span>
Son premier dossier.</span></p>
<p><span>
<span></span>
Qui etait loin d'etre le
dernier.</span></p>
<p>
<span>
</span></p>
<p>
<span>
*</span><span>
*</span><span>
*</span></p>
<p>
<span>
</span></p>
<p><span>
<span></span>
Matthew etait assise sur ses genoux sur le sol. Elle se
regardait fixement sans le miroir de la chambre. Devant elle, se
tenait une pauvre creature. Si elle l'avait
rencontree dans la rue, elle l'aurait surement
evite. <span></span>Elle avait les yeux d'un
bleu profond, l'un de ceux ou l'on se perd si on
le fixe. Ses joues etaient noires. Noires de maquillage. Il
avait coule a cause des larmes. Sa bouche formait un
horrible rictus, perdu quelque part entre le sourire et
l'ecoeurement. Ses cheveux etaient
emmeles, et sa frange pas droite. On aurait presque
dit qu'elle s'etait coupee les cheveux
aux ciseaux. Et pour cause. C'etait le cas. De rage,
hier, elle les avait pris dans sa trousse, et avait troque
ses longs cheveux contre un carre mi-long mal coupe.
Elle avait completement rate la frange, qui allait en
diagonale de son visage. La creature etait
habillee de noire, comme pour s'assortir au paysage
qui s'offrait aux yeux de quiconque tournait
legerement la tete. Il faisait tres
sombre, et il avait commence a
neiger.</span></p>
				</div>			</content>			<id>http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com/1017590/Chapitre-2-partie2/</id>			<link href="http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com/1017590/Chapitre-2-partie2/" />			<author>				<name>bloodyandreas</name>				<uri>http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2008-05-03T20:34:48+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Chapitre 2 [partie1]</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p><span>
Chapitre 2</span></p>
<p>
<span>
</span></p>
<p>
<span>
</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
A l'unisson, trois-six chaises raclerent sur le sol,
laissant leurs occupants se lever.</span></p>
<p>
<span>
</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Le directeur de l'etablissement venait de rentrer dans
la salle des terminales S. Il affichait une mine
preoccupee.</span></p>
<p>
<span>
Bien, comme vous avez pu le
constater, une nouvelle est arrivee dans votre classe
hier.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Trente-cinq paires d'yeux se poserent sur la chaise
vide de Matthew.</span></p>
<p>
<span>
Et comme vous le voyez,
aujourd'hui, elle n'est pas la. Et pour cause,
je ne sais pas si vous en avez entendu parler, mais son pere
est mort hier. Je dirais plus precisement qu'il
a ete
assassine.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Des murmures retentirent dans la classe. Andreas, quant a
lui, se figea sur sa chaise. Il venait de comprendre qu'il
avait tue le pere de sa voisine de cours. Une goutte
de sueur roula le long de sa colonne vertebrale. Elle allait
forcement savoir que c'etait lui.
Deja, hier, elle n'etait pas tres
encline a la conversation_ et lui non plus d'ailleurs_
et ils s'etaient montre le plus grand
mepris. Le jeune homme secoua la tete. Il devenait
paranoiaque. Bien sur que non, elle ne penserait pas
a lui. Ils se connaissaient a peine, et elle
n'allait tout de meme pas imaginer que, pour
l'unique raison qu'ils ne s'aimaient visiblement
pas, il avait tue son pere.</span></p>
<p>
<span>
Je vous demanderai donc, demain,
de vous rendre aux obseques de feu monsieur Highton. Faites
le au moins pour Matthew, meme si vous n'avez jamais vu
son pere. C'est un moment tres difficile
a passer, la mort d'un membre dans sa famille, surtout
de cette fa</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Tous baisserent la tete, en signe de respect. Ils
viendraient.</span></p>
<p>
<span>
</span></p>
<p>
<span>
*</span><span>
*</span><span>
*</span></p>
<p>
<span>
</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Matthew etait reconnaissante a tous les gens de sa
classe d'etre venus. Mais en meme temps. Elle ne
voulait pas de leur pitie. Tous etaient venus au
moins une fois lui poser une main sur l'epaule, pour
lui dire a quel point ils etaient
desoles, et tout ce qui allait avec. Tous, sauf un.
Andreas. Mais cela ne l'etonnait pas. Elle ne
l'avait meme pas vu, et ne s'attendait pas
a ce qu'il vienne.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
A cote d'elle, sa mere etait sur
le point de s'evanouir. Elle et son mari
etaient maries depuis un peu plus de vingt cinq ans,
et voila qu'en un jour, elle l'avait
perdu.<span></span> La mere
de feu monsieur Highton pleurait a chaudes larmes, soutenant
sa belle-fille du mieux qu'elle pouvait, ayant
deja elle-meme a tenir debout. Matthew
avait du mal a tenir le coup. A cote
d'elle, Jared lui tenait la main. En retour, elle lui
plantait les ongles dans la peau, s'empechant de
hurler. Elle etait soulagee qu'il ait pu venir,
meme si plusieurs dizaines de kilometres les
separaient desormais.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Le cercueil de bois contenant l'horloger etait
pose majestueusement sur un piedestal, au milieu de
l'allee de l'eglise. De nombreuses fleurs
le recouvraient, funestes presents en guise de compassion
envers la famille, d'amour ou d'amitie. Des dons
avaient ete deposes dans une corbeille
prevue a cet effet au pied de l'oeuvre.
C'etait pour les messes. Le bois du cercueil
etait humide, a cause de l'eau
benite</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Le prete pronona le dernier sermon, et mit fin
a la ceremonie. Les spectateurs venus assister
a la ceremonie commencerent a se
lever. Plusieurs journalistes s'approcherent de la
famille du defunt, avides d'informations qu'ils
pourraient devoiler sur le meurtre. Matthew ne voulait pas
parler. Vite, elle se degagea, et courut vers la sortie de
l'eglise, bousculant les personnes sur son passage.
Jared, quant a lui, etait reste coince
par le blocus de journalistes, et tentait tant bien que mal de se
degager.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Les larmes de la jeune fille roulaient sans fin sur ses joues. Elle
commena a devaler a toute allure le
parvis du monument, quand elle se heurta a quelqu'un.
Cette personne lui prit les deux epaules, et la fit reculer
legerement. Elle leva la tete et son regard
rencontra deux yeux dores. Andreas.</span></p>
<p>
<span>
Tu pleures.</span></p>
<p>
<span>
- Mais non, je t'assure que non, je
fais du tricot la, a se voit pas, lui cracha-t-elle
avec mepris</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Il eut un petit rictus.</span></p>
<p>
<span>
 Vous etes tous pareils,
vous, les gens. Vous n'avez pas encore compris que la vie
n'est pas rose tous les jours, et vous vous croyez a
l'abri de tous problemes. Et quand ils vous tombent
dessus, vous vous effondrez dans un coin en
chialant.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Ses larmes s'etaient arretees de couler.
Elle sentait la rage monter en elle. Elle frona les
sourcils, et serra son poing.</span></p>
<p>
<span>
Je te defends de dire
quoi que ce soit sur la memoire de mon pere!
T'es meme pas venu a ceremonie,
alors de me regarder comme si j'etais une
gamine</span></p>
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<span></span>
Andreas ricana.</span></p>
<p>
<span>
Si tu veux. Je ne parle pas de
ton pere. Mais de la vie en general.
C'est marche ou creve. Soit t'avances, soit tu
restes dans ton coin a rien foutre. A la rigueur,
reflechis en avanant. Mais bouge toi, sinon
tu resteras sur la touche toute ta vie. Et
puis...</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Il se pencha vers elle, et murmura au creux de son
oreille:</span></p>
<p>
<span>
Fais attention a
toi.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Pour ensuite tourner les talons, et repartir. Matthew resta seule,
sur le parvis, a mediter les dernieres paroles
du jeune homme. Surtout sa derniere phrase. Que voulait-il
dire par la? Elle sentit deux mains qui se voulaient
rassurantes se poser sur ses epaules.</span></p>
<p>
<span>
C'etait qui ce
bouffon</span></p>
<p>
<span>
Elle se tourna vers son interlocuteur. Elle
sourit a Jared. Il etait tres protecteur, et
cela n'etait pas pour lui
deplaire.</span></p>
<p>
<span>
Un... Un journaliste qui
voulait absolument une interview. Je lui ai dit
non.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Mais pourtant elle lui mentait. Pourquoi? Elle-meme ne
le savait pas. Pour l'instant, elle ne
preferait pas y penser. Elle se hissa sur la pointe
des pieds et l'embrassa.</span></p>
<p>
<span>
T'inquiete, je suis
juste tres triste et assez
retournee.</span></p>
<p></p>



<p></p>
<p><strong>J'ai vu que des gens du fofo etaient
passes par ici.</strong></p>
<p><strong>Merci =D</strong></p>
<p><strong>Chuis contente que a vous plaise.</strong></p>
<p><strong>Merci Bea et Rikku (une deuxieme
dedicace pour ta pomme xD)</strong></p>
				</div>			</content>			<id>http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com/1007698/Chapitre-2-partie1/</id>			<link href="http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com/1007698/Chapitre-2-partie1/" />			<author>				<name>bloodyandreas</name>				<uri>http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2008-04-22T21:01:46+02:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Chapitre 1 [partie 3]</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>
<span>
<span></span>
La main du jeune homme qui reposait alors negligemment sur
le comptoir se crispa tout d'un coup. Il ferma les yeux, et
les rouvrit tres vite. Il savait bien qu'il ne pouvait
pas y avoir de plan sans faille. Et il venait de trouve sa sienne.
Quand il avait plante le couteau dans le ventre de son
pere, le sang avait eclabousse un peu partout,
y comprit sur le reveil. Et lui, il avait betement
oublie ce detail. Et puis soudain, la lumiere
se fit dans son esprit. Et tout s'enchaina tres
vite.</span></p>
<p>
<span>
!
Mais qu'est-ce que vous avez fait avec? Vous lui avez
fait prendre un bain ou quoi! En
vingt ans de carriere,
je...</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Un bruit sourd et mat retentit. Le gerant ne put finir sa
phrase, il avait ete frappe violemment
a la tete avec un parapluie. Andreas contourna le
comptoir, afin de rejoindre l'homme allonge sur le
sol. Celui-ci etait a demi conscient, mais ne pouvait
pas bouger. Le jeune homme enleva l'objet de ses tourments
des mains de l'horloger qui le serrait encore contre lui. Il
se saisit de ses deux pieds, et le traina dans la remise de
la boutique. Il allongea l'homme sur le dos, puis
s'assit a califourchon sur, le parapluie toujours dans
les mains. Longuement, il le regarda ses yeux bleus a
demi-clos, qui ne percevait plus rien, sinon une douleur sans borne
dans le crane. Ils savaient tous deux ce qu'il allait
se passer.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Les yeux d'Andreas s'allumerent d'une
lueur, qui s'eteignit immediatement. Il fut
parcouru d'un spasme et roula sur le cote,
a terre, aux cotes de l'homme. La joie
qui lui avait etreint le corps depuis hier s'en
etait allee. Maintenant, il en avait besoin. Il le
fallait.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Il laissa choir le parapluie sur le cote, et se rendit
en rampant jusqu'a son sac qu'il avait
laisse dans la boutique. Il l'ouvrit, et se mit
a chercher febrilement dedans. Il en ressortit,
victorieux, sa raison de vivre. Sa raison de tuer. Une seringue et
du coton.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Maladroitement, il se chercha une veine, et planta
immediatement l'aiguille dedans. Vite, il appuya, et
ses traits tortures sous le manque se detendirent peu
a peu au fur et a mesure que la drogue
s'infiltrait dans son sang. Une fois terminee, il
rangea la seringue, s'essuya l'avant bras avec le
coton, et rangea le tout dans son sac. Il s'avana
a quatre pattes vers sa victime.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
L'homme, toujours couche par terre, remuait
faiblement, le bras tendu en avant contre le mur. Andreas comprit
tout de suite de quoi il s'agissait. Il ecrivait avec
son sang, celui qui sortait de sa tete depuis le coup de
parapluie. Vite, le jeune homme repris son arme improvisee,
et l'abattit sur l'epaule de l'horloger,
qui se mit a hurler. Un craquement sonore avait
traverse la piece.</span></p>
<p>
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<span></span>
Andreas, sous l'emprise de la drogue, se sentait dix mille
fois plus fort qu'il y a cinq minutes. Il se releva
soudainement, et du bout du pied fit rouler de nouveau
l'homme de faon a ce qu'il soit sur le
dos. Ensuite, il plaa chacun de ses pieds sur l'une
des epaules de sa victime, qui criait de plus en plus fort,
et se mit a basculer son poids d'avant en
arriere, faisant rouler les os de l'homme contre le
sol, jusqu'a qu'il n'y ai plus rien, et
qu'il ne sente plus aucune resistance entre son talon
et le carrelage. Les deux epaules
deboites, les bras de l'horloger
pendaient mollement de chaque cote de son corps,
tandis que des larmes roulaient, de plus en plus nombreuses, sur
ses joues.</span></p>
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<span>
<span></span>
Le bourreau fut soudain traverse d'une pensee
sadique. Il prit la pointe de son parapluie, et la posa tout
doucement contre le front de l'homme. Celui-ci arreta
de pleurer. Il n'y avait plus aucun bruit dans la
piece, sinon la respiration saccadee de
l'horloger. Le calme avant la tempete. Un sourire
sadique traversa le visage de l'adolescent. Le
deuxieme en deux jours. C'etait
rare.</span></p>
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<span></span>
Puis il appuya de toutes ses forces, de tout son poids, le tout son
coeur, sur le manche du parapluie, qui opposa d'abord
une petite resistance, puis, plus rien du tout,
jusqu'a rencontrer dans un bruit sec le sol de la
piece. C'etait finit.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Andreas retira d'un geste souple le parapluie et le retourna.
La pointe etait couverte de sang. Il passa un doigt dessus,
qui devint immediatement rouge. Il l'approcha de ses
levres, et gouta. Savoura. Encore une saveur nouvelle.
Quelque part au plus profond de son etre, il
s'habituait a cette jouissance. Celle du pouvoir de
vie et mort sur l'etre humain. Peut-etre avait
ete-t-il force au debut de tuer. Mais
maintenant... Il ne savait plus. En tout cas, il devrait leur
faire un rapport de toute cette histoire. Ils n'allaient pas
etre contents de la tournure que prenaient les choses, mais
bon, c'etait comme a et pas
autrement.</span></p>
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<span>
<span></span>
Il chercha des yeux un point d'eau, avant d'apercevoir
un lavabo. Doucement, il rina l'arme du crime,
jusqu'a que toute trace de sang est disparue, puis
alla le poser a cote de son sac.
Puisqu'il allait laisser le corps ici, et commence
a etre recherche, autant prendre le parapluie,
cela pourra toujours lui etre salutaire, vu que la police ne
connaitrai pas l'arme du crime avant un laps de temps qui lui
laissait nettement le temps de se preparer a toutes
les eventualites. <span></span>Il lava ensuite les traces de
sang les plus apparentes sur ses vetements, pour ne pas se
faire remarquer dans la rue. Il y passerait plus de soin chez lui,
mais ici, quelqu'un risquait de rentrer a tout
moment.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Le jeune homme s'accroupit ensuite pres du cadavre.
Etait-ce une preuve qu'il avait laissee sur le
mur? Si oui, que pouvait-elle indique aux
enqueteurs? Qu'il etait un adolescent
blond, avec des yeux dores? Cela n'allait pas
les aider beaucoup. En fait, sur les parois de la piece,
l'homme avait marque Joyeux
anniversairea les sourcils. Comment
devait-il le prendre? Ce n'etait pas son
anniversaire aujourd'hui, et de toute faon,
l'homme n'aurait pas pu le savoir. Il n'avait
donc pas a prendre ces mots contre lui. Il decida de
laisser cette marque sur le mur qui, a ses yeux, ressemblait
plutot a des dernieres volontes
qu'autre chose. Andreas reprit donc son sac, son parapluie,
et quitta la boutique a grandes enjambees, son
reveil en securite dans ses
mains.</span></p>
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*</span><span>
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<span></span>
Matthew etait tout simplement heureuse pour la
premiere fois depuis deux semaines. Elle marchait d'un
pas allegre. Son pere tenait une petite boutique non
loin du square ou elle avait vu Jared. Ainsi, elle
decida de passer le voir avant de rentrer chez elle. Elle
poussa la porte de la boutique.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
L'adolescente fut surprise de ne trouver personne, car
d'habitude, son pere etait toujours la
pour accueillir les clients, et s'absentait rarement. Elle
decida donc d'aller voir dans la
remise.</span></p>
<p>
<span>
<span></span>
Avez-vous deja eu l'envie de mourir comme elle
l'eut? Avez-vous deja senti vos tripes se
tordre, et vous donner envie de vomir sans que vous en ayez
a peine conscience? Avez-vous deja
rampe sur le corps d'un etre cher, couvrant le
votre de son sang? Avez-vous deja essaye
de secouer quelqu'un, en sachant pertinemment, que plus
jamais il ne reviendrait?</span></p>
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<span></span>
Alors vous ne savez pas ce qu'a vecu Matthew ce
jour. Ni ce qu'elle ressentit en voyant les dernieres
pensees de son pere.</span></p>
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<span></span>
<em>Joyeux
anniversaire.</em></span></p>
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Il y avait pense. Matthew cria. Elle voulait mourir.
Vraiment.</span></p>
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<p><strong>C'est goooore n_n.</strong></p>
<p><strong>N'empeche.</strong></p>
<p><strong>J'me fais peur quand je me relis.</strong></p>
<p><strong>Si mes parents tombent dessus, sur ils m'envoient
chez le psy xD</strong></p>
				</div>			</content>			<id>http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com/992585/Chapitre-1-partie-3/</id>			<link href="http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com/992585/Chapitre-1-partie-3/" />			<author>				<name>bloodyandreas</name>				<uri>http://bloodyandreas.blog.jeuxvideo.com</uri>			</author>			<updated>2008-04-07T19:19:18+02:00</updated>		</entry></feed>