<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">		<title>http://chrisdesiles.artblog.fr</title>		<id>http://artblog.fr/</id>		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://chrisdesiles.artblog.fr/atom.xml" />		<subtitle><![CDATA[Couleurs du Sud]]></subtitle>		<rights>Copyright (c) 2006, Hi-pi</rights>		<generator>Hi-pi ATOM generator</generator>		<author>			<name>Hi-pi</name>			<uri>http://chrisdesiles.artblog.fr</uri>		</author>		<updated>2010-03-12T02:40:05+01:00</updated>		<entry>			<title>L'insoutenable légèreté de l'être. (MK)</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Je veux
mourir dans mon pays. C'est une idée idiote. Mourir ici ou
là...quelle différence ? La phrase est donc mystérieuse. Elle
recouvre une autre entité. Elle me sert de rempart contre
l'incrédulité de mes interlocuteurs qui s'étonnent de ma
détermination à vouloir un jour retourner dans un pays dont tout le
monde se plaint. Disons surtout ceux qui y vivent, car ceux qui n'y
sont pas, rêvent d'y être.</p>
<p>Riche d'une liberté qui permet
les distances, j'ai navigué trés loin, avide d'émotions fortes,
mais...</p>
<p>Quel est ce dernier souffle qui
ne sera parfait que s'il est géographiquement lié à une terre
définitive ?</p>
<p>La nécessité de ne pas
abandonner... Et si un jour , toujours lointain, un de mes enfants
avait besoin de moi et que je ne sois pas là ? Et si des mers et
des terres, soudainement infranchissables, me creusaient le coeur
d'une abscence intolérable ? Et si un jour l'un deux pouvait me
dire: ... et tu n'étais pas là...</p>
<p>Retourner aux origines , finir
l'inachevé. Prévoir l'ultime présence.</p>
<p>Et pourtant fière de savoir
qu'ils n'ont besoin de rien, pas même d'une mère, tant leur vie est
parfaite...</p>
<p>Etre la dernière sentinelle,
rempart inutile d'une guerre perdue d'avance puisque la vieillesse
est la dernière défaite. Mais être là, de retour à mon poste.
Boucler le noeud qui évitera aux perles de sombrer tout à fait dans
l'océan de l'oubli. Dernière victoire sur l'inéluctable. Dernière
référence d'un temps passé pour une génération future, inconnue,
qui raturera une histoire incompréhensible.</p>
				</div>			</content>			<id>http://chrisdesiles.artblog.fr/526211/L-insoutenable-l-g-ret-de-l-tre-MK/</id>			<link href="http://chrisdesiles.artblog.fr/526211/L-insoutenable-l-g-ret-de-l-tre-MK/" />			<author>				<name>chrisdesiles</name>				<uri>http://chrisdesiles.artblog.fr</uri>			</author>			<updated>2010-03-12T02:40:04+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Ce matin</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Ce matin
Tahiti et Moorea pensent leur plaies.</p>
<p>Comme tous les vendredi matin,
nous prenons la voiture pour aller au ravitaillement de l'autre
coté de l'île.Une seule route, la route de ceinture en mauvais état
à 50°/°. Le départ a lieu sous la pluie. Ciel plombé, mer
plombée.</p>
<p>Le retour fut une autre affaire.
D'abord le "super marché" commençait d'être inondé. Nous n'avons
pas trainé. Alors la cataracte qui maintenant tombait du ciel
giclait à tombeau ouvert et gros bouillons.</p>
<p>Retour. Deux rivières
traversaient la route. A l'opposé, c'était de la boue. Cela fait
deux jours plein qu'il pleut. Papeete était fermée. La desserte
domestique des avions stoppée.</p>
<p>Encore des taudis broyés, plantés
tout en bord de rivière pour le confort des évacuations en diverses
eaux usées. (ben oui, tout se retrouve dans le lagon...) Alors la
France, mère patrie souvent accusée de tous les maux, va encore
envoyer de l'argent pour rebatir, gratuitement , (oui, vous avez
bien lu) des maisons qui n'étaient qu'un assemblage de contre-
plaqués tolés.</p>
<p>La Vendée pense aussi des plaies.
Avec 50 morts... C'est navrant.</p>
<p>On nous affole avec deux alertes
tsunamis en 6 semaines et incapacité à prévoir des chutes d'eau
impressionantes.....</p>
				</div>			</content>			<id>http://chrisdesiles.artblog.fr/523566/Ce-matin/</id>			<link href="http://chrisdesiles.artblog.fr/523566/Ce-matin/" />			<author>				<name>chrisdesiles</name>				<uri>http://chrisdesiles.artblog.fr</uri>			</author>			<updated>2010-03-06T17:53:03+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>Jeu ?</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>J'ai voulu
participer à un jeu.( apparemment ce ne fut pas une trés bonne
idée...)Pondre un texte où dix mots sont imposés. J'en ai
appliqué la règle à la bataille de Castillon.
(1453)...ma foi... vous allez
en juger par vous même. Les dix mots sont:</p>
<p>"crescendo, escagasser, mobile, mentor, variante, baladeur,
remue-méninges, galère, zapper, cheval de troie."</p>
<p>Arthur, mort au champ
d'honneur.</p>
<p></p>
<p>Arthur bataillait depuis
le matin. Maintenant, la pluie allait <em>crescendo</em> et la boue aspirait
l'armée des Angles. L'affaire était mal engagée. Ses
compagnons, dans la plaine de Castillon, <em>escagassaient</em> à tour de bras
ces Français, vifs et <em>mobiles</em>, qui leur échappaient
malgré tout.</p>
<p>À deux pas d'Harry
de Melbrouck, son maitre et <em>mentor</em>, Arthur cherchait une
<em>variante</em> dans
l'assise de sa selle. Son cheval, un peu <em>baladeur</em>, évitait maintenant le
combat, sans doute incommodé par l'odeur des sanies
sanglantes qui le couvraient. Melbrouck hurlait dans la bataille,
encourageant ses soldats àtailler dans le
tas!</p>
<p>«Ce <em>remue-méninge</em> de mes
deux! pensait Arthur en grimaçant, qu'il se sacrifie
s'il le souhaite! Toujours à réfléchir, à combiner pour
sa propre gloireQuelle <em>galère</em> my God! Seul le
<em>Cheval de Troie</em>
pourrait nous sauver...»</p>
<p>Le chevalier Arthur,
trempé, épuisé, désespéré, sentait son bras droit terriblement
lourd, tétanisé par le poids de son épée. Embrumé par la fatigue,
écoeuré par l'odeur douce-amère du sang que suait la
terre, il errait, la conscience peu à peu <em>zappant</em> la réalité. Canaille,
son destrier, renâclait. Melbrouck, ferraillant éperdument,
disparut, happé par la cavalerie française.</p>
<p>Arthur, égaré, penché
sur l'encolure de sa monture ne vit pas le fantassin ennemi
se relever, armé d'une courte lance. Il ajusta son coup, là,
au défaut du jaseran. Il y était, il tuerait ce fichu Godon!
Le sang gicla. Arthur ne poussa pas un cri malgré sa bouche ouverte
sur un grand vide, étonné de tant de silence... Le silence de
l'éternité.</p>
				</div>			</content>			<id>http://chrisdesiles.artblog.fr/523282/Jeu/</id>			<link href="http://chrisdesiles.artblog.fr/523282/Jeu/" />			<author>				<name>chrisdesiles</name>				<uri>http://chrisdesiles.artblog.fr</uri>			</author>			<updated>2010-03-06T19:41:32+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>LE ROUGE A LEVRES !!!</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p> j'en vois qui
rigolent, vous savez ceusse qui ont des couilles et portent des
pantalons, (l'un dans l'autre évidemment), j'ai mis mon rouge à
lèvres... et d'autres, dont Majolilolo, auraient eu le même
réflexe...Pourquoi? Parce que.</p>
<p>Parce que se préparer
physiquement, c'est se maitriser, et s'apprèter, c'est controler.
Ne pas céder sur le contrôle de soi-même c'est garder le respect de
soi et des autres. Ne pas paraitre négligée, sans soins, c'est
tenir bon la rampe.</p>
<p>Nota bene pour
Majolilolo:</p>
<p>Quand tu sera à St Do, tu
gagneras un temps infini si, au lieu de te crayonner les paupières
avant le tremblement de terre, tu te le fais comme moi, tatouer sur
les paupières.</p>
<p>C'est quand même pas possible ça
!!!!!! J'en vois encore qui rigolent !</p>
				</div>			</content>			<id>http://chrisdesiles.artblog.fr/520238/LE-ROUGE-A-LEVRES/</id>			<link href="http://chrisdesiles.artblog.fr/520238/LE-ROUGE-A-LEVRES/" />			<author>				<name>chrisdesiles</name>				<uri>http://chrisdesiles.artblog.fr</uri>			</author>			<updated>2010-02-28T01:26:09+01:00</updated>		</entry>		<entry>			<title>MERCI !</title>			<content type="xhtml">				<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">				<p>Merci d'abord
à mon amie Nadia de Bastia, toujours la première sur le pont, et à
son mari Maurice.</p>
<p>Merci à ma belle-fille, Marie
Christine,en alerte dans le rouge, autant que nous, et si
fidèle.</p>
<p>Merci à mon copain Gérard Mauer
qui nous soutint sur le portable (skype).</p>
<p>Ben oui, je sais, quand le coup
est passé et qu'il n'est rien arrivé de notable, cela semble
dérisoire mais pas pour nous. Debout depuis cinq h du mat, quand on
vous annonce des vagues de deux à quatre mètres (cela aussi semble
dérisoire pour les non initiés...mais, réfléchissez et imaginez
quatre mètres de flotte en hauteur, sur 500 m d'épaisseur qui
traverse votre appart...je me demande ce qu'il en resterait...),
que vous êtes "sur le pont" pour mettre à l'abri quelques petites
choses et envisager l'évacuation, cela fait quelques heures où vous
êtes quelque peu tendus. Alors toute chaleur humaine est la
bienvenue. Cela fait du bien.</p>
<p>Alors merci aussi, à tous ceux
qui nous ont laissé des témoignages de sympathie sur mon
blog.</p>
<p>Puis, peu à peu, les prévisions
ont été revues à la baisse. Mais on doute toujours... La sauce
arrivait par l'est, nous étions au sud. Les sacs étaient prèts mais
nous n'avons pas bougé. On attendait l'inondation par la mer, elle
n'est pas venue, alors pour se venger de tant de dérisoire,le
ciel nous a envoyéune bonne dépression tropicale ! Pas
grave.</p>
				</div>			</content>			<id>http://chrisdesiles.artblog.fr/520231/MERCI/</id>			<link href="http://chrisdesiles.artblog.fr/520231/MERCI/" />			<author>				<name>chrisdesiles</name>				<uri>http://chrisdesiles.artblog.fr</uri>			</author>			<updated>2010-02-28T01:28:56+01:00</updated>		</entry></feed>